Et pourtant je trouve vraiment laid Robert Pattinson

février 17, 2012

Je regarde Les Chansons d’Amour, pour la première fois avec mon mec. J’avais vu le film au cinoche avec Misha, et je l’avais réécouté un soir où je m’ennuyais d’Alexandre Le Grand, parti en Ontario pour y suivre une formation et y jouer au billard jusqu’à minuit avec des sans-abris.

Je me vernis les ongles, je dis que Ludivine est si belle et que Morgan Freeman est bizarre de vouloir marier genre sa petite-fille, et Alexandre Le Grand croit que Morgan Freeman va apparaître dans le film juste parce que j’ai parlé de lui. Au bout d’un moment, je mets le film sur pause et j’hallucine : « Louis Garrel ressemble too much à Robert Pattinson, le mec de Twilight. Pas celui que ta fille aime, elle, elle se présente comme Mme Lautner, la femme du loup-garou. »

Peut-être que tout le monde a déjà remarqué ça depuis mille ans, ou peut-être que je déraille vraiment, mais ils se ressemblent pour vrai, han?

Dany Laferrière style

février 17, 2012

Dany Laferrière propose sa version du célèbre interrogatoire de révélateur des tempéraments imaginé par Proust et j’ai l’honneur d’y répondre cette semaine !

En voici un extrait :

Avez-vous de la réticence à jeter le moindre papier imprimé ou faites-vous le ménage constamment dans vos tiroirs? 

Je découpe souvent des articles dans des magazines féminins américains, que je garde indéfiniment dans des classeurs. J’en ai un sur comment dire « blow job » en italien. 

Vous voyez-vous en chat ou en chien? 

En position du chien le plus souvent. Mais sinon, généralement, en chat. 

L’amour éteint-il la flamme créatrice chez vous ou l’allume-t-il? 

Ce qui m’aide surtout à créer, c’est que mon mec croit en moi et qu’il oblige tous ses amis à me lire. 

Pour en lire plus : http://zonedecriture.radio-canada.ca/2012/02/le-questionnaire-laferriere-melodie-nelson.html#.Tz00nYGMrZg

Source photo : Pascal Ratthé

Des seins plus amusants qu’excitants

février 16, 2012

Des seins à téter, des seins à s’enfiler, des seins à embrasser, des seins à gifler, des seins à comprimer dans des corsets, des seins à gonfler, des seins à faire sauter sur un plancher de danse et ici, des seins à déguiser. Pour celles qui ont le courage de faire pareil, have fun!

Source photos : http://titthinksitspeople.blogspot.com/

Pour lire une entrevue avec la chick qui a eu l’idée de déguiser ses seins:http://www.vice.com/read/dress-your-tits-up-like-little-fancymen

Je suis une valentine avec des couilles dans la face

février 14, 2012

J’ai finalement envoyé à Alexandre Le Grand des photos de ma chatte, de Mini Fée dans sa nouvelle petite veste rouge et sa blouse à papillons, de mon sein droit bleuté et d’une bataille entre Mini Fée et sa peluche Henri dans son lit aujourd’hui.

Et j’ai reçu un valentin tout perversement romantique de sa part. Lovely, comme d’hab.

Champagne et rupture sur Twitter

février 14, 2012

J’ai célébré la Saint-Valentin ce weekend au chalet, en brunchant avec un couple d’amis. Lena Roxanne avait amené une bouteille de champagne rosé. J’ai pu en boire un verre avec joie, puis un deuxième avec zéro culpabilité quand Mini Fée s’est endormie. Nous avons mangé une tarte total trop sucrée – je voulais faire des petits gâteaux au chocolat bio, mais j’avais oublié d’amener des moules – saupoudrée de petits cœurs rouges et roses.

Aujourd’hui, je vais écrire mille fois à Alexandre Le Grand que je l’aime, comme tous les jours anyway, je vais aussi me raser la chatte et lui envoyer une photo comme preuve, s’il promet de pas la montrer à ses copains qui ont déjà tous vu mes seins.

Et aussi, je vais juger un concours organisé par la Zone d’écriture de Radio-Canada. Le concours : rompre en 140 caractères sur Twitter. Vous avez jusqu’à 22h pour participer et pour avoir la chance de gagner un iPad 2. J’ai hâte de vous lire!

Pour plus de détails : http://zonedecriture.radio-canada.ca/2012/02/ne-me-twitte-pas-defi-eclair-le-14-fevrier.html#.Tzk7c4GMrZg

Amour et teint magnifié

février 9, 2012

J’ai trouvé cette citation allumée et amusante sur le mur Facebook de la photographe Andrea Hausmann :

« I need sex for a clear complexion, but I’d rather do it for love. » (Joan Crawford)

Plus sexy qu’une couverture de table à langer

février 9, 2012

Je regarde des sextoys sur le site de Babeland, en mangeant une crème brûlée à la vanille. Parce que même si j’utilise toujours le même vibro, je crois que c’est impossible d’avoir trop de sextoys.

