Archive for the ‘dent sucrée-cariée’ Category

Fellation, shopping et Jimmy Dean

janvier 3, 2010

Musique : Manu Militari, Ménage à Trois

Lecture : Kate Torgovnick, CHEER!: Inside the Secret World of College Cheerleaders

Colliers à grelots et balles anti-stress en forme de tétons

Après un réveillon de Noël avec toute ma famille, et Paprikalicious qui portait un charmant collier à grelots et rubans à carreaux vert et rouge, après avoir été super jalouse de mon frère Gabriel parce qu’il avait reçu comme cadeaux des balles anti-stress en forme de tétons, après avoir chialé deux-trois-quatre fois que c’était chiant être belle-mère, après avoir recommandé à mon frère Gabriel d’amener des capteurs de rêve en France pour faire semblant d’être un chef amérindien et devenir populaire auprès des gamines françaises, après avoir convaincu Belle-Fille Première qu’elle ne voulait pas un quatrième verre de champagne, après avoir entendu mon frère Philippe et ma cousine Cheryl avouer qu’ils lisaient mes journaux intimes dès que j’allais faire pipi ou tchecker un bouton ou mes gros sourcils dans le miroir de la salle de bains, adolescente, après avoir eu crissement peur que Belle-Fille Princesse meurt d’une allergie aux noix d’acajou, après avoir brisé mon vibrateur préféré, après avoir joué aux cartes le premier de l’An, avec Betty et des jeunes filles mineures, après avoir su que 2010 prévoyait mon mariage avec Jenna Jameson, et celui de Betty avec George Clooney, après avoir regretter de ne pas avoir écouté Bad Santa, après avoir baisé deux fois moins que d’habitude parce que je ne suis pas capable de ne pas hurler, j’avais besoin de dormir plus de dix heures, et de me crosser en regardant Dita Von Teese et sa taille de vingt­-deux pouces en corset extra serré.

Et de faire du shopping.

Fourrure de yéti, Jonas Brother et pipi dans des sacs en plastique

Alexandre Le Grand, pas douché depuis deux jours, et moi, en manteau aux manches trois-quart en fausse fourrure de yéti, nous sommes allés magasiner avec Belle-Fille Première, une future mannequin ou une future scientifique-qui-découvrira-les-vaccins-contre-toute-les-maladies-du-monde, elle a treize ans et elle mesure 5pi8, tout en récoltant des A dans toutes les matières scolaires. Je l’admire. Même si elle fait semblant de détester des films comme Rock Camp et qu’elle a un crush sur un des Jonas Brothers.

En nous dirigeant vers Forever 21, j’ai raconté à Belle-Fille Première les histoires que le gérant de la boutique m’a racontées sur des filles qui ne voulaient pas perdre leur place dans la file d’attente pour essayer des vêtements, alors elles faisaient pipi dans la cabine et laissait leur pipi dans un sac en plastique derrière elles. Le gérant m’avait aussi dit que plein de filles se déshabillaient dans la boutique, devant les miroirs et devant les autres clients, et que sur un total d’environ vingt-cinq culs de pétasses exhibitionnistes, un seul lui avait donné des cauchemars.

Je fais la styliste personnelle de Belle-Fille Première, en lui tendant des lainages aqua et des jupes style années folles, en mouillant pour un autre manteau en fausse fourrure. J’attends devant sa cabine d’essayage avec Alexandre Le Grand, nous regardons les orteils vernis couleur pêche d’une fille dans la cabine d’à côté. Alexandre Le Grand se touche le pantalon, en faisant semblant de se crosser, et je lui demande d’arrêter, je ne veux pas être sortie de la boutique avant que Belle-Fille Première s’achète des pantoufles zébrées. Il m’entraîne dans une cabine vide, il m’embrasse et il me demande pourquoi je n’ai jamais voulu avoir de piercings sur les tétons. Je réponds rien et je baisse son pantalon.

Pervers jusqu’à la prochaine décennie

Je dis ça fait longtemps que tu n’es pas venu dans ma bouche, comme ça, tu magasines pas assez souvent avec moi chéri. Je lèche son gland, en espérant qu’il va me faire goûter à son foutre rapidement, je ne veux pas qu’une vendeuse nous dérange, ou que sa fille le traite de pervers jusqu’à la prochaine décennie. Il me demande de retirer mon manteau, je le dépose sur un crochet, et je remonte mon chandail bleu foncé au-dessus de mes seins. Il met sa main autour de sa queue et se branle dans ma bouche. J’aime ses coups de bite dans mon palais. Je lève les yeux et je lui dis tu penses à la pédicure de la pétasse de tantôt ? Il grogne et il crache non je pense à ta chatte que je vais défoncer tantôt, dans le garage, je laisserai ma fille monter, je lui dirai d’essayer encore une fois ses nouveaux vêtements et de donner de la nourriture molle à Paprikalicious, et je te baiserai à quatre pattes par terre, tes mains sur le ciment, dans la neige toute sale, et la pisse de chiens de nos voisins qui sont trop paresseux pour aller les promener dehors. Je dis no way, et il me remet sa queue direct dans la bouche, ta gueule ma belle et suce-moi bien.

