Archive for the ‘copines extras’ Category

En demande: sosie d’Émile Nelligan à dépeigner dans un lit

septembre 21, 2010

Aimée Verret, je la connais depuis l’époque où je portais des soutifs extra rembourrés et des nuisettes pour me rendre à mes cours de création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. Toujours en train d’écrire des poèmes pour une revue, ou de se teindre les cheveux en rouge-mauve-platine, ou de parler de son amour des Gilmore Girls et de Family Guy, elle m’a fait craquer, lors d’un cours de danse contemporaine. Même si nous n’avons pas fait des trucs cochons sous la douche, dans les vestiaires, après les cours de danse contemporaine, je l’adore et je veux qu’elle soit mon amie forever and ever.

Je suis très très très heureuse pour elle, car elle vient tout juste de publier son premier recueil de poésie, aux éditions Triptyque : Ce qui a brûlé.

Mélodie Nelson : Pourquoi écris-tu de la poésie ?

Aimée Verret : Parce que je trouve ça trop compliqué d’écrire de la narration, j’ai l’impression de faire du remplissage, alors qu’en poésie, on peut tout superposer et laisser le lecteur faire le gros du travail. 😉

MN : Quelles sont tes inspirations et qui sont tes modèles ?

AV : Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’inspirations, mais je lis beaucoup de poésie québécoise contemporaine, je surveille les recueils qui sortent. J’adore Renée Gagnon, mais ce que je fais est assez différent. J’admire aussi Bukowski parce qu’il est capable de nous parler de choses complètement triviales, voire abjectes, et de rendre ça beau rien qu’avec des mots ordinaires. Tout le monde peut lire du Bukowski.

MN : Mouillais-tu genre en secondaire deux quand tu regardais les photos d’Émile Nelligan ?

AV : C’est-tu moi ou Émile Nelligan était comme le plus bel homme du monde? Avec ses cheveux dépeignés… Wouah, tellement mon genre.

MN : Est-ce que tu écris habillée ou toute nue ou déguisée en Bella de Twilight ?

AV : Ça dépend des fois, j’ai pas de rituel. Comme j’écris souvent dehors, je suis habillée la plupart du temps! Et je ne me déguiserais jamais en Bella, c’est pas mon genre d’avoir l’air de m’emmerder et au bord du suicide.

MN : Comment c’était la première fois que tu as baisé ?

AV : Bien, c’était pas très mémorable parce que je me rappelle pas vraiment. Je sais c’était avec qui (au moins!) et je sais que j’ai saigné genre les 5 premières fois… Pas des super bons souvenirs, finalement! Heureusement, ça a bien changé depuis!

Blogue d’Aimée : http://toutmefaitchier.wordpress.com/

Aventures à L’Assomption Part Trois : Watatatow et la Vierge

septembre 20, 2010

Tous les anciens élèves sont invités à visiter les locaux ou ils ont laissé de la gomme sous les pupitres. Je marche avec des copines, trop saoule, rigolant pour rien et lisant La Huitième Gorgée, de Valérie Carreau, dès que je trouve ça plate, être debout à regarder des murs beiges.

(Il n’est pas nécessaire de boire pour apprécier La Huitième Gorgée. C’est touchant, ça fait parfois frissonner comme le bruit d’une craie sur un tableau, et c’est vrai que le style fait Raymond-Chandler-se-déguise-en-Martha-Stewart.)

En descendant dans la crypte, ou plein d’anciens prêtres sont enterrés, Magalie me raconte comment elle a rencontré son mec : « Je venais de déménager en Gaspésie. De la fenêtre de mon bureau, je voyais un gars de la construction qui avait une super belle paire de fesses. Un de ses amis nous a suggéré de luncher ensemble et depuis nous avons deux enfants. J’ai accouché il y a trois mois, c’est pour ça que je suis encore grosse. » Je lui dis qu’elle est toute rayonnante, et c’est vrai, elle a l’air vraiment heureuse et bien et ça me donne trop envie de donner des calins à tout le monde, de voir quelqu’un de sincèrement heureux et bien. Je m’approche d’une statue de la Vierge Marie, je dépose un verre de vin comme offrande à ses pieds, je l’entoure de mes bras, et fuck, je la fais basculer de son socle. J’ai peur intensément pendant trois secondes et une gentille copine m’aide à la soulever et à la replacer : « Mais euh tu as brisé son chapelet. »

