Archive for the ‘family power’ Category

Hamburgers pour rats et feux d’artifices

juin 27, 2010

Le 24 juin, vers vingt-deux heures, total troublée parce que je ne retrouve pas mes mini shorts en jeans préférés, je décide de rejoindre en compagnie d’Alexandre Le Grand mon petit frère Philippe au chalet des parents. Il y est déjà avec deux copains, Khéphren et Jean-Michel.

Déjà total intoxiqués, les mecs nous accueillent en nous montrant une vidéo d’eux en train de lancer des feux d’artifices sur la route, terrorisant tous les autres automobilistes. Je remarque les rénovations que mes parents ont faites dans la cuisine. Il n’y a plus de tapisserie, les murs sont blanc oeufs cassés. Jean-Michel donne un coup dans un des murs : « Ils auraient dû le détruire celui-là. Un shi-tsu a plus de raisons de vivre que ce mur-là. » Il commence à manger des croustilles à l’aneth, heureux de trouver aute chose que la bouffe sans sel et sans sucre que mes parents avalent avant de faire 90 kilomètres en bicyclette, tous les weekends.

Je vais sur le quai, dehors, sans cardigan, je frissonne. Les mecs me suivent. Philippe m’avertit que Jean-Michel a décidé de faire des hamburgers : « Quand il boit, il cuisine trop, l’autre jour je me suis réveillé, et il y avait des hot-dogs tout secs partout dans la cuisine, il avait même mis des saucisses dans des pains pita. » Khéphren est à côté de Jean-Michel, il se moque des boulettes de steak sur le barbecue : « C’est des hamburgers pour rats que tu fais? » Il se retourne vers Alexandre Le Grand et il commence à divaguer grave : « C’est comme dans le film avec l’acteur, là, ça se passe dans des égoûts, et il y a des rats dans les égoûts, et de la bouffe, et il y a un acteur avec une face là, man, tu sais de quel film je parle, c’était bon, c’est quoi le nom de l’acteur, ça se passe dans des égoûts, c’est un super héros qui va dans des égoûts avec des rats. »

Je m’en veux de bailler, je cherche une Red Bull sugarfree au chalet, et je ramène des bières pour les mecs. Philippe dit qu’il est en manque, il a envie de se commander une Russe via un site de mariages arrangés. Les mecs parlent contre les filles, toutes des salopes, bonnes qu’à sucer. Je me sens même pas provoquée, je sais qu’ils ont des dizaines de bières dans le corps, et que Khéphren vient de laisser sa brunette jalouse, mais quand Alexandre Le Grand dit qu’ils devraient profiter de moi et de mes trous all night long, je dis: « Fuck you, j’ai un bon avocat.» Jean-Michel s’endort doucement, Khéphren crache dans un condom et va le déposer sur le cul de Jean-Michel, en rigolant, il prend un million de photos et il crie : « C’est Sylvester Stallone, l’acteur, ostie! »

Mon papa sait comment faire couler un pédalo et me rendre heureuse

juin 21, 2010

 

Mon papa a parcouru une vingtaine de kilomètres en bicyclette aujourd’hui, fait couler un pédalo, repêché un pédalo, et gagné deux parties de tennis contre mes petits frères. J’ai réussi à le rejoindre seulement en fin de soirée, afin de lui souhaiter une belle fête des pères et lui dire je t’aime au téléphone. Il en a profité pour me parler du décès d’un monsieur à la résidence de mon grand-père, il faisait de l’Alzheimer et depuis deux ans, il était dans une phase plutôt violente, frappant les gens au hasard. Il m’a aussi parlé des chats errants dans le quartier, j’adore quand il me parle des chats errants, il m’a appris que Quéteux avait été adopté, que Dita Von Teese continuait à faire ses besoins dans le jardin de fleurs de ma maman et que Tempête était entré dans la maison, pendant le weekend, affolant les deux chats peureux de mes parents.

