source: http://www.postsecret.com/
Confession troublante sur carte postale
Mai 28, 2010Écrire à la craie et à la vodka
Mai 27, 2010Vendredi le 28 mai (le jour de la fête à Élise – happy birthday bella), je participerai à une activité de Poésie-trottoir, dès 14h00, en compagnie, entre autres, de Corinne Larochelle, Christine Germain, Geneviève Blais, Danny Plourde et ma copine extra Aimée Verret.
Cette activité, organisée par les Productions Arreuh, a lieu dans le cadre du Marché de la Poésie, à la Place Gérald-Godin, près du métro Mont-Royal. Vous pouvez venir me lire et me voir en petite robe, à genoux dans la rue, une craie rose dans les mains, tentant de pas montrer mes petites culottes alors que je cherche des mots dans ma tête de coquine étourdie.
Je promets de pas juste écrire, mais de faire de beaux dessins de filles à grosses boules aussi.
Au plaisir de vous y voir avec de la crème solaire et de la vodka cachée dans une boutelle d’eau Evian!
http://productionsarreuh.blogspot.com/
http://toutmefaitchier.wordpress.com/2010/05/27/a-4-pattes-au-marche-de-la-poesie/
Crush coké-lumineux-déviant
Mai 26, 2010
Je lis Moi tout craché de Jay McInerney sur la terrasse d’un hôtel, dans le centre-ville de Montréal, avec vue sur une mosquée ou en tout cas un bâtiment qui ressemble à une mosquée – je suis pas très bonne en culture musulmane et je préfère tester des laits frappés à la vanille plutôt que de lire sur l’architecture right now – .
Jay McInerney est mon crush coké-lumineux-déviant du moment. Craquez pour sa plume :
« La fille au crâne rasé porte une cicatrice tatouée sur son cuir chevelu qui ressemble à une longue estafilade suturée. Tu lui dis que c’est très réaliste. Elle prend ça pour un compliment et te remercie. Tu voulais dire, par opposition à romantique.
-Je pourrais en avoir une comme ça en plein sur le cœur, dis-tu.
– Si tu veux, j’te donne le nom du type qui fait ça. Tu seras surpris tellement c’est pas cher.
Tu ne lui dis pas que rien ne te surprend plus. Sa voix, pour commencer, qui ressemble à l’hymne de l’État du New Jersey joué par un rasoir électrique. »
Ciara et un carré aux dates
Mai 26, 2010Même si je trouve que mes cheveux sont total trop frisottés aujourd’hui, je trouve ça important de pas me plaindre et de réaliser que je suis une fille chanceuse, et pas juste parce que j’ai des supers beaux seins. Après avoir rigolé en voyant un mec promener un chien avec un fanion de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal dans la gueule, j’ai décidé d’écrire ce qui me rendait heureuse depuis que je me suis levée ce matin, sans mal de tête malgré beaucoup de verres de rosé la veille.
1. Sauter sur mon lit en regardant des vidéoclips de Ciara.
2. Réussir à m’enlever un poil au menton.
3. Aller à la messe à l’heure du lunch dans une magnifique église irlandaise.
4. Manger un carré aux dates en terminant un livre de Jackie Collins.
5. Recevoir les excuses d’une compagnie de taxi après qu’un de leurs chauffeurs m’aie traitée de pétasse quasi analphabète.
6. Savoir que mon petit frère Philippe est de retour de Barcelone et qu’il voudra certainement boire une bière blanche avec moi bientôt.
7. Perdre les calories du carré aux dates en me faisant jouir deux fois.
8. Répondre « J’ai déjà mon quota d’amants pour l’année. » à un mec de la construction qui me demandait pourquoi je ne voulais pas lui laisser mon numéro de téléphone.
