Archive for septembre 2010

Aventures à L’Assomption Part Deux : le cheerleading et des filles qui ont marié des mecs pas beaux mais capables de leur payer de grosses poussettes

septembre 20, 2010

Vanessa et moi nous nous trompons trente fois de portes, avant de pousser celle sous la devise magique et humble de mon ancien Collège privé, Parare Domino Plebem Perfectam. Une cinquantaine de nos camarades y sont en train de boire lentement du vin dans des verres en plastique transparent. Je salue extatique une copine devenue enseignante et j’embrasse un mec barbu aux jolis yeux – pas revu de la soirée, damn – . Je commence à me demander si je n’aurais pas dû rester chez moi à me crosser et à écouter Breaking Bad quand je vois une fille à la voix gravement chiante et aux fesses inexistantes. Revenir au Collège, dix ans après avoir passé tous mes cours, m’oblige quasi à redevenir une gamine-insécure-à-la-rage-dissimulée-dans-des-soquettes-blanches.

Dans les corridors, je vois des photos de l’équipe de cheerleading : « Wouah j’aurais trop aimé en faire partie! Ça n’existait pas à notre époque! » Une rouquine m’approuve. Je discute de bébés, de concours de beauté, de brûlures causée par des pogos, de putasserie et d’organismes sans but lucratif, tout en présentant mon Calinours porte-bonheur à une dizaine de personnes. Ça me dérange pas de me faire poser des questions sur mes ex clients, mais je tourne la tête, étourdie par un troisième verre de vin, ou la sensation d’être définitivement au mauvais endroit, quand un professeur me dit « Tu es notre Nelly Arcan à nous. »

Après un buffet tellement mauvais qui m’a donné juste envie de plus boire plutôt que de goûter à des pâtes noyées dans de la sauce fluo, je vais à la salle de bain. Six-sept-mille (elles sont toutes pareilles) filles bloquent l’entrée. Je dis un truc comme « Vous venez de vomir vos calories, vous pouvez aller parler de vos poussettes super cool ailleurs que dans les toilettes. » Six-sept-mille (elles sont toutes pareilles) filles se caressent les cheveux, de la main gauche, et font comme si je n’existais pas. Je commence à parler de tampons avec Vanessa. Magalie dit qu’elle est déçue parce que les grafitis qu’elle avait dessinés à treize ans n’existent plus et elle ajoute qu’elle n’accepte pas comme amies Facebook les six-sept-mille (elles sont toutes pareilles) filles qui lui ont déjà demandée si elle aimait son manteau d’hiver, à quoi elle avait répondu oui, et les pétasses avaient fait une face de dégoût total. Genre la face que je ferais si j’étais leur esthéticienne.

Aventures à L’Assomption Part One : tracteurs et armes à feu

septembre 20, 2010

Mon frère Philippe vient me chercher dans le stationnement du centre commercial de Place Versailles. Je suis avec Vanessa, à parler de ma robe qui m’empêche de respirer sinon elle va se déboutonner all the way down jusqu’à ma petite culotte, et du rêve étrange que j’ai fait la veille.

(Dans mon rêve, j’étais chez mes parents et j’avais invité des copines de l’école secondaire à faire un débat « Pour ou contre les armes à feu? ». J’étais pour et je me moquais de celles qui étaient contre, même si leurs arguments étaient bons. Nous nous sommes toutes changées dans ma chambre. Rendues au pré-conventum dans des robes de mariées cheap, nous avons pique-niqué dans le stationnement et une fille tentait de nous convaincre qu’il fallait manger de la guimauve et du chocolat pour ne pas avoir mal à la tête le lendemain.)