(La photo montre Minus et Holden Caulfield vérifiant bien la fuite de Tempête dans la nature. Et Holden Caulfield n’est pas gros; il est juste très poilu.)

Quand j’étais petite, mon papa me laissait empiler dans mon lit des peluches presque jusqu’au plafond de ma chambre, et il me bordait, en me racontant parfois des histoires sur les lapins, la chèvre et les chiens qu’il avait eus, enfant. Ma maman m’empruntait des livres à la bibliothèque de Repentigny, et elle les racontait parfaitement bien, avec sa voix d’institutrice bienveillante. Mon papa, lui, me répétait neuf-dix fois par mois les mêmes souvenirs, et j’en étais toujours très heureuse, je crois.

Les couleurs de la France me vont bien

juin 14, 2010

Pour le premier match de la France à la Coupe du Monde de soccer, je rejoins mon petit frère Gabriel à une station de métro. Je ne le trouve pas, je traverse la rue, je me rends dans un stationnement, je tchecke pour voir si je vois sa face de nouveau surfeur dans une vitre d’auto, les mecs me regardent bizarrement, leurs blondes encore plus.

Un mec en bicyclette me tourne autour : « Ça te tente pas de me sucer pour vingt dollars? » Je dis non, il revient trente secondes plus tard, me chuchote des trucs que j’entends mal. Je regarde les poils de sa moustache pas propre : « Si je suis habillée comme ça, c’est parce que je vais encourager la France, pas parce que je trouve ça cool de faire le trottoir habillée en bas rouges, en sandales blanches et en t-shirt trop serré. » Je vois mon frère, je gueule son nom et je fais des gros gestes avec mes mains, genre sauve-moi, sauve-moi, et le mec qui osait penser que je suçais que pour vingt dollars est parti.

Dans le métro, des étudiants à peine pubères, en costume de collège privé, changent de place, pour s’asseoir devant moi, espérant que je décroise les jambes, pour vérifier si mon mini short American Apparel montre mon absence de poil pubien. Gabriel me raconte qu’il ne s’est pas fait de putes à Amsterdam, parce que personne de son groupe d’étudiants étrangers étaient du style à reluquer les seins de filles-à-payer, mais il me parle de fêtes total trash à Berlin. Je lui demande si j’ai l’air pute, et il me dit: « Mais non, tu fais juste originale, mais je suis content que tu sois pas toute seule dans le métro. » Je lui fais un câlin.

Dans la rue, je me plains du talon de mes sandales, je veux prendre un taxi, mais mon frère me calme et me dit d’arrêter de faire ma diva. Nous nous rendons au Peel Pub, je demande à mon frère si mes cheveux sont jolis. Il me dit que oui, il passe la main dedans : « Ceux de la libanaise à grosse bouche, à la table, sont plus beaux. » Il prend une pinte de blonde. Je lui demande quelle nationalité il s’est tapé, pendant son séjour de six mois en France. Il me dit qu’il a commencé dès le premier soir avec une Française, puis après il a trop bu pour se souvenir de tout, mais il me dit que les Italiennes étaient poilues et qu’il s’est fait crosser par une Américaine dans l’avion.

Je regarde un peu le match, et mes ongles, je trouve super sexy un joueur de soccer aux cheveux châtains longs. Je me lève pour me rendre à la salle de bain, pour voir si je peux me permettre de bouffer des rondelles d’oignons, malgré mon t-shirt trop moulant. J’entends des mecs applaudir quand je marche, j’adore les amateurs de sportifs et de petits culs, je me promets de me rendre aux toilettes dix fois au moins pendant le match.

France-Uruguay-Italie

juin 12, 2010

Pour le match de soccer France -Uruguay (vous me connaissez, j’aime tout le monde mais j’encourage surtout les Français, ils sont trop yummy), j’ai invité mon petit frère Gabriel à venir me rejoindre à Montréal. Nous avons marché des kilomètres, moi en sandales à talons hauts, et lui euh, avec une Lucky Strike à la bouche, jusqu’au Peel Pub, pour voir la craque de fesses d’un Italien, et un match nul.

