L’honneur suprême

avril 16, 2009

                                                                           doodle_mel_nel_couleur 

 

The Delphine est trop parfaite : elle mesure six pieds, n’a que des ombres à paupières MAC et dessine super bien. Elle m’a affichée sur son blogue il y a quelques jours et ma mère a trouvé ça tout simplement fabulous. Moi je regarde plus souvent son dessin que ma réflexion dans le miroir (j’ai une peau parfaite grâce aux couleurs The Delphine, c’est rassurant).

http://delfberg.blogspot.com/

J’ai droit à du popcorn sans beurre et à du sperme tous les soirs

avril 14, 2009

                                           ebay

J’ai porté des oreilles de lapines Playboy tout le weekend, ma robe fleurie style série télévisée Madmen a gonflé sous l’effet du vent et a montré à quatre-cinq proches mes superbes culottes garçonnes mauves avec des petites boucles, j’ai sucé la bite d’Alexandre et c’était crémeux, et j’ai pas mangé trop de chocolat, mais, mais, j’ai gagné une enchère sur ebay.

Je vais bientôt recevoir par la poste cette oh so sexy robe de Roberto Cavalli, un designer qui tripe sur la jungle et les félins et la vodka. Maintenant, vraiment, c’est fini les cocos de Pâques et le limoncello jusqu’à deux heures du matin dans mon bain : faut que je continue mes séances d’aérobies devant des reality shows pendant des heures à tous les jours, et que je m’inscrive à des cours de danse Zumba Cardio.

Roberto Cavalli, et l’été dans deux mois, et Betty qui m’empêche de me goinfrer de burgers et qui n’a même plus un millimètre de gras sur les cuisses depuis qu’elle fait du dragonboat, ce sont les meilleures raisons pour être en top forme et mince comme à dix-sept ans (quand j’étais monitrice dans un camp pour diabétiques et que toutes les filles parlaient cheveux, et tous les gars automobiles et pot, alors moi j’étais toute seule avec les Doors dans mon walkmen et je courais six kilomètres à tous les soirs, en rêvant à de la crème glacée aux pistaches et aux professeurs que je baiserais dès mon entrée au cégep).

J’ai les ongles lilas, avec des traces de chocolat

avril 11, 2009

Samedi dernier, c’était suçons-pretzels-sushis et les plus laids cupcakes au café du monde entier, tout ça arrosé de saké-cosmo-vin blanc-vin rosé-limoncello-rhum et coca zéro, avec Misha, Isadora, Betty, Claire, Sarah Lee, The Delphine, Pamela et Lola. Alexandre Le Grand nous avait laissé l’appartement, il était allé voir le match des Canadiens à la Taverne à Normand, avec Sadek, mes frères, et les amis cools de mes frères. Complétement bourrés, ils avaient imités les cris pervers de mon mec: tout le monde à la Taverne avait eu droit à des glory holes gueulés, des dirty sanchez décrits et chantés, et des tournées de schooters de Jack Daniels. Après, Alexandre Le Grand, mon frère Philippe et Horatio s’étaient rendus aux Amazones, un bar de danseuses recommandé par Sadek. Alexandre Le Grand et Philippe avaient admiré les fesses qui se shakaient, les tatouages de triangle sur le pubis des belles, les seins dorés. Horatio, lui, était tombé en amour avec une danseuse qui a dansé pour lui pendant une heure dans un isoloir.

 

Ce samedi, c’est plus tranquille: c’est un weekend religieux, et avec la petite princesse de cinq ans avec nous, c’est pas le moment de se saouler aux drinks et de se demander entre filles quelle est the best time to fuck, ou what is your dirtiest turn-on (je vous dis pas ma réponse, j’étais crissement trop dans ma bulle de fille joyeusement attardée quand Claire m’avait posé la question). La princesse et moi devons trouver un prénom à son nouveau lapin en peluche, Alexandre Le Grand se repose de sa grippe presque fatale, et dimanche, nous irons à Franklin, bouffer comme des cochons au palais très fin, discuter vieilles voitures et Sarkozy, et courir dans la boue avec Ginette le griffon hyperactif. Son maître sera peut-être là, et même s’il ma déjà pogné le cul parce qu’il pensait que j’étais une pute et non la femme d’Alexandre Le Grand, je lui pardonne, parce qu’il nous a donné des oeufs tout frais de son poulailler, la dernière fois que nous sommes passés à Franklin, et aussi, parce qu’avec un chien comme Ginette, on peut pas être totalement une menace.

 

Je vous souhaite à tous un beau weekend, que vous fêtiez Pâques en famille ou au Bal en Blanc. Air kisses à tout le monde! Et vive Jésus!

