Archive for the ‘dent sucrée-cariée’ Category

Slush Puppie, tapisserie de toilettes et étoiles

août 16, 2010

Sous la pluie, ma robe verte Guess collée contre mes seins – ma première robe achetée après ma chirurgie, j’étais dans la cabine d’essayage, avec des points de suture sous les aisselles et des seins trop ronds et trop hauts, pour la première fois de ma vie je n’achetais pas une robe x-small – je prends la main de Misha et de Marissa. Je leur dis que je suis allée au Candi Bar juste une fois, avec Alexandre Le Grand et deux de ses collègues, je m’étais sentie presque vieille parce que tout le monde se faisait carter sauf nous, mais j’avais adoré la place parce que le deejay jouait du Yelle et que les mecs semblaient sortir d’une pub d’aftershave.

 Pipi devant copine et piercing dans la chatte

Arrivées au Candi Bar, j’amène Misha directement aux toilettes parce que j’ai envie de faire pipi devant elle, et parce que je veux savoir si c’est possible de voler un des lavabos trop beaux. Misha fouille dans ma sacoche pendant que je fais pipi pendant une heure : « Tu as oublié d’amener des sucettes. Et ta bouteille de savon désinfectant s’est vidée. Ton porte-monnaie sent le concombre et les produits chimiques trop puissants. » Je m’essuie la chatte et je lui retire ma sacoche. 

Marissa pousse dans la porte de ma cabine et nous tend des grands verres rempli de slush Puppie, de Blue Caraçao et de Vodka Smirnoff à la framboise. Je la remercie et je me gèle le cerveau en buvant trop rapidement mon drink sucré. Marissa remonte sa robe achetée dans une braderie new-yorkaise : « Je me suis fait percer une grande lèvre, je sais que vous me prenez pour une folle, mais avouez que c’est sexy, non? » Je m’approche, à genoux devant sa chatte : « Tu es crissement folle. » Misha dit qu’elle préfère regarder des vidéos de porc-épics qui prennent un bain plutôt que regarder la future infection de Marissa. Je lui dis que je pensais qu’elle était anti-piercings. Elle hausse les épaules, prétend bailler et répond : « Oh j’adore la tapisserie dans les toilettes. Et je tirerai sur mon piercing très très fort quand je serai écoeurée de l’avoir, c’est tout, ça laissera pas de marque, ou si ça fait un mini trou ce sera comme un nouveau grain de beauté. »

 Envie de mecs ridés et de filles aux cheveux bouclés

Nous retournons dans le bar, et nous dansons en nous collant. Marissa passe sa main sur mes cuisses, et je prends parfois la main de Misha dans la mienne. Marissa dit qu’elle préfère définitivement les mecs plus vieux : « Je mouille pour aucun mec ici, ils ont même pas trente ans, je veux des rides et pas de mec en skinny jeans. Je mouille que pour la fille aux cheveux blonds bouclés. » Elle nous pointe la fille en question, et Misha et moi hochons la tête, même si la fille est habillée tout en noir et que jamais nous n’embrasserions une fille qui ne s’habille qu’en noir. Misha dit que Marissa trouverait sans doute sexy le propriétaire de son nouvel appartement. Elle l’entend parfois baiser, et donner des coups dans les murs, comme s’il ne pouvait que fourrer des filles debout, des tas de filles, aux gémissements parfois éteints, et parfois total trop aigus.

Étoiles à la vodka

Vers une heure du matin, Misha s’éclipse aux toilettes, en tenant fermement sa sacoche en cuir gris souris. Je sais qu’elle va appeler Travis et lui dire qu’elle l’aime et qu’elle a trop bu de slush. Marissa regarde Misha se faufiler entre toutes les autres filles qui dansent et elle me demande si je veux la frencher avec ma langue toute bleue. Je lui fais une grimace, elle en fait une aussi. Elle me prend dans ses bras, en rigolant: « J’ai envie de jouer avec mon piercing. Ou juste d’aller me promener dehors, me coucher dans l’herbe sur le Mont Royal, pas dans de la merde de chiens, pour regarder les étoiles. J’ai une bouteille de vodka dans ma sacoche. Tu viens avec moi beauté. »