Son sperme coule dans ma gorge genre quarante-cinq secondes chrono après, je me regarde dans le miroir et je m’essuie les lèvres, je lui dis que je vais regarder les accessoires, je veux me trouver du vernis à ongles ou un collier, et je l’attends à la caisse, derrière une vingtaine de pétasses. Belle-Fille Première arrive et dit qu’elle veut trop avaler un sandwich à la viande fumée, au Nickels tout proche, et j’approuve, prête à bouffer les millions de calories du cheeseburger Jimmy Dean, en espérant qu’Alexandre Le Grand me donnera la fessée dans le garage, en me traitant de grosse cochonne, mais qu’il oubliera de me pousser par terre dans la pisse de chiens.

Et perfectionner l’art de la pipe, toujours

décembre 31, 2009

Je me souviens plus de mes résolutions de l’an dernier. Je sais juste que j’ai appris à me démaquiller tous les soirs, même quand j’avais bu jusqu’à trois heures du matin, et j’en suis très fière. Pour 2010, je me donne cinq défis :

1. Arrêtez de finir les drinks des autres et de me vanter ensuite que j’ai juste bu deux gin tonic (quand en fait le total est deux gin tonic, plus la moitié d’une bouteille de vin rouge, plus le tiers de cinq Cosmo, plus quelques gorgées de bière blonde).

2. Ne plus jamais conseiller mes copines en amour (j’étais la seule pétasse à encourager une copine à donner dix mille chances à un mec qui s’est finalement révélé un putain de narcissique qui disait je t’aime à dix femmes différentes en dix minutes).

3. Me lever plus tôt tous les matins et faire de l’aérobie devant The Maury Show.

4. Recommencer à boire deux litres de thé aux perles de jasmin et aux roses, pour avoir un plus joli teint.

5. Prendre rendez-vous chez le dentiste.

Que vous buviez du Perrier avec une paille en forme de pénis ou du champagne, je vous adore et je vous souhaite une superbe année 2010.

Bisous! Bisous!

Mélodie Nelson

Martini time

décembre 20, 2009

Après avoir acheté un foulard avec le sigle des Canadiens de Montréal pour mon futur pitbull, je craque devant les pâtisseries de Bark&Fitz, et je choisis un biscuit pour chien en forme de verre de martini. Tel chien, telle maîtresse, et comme je ne tiens pas à ce que ma face ressemble à celle d’un pitbull, je préfère me dire que je ressemble à mon chien uniquement grâce à notre futur amour commun des martinis, avec ou sans olives.

Boutique canine la plus merveilleuse et santé au monde : http://www.barkandfitz.com/home.htm

Les ailes de raies frites me rendent total spirituelle

décembre 15, 2009

Je retire mon manteau, je le donne à Alexandre Le Grand, il l’accroche sur un cintre. Je saute dans les bras de Misha, elle me dit de faire attention, ma robe bleu royal dévoile presque mes tétons, et j’embrasse Travis, je leur demande s’ils nous ont attendu longtemps. Misha me précise que ça fait seulement dix minutes qu’ils sont au Bistro Isakaya, et qu’elle trouve jolis mes cheveux, je gémis mais je voulais être comme Ashley Simpson bouhouhou.

Nous sommes assis à côté d’une plante enterrée dans un gros pot rouge qui porte l’inscription salade de fruits en lettres blanches et d’un Super Lucky Cat qui tient une bouteille de bière. Alexandre Le Grand dit je croyais que c’était coréen, comme tradition. Je dis moi il me fait crissement peur le chat, je vais lui donner toute ma monnaie pour être sûre qu’il ne me lance pas de mauvais sorts. Je commande une entrée d’ailes de raies frites parce que je suis assez fatiguée pour dire ouais je vais manger de la raie, en me trouvant super drôle et spirituelle.

J’annonce que j’ai mal au cul parce que je me suis crossée trois fois de suite cet après-midi et quand je jouis, je crois que je sers trop les fesses. Travis dit qu’un des candidats à la présidence du Chili s’est fait enlever les poches sous les yeux et qu’il en a profité pour en parler dans un talk show. Misha laisse Travis prendre sa soupe miso, elle dit qu’elle s’est déjà empoisonnée à la soupe miso, et un serveur nous verse du saké dans des petits verres. Je lui demande des nouvelles de sa collègue qui s’enfile des boules chinoises, et elle m’apprend que la fille de sa collègue obsédée sexelle est enceinte après avoir participé à un gang bang, elle ne sait pas qui est le père et elle ne désirait pas garder l’enfant, mais elle était trop paresseuse pour appeler une clinique d’avortement et maintenant, c’est trop tard, elle aura une petite fille qu’elle va sans doute appeler Eden Soleil Crystal. Travis dit il faut que tu l’enregistres, quand elle te parle, c’est incroyable, c’est quoi l’autre jour elle t’a raconté qu’elle avait mal au dos, elle a passé la journée au lit, sur le dos, à appeler son mec toutes les heures, aie viens que je te suce mon gros.

Nous rigolons, je montre mon vernis gris perle à Misha, je lui dis Megan Fox avait la même nuance sur ses ongles, dans un Glamour. Alexandre Le Grand plaque sa main entre mes jambes, pendant que je parle, il me dit de manger un morceau de thon rouge, il pousse son poing contre ma chatte. Il baisse le haut de ma robe, il dit tes seins sont aussi beaux que ceux de Megan Fox, j’ai hâte que tu me donnes du lait. Travis dit il y a des pompes pour ça, même quand tu n’es pas enceinte, tu te pompes les seins, et ça produit du lait. Alexandre Le Grand a l’air super emballé. Misha dit que sa maman a un biberon de lait qui date de dix ans dans son congélateur.

