Archive for the ‘Alexandre La Graine’ Category

Mon rêve 2009: être une MILF fatale

janvier 28, 2009

musique: Arielle Dombsale, Darling je wous aime beaucoup

breuvage: L’Indécente, au St-Buck

Découverte de la journée: Une recherche scientifique récente démontre que les mecs qui réussissent super bien en mathématiques et en expression orale ont plus de spermatozoïdes. En plus, leurs spermatozoïdes se meuvent plus facilement et rapidement, se dirigeant direct vers l’ovule en manque de fécondation.

Je trouve ça génial, et réconfortant, parce que depuis trois-quatre mois, j’essaie d’avoir un ventre gros comme la planète Terre, et ça fonctionne pas trop. Je prends trop de bains moussants et chauds ou je bois trop, peut-être. Mais whatever, c’est pas du côté d’Alexandre Le Grand le problème parce qu’il est brillant-brillant et qu’il a justement une maîtrise en mathématiques. Faut vraiment que je continue à baiser trois fois par jour…et à diminuer les boissons alcololos.

Photographier les geais bleus, je laisse ça à d’autres

janvier 26, 2009

La première fois que je me suis faite photographier toute nue, j’avais encore jamais vraiment feuilleter un Playboy ou un Hustler, je savais pas si j’étais supposée sourire, ou avoir un air boudeur, si mes yeux devaient être chastement à moitié fermés ou curieux grands ouverts. J’avais pas mangé pendant une journée, pour avoir le ventre extra plat et dans les photos, c’est la seule chose qu’on remarque, mon ventre quasi concave, et aussi, en arrière-plan, une grange. Photo porno qui donne finalement dans le pastoral. Pas bandant.

Alexandre Le Grand me prend en photos à tous les mois, ou il nous filme, souvent souvent. Quand j’attends son retour du travail, je m’habille en infirmière et je prends une photo et je lui envoie par courriel et je lui fais remarquer l’application parfaite de mon ombre à paupières, et comment le flash rend mes seins presque tridimensionnels. Vendredi dernier, après qu’il m’ait prise en photo avec mes bottes en latex noires et un sac de Cheetos entre les jambes, j’ai jeté ma robe sur le fauteuil et il a projeté, sur grand écran, un de nos films d’amoureux obsédés. Alexandre Le Grand a la queue serrée dans ses pantalons après deux secondes de moi étendue sur le lit, déguisée en bunny girl. Moi ça me prend plus que deux secondes pour mouiller, je commence toujours par trouver mes seins bizarres, quand je suis sur le dos, je les trouve trop écartés, mais à l’écran je les prends et je les serre l’un contre l’autre et je vois le corps d’Alexandre qui s’approche et je l’entends me donner des ordres, et je trouve ça excitant. Mon Alexandre Le Grand pousse une chaise vers moi pour que je m’appuie dessus, et il me prend, pendant que nous nous regardons à l’écran, et c’est beau, et étrange de jouir, en différé, quelques secondes après m’avoir vu la bouche ouverte, râler, à la télévision.

Si vous n’avez jamais pris de photos coquines de vous, ou fait un petit film sympa,  à regarder à 80 ans pour vous souvenir de votre corps d’enfer a long long time ago, c’est correct, ce n’est pas obligatoire dans une vie de faire la collection de clichés salaces. (Pour moi, c’est inévitablement obligatoire, parce que je n’ai pas de balance et me voir toute nue me permet de juger si je suis pretty ou non, et aussi parce que je trouve ça trop cool de montrer mes photos à tout le monde, une fois que je suis bien soule et que je souhaite me pimper.) Si vous voulez toutefois commencer à filmer vos ébats, faut fixer des règles de base.

COMMENT SE LA JOUER AMATEUR SEXY

1. Il ne faut pas se planifier un avenir en politique. Si vous désirez films pornos et siège au Parlement, pensez plutôt à l’Italie, pas au Canada.

2. Se raser une heure avant le tournage ou la prise de photos. Le poil n’a pas le temps de refaire apparition et la peau perd toute trace de rougeur. Oh et c’est pas juste pour les filles : une bite trimée paraît toujours mieux sur film que des couilles perdues dans des poils trop longs.

3. Se pratiquer devant le miroir à faire des faces cochonnes. Parfois mieux vaut faker et s’inspirer des vraies star de la porno qui même en jouissant n’ont pas l’air de petit porcelet en rut, mais de fabuleuses femmes prêtes à recevoir des amis pour souper après.

4. Ne pas croire que l’amour c’est toujours pour toujours. Moi et Alexandre Le Grand, c’est écrit dans nos lignes de main, on va rester ensemble jusqu’à notre mort, écrasés par un bol de toilette qui tombera du ciel. Donc, bref, si vous n’êtes pas moi, mieux vaut donner les copies du film et des photos à la fille du couple. Désolée, mais un mec dans un film de cul amateur, c’est toujours cool, et une fille, même en 2009, ça fait toujours honteux et salope, quand l’ex petit-ami décide de mettre les séances de baise disponibles pour tous sur le web.

5. Ne pas commencer le film ou la prise de photos déjà tout nue. Se choisir de la lingerie qui nous fait sentir belles et excitantes, ou des caleçons à motifs de zébrures, permet de prendre des photos réalistes, rigolotes et plus sentimentales qui si on choisit de faire direct du bang bang.

6. Ne pas se filmer en se rentrant un concombre dans le cul, sur le balcon, si les voisins ont des enfants de moins de dix-huit ans.

7. Porter une attention particulière à l’éclairage. Les chandelles c’est peut-être votre truc, mais sur caméra, vous n’y verrez rien, ce sera barbant.

8. Ne pas penser devenir une star juste parce que vous avez une collection de vos ébats. Ëtre une vraie pornstar, ça demande plus que des gros seins ou une queue aussi large qu’une canette de coca. Faut être capable de jouir sur commande, devant vingt intrus. Et accepter que maman et papa sauront un jour que leur fille chérie ne travaille pas comme professeure de chant classique, mais comme entertainer pour adultes avertis.

9. Ne pas manger épicé.

10. Soyez quelqu’un d’autre devant la caméra! Soyez plus pervers ou aguichante! Jouez! Sortez les foulards que vous portez habituellement autour de votre cou et nouez-les autour des poignets de votre amant. N’importe quoi, mais ayez du plaisir! Ou sinon, brûlez la caméra ou l’appareil-photo et menacer l’autre de dévoiler son penchant pour les concombres dans le cul s’il répète à qui que ce soit vos pratiques enregistrées.

