Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Après avoir été pute, je peux pas être une sainte, mais je sais bien m’agenouiller, et lire

avril 21, 2010

Je me suis achetée un nouveau chapelet, j’ai partagé de la vodka avec une fille en crise parce qu’elle vient d’avoir trente ans, je ne me suis pas épilée les sourcils, et j’ai trop utilisé mon vibrateur, après trois jours les piles étaient mortes, je ne pouvais plus le prendre pour me faire jouir sauf si je me le rentrais profond dans le cul en jouant avec mon clito. Je me suis achetée un nouveau chapelet, et j’ai lu, des Marie Claire et des livres de Philippe Vilain, de Philip Roth, et de Wendy Delorme.

Je vous offre un extrait de Insurrections en territoire sexuel, un manifesto donné en cadeau par une personne oh so incroyable, de Miss Wendy-la-lesbienne-blonde-top-excitante-Delorme, avant de vous raconter un peu plus mon séjour dans un monastère too much sweet à cause des réserves infinies de croissants et de danoises dans la cafétéria :

« Je suis venue vous parler d’amour parce que ce n’est pas toujours là ou on croit que ça se trouve, ou on voudrait le trouver, parce qu’on oublie qu’en fait c’est partout autour de nous, et d’abord dans nos mains, dans nos bouches, dans nos regards, et dans la chatte de notre meilleure amie. »

Elle écrit aussi des trucs délicieusement engagés, sur les gros crucifix à la Madonna, portés dans le cou à l’école, et les filles voilées, menacées d’être exclus de l’école publique:

« L’amour du prochain s’arrête ou commence le sentiment national.»

Et juste pour dire, je me suis pas sentie du tout mal, de mouiller dans un monastère. Et j’ai laissé mes Maxim et mes Cosmopolitan pour les sœurs bien gentilles, et espérons, un peu perverses.

Je vous remercie d’être là, mes cochons et mes cochonnettes

avril 6, 2010

Vous savez que je vais bientôt publier mon premier livre, Escorte, au mois de mai. J’en suis hyper excitée, évidemment, et je vous invite à rejoindre ma page Facebook consacrée à mon autobiographie à saveur de condoms à la menthe et de sucettes aux cerises :

http://www.facebook.com/pages/Escorte-Melodie-Nelson/112453732114115?v=app_2373072738&ref=mf#!/pages/Escorte-Melodie-Nelson/112453732114115?ref=mf

Je vous y raconterai un peu mon parcours dans l’industrie du sexe, mon choix de robe pour le lancement, mes angoisses par rapport à mon sein gauche légèrement plus gros que le sein droit, et j’espère aussi y discuter de ce que ça signifie pour vous, d’être escorte, de connaître une escorte, de baiser une escorte ou de euh fantasmer sur mon sein gauche légèrement plus gros que le sein droit.

Bisous y’all!

Les souliers de Suri Cruise et un chat dans un soutif rose

avril 6, 2010

Je bois jamais avant 17h00, je me crosse pas plus que dix fois par jour, ma mâchoire est incapable de s’ouvrir pour sucer plus d’une quarantaine de minutes, alors pour me faire sourire, de la mouille séchée sous les ongles, je passe aussi un peu de temps sur ces sites, total mignons ou total bitchy ou les deux.

Enjoy mes chous!

http://itmademyday.com/

« My grandparents both have facebook- and this morning I saw that my grandfather had changed his status to « open relationship » and my grandmother ‘liked’ it. »

http://www.celebitchy.com/

« I would have killed for a fabulous pair of piggy slippers when I was a kid. Hell, I still kind of want a pair. It looks like months of high heels have finally worn down nearly four-year-old Suri Cruise, and she no longer wants to wear the heels out on the town – thus, the piggy slippers in the middle of the day, in the middle of New York. Katie Holmes has spent the last few days in New York with Suri, and Tom Cruise hasn’t been around. Which makes me wonder… there could be something up. Or maybe Tom just didn’t want to spend Easter with his girls. »

http://www.feelingnouveau.com/

« Je roule sur St-Laurent à jeûn, décrochée, fascinée. Je trouve que tout le monde se ressemble, et je sais pas si c’est angoissant ou réconfortant. Les cheveux dans les airs, les bottes au ras le cul, les lunettes de Buddy Holly, les toupets carrés, les micro-coats de cuir, les loafers embarrassants semi-ironiques d’talien fif des années 70, les grosses sacoches, les one-suit en lycra avec le camel toe, les foulards de Palestine, les tresses en tissu bleu pis les suits de PVC; tout le monde se mélange, tout le monde clash et se regarde de travers, mais tout le monde est là pour la même raison; fourrer. »