Les sucettes, c’est l’accessoire qui sera jamais out

juin 11, 2010

Pendant que j’attendais mon petit frère Gabriel à l’aéroport, j’ai eu beaucoup de plaisir à photographier l’article sur moi dans Dernière Heure (il y a des photos de la chienne que j’avais à un an! et des photos de moi qui joue à la marelle!), à lire sur la saga Malenfant, à boire de la Red Bull avec mon petit frère Philippe, à rigoler des gens habillés en coureurs automobiles et à me demander si je devais piquer ou non un sandwich chez Subways.

J’ai rien piqué, mes frères ont commandé des poutines au poulet dès que nous sommes sortis de l’aéroport, et ils m’ont promis autant de bouchées que je le voulais. Je love ma famille.

Cheers pour mes petits frères

avril 7, 2010

C’est la fête de mes petits frères aujourd’hui. C’est pas cochon vous apprendre ça, je sais bien, mais je souhaitais leur dire que je les aime très fort, et que je suis contente qu’ils continuent à me raconter leurs histoires de cul et d’amour et à me confier leur fantasmes sur des profs sexys même si je répète presque tout ici.

Que celui qui est à Montpellier right now se saoule bien avec dix Françaises dans les bras, et que celui qui est à Trois-Rivières se saoule en gagnant plein de parties de badminton. Je suis fière de vous et j’ai hâte de vous faire un gros gros câlin – parce que moi je suis capable d’en faire encore, contrairement à Heidi Montag Pratt.

Bisous mes bros trop mignons.

Pas de gang bang et de résurrection

avril 5, 2010

Chers lecteurs adorés,

Je suis pas comme Jésus, je souhaite pas une résurrection miraculeuse, je me couperai pas les veines avec un couteau design en souhaitant me réveiller en princesse norvégienne. Je ne ferai rien pour vous perdre, mes chous, je vous jure, je suis juste un peu fatiguée, il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie en très peu de temps, et malheureusement ça n’impliquait pas un gang bang.

J’ai assisté samedi à la partie de hockey Buffalo VS Montréal, avec mon papa qui m’a pardonnée d’avoir cru pendant vingt minutes que c’était Boston VS Montréal, et j’ai adoré mangé une pointe de pizza et un hot dog avec too much moutarde, carresser les statues de joueurs importants comme si j’étais fétichiste de rondelles et de batons de hockey, regarder la mascotte Youppie danser, comparer les blanchiments de dents des filles assises près de nous, écouter les cris de tout le monde, dès que les Canadiens de Montréal marquaient, et me demander si tous ces cris de victoire ressemblaient à ceux que les gens poussent parfois, mais moins forts, dans des chambres à coucher, ou à quatre pattes, dans la cuisine, les jeans aux chevilles, les seins qui ballottent, la peau rouge, et les yeux brillants, de joie ou de peur ou de réussite ou de défaite.

Maintenant, je passe du temps au chalet familial, dans les Laurentides, je me considère hyper chanceuse de pouvoir partir comme ça et de profiter de la gentillesse de mes parents (je leur ai juré que je ferais le ménage et que j’arroserais les plantes et que je ferais cinq kilomètres de jogging tous les jours et que je ne me payerais pas des films pornos sur des chaines de télévision payantes). Je prends le temps de réfléchir, de me laver les cheveux aux deux jours (Gosh !), de prier, de tenter de trouver qu’est-ce qui me permet d’être moi et de me sentir bien à part le cul et les cupcakes et les filles aux dents trop blanchies.

Love y’all. À demain.  

(Les Canadiens de Montréal ont gagné 3-0 samedi parce que j’avais prié avant la game, vraiment. Je suis total un porte-bonheur même quand je me lave les cheveux aux deux jours et que mon vernis rouge femme fatale s’écaille.)

