Manger des crêpes sur les hautes en sentant le foutre

Mai 16, 2009

                                                         melodienelson

 

La giffle comme remède à la paresse

 Ma maman, je la verrais à toutes les semaines avec plaisir, je prendrais le thé à cinq heures avec elle si c’était ma voisine et je regarderais ses tulipes en lisant une bande dessinée anytime. Mais je la vois rarement, parce qu’elle sort tous les soirs, théâtre, gym et tout, et que je n’ai pas encore mon putain de permis de conduire, c’est à venir, c’est dans mes résolutions depuis 2006. Alors j’étais super contente d’avoir un dimanche réservé pour toute la famille, en l’honneur de la Fête des Mères, dimanche dernier.

Mais le réveil était super dur, je sais pas pourquoi, j’avais bu deux martinis aux bleuets la veille, mais la tête me tournait en crisse, Paprikalicious m’avait sauté dessus pendant la nuit, la princesse chantait vraiment trop fort des chansons de Cendrillon dans le salon, et moi je voulais rester au lit toute la journée, avec Naima Murail Zimmermann et Zoey Dean. Il était dix heures du matin et j’étais déjà extra chiante, j’entendais Alexandre Le Grand tout préparer, les habits de la princesse, les ingrédients pour les crêpes, je me sentais un peu coupable, mais pas assez pour me lever. Alexandre est venu dans la chambre, il a retiré son bas de pyjama à carreaux taupe et vert forêt et il s’est glissé sous les draps, il a caressé mon dos, sa main était toute chaude, je me suis étirée en grognant, il m’a tenue contre lui une minute et il a descendu sa main sur mon ventre, et il m’a ouvert la chatte avec ses doigts, avant de me donner sa bite, il a placé mes jambes toutes molles sur ses épaules, j’ai remonté ma tête, un peu, pour regarder sa bite qui s’enfonçait en moi, il m’a demandé de mordre son bras plutôt que de crier et j’ai mordu, trop fort. Alexandre Le Grand m’a gifflée, il a retiré sa bite de ma chatte et il est venu sur mon visage, et dans mes cheveux, tout fier.

Je suis gênée de m’habiller en salope devant mes parents

Après avoir joué à ni oui, ni non pendant une heure et écouté des histoires de Roald Dahl enregistrées sur disque compact, nous sommes arrivés chez mes parents, accueillis par ma maman toute jolie en jeans et mon papa super heureux d’écouter du Bénabar super fort et le petit chat errant surnommé Peau-de-vache par mon papa, parce qu’il est tout blanc avec des taches noirs sur son petit corps de survivant de l’hiver 2009. Mes parents m’ont trouvée cute en rouquine, et Alexandre Le Grand a comme trop réagi quand j’ai retiré mon perfecto en cuir. J’ai baissé les yeux, fuck, j’avais pas mis de soutif et mes tétons pointaient en crisse.

Marky Mark était au sous-sol, il voulait me montrer son nouveau complet de futur employé parfait dans une firme. Mes frères ont une garde-robe encore plus impressionnante que la mienne, je suis top jalouse. J’ai vu Prison Break devant la télé, il a convenu qu’il était devenu total addict en deux jours, il se couche à quatre heures du matin avec Philippe et il tripe T-Bag, comme Alexandre Le Grand. Philippe est arrivé avec la belle Claire, il a dit qu’il voulait plein de tatouages sur le corps, à cause de la série, et je lui ai proposé qu’on prenne rendez-vous ensemble. Mon papa a sorti des vieilles photos de mon grand-père déguisé en schtroumpf, de maman qui se fait bronzer à vingt ans, de Marky Mark en bébé au gros front et de Philippe en bébé presque asiatique, et de moi, avant toutes mes permanentes (oui, ma maman était super sadique et elle m’a obligée à subir des permanentes de neuf ans jusqu’à treize ans, et j’avais des grosses lunettes, vous imaginez le portrait pas sexy du tout, j’étais vraiment, vraiment, le vilain petit canard en attente d’une fée marraine ou d’une virée shopping ou d’une meilleure amie comme Misha qui m’a appris à me maquiller et à porter des jeans serrés).