De retour dans la salle ou nous avons mangé des pâtes noyées dans de la sauce fluo, une des organisatrices de la soirée, vêtue d’une jolie robe crème, annonce des concours : « Faut que vous chantiez la chanson de Watatatow! » et « Faut que vous me nommiez des poètes que nous avons étudié dans nos cours de français! » Elle ne me croit pas quand je dis que nous avons analysé Rimbaud. Trop saoule, je commence à frustrer et à faire le gros bébé : « Mais le professeur avait adoré mon analyse du poème Voyelles. Et nous parlions de Jean Leloup et de Nadine Bismuth ensemble.» De peur que je recommence à crier « Salope! » comme une heure plus tôt, elle accepte que je sois la surdouée des souvenirs de poètes étudiés.

Vanessa me propose d’appeler mon frère pour qu’il vienne nous chercher, parce qu’elle est en manque de Sudafed, et que moi j’ai l’air trop white trash. Nous sortons de la salle, ou une secrétaire nous attend, souhaitant que nous signions le livre d’or du Collège. Je fais pas trop attention, et je signe Mélodie Nelson, sur le tiers d’une page, avec un cœur sur le i. La madame commence à me disputer parce que j’ai écrit trop gros mon nom et je n’en reviens juste pas, de me faire critiquer sur ma signature, je lui réponds des conneries – oubliées depuis, thank God – . Vanessa me prend le bras, et m’entraîne à l’extérieur du Collège. Deux mecs me parlent de génie civil, de mon image sur Twitter et de feux d’artifices. Je me calme et je suis Vanessa, jusqu’à l’auto de mon frère, qui nous attend, à la sation-service.

Nous allons reconduire Vanessa, puis je supplie Philippe de s’arrêter au McDonald. Nous nous rendons finalement au Tim Hortons. Je me sens tout à coup super bien, encore saoule, mais en sécurité, dans ma petite bulle à moi, à écouter mon frère parler de Jack Daniels et de la Russie, et j’oublie mon beigne extra costarde dans son automobile.

Fin des aventures à L’Assomption – De retour aux séances de masturbation demain.

Aventures à L’Assomption Part Deux : le cheerleading et des filles qui ont marié des mecs pas beaux mais capables de leur payer de grosses poussettes

septembre 20, 2010

Vanessa et moi nous nous trompons trente fois de portes, avant de pousser celle sous la devise magique et humble de mon ancien Collège privé, Parare Domino Plebem Perfectam. Une cinquantaine de nos camarades y sont en train de boire lentement du vin dans des verres en plastique transparent. Je salue extatique une copine devenue enseignante et j’embrasse un mec barbu aux jolis yeux – pas revu de la soirée, damn – . Je commence à me demander si je n’aurais pas dû rester chez moi à me crosser et à écouter Breaking Bad quand je vois une fille à la voix gravement chiante et aux fesses inexistantes. Revenir au Collège, dix ans après avoir passé tous mes cours, m’oblige quasi à redevenir une gamine-insécure-à-la-rage-dissimulée-dans-des-soquettes-blanches.

Dans les corridors, je vois des photos de l’équipe de cheerleading : « Wouah j’aurais trop aimé en faire partie! Ça n’existait pas à notre époque! » Une rouquine m’approuve. Je discute de bébés, de concours de beauté, de brûlures causée par des pogos, de putasserie et d’organismes sans but lucratif, tout en présentant mon Calinours porte-bonheur à une dizaine de personnes. Ça me dérange pas de me faire poser des questions sur mes ex clients, mais je tourne la tête, étourdie par un troisième verre de vin, ou la sensation d’être définitivement au mauvais endroit, quand un professeur me dit « Tu es notre Nelly Arcan à nous. »

Après un buffet tellement mauvais qui m’a donné juste envie de plus boire plutôt que de goûter à des pâtes noyées dans de la sauce fluo, je vais à la salle de bain. Six-sept-mille (elles sont toutes pareilles) filles bloquent l’entrée. Je dis un truc comme « Vous venez de vomir vos calories, vous pouvez aller parler de vos poussettes super cool ailleurs que dans les toilettes. » Six-sept-mille (elles sont toutes pareilles) filles se caressent les cheveux, de la main gauche, et font comme si je n’existais pas. Je commence à parler de tampons avec Vanessa. Magalie dit qu’elle est déçue parce que les grafitis qu’elle avait dessinés à treize ans n’existent plus et elle ajoute qu’elle n’accepte pas comme amies Facebook les six-sept-mille (elles sont toutes pareilles) filles qui lui ont déjà demandée si elle aimait son manteau d’hiver, à quoi elle avait répondu oui, et les pétasses avaient fait une face de dégoût total. Genre la face que je ferais si j’étais leur esthéticienne.