9. Parler de vernis à ongles Revlon avec une caissière d’une chaîne de restos de fast-food.
10. Avoir de la crème cent pour cent spermeuse sur mes seins.
Une sortie avec une robe trop longue et deux blondinettes inconnues
Mai 24, 2010Sangria, dents blanches et Barcelone
Ma maman vient me rejoindre à Montréal, sur une terrasse. Elle commande de la sangria, et moi un Bloody Ceasar, et nous parlons de notre amour des frites pendant trente minutes avant d’en commander enfin. Elle me dit que ma grand-maman est fière de moi, qu’elle m’a trouvée belle et sérieuse à la télévision, qu’elle a appelé deux fois à la maison pour en discuter avec mes parents. Moi j’ajoute : « Et j’avais les dents extra blanches, tu as remarqué? »
Je lui demande si elle a des nouvelles de mes frères, en vacances à Barcelone. Ils se prennent en photo tous les jours avec une sorte de bière différente dans la main, et ils ont un teint de latino craquant. Vers vingt heures, ma maman est fatiguée, elle doit se lever tôt le lendemain pour un parcours en biclyclette de cent kilomètres, dans les Laurentides. Je la raccompagne au métro, prête à rentrer ensuite sagement chez moi.
Bretelles spaghetti et rendez-vous dans un bar snob
Je croise deux blondinettes, en camisole à bretelles spaghetti, elles me prennent le bras : « Pardon, on ne vient pas de Montréal et on doit rejoindre un mec au Vauvert, tu peux nous indiquer ou est ce bar? » Je marche avec elles, j’ai chaud, ma robe est trop longue, je voudrais prendre ma paire de ciseau à ongles qui traîne dans ma sacoche et couper vingt centimètres de tissu. Les chicks se présentent, « Mélissa de Charlemagne » et « Virginie, secrétaire médicale ». Mélissa me raconte qu’elle a rencontré ce mec trop cool sur un site de rencontres, mais c’est la première fois qu’elle teste ce genre de rendez-vous. Elle amène sa copine avec elle en souhaitant qu’elle frenche un joueur de hockey pendant qu’elle, elle demandera à son futur mari c’est quoi son passe-temps préféré et le nom de son parfum.
Sur la rue McGill, je les laisse devant le Vauvert. Elles m’offrent de rentrer avec elles, j’accepte mais je les préviens que je déteste cette place, trop pleine de gens qui pensent qu’il n’y a rien de plus tendance que de ne pas sourire et d’avoir l’air de s’ennuyer, dans des fringues à cinq milles dollars pièce. Mélissa contacte son mec, il arrive avec un kir royal pour elle. Il est beau, il a des lèvres comme celles d’un mec dans True Blood et une chemise blanche. Super rapidement, Virginie et moi nous nous retrouvons toute seule et elle me donne raison : « J’ai l’air de plus m’amuser quand je suis toute seule dans mon sous-sol et que je mets un peu plus de vodka que de jus de canneberges dans un verre. »
Règle importante à suivre: ne pas me donner de coups de sacoche
Nous tentons de faire semblant d’être aussi snobes que les autres filles, mais nous en sommes incapables, pouffant de rire tous les trente secondes. Je fais remarquer à Virginie que la deejay est super jolie, mais que les chansons style j’avais-vingt-ans-dans-les-années-80 sont pas assez rythmées pour danser. Nous donnons des coups de coude aux filles qui nous donnent des coups de sacoches Louis Vuitton et nous quittons le Vauvert, pour trouver un taxi qui nous laissera glander sur la rue Saint-Laurent.
Porno vintage et à gogo
Nous nous arrêtons au Laïka, pour boire une pinte de cidre et écouter du Portishead remixé, puis nous regardons le cover de revues pornos vintage, dans la vitrine d’une boutique kitsch, puis nous nous rendons au Bifteck, puis au Gogo Lounge. Je prends la main de Virginie et nous dansons sur une table, avec un martini-gin à renverser sur ma poitrine. Je lui pointe un couple, au comptoir, la fille est divine, tout en courbes, et habillée dans une tenue émeraude style espionne-russe-déguisée-en-waitress-de-snack-bar. La fille tourne autour de son mec, et le touche partout, sans se cacher, comme si elle tentait d’exciter tout le monde, comme ça, généreusement, dans le bar, je la regarde, et elle ne me voit pas, elle continue de toucher son mec, la bouche grande ouverte, gourmande, et vermeille, je la trouve très belle, dans son exhibition, je n’ai même pas envie de lui faire compétition en mordant les tétons de Virginie.
Je cherche mon portefeuille dans ma sacoche Rachel F, et j’y trouve un dernier billet de vingt dollars. J’embrasse Virginie, nous nous souhaitons une belle fin de soirée : « Mélissa vient de m’écrire, elle est dans une chambre à l’hôtel Saint-Paul avec son mec, il est sous la douche depuis dix minutes. » Je prends un taxi et chez moi, je me déshabille, je sors un sac de chips, je cherche la télécommande, je me demande si je peux boire un autre drink sans m’évanouir, et finalement, je pose la tête sur l’oreiller, et je m’endors, la lumière encore allumée.