Mamelons poilus, shooters de tequila et cravache

janvier 15, 2009

 

 

Dans le Cosmo du mois de décembre ou du mois de janvier, entre un article sur what his hair says about him et what his shower style reveals, et des infos fascinantes comme les-mecs-qui-ont-des-yeux-bleus-choisissent-souvent-des-femmes-aux-yeux-bleus-comme-ça-s’ils-ont-un-bébé-et-qu’il-n’a-pas-les-yeux-bleus-les-mecs-savent-tout-de-suite-que-leur-femme-est-une-salope-traître-pétasse-infidèle, il y avait un forum sur les turn-off et les turn-on des mecs glandeurs. Beaucoup disait que les party girls c’est pas bandant car les mecs veulent pas d’une fille qui avale plus rapidement qu’eux des shooters de tequila. Les mecs glandeurs disaient aussi que les vêtements trop sexy c’est à éviter car peu de filles ont l’air confo dans des minijupes qui dévoilent la couleur de leur petites culottes à chaque croisement-décroisement de jambes (moi je le suis, pour vrai de vrai, confo dans des minijupes qui montrent le début de mes fesses et dans des robes qui laissent popper un mamelon à chaque heure, mais genre, dans des circonstances particulières, pas au travail et pas avec les beaux-parents). Dans le Cosmopolitain, les mecs glandeurs qui s’appellent tous Tim ou Dan ou Tom étaient d’accord pour dire qu’ils n’aimaient pas trop que les autres mecs glandeurs regardent leur petite copine, donc vraiment, exit exit les minijupes après l’entente de monogamie obligatoire.

 

Alexandre Le Grand, lui, tant que je mets quelque chose de vraiment salope, il est heureux, tant mieux si les mecs me regardent et que les filles veulent caresser le tissu de ma robe. La seule chose qui le tourne à off, chez les girls, c’est les mamelons trop poilus (ce qui n’est pas mon cas, permettez-moi d’insister là-dessus, mes mamelons sont très corrects, très moyens, pas poilus et d’une couleur très normale aussi). Tandis que les mecs de Cosmo proclamaient que les turn-on ultimes étaient un sens de l’humour, un appétit monstre, un café servi au lit tous les matins et une fille sympa avec les autres filles (pas de griffes sorties, allez, faites-vous des bisous), Alexandre Le Grand aime tout ce qui est propre et qui ne pleure pas avant d’ouvrir la bouche. Mon frère Marky Mark, le gros immoral, a dit qu’il n’avait aucun turn-off et je lui ai dit ewwwww, tu baiserais même une fille qui a du pue entre les dents et un clito de quinze centimètres? Il ne m’a pas répondu.

 

Betty porte rarement des culottes et des soutifs

 

C’était l’anniversaire de Betty lundi, j’ai passé la journée avec elle, c’était trop chouette, elle s’est acheté un manteau Killah trop trop beau, rouge avec des petites boucles noirs en guise de boutons, nous avons bu cinq cafés, caressés les gros chiens du proprio de Ben et Tournesol, parlé de bordel et de bites, et elle m’a dit ses turn-on et ses turn-off personnels. Betty, étant plus obsédée sexuelle que moi, ne pense qu’à des éclairs de choco plein de crèmes, du sperme elle en boufferait toute la journée, indien, québécois, whatever, mais maintenant c’est la crème arabe qui lui fait envie. Elle dit qu’une queue, petite ou grosse, c’est toujours bon, et qu’il y a définitivement trop de filles qui pensent que les petites bites c’est pas un must. Elle dit, comme beaucoup de filles politiquement correctes mais Betty le dit pas pour être politiquement correcte, qu’en autant que le mec bouge bien et qu’il s’en sert bien, une bite c’est toujours apprécié dans ses trous. Elle n’aime pas par contre les mecs fakes, hypocrites ou qui ne sont pas assez ouverts pour adorer une fille qui parle de cul toute la journée.

 

Misha aime les chiens mais pas les gars qui imitent les chiens

 

Misha c’est la femme de ma vie, je l’aime, elle m’aime et si elle avait une grosse queue ou moi si j’avais une grosse queue et un accent latino, nous nous marierons et nous aurions au moins huit enfants. Concernant les mecs, Misha déteste le zignage de cuisses, les couilles pas trimées, les grosses bouches gluantes qui écrasent sa petite bouche en coeur, les bites qui s’enfoncent trop loin trop vite trop fort dans sa gorge (le vomi c’est vraiment un fetish weird), et de se faire peser sur le clito comme si c’était un bouton d’ascenseur (l »expression vient de sa petite bouche en coeur et j’adore). Pour les turn-on, elle est quasi aussi immorale que Marky Mark parce qu’elle dit qu’il y en a trop, tout la tourne à on, c’est fantastique, surtout un gars qui sent bon et qui sent le sexe (pas le gars qui revient de baiser une autre fille, un gars qui sent le sexe après avoir baisé avec elle ok), se faire embrasser partout (entre les orteils, elle en bave presque autant qu’un Saint-Bernard après avoir bu dans sa gamelle). Et elle ajoute juste pour que je la trouve forever follement spéciale :  » Ce serait génial un cock ring supersonique qui capte TVA (comme ça, je pourrais écouter Denise Bombardier en jouissant: une expérience transcendantale). »

 

Isadora a les cheveux rouges-mauves-noirs et elle est raciste

 

J’ai une copine que je vois rarement, trop rarement même si nous habitons pas si loin l’une de l’autre, c’est la seule copine que je me suis fait en quatre ans et demi de putain de baccalauréat à l’UQAM. Elle écrivait des trucs morbides ou super romantiques ou morbides et romantiques, et elle avait toujours des lunettes plus fashion que tout le reste des étudiants. Elle travaillait dans un club vidéo qui louait plein de films pornos avec des vieux ou avec des juifs ou avec des nains. Et elle ressemblait à une Marilyn Monroe avec une chevelure plus trash que glamour. Il fallait qu’elle soit ma copine, absolument.  Elle vient tout juste de terminer sa maîtrise (félicitations darlingette), elle tient un blogue esthétiquement intelligent et culturel, http://toutmefaitchier.wordpress.com, et elle va d’ici cinq ans soit avoir sa propre maison d’édition, soit le prix Émile Nelligan, soit plus de cheveux sur la tête à cause de toutes ses teintures. Pour Isadora, les mecs les plus craquants sont les timides, du genre qui paralyse devant l’élue de leur cœur, avant même de dire « Bonjour. Je m’appelle… ». Mais totale dictatrice de la chevelure branchée, elle nie tout le pouvoir de séduction des blonds. Elle déteste les blonds et le teint des blonds. Moi j’aime, moi j’aime, même si Alexandre Le Grand cache sa blondeur en se rasant les cheveux. Mais il me faut avouer, c’est la seule fois ou j’ai craqué pour un blond.

 

Lola veut s’acheter un accessoire de torture victorien

 

Lola c’est la copine que tout le monde voudrait avoir : souriante, jamais méchante (c’est moi la méchante parce que je répète tous les potins de tout le monde), elle chantonne ou fait des bruits bizarres en travaillant, et elle fait la promotion de restaurants gourmets et de veste de chez Simmons aussi bien que la promotion de ses propres bijoux. Elle est avec son mec depuis qu’elle a quinze environ et ce qui la charme chez lui c’est qu’il a de belles mains, un sourire de rêve, de l’ambition. En plus, il lui fait des massages extras et il aime écouter Gilmore Girls avec elle (il aime les fesses de Lorelaï). Ce qu’elle trouve répugnant? Elle porte beaucoup d’attention aux mains et les mecs qui ont des doigts laids et des ongles longs et sales, elle déteste. Elle trouve aussi total turn-off les dents croches, la mauvaise haleine, le regard vide, les jokes plates et  la maigreur ou la grosseur extrême. Je lui donne totale raison, moi un mec trop maigre j’ai peur de le casser en deux et je veux tellement pas me retrouver à côté de lui et avoir l’air d’une femelle éléphant en rut, et un mec trop gros, well, habituellement la seule position sexuelle possible c’est girl on top, et ça devient ennuyant.