Aventures à L’Assomption Part One : tracteurs et armes à feu

septembre 20, 2010

Mon frère Philippe vient me chercher dans le stationnement du centre commercial de Place Versailles. Je suis avec Vanessa, à parler de ma robe qui m’empêche de respirer sinon elle va se déboutonner all the way down jusqu’à ma petite culotte, et du rêve étrange que j’ai fait la veille.

(Dans mon rêve, j’étais chez mes parents et j’avais invité des copines de l’école secondaire à faire un débat « Pour ou contre les armes à feu? ». J’étais pour et je me moquais de celles qui étaient contre, même si leurs arguments étaient bons. Nous nous sommes toutes changées dans ma chambre. Rendues au pré-conventum dans des robes de mariées cheap, nous avons pique-niqué dans le stationnement et une fille tentait de nous convaincre qu’il fallait manger de la guimauve et du chocolat pour ne pas avoir mal à la tête le lendemain.)

En fouillant dans ma sacoche, à la recherche de sucettes, j’apprends à Philippe que Claire, son ex, a fait un gros accident d’auto lors d’un festival de country. Il me demande si elle est blessée, je hausse les épaules, et il me demande si mon Premier Mari va se rendre au pré-conventum du Collège de L’Assomption. Je réponds que je suis sûre que non. Vanessa avale un comprimé de Sudafed : « Est-ce que je vais pouvoir boire même si je prends des médicaments? » Je dis que j’ai même pas envie de boire, moi, et que j’ai hâte de voir si un de mes profs préférés a encore les cheveux frisés.

Sur la route, nous croisons un mec sur un tracteur, et des vaches. Je suis aux anges. Je me souviens des après-midis d’examens scolaires, en juin, ou je me rendais du Collège à chez moi en traversant des champs de maïs avec Amandine et Aurore. Nous nous arrêtons au dépanneur d’une station-service, le temps que je fantasme sur les Red Bull sugar free et que Vanessa s’achète des tampons.

Un anniversaire célébré avec des friandises et des bières blondes

septembre 18, 2010

Pédicure et verre de rosé

Je croise le mec d’Anita sur la rue Mont-Royal, il me dit qu’il va acheter une pizza et des frites. Je retiens rien de ce qu’il dit et je vais acheter de la vodka à la SAQ et du jus d’orange dans un dépanneur tout proche. Des filles en jupes de collégiennes traversent la rue. Je caresse un chat gris et jaune, devant l’entrée de l’appartement d’Anita. Je sonne, je ramasse une contravention à payer, et je retire mes souliers dans l’escalier recouvert de tapis.

Anita me montre ses pieds : « Tu vas être fière de moi, je me suis faite une pédicure pendant la sieste de la petite. » Je lui souhaite un joyeux anniversaire, elle a vingt-et-un an aujourd’hui. Je suis super jalouse d’avoir une copine plus féline, plus fertile et plus jeune que moi. Elle s’asseoit dans son canapé et commence à se tirer du lait : « Je sais qu’ils sont beaux mes mamelons tout pâles. » Une copine d’Anita, de retour du Pérou, me tend un verre de rosé. Elle dit qu’elle aurait adoré adopter plein de Péruviens et s’acheter plus de bracelets en écorce d’arbres exotiques.

Bruits de vibros bizarres

Sophie, une barmaid enceinte, s’asseoit avec difficultés et trouve un vibro avec des perles, sous un coussin du canapé. Anita ne rougit même pas : « C’est le pire vibro ever. Si tu appuies sur ce bouton-là, tu peux même entendre des cris de femmes qui jouissent. Turn-off total. » Anita l’avait acheté lors d’une soirée de sextoys-et-huiles-à-massages-sensuelles-qui-puent-à-vendre chez elle. Elle avait reçu gratuitement un film porno avec des asiatiques et des grannies cochonnes. Moi j’avais essayé un costume cheap de dominatrice et je m’étais acheté le plus vibro framboise du monde entier.

