Aimée Verret, je la connais depuis l’époque où je portais des soutifs extra rembourrés et des nuisettes pour me rendre à mes cours de création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. Toujours en train d’écrire des poèmes pour une revue, ou de se teindre les cheveux en rouge-mauve-platine, ou de parler de son amour des Gilmore Girls et de Family Guy, elle m’a fait craquer, lors d’un cours de danse contemporaine. Même si nous n’avons pas fait des trucs cochons sous la douche, dans les vestiaires, après les cours de danse contemporaine, je l’adore et je veux qu’elle soit mon amie forever and ever.
Je suis très très très heureuse pour elle, car elle vient tout juste de publier son premier recueil de poésie, aux éditions Triptyque : Ce qui a brûlé.
Mélodie Nelson : Pourquoi écris-tu de la poésie ?
Aimée Verret : Parce que je trouve ça trop compliqué d’écrire de la narration, j’ai l’impression de faire du remplissage, alors qu’en poésie, on peut tout superposer et laisser le lecteur faire le gros du travail. 😉
MN : Quelles sont tes inspirations et qui sont tes modèles ?
AV : Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’inspirations, mais je lis beaucoup de poésie québécoise contemporaine, je surveille les recueils qui sortent. J’adore Renée Gagnon, mais ce que je fais est assez différent. J’admire aussi Bukowski parce qu’il est capable de nous parler de choses complètement triviales, voire abjectes, et de rendre ça beau rien qu’avec des mots ordinaires. Tout le monde peut lire du Bukowski.
MN : Mouillais-tu genre en secondaire deux quand tu regardais les photos d’Émile Nelligan ?
AV : C’est-tu moi ou Émile Nelligan était comme le plus bel homme du monde? Avec ses cheveux dépeignés… Wouah, tellement mon genre.
MN : Est-ce que tu écris habillée ou toute nue ou déguisée en Bella de Twilight ?
AV : Ça dépend des fois, j’ai pas de rituel. Comme j’écris souvent dehors, je suis habillée la plupart du temps! Et je ne me déguiserais jamais en Bella, c’est pas mon genre d’avoir l’air de m’emmerder et au bord du suicide.
MN : Comment c’était la première fois que tu as baisé ?
AV : Bien, c’était pas très mémorable parce que je me rappelle pas vraiment. Je sais c’était avec qui (au moins!) et je sais que j’ai saigné genre les 5 premières fois… Pas des super bons souvenirs, finalement! Heureusement, ça a bien changé depuis!
Blogue d’Aimée : http://toutmefaitchier.wordpress.com/






