Sucer en mini shorts et rollerblades

lecture: Victor Malarek, The Johns, Sex for sale and the men who buy it

drame de la journée: j’ai les ongles tout cassés

J’enfile des mini shorts en coton jaune poussin American Apparel, des bas aux genoux et mes rollerblades, pour ressembler à Ellen Page et à Drew Barrymore dans leur photoshoot du Marie-Claire du mois d’octobre. Je dis à Alexandre Le Grand je vais me toucher, quand tu auras terminé de répondre à tes courriels, tu viens goûter mes doigts tout plein de mouille? Je plaque mon vibro contre mon clito, assise sur le bord du lit, et je regarde mes jambes en jouissant, elles sont belles mes jambes, toutes écartées et tendues presque à en avoir des crampes.

Je vais me chercher un verre d’eau gazéifiée, Alexandre Le Grand me suit dans la chambre, il dit j’ai envie de te la mettre entre les fesses. Son téléphone sonne, il répond, et il commence à parler de petit chien qui mange des livres. Je pose mon verre d’eau sur la table de chevet et je commence à caresser mon mec, à faire durcir sa bite coincée dans ses jeans. Je chantonne la chanson que le garçonnet d’Élise voulait trop écouter l’autre soir, quand je jouais à la babysitter, Oh I’m a gummy bear, Yes I’m a gummy bear, Oh I’m a yummy tummy funny lucky gummy bear, I’m a jelly bear, Cause I’m a gummy bear, Oh I’m movin’ groovin’ jammin’ singing gummy bear.

Je me trouve totale bandante de chanter ça, en retirant la ceinture d’Alexandre Le Grand et en déboutonnant son jeans. Il pose une main sur ma bouche et il dit au téléphone j’ai drogué Mélodie, elle déconne, tu veux chanter pour Gaspard, salope? Je secoue la tête, je me penche vers sa bite, je le suçotte, j’ai la bouche déjà trop pleine pour chanter que je suis un putain de jujube qui groove. Alexandre Le Grand me repousse, il se couche, place deux oreillers sous sa tête et étire ses jambes. Je lèche ses couilles et passe doucement mes seins sur sa bite, je rigole en faisant durcir mes mamelons contre son gland. Il parle des nouveaux t-shirts qu’il s’est commandé sur le net et encore de petit chien qui mange des livres et il demande à son ami s’il peut luncher avec lui le lendemain.

De sa main libre, il glisse mes cheveux derrière mes oreilles, je lui souris, en sortant la langue. J’écrase mes seins, je tente de les serrer le plus possible contre sa bite, en m’aidant de mes mains. Je bouge, je le crosse avec mes boules, je veux son sperme sur mon corps et l’obliger à parler d’une voix essouflée. Il jouit, j’ai une louche de sperme qui coule dans mon cou. Il raccroche en souhaitant une bonne soirée à Gaspard. Je claque mes rollerblades l’un contre l’autre, je les retire et nous allons à la cuisine, préparer le souper ensemble.

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16 Réponses to “Sucer en mini shorts et rollerblades”

  1. brem Says:

    hmmm une louche de sperme… 🙂

  2. Angelsouris Says:

    C’est une sacrée manière de se mettre « en bouche » pour aller préparer le diner 🙂

    Dommage qu’il ne soit que 13h ici …

  3. melodienelson Says:

    Brem: tu m’as inspirée! Tu m’as pas mis la queue dans la bouche, mais les mots! Merci!

    Angelsouris: Haha, peu importe, c’est le temps d’une petite collation alors?

    Bisous! Bon weekend!

  4. modotcom Says:

    super hors-d’oeuvre. Attends, j’accroche mon mec dès lors. Salut jolie!

  5. Garamond Says:

    Des fois j’ai l’impression que le beau Alexandre écrit lui-même le texte qui le touche de près….

  6. 97 Says:

    Bon appétit, what else? 8)

  7. Angelsouris Says:

    Oui, une petite collation qui n’était pas si petite que ça^^

  8. melodienelson Says:

    Mo: Avoue Mo, que c’est bien un hors-d’oeuvre comme ça, faudrait une clochette aussi, pour nos chambres, quand on a une petite faim soudaine et que chéri est genre au salon à écouter le journal télévisé?

