Archive for juillet 2010

Pin-up défoncée à quatre pattes

juillet 8, 2010

Après une heure de yoga, je regarde les vitrines des boutiques et j’entre à La Vie en Rose, attirée par les maillots de bain blancs en vitrine parce que je rêve de maillots de bain blancs à porter all fucking day long. J’en essaie deux modèles, ils m’iraient parfaitement bien si j’avais genre cinq ans de plus et que je me promenais toujours avec un verre de limonade dans les mains. Je demande à une vendeuse un soutif balconnet 34C bleu à motifs de petits cœurs pâles. C’est trop joli et ça fait pin-up, avec la culotte garçonne assortie. Je rentre bien mes seins dans le soutif, je m’admire dans le miroir, et j’achète.

Chez moi, je saute sur le lit, vêtue uniquement de mes nouveaux sous-vêtements. Je demande à mon mec de retirer ma petite culotte rapidement parce que c’est-vraiment-pas-bon-de-porter-une-petite-culotte-tout-de-suite-après-l’avoir-achetée-peut-être-que-plein-de-filles-pas-propres-ont-essuyé-leur-chatte-suintante-sur-le-tissu. Il se déshabille, et m’oblige à prendre sa bite dans ma bouche. Je le branle doucement en léchant son gland tout rouge. Je me place après à quatre pattes, une main écrasant un livre de John Updike que j’avais oublié sous l’oreiller.

Je lui fais remarquer que je n’ai pas mis de parfum : « Tu trouve ça excitant, l’odeur de la sueur, ou pas du tout? » Il fourre son nez sous mes aisselles : « Ta sueur sent pareil comme ta chatte, salope. » J’ouvre les cuisses. Il commence à me pénétrer: « J’aime ça t’écarter les fesses quand je te prends par derrière. Tu as un crisse de beau cul.» Je sens ses couilles full loaded cogner contre ma chatte.

Je devine ensuite qu’il cherche ma bouteille de lubrifiant, prêt à passer de ma chatte à mon petit trou plus serré. J’ai envie de le sentir, moi aussi, comme ça, dans mon cul, je sens ma peau étirée, j’ai mal, au début, quelques secondes, puis, une fois que la moitié de sa bite me fouille les fesses, je dis : « Toi quand tu lis John Updike, tu le lis en anglais ou en français? »

Le moulage de chatte est plus cool que le scrapbooking

juillet 8, 2010

À la boutique Romance, j’ai trop réagi quand j’ai vu Clone-a-Pussy, un kit de moulage de chatte. Les choupinettes, vous imaginez, vous partez à Las Vegas ou dans un ashram et vous ne voulez pas laisser votre darling en manque? Vous lui offrez en cadeau votre chatte bien moulée, encore plus douce que lorsque vous sortez de la douche toute rasée.

Meilleure invention ever après les post-it et la toxine botulique.

Un aprem dans un sexshop

juillet 7, 2010

Il y a deux semaines, j’ai participé en tant que sexperte à un tournage de l’émission Club Social, dont le sujet est la popularité de la porno auprès des femmes. L’équipe a tourné à la boutique Romance, sur la rue Mont-Royal. L’émission devrait être diffusée au mois de septembre ou au mois d’octobre (et j’y apparais en robe fleurie et sandales en cuir vernis rouge, pas super pour le timing automnal).

Je suis tombée en amour avec des pasties, une vendeuse qui sait tout sur les meilleurs dildos et l’importance de l’air climatisé, un gérant qui se préoccupe de mes coups de soleil, une vidéo porno de la série Dexter, et le mannequin dans l’entrée de la boutique.

http://www.seduction.ca/store-romance-e

Eau, foutre, pub

juillet 7, 2010

J’ai autant besoin de Perrier que d’une gorgée de foutre, depuis que j’ai vu Dita Von Teese en boire dans des publicités super glam.

(Je sais, je suis too much facilement influencée, mais who care? J’aime l’eau! J’aime Dita! J’aime les grosses queues et la réglisse noire aussi!)

Source publicités : http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2010/07/dita-von-teese-the-perrier-mansion.html

Avenir de gangsta babe

juillet 6, 2010

Il y a quelques jours, j’ai écrit que les campagnes vintage pro-abstinence me donnaient envie d’avoir une arme à feu bling bling. Matthieu, un copain extra, celui qui m’a baisée à la galerie d’art Belgo circa quand-j’étais-encore-une-universitaire-aux-seins-trop-petits-pour-bien-remplir-un-bikini, m’en a créée une trop chouette. Si je me réincarne en gangsta babe, il me la faut for real.

Lacan et maillot doré à la piscine

juillet 5, 2010

Casquette de trucker et Pina Colada

Mes gougounes Betsey Johnson claquent sur le sol de la terrasse de l’Hotel de la Montagne. Molly se retourne vers moi, elle relève sa casquette de trucker sur sa tête pour m’embrasser: « J’ai lu dans un magazine que ça redevenait tendance et j’aime ça avoir l’air un peu bad ass. » Je lui apprends que Misha va venir nous rejoindre plus tard, pour dix Pina Colada et deux-trois longueurs dans la piscine.