David Beckham m’excite

avril 9, 2009

lecture: Roger Des Roches, Tout est normal, tout est terminé

 

événement de la journée: les trente-cinq ans de la fabulous Jenna Jameson

 

Je reviens du travail, les cheveux mouillés par la pluie, les lèvres glossées dans l’autobus, le recueil de poésie de Roger Des Roches contre mes seins, sous mon manteau, pour mieux le protéger que mes cheveux. Paprikalicious m’accueille en miaulant comme une fausse-dépendante-affective-mais-vraie-dépendante-à-sa-bouffe-molle. Je trouve un Vanity Fair et US Weekly sur la table de la cuisine, avec un spécial régime des pétasses en strass de Dancing With The Stars. Je feuillette rapidement, je me rappelle mentalement qu’il faut que j’abandonne asap pain, pasta, et alcool, pour plutôt faire une provision d’oeufs blancs et de tisanes qui font miraculeusement un ventre plat à quiconque les boit all day long.

 

Je vais à la chambre, et Alexandre Le Grand est là, sous les draps, à six heures le soir, comme il se refuse de le faire à moins d’être ultra-malade-en-danger-de-mort. Il grogne un peu et il me dit j’ai besoin de mon infirmière, je me sens tout dur, c’est grave. J’ouvre la garde-robe, je dis oh j’ai mis au lavage mon uniforme, il y avait ton sperme dessus et du ketchup, pardon pardon, tu veux pas Blanche-Neige à la place, ou un bunny de Playboy? Et il dit ok honey bunny, tu me réveilleras quand tu seras sexy. Il se retourne et fait semblant de ronfler.

 

Je mets ma petite robe noire en satin avec une queue de lapin blanc cousu niveau cul, un petit collet, des bracelets noirs et blancs qui tintent quand je cherche partout mon serre-tête avec des oreilles de lapin. Je marche jusqu’à mon Alexandre Le Grand, qui gémit mounmmnysfg dans son oreiller, je sors mes seins de la robe et je les lui fourre dans la face, bonjour chéri tu m’invites au lit. Il prend ma taille et me fait tomber sur lui, il m’embrasse et il dit tu goûtes bon, quelle fille tu as embrassé avant d’arriver, et je dis arrête, c’est le baume que Misha m’a donné qui goûte les cerises. Il prend mes seins, il dit je veux les sentir sur ma bite, je lui demande s’il veut que j’attache mieux mes cheveux, il dit non, non, je te vois bien comme ça salope. J’écrase sa bite entre mes seins. Je me tourne pour qu’il voit mon petit cul de lapine et qu’il me sente la chatte. Je lèche ses couilles, je descends ma langue dans son petit trou, j’appuie doucement avec un doigt, je lèche un doigt et je le rentre dans son cul en faisant des mini ronds. Je prends sa bite dans ma bouche. Il dit je sens tes petites dents salope. Je le suce et il ouvre mes fesses, me répète que j’ai un beau gros cul de salope, et il se répand dans ma bouche, j’avale, je sais pas ce que ça goûte, genre l’eau de javel sucrée au miel.

 

Je réchauffe une soupe au boursin et brocoli, et nous écoutons le premier épisode de la quatrième saison de Footballer’s Wives. Une putain de bonne série, que j’avais presque honte d’aimer tellement ça fait soap, mais depuis une conversation, l’été dernier, avec Jonas, au travail, je suis confortée dans l’idée que c’est très raisonnable de fantasmer sur David Beckham, le champagne, le botox, la bisexualité de Conrad, la garde-robe de Chardonnay Lane-Pascoe et le vestiaire des joueurs. Dans le premier épisode, fuck, fuck, trop excitant, Noah décide d’aller dans une église pour devenir hétérosexuel et le reste de l’équipe fourre des filles en Espagne, deux mecs sur la même fille, et plus tard dans la nuit, la fille se fait violer, elle se coupe les cheveux, les teint en noir et promet de venger son honneur perdu, je tripe et je monte sur Alexandre, je suis assise et j’ai sa bite dans ma chatte, tout en regardant l’écran. Je bouge pas trop, j’attends le générique, je ferme la télé, il dit je veux regarder Tania Turner pendant que je te baise, il me donne des tapes sur les fesses, me fait aller sur sa bite, je m’appuie sur ses cuisses, et je dis oh oui, oh oui, et il sort sa bite et me la rentre direct dans le cul et il jouit, et je sens son sperme qui coule de mon cul, sans que je hurle, j’ai plus de souffle.