    Garamond: Hahahaha, je crois qu’il voudrait bien, oui, mais s’il est super bon en conjugaison et pour me baiser le con, il n’est toutefois pas porté du tout vers l’écriture.

    97: Love ya! Bouffe et cul, je reste vraiment trop accroc aux deux.

    Angelsouris: J’ai peut-être exagéré, avec mon image de louche…

  9. 23 Says:

    C’est ce qu’on appelle un « amuse bouche » ? 😉

    En tout cas, délicieux à lire !

    23

  10. Em Says:

    Je lis la même chose, qu’est-ce que tu en pense?

  11. melodienelson Says:

    Em: J’ai beaucoup aimé, et beaucoup appris. Je ne savais pas du tout que le Costa Rica était le deuxième endroit au monde le plus prisé pour le tourisme sexuel. Mais je trouve l’auteur très sévère, injustement sévère, par rapport aux personnes qui souhaitent la décriminalisation du travail du sexe. Je crois qu’il est possible d’être dans l’industrie par choix, sans en être une victime du tout. Et souhaiter que la prostitution soit total éradiquée? OMG. Toi, qu’est-ce que tu en penses?

  12. Em Says:

    Moi aussi j’ai beaucoup appris, l’univers du sexe, aussi sacrément bon qu’il peut être, peut cacher des tendances effrayantes. Le but c’est quand même pas que quelqu’un en souffre. On veut quand même que les femmes(quand elles sont majeures et consentantes) jouissent pour vrai, en se sentant respectées, pas qu’elle doivent faire semblant au risque de se faire bleuir la peau par son pimp.
    Pour la sévérité concernant la légalisation du travail du sexe, j’avoue que j’ai plutôt tendance penser à la sécurité et au bien-être de la majorité qui en souffre plutôt que d’entendre les plaintes des femmes d’ici qui ont le « luxe » de faire ce métier par choix. Et ce n’est pas parce qu’une escorte de luxe est à Montréal qu’elle est plus à l’abris de la violence, de la menace et des viols par le pimp ou les clients. Ça c’est aussi quelque chose que j’ai découvert à travers ses livres (j’ai lu aussi « The Natashas ») et qui m’a fait dresser les poils d’horreur en pensant à ces femmes qui ne sont pas bien protégées. Sincèrement, s’il y a des violents qui courent, je ne pense pas qu’une loi qui légalise cette pratique va y changer quelques chose. Cela dit, il doit y avoir des initiatives de faites pour protéger et pour qu’on arrête de juger ces femmes. Et toi? Qu’est-ce que tu en penses?
    Je suis contente de t’entendre là-dessus, ça ajuste ma perception des choses. Et bravo pour le blog, c’est joyeusement indécent, vous avez l’air d’avoir du plaisir chez vous! (une chance que tu donnes pas ton adresse, ça pourrait attirer les voyeurs…)
    Tiens, j’ai une autre question de débutante, tandis que j’y suis: Est-ce qu’une fille a absolument besoin d’un pimp pour entrer dans un bar de danseuses à Montréal?

  13. melodienelson Says:

    J’adore notre discussion miss Em! Merci, vraiment.

    C’est un sujet qui me touche beaucoup, et c’est rare que j’aborde ça sur le blogue, le préférant léger. Je t’invite à aller sur le site de l’organisme Stella, un organisme que tu connais peut-être déjà et qui tente de faire reconnaître les droits des travailleuses du sexe, et qui cherche à rendre le travail du sexe plus sécuritaire (l’organisme publie des feuillets avec la description de mauvais clients) : http://www.chezstella.org/stella/?q=stella

    Sinon, tu as raison, la situation est tellement différente à Montréal, comparée à ailleurs, ici l’industrie peut sembler glam et plaisante. C’est également vrai qu’une escorte de luxe n’est pas protégée de la violence, mais c’est également vrai pour un commis de dépanneur genre. Certains trucs sont préconisés: certaines agences d’escortes s’assurent de l’identité du client (en demandant une carte d’identité ou en ne répondant qu’aux appels avec numéro de téléphone visible et non caché), un protecteur peut suivre l’escorte dans une chambre ou dans un appartement à côté. En fait, je crois que si des établissements étaient légalisés, style bordels, la protection serait facilitée.