J’ajuste mon maillot de bain, pour ne pas exposer mes tétons tout de suite, et je m’applique de la crème solaire à l’odeur de noix de coco partout sur le corps. Je demande à Molly si j’ai de la crème sur le visage. Elle m’en étend un peu sur le front et le nez. J’ouvre la revue Philosophie, je l’ai piquée à Travis, quand je l’ai aidé à déménager la semaine dernière : « Je suis obsédée par Michel Onfray. Je trouve trop mignon ses cheveux un peu bouclés. Et j’adore la discussion qu’il a avec le mari de la fille de Lacan, un mec moins sexy mais qui dit des trucs intéressants, écoute, Avec sa formule « Il n’y a pas de rapport sexuel », Lacan ne veut pas dire, bien sûr, que les relations sexuelles n’arrivent jamais; mais le langage fait que chez l’être humain, à la différence des animaux, il n’existe pas d’appropriation nécessaire, de destination d’un sexe pour l’autre. Le garçon n’est pas voué à la fille. Chacun construit, choisit son mode de jouissance et son usage du sexe (solitaire, hétéro ou homosexuel). La morale lacanienne est une morale de l’invention de soi, de la singularité. Trouvez votre singularité, la voie de votre désir et assumez-en les conséquences. »

Mes frères sont plus populaires que moi

Molly me regarde : « Oh pardon, je t’écoutais pas, je regardais le mec là-bas, tu trouves pas qu’il ressemble un peu à ton frère Marky Mark? Je voudrais bien coucher avec un de tes frères. Ils sont en couple? » Je lui donne un coup avec la revue Philosophie. Une tache d’encre apparaît sur son bras. J’ai tellement chaud que je ne sais pas si c’est de la cyprine ou de la sueur, entre mes jambes. Je saute dans la piscine. Je mouille même mon visage, en me fouettant de mon mascara Lancôme pas waterproof. Je fais une longueur de crawl.

Deux filles trempent leurs pieds dans l’eau, je vois leurs bracelets en argent briller. J’aimerais qu’un mec saute dans l’eau, qu’il m’oblige à rester dans un coin de la piscine, les yeux rivés vers les autres filles, et qu’il tire sur les ficelles de mon maillot de bain, me chuchotant de me laisser faire. Je ne me tournerais même pas vers lui, je ferais un sourire à mes copines, je prendrais les doigts du mec dans ma bouche, en pensant à la paille que je passerai entre mes lèvres, plus tard, à saveur d’alcool sucré. Je me concentrerais sur le goût salé et chloré des doigts du mec, avant de sentir sa queue me pénétrer. Je nage jusqu’à Molly, en me branlant rapidement sous l’eau.

Petite chienne mouillée en attente de baisers

Je secoue accidentellement mes cheveux sur le corps de Molly, allongée sur une longue chaise blanche. En sacrant, elle me donne une mini fessée. Je m’assoie par-dessus elle, rigolant, et je fais la petite chienne mouillée, envoyant de l’eau partout. Molly me tire les cheveux. Elle m’attire vers elle, et me mord la lèvre inférieure. Je sors la langue. Elle me repousse : « J’ai trop chaud, allons jouer dans l’eau, genre à Marco Polo, je promets de te pincer le clito subtilement. » Je me dirige vers la piscine, et je plonge, les yeux bien ouverts. Mon clito me démange. J’ai hâte de sentir les doigts de Molly, et peut-être ceux de Misha, si elle arrive avant que je ne m’endorme intoxiquée au soleil, en faisant l’étoile dans l’eau.

Future adoption: un huard ou un joueur de soccer

juillet 5, 2010

En bateau avec mon papa, je commence à gueuler comme une malade en voyant, entre les deux huards du lac, un bébé huard. Mon papa pense qu’un enfant est en train de se noyer ou whatever. Il comprend après trente secondes que je parle d’un oiseau. Il m’en veut pendant trente secondes. Il me demande de me calmer, parce que je continue de gueuler en pointant le lac: « Il y a un bébé! Il y a un bébé! ». Mais après on regarde les huards et le bébé huard longtemps-longtemps et on tente d’imiter leurs cris.

(Photo prise quand les huards s’en vont et que je suis total trop navrée de leur départ pour prendre une photo plus jolie. On voit le bateau de mes voisins, beaucoup d’arbres, et deux taches noires sur le lac. Les deux taches noires sont maman huard et papa huard.)

À porter topless ou avec un chemisier trop serré

juillet 5, 2010

Trouvaille de la journée : des shorts Guess avec des petites fleurs rouges sanguines. Je m’imagine total à quatre pattes, la couture des shorts bien enfoncée dans ma fente, mouillant comme une salope en manque, attendant d’avoir les shorts aux genoux, baissés par mon mec pressé de me remplir.

Grosseur cantaloups

juillet 5, 2010

Mon petit frère Philippe a refusé de me photographier à l’épicerie, avec des cantaloups sur mes seins. Un monsieur moustachu avait l’air presque intéressé, mais je ne lui ai pas demandé: il avait du coke même pas diète dans son panier. Eeeeeew.

Tendances design de poils pubiens

juillet 2, 2010

 

Dans un Multimag, je regarde les calendriers de Betty Boop, je pense à ma copine extra Betty, je ne l’ai pas vue depuis son voyage en Italie, je m’ennuie de quand nous dansions jusqu’à trois heures du matin ensemble, à crier comme des petites-filles-hyperactives-addict-aux-miroirs-des-toilettes-de-bars les paroles des chansons de Madonna et de Lady Gaga.

Je m’achète une barre de choco à la menthe, et Hip Snips, un livre sur les tendances design de poils pubiens. J’appelle Betty, pour lui suggérer de partager un smoothie fraises-bananes avec moi, bientôt comme dans maintenant, et elle accepte : « Faut que je te parle du mec qui m’a obligée à le sucer après qu’il soit venu dans mon cul. »