Je suis lovely toute nue avec des pendantifs martini aux oreilles

mars 28, 2010

            

Après avoir passé la soirée dans une cabane à sucre, à Mirabelle, à boire des bières chaudes, à angoisser en écoutant ma grand-maman-pas-de-cou remarquer que les grand-pères trempés dans le sirop d’érable ça ressemblait à des gros testicules bien pleins, à caresser des moutons, et à regarder Claire la blondinette se faire monter par un Bouvier Bernois (really, il acceptait les caresses d’un millier d’enfants, mais elle, il l’attaquait all the time après avoir sniffé un peu trop son entre-jambe), je me remets du rouge sur les orteils et je sélectionne sur Etsy.com des bijoux à l’effigie de ce que je préfère dans le monde entier parfois (entre dix heures pm et deux heures am) : l’alcool.

          

Sucer des queues de billard comme activité familiale

février 14, 2010

Bain tourbillon et bière cheap

La blondinette de mon frère sort avec des copines ce soir, elle se fait poser des rallonges capillaires et teste des gloss brillants, avant d’aller en limousine dans un bar à trente minutes de chez elle. Philippe me propose de sortir avec lui, je cherche dans le livre Montréal Kitsch des idées de sorties autres que celles dans un bain tourbillon d’un motel à Longueuil, et je l’appelle en insistant pour qu’il m’accompagne au Café Chrétien de Montréal, il refuse, et je propose la Taverne Miami, le bar supposément le plus crade de la ville. Je lui lis des commentaires super positifs que j’ai trouvé sur un site web : most revolting beer experience I’ve had in a while, they passed of a drip tray in a pitcher as fresh beer from a keg while I was watching them, I don’t know why it exists, I love this bar, this place is super chill if you like needles, punks and flat beer, this place has an odor…a cross between vomit, booze and hair, its patrons are almost as dirty as its bathrooms, the only way this bar would be worse is if it were filled with lecherous old drunk on wine.

Philippe me demande comment il devrait s’habiller, je lui dis avec un gros collier bling bling de rappeur, ou un t-shirt qui sent la sueur et les boules à mites. Je m’imagine déjà avec des bouts de cerveaux sous mes talons hauts, et j’enfile des skinny jeans noirs cloutés, je me sens wannabe brute. Je suis toute déçue, arrivée devant la taverne, de voir qu’elle est fermée. Je m’excuse mille fois à mon frère et nous gelons trop pour aller ailleurs que l’autre côté de la rue, au St-Laurent Frappe, un bar plein de chicks de McGill avec des babyface de pétasses gâtées et des tables de billards et de babyfoot.

Les anglos presque encore pubères dansent mal sur Akon et Pitbull

Je fais semblant de sucer une queue de billard, parce que je ne suis pas capable de frapper des boules même si un million de mecs ont déjà tenté de m’enseigner la technique de comment-bien-tenir-la-queue-de-billard-et-viser-ailleurs-que-dans-le-ventre-de-la-personne-derrière-moi-qui-échappe-trois-daiquiris-sur-sa-blouse-satinée-blanche, mon frère est super découragé de moi, il regarde les résultats d’un match de basket, il m’avoue qu’il a gagé et perdu trente dollars, je lui paie une pinte de blonde et nous regardons des anglos danser sur une chanson d’Akon. Je lui demande s’il s’ennuie de sa blondinette, pendant la semaine, parce qu’ils étudient chacun dans une ville différente. Il dit que oui, mais il en profite pour étudier plus qu’il ne l’a fait pendant ses cinq ans au cégep, il joue au badminton, et même quand il croise des filles presque aussi hot que Claire, avec des seins ronds et extra serrés dans des petites camisoles Garage, il ne les invite pas à son appartement, il se crosse sous la douche avec du shampoing pas bio dans les mains, en pensant à la fois ou il a baisé sa blondinette dans une cabine d’essayage du Sears, alors qu’elle essayait des soutifs à balconnets.  