Barbecue bitch

août 4, 2010

Je lis Such a Pretty Fat : One Narcissist’s Quest to Discover If Her Life Makes Her Ass Look Big or Why Pie Is Not the Answer, le mémoire d’une Républicaine qui espionne ses voisins et qui tente de maigrir en testant tous les régimes possibles. Elle dit finalement un gros fuck you à tous les régimes possibles, trouvant une entraîneure parfaite qui s’appelle Barbie et qui lui dit que c’est pas les cheeseburgers qui vont la tuer, mais les repas surgelés proposés par Jenny Craig et les bitcheries des groupies de Weight Watchers.

J’ai genre zéro honte de lire un livre sur les régimes et de bouffer de grosses saucisses au barbecue, parce que je sais déjà comment je vais brûler les calories : en sautant sur les matelas gonflables de tous les amis campeurs de mon frère, en nageant trois minutes avant de gueuler que je veux boire du rosé, et en baisant debout contre arbre dans la forêt.

Je n’oublie pas de me brosser les dents tous les jours et de me toucher aussi

août 2, 2010

Après avoir fessé sur une pinata Buzz Lightyear, je fais une super provision de bonbons, à manger devant un épisode de Glee – j’aime trop les tenues de petite fille parfaite de Quinn et la coupe mohawk de Noah Puck, mais je me branle le clito en pensant à aucun des personnages.

Branleur et tarte aux pacanes

juillet 27, 2010

Je prends la chatte d’Amandine dans mes bras : « C’est le plus beau chat du monde. » Elle met au four des tapas : « Ma mère dit que c’est le plus laid. » Elle ajoute « The ugliest cat. », pour le mec de sa colocataire. Il ne parle pas encore un mot français, depuis son arrivée d’Australie il y a deux mois. Il sourit, goûte un tapas, puis il me demande si je sais ce que signifie un wanker. Je dis : « C’est un branleur. » Le mec fait semblant de se crosser, et nous passons à la salle à manger.

Mes frères arrivent l’un après l’autre. Ils sont tout contents de voir Aurore, leur ex professeure privée en mathématiques quand ils avaient genre treize ans. Ma copine me présente son mec : « C’est Julien. Quand il était infirmier, il s’est déjà trompé de trou pour un lavement. » Je pense que Julien est extraordinaire, dès qu’il vide un sac de Doritos à saveur de cheeseburgers dans un gros bol vert lime. Amandine est toute gênée : « Damien ne peut pas venir, il fait du bénévolat dans un centre pour vieux messieurs alcooliques ce soir. » Je suis déçue, mais j’en profite pour faire dévier la conversation sur moi : « Vous ne devinerez jamais qui veut faire un trip à trois avec moi! » Je baisse la voix, pour pas que mes frères m’entendent et je me confie à Aurore. Elle s’étouffe en buvant une gorgée de rosé: « Je ne comprends pas comment tout ça t’arrive à toi. » Je soupire : « Je suis tellement la fille la plus sage du monde en plus, c’est juste cette année que je suis devenue limite drama queen. »

Je constate que je n’ai pas de coupe de vin. Je me lève et je fouille dans les armoires d’Amandine, trouvant un verre jaune avec un bonhomme sourire dessiné dessus. Je demande à Marky Mark de remplir mon verre parce qu’aucune fille ne doit se servir du vin elle-même. Je ne respecte pas toutes les règles de savoir-vivre, mais celle-ci est une de mes préférées. Je commence à parler de bites de chevaux, et Julien me dit que Vice a déjà fait un reportage vidéo sur des mecs qui baisaient des ânes. Je répète « Oh my God » et j’accompagne Philippe sur le balcon. Mon petit frère se roule un joint, il le fume en regardant l’appartement juste en face de celui d’Amandine. Nous espérons que la chick qui y reste décide soudainement de faire le ménage toute nue.