Anita s’ouvre une bouteille de Breezer à l’ananas et nous dit de la suivre dehors. Nous nous rendons au bar Chez Baptiste, en buvant chacune des gorgées de son drink calorique. Anita me dit que ses deux amies ont déjà eu les cheveux complétement rasés, comme elle, et je fais les gros yeux, incapable de m’imaginer faire autre chose à mes cheveux que de les teindre, les lisser, leur foutre des rallonges capillaires et les attacher en gamine.

Schnolle ça veut dire couilles

Une autre copine d’Anita vient nous rejoindre, suivie par Léo, un mec que j’adore immédiatement parce qu’il répète le mot schnolle dix fois la minute. Nous buvons des bières blondes, et Sophie un truc pas bon sans alcool. Anita prend des photos de moi et de ma grosse langue et moi je lui pointe une bachelorette. Son t-shirt blanc American Apparel est recouvert de pastilles Lifesaver multicolores. Elle est accompagnée par deux brunettes. L’une d’elle fait un clin d’œil à Anita : « Tu veux croquer un bonbon? » Nous demandons combien ça coûte. Elle explique que ça dépend celui qu’on choisit, les pastilles collées direct sur les tétons de la bachelorette coûtent plus cher. Anita dit : « Combien? Combien? »

Mamelon au Lifesaver

Sophie donne dix dollars à la bachelorette pour qu’Anita lui suce un mamelon. Je suis toute excitée, j’applaudis. Les mecs près de nous, sur la terrasse du bar, regardent sans rien dire, bandés mais presque gênés. Je commande une autre bière blonde. Nous parlons de mecs qui prennent des queues dans le cul tout en étant hétéros et de mafiosos. À une heure du matin je commence à pleurnicher : « Je veux un chien. Je veux un chien. » Anita prend le verre d’eau de Joseph, qui est en train d’énumérer les raisons pour lesquelles il se retrouve dans un des personnages de branleur de Philip Roth. Anita m’embrasse : « Il est tard. Tu devrais prendre un taxi pour rentrer chez toi. Je te raconterai demain qui a frenché qui et qui a bitché qui. »

Séance de gros orteils vicieux sous la table

septembre 9, 2010

Une histoire d’infidélités, de croustilles pliées et de danseuses qui fouettent gaiement, ça vous tente?

Lisez-moi et dites-moi si vous avez déjà osé être infidèle ou si jamais-jamais-jamais vous ne laisserez quelqu’un d’autre que votre tendre moitié vous chatouiller la craque de fesses : http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-une-copine-infidele-et-hot-as-a-polka-dot

Les mariages encouragent les pipes dans les toilettes

septembre 7, 2010

Invitée par Betty à la réception de mariage de sa copine Estelle, je joue avec mes cheveux trente minutes, pour finalement les attacher, et je chante des chansons de Britney Spears pour me mettre dans un mood joyeux. J’aurais préféré rester chez moi à mettre trop de colorant dans mes mélanges de glaçages à cupcakes, mais parfois je tente de me persuader que je suis pas si nombriliste et je choisis de m’habiller sexy pas juste pour mon miroir et une sortie dans un bar.

Au Château Vaudreuil, mon mec demande à l’accueil dans quelle salle se trouve la fiesta. Nous longeons un long corridor, pour finalement arriver dans une salle vide. Un peu découragés, nous allons directement au bar, pour prendre un drink avant d’attaquer à nouveau la réceptionniste. Je regarde la télévision qui diffuse un bulletin de nouvelles, et je commence à caresser distraitement la queue de mon mec. Un gardien de sécurité s’approche de nous, j’ai peur qu’il me prenne pour une pute en manque de clients, alors j’arrête de tenter de faire jouir mon mec dans ses pantalons.