 

Je lui prête un foulard à motifs de têtes de mort pour qu’il protège bien son cou pendant la nuit et je vais chercher Paprikalicious qui se met les fesses direct dans la face d’Alexandre Le Grand, il la repousse, je rigole, je ferme la lumière, et je dis putain, faut que j’aie m’essuyer le cul cochon.

Faire du babysitting et manger des pasta, ça sauve un couple

avril 8, 2009

breuvage: thé vert et citron

occupation du moment: empêcher Paprikalicious de bouffer ma clé USB

 

Je dors pas vraiment, après l’annonce d’Alexandre Le Grand de partir ailleurs. Il a vécu partout, en France, en Arabie Saoudite, en Californie, je le verrais bien s’établir ailleurs, bronzer sur une montagne au Pérou avec un chaman, ou méditer en Inde avec une princesse bollywoodienne. Je parle dans le vide, en pleurs, comme une coupable. Je rêve que je suis dans la salle de bain chez Vauvert, et qu’une salope super droguée jette des couteaux par dessus la porte de ma cabine, je me protège la tête, je veux pas mourir, et les seins, j’ai peur qu’elle les crève, je veux pas perdre mes seins.

 

Le lendemain, Alexandre Le Grand se lève plus tard que d’habitude, mes yeux refusent de s’ouvrir, mon corps est en manque du sien, je regarde s’il est bandé, mais il a gardé son pyjama toute la nuit, je peux pas m’asseoir sur lui et lui dire on oublie tout, on oublie Anthony et les bars le jeudi soir, on oublie ma robe rose bubble-gum Marciano toute collante et tachée de gin tonic. Il part et il me dit repose-toi. 

 

Je mange un bagel aux cretons et cornichons et il n’est même pas bon. Je monte le chauffage et je me réfugie sous les couvertures de mon lit. Je feuillette Porno Manifesto d’Ovidie, en me demandant ce que je vais faire maintenant. Je regrette d’avoir acheté dix mille robes les dernières semaines, si Alexandre Le Grand me quitte pour vrai, je vais être au super régime biscuits soda et beurre d’arachides pour six mois, pour égargner un billet d’avion direction Inde, et je vais m’arracher les cheveux, je vais devoir m’acheter des rallonges, ou une perruque, peut-être qu’Alexandre Le Grand aurait pas été fâché contre moi si j’avais pas teint mes cheveux en auburn. Je repousse le livre de la pornstar militante et intello française, pourquoi Anthony a raconté des trucs débiles à Alexandre, est-ce qu’Alexandre Le Grand a tout halluciné, est-ce qu’il a une tumeur au cerveau, je veux pas qu’il meurt. Peut-être que c’est pas les cheveux auburn, peut-être qu’Alexandre Le Grand est tanné de moi parce qu’il cuisine toujours et il ramasse toujours les oeufs que je laisse tomber sur le plancher.

 

Je laisse des messages sur le répondeur de Betty, Hi bella, can you call me when you have news about Anthony, I’m home all day, can’t work looking like that, je t’embrasse and I hope you’re okay, call me, call Anthony, I really want to know what is going on. Je me lime les ongles jusqu’à trois heures de l’aprem, Alexandre Le Grand revient, il caresse mes cheveux, me demande un baiser et me trouve un petit air de pétasse battue. Je le trouve tout doux, tout calme, tout rien-ne-s’est-produit-hier-soir-l’asile-t’attend-ma-chérie. Je lui dis que ça ne pas vraiment, il dit qu’il avait trop bu, il dit je suis ta bite, tu es ma chatte, je te crois, Anthony voulait se battre ou je sais pas.

 

Je lui dis viens au lit me dire des belles choses comme ça. Je veux être sur lui, qu’il sente ma chatte douce et mouillée que pour lui. Il se déshabille, laisse ses vêtements sur une chaise en bois, face au lit, il me montre ses caleçons à l’effigie de Mr Perfect, un dessin de livre pour enfants. Il se couche et je me blottis contre lui, il dit je suis fatigué, je dis moi aussi, on peut dormir, un peu. Il dit non, tourne-toi, et j’ouvre les jambes pour mon mec, il embrasse mes cuisses et me mord le ventre, il dit j’aime te mordre, et je dis rien, j’aime quand il me fait mal, un peu. Il se vide bien en moi, rapidement, il me dit je vais garder Calvin, tu veux venir, et j’accepte, je veux trop passer mon vendredi soir avec un bébé qui danse et qui chante et qui passe l’aspirateur en imitant sa maman.