Je tombe sur un item que je n’avais jamais vu encore : une couverture pour les femmes fontaine. Au lieu de changer les draps trop souvent ou de se coucher sur une couverture de table à langer pour bébé, le Fascinator Throes Blanket est là pour vous. Je ne suis pas une squirteuse, mais je trouve ça très original (ok j’aime surtout le petit logo de parapluie sur la boite).

Source photo : http://store.babeland.com/sexy-gifts-top-pics/fascinator-throes-blanket

Des condoms ampoulés

février 7, 2012

Une installation très spéciale de l’Irlandais Bryan McCormack protège les murs du Centre Pompidou à Paris. 80 000 condoms sont disposés dans le tunnel des escaliers roulants afin de faire réfléchir à la cause du Sida. Chaque niveau du tunnel a sa propre couleur, ainsi que sa propre fréquence cardiaque enregistrée.

2011 – Preservation is life – Les sons de ma vie

Source photos : http://www.feeldesain.com/preservation-is-life-condoms-installation.html

Lana Del Rey et sa jumelle

février 7, 2012

Je me crosse en imaginant que Lana Del Rey a une jumelle et qu’elles se fourrent avec un gros jelly double dong.

Un féminisme qui déteste les femmes libres

février 2, 2012

Je l’ai répété souvent, on ne me croit pas toujours, mais je le répète encore : jamais je ne me suis sentie rabaissée par des clients, alors que j’étais escorte. Mais combien de fois me suis-je sentie rabaissée par des femmes, qui se disent féministes abolitionnistes? Un nombre incalculable de fois.

Pourquoi?

Parce qu’elles disent donner une voix aux travailleuses du sexe qui n’en ont pas, tout en refusant une voix à celles qui veulent dire autre chose que leur discours habituel (style « Je me drogue parce que je suis une prostituée. Je déteste les hommes. Blablabla. » – Cette voix existe bien, et c’est important de l’entendre et de l’écouter aussi, mais ce n’est pas le seul discours des prostituées.)

Parce que ces prétendues féministes me refusent un choix, me refusent d’être, me refusent un plaisir. J’ai souvent discuté de la question des abolitionnistes avec des copines ou d’autres travailleuses du sexe, me demandant qui elles étaient vraiment, ce qu’elles avaient vécu par le passé qui les motivaient à dénigrer certaines travailleuses du sexe et les hommes qui fréquentent les travailleuses du sexe.

Jamais je n’avais pensé faire un rapprochement entre leur impérialisme à la je-vais-vous-sauver-même-si-vous-ne-savez-pas-que-vous-devez-être-sauvées et les théories de Freud. J’ai trouvé un article qui vulgarise le tout, et je trouve cela génial. Je vous invite à en lire un extrait, puis à le consulter si la chose vous intéresse autant que moi.

« On voit que là où la morale victorienne opposait la femme respectable (bourgeoise) à la femme socialement inférieure (la putain), à une période où le capitalisme était en plein essor, l’abolitionnisme se veut sans opposition de classes, ce qui le conduit non pas à vouloir cantonner la prostitution (celle-ci était très active sous l’ère victorienne, dans les bas-fonds de Londres par exemple), mais à vouloir sa disparition. C’est ainsi que s’est ajouté au clivage entre la madone et la putain, un clivage entre les hommes et les femmes.

Ce double clivage procède à l’étouffement d’une question qui concerne les femmes en général : celle de leurs pulsions sexuelles. Si la prostituée doit être victimisée, c’est parce qu’elle doit être niée comme femme possible, en étant érigée en victime de la sexualité des hommes. Il s’agit là de préserver l’image de la femme respectable, qui ne peut pas l’être si elle a elle-même des pulsions sexuelles aussi dérangeantes que celles des hommes.

La prostituée victimisée par le discours abolitionniste, sans lui demander son avis sur la question, est donc plutôt haïe que défendue par les féministes abolitionnistes. Cela explique que ces dernières ne tiennent aucun compte des conséquences sociales de la pénalisation des clients pour les personnes se prostituant. Dans la mesure où les pulsions sexuelles sont décrétées relever du seul sexe masculin, et que celles-ci représentent le mal absolu, la prostituée respectable n’est pas concevable, et elle porte atteinte à l’image de la femme en général. »

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/227746-les-prostituees-victimes-des-hommes-ou-des-abolitionnistes.html