Nous sommes tous traumatisés et Alexandre Le Grand dit qu’il faut absolument qu’il rencontre la maman de Misha bientôt. Je demande à Misha comment vont ses dix autres frères et sœurs, et elle dit qu’ils vont tous bien, mais que Marilyne l’appelle parfois, pour lui dire qu’elle s’ennuie, à sept ans, elle s’ennuie et elle veut que Misha lui propose des jeux, au téléphone. Nous mangeons de la crème glacée au gingembre et au thé vert, je tente de pas regarder le Super Lucky Cat qui me fait crissement peur, et je dis, parfois je voudrais manger des sushis à tous les jours, et croire qu’il ne suffit que ça, pour que je sois heureuse, et me vernir les ongles, à tous les jours, d’une couleur différente, rouge ou gris perle ou crème brûlée, et je n’aurais besoin de rien d’autre, sauf d’une bouteille de vodka, et d’une revue à potins, mais ça ne fonctionne pas, j’ai déjà tenté, j’ai déjà juste bouffé des sushis, à tous les jours, et il manque toujours quelque chose, et j’ai peur de leurs putains de bibelots, Misha, arrête de sourire et de plisser les yeux comme les Super Lucky Cat, s’il te plaît.

Le restaurant ferme, je me lève, je lisse ma robe, je souhaite bonne fête d’avance à Misha, et je promets de faire attention, quand je marcherai dehors, légèrement saoule, dans mes souliers vernis, à talons trop hauts pour les trottoirs enneigés, j’ai envie de boire encore du saké, et que Misha caresse encore mes cheveux trop courts.

Concombres au gin et threesome à planifier

décembre 9, 2009

 

                 

Lecture: James Frey, Bright Shiny Morning

Groupe Facebook préféré: I say “Fuck” all the time, and I’m STILL CLASSY

Isadora s’excuse, elle dit je voulais être super jolie pour toi, mais quand je me suis levée, à six heures du matin, j’avais pas envie de mettre mes bottes à talons hauts pour aller travailler. Je la regarde, je lui dis que sa robe noire, avec ses bottes de combat, c’est classe, et je l’embrasse sur les joues, mes lèvres sont froides et laissent un peu de rose Lancôme sur sa peau pâle.

Elle me laisse m’asseoir sur la banquette, aux Folies, et nous regardons la sélection de drinks Absolutely Fabulous. Je choisis un martini aux concombres, et Isadora, un martini aux framboises. Nous trinquons à son nouveau travail, dans une maison d’édition montréalaise, et à ma démission, je dis wouah, je vais m’ennuyer des enfants, et de Lola, et de Pamela, et de Britanny, mais my God que je suis contente de pouvoir me coucher à deux heures du matin, tous les soirs, sans angoisser parce que je n’ai pas assez d’illuminateur de teint pour ne pas avoir l’air malade à la librairie le lendemain. Nous potinons sur ses nouveaux patrons, des mecs super gentils, et elle me raconte son entrevue d’embauche. Alors qu’elle remplissait un questionnaire, le chien d’un de ses futurs collègues la rejointe à la cuisine et a vomit juste à côté d’elle.

Je demande à Isadora de décider pour moi mon repas, parce que je ne sais pas si je veux des pâtes, un burger à l’agneau ou un croque-monsieur. Isadora me dit de prendre le burger, et je dis oh non j’ai trop envie d’un croque-monsieur classique avec plein de frites et de mayonnaise. J’ai envie de trop manger, pour que mes seins débordent total de ma robe style Prom Queen. Je prends les morceaux de concombre au fond de mon verre de martini avec mes doigts et je les croque, juteux, ils goûtent le gin Bombay Sapphire.

Nous parlons de ses cours de baladi, d’Alexandre Le Grand qui me doigte total plus souvent depuis que nous écoutons Cathouse, une téléréalité qui se passe dans un bordel au Nevada, et de son mec qui fantasme sur un trip à trois, avec une fille ronde. Elle dit mais je ne sais pas, je trouve belle Angelina Jolie, mais je n’ai jamais mouillé pour une fille. Je lui dis que si elle prend une escorte, la fille va peut-être beaucoup plus s’occuper d’elle que de son mec, et que ça peut-être trop cool, se louer une chambre d’hôtel, au centre-ville, et se commander une pute qui livrerait champagne et pizza. Elle dit mon mec ne veut pas aller à l’hôtel, il veut le faire à l’appartement. Je dis ewww, de quoi penser à la face de ton mec qui jouit dans la chatte d’une autre fille à chaque fois que tu baises dans ton lit, après.

Je me commande un premier gin tonic, un deuxième gin tonic, je pisse à toutes les deux minutes, en maudissant le putain de client qui est allé aux chiottes trente secondes avant moi et qui a laissé plein de pisse sur le bol. Isadora sirote un verre d’eau, elle dit demain je dois me motiver à faire du jogging dehors, avant d’aller travailler, nous payons, et je dis Gorgeous je prends pas le métro ni l’autobus pour rentrer chez moi ce soir, j’ai trop envie de baiser, Alexandre vient de me texter, il a écrit qu’il m’attendait avec une palette en cuir de vache, je prends un taxi, tu m’accompagnes?