 

Élise et Jean-Pascal boivent un verre de mousseux avec Alexandre Le Grand et moi, et ils nous montrent les petits pyjamas de Calvin, les couches et les jouets terriblement attirants qui font du bruit sans que nous les touchions. Ils nous laissent pour un souper en amoureux. Élise est toute contente de pouvoir mettre des talons hauts, elle en a des centaines, mais avec Calvin, pendant la journée, elle s’empêche de les avoir aux pieds, et elle regrette de ne pas avoir profité du souper pour porter des méga anneaux aux oreilles.

 

Avec Calvin à table qui déguste des céréales à la poignée et un Minigo à la framboise bleue, Alexandre Le Grand et moi nous nous bourrons d’un plat de pâtes, fêves et salade. Betty téléphone sur le cellulaire d’Alexandre, elle souhaite me parler, elle m’explique, elle dit Anthony a déconné parce qu’il aime bien Alexandre, il dit tout le temps la même blaque à ses amis, il est désolé, il s’excuse, et moi je dis quoi, juste une blague, mais fuck tu ne dis pas ça à un Français, encore moins à un Français que tu recontres pour genre la deuxième fois, fuck il aurait pu lui donner un coup de tête à la Zidane. Betty continue, elle dit toute la soirée il a fait des blagues, tu raconteras à Alexandre Le Grand, il a même demandé aux amis de Johnny, qu’il voyait pour la première fois, if they had all shop in the same gay shop, ils n’ont pas trouvé ça drôle non plus.

 

Je remercie Betty de l’appel et je raconte tout à Alexandre Le Grand, en lui carressant les couilles pendant que Calvin  répand des céréales toutes molles sur son téléphone rouge en plastique. Et je change mon profil Facebook pour Mélodie Nelson ne comprend pas les blagues des Italiens. Like ever.

 

 

Inceste, pantoufles bandantes et Laval

avril 8, 2009

M’engueuler pour une putain de connerie avec Alexandre Le Grand, c’est ultra chiant, c’était pas arrivé depuis genre un an, au moins, ça me donne une mauvaise peau, une peau d’angoissée chronique, et je suis pas une angoissée chronique, ark, plutôt redevenir vierge qu’être une pétasse qui se ronge les ongles jusqu’au sang et qui oublie de faire des masques capillaires une fois par semaine, ou deux.

Mais ça me permet de lire le nouveau Cosmo, d’apposer des post-its à toutes les pages qui me font presque rigoler, je vous en promets des extraits surréels demain, et de gosser dans les pages plus techniques de mon blogue, genre les fameux critères de recherches qui fait que quelques personnes tombent avec surprise ici, dans mon petit monde de chattes-qui-sentent-la-barbe-à-papa. Oh et aussi, ça me permet d’étudier des phénomènes trop intéressants comme lorsque transformée en angoissée chronique, il est possible de désouler à une vitesse assez incroyable. C’est mieux que le café.

Critères de recherche au potentiel rigolo-mystique-sexuel stupéfiant

1. Avoir zéro spermatozoïde est-ce guérissable

(Comme si tu es une fille, c’est même préférable.)

2. Sodomisée en robe de mariée

(Cute, cute, surtout si la robe est blanc perle et que le nouveau marié s’essuit la bite légèrement salopée dedans.)

3. Putes en tutu

(J’imagine comme pas les dernières pages du Mirror avec des putes non pas en nuisettes ou en tenue de latex, mais en wannabe ballerines.)

4. Femme qui mange des orteils pleins de sperme

5. Ventre qui gargouille et hémorroïdes

6. Les enfants de Bruce Willis

(Ouh la la genre que c’est le fantasme de quelqu’un ? Pas celui d’un chirurgien ?)

7. C’est ma mère qui me rase la chatte

(Moi ma mère m’a donné un rasoir quand j’avais dix ans pour que je me rase bien les aisselles avant mes cours de natation. Et je lui ai piqué, plus tard, ses bandes de cires pour l’épilation bikini. Mais that’s it.)

8. Baiser ma tante dans le donjon

9. Un entonnoir dans le cul

(À essayer, pourquoi pas, mais pour y laisser couler quoi, de la salive, du jus d’orange, du martini à la vanille ou du lubrifiant certifié bio ?)

10. Comment faire un club sandwich

11. Escorte qui avale à Laval

12. J’ai sodomisé ma belle-mère sur un pari

(La pire chose que j’ai fait sur un pari c’était genre bouffer des croquettes pour chiens et les vomir après.)

13. Mon ami adore porter mes pantoufles

(Et après, il va se tripoter la bite en regardant les madames des catalogues Sears.)

14. Vieille aux gros seins mous 60 ans

(Jamais ! J’aurai tout plein de chirurgies pour retarder le pouvoir de la gravité !)