 

Si mon frère Marky Mark faisait semblant qu’il appréciait n’importe quoi, mon autre frère, Philippe, ne se gêne pas pour me dire qu’une fille qui ne sent pas bon et qui ne se rase pas, elle est out de son lit. J’ai été super surprise de sa révélation choc du jour : son turn on fatal c’est une fille qui prend le contrôle. Je veux pas avoir cette image en tête, mais whatever, c’est vrai que c’est bien la domination parfois, toutes les filles sont gorgeous en cuir et avec une cravache dans les mains. Moi? Oh je sais pas, en autant qu’Alexandre Le Grand se souvienne que je déteste me faire mordre après minuit mais que j’adore les danoises aux framboises, je suis comblée.  

Some like it very hot

janvier 13, 2009

 

 

Quand j’étais petite je voulais devenir vétérinaire et écrire des romans policiers et avoir la même voiture que Brandon Walsh dans Beverly Hills 90210. Adolescente, je voulais juste avoir des gros seins, connaître mon cycle menstruel à fond pour prévenir des accidents style jeans tachés de rouge, et devenir nanny dans un autre pays. Je m’imaginais bien me bourrer de chocolats suisses et reconduire un enfant unique à ses leçons d’escrime hebdomadaire dans la même voiture que Brandon Walsh, une Mustang décapotable jaune pâle.

Maintenant, je suis tellement typique américaine-bourrée-par-tellement-de-queues-qu’elle-ne-veut-plus-qu’être-soumise-et-fidèle et je rêve d’être une housewife parfaite. Vous devinez les ongles impeccablement vernis, les dents blanches, le sourire qui fait pas mal aux joues, les cheveux volumineux et brillants et lousses, jamais attachés, le tablier à motifs de cupcakes ou de carreaux roses et blancs, la chatte rose et douce, les plats qui sentent bons au four, les mains protégées par des gants pour laver la vaisselle, la lecture d’un manuel sado-maso et la lecture d’un patron pour confectionner soi-même ses rideaux, le dos arqué de manière suggestive pour passer l’aspirateur, la facilité à décapsuler une bière pour l’arrivée du chéri, de retour de ses heures de dur labeur au travail.

Pour la fête de mon Alexandre Le Grand, je voulais ça : me transformer en housewife des années cinquante, et chantonner toute la journée en faisant les tâches qu’il me faut être soûle habituellement pour faire. Passer l’aspirateur sans avoir bu deux verres de vin? Pourquoi? Comment? Je voulais lui cuisiner son souper, plier ses bas et ses caleçons, l’accueillir dans un appart qui sent le spray d’ambiance Bella Pella et les produits nettoyants. Le matin, je voulais le sucer pour le réveiller, mais c’était au-dessus de mes forces, je suis pas super éveillée avant mon jus d’orange et mon vingt minutes quotidien à lire La Presse. Je lui ai offert mon cul et il m’a baisée en cuillère, sans regarder le réveille-matin. Il a ri ensuite en lisant sa carte d’anniversaire, n’a pas voulu ouvrir son cadeau tout de suite, et il a déjeuné, et moi je suis retournée au lit, pour dormir encore une heure.

J’avais pris congé pour la journée, pas question de travailler le jour de la fête de mon chéri, ou le jour de ma fête, c’est comme quasi-criminel. J’ai fait le ménage en petite culottes bleues avec des flocons blancs et je suis partie rue St-Hubert, destination shopping La Vie en Rose, encore. J’écoutais de Justin Timberlake, les bras pleins de nuisettes à essayer et d’un pyjama pour Alexandre Le Grand. Il faut qu’il soit sexy lui aussi. Après trois ans de vie commune, son vieux pyjama brun, il craint grave.

Comme Alexandre Le Grand aime les imprimés style léopard et zébre, j’étais super contente qu’une nuisette chocolat et caramel, à imprimés animaliers en dentelle et en tissu pseudo soyeux, me fasse parfaitement. Une autre nuisette, vieux rose à jupettes style années 20, me donnait l’impression d’avoir vingt kilos en trop. No way, même soldé à 75%, j’achèterai jamais un truc made in India qui me donne pas la conviction d’être une déesse. Déesse comme dans pouffiasse de luxe bandante.

Je suis aussi allée chez un traiteur sauveur-de-vie : Queue de cochon. Je peux pas cuisiner, à part genre trois repas super gastronomiques : des rôties à la confiture de fraises, des sushis (ma fierté inexplicable) et du gratin dauphinois (grâce à ma copine Sarah Lee qui m’a copié la recette de Daniel Pinard). Je voulais pas essayer une autre recette, j’avais autre chose à l’horaire, comme genre me raser sous la douche et trouver de la musique qui s’accorde bien avec anniversaire et sexe, ni commander une pizza (j’aime la pizza, j’en mangerais tous les jours, mais Alexandre Le Grand vient de France, quand même, faut que je fasse un minimum d’effort pour satisfaire son palais). J’ai acheté un plat de gnocchis à la Florentine à foutre au four (j’ai appris encore une fois comment prononcer le mot gnocchi, vive ma prononciation bâtarde et pas trop classe).

À l’appartement, j’ai cherché avec quelle paire de souliers porter ma nouvelle nuisette. Même si Alexandre Le Grand aime pas trop (Carrie en portait dans un épisode de Sexe à New-York et il a dit ouh affreux), j’ai regretté de pas avoir acheté des petites pantoufles brunes avec des plumes dessus.  J’ai fait le chaos dans la garde-robe, et j’ai finalement trouvé la paire de souliers de choix : des talons hauts cuivrés, tout simples, à bouts ronds.

J’ai fait un arrangement culinaire spectaculaire à l’aide de cure-dents et d’olives fourrées aux anchois, j’ai  lu le dernier Us, mangé des crottes de fromages et bu deux-trois super shot d’Alcatraz Sour Apple, écouté du house chill, en attendant mon monsieur. Je me suis regardée les fesses dans le miroir, juré de me faire une nouvelle teinture bientôt et je me suis presque endormie sur le sofa, le visage dans mon Us. Quand il est arrivé, il était super heureux de me montrer la bouteille de cidre de glace qu’un copain au bureau lui avait offert. Je l’ai embrassé, j’ai chanté happy birthday comme une star platine et je l’ai frenché jusqu’à ce qu’il me prenne devant le miroir de la cuisine, une de mes mains appuyée sur la table et l’autre relevant ma nuisette, pour bien voir sa bite qui me défonçait, le jour de ses euh genre trente-cinq ans plus quelques années. Il a foutu les gnocchis au four et il m’a fait avaler son sperme avant le souper.