Des ballons en forme de clitoris et des cupcakes à la vanille française

novembre 23, 2009

                   

Je me rase la chatte sous la douche, je mets du glaçage à la vanille française sur mes tétons et sur des petits gâteaux, et aussi des Smarties de toutes les couleurs, je m’habille avec une petite robe à pois qui m’écrase les seins. Je propose à Alexandre Le Grand de m’aider pour gonfler les ballons en forme de Mickey Mouse et en forme de clitoris, ils sont tellement minuscules, même une fois gonflés ils sont pas plus gros que des couilles.

Belle-fille Princesse croque des morceaux de pizza froide avec des croustilles ondulées dessus, en attendant les voisines pour fêter les quatre ans de Paprikalicious. Mes parents arrivent, avec mon frère Philippe et un cadeau pour ma chatte. Philippe me dit qu’il est allé ce weekend au Pied de Cochon, avec Claire, et que Claire est restée au lit, ce matin, parce qu’elle s’est trop saoulée la veille. Je suis toute déçue, je voulais parler des abdos de Britney Spears avec elle et lui montrer ma nouvelle veste de Forever 21. Philippe me précise qu’elle a écrit un poème pour Paprikalicious et il commence à me le lire, pendant que je range son manteau dans la garde-robe, dans l’entrée, Paprika, toi qui sent le tapioca, Nous ne voulons point être tes adversaires, en ce jour de ton anniversaire, Nous comprenons ton malaise, d’être aussi obèse, Tu n’es pas une chatte ingrate, mais tu aimes trop les tartes.

Je hurle elle n’est pas grosse, et ma maman dit elle a un joli minois, c’est vrai, mais regarde-la courir, son ventre bouge de droite à gauche, elle est légèrement trop grosse, et toi tu n’as pas grossi un peu, tu ne fais plus de jogging et de yoga? Je soupire très fort et je l’oblige à manger un cupcake dans une gamelle. Elle dit une chance que Paprika n’est pas enceinte, tu l’imagines?

Belle-Fille Princesse saute sur mon frère, elle l’embrasse sur les joues, il se débat, elle le retient et reste sur ses genoux, avant de déballer les cadeaux de Paprikalicious. Elle déballe un joli cadre blanc, en forme de face de chaton, acheté chez Ben et Tournesol, et une petite souris à ressorts. Paprikalicious se jette sur la petite souris, Philippe la regarde et il dit wouah c’est une chatte normale, et mon papa ajoute ouais une chatte normale prise dans un corps d’éléphant.

Je vais chercher les cupcakes, je passe à côté d’Alexandre Le Grand, que j’appelle papa, par erreur, tout le monde rigole, et Alexandre Le Grand dit elle m’a appelé comme ça toute la nuit, elle disait daddy, oh daddy, prends-moi plus fort. Je me retourne vers mon mec, je suis toute rouge, et je dis c’est pas vrai. Je dépose les cupcakes devant les fillettes et je dis à Belle-Fille Princesse de souffler sur les bougies sans cracher sinon tout le monde va être malade. Ma maman choisit son petit gâteau avant qu’ils soient tous contaminés, je verse du lait dans le verre des voisines, et j’offre à Philippe une clémentine.

Dans la cuisine, Alexandre Le Grand me pousse contre le réfrigérateur, j’ai encore la pinte de lait dans les mains, je retiens mon souffle, il passe sa main sous ma robe et il me dit que je suis toute douce, qu’il a envie de dire à tout le monde de partir tout de suite, pour qu’il puisse me prendre, les jambes écartées, la culotte sur le côté, le glaçage à la vanille française tout proche.  Je l’embrasse rapidement et j’entends une de nos voisines dire qu’elle a hâte qu’il neige enfin, parce que la neige, ça goûte aussi bon que les hot-dogs.

Affamées de chocolat et de blacks à queue de cinquante centimètres

novembre 16, 2009

Après avoir mangé une omelette florentine à la Cafeteria, rigolé devant un monsieur qui se peignait la frange devant la fenêtre pendant trois minutes, et avalé un espresso et trois martinis à la vodka, Amandine me raconte qu’elle est encore sous le choc de s’être faite traitée de hippie par un mec qu’elle fréquente. Elle dit merde je mange peut-être bio et je me fais des salades presque à tous les jours, et je suis membre de Greenpeace, mais ça, il ne le savait pas, quand il m’a dit que j’étais presque hippie, je lui ai demandé s’il m’avait vue une fois avec du poil sous les bras, ou avec un ostie de paréo attaché dans les cheveux, je lui ai rappelé que j’allais me faire coiffer chez Orbite, aucune hippie va chez Orbite, et ok je suis sortie avec un rasta, mais c’était un faux rasta, il se lavait avec du savon et tout, et je me maquille, regarde mes cils, ils sont longs han, j’ai essayé le nouveau mascara vibrant de Lancôme. Elle soupire et elle dit je commencerai pas à manger des hot chicken en buvant de la bière pour l’exciter.