15. Comment mettre sa propre bite dans son cul

(Je veux une photo.)

Mauvais karma: faut jamais mixer robe rose et cheveux roux

avril 8, 2009

Je suis une poor little spoiled girl

 

 

 

Mardi dernier, juste avant de rejoindre ma maman au métro Place d’Armes, direction thé au St-James, Alexandre Le Grand me fait avaler son sperme comme cadeau d’anniversaire matinal. La journée se promet d’être parfaite, je fête mon vingt-troisième anniversaire avec des petits scones, du shopping et la fameuse poutine au homard du Garde-Manger.

 

Betty, Angelina et Persia souhaitent aussi me fêter, deux jours plus tard, parce qu’elles sont trop gentilles, trop généreuses, et parce que c’est bien d’avoir une raison de sortir entre gorgeous girls jusqu’à deux heures du matin le jeudi soir. Après s’être stationnée devant une borne fontaine, Betty est au bord des larmes, elle me fait descendre pour que je rejoigne Angelina au coin de la rue. Angelina m’embrasse, me demande comment c’était de prendre le thé au St-James et nous partons en courant à Grange, pour pas que notre réservation soit annulée, pour cause de cinq minutes de retard.

 

À Grange, Betty raconte qu’elle est allée à une soirée Harley Davidson et que ses nouvelles priorités c’est d’oublier le sexe tant que Sadek ne lui revient pas et avoir un corps superbe de biker chick pour l’été. Le serveur nous verse du vin rouge, un Masi 2005 choisi par Betty. Betty cache le verre d’Angelina, non non elle est enceinte, de cinq mois, vous avez pas des virgin martinis ou un virgin qui goûte les fruits ?

Persia arrive, toute sexy dans un top violet, lacé au dos et très échancré devant. Betty nous prend en photos, les seins de Persia écrasés contre le miens. Je commande des mini burgers au bison et Betty dit tu vois, tu peux continuer à manger des burgers, mais en petites portions, comme ça tu ne deviendras pas grosse. Persia reçoit un tchatte de son ami Sébastien, qui lui demande s’il peut venir nous rejoindre pour écouter le match de hockey au bar. Persia nous explique qu’elle a rencontré Sébastien dans un cinq à sept, il est chou comme tout, et gêné comme tous les Québécois de trente ans le sont avec des Italiennes Anglophones Amazones.

Ne l’oublie pas, please

Betty me dit raconte à Persia ce qui se passe avec Sadek, je peux pas, je veux pas pleurer for your birthday. Je me penche vers Persia, en checkant bien ses tétons tout durs, et je lui dis que Betty et Sadek ont décidé de prendre une pause, pour que Sadek se sente plus libre, après une union de quinze ans avec une femme contrôlante, qui n’acceptait de baiser que le jour de leur anniversaire de mariage, Sadek voulait se lever et se sentir libre, sans responsabilités, sans avoir à dire à Betty qu’il sortait au Cherry un samedi et qu’il reviendrait tard, avec le parfum de dix filles sur sa chemise. Betty a bien compris, Angelina et moi n’avons pas jugé. Nous aimons trop Sadek et Betty pour dire autre chose que dans neuf semaines, you will be reunited. Je dis à Persia que Betty a supplié Sadek, ne m’oublie pas qu’elle a dit, et j’espère qu’il ne l’oublie pas, en regardant la couleur des murs de sa maison, et en prenant un bain, seul, sans les mains de Betty qui massent son crâne et qui caressent sa bite.

Persia se retourne vers Betty, elle lui envoie un air kiss, et elle lit à nouveau son Blackberry, oh Sébastien is parking now, I’ll go meet him. Angelina m’offre un morceau de grilled cheese, je dis non non, les mini burgers c’est parfait, j’ai mangé un grilled cheese la semaine dernière, avec Betty et Pierre-Yves Dionysos, un bloggeur qui croit que les filles exagèrent leur passion pour la fellation.

Les bûcherons sont populaires en France

Sébastien nous embrasse et il nous demande si nous voulons encore du vin. Je suis la seule pas really respectable, alors je dis moi j’en prends avec toi, c’est sûr, et nous commençons à parler, il trouve cool que nous soyons toutes classes-putains-de-luxe, il me raconte ses années d’étudiant pas sage dans la région de Champagne, en France. Je lui dis que mon mec a passé ses premières années dans la même région, entouré de truies, de chiens qui le suivaient sur les ponts, de poules, et de nanny furieuse qui donnait des coups de fouet sur ses petites fesses de bébé hyperactif. Sébastien me dit que les Québécois étaient super populaires dans tous les bars, les filles se les réservaient, et disaient des trucs comme c’est à mon tour de me faire sauter par un bûcheron. Persia me donne un coup de coude, elle dit j’aime les bûcherons, c’est sexy.