http://stupidarium.com/

 « Et un petit message en passant à tous ceux qui disent que ça n’a pas d’allure que le gouvernement te subventionne un amphithéâtre, à même les poches des contribuables, si tu ramène Badaboom à Québec : «C’est quoi de sacrifier ses vacances à Wildwood pour qu’un vrai homme d’affaire puisse faire des millions de plus… come on, une couple de cents piasses pour des millions ostie, des millions!!!» En tout cas, j’espère que ça va passer ce projet là, parce que Quebecor le mérite. »

http://cuteoverload.com/

Citation intello-coquine du jour

mars 25, 2010

« Parler de sexe, écrire sur le sexe, avant même d’être un péché, une incongruité ou une provocation, est une façon de rompre le silence, de partir à la conquête de nouveaux territoires – physiques, mentaux et sociaux –, d’apprendre non seulement à jouir, mais encore à revendiquer le droit de jouir. »

(Lucia Extebarria, Ce que les hommes ne savent pas, Le sexe vu par les femmes)

Apprendre à être une salope convenable grâce à des guides des années 30

mars 16, 2010

Avant d’être des filles trop occupées pour nous voir plus de deux fois par année, ma cousine Cheryl et moi nous allions souvent déjeûner omelette-avec-extra-bacon-extra-brie-extra-patates, et après nous bouquinions pendant des heures, en nous plaignant d’avoir trop mangé, d’être trop intelligentes, et d’avoir de trop jolis habits – ma cousine magasine à Londres tous les printemps, y’all. Ouais, des garces, mais nous faisons juste semblant, pour oublier que nous sommes les plus sensibles des Pocahontas, vraiment, vous devriez nous entendre parler de fosses septiques et de promenades en raquettes dans la forêt.

Ma cousine est super chanceuse, dès qu’elle va dans une bouquinerie, elle tombe sur des livres qui apprennent aux jeunes filles à bien accepter leur corps pré-pubères en se fabriquant écolo écono des serviettes sanitaires en coton, ou sur des guides pour cruiser un futur médecin circa 1930. J’adore ce genre de guides, même si jamais jamais je n’aurais voulu vivre à cette époque, je sais pas cuisiner, vous le savez tous, je serais restée vieille fille jusqu’à mourir dévorée par mes trente chats avant mes trente ans, je sais pas encore comment bien aimer et tout et tout, je reste une Pocahontas qui pense trop souvent à ses cheveux, et pas assez au bonheur des autres, mais j’aime bien quand même feuilleter des guides, ou lire les cent règles à respecter pour réussir un blow-job telles qu’énoncées dans un Cosmopolitan, en m’imaginant que je sais tout faire, autant bien croiser les jambes que bien ouvrir la bouche.

Je suis tombée sur un site de photos, qui montre des images contenues dans un guide d’une autre époque. Entre un sixième verre de vodka-limonade et un septième verre de vodka-limonade, il faut bien arriver à rigoler.

Deux des règles que j’aurais été incapable de respecter : « Don’t drink too much, as a man expects you to keep your dignity all evening. » et «Don’t use the car mirror to fix your makeup. » Je pense que pour les filles c’est une obligation de bien regarder dans le miroir d’une voiture si elles n’ont rien entre les dents, et si leurs lèvres bien embrassées ont besoin d’une touche de gloss repulpant au melon d’eau.

Pour un peu de classe vintage: http://shechive.com/2010/03/08/dating-guide-from-1938-13-photos/

Secrets, fantasmes et Hugh Grant

mars 3, 2010

Filles aux cheveux trops courts et échangisme

Rue Beaubien, au Nacho Libre, un bar trop plein de gens, de requins 3D et de photos de lutteurs accrochées aux murs, je cherche Maxime Collins, venu comme moi au lancement du livre J’écris parce que je chante mal, de Daniel Rondeau. J’embrasse Edouard Bond, boutonné jusqu’au cou, une bière sans alcool dans les mains, et je souris à Patrick Dion, entouré de trois filles aux cheveux trop courts. Maxime arrive rapidement, avec Stéphane Berthomet , notre éditeur trop chou. Maxime se plaint de ne pas avoir pu se rendre chez sa coiffeuse, elle était super malade et ne voulait pas lui couper les cheveux avec un teint de zombie et des microbes mortels sur les ciseaux. Nous quittons après trois-quatre-cinq rhum et coca pas zéro, en direction du Gainzbar, pour que je pose plein de questions sérieusement dérangeantes et outrageous à Maxime Collins, dont le livre sera lancé le huit mars, à la Quincaillerie (vous êtes tous invités by the way, je serai là, avec ma craque de seins).