Nous sortons, elle m’entraîne dans un Renaud-Bray, sur la rue St-Denis, elle cherche un livre de psycho pop pour mieux comprendre comment elle peut se projeter en hippie quand elle est la fille la plus superficielle du monde après moi. Je feuillette un livre de photos de Helmut Newton pour Playboy, et The Big Penis Book. J’ai le regard fixé sur un black qui a une queue de cinquante centimètres, toute mince et courbée à la fin, son gland est comme une tête de serpent. Un mec passe derrière moi et je me sens rougir. Amandine me rejoint, avec le livre La dynamique amoureuse entre désirs et peurs plaquée contre sa poitrine.

Elle me dit as-tu déjà lu Le Secret, c’est vraiment plate, et elle s’interrompt, elle crachote sur la photo du black, elle dit ça se peut pas, c’est un montage, je dis nan, c’est un vrai mec, et une vraie bite. Et elle dit mais il peut pas la rentrer au complet dans une chatte, et comment une fille peut baiser on top, c’est impossible, elle doit se mettre debout genre. Nous regardons d’autres photos de queue, et elle me demande, à chaque page, as-tu déjà baisé avec un gars qui en avait une comme ça? Elle dit ma copine Camille n’est plus avec son mec, il a rompu parce qu’elle refusait de le sucer, elle a jamais sucé de sa vie. Je dis oh my God mais c’est bon, sucer, c’est quoi, elle pense qu’elle a une bouche trop petite ou que ça goûte mauvais?

Bras dessus, bras dessous, nous marchons dehors, il fait noir dehors, déjà, Amandine dit j’ai envie de chocolat, hier j’ai fait une tarte aux pommes et je l’ai mangée au complet, toute seule, et là j’ai envie de faire des truffes à la noix de coco, ou de boire un chocolat chaud à la citrouille. Nous nous arrêtons à Suite 88 Chocolatier, parce que même si Amandine mange jamais de hot chicken en buvant une bière, elle se gave anytime de friandises, sans jamais que ses joues à la Kate Moss grossissent comme celles d’un écureuil gourmand. Elle dit je crois que je suis en manque de cul, la dernière fois que j’ai vu mon mec, ça fait trois jours, il m’emmerdait un peu, alors je l’empêchais de me parler, je lui rentrais mes doigts dans la bouche et on a baisé partout, sur une chaise, sur la table, sur la sécheuse, dans son lit, et je ne sais pas quand je vais le revoir, j’ai besoin de boire un chocolat chaud, faut que je compense, viens avec moi. J’accepte mais je dis on peut aussi aller aux toilettes et je te joue avec le clito cinq minutes, pauvre chouette.

Est-il trop tard pour que je vous parle de British girls, de pirates et d’eucharistie à la cigarette Popeye?

novembre 7, 2009

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Jagerbombs et bas-jarretteles

Vers vingt heures, le 31 octobre, il vente super fort, dehors, Paprikalicious miaule pour avoir de la nourriture molle à saveur de thon, et moi j’avale deux Jagerbombs, en bas-jarettelles roses, avec une perruque blonde sur la tête. Alexandre Le Grand, en costume de curé rouge, doré et crème, loué chez Eva B, veut que je le suce, avant que nous allions dans le Vieux-Montréal se saouler avec des vampires.

À genoux dans la cuisine, je prends sa queue dans ma bouche. Alexandre Le Grand me donne des coups de chapelet sur les joues, je le regarde dans les yeux et je lui apprends, super désolée, qu’il ne peut pas me faire un facial, parce que je n’ai pas le temps de me maquiller après, et je ne veux pas être une infirmière cochonne avec du sperme séché sur le visage à la place de fard à joue MAC. Il vient rapidement, j’avale tout, je me remets du gloss brillant et je mets une dizaine de suçons à la cerise dans ma sacoche rose électrique.

Nous prenons l’autobus, aucun passager n’est déguisé et Alexandre Le Grand se moque de moi en disant que tout le monde me regarde parce que j’ai l’air d’une vraie pute, pas d’une infirmière. J’ouvre mon manteau de fourrure en léopard et je pointe mon badge, je dis c’est écrit nurse sur mon téton, c’est la preuve que je suis pas une vraie pute.

French sur un banc d’église

Mes sandales blanches achetées dans un sexshop claquent sur les trottoirs jusqu’à chez Valliers, ou je prends, un martini poire-citron et Alexandre Le Grand, une bière blonde. Assis au bar, nous regardons les autres clients, certains ont des masques, mais sinon ils sont tous super plates. Claire en disco girl, mon frère Philippe en producteur porno des années 70, Khéphren en pirate et Perrine, la brunette chérie de Khéphren, en policière dangereusement sexy, arrivent, et nous allons au Confessionnal. Nous sommes les premiers clients, j’en profite pour piquer plein de boites de cigarettes Popeye.

Je commande un gin tonic à une serveuse déguisée en héroïne de X-Men, Claire réalise son fantasme d’embrasser un mec, les jambes écartées, sur un banc d’église, et je me regarde dans le miroir et je trouve que j’ai l’air d’une transexuelle avec ma perruque. Je la réajuste. Deux gais à la raie de cheveux sur le côté droit de leur tête embrassent Alexandre Le Grand et lui chuchotent à l’oreille. Une belly dancer se plante devant moi, je ne reconnais Persia qu’après quelques secondes, et je lui dis oh my God tu es superbe, et elle réponds j’ai pas osé manger de toute la journée. Elle m’annonce que Betty et Sadek arrivent bientôt, elle devine ma surprise et elle dit ouais, il l’a téléphonée cette après-midi et là je crois qu’elle est en train de le sucer pendant qu’il cherche une place de stationnement.