Je suis rarement chiante, mais quand je le suis, il me faut une bite

Nous avons mangé des crêpes endives-gruyère-jambon-oeuf, noyées dans le sirop d’érable pour mon papa, et des macarons framboises-litchi, la princesse a joué à Saute-Lapin avec Claire et ma maman lui a raconté des histoires. Moi j’ai juste bu du café et du cidre, gardé un des chats de mes parents contre mes tétons sur les hautes, donné à bouffer à un autre chat errant, Pirate, et chialé parce que je devais bientôt être mentruée. Alexandre Le Grand sentait que je déconnais grave quand j’ai dit à mes frères que je les accompagnerais sur un terrain de golf la semaine d’après, il s’est approché de moi et il m’a demandé comment j’allais, j’ai tendu les bras comme un bébé et je lui ai confié que je me sentais extra plate. Il m’a pris la main et il m’a dit allez, on va trouver d’autres photos de ton enfance ou tu pioches dans un bol de céréales sucrées. Nous sommes allés au sous-sol, dans le bureau qu’utilisent parfois mes parents pour travailler-analyser-comptabiliser-lire et mes frères pour se crosser en regardant le vidéo porno homemade de Kim Kardashian.

Alexandre Le Grand m’a plaquée contre le mur et il m’a embrassé super passionnément comme dans les comédies romantiques, avec ses mains sur mes joues et sa langue qui a fouillé ma bouche pendant cinq minutes. Il m’a dit soit heureuse, continue à boire les cafés que ton père te fait, reproche pas à la princesse de manger trop de macarons, et laisse-moi aller entre tes jambes voir si tu portes une culotte. J’ai soupiré, parce que même si je crois parfois qu’Alexandre Le Grand ne me comprend pas, il me comprend tout le temps, avec genre un million d’années d’avance sur moi, et j’ai écarté les jambes, déjà mouillée. Il s’est mis à genoux après avoir fermé la porte du bureau, j’ai relevé ma robe et il a m’a dit que je sentais trop bon et que j’étais toute douce et il a dit c’est pas grave, que tu sois pas encore maman, tu vas passer l’été en bikini extra small et je vais te faire la meilleure sangria et bander tous les soirs en te demandant de laisser couler un peu de sangria sur tes seins. J’ai senti sa langue descendre de mon nombril à ma chatte, il m’a rentré un-deux-trois doigts et je regardais son visage, ses cheveux qu’il laisse repousser, un peu, au lieu de les raser, et putain que je trouvais ça bon, de l’avoir comme ça entre les jambes, à jouer avec mon clito. Il s’est relevé et il m’a demandé de lui présenter mon cul, je me suis tournée, les mains appuyées contre le mur, le dos arqué et le cul bien dans les airs, et il m’a pénétré comme ça, vite-vite, parce qu’il me fallait trouver des albums de photos, et retourner boire du cidre, en sentant le foutre.

Je suis pas la seule qui aime sucer des sucettes

Mai 14, 2009

                                  

                                                  perezhilton.com

 

Je vais sur deux-trois sites de gossip par jour, même si je passe déjà la journée à potiner avec Lola, à bavarder humiliations personnelles, chirurgies de stars, gros clito de quatre centimètres, crème de jour au rétinol, exhibitionnisme accidentel, robe Anthropologie soldée sur ebay et lesbiannisme en terre étrangère. Et aujourd’hui, ce que je trouve sur perezhilton.com, c’est une magnifique photo de Mickey Rourke, au bracelet étonnant et à la langue toute rose cochon, qui te léche une sucette comme si genre c’était moi.