Maxime raconte que la première fois qu’il s’est rendu au Gainzbar, c’était pour un premier rendez-vous, et sans qu’il ne l’aie prévu, c’était thématique couple échangiste, au bar, ce soir-là. Je rigole, je prends de la neige, dans mes mains, j’en fais une boule, et je fais semblant de viser Stéphane, puis Maxime, avant d’atteindre la vitrine d’une boutique de bas jarretelles. Stéphane nous présente à un copain journaliste, et à un étudiant en criminologie, je me sens total trop light alors je commence direct à dire que je suis une ex escorte mais que je me suiciderai jamais, et Maxime tire la manche de mon manteau rouge, nous nous assoyons au fond du bar, à une des deux tables libres. Je lui demande à quel âge il a perdu sa virginité, et il me dit j’ai perdu ma vraie à dix-sept ans. Je souhaite un gin tonic et les mecs commandent un autre rhum et coca pas zéro, en spécifiant de prendre n’importe quelle marque de rhum, mais pas Appleton. Maxime m’apprend que s’il pouvait choisir qui saouler au rhum et coca, maintenant, pour en prendre avantage, ce serait son premier amour, ou Hugh Grant.

Secrets et fantasmes à ne pas reproduire

Comme son roman Comme si de rien n’était raconte l’histoire de quatre amis, aux secrets brûlants, je demande à Maxime s’il est plus le genre d’ami qu’on peut appeler à quatre heures du matin ou plus le genre d’ami qui appelle à quatre heures du matin, total saoul et en crise de panique. Il rigole, il dit ça dépend, hier, avant-hier, je me suis chicané avec mon ex, nous sommes encore colocs, je me suis couché frustré et triste, et une copine m’a téléphoné, elle voulait savoir s’il y avait un restaurant qui livrait à deux heures du matin de la poutine, près de chez moi.

Maxime me dit qu’il a assez bu d’alcool pour répondre même à mes questions plus cochonnes, et je le supplie de me raconter le fantasme sexuel qu’il regrette d’avoir vécu. Il prend une gorgée de son drink, Stéphane fait semblant de ne pas l’écouter, composant des courriels sur Iphone. Maxime me dit qu’il a déjà fait un trip à cinq personnes, après avoir passé une soirée au pub Sainte-Élizabeth. Je m’exclame oh merde tout ce qui suit une sortie au Sainte-Élisabeth est  quasi toujours orgiaque et décevant parce que ça implique total du drama. Maxime est d’accord avec moi et il poursuit j’étais avec ma blonde, c’était ma dernière blonde avant que je décide d’être juste gai, mon meilleur ami, un ancien capitaine de foot à l’université, et un couple gai un peu plus âgé, on est tous allé dans leur condo, pour un dernier drink mais ma blonde a commencé à se déshabiller, tout le monde à s’embrasser, et je sais pas, c’était juste, pas bon, pas comme il fallait, c’est trop de monde, cinq.

Grosseur de bite et mec de Loft Story

Je lui demande si la grosseur des queues ça compte pour lui, et il dit oui, ça dépend, mais oui, j’aime ça être avec des mecs qui en ont une encore plus grosse que moi, et ça m’excite de les satisfaire, j’aime ça être utilisé comme un objet, être soumis, je crois comme toi, autant physiquement que psychologiquement. J’applaudis, super heureuse de me trouver des points en commun avec un ancien compagnon de classe à l’université, à qui je ne parlais pas à l’époque parce que j’étais une pétasse crissement sauvage. Nous parlons de son chat, un Abyssin pure race baptisé Rémi en l’honneur d’un participant à Loft Story, et puis je lui demande s’il se crosse dans les toilettes des avions, pour ne pas être stressé lors du décollage, genre, il parle toujours de voyage, dans son livre, alors je suis total intéressée à savoir s’il fait partie du High Mile Club, en solo ou non. Il me dit non, je ne me crosse pas dans les avions, je suis calme, mais ça m’est déjà arrivé de me crosser sur un lieu de travail, je m’emmerdais trop, ou soudainement j’en avais envie, pendant une pause. Il me révèle aussi que les voyages l’ont beaucoup aidé à prendre ses responsabilités, à mieux se connaître, après un an en France, il est revenu au Québec, et pas question de rester chez ses parents, il voulait trop être seul, et genre je suppose baiser bruyamment sur une table de cuisine.

Nous discutons, moi je fais semblant d’écrire dans un cahier tout ce qu’il me dit, mais je sais bien que dès le lendemain, je trouverai mon écriture de fille saoule trop illisible. Nous quittons le bar, pour aller manger au Mc Donald, je fantasme grave sur un cheeseburger, et Maxime me parle de Flaubert, de Balzac, et de Zweig, pendant que je me prépare à nouveau à lancer des boules de neige contre la vitrine d’une boutique sur la Plaza Saint-Hubert.