En fouillant dans ma sacoche, à la recherche de sucettes, j’apprends à Philippe que Claire, son ex, a fait un gros accident d’auto lors d’un festival de country. Il me demande si elle est blessée, je hausse les épaules, et il me demande si mon Premier Mari va se rendre au pré-conventum du Collège de L’Assomption. Je réponds que je suis sûre que non. Vanessa avale un comprimé de Sudafed : « Est-ce que je vais pouvoir boire même si je prends des médicaments? » Je dis que j’ai même pas envie de boire, moi, et que j’ai hâte de voir si un de mes profs préférés a encore les cheveux frisés.

Sur la route, nous croisons un mec sur un tracteur, et des vaches. Je suis aux anges. Je me souviens des après-midis d’examens scolaires, en juin, ou je me rendais du Collège à chez moi en traversant des champs de maïs avec Amandine et Aurore. Nous nous arrêtons au dépanneur d’une station-service, le temps que je fantasme sur les Red Bull sugar free et que Vanessa s’achète des tampons.

Comment ne pas être aussi belle qu’un mannequin Guess dans sa robe de High School Reunion

septembre 20, 2010

1.Boire plus de kir royal que de sucettes au lancement du livre Sous la toge 2 de Nathaly Dufour et se retrouver avec une envie démente de manger six pogos passé minuit, deux jours avant le pré-conventum.

2.Se brûler le bras en ouvrant le four pour en retirer les pogos.

3.Oublier dans quelle boite de déménagement mon fer plat est rangé.

4.Décider que de jouir cinq fois par jour c’est suffisant pour brûler les calories. (J’ai oublié anyway dans quelle boite de déménagement sont mes souliers de course.)

5.S’en foutre de ne pas être aussi belle qu’un mannequin Guess parce que je suis jolie quand même et que je n’ai plus, comme à treinze ans, les cheveux crissement trop permanentés-des lunettes-un appareil orthodontique-et-les-ongles-rongés-vernis-en-dix-couleurs-différentes.

Un anniversaire célébré avec des friandises et des bières blondes

septembre 18, 2010

Pédicure et verre de rosé

Je croise le mec d’Anita sur la rue Mont-Royal, il me dit qu’il va acheter une pizza et des frites. Je retiens rien de ce qu’il dit et je vais acheter de la vodka à la SAQ et du jus d’orange dans un dépanneur tout proche. Des filles en jupes de collégiennes traversent la rue. Je caresse un chat gris et jaune, devant l’entrée de l’appartement d’Anita. Je sonne, je ramasse une contravention à payer, et je retire mes souliers dans l’escalier recouvert de tapis.

Anita me montre ses pieds : « Tu vas être fière de moi, je me suis faite une pédicure pendant la sieste de la petite. » Je lui souhaite un joyeux anniversaire, elle a vingt-et-un an aujourd’hui. Je suis super jalouse d’avoir une copine plus féline, plus fertile et plus jeune que moi. Elle s’asseoit dans son canapé et commence à se tirer du lait : « Je sais qu’ils sont beaux mes mamelons tout pâles. » Une copine d’Anita, de retour du Pérou, me tend un verre de rosé. Elle dit qu’elle aurait adoré adopter plein de Péruviens et s’acheter plus de bracelets en écorce d’arbres exotiques.

Bruits de vibros bizarres

Sophie, une barmaid enceinte, s’asseoit avec difficultés et trouve un vibro avec des perles, sous un coussin du canapé. Anita ne rougit même pas : « C’est le pire vibro ever. Si tu appuies sur ce bouton-là, tu peux même entendre des cris de femmes qui jouissent. Turn-off total. » Anita l’avait acheté lors d’une soirée de sextoys-et-huiles-à-massages-sensuelles-qui-puent-à-vendre chez elle. Elle avait reçu gratuitement un film porno avec des asiatiques et des grannies cochonnes. Moi j’avais essayé un costume cheap de dominatrice et je m’étais acheté le plus vibro framboise du monde entier.