Les boules anales vibrantes m’excitent plus que les gros cornichons juteux

Nous allons chez Schwartz parce que dès que je bois plus qu’une bière, j’oublie soudainement que je ne dois pas ingérer plus de mille calories par jour. Je reçois un texto d’une copine enceinte et cochonne, elle me demande si je veux qu’elle m’achète des boules anales vibrantes, lors d’une soirée style Tupperware érotique. Toute excitée, je donne mon gros cornichon et le reste de mon sandwich au smoked meat à mon frère, et je me rends aux toilettes. Je texte Anouchka, mes skinny jeans noirs aux chevilles, en me rentrant un doigt dans mon petit cul tout propre, puis je laisse mon cellulaire sur un rouleau de papier de toilettes encore emballé, et je me frotte le clito d’un doigt, tout en continuant à doigter mon petit cul rapidement. Je jouis rapidement, j’ai le cul total sensible ces jours-ci, trop bien ouvert et baisé.

Je pige dans l’assiette de frites de mon frère, je lui dis que j’aimerais bien partir en voyage avec lui, au retour de Mark, mon autre petit frère, parti étudier en France jusqu’au mois de mai. Nous parlons du Brésil, des putes brésiliennes qui lancent des verres de rhum et coca sur les touristes, des plages, des carnavals, des maillots de bain que je planifie commencer à acheter tout de suite, et des filles que lui et Mark se sont tapées toute la semaine, lors de notre dernier voyage familial, il y a déjà au moins six-sept ans, en République Dominicaine, pendant que moi, je lisais des romans d’Alexandre Jardin en mouillant devant des mecs qui jouaient au water polo avec des casques de baignade ridicules.

Je m’appuie contre mon frère pour sortir du restaurant, nous entendons un serveur encourager un client européen à donner un plus gros pourboire, et nous sortons en rigolant, encore gelés par le froid, je prends son bras, très fort, et je lui promets que s’il accepte de boire une autre bière avec moi, je ne sucerai pas de queue de billard au St-Laurent Frappe.

Fellation, shopping et Jimmy Dean

janvier 3, 2010

Musique : Manu Militari, Ménage à Trois

Lecture : Kate Torgovnick, CHEER!: Inside the Secret World of College Cheerleaders

Colliers à grelots et balles anti-stress en forme de tétons

Après un réveillon de Noël avec toute ma famille, et Paprikalicious qui portait un charmant collier à grelots et rubans à carreaux vert et rouge, après avoir été super jalouse de mon frère Gabriel parce qu’il avait reçu comme cadeaux des balles anti-stress en forme de tétons, après avoir chialé deux-trois-quatre fois que c’était chiant être belle-mère, après avoir recommandé à mon frère Gabriel d’amener des capteurs de rêve en France pour faire semblant d’être un chef amérindien et devenir populaire auprès des gamines françaises, après avoir convaincu Belle-Fille Première qu’elle ne voulait pas un quatrième verre de champagne, après avoir entendu mon frère Philippe et ma cousine Cheryl avouer qu’ils lisaient mes journaux intimes dès que j’allais faire pipi ou tchecker un bouton ou mes gros sourcils dans le miroir de la salle de bains, adolescente, après avoir eu crissement peur que Belle-Fille Princesse meurt d’une allergie aux noix d’acajou, après avoir brisé mon vibrateur préféré, après avoir joué aux cartes le premier de l’An, avec Betty et des jeunes filles mineures, après avoir su que 2010 prévoyait mon mariage avec Jenna Jameson, et celui de Betty avec George Clooney, après avoir regretter de ne pas avoir écouté Bad Santa, après avoir baisé deux fois moins que d’habitude parce que je ne suis pas capable de ne pas hurler, j’avais besoin de dormir plus de dix heures, et de me crosser en regardant Dita Von Teese et sa taille de vingt­-deux pouces en corset extra serré.

Et de faire du shopping.