Eucharistie, filles à genoux, et hystérie

Je danse avec Persia, je touche son petit cul avec mes mains gantées. Betty nous embrasse, elle me prend un suçon à la cerise et elle demande si nous trouvons que son costume de chatte sado-maso lui écrase trop les seins. Alexandre Le Grand baisse ma robe, il dit que tout le monde regarde mon cul et qu’un des gais lui a touché la bite. Je l’embrasse sur la bouche et je lui dis qu’il est trop craquant, en curé. Il commence à proposer l’eucharistie à toutes les filles du Confessionnal, en leur posant sur la langue un morceau d’ostie d’épicerie. Deux British girls se mettent à genoux, devant lui, suivie de la fille du vestiaire, trop adorablement sexy déguisée en étudiante de collège privé. Il croise un Jésus à la barbe crissement trop fournie et il fait semblant de pleurer devant lui, content de retrouver son Sauveur.

Moi je m’excite pour un mec déguisé en Snoopy, je veux trop lui tirer la queue. Philippe vient me voir, il dit qu’il va devoir déjà partir parce que Perrine menace Khéphren de lui renverser sa vodka-jus d’orange dessus parce qu’il a regardé Wonder Woman trente secondes de trop. Betty et moi nous entraînons Perrine aux toilettes, en passant à côté d’une fée des étoiles mulâtre et irrésistible, et d’un mec qui a un pénis rouge en jelly, de vingt centimètres, coincé dans ses pantalons. Betty tente de raisonner Perrine, pendant que moi j’essaie de me convaincre, devant la glace, que je n’ai pas l’air d’une transexuelle.

Je sors des toilettes, Persia danse avec un pimp et un vampire aux yeux dangereusement étourdissants, et je dis à Philippe et Claire que Betty est en train de convaincre Perrine que son mec regardait une bouteille de champagne, et non les seins de Wonder Woman. Claire, au bord des larmes, me demande si je pense que Tina Turner est jolie. Elle m’explique que quelqu’un l’a arrêtée, en lui disant qu’elle ressemblait à Tina Turner et que Philippe a dit que Tina Turner était une petite grosse laide. Je la prends dans mes bras et je lui dis que je sais pas du tout si Tina Turner est encore vivante, et si elle est rendue grosse, mais qu’avant, elle était un sex symbol aux jambes trop parfaites.

Sous la djellaba, et insécurités d’une fausse transexuelle

Sadek m’interrompt, en m’attirant vers lui. Il soulève sa djellaba, et je me retrouve dessous, au niveau de sa braguette, j’embrasse rapidement, en rigolant, ses jeans, et je me pousse, vers mon curé, et ma réserve de suçons. Je danse avec une fille déguisée en Lady Gaga, et avec Betty, et je vois un Égyptien se coller à Alexandre. J’ai trop mal aux pieds, ça me fait trop chier d’être une putain de travelo qui a mal aux pieds à deux heures du matin, en sandales à talons de quatre pouces et demie, alors je me casse du dancefloor et je me colle à mon mec. L’Égyptien a l’air total crâneur, il se penche vers moi et au lieu de répondre à mon sourire, il me demande si je suis insécure, je comprends pas alors je lui demande de répéter, et Alexandre Le Grand me dit de retourner danser.

Je me commande un autre gin tonic, je le sirote en branlant la paille, et en trempant des cigarettes Popeye dedans. Je m’emmerde un peu, Snoopy n’est plus là, la fée des étoiles danse sur les tables, et l’Égyptien continue de dire à mon mec qu’il a envie de le baiser dans les toilettes. Quand Alexandre Le Grand vient me rejoindre, j’ai déjà sucé toutes les glaces de mon gin tonic, et je lui dis que fuck il n’est pas obligé d’expliquer qu’il n’est pas gai pendant trente minutes à chaque fois qu’un mec le cruise. Il répond qu’il trouve que les gais ont beaucoup de courage, de l’approcher comme ça, et qu’il est désolé de pas avoir envie de se faire enculer, sinon il se les ferait, pendant que je regarde, c’est sûr. Je l’embrasse et je lui dis qu’il est un putain d’obsédé. Il me giffle et il fait un signe de la main à l’étudiante d’un collège privé. Il me dit c’est à elle que je vais me penser en me crossant tous les matins, sous la douche, pendant une semaine au moins.

Ballerines, latte à la vanille et yogourt sur le gland

octobre 27, 2009

Dans l’ascenseur, je joue avec ma robe en lainage gris perle, je fais la moue dans le miroir, j’admire mes lèvres juteuses et foncées grâce au gloss Intense de Lancôme. Un locataire du troisième étage entre dans l’ascenseur. C’est un ancien soldat. Je le croisais plus souvent l’an dernier. J’ai toujours pensé qu’il me cruisait subtilement en me parlant de grenades et de l’argent qu’il faisait, quand il travaillait sur le plancher de la Bourse de Montréal. Il s’approche de moi, il dit it’s so nice to see you again. Trop de poils sortent de son nez. Je répète so nice, parce que je suis une pétasse polie et que je ne croyais pas qu’il allait ensuite me suivre jusqu’à l’arrêt d’autobus, et s’asseoir à côté de moi dans l’autobus, ses genoux collés aux miens. Sa main me caresse maladroitement la cuisse. J’aime bien les grosses brutes, et j’admire les soldats, mais je me suis masturbée avant de partir, en regardant une vidéo de collégiennes dans un vestiaire de high school, sous la douche, j’ai mouillé les draps, deux fois de suite, je suis vidée pour quelques heures, et j’ai pas envie d’exciter un voisin.