Des couples de genre quatre-vingt ans se précipitent sur le dancefloor quand une pianiste commence à jouer des chansons de Céline Dion. Ça me déprime grave, alors je prends la main de mon mec, je fais un grand sourire au gardien de sécurité, et je dis : « J’ai oublié le numéro de téléphone de Betty. Soit on fait le tour de toutes les salles de réception, soit je te branle dans ton auto, en espérant que les autres conducteurs sur la route voient le facial que tu vas me donner. »

Nous croisons finalement Betty avec un bébé dans les bras : « Look at her! It’s Estelle’s daugther! Je veux la kidnapper et lui construire une maison en bonbons! » Nous suivons Betty et ses fesses bien rondes jusqu’à la salle de réception, ou il y a des gros lustres accrochés au plafond. Ça me rappelle un peu la salle de mon bal de finissants du Collège de L’Assomption. Un monsieur joue de l’accordéon, une madame joue du violon, j’ai mal à la tête en crisse, et je pense à mon colorant à cupcakes tristement.

Je demande à mon mec de partir, je lui promets la meilleure pipe de sa vie, mais il veut rester. Il aime les verres en plastique remplis de vin rouge et faire semblant d’être le premier mari d’Estelle. Je me débrouille pour retirer ma petite culotte et la déposer dans sa main, il s’en moque, il apprend à parler italien avec le cousin du meilleur ami d’Estelle.

Je vais à la salle de bain pour me remaquiller, en espérant trouver une fille qui va me filer de l’aspirine pour oublier mon mal de tête. Je regarde mes cheveux, je les trouve trop beaux et brillants dans le miroir, je commence à danser comme si j’avais une chanson de Stromae dans la tête. J’entends des bruits étouffés, dans une cabine de salle de bain, je pense que c’est quelqu’un qui se moque de moi, alors je monte sur une cuvette de toilette, pour connaître l’identité de la personne qui n’est pas excitée par les mouvements de mes bras.

Je vois Betty, elle suce un mec qui a les yeux fermés. Assise sur la cuvette, elle a les jambes écartées, et sa robe rouge satinée est froissée, tachée par du champagne ou du fixatif à cheveux ou de la salive. Je ne réussis pas à deviner sa chatte, elle est cachée, par le corps de Betty, penchée, vers la queue du mec aux cheveux foncés. Je reste dans la cabine à côté, ne sachant pas si je vais réussir à jouir en me branlant, maintenant. Je me pince le clitoris, à travers le tissu de ma petite culotte. Je rêve que je suce moi aussi, les lèvres bien glossées et douces.

Presque vierge depuis trois ans

août 31, 2010

Vêtue d’une robe marine avec des feuilles d’arbres japonais imprimées sur le tissu, je demande à une caissière cute, à la pharmacie Jean Coutu, devant le métro Jarry, la direction pour aller sur la rue Saint-Hubert. Elle mâche sa gomme en me répondant.

Je marche jusqu’à chez Rita, une fille aux yeux de biche presque timide, à la taille magnifiquement ajustée dans une robe noire et aux cheveux coiffés style Audrey Hepburn. Isadora célèbre son anniversaire le même jour que deux autres de ses copines et je les rencontre pour la première fois ce soir.

Je bois une boisson énergétique parce que je veux rester sage et respecter ma diète de joggeuse. Des mecs arrivent après moi, ils ressemblent tous à Jésus, ou à Premier Mari, avec leur barbe de hippie-ou-d’adorateurs-de-musique-métal. Une fille tatouée d’un superbe éléphant dans le dos me présente tout le monde, mais j’écoute pas les noms parce que je pense trop aux verres de rosé que je ne boirai pas.

Des filles se caressent les épaules en s’excitant pendant que je mange des jujubes à la canelle en forme de bouche. Raphaëlla commence à danser. Isadora dit qu’elle va se shaker les seins seulement si une chanson des Pussycat Dolls joue. Moi je parle de quelle chanson de Madonna je préfère, avec Lorelaï, une fille qui me fait penser à une barmaid du 701.

Elle me dit qu’elle recommence bientôt ses études en architecture et elle me demande si je suis une étudiante aussi. Je lui raconte que je viens de publier un livre sur mon expérience d’escorte. Elle entend « douze ans » quand je lui dis que j’ai fait la pute pendant deux ans, et nous rigolons. Lorelaï me confie qu’elle n’est pas capable de baiser avec un mec qu’elle trouve juste beau, elle doit absolument le trouver super intelligent sinon elle ne mouille pas. À cause de ça, elle n’a pas baisé depuis trois ans. Je n’ose pas lui demander comment elle fait, si elle se touche le clitoris compulsivement, si elle regarde plus de films pornos que moi ou si elle a même oublié la sensation de couilles poilues qui frappent contre sa chatte. Je lui souhaite un gentil professeur mignon et cultivé, et elle me remercie, avant de se lever et de danser sur If U Seek Amy.