Je serai jamais une housewife digne de ce nom, pas ma faute, vraiment, ma maman m’a jamais appris à cuisiner et j’aime plus sucer pendant deux heures que de cuisiner pendant une demi-heure, mais pour célébrer un anniversaire, je suis hot, je pense.

Image by © Shift Foto/zefa/Corbis

 

 

 

Si le sexe est wonderful, vite mariage, petits oiseaux et arc-en-ciel dans le lavabo!

décembre 20, 2008

choco: Corfias

souliers: pantouffles rouges à pompons blancs

musique: Nas, Fried chicken

 

Red Bull sugar free? Oui. Robe geisha craquante? Oui. Bas collants pas encore troués? Oui. Du rouge sur les lèvres mais pas sur les dents? Oui. Capsule d’Omega 3? Oui. Chatte rasée, jambes rasées, aisselles rasées? Oui, oui, oui. Quelques coups de fer plat dans mes cheveux golden, des amandes au miel dans un plat en forme de sapin de Noel (je suis aussi quétaine que Bridget dans Girl Next Door, ouais ouais, juré, dès que Ardène vend des bijoux en formes de flocons ou de cannes de Noël, j’y cours), une nappe sans taches de vin, deux-trois chansons de Britanny Spears, et je suis prête à accueillir comme une wannabe hôtesse parfaite (je ne m’appelle pas Lola, moi, han, wink wink à Lola) le couple de l’heure, Betty et Sadek.

Betty est époustouflante, robe extra moulante noire avec coutures rouges et souliers de vamp, empruntés à une copine. Sadek dit qu’un jour, elle s’est présenté chez lui comme ça, sans prévenir, et que depuis il la harcèle pour qu’elle remette la robe toujours, toujours. Alexandre Le Grand nous fait des cocktails, Betty échappe son martini sur ma robe de geisha, mais je m’en fouette, pour une fois que ce n’est pas moi la gaffeuse (retour sur les événements des derniers jours: j’ai fait exploser deux cannettes de coka dans le congélateur, j’ai échappé du vin sur le sofa pendant un épisode d’Entourage, j’ai échappé le séchoir sur la tête de Paprikalicious, j’ai tué quelqu’un dans l’autobus en lui balançant le talon de mes nouvelles bottes, sorties de leur boite miraculeusement, en plein visage et blablabla).

Alexandre Le Grand et Sadek disent des mauvais mots en arabe, Sadek demande comment je fais pour le supporter, et Alexandre Le Grand en rajoute en disant que Betty est définitivement trop belle pour Sadek. Nous discutons aménagement intérieur, mauvais contre-maître, conventum (Betty revient tout juste du sien, elle se souvenait de personne, mais tout le monde se souvenait d’elle), et amour possessif. Betty est déjà sortie avec un mec plus vieux qui l’attendait à la sortie des classes, pour qu’elle parle à aucun autre étudiant, à la sortie des classes littéralement, han, sur le pas de la porte, allez chérie je te reconduis chez moi, tu me suces dans l’auto et je t’aide pour tes maths 536. Moi j’ai jamais vraiment été avec un mec possessif, il paraît que j’ai un frère comme ça, c’est pas correct du tout (wink wink à Philippe, nous en parlerons au lendemain de Noel ou whatever). J’aime bien Alexandre Le Grand, il est du genre à lever ma robe dans un escalier roulant pour que le mec derrière voit mon cul, à me donner la fessée dans la rue, il me montre, mais je suis à lui, il le dit, regardez la salope, c’est ma salope à moi, mais regardez là han, pour vous branler plus tard.

Pendant que les mecs parlent d’enfants et d’endives, Betty et moi nous parlons de chiens qui lèchent leur maîtresse, d’anal et du nombre de mecs qu’on a baisé. Elle dit qu’elle aime trop le cul, qu’il faudrait qu’elle laisse l’amour de sa vie s’il ne la baisait pas assez souvent, c’est le plus important, je dis ouais tu as raison, et de belles mains, et faut un mec qui aime donner la fessée, on a trop plein de palettes en cuir, une avec une pointe de vipère, ça fait trop trop mal, ça pince, ça claque et tout, mais ça fait une éternité qu’on ne les a pas utilisées, au moins deux semaines, faut que je le rappelle à Alexandre Le Grand.

Betty me demande who’s the most wonderful lover I had dans ma vie. Je dis oh c’est Alexandre, sûr sûr, j’en ai eu deux-trois-quatre trop trop bons, mais Alexandre, c’est le plus wonderful. Je lui demande et toi, c’était qui? Et elle répond Sadek, et je le crois pas, je dis vraiment, voir que toutes les deux, on est comme ça, à parler, avec nos deux meilleurs-amants-du-monde-entier à table, c’est beau non, on est les filles les plus chanceuses right now. Et avant que Betty me propose d’échanger, juste pour un soir, je dis je suis chanceuse, il n’est qu’à moi pour toute la vie, plus aucune chatte n’aura sa bite, juste moi moi moi, et je me reverse du vin, en verse à Betty aussi et en propose à nos mecs, en leur répétant ce que Betty et moi on vient de se confier.

Alexandre Le Grand dit que je suis la meilleure pour lui aussi, et il dit à Sadek, en plus elle se rase la chatte aux deux jours, et là moi et Betty on se tourne vers Sadek et on lui demande et comment c’est pour toi? C’est quoi le nom de ta best pétasse ever? Et il veut pas répondre au début, il dit qu’il ne sait pas mais Betty s’asseoit sur ses genoux, et Sadek dit avec cette robe, je te baiserais toute la journée, je suis serré dans mes pantalons, allez Alexandre, ça dérange pas han, que je me dézippe un peu et Betty rigole, la main devant la bouche, comme une poupée polie, et embrasse Sadek.

J’étais crissement soûle quand ils sont partis, et le ventre gonflé de dix mille baklavas, mais je voulais trop quand même me retrouver par dessus Alexandre Le Grand, fuck les complexes de toutounette, et me coller, et glisser mes mains sous ses fesses pour les réchauffer, et lui dire que toujours je le voudrai dans mes trous, toujours toujours, et que je le ferai bander même quand il aura 90 ans, même quand j’aurai 70 ans, who care comment, Viagra, perruque, super lubrifiant optimal, gaine amincissante, colorant pour veines trop protubérantes, uniforme en latex…

citation de la semaine: « There were rules about sex: If the sex wasn’t good the first time, it would probably get better. If it was great the first time, it would go downhill. But mostly, if the sex was really great, the best sex you’d had in your life, it meant the two people should be together. »

Candace Bushnell, One Fifth Avenue

J’aime être jalouse, hydratée et nue

décembre 20, 2008

               

J’ai commencé la journée avec Alexandre Le Grand dans mon dos, qui demande à toucher ma chatte toute douce, il mouille ses doigts avec sa salive et les passe sur mes lèvres, les écarte, me rend trempée, je suis tellement endormie que je dis presque je veux continuer ma nuit, mais je ne peux pas, parce qu’il me met la main sur sa bite trop dure, et que j’ai tout de suite envie de l’avoir en moi, il me baise et je garde les yeux fermés, je sens ma chatte qui s’ouvre pour que sa bite aille plus loin, je sens ma mouille qui coule sur ses couilles et sur mes cuisses, je tends la main pour caresser ses couilles, il monte sur moi, m’écrase les seins, il aime jouir en sentant mes seins tout contre lui, mes yeux sont petits de sommeil, je le vois même pas, quand il jouit. Je me rendors quand il part, je ne me souviens plus s’il m’embrasse avant de me souhaiter une belle journée. Je me lève super tard, mange une poire super mûre, boit de la VitaWater, me prépare pour aller retrouver Sarah Lee, au salon de thé Camélia Sinensis.