Je fouille dans ma sacoche et j’en retire le livre Men in bed, de Barbara Keesling, en cachant le titre pour pas amuser le mec au nez poilu. Je suis rendue au chapitre intitulé He is very aware of his semen. Mon voisin me demande si je travaille encore dans une librairie, je lui apprends que j’ai pris un mois de congé, juste pour écrire des cochonneries et faire de l’aérobie en jupe à paillettes chez moi. Je descends un arrêt plus tôt que prévu, il pose sa main en haut de ma cuisse, sur la couture de ma robe trop courte en lainage gris perle et il me souhaite une belle journée. J’appelle Misha, je lui dis que je vais arriver un peu plus tard que prévu parce qu’il faut que je marche une vingtaine de minutes jusqu’au métro.

Au Cours Mont-Royal, j’embrasse Misha. Elle suce un bonbon à la fraise, ça me donne envie de sa langue. Nous allons chez Olivia, j’essaie des ballerines avec une grosse fleur noire au bout. Nous nous regardons dans le miroir, des foulards de wannabe poète grano autour du cou, des grosses bagues en pierres semi-précieuses aux doigts et des bérets sur la tête. Je la questionne sur son petit copain Travis, elle dit qu’elle est trop heureuse qu’il soit enfin de retour de son stage à l’étranger, même si elle se fait moins souvent des biscuits aux pépites de chocolat à deux heures du matin depuis. Misha achète des boucles d’oreilles en argent, en forme de plumes d’oiseaux, et nous allons au Starbucks.

Nous commandons deux Venti Skinny Latte, et un brownie. Misha me demande si elle a un cul plus gros que celui de la vendeuse chez Olivia. Je lui commande de se lever, elle se place devant moi, son cul à la hauteur de ma face, bien serré dans ses jeans bleu clair. Je lui donne une petite fessée et je la rassure, ton cul est parfait. Elle se rassoit et prend une grosse bouchée de brownie. Son cellulaire sonne, elle murmure c’est Travis, en souriant. Je sors mon livre de Barbara Keesling, et je fais semblant de ne pas écouter sa conversation. Elle raccroche et me pique mon livre, elle lit à haute voix les chapitres, Make masturbation your friend, He wants to have sex with just about every woman who walks, Bestiality and zoophilia both have to do with sex with animals.

Je l’arrête, je dis Alexandre Le Grand a déjà été invité à assister à la lapidation d’une femme en Turquie, elle avait baisé avec un âne, fuck peut-être qu’elle habitait dans un village avec des hommes aux queues trop molles, moi je me ferais un animal si j’avais personne pour me faire jouir et plus de piles dans mon vibrateur. Misha dit toi, je suis sûre que tu mouilles quand un chien se colle à toi pour se branler contre ta jambe, pétasse. Je dis whatever. Misha continue sa lecture, elle dit ouh la la, c’est toi plus tard, quand tu vas t’acheter un bébé beagle, écoute, I also once knew a woman who lived in a high-rise with her boyfriend and a small dog. We were having lunch one day with a group of people, and someone asked her, “You know, you and your boyfriend are gone all day at work, and you live in this apartment. Doesn’t your dog get lonely all day?” And she said, “Yeah, that’s a problem, so whichever one of us gets home from work first masturbates the dog to make him feel better.”

Je regarde Misha, je soutiens que je ferai jamais ça, mais Alexandre Le Grand, peut-être, il donne déjà sa bite à lécher à Paprikalicious, avec un peu de yogourt sur le gland. Misha secoue la tête, pas surprise du tout, et elle prend une autre grosse bouchée de brownie.

Je ne bave pas, mais presque, quand je suis trop excitée

octobre 9, 2009

 

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La prochaine fois, je m’habillerai en petite collégienne

Je suis pas du tout certaine que les leggings en simili latex, que la chanteuse Rihanna porte depuis deux mois, me font bien. J’hésite, je me dis que je devrais peut-être me mettre une robe trashy style patineuse-artistique-réincarnée-en-pole-dancer, mais Alexandre Le Grand est pressé de boire une bière au Quartier, alors je reste en fashion victim au cul bien moulé.

Alexandre Le Grand réussit à se stationner devant le Beaver Club et un club de danseuses. Nous marchons jusqu’au Quartier, à la rencontre de Jean-Pascal qui fume une tope dehors. À l’intérieur, l’éclairage est super tamisé, la musique est forte et il y a des entrevues de joueurs de baseball diffusées sur des grands écrans de télévision.  Je me couche sur un de leurs fauteuils rouges, mais Alexandre Le Grand me traîne au bar, il m’indique que Sadek est déjà là. Je me précipite sur Sadek, je peux pas m’empêcher de faire le plus gros sourire du monde entier, c’est rare que je sors avec Sadek, depuis qu’il fréquente moins ma copine Betty, et depuis qu’il traîne dans les bars que passé minuit le soir genre.