    Je n’ai pas encore lu The Natashas, je vais bientôt le faire, c’est vrai que c’est très dur, lire ce que raconte Malarek, my God, je trouve admirable ses recherches, et sa volonté de faire connaître une réalité que nous refusons souvent. J’étais horrifiée des commentaires des clients qui couchaient avec des enfants, prétextant que les enfants étaient chanceux de passer une heure avec une personne douce, et que grâce à leur argent, ils aidaient la famille et tout et tout. Ce n’est définitivement pas comme ça qu’on aide, fuck.

    Pour ta question: non pas du tout, tu n’as pas besoin de pimp pour entrer dans un bar de danseuses à Montréal. Mais la plupart des bars n’accepteront pas un groupe de filles. Il faut préférablement être seule, ou accompagnée d’un mec (mais pas besoin qu’il porte des chaines bling bling et un manteau de fourrure, promis, haha).

    Bisous!

    • Em Says:

      Salut Mélodie!
      Moi aussi je suis contente d’échanger avec toi!
      Oui, moi aussi je préfère la légèreté. Mais pas au prix de me mettre la terre dans le sable, toi non plus à ce que je vois. Tu as du caractère, j’aime ça la façon que tu as de t’assumer à fond. Il y a définitivement tellement de façons de s’assumer, certains plus responsable que d’autres, c’est sûr… Tout le monde est différent et c’est tant mieux!
      Oui, je connais un peu Stella, j’ai vu sur leur site les consignes de sécurités… Je ne sais pas trop quoi en penser, sérieusement, est-ce qu’une personne, »ayant le choix », va délibérément se lancer dans cette aventure et essayer d’appliquer toutes ces consignes de sécurité en même temps? De quoi devenir folle et parano pas à peu près! Pas étonnant qu’un grand nombre d’entre elles vivent avec le Post-Traumatique Stress Syndrome, le problème c’est pas le manque de mesures sécuritaires des prostituées, c’est la violence des prostitueurs!!!
      Bizarre que Stella en parle pas plus, je trouve ça contradictoire pas à peu près. Surtout qu’elles publient justement la liste des « mauvais clients » Faut appeler les choses par le noms et arrêter d’essayer de mettre des fleurs dessus pour cacher. Remarque, Stella a peut-être un autre point de vue là-dessus, je vais leur demander.
      Bon bien, je te souhaite une bonne journée très, très, très légère!
      xx Em

  14. NSL Says:

    et moi très contente de vous lire.
    bonjour Mélodie, bonjour EM,

    quand même un petit bémol Mélanie…

    on s’entends-tu que ton gars de dépanneur, s’il est vulnérable, il est tout habillé!?
    En tout cas, en principe dans les dépanneurs, les commis sont vêtus!
    Eh oui! Grosse longueur…oui oui « longueur », mais pas phalique celle-là;
    grosse longueur d’avance pour réagir à l’agresseur.

    bon… bien sûr…si l’agresseur lui fout le gun sur la tempe, ou disons plutôt sur l’oreille, ou pourquoi pas dans l’orifice de l’oreille, ou tiens mieux encore dans l’orifice qu’il trouve…et que seulement ensuite de ça, il décide d’être violent avec lui – parce qu’avant c’est juste les prémisses finalement – ha ben là…là on commence à comparer des pommes avec pommes…genre…

    bon, fallait que ça sorte!
    promis la prochaine fois mon intervention sera plus rigolotte! 🙂

    ça reste que je vais lire les livres dont vous parlez, merci!

    Not so lovely.

  15. Em Says:

    Recoucou Mélodie!

    J’espère que tu as fais de beaux rêves!!!
    Je reviens à ma question à propos des bars de danseuses, je parlais pas d’y aller en voyeur, je pensais plutôt aux filles qui dansent. Je me demandais si toutes les danseuses avaient besoin d’un pimp pour travailler là. Merci si tu peux me renseigner.
    xx Em

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