Bande-annonce de Comme si de rien n’était : http://www.youtube.com/watch?v=Fsn34RhPXIE

Photo de Maxime Collins tout nu : http://transitediteur.com/Comme_Si.php

Blogue de Maxime Collins : http://www.pile-ou-face.net/

Les princesses bimbos aiment les écrivains charmeurs et charmants

février 3, 2010

Hier j’ai assisté au lancement de J’invente la piscine, le dernier livre de Bertrand Laverdure, un poète et romancier qui aime caresser les cuisses des filles et offrir généreusement du vin rouge et des confidences cochonnes (sorry je suis discrète là-dessus, mais je me sens très très chanceuse de connaître la taille exacte de sa queue).

Je lui ai posé quelques questions super profondes pour que vous le connaissiez presque autant que moi :

1. MN : Si tu avais pu vendre ta virginité sur Internet, l’aurais-tu fait? Et pour combien?

BL : Mon Dieu, une virginité de gars ça vaut pas grand-chose! Mais si j’étais une fille, je crois que j’essaierais de payer au moins un an d’étude dans une grande université avec mon hymen. Ce serait sans doute trop cher…

2. MN : À quoi penses-tu quand tu te crosses?

BL : Je pense à ma blonde, quelquefois à des ex, d’autres fois à des filles que je viens de rencontrer dans un lancement. Mais en général, sérieusement, je pense souvent aux meilleures baises que j’ai eues.

3. MN : Qui préfères-tu frencher : une fille avec trop de gloss, une fille saoûle, ou une fille qui a une haleine de Cheetos?

BL : Qui a déjà frenché avec une haleine de Cheetos!? Mon Dieu, c’est vraiment contre-indiqué.

4. MN : Quel est le livre que tu as lu le plus souvent? Et pourquoi?

BL : Sans doute Les Illuminations de Rimbaud. Tout est là de la poésie d’aujourd’hui.

5. MN : Quelles sont tes habitudes d’écriture (genre est-ce que tu dois être habillé en Superman pour écrire? Ou avoir un verre de lait au chocolat à côté de toi?)?

BL : J’adore écrire tout nu ou en bobette le matin. J’ai une chaise de plastique IKEA avec une serviette de bain dessus en permanence, je peux donc me reposer le cul sans que je ressente cette désagréable sensation de fesse-chaude-plastique-froid.

Tcheckez le livre de Bertrand sur le site de la maison d’édition La Courte Échelle : http://www.courteechelle.com/jinvente-la-piscine-0

Juste parce que je vous love et que je me trouve belle

janvier 29, 2010

photo de Joseph Elfassi http://www.elfassi.ca/

histoire déchirante du choix de la couverture http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Bientôt: une secte pour toutes les pétasses incomprises

janvier 19, 2010

Le cul, c’est ce qu’il y a de plus important dans ma vie, ça me passionne juste pas de faire de l’origami, ou des bijoux, ou d’étudier le serbo-croate et l’italien. Quand je lis Vanity Fair, et que je vois Tiger Woods avec des perles de sueur dans le dos, ça me donne envie de me crosser avec le pommeau de la douche, en faisant semblant que je suis sous une chute d’eau avec le golfeur et sa grosse queue, et quand je lèche une sucette Chupa Chups, c’est pour me contrôler et pas goûter la chatte de mes copines dans les toilettes du  bar Le Confessionnal.

Pour la suite de mon article sur 33mag:

http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-toutes-les-petasses-incomprises-du-monde-

Mon chien n’a pas mangé mon ordinateur et j’utilise pas juste mes doigts pour me pincer le clito

janvier 13, 2010

   

Hello y’all

Je sais que je vous écris moins, je vous jure que j’ouvre mes jambes tout autant, mais c’est que je dois terminer d’écrire d’ici le premier février un livre, qui sera publié au mois de mai chez Transit Editeur. Quand j’étais une étudiante paumée, je trouvais dix mille raisons pour que mes professeurs acceptent que je remette en retard mes devoirs (et je vous jure, je proposais pas de pipe), mais je ne veux pas avoir à raconter une connerie à mes éditeurs chéris, c’est pour ça que je vous délaisse un peu, pour être certaine d’être super fière de moi le premier février.

Je vous donne une photo de moi prise par mon éditeur, Stéphane Berthomet, lors d’un shooting pour la page couverture de mon livre et je vous propose de consulter son blogue aussi : http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Et pour vous divertir et savoir si je fake ma foi en Jésus ou non, lisez cette entrevue réalisée par Rose-Aimée Morin : http://projectpokpok.info/melodie-la-coquine

À très bientôt mes chous et mes cocottes!

Coquinement vôtre,

Mélodie Nelson