Anita s’ouvre une bouteille de Breezer à l’ananas et nous dit de la suivre dehors. Nous nous rendons au bar Chez Baptiste, en buvant chacune des gorgées de son drink calorique. Anita me dit que ses deux amies ont déjà eu les cheveux complétement rasés, comme elle, et je fais les gros yeux, incapable de m’imaginer faire autre chose à mes cheveux que de les teindre, les lisser, leur foutre des rallonges capillaires et les attacher en gamine.

Schnolle ça veut dire couilles

Une autre copine d’Anita vient nous rejoindre, suivie par Léo, un mec que j’adore immédiatement parce qu’il répète le mot schnolle dix fois la minute. Nous buvons des bières blondes, et Sophie un truc pas bon sans alcool. Anita prend des photos de moi et de ma grosse langue et moi je lui pointe une bachelorette. Son t-shirt blanc American Apparel est recouvert de pastilles Lifesaver multicolores. Elle est accompagnée par deux brunettes. L’une d’elle fait un clin d’œil à Anita : « Tu veux croquer un bonbon? » Nous demandons combien ça coûte. Elle explique que ça dépend celui qu’on choisit, les pastilles collées direct sur les tétons de la bachelorette coûtent plus cher. Anita dit : « Combien? Combien? »

Mamelon au Lifesaver

Sophie donne dix dollars à la bachelorette pour qu’Anita lui suce un mamelon. Je suis toute excitée, j’applaudis. Les mecs près de nous, sur la terrasse du bar, regardent sans rien dire, bandés mais presque gênés. Je commande une autre bière blonde. Nous parlons de mecs qui prennent des queues dans le cul tout en étant hétéros et de mafiosos. À une heure du matin je commence à pleurnicher : « Je veux un chien. Je veux un chien. » Anita prend le verre d’eau de Joseph, qui est en train d’énumérer les raisons pour lesquelles il se retrouve dans un des personnages de branleur de Philip Roth. Anita m’embrasse : « Il est tard. Tu devrais prendre un taxi pour rentrer chez toi. Je te raconterai demain qui a frenché qui et qui a bitché qui. »

Juste parce que je bois du Gatorade après avoir bu une bouteille de vin blanc

septembre 14, 2010

NaglaaIsDead

Ahahah, tu es formidable. It takes a great woman to be drunk before 8.

Son RIP blogue: http://lafindelagenerationrose.blogspot.com/

C’est chiant le foutre de son mec dans la chatte de sa meilleure amie

septembre 14, 2010

Pourquoi les trips à trois avec sa meilleure amie et son mec, c’est pas toujours satisfaisant ? Jenna Jameson, ma porn star quasi anorexique préférée, offre son histoire comme avertissement, dans son autobiographie How to… make love like a porn star – A cautionary tale :

« There was a girl named Kirsten at work who I knew was interested in me. She was a cute brunette, but nothing special. So, mostly out of guilt over my shenanigans with Jennifer, I brought her home from work one night. The two of us had a few drinks in the kitchen with Jack, and then I led her to the bedroom. After we had been making out for half an hour, Jack jumped into bed naked. He ignored me completely and, within minutes, was fucking her. Three strokes later, he pulled out and started fucking me. But his dick had gone soft. I reached over and felt Kirsten’s pussy, and there was cum all over it. The asshole had gotten so excited that he had lost it in three strokes.

It hurt me so much, because it seemed like he was so much more excited over this plain girl than me. And he had cum with her – not me. I put on my clothes, and kicked her out of the house. I was furious. I cried for two weeks straight over the fact that he had paid almost no attention whatsoever to me in bed. And I think the experience ultimately ruined me for every man thereafter, because I never again brought a girl home for a guy I was dating. »

Une salope biblique

septembre 13, 2010

Allez à la Galerie Luz, dans l’édifice BELGO, pour admirer l’exposition Bethsabe – Memories. Jusqu’au 25 septembre, les photographies de l’artiste franco-algérien Niane Naïane y seront, invitant chacun de nous à réinterpréter l’histoire de Bethsabée. Ce personnage biblique a séduit le roi David avec ses gros seins et sa chevelure de rêve, alors qu’elle prenait un bain. Elle a baisé avec le roi, même si elle était mariée. Le roi, par la suite, a ordonné que le mari de Bethsabée, un soldat parti assiégé une ville étrangère, soit tué. Le roi David a finalement épousé Bethsabée et elle a donné naissance à l’enfant dont le nom est le même que la marque de ma première paire de skis : Salomon.