 

Dehors, j’attends l’autobus en écoutant les Doves et Beyoncé. Je regrette trop de pas avoir mis ma tuque. Trente minutes passent genre et je suis gelée et déçue de manquer Sarah Lee, je retourne chez moi lui demander pardon, je passe l’aspirateur dans la chambre de la princesse d’Alexandre Le Grand, qui nous retrouve ce vendredi-samedi-dimanche et je retourne au lit, me crosser un peu.

 

Ce qui rachète ma journée, c’est pas mon orgasme merveilleux, mais les nouvelles revues sur les étagères du Multimag. Je suis allée au dépanneur, pour d’autres VitaWater. J’en profite pour regarder les gros titres du Star, In Touch et Allure. Et je vois Jalouse. Le cover est trop magnifique, en noir et blanc, avec une fille défoncée à quatre pattes. Et il y a le mot bombasse, style comment devenir une parfaite bombasse. J’adore le mot bombasse, c’est comme plus adorable que bombe et plus french que bimbo. Super heureuse, j’ai passé la journée à me la jouer fashion orientée, excitée de voir des petites culottes Betsey Johnson sur des mannequins quasi dénudés, à lire sous une jetée en fausse fourrure de vache, avec Paprikalicious sur les genoux.

Grosse queue de black et boeuf au curry

décembre 4, 2008

Lecture : Erik L’Homme, Phaenomen 

Musique : Britney Spears, Circus

Breuvage : chocolat chaud à la candy cane

 

Après trente minutes à chercher l’autre au métro Jean-Talon, à tenter de me souvenir son numéro de cellulaire, à appeler le 411, le 911, pendant qu’elle regarde les vidéos des filles qui sortent des wagons, essayant de deviner une blondinette ou une caramellisée, nous nous trouvons, frenchons et disons plein de compliments. Molly est superbe, avec un trait noir sur ses yeux dessiné style star des années 50, et avec sa blouse en satin turquoise foncé extra moulante Foxy.

 

Nous parlons de sa fin de session, de boissons Rockstar et de speed, tout en cherchant un putain de taxi. Nous en trouvons un vide. Un black sort de l’épicerie en face et je lui souris, lui demandant si nous pouvons embarquées. Il a l’air de ne pas comprendre. Je commence à rigoler et j’enchaîne comme une folle les mots, pardon, vous vous dirigiez vers l’auto, j’ai pensé, pardon pardon, vous n’avez pas l’air d’un chauffeur de taxi, c’est juste que…Bref, j’ai l’air d’une putain de raciste de banlieue.

 

Molly et moi nous traversons finalement sur feu rouge pour avoir un câlisse de taxi. Nous nous trompons en lui donnant l’adresse du resto indien recommandé par le Guide Restos Voir 2009. Le chauffeur a l’air fru, mais nous nous en fouettons, parce que Molly me parle de son chat, de Cent Ans de Solitude, et prend des photos de ma bague de fiançailles (or rose, je suis comblée). Molly, elle, en veut une en or blanc, c’est mieux pour ses doigts et pour son teint, comme cadeau de Noel.

 

Le resto tant vanté par le Guide a la devanture d’un dépanneur crasseux, avec des vieilles affiches de bières étrangères et de différents dieux hindous, et des décorations de Noel en feutrine. Mais dès que Molly et moi nous rentrons, who care about les apparences, il y a des photos de Catherine Deneuve avec le proprio, et des mots adorateurs de Pierre Foglia, faut bouffer du spicy curry today, extérieur-intérieur crasseux ou non.

 

Nous commandons du vin blanc et nous nous perdons dans le menu gros comme un livre de la série Twilight. Molly veut dix mille entrées. Le serveur nous apporte un pain croustillant qui goûte, selon Molly chérie, à la fois les pieds, les épices et le bagel. Elle me montre qu’elle ne porte pas de soutif en déboutonnant un peu sa blouse Foxy. Ses seins sont tout blancs et crémeux. Elle dit que ma robe pseudo vintage vieux rose et doré, c’est trop sa robe de mariage de rêve, mais elle la voudrait plus longue. Elle me demande si la broche était vendue avec la robe, je dis non et nous parlons de shopping, j’ai besoin de Juicy Couture dans ma garde-robe, et de ma craque de seins, jusqu’à ce que le serveur revienne vers nous.

 

Molly demande à avoir du papadam en entrée. Le serveur nous dit que nous en avons déjà, c’est le pain qui goûte les pieds. Je ris en dégénérée coquine et Molly explique en anglais que c’est our first time, qu’elle n’a jamais goûté de l’indien avant. Quand le serveur part, nous terminons quasi cul-sec notre deuxième verre de vin blanc, question de nous convaincre que ouais, c’est du vin pas bon dilué avec de l’eau. Comme nous aimons trop nous saouler ensemble, jusqu’à s’évanouir dans les toilettes et tout et tout, nous mangeons super vite, dérangées par son mec, qui l’appelle. Il la traite de grosse lesbo et il lui dit que demain, il va jouer au hockey cosom. Puis il rappelle, il dit qu’il va jouer au poker demain, pas au hockey. Je pique le cellulaire de Molly et lui dis que sa blonde est ni grosse ni lesbo et qu’il est super chanceux de se la faire parce qu’elle a un corps d’enfer et qu’elle est sweet as une tonne de sucre à glacer.

 

Je dis à Molly que ça va super, entre Alexandre Le Grand et moi, mais que nous ne nous marierons jamais. J’ai la bague, il a mon cul une fois par semaine, nous nous aimons, nous aurons des enfants, nous irons vivre à Londres ou en Californie, un jour, je me ferai tatouer son nom sur une fesse, des étoiles et un colibri dans le cou, mais nous nous marierons probablement jamais. Ça serait la troisième fois pour lui, la deuxième pour moi. Je dis à Molly nous ne nous marierons jamais. Mais ce serait quand même cool, un jour, sur une plage, moi en bikini blanc plein de paillettes, avec un diadème sur la tête et des souliers de stripper qui me donneraient une démarche de reine dans le sable, et lui en maillot de bain blanc, entourée par ses deux filles, et un chien, oh yeah je veux un chien qui ressemble à une mouche, comme celui de Californication, un chien, notre enfant pas encore né, pas encore là, dans les bras de Misha, que j’obligerais à porter un monokini blanc plein de paillettes aussi.