Une craque de cul diamantée
Mai 23, 2010Je suis une petite peureuse. Je me ferai jamais perçer la langue, même pour une bague de fiançailles (si, si, ça existe, grâce au bijoutier Johnny Brookheart), et je me ferai encore moins percer dans la craque de fesses. J’aurais trop peur que ma peau se déchire si mon mec m’écarte trop bien les fesses avant de me pénétrer le cul.
Caresser la tête du pit bull d’un sans-abri avec des dents très noires? Anytime.
Mais me faire percer autre chose que le nombril comme une jeune-chatte-en-chaleur-de-banlieue-que-j’étais-à-seize-ans? Jamais.
Source photo : http://www.trendhunter.com/
Je fais semblant d’être une femme fatale devant mon miroir
Mai 22, 2010Maquillée par Anabelle Deschamps, une pin-up aux tatouages les plus mignons du monde entier (un Bambi transformé en licorne! un cupcake! les roses d’Alice au Pays des Merveilles!), j’ai posé pour Jean Langevin, dans les studios de TVA, encore une fois dans une robe Kollontaï, style flamenco-boudoir, pour une entrevue qui se retrouvera bientôt dans le magazine Dernière Heure.
Anabelle m’a parlé des pornstars qu’elle maquille sur des plateaux de tournage, et Jean m’a trouvé un méga gros suçon rouge et rose. C’était super plaisant, même si j’avais honte de pas m’être bien rasée les jambes – l’éclairage dans ma salle de bain est total déficient. Après le shooting, j’ai piqué un Échos Vedettes, j’ai lu mon horoscope, et j’ai englouti un sandwich vietnamien en deux secondes.
Dans le 7 Jours, il y a aussi une recette de smoothie Régal à la courge
Mai 22, 2010Dans le 7 Jours de cette semaine, vous pouvez me voir habillée en gentille libraire.
Pour mes lecteurs français : Escorte est en librairie depuis le 19 mai, et je suis adorablement trashy et glam dans les magazines New Look et Closer.
Bon weekend y’all! Le soleil sur mes épaules me fait total du bien et je me sens chaude dans une longue robe corail. Cheers à ceux qui regardent le match des Canadiens de Montréal en buvant une bonne bière fraîche!
Du foutre à laper comme une petite chatte
Mai 20, 2010Après avoir posé à côté de Stéphane Gendron, bu un café au lait en me faisant maquiller (vive les produits MAC pour le camouflage de rougeurs chiantes), et être passée à l’émission matinale de V-Télé, Le Show du Matin, dans une robe de Kollontaï, prêtée par l’Agence Ka, je me retrouve chez moi, super fatiguée. Et, c’est la première fois de toute ma vie si j’oublie la frange que j’avais à huit ans, avec du spray-net dans les cheveux.
Je veux pas faire une sieste. Je me splashe une Red Bull sugar free sur moi. Je bois, je regarde de ma fenêtre un sans-abri qui nourrit son chien, et du pollen s’envoler dans les airs, et je me couche, sur des draps blancs tout propres, avec mon vibrateur. Je pense à des mecs qui se branlent au-dessus de moi, ils jouissent un après l’autre, leur sperme gicle sur mon ventre, mes seins, et il glisse dans mon cou. C’est chaud. Ça sent fort. Une fille toute nue se traîne à côté de moi, elle me rentre un doigt et commence à laper le sperme des mecs, en me suppliant de jouir à mon tour. J’aime sa langue. Les mecs la regardent me lécher, leur queue toujours toute dure. Mon corps se cambre, je commence à jouir, j’ouvre les yeux, un peu, le regard braqué au plafond, mais avec encore en tête les images de kilos de foutre déversé sur moi et d’une fille au teint de porcelaine, avec des taches de rousseurs, les cheveux longs, presque aux fesses, et roux.
Agence Ka : http://www.agenceka.com/
Show du Matin : http://vtele.ca/emissions/leshowdumatin/chroniques/2010/05/une-vie-d-escorte-4965.php