Je lui demande de me suivre à la salle de bain, je lui dis qu’il est très bien Sébastien, est-ce que c’est pour lui son décoletté et ses jeans moulants ou pour ma fête. Elle soupire, elle dit je savais même pas qu’il viendrait, et il a une copine, c’est tout pour toi Mélodie. Elle me plaque les mains contre ses seins et elle me demande si elle peut me toucher aussi, je dis oui, si tes mains sont pas trop froides. Elle les passe sous ma robe avant, caresse ma petite culotte à motifs de papillons bleutés, et elle dit je les réchauffe, you’re hot, et nous rions quand nous voyons un serveur monter vers nous. Nous nous cachons dans une cabine et je lui demande tu trouves que mes seins sont trop durs, elle dit non non, tu vois, j’enfonce mon doigt, ils sont mous et gros and very fuckable, I’m sure Alexandre agree with that like every night. Elle s’assoit et pisse devant moi en me demandant si je crois vraiment que Betty va pas baiser pendant des semaines ou des mois, avant de se retrouver à nouveau dans le lit-dans les escaliers-dans l’auto-dans le bain de Sadek. Je dis ouais, je pense qu’elle se touche même plus, sauf when she is on a Harley Davidson.

C’est juste Betty qui est sexy plaquée contre une casserole de sauce à spaghetti

Persia et moi nous redescendons main dans la main. Betty est en train de montrer une photo qu’elle avait prise pour Sadek. Je peux pas m’empêcher d’éclater de rire: Betty est collée contre le mur de la cuisine de Sadek, le focus est mis sur une énorme casserole qui repose sur le four. Les yeux comme une petite chienne piteuse, elle explique que Sadek voulait une photo des deux choses qu’il appréciait le plus, elle et sa sauce à spaghetti. C’est mignon mais ça devient franchement drama comme soirée, alors nous nous levons et marchons jusqu’au Vauvert. Je connais pas du tout et dès que j’entre, j’ai comme le sentiment que c’est pas trop ma place, la fille au vestiaire fait mannequin panthère bête, et les mecs ont tous l’air d’être trop soûls et trop arrogants pour comprendre que le suçon en forme de coeur que j’ai dans la bouche, je le remplacerai pas par leur langue, comme genre never.

Tatouages, gin tonic et joueur de hockey

Betty embrasse le neveu d’Angelina, qui a l’air super gentil et allumé et salue ses deux amis. L’un deux a les bras couverts de tatous et il baisse son pantalon pour que nous puissions voir ses tatous plus discrets. Persia se met à genoux devant lui et dit que c’est very nice. Elle se relève et me touche les seins en disant I must draw you something, because those tits scream for some ink bella. Betty va nous chercher des gin tonic. Un joueur des Canadiens passe devant nous. Sébastien déboutonne sa chemise pour lui montrer qu’il a un t-shirt des Canadiens et moi je colle bien mes boobs en faisant attention de pas montrer mes tétons tout durs. Sébastien demande s’il peut prendre une photo avec lui, mais le joueur refuse. Persia embrasse doucement la joue de Sébastien pour le consoler, et pousse sa tête vers ses seins. Elle lui murmure pauvre chou, you can suck on my titties if it makes you forget about the big party animal. Sébastien joue avec le décolleté de Persia, il tire le tissu et pince avec deux doigts un téton.

Concours qui-suce-le-plus-vite et drama type what-the-fuck

Betty arrive et elle dit the music is not so good, mostly old school shit, but it’s too funny, those two guys, ils sont venus vers moi et je voulais danser avec eux, ils avaient l’air kind of nerdy et ils se sont pas présentés, ils m’ont pas demandé mon nom non plus, ils ont juste dit qu’ils vendaient du peperroni, is that a joke or what ? Je la pousse sur la table et on fait un concours de qui suce le plus vite son suçon. Persia gagne pendant que Sébastien lui passe un doigt dans sa craque de fesses. Johnny, un ami du neveu d’Angelina, me parle de sa diète, il dit qu’il pèse tous ses aliments, je dis wouah tu es discipliné, mais fuck que je m’emmerde, surtout quand il me presse à lui refiler mon numéro de téléphone et j’ai dit non sorry, I don’t need you, I’m engaged, et je lui plaque mon doigt baguée dans la face. Il me dit que je suis une agasse et je dis oui, je sais, mais whatever, moi je peux me coucher sans stresser parce que j’ai pris un gramme de céleri de trop genre. Il s’en va et moi je m’endors, Betty a raison c’est de la old school shit la musique, Persia est déjà partie, Sébastien aussi, ou il est encore aux toilettes avec une peroxidée aux jambes superbes dans un legging imitation cuir.