 

Super pleines, avec un kilo de plus d’indien dans le corps, nous reprenons un taxi pour nous rendre chez elle. Elle habite proche de ma copine Sarah Lee, qui déprime un peu ces jours-ci, elle a rencontré un mec qui capote négativement dès qu’une fille touche son bras, et Sarah Lee aime toucher les bras. Big deal.

 

Molly me dit qu’avant il y avait des souris dans son appartement, mais que son mec a réussi à les capturer dans une boite de céréales. Il les a pas tuées, il les a jetées dehors, avant le mois de décembre, avant qu’il ne fasse trop froid. Elle met du Patrick Watson, me verse un verre de chardonnay, et je m’affale dans son divan, je l’adore trop. Molly est toute belle, elle me parle des personnes âgées qu’elle voit à son travail, du livre Les Belles Endormies, d’une fille qui l’a frenché à l’école, d’un mec qui étudie l’humour et qui l’a fait toujours sourire, qui tire sa chaise et tout, et de Juliette, une fille étrange, grano et magnétique qui tripe grave sur elle, et elle aussi, elle se sent trop attirée par la fille. Elles en ont parlé, Molly avait envie d’aller entre ses jambes, de la goûter, mais la fille en a parlé à son mec. Les mecs, souvent, malgré ce qu’on pense, aime pas trop les girls on girls, et Molly en est à rester à fantasmer et à se demander ce qu’elle aurait trouvé sous la jupe en macramé de Juliette.

 

Sa coloc Chloé vient nous rejoindre, elle se verse un verre et demande à Molly si elle a des photos de Juliette. Molly ouvre son ordi, nous montre des photos d’elle et de son mec au lit, de superbes photos, les deux nus, lui par-dessus elle, et une autre d’elle en petite culotte rouge, le ventre extra plat, le dos arqué et une crinière à la Angelina Jolie jusqu’aux fesses ou presque, mais pas de photos de Juliette. Bouhouhou. Chloé nous dit qu’elle vient tout juste de recevoir un appel de merde, situation familiale de merde, mais que sinon sa vie est parfaite right now. Elle est dans une relation open avec un haïtien trop sexy.

 

C’est la première fois que je rencontre Chloé et je peux pas m’empêcher de lui dire qu’elle est superbe, pourquoi elle n’a jamais tenté sa chance comme mannequin (la fille fait deux mètres, elle est plus mince que Giselle, a des yeux de biche et une énergie sexuelle et féline à la Kate Moss). Elle dit que plein de monde lui dit ça, mais elle a de trop grosses cuisses. Whatever. Faut jamais s’obstiner avec une fille désillusionnée.

 

Chloé dit qu’elle ne s’est jamais sentie aussi bien, aussi libérée, elle n’a jamais autant mouillé et baisé de sa vie. L’autre jour, elle a loué une chambre d’hôtel au Marriot, pour elle et son black et après une super baise, elle lui a dit appelle tes amis. Trois amis de Marlon, trop heureux de la demande de Chloé, sont arrivés un après l’autre et Chloé s’est évanouie de sommeil, de trop d’alcool et de sperme, à six heures du matin, comblée. Une heure après, elle se reprenait la bite de son mec, qui pendant leur trip quasi orgiaque, embrassait doucement la belle et lui disait qu’elle peut dire non quand elle veut et que si elle a mal, qu’elle lui dise. Mais Chloé était salement trop mouillée pour avoir mal, ou pour même avoir besoin de lubrifiant à bites énormes.

 

Chloé dit qu’elle peut embrasser toutes les filles qu’elle veut, ça excite Marlon, et que de toute façon, embrasser c’est pas tromper. Je dis nan, pas d’accord, je voudrais vraiment pas que mon mec embrasse une autre pétasse, je stresserais à toutes les fois ou il sort au Confessionnal boire avec des copains et sourire à des pouliches sous le charme. Chloé dit l’autre fois j’étais à la Porte Rouge, tu connais pas? Elle continue, j’ai embrassé un mec et Marlon l’a su et c’est vrai qu’il était pas super content, mais pour les filles, machin-machin, n’importe quand, une de ses amies voudrait bien m’avoir toute nue rien que pour elle, regarde Mélodie je vais te montrer des photos, j’ai trop envie de lui dire oui, elle est super belle, et je lui ai parlé sur msn et elle est super intelligente aussi.

 

Putain Chloé me montre des photos de sa future fuckfriend et elle est top, cheerleader pour les Alouettes, gorgeous brunette aux cheveux longs, tout en courbes et en sourires aguicheurs, elle est exciting à remonter sa robe et à se rentrer un poing au complet dans la chatte. Molly est jalouse et elle embrasse Chloé en lui rappelant qu’elle est sa best friend et que pour préserver toute sa dignité, elle devrait se laisser lécher par elle, pas par une salope en mini jupes à volants bleu et blanc.

 

Molly monte sur les cuisses de Chloé, lui fait boire le reste de son verre de vin en lui disant, prends c’est ma mouille, c’est ma mouille. Chloé rigole et embrasse Molly, pendant que moi je me dis qu’il faut que j’appelle bientôt un taxi. Quelqu’un cogne à la porte. Molly se lève super vite, gueule oh ça doit être Carl!

 

Je me regarde dans mon miroir de poche. Ça fait une éternité que j’ai pas vu Carl et je suis trop heureuse qu’il vienne nous rejoindre, après son badminton. Il nous salue et demande à Molly s’il peut prendre une douche, il pue trop qu’il dit. Je vais le prendre dans mes bras et je lui dis qu’il ne pue même pas. Pendant sa douche, Molly arrête pas de dire qu’il est tout maigre et sexy, qu’elle aurait trop envie d’aller le rejoindre sous la douche. Chloé recommence à parler de Marlon, elle aimerait aller le rejoindre ce soir, il n’est pas trop tard pour sortir, minuit et des secondes, elle a envie de baiser. Molly dit fuck, ça me gêne vous entendre faire du bruit et tout, quand je suis dans ma chambre. Chloé dit moi je t’entends jouir avec ton mec et ça me dérange pas, j’écoute encore plus et ça m’excite, je m’imagine avec vous, machin-machin.

 

Chloé se lève pour téléphoner Marlon, Carl prend en photo ses seins pendant qu’elle répète c’est trop bon, c’est trop bon avec lui, je peux pas croire que c’est comme ça, je veux toujours plus, il est trop bon, je mouille tellement, je suis pas son genre, trop mince et tout, ses amis me trouvent trop belle, il est trop bon, c’est incroyable, faut que j’aie le voir, je suis trop trop heureuse. Et elle s’en va, et je reste un peu à parler, à répéter à Molly que c’est elle la prettiest, mais moi aussi faut que j’aie me faire baiser.