Certaines des photographies sont accompagnées de poèmes. Bertrand Laverdure, Marc-Antoine K. Phaneuf, Aimée Verret en ont écrit chacun un. Et guess what ? J’en ai composé un aussi. Je crois que ça faisait un siècle que je n’avais pas écrit de poème, j’avais totalement oublié comment.

Photo : Niane Naïane

Vingt-trois degrés sous le soleil en septembre

septembre 13, 2010

Samedi il fait chaud, je suis en maillot rouge style Baywatch babe sur le quai du chalet de mes parents. Je devine que c’est le dernier weekend que je passerai à faire des bulles nue pieds, le dernier weekend à donner des morceaux de pain à des canards gloutons, à baiser sur le quai en espérant qu’un bateau de joueur de hockey va passer, et le dernier weekend à me disputer avec le voisin parce qu’il a construit un cabanon aussi gros qu’une maison, et ça cache le lever du soleil, quand mes parents se lèvent à six heures du matin, et je n’aime pas les gens qui chagrinent mes parents.

Je ne fais pas que danser et boire: je lis aussi les enseignements de Jéhovah

septembre 13, 2010

Je caresse le cul des clients dans un bar

Je m’assois devant le miroir, les jambes croisées, puis décroisées, légèrement écartées. Je vérifie si ma robe est trop courte et nécessite une petite culotte. Je décide d’enfiler une petite culotte lilas à pois blancs. J’hydrate la peau de mes pieds avec un crème intensive ultra légère de Sally Hensen. Je masse mes pieds et je mets une paire de sandales fabuleuses, offertes par la belle-mère de ma copine Élise, qui croit encore que je ne suis pas une vraie femme puisque je n’ai pas de permis de conduire.

Dehors, je n’ai pas froid, avec une veste en laine grise Guess par-dessus ma robe fushia, et je ne me retourne pas pour voir quel mec m’a sifflée, alors que je marchais près de la station de métro Square Victoria. Je rentre au bar Le Confessionnal, je caresse le cul d’un mec sans faire exprès, je marche en bousculant les gens, sans le vouloir. Ma sacoche dorée est trop remplie, j’y ai mis ma trousse de maquillage, le dernier Vanity Fair, un petit cahier noir, l’appareil-photo de mon frère Marky Mark, mon porte-monnaie à motifs de Bambis, une lime à ongles Revlon, un mini parapluie, et un guide pour adolescents conçus par les Témoins de Jéhovah, que j’ai retrouvé par hasard la veille.

J’aime le gloss et je me moque légèrement des enseignements des Témoins de Jéhovah

Quand j’avais quinze ou seize ans, j’avais fait un exposé sur les Témoins de Jéhovah, à l’école, et je m’étais rendue à une journée porte-ouverte, en longue jupe fleurie. J’y avais ramené ce guide bleuté, couvrant plein de questions essentielles comme Mes vêtements révèlent-ils ma véritable personnalité?, Comment savoir si c’est vraiment de l’amour?, Pourquoi refuser la drogue? et Comment rester maître de la télévision?

Alexandre Le Grand me retrouve au bar. Il commande une Hoegaarden et me dit que Gaspard devrait nous rejoindre bientôt : « Il est au bar du Marriot. Il parle de son chien à trois pattes avec la barmaid. » Je me remets du gloss Girl’s Delight de M.A.C., lentement, et je fais la moue devant le miroir du bar. Mes lèvres goûtent le caramel. J’adore.