Masseuses, escortes et crossage avec la main gauche

Je me commande un gin tonic extra gin et je demande à Sadek comment il va, il répond qu’il est en manque, il est épuisé de se crosser, il voudrait se faire la serveuse d’un petit restaurant turque, près de son boulot. Il dit mais je viens de découvrir un salon de masseuses, c’est des copains qui me l’ont suggéré, les filles sont belles, jeunes et douces, il y a un spa, ça me coûte deux cent dollars et après j’en ressors détendu, vidé et huilé à l’eau de rose, faut que tu viennes avec moi, Alexandre, à deux ça peut être bien. Mon mec dit nan, je reste avec ma petite salope à moi, j’ai déjà essayé avec toi, tu te souviens à ta fête, je t’avais payé deux escortes, une asiatique et une blonde, et tu les avais refusé, parce que c’était aussi le jour de ton anniversaire de mariage, espèce de lâche, il a fallu que je me fasse les deux, à l’Hotel InterContinental.

Sadek rigole, il dit mais tu ne racontes pas à ta douce la fois ou on était chez toi, quand tu habitais sur Saint-Paul, on s’était appelé deux escortes, elles étaient magnifiques, les seins gros comme ça, et tu n’as même pas réussi à en baiser une, tu étais trop bourré. Je fais les gros yeux à mon mec, je dis Oh My God tu devais être gravement saoul, parce que je me souviens pas de la fois ou tu n’as pas bandé après que je t’aie sucé ou rentré un doigt dans le cul.

Je suis toute excitée par des bas-jarretelles à grosse boucle rouge

Je dis j’ai pas bouffé de la journée, j’ai faim, on peut aller se trouver un resto sur McGill? Les mecs sont d’accord, et dès que nous sortons du Quartier, nous voyons le dos d’une fille gorgeous, je ne peux pas me retenir, je la prends en photo de dos, pour imiter son style vestimentaire à ma prochaine sortie. Elle a des bottillons aves des étoiles, des bas-jarretelles noirs, avec une grosse boucle rouge, une minijupe en jeans et un hoody. Alexandre Le Grand me dit qu’il faut absolument que je me trouve des bas-jarretelles identiques, et Sadek parle trop fort, il dit que c’est le coup de foudre et tout et tout. Je dis c’est pas poli de parler dans le dos des autres, va lui dire à la fille que tu l’as trouve jolie, et demande-lui ou elle magasine! Sadek va la voir, il placote avec elle, et puis elle se tourne vers moi, elle dit d’une voix douce c’est à Miami que j’ai acheté mes bas.

Moi après Dieu, et le créateur des Chupa Chups, la personne que j’idolâtre le plus, c’est Anne-Marie Losique

Arrivés devant le restaurant Boris, nous lui souhaitons une bonne soirée et moi, dans les marches, je mets les deux mains sur mes joues, style Macauley Culkin dans Maman j’ai raté l’avion, et je gueule Oh My God, c’était Anne-Marie Losique, c’était Anne-Marie Losique! Ni Sadek ni Alexandre Le Grand ne l’avaient reconnue. Mon mec me persuade d’arrêter de gueuler comme une groupie dans les vapes et de me présenter à mon idole. Elle est encore sur McGill, harcelée par un policier, les mecs décident de jouer ses bodyguards, et moi je dis moi aussi je veux jouer la bodyguard, nous t’escortons jusqu’ou tu vas, d’accord, et nous nous présentons, je lui dis que j’adore tout ce qu’elle fait, au moins mille fois, et c’est pas les six gin tonic qui me font répéter tout ça, c’est juste la joie de la rencontrer live, de la voir toute gentille, et belle, plus belle que sur n’importe quelle photo glacée.

Elle nous remercie, elle dit je rencontre souvent ce policier, et il est correct, il me harcèle pas, mais bon, je dois rencontrer une amie au Holder, et il me retenait un peu, vous venez avec moi? Nous la suivons, j’ai trop envie de lui tenir la main, et elle parle au gérant super sweet de Holder, mais il n’y a pas de place nulle part pour nous, je veux trop pleurer, mais elle m’embrasse sur les joues, alors j’oublie de faire la drama queen.

Nous entrons chez Vallier, juste à côté, Alexandre Le Grand fait semblant que nous avons une réservation, je veux continuer à gueuler que j’ai embrassé Anne-Marie Losique, mais j’avale un martini poire-citron à la place, j’en renverse sur les jeans d’Alexandre Le Grand, il me tire les cheveux pour que je fourre ma face dans son entre-jambe et que je lèche mon dégât. J’hésite entre un pâté chinois au canard et un méga burger, puis je m’excuse et je sors de table, je vais à la salle de bains, je croise un couple qui se frenche au ralenti, et je téléphone mon frère Marky Mark. Je lui demande ce qu’il fait, il dit qu’il est à la bibliothèque de l’Université Sherbrooke, il étudie, et après il a une game de hockey, à vingt-trois heures. Je dis c’est malade, tu vas être crevé, et je lui dis que j’ai rencontré Anne-Marie Losique, il comprend que pour moi, c’est comme rencontrer le Père-Noël quand tu as quatre ans, et il me dit je suis content pour toi soeurette, tu vas faire de beaux rêves ce soir, et je dis ouais, je pense que je vais écrire mes initiales et les siennes avec mon rouge à lèvres, sur la porte des toilettes.

Le site glam et sexy d’Anne-Marie Losique : http://www.amlosique.com/