 

Et quand je suis sur Alexandre Le Grand, trente minutes plus tard, je sais que je suis chanceuse, j’ai pas Marlon, j’ai pas un joueur de badminton, j’ai pas un restaurateur indien, j’ai pas Patrick Watson, mais who care, j’ai Alexandre Le Grand, et son sperme en moi, avant de dormir, ça goûte meilleur que tout le vin blanc et les Boris Lychee de la soirée.

Mon mec m’a acheté un cookie cutter en forme de pain d’épices

décembre 1, 2008

 

 (Signifie : Je m’habille en bunny et je lui fais la pipe de sa vie quand il revient du travail.)

À : Alexandre Le Grand

De : Mélodie Nelson

Sujet : Gorge très profonde pour toi

J’ai hâte de te sucer ce soir, for real, pas comme hier soir, tu voulais plus ma bouche, tu voulais ma chatte, faut choisir, tu peux pas dire que j’aime pas t’avaler si c’est toi qui demandes à avoir mon trou!!!!

Bonne journée au travail!

À : Mélodie Nelson

De : Alexandre Le Grand

Sujet : Re : Gorge très profonde pour toi

Enfin de juteuses paroles… grosse cochonnette de mi vida.

À : Alexandre Le Grand

De : Mélodie Nelson

Sujet : J’ai brisé un verre en cristal en cherchant ma tasse Barbapapa

Tu es le cochon de mi vida toi aussi!!!! J’ai hâte de te goûter, ça fait longtemps que tu n’as pas baisé ma bouche à fond!

Je vais prendre ma douche là, là, avec Paprikalicious! Elle est toute crottée, plein de poils collés à cause de je-sais-pas-quoi sur le balcon.

Et je vais me raser la chatte!

À : Mélodie Nelson

De : Alexandre Le Grand

Sujet : Re : J’ai brisé un verre en cristal en cherchant ma tasse Barbapapa

Tu commences à me faire bien bander, salope!!!

À : Alexandre Le Grand

De : Mélodie Nelson

Sujet : Paprikalicious est allée sur le divan quand elle était toute pleine de savon encore

J’espère bien bébé! Putain que tu dois avoir les couilles grosses comme ça, à partir le matin sans me fourrer la chatte! Je suis en manque tellement c’est bon quand tu es en moi 24h sur 24.  Je me suis faite jouir deux fois ce matin, en pensant à toi qui me défonces comme tu disais aimer hier, à bien regarder ta bite qui s’enfonce dans ma chatte…et j’ai pensé aussi à l’assistante de l’agent littéraire, dans Californication. Faut qu’on réutilises le fouet bientôt!

À : Alexandre Le Grand

De : Mélodie Nelson

Sujet : J’ai nettoyé les dégâts mais ça sent un peu le brûlé à l’appart, désolée

Je veux te goûter! Je veux te goûter! Je veux que tu coules dans ma 
gorge, et sur mes seins!

À : Mélodie Nelson

De : Alexandre Le Grand

Sujet : Re : J’ai nettoyé les dégâts mais ça sent un peu le brûlé à l’appart, désolée

Je reste un peu plus tard pour rattraper du temps… Je vais après chez Walmart, as-tu besoin de quelque chose?

Je t’aime salope!

À : Alexandre Le Grand

De : Mélodie Nelson

Sujet : Devine!

J’ai besoin de ta bite!!!!

À : Mélodie Nelson

De : Alexandre Le Grand

Sujet : Re : Devine!

J’ai trouvé des cookie cutter en bonhommes de pain d’épices. Je te les prends?

J’aime pas les ex belles-mères, les files d’attente et le lubrifiant qui donne des vaginites

novembre 30, 2008

À chaque dimanche, Alexandre Le Grand, après avoir giclé dans ma chatte et mangé un plat d’œufs-bacon-patates, téléphone via Skype sa fille ainée, une Française de douze ans qui étudie dans un lycée privé parce que sa mère a vraiment peur que sa fille devienne une punk comme son père à dix-sept ans, qu’elle n’apprenne pas assez de trucs au public  sur la géographie super méga importante de Lyon et des environs, ou qu’elle devienne une bipolaire frustrée de pas avoir rencontré le bon parti comme sa mère forever and ever.

(Je suis allée au privé, et really, ce que j’y ai appris c’est un t-shirt bleu poudre à encolure ronde Jacob c’est accepté si c’est moi qui le met, mais pas quand c’est Victoria parce qu’elle a de trop gros boobs et une face qui ressemble à la face de Marc Labrèche, que les filles doivent se mettre le plus de maquillage possible sauf si c’était à mon école privée, totale injustice qui a fait que je me suis faite niaiser pendant deux ans par un moron qui a quasi overdosé et qui va devenir médecin one day. Et oui j’ai eu des profs extras, mais putain mon prof extra, je pensais à lui en me frottant le clito contre mes toutous, pas en faisant mes devoirs sur Kamouraska.)

(Mais je remercie mes parents de m’avoir inscrite à cette école parce que sinon j’aurais jamais savonné des filles sous les douches, j’aurais jamais vu une fille vomir son dîner en jupe à carreaux Burberry, j’aurais jamais compris l’importance incroyable d’avoir son permis de conduire dès l’âge de seize ans.)

Enfin, bref, Alexandre Le Grand m’a bien baisée ce matin, en cuillère, il s’est essuyé la bite rapidement parce qu’il avait peur que son sperme pénètre les draps et tache notre matelas, et il a téléphoné sa chérie pendant que je me demandais quelle paire de bas American Apparel j’allais mettre. Il parlait à sa fille, tout en repassant des housses de chaises. Il est totale multidisciplinaire mon mec, style me la mettre dans le cul en réfléchissant à une équation mathématique géniale et en se coupant les ongles d’orteils, style vraiment ça.

J’ai entendu la grand-mère de sa petite Française dire : « Tu devrais t’occuper de ta fille au lieu de repasser les culottes de ton amie. » Alexandre Le Grand a rétorqué que je portais rarement des culottes et moi j’ai dit j’aurais jamais des culottes brunes ewwww. Et après, j’ai ajouté et jamais je porterai d’aussi grosses culottes que ça. J’ai pensé montré la petite culotte que je portais, coupée à la garçonne, vert forêt avec un petit coeur vert tendre au milieu. Mais je l’ai pas fait. Et j’ai pas demandé à l’ex belle-mère c’était quoi le problème des Français de penser à repasser des culottes.

Fuck, repasser des culottes et se laver juste un jour sur deux, what the fuck.

Mais après, la grand-mère elle dit « Alexandre, tu as un double menton. »

Et c’est pas vrai, pas vrai du tout, et même si c’était vrai, vieille plotte je vais te dire ce qu’il a aussi, et ce que toi tu as, une face de merde et une voix de merde et là je m’excitais et j’ai rien dit, Alexandre Le Grand m’en aurait trop voulu, et je veux pas qu’il m’en veuille parce que je veux qu’il me lèche la chatte cet aprem. Alors pour relaxer, je suis allée voir des photos d’animaux qui rentrent leur bite dans le cul d’Éthiopiennes en chaleur et des photos de mamies qui se font mettre dans tous les trous par des mecs avec des bites longues comme un bâton de baseball et larges comme deux cannettes de coca.