Je prends le guide des Témoins de Jéhovah et je décide d’en lire un passage à voix haute : « La masturbation – Est-elle vraiment grave? La masturbation n’est pas mentionnée une seule fois dans la Bible. Dans les temps bibliques, cette pratique était courante dans les pays de langue grecque, et il existait plusieurs termes pour la désigner. Mais aucun d’eux n’apparaît dans la Bible. Puisque la Bible ne condamne pas explicitement la masturbation, faut-il penser qu’elle est inoffensive? Absolument pas! Bien qu’elle ne soit pas citée parmi les péchés graves comme la fornication, la masturbation est bel et bien une pratique impure (Ephésiens 4 :19). Les principes de la Parole de Dieu enseignent qu’on tire profit à résister résolument à cette habitude impire. – Esaïe 48 :17. »

Alexandre Le Grand retire sa chemise de ses pantalons. Je continue ma lecture parce que ça m’excite grave les trucs religieux : « Il n’est pas rare qu’on cherche à intensifier le plaisir sexuel par le moyen de fantasmes immoraux (Matthieu 5 :27, 28). En conséquence, si l’occasion se présente, on  peut facilement tomber dans l’immoralité. Tel fut le cas pour un jeune qui a reconnu : « Je croyais que la masturbation était un moyen de calmer mon insatisfaction, sans avoir à toucher une fille. Pourtant, le désir de le faire est devenu irrésistible. » Il a commis la fornication. Rien d’étonnant que la majorité des adolescents qui se masturbent se livrent aussi à la fornicaion, selon une enquête menée aux Etats-Unis. »

Je me masturbe sans croire que c’est une souillure – je suis un être spirituellement très avancé

Je prends des gorgées de mon gin tonic, en observant la nouvelle barmaid, une brunette habillée en noir, avec une chaine toute déliquate, en argent, autour du cou. Elle questionne une cliente à lunettes larges de hipster, et la cliente ne lui répond pas, montrant son nouveau IPhone à une copine. Je fredonne la chanson Girl, You’ll Be A Woman Soon, et je regarde les bouteilles derrière le bar. Un mec m’offre un shooter de téquila, « La vie est belle. Et ta robe te fait vraiment bien. » Je lui souris. Je sais que mes yeux sont tristes. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir des yeux tristes, même quand je m’amuse, même quand j’oublie le nombre de calories dans un martini aux pommes vertes, même, je crois, quand je me plaque un vibrateur sur le jelly bean.

Je reprends ma lecture, en soulevant bien mon petit livre bleu pour que les autres clients le voient : « La masturbation est une souillure sur les plans mental et affectif. Celui ou celle qui se masturbe complètement dans son plaisir sexuel, montrant un total égocentrisme. Le sexe devient alors étranger à toute notion d’amour; il n’est plus qu’un réflexe utile à la détente. Or, Dieu a prévu que les désirs sexuels soient satisfaits par les relations intimes, lesquelles sont une expression d’amour entre un mari et sa femme. – Proverbes 5 :15-19 »

Après je dis que j’ai très envie de manger une grosse assiette de macaroni et que je n’oublierai pas de me rendre à l’église ce dimanche. Alexandre Le Grand conclue que Gaspard ne viendra sans doute pas nous rejoindre, à cette heure, il a dû se prendre une chambre au Marriot, pour faire des trucs sadomasochistes avec sa barmaid préférée.

Séance de gros orteils vicieux sous la table

septembre 9, 2010

Une histoire d’infidélités, de croustilles pliées et de danseuses qui fouettent gaiement, ça vous tente?

Lisez-moi et dites-moi si vous avez déjà osé être infidèle ou si jamais-jamais-jamais vous ne laisserez quelqu’un d’autre que votre tendre moitié vous chatouiller la craque de fesses : http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-une-copine-infidele-et-hot-as-a-polka-dot