Quand je rentre à la maison, je suis super contente parce qu’Alexandre Le Grand est encore debout, je lui dis oh j’ai trop envie de te sucer, et lui il dit, j’ai passé une très mauvaise soirée. Il est devant la télévision, il se lève pas pour m’embrasser, j’angoisse, je continue à mouiller parce que je le trouve sexy, à deux heures du matin, avec son t-shirt bleu flash et une voix grave. Il dit j’ai vu Franky tantôt, au Confessionnal, tu le connais bien han, tu t’amuses bien avec lui. Je dis euh fuck, je me sens larguée, c’est qui Franky, je connais pas de putain Franky, qu’est-ce que tu as Alexandre ? Il me dit Franky m’a dit, à l’oreille, pendant que j’étais avec Derick et Sadek, que tu foutais du trouble dans son mariage, avec Angelina. Je dis fuck le mari d’Angelina, il s’appelle pas Franky, il s’appelle Anthony. Alexandre me regarde et il dit ouais, tu le connais, il dit que tu dois cesser de tout le temps lui demander de venir te chercher au travail, que tu dois cesser de lui promettre des pipes en échange d’une baise dans sa voiture, que tu dois cesser de l’appeler quand tu dors pas la nuit.

Je ne comprends rien, j’ai vu Anthony deux fois, Alexandre Le Grand le sait et je suis la seule fille au monde qui n’a pas de cellulaire alors je peux pas me transformer en harceleuse professionnelle, et pourquoi Anthony a inventé ça, et j’ai passé la soirée avec Angelina, et je dis n’importe quoi à Alexandre, je ne comprends rien, et lui il reste fermé, tu peux sucer qui tu veux, demain ou dans trois jours, je m’en vais en Inde, je lâche tout.

Les lesbiennes n’aiment que les poils de rallonges capillaires

avril 6, 2009

Après m’être passé le doigt sur les lèvres pour les rendre sucrées au tantalizing lip butter de Body Shop, et avoir renversé la moitié de mon coca zéro sur ma nouvelle nappe à motifs de cerises et baies sauvages, j’ai ouvert mon Us Weekly sur les problèmes de cuisses trop larges de Beyoncé et cette savoureuse citation de Portia De Rossi, la femme de l’humoriste et animatrice Ellen DeGeneres :

« People always ask me if it’s different kissing a guy than a girl, and I have to say that it is, because of the beard burn. My God! That really hurts…I’m not advocating any particular lifestyle, but I’m just saying: When Ellen and I make out, there’s no pain involved. » 

Moi je trouve super sexy Alexandre Le Grand avec sa barbe de quelques heures, faut juste pas qu’il se frotte le menton trop fort sur mon clito quand il me lèche (ce qu’il a fait pendant cinquante minutes hier soir, sans petits poils piquants, mais avec une langue généreuse et un pouce dans mon cul, je suis vraiment très chanceuse).

C’est important de supporter les mères monoparentales flexibles

avril 6, 2009

                                melodie nelson

breuvage: Cubanito

musique: Indochine, L word

Ma fête était trop extra, j’ai passé la journée de mon vingt-troisième anniversaire avec ma maman. Nous avons pris thé et champagne et sandwichs aux concombres et petits scones au St-James. Et nous avons magasiné, elle m’a offert une robe Marciano trop jolie et chaude, elle m’a fait promettre de ne la porter qu’en compagnie d’Alexandre Le Grand, sinon elle m’achetait pas la robe mais un col roulé.

Et j’ai trouvé ce magnifique t-shirt pour mon mec, avec la danseuse qui sparkle. J’adore. Il y avait un autre t-shirt que je voulais lui acheter, il était blanc et l’inscription sur le devant c’était I love my girlfriend. Sauf qu’au dos, c’était indiqué dix noms de filles différentes, et il n’y avait pas Mélodie, so désolée Celia, Britanny, Laeticia, mais mon mec portera pas votre nom en imprimé argent lors de ses sorties du jeudi soir.

La seule lecture que je réussis pas à piger, c’est les recettes de bouffe

avril 2, 2009

            buko1          videovixen2

Basta est trop chou, il m’a taggée pour que je réponde à un questionnaire littéraire sympa.

http://basta-bast.blogspot.com/

Coins cornés ou marque-page ?