Et je suis allée aussi sur le site internet du magazine Glamour Paris, parce que savoir comment bien dessiner ses sourcils et comment préparer des sushis et les étendre sur son corps façon Samantha dans Sexe à New-York, c’est aussi apaisant que de faire du yoga pendant trois heures. Dans la section sexe du site, il y avait un vox pop avec quelques mecs, sur l’épilation féminine et les turn-off masculins. J’ai copié-collé mes préférés, juste pour vous les chéris.

 

Quel type d’épilation du maillot préférez-vous ?

Fabien: « J’aime bien tomber sur quelque chose de sobre et… plutôt sans poils ! Lorsque c’est intégralement épilé, j’ai la certitude que c’est entretenu, donc que c’est propre. C’est rassurant. »

 

 

(C’est vrai que pas de poils égale zéro its, tout le monde sait ça. Et que super poilu, c’est épeurant, chaque poil de trop signifie une chance de plus d’avoir le sida et tout et tout.)


Franck: « Je n’ai pas vraiment d’avis sur la question. Du moment que c’est propre, cela me va. Il paraît que c’est douloureux de s’épiler cette zone, alors je suis assez tolérant de ce côté-là.

 

Quelle serait la pire épilation du maillot ?

Franck: « La grosse touffe ! Franchement ce n’est pas très ragoûtant. Le pire, c’est quand une fille est parfaitement épilée sous les bras et sur les jambes mais qu’elle se laisse une forêt vierge pour le maillot. »

 

 

Fabien: « Le gorille ! Quand il y a tellement de poils que l’on a l’impression qu’il s’agit d’une créature vivante. Beurk ! »

 

C’est quoi tes tue-l’amour ?

Christophe : « Je me suis retrouvé avec une fille qui a réalisé au moment crucial que j’avais l’âge de son petit frère. En fait cela nous a refroidis tous les deux, il y a bien eu dix minutes de blanc… Je me suis retrouvé aussi avec une autre fille qui s’est amusée à comparer nos ventres en pleine action. Quand elle a vu que j’étais plus mince qu’elle, elle a stoppé net! »

Florian : « Je ne suis pas fan des nanas qui en font trop. Celles qui jouent les expertes du sexe. En général c’est du vent, ou bien ça cache quelque chose. »

 

(Eh bien, en ce qui me concerne, ça cache juste que je suis une grosse salope.)

 

Filippe : « Parfois, les filles une fois nues ne sont pas vraiment comme quand elles étaient habillées. De manière générale, je suis quelqu’un d’assez attiré par le physique alors c’est quelque chose d’important pour moi. Mais j’avoue que jusqu’à présent j’ai eu pas mal de chance avec mes conquêtes. Je n’ai pas souvent été déçu une fois les vêtements enlevés. »

 

(À remarquer que 90% des Français ont un prénom gai qui commence par un F et qu’ils rêvent tous d’avoir une fille propre, rassurante, sans soutif qui grossit les seins de plus d’un bonnet, sinon oh la débandade.)

I just can’t get you out of my head nan nan nan

novembre 29, 2008

lecture: Christian Lander, Stuff White People Like

collation: choco Godiva

J’ai rencontré Alexandre Le Grand un mois d’août, après un voyage en Californie (voilà ou me mènent mes obsessions de célébrités trop bronzées et de séries télévisées à la The O.C.). Je n’avais pas croisé Paris Hilton dans la rue, ce qui me rendait super triste, mais je m’étais acheté des super bracelets et un t-shirt avec une impression d’Edward Scissorhands dessus.

 

J’ai tout de suite trouvé Alexandre Le Grand sexy, avec ses chemises un peu disco, ses discours sur l’architecture brésilienne et le caractère hypocrite de la charité chrétienne, son parfum Clinique Happy, ses chansons du groupe Bauhaus qu’il fredonnait, ses cheveux rasés et son envie de me prendre trois fois en trente minutes. Au mois de novembre, je foutais ma vie en l’air pour mon prochain bonheur, je lâchais mari, travail et études (tout changement radical étant une bonne excuse pour lâcher momentanément mes études), et j’allais vivre rue Léa Roback avec l’amour de ma vie, dans un condo tout vide, sauf pour un méga géant lit en cuir chocolat. Dimanche dernier, à la fête de ma chatte Paprikalicious, je me suis souvenue que ça faisait trois ans exactement, mon déménagement. Trois ans de petits mots laissés sur son ordi par moi, de petits mots laissés sur mon oreiller par lui, de chicanes monstres parce que je laissais mes cheveux traîner partout, et d’amour fou, parce que, comme il répète, en citant un auteur français d’un autre siècle, parce que c’était lui, et parce que c’était moi.

 

Je lui ai demandé, toute collée sur lui, lundi, ce que ça représentait pour lui, trois ans avec moi, ce qu’il avait compris ou whatever. Voilà son top trois d’apprentissage d’une vie de trois ans avec Mélodie Nelson.

 

Ce que je lui ai fait comprendre:

 

1. qu’il lui faut absolument être avec une pétasse

 

(Sa première femme était une française maniaco-dépressive, sa deuxième femme une hystérique maniaque d’Oprah Winfrey qui n’aimait pas sucer, et sa future troisième femme est une pétasse. Wouhou.)

 

2. qu’il lui faut être avec quelqu’un de jeune

 

(Jeunesse égale maintenant pour lui plus d’ouverture, plus de vivacité, plus de sourires, moins de frustration reliée au sort du monde entier)

 

3. qu’il veut d’autres enfants

 

(Il est un père merveilleux, qui aime parler de caca super-héros avec sa plus jeune, et de menstruations avec sa plus vieille, il est drôle, parfait, parfait, et il adore être père. Mais il ne pensait pas l’être encore. Deux divorces et beaucoup de ressentiment et de harcèlement de la part de ses ex donnent ça, zéro confiance, zéro envie, comme résultat.)

 

4. qu’il doit se calmer

 

(Il a un problème de rage face aux ordinateurs qui peuplent sa vie.)

 

Ce qu’il m’a fait comprendre:

 

1. ce que je veux vraiment dans la vie

 

(Robes Marciano, baiser, écrire)

 

2. qu’il me faut être avec quelqu’un de plus vieux

 

(Quelqu’un de plus vieux qui s’appelle Alexandre Le Grand, évidemment.)

 

3. qu’il me faut être avec quelqu’un qui me baise trois fois par jour

 

(Sinon je m’ennuie et je relis Us Weekly trois fois.)

 

4. que c’est bien la fidélité, que la fidélité c’est sexy, underated, moins stressant que l’infidélité

 

(Enceinte de qui? Condom ou pas condom? L’ami de son ami de son collègue m’a vue, est-ce qu’il va tout lui raconter? Pourquoi mon mec m’embrasse pas aussi bien que mon amant? Blablabla, souvenirs d’un autre temps.)