Critique de moi-en-tant-que-chick-moitié-glamour-moitié-underground : http://www.adproductions.ca/esculture/?p=168

À la recherche d’une gentille baby-sitter qui ne sent pas le pot

août 30, 2010

Devant un vieil épisode de The Hills, sa petite fille endormie contre un de ses seins, Anita me confie qu’elle est super fatiguée ces temps-ci et qu’elle avale moin souvent le foutre de Neil. Distraite, je lui dis que je fais boire à mon mec des tisanes MCOT à la rose, à la lavande et au jasmin et que ça n’a jamais été aussi jouissif de le sucer maintenant que son sperme garde un petit goût de tisane apaisante.

Elle prend une gorgée de mon verre de jus d’orange et vodka : « J’ai vraiment hâte qu’il me rentre sa grosse queue titanesque dans le cul. » J’arrête de regarder Heidi Montag-quand-elle-avait-pas-eu-ses-douze-chirurgies. Elle continue : « L’autre fois j’étais un peu saoule et il a essayé de me pénétrer le cul, mais le lubrifiant était dans une de nos boites de déménagement alors j’ai réussi à gueuler comme une folle que je voulais pas qu’il me baise mais que je pouvais lui faire goûter mon lait maternel. »

Je lui reprends mon verre de jus d’orange et vodka : « Ça doit être trop difficile de se faire sodomiser quand ta petite fille est dans l’autre pièce. J’aurais peur de la réveiller en criant. » Anita dit : « Je vais bientôt lui trouver une bonne baby-sitter pour laisser Neil m’ouvrir le cul toute une soirée. Mais ce sera pas la fille de dix-sept ans qui habite à l’autre étage. Ses amis ont tous les cheveux longs et ils sentent le pot et l’autre jour je les ai entendus se demander ce que ça signifiait, la polygamie. »

Aventures londoniennes et sensibilité des tétons

août 30, 2010

Je redescends mon t-shirt rose sur mes hanches quand je vais aux toilettes. Mes seins sont too much hot, mais je sens que ma silhouette est moins belle avec mon t-shirt qui me remonte jusqu’au nombril entre deux gorgées de Skinny Vanilla Latte. Devant la glace, je me répète ce que la maquilleuse MAC m’a dit la semaine dernière, « Tu as des cils bénis des dieux et une peau vraiment trop rouge, pauvre chouette. », je me repeigne un peu, et je retourne m’asseoir à une table du Starbucks sur Mont-Royal.

Fabrice est en train de lui raconter la dernière liaison d’un professeur de poésie avec un plombier. Je l’interromps parce que j’aime interrompre les histoires pour qu’elles durent plus longtemps et je lui demande s’il voit encore Emmanuelle, une fille qu’il fréquentait il y a deux-trois ans. Avant qu’il ne réponde, je lui avoue que j’ai fouillé sur son cellulaire et que j’ai vu son numéro : « J’étais vraiment déçue de pas trouver de textos cochons en tout cas. »

J’arrête pas de frapper accidentellement la jambe de Misha parce que nous sommes trop proches l’une de l’autre et j’écoute Fabrice nous raconter qu’il vient tout juste de la revoir, après un an de je-ne-veux-pas-te-revoir-parce-que-tu-es-still-trop-nombriliste-et-folle-pour-moi-et-que-tu-me-fais-chier. Il explique qu’il ne l’avait pas revu depuis qu’elle était revenue de Londres : « Elle faisait un stage dans un musée d’art contemporain et elle était hébergée par son employeur. Elle a baisé avec lui, dans son lit, et son épouse les a surpris comme ça, nus sous son toit. Emmanuelle m’a appelé à une heure du matin pour me raconter tout ça et je me souviens pas de ma réaction sauf que je lui ai dis qu’elle ne serait plus la bienvenue chez moi. »

Je dis « Oh mon Dieu. » et Misha, elle, fait juste me demander si je suis sensible pour vrai des tétons, parce qu’elle, elle ressent absolument rien quand elle se fait toucher-pincer-mordre les tétons.