Fourrure de yéti, Jonas Brother et pipi dans des sacs en plastique

Alexandre Le Grand, pas douché depuis deux jours, et moi, en manteau aux manches trois-quart en fausse fourrure de yéti, nous sommes allés magasiner avec Belle-Fille Première, une future mannequin ou une future scientifique-qui-découvrira-les-vaccins-contre-toute-les-maladies-du-monde, elle a treize ans et elle mesure 5pi8, tout en récoltant des A dans toutes les matières scolaires. Je l’admire. Même si elle fait semblant de détester des films comme Rock Camp et qu’elle a un crush sur un des Jonas Brothers.

En nous dirigeant vers Forever 21, j’ai raconté à Belle-Fille Première les histoires que le gérant de la boutique m’a racontées sur des filles qui ne voulaient pas perdre leur place dans la file d’attente pour essayer des vêtements, alors elles faisaient pipi dans la cabine et laissait leur pipi dans un sac en plastique derrière elles. Le gérant m’avait aussi dit que plein de filles se déshabillaient dans la boutique, devant les miroirs et devant les autres clients, et que sur un total d’environ vingt-cinq culs de pétasses exhibitionnistes, un seul lui avait donné des cauchemars.

Je fais la styliste personnelle de Belle-Fille Première, en lui tendant des lainages aqua et des jupes style années folles, en mouillant pour un autre manteau en fausse fourrure. J’attends devant sa cabine d’essayage avec Alexandre Le Grand, nous regardons les orteils vernis couleur pêche d’une fille dans la cabine d’à côté. Alexandre Le Grand se touche le pantalon, en faisant semblant de se crosser, et je lui demande d’arrêter, je ne veux pas être sortie de la boutique avant que Belle-Fille Première s’achète des pantoufles zébrées. Il m’entraîne dans une cabine vide, il m’embrasse et il me demande pourquoi je n’ai jamais voulu avoir de piercings sur les tétons. Je réponds rien et je baisse son pantalon.

Pervers jusqu’à la prochaine décennie

Je dis ça fait longtemps que tu n’es pas venu dans ma bouche, comme ça, tu magasines pas assez souvent avec moi chéri. Je lèche son gland, en espérant qu’il va me faire goûter à son foutre rapidement, je ne veux pas qu’une vendeuse nous dérange, ou que sa fille le traite de pervers jusqu’à la prochaine décennie. Il me demande de retirer mon manteau, je le dépose sur un crochet, et je remonte mon chandail bleu foncé au-dessus de mes seins. Il met sa main autour de sa queue et se branle dans ma bouche. J’aime ses coups de bite dans mon palais. Je lève les yeux et je lui dis tu penses à la pédicure de la pétasse de tantôt ? Il grogne et il crache non je pense à ta chatte que je vais défoncer tantôt, dans le garage, je laisserai ma fille monter, je lui dirai d’essayer encore une fois ses nouveaux vêtements et de donner de la nourriture molle à Paprikalicious, et je te baiserai à quatre pattes par terre, tes mains sur le ciment, dans la neige toute sale, et la pisse de chiens de nos voisins qui sont trop paresseux pour aller les promener dehors. Je dis no way, et il me remet sa queue direct dans la bouche, ta gueule ma belle et suce-moi bien.

Son sperme coule dans ma gorge genre quarante-cinq secondes chrono après, je me regarde dans le miroir et je m’essuie les lèvres, je lui dis que je vais regarder les accessoires, je veux me trouver du vernis à ongles ou un collier, et je l’attends à la caisse, derrière une vingtaine de pétasses. Belle-Fille Première arrive et dit qu’elle veut trop avaler un sandwich à la viande fumée, au Nickels tout proche, et j’approuve, prête à bouffer les millions de calories du cheeseburger Jimmy Dean, en espérant qu’Alexandre Le Grand me donnera la fessée dans le garage, en me traitant de grosse cochonne, mais qu’il oubliera de me pousser par terre dans la pisse de chiens.