À table, Amandine raconte qu’elle a rencontré des Mexicains forcés à l’exil, et Julien parle d’une madame super connue à Sherbrooke, surnommée Madame Bouh. Elle a l’habitude de surgir aux arrêts d’autobus et de crier « Bouh! » aux gens qui y attendent. Marky Mark me reverse un peu de vin. La chatte d’Amandine saute sur mes genoux et mordille mon collier à pendantifs. Je chuchote à Marky Mark : « Peux-tu glisser un ou deux morceaux de tarte aux pacanes dans ma sacoche, please? »

Détails sur le trip à trois : http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-un-trip-a-trois-qui-ne-se-fera-pas

Allergies au yogourt grano et au voisin trop chaud

juillet 24, 2010

Au Starbucks, je caresse les plaques de foutre séché dans mon cou, et je tente de ne pas écouter la conversation de deux filles à côté de moi. Une raconte que la veille, elle a vu son voisin baiser une fille en uniforme de stripper-écolière dans le stationnement derrière son appartement, et l’autre dit qu’elle a décidé d’être allergique à la bouffe.

J’ai envie de leur demander comment elles se font d’aussi jolies tresses dans les cheveux, mais aussi si elles mouillent, en pensant au voisin et au yogourt grano qu’elles ne toucheront même pas.

Diadèmes et Sucettes et jumper de Guess

juillet 24, 2010

Vous savez y’all que j’aime me branler le clito, sucer, fantasmer sur le correcteur de teint qui camouflerait bien mes cernes, manger des cheeseburgers, prendre des bains moussants qui durent des heures, rêver à kidnapper tous les petits chiens que je vois, mais j’aime aussi me faire filmer en train de poser des questions savantes style « Quel est ton bar de danseuses préférées? » et « Est-ce que tu trouves que mes cheveux sont beaux? »

Avec Étienne Gervais, réalisateur de films de mariages musulmans, et auteur des Chroniques conjugales d’un mâle en mal de mots, j’ai commencé une webtélé, Diadèmes et Sucettes. Le but : Me promener le plus souvent possible avec un diadème sur la tête, et vous faire découvrir des trésors urbains, coquins, ou en fausse peau de crocodile.

Première capsule avec Matthieu Bonneau, un des proprios et fondateurs de L’Emporte-Pièce : http://www.youtube.com/watch?v=mXKRT9jPpw8&feature=player_embedded

J’ai besoin d’un gros truc dans ma bouche

juin 27, 2010

(C’est la face que je fais quand j’ai très très envie d’un popsicle fraise-kiwi et que je ne veux pas me lever pour aller le chercher moi-même comme une grande fille domestiquée et pas paresseuse.)

Soleil chaud et parfum aux sécrétions félines

juin 22, 2010

Je matche mes petites culottes à mes souliers rouges, et je bois deux cafés pour être aussi exaltée et top shape que Mariposalicious. Je me regarde dans la fenêtre du métro, je passe ma brosse Ariel-la-petite-sirène-bling-bling dans mes cheveux, et je sens un peu le foutre de mon mec couler contre mes cuisses que je tiens serrées.

Mariposa m’attend déjà, elle me hèle et je saute dans son automobile. Nous nous embrassons, j’étampe mon nez juif dans ses belles lunettes, et nous commençons à placoter souliers et vibrateurs. Elle me confie qu’elle voulait se mettre en robe, comme moi, mais que Tristan l’a avertie qu’elle devait s’habiller sagement, sinon il ne pourrait pas contenir ses érections. Son téléphone sonne, elle me demande de fouiller dans sa sacoche, et j’ai envie de répondre : « Assistante personnelle et petite pute de Mariposa, bonjour. », mais je n’en fais rien, je lui tends tout simplement son cellulaire mauve perlé.

Sa voix devient toute excitée, « Tristan, je ne me souviens plus comment me rendre à ton travail. », elle tourne dans une mauvaise direction, sur une route à sens unique, « Tristan, je vais tuer Mélodie Nelson, je ne veux pas me retrouver dans le Journal de Montréal pour une raison comme ça! ».