Je corne, ou je mets une lime à ongles. Je perds toujours mes marque-page, même les surdimensionnés avec la fée Clochette au bout, ou celui à la tête de chat, donné en cadeau avec un Clin d’œil pour les adolescentes fashion genre. Ça me rend très triste.

Un livre en cadeau ?


Ouais, j’en donne probablement trop souvent. Alexandre Le Grand en a genre dix en réserve, qu’il va lire sur la plage dans un an. J’aime beaucoup donner des coffee table books, ceux que les gens aiment laisser traîner sur la table du salon, comme World Press Photo, ou Jeff Koons.

Lis-tu dans ton bain ?


Ouais, ma peau devient rouge-flambé-débandant. Je bois une bière en lisant, et je mange des crottes de fromage, ça tombe dans le bain et sur les pages, et après j’ai honte que je prête mes livres.

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?


Ouais, et ce sera trop hot quand je serai publié, je promets un jour, des histoires de pétasses de quatorze ans qui se filment en baisant et des trucs comme ça.

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?


Je pense que c’est très facile de faire une série à chier. Mais ça peut devenir super addictif et hot, comme la série It Girl.

As-tu un livre-culte ?


Contes de la folie ordinaire, de Charles Bukowski. En le lisant, je rêvais d’aller en Californie, de trouver Bukowski, de lui dire que moi je le trouvais super beau et sexy, et de me faire pute, pour lui payer toutes les bières du monde.

Aimes-tu relire ?


Oui, mais c’est rare que je relis. Quand je suis malade ou un peu down, je vais au lit lire David Sedaris et je ris à toutes ses histoires, même si je connais presque tout le texte de mes histoires préférées par cœur. Et The Catcher in the Rye, de Salinger, quand j’étais adolescente, je le relisais toujours, pour me convaincre que j’étais cool de mentir comme Holden.

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?


Ça dépend. J’ai parfois peur des déceptions. Mais je crois que c’est bien, de leur montrer toute mon admiration en me mettant en genoux et en leur prouvant que les ex-Repentignoises savent trop bien sucer.

Aimes-tu parler de tes lectures ?


Je sais pas. J’ai une mémoire à chier, alors j’ai toujours l’air de parler de livres que je fais semblant d’avoir lu.

Comment choisis-tu tes livres ?


Ça dépend de ce que j’ai besoin : guilty pleasure féminin, envies trashs, ou besoin de me sentir intelligente. J’ai rarement besoin de me sentir intelligente. Ça m’ennuie. Oh et aussi, ce qui est soldé chez Chapters m’aide beaucoup à surpeupler ma bibliothèque.

Une lecture inavouable ?


Aucune. Mais je me défends parfois de lire de la chick lit. Fuck c’est tellement juste  pour pratiquer mon anglais que je lis Playing with Boys ou The Debutante Divorcee.

Des endroits préférés pour lire ?


Au lit, à plat ventre, avec un coca zéro sur la table de chevet, et des crottes de fromage sur les draps.

Un livre idéal pour toi serait ?


Un livre vraiment très très gros et très très léger avec lequel j’aurais pas besoin de taser pour me promener à quatre heures du matin sans avoir un peu peur.

Lire par-dessus l’épaule ?


Ouais, mais juste quelques secondes, parce que ce n’est pas poli, et il faut être poli dans la vie.

Télé, jeux vidéo ou livres ?


Livres et télé et robes courtes et crottes de fromage et la bite d’Alexandre Le Grand. Tout ça c’est essentiel à ma survie quotidienne.

Lire et manger ?


Presque toujours. J’ai hâte à l’été, parce que l’été c’est la saison optimale pour les lectures : je passe deux-trois heures sur le balcon, à bronzer, en monokini, la bouche remplie de fraises bien juteuses, et de crème fouettée light.

Lire un livre électronique ?


Si ça se brise pas quand on l’échappe, si ça se tache pas quand j’ai les doigts collants de sperme et de choco aux piments, d’accord. Sinon je m’en fouette pour le moment.

Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?


Nan, je lis que des trucs pas ennuyants.

Qu’arrive-t-il à la page 100 ?

Karrine Steffans, Confessions of a video vixen

 » He took close-up pictures of my breasts, wich he wanted to put ont his computer for him to admire at his leisure. Crazy as it sounds now, I thought the idea was sexy at the time. That night I begged him to take me with him, but he resisted. Instead, he walked me to my car, where I found a forty-dollar parking ticket, wich I ripped to pieces before settling into my car for the lonely drive home. « 

 

Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?


Ma pire ennemie, je lui donne rien, sauf une vision de mon cul, qu’elle n’aura jamais comme ça.