Tristan nous accueille dans le lobby. Il demande à Mariposa si elle aime sa nouvelle chemise, et elle le complimente. Elle me murmure ensuite : « Il sent aussi divinement bon. Sens son parfum, de Versace, je crois. » Nous croisons plein de beaux mecs en complet, et je demande à Tristan si un de ces mecs a besoin d’une gentille secrétaire. Mariposa intervient en disant que c’est Tristan qui a le plus beau petit cul, caché dans ses pantalons.

Sur la terrasse extérieure, Mariposa boit de la Vitamin Water pendant que moi je bois de la Red Bull Sugarfree, et que Tristan s’amuse à caresser nos jambes, pour juger de leur douceur. Nous parlons des invitations cocasses et des photos sexys que reçoit Tristan, il se sent tout gêné d’avoir reçu l’offre de dévierger une jeune vierge. Moi je dis que parfois des lecteurs me demandent si je connais un bon chirurgien pour faire allonger leur bite. Je fouille dans ma sacoche Guess, tout en parlant, et j’en sors une sucette au citron. Mariposa se moque : « Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de bonbons en vente à la cafétéria de ton travail, Tristan. »

Nous marchons, et je vois un boisé, près du stationnement des employés. Tristan m’apprend qu’il appartient à la compagnie, et qu’il n’y a pas de caméra à cet endroit-là. Je regarde Tristan, puis Mariposa, avec un petit sourire que mes copines de l’école secondaire qualifiaient d’indescriptiblement coquin (je vous jure, j’ai relu récemment, nostalgique, mon album de finissante du Collège de L’Assomption). Je leur demande si Mariposa s’est déjà faite défoncer contre un arbre, elle hausse les épaules, et je les invite à se rendre au boisé, je les attendrai, en terminant ma sucette, et en espérant que Tristan sente encore plus fort la mouille de Mariposa que le parfum Versace.

Blogue de Mariposalicious : http://infid-elle.blogspot.com/

Blogue de Tristan (j’adore quand il dit que je suis une fille assez bien pour être présentée à ses parents) : http://tristanheureux.blogspot.com/2010/06/de-la-belle-visite.html

Une gâterie avant pénétration

juin 11, 2010

Avec du rouge Crush de Rimmel sur les lèvres, j’achète des suçons Laura Secord au beurre pour ma maman, et je suce une sucette, le genre de sucette qui m’a déjà pénétré le cul. Je proteste pas à quoi que ce soit de sucré, que ça me fourre la bouche ou un autre trou.

Queue titanesque et burgers

juin 7, 2010

Le petit chou d’Anita fait la sieste, après avoir mangé des croquettes de poulet à la sauce aux fruits. Je peux enfin dire des gros mots et parler à Anita de Manuel Buci, de tampons, d’ongles trop longs pour jouer dans le cul d’un mec, d’Alexandre Le Grand, et du transexuel habillé crissement trop sexy en face de chez elle.

J’étire les jambes sur le fauteuil en cuir. Anita regarde mes pieds : « Un de mes ex m’a transmis son dégoût des pieds, il refusait même que nos orteils se touchent, c’est laids les orteils, Neil a des orteils poilus, et j’adore son poil, tu sais bien, mais sur les orteils, c’est vraiment dégueu. »

Je tente de la persuader de me laisser lui vernir les ongles, mais elle refuse. Elle me promet qu’après avoir accouché, dans une dizaines de jours, je pourrai la transformer en pouliche. Anita dit qu’elle a trop envie de se faire baiser dans tous les trous, elle a hâte d’accoucher et de porter ses soutifs d’allaitement, et d’écarter les jambes. Elle me raconte que la dernière fois qu’elle a fait jouir son mec, c’était sur le fauteuil ou je suis assise, elle écoutait une émission sur les burgers, et Neil a sorti sa grosse queue titanesque, et elle l’a crossé, tout en salivant devant les burgers : « J’avais oublié que son sperme était parfois gélatineux comme genre de la morve. »

Elle lèche ses doigts, comme elle avait fait devant Neil, et je sens mes tétons durcir dans mon t-shirt Alice au Pays des Merveilles.