Baise devant un salon de coiffure aux effluves de libanais

Mai 13, 2009

J’ai un métabolisme qui me permet de manger des crêpes tous les jours

Juste avant de montrer mes nouvelles gougounes Betsey Johnson à Alexandre Le Grand, je salue Lola et Britanny, elles vont boire du cidre à cinq minutes du travail. Lola boit du cidre et du vin, jamais de la bière, ce qui lui permet de dire qu’elle est une alcolo classe. Et Britanny boit du cidre et du porto et du vin et de la bière, et elle matche son ombre à paupières à ses vêtements. Aujourd’hui elle a une écharpe mauve sublime et une grosse ligne de crayon pour les yeux mauve brillant, elle est trop hot.

J’embrasse Alexandre Le Grand, et je retire mes jeans et ma petite veste grise super sage, Alexandre Le Grand tend une main et pince mes tétons, et je mets rapido une mini robe Olivia extra serrée, mais la crêpe oeufs-épinards-jambon-gruyère que j’ai bouffé comme lunch chez Juliette et Chocolat ne paraît pas du tout, thank God mon métabolisme et mes prières. Je dis à Alexandre Le Grand qu’il faut cesser tout de suite de toucher ou de quasi raser le bouton qu’il a au menton, le pauvre amour, il a la peau toute rougie et je lui dis qu’on passera à la pharmacie après un ou deux drinks.

J’aime les vieux monsieurs mais pas ceux qui gardent leur chapeau dans un bar

Au Confessionnal, Gaspard boit un baril de Stella en regardant distraitement Sophie. La barmaid porte d’énormes hoops en argent aux oreilles et une robe blanche super cute, sans soutif en dessous. Moi il faut trop que je me trouve un soutif qui s’attache à la taille pour ma nouvelle robe Roberto Cavalli. Elle est noire et classe style Audrey Hepburn-avec-un-croissant-dans-les-mains, mais mes tétons sont total visibles sous le tissu trop mince et le dos est nu, donc pas de soutif bandeau. C’est super malheureux, je la porterais bien pour un cocktail en famille, mais à date, je ne l’ai mise que pour sucer Alexandre Le Grand.

Je sirote un gin tonic et Alexandre Le Grand et Gaspard parlent du cul de la fille assise à côté de nous, son cul est tout rond dans un pantalon noir moulant, et elle rigole avec deux copines gorgeous style jeunes-trentenaires-professionnelles-qui-vont-chez-le-coiffeur-pour-des-mèches-à-toutes-les-semaines. Un vieux monsieur de genre soixante-dix ans, avec son chapeau sur la tête, c’est impardonnable, s’approche des filles gorgeous et leur parle de sa voiture, de son dernier voyage dans les Caraïbes, il a la peau du visage brunie et craquelée, il leur fait des sourires parfaitement dégoûtants. Je regarde le visage des filles, elles sont sympas, parlent un peu avec lui, mais sans le regarder dans les yeux, elles avalent des shooters en se regardant même pas avec urgence. Elles me font penser à Betty, elle aussi serait gentille avec le monsieur, tout en se demandant quel serait le moment le plus approprié pour crier à l’aide ou courir aux toilettes. Un ami du vieux monsieur arrive, il ressemble à l’enfant de genre Peter McKay et Ricky Martin, et il raconte des blagues et parle des bonnes bouteilles de vin qu’il a chez lui. Il donne une tappe amicale sur l’épaule du vieux et il dit aux filles qu’à tous les deux ils sont presque millionnaires. Les filles ne réagissent pas, alors le vieux monsieur commence à faire des sourires parfaitement écoeurants à une blondinette style trentenaire-saine-qui-se-lave-au-savon-Dove.

Gaspard montre un courage extraordinaire avant une opération très sexuelle

Sophie nous amène des shooters, Alexandre Le Grand en demande un de Jack Daniels, on trinque avec avec Sophie, et Gaspard nous annonce que mardi prochain, il se fait retirer sa troisième couille parce que ça le dérange lors de ses ébats amoureux. Je lui demande s’il va être capable de marcher après, et de porter des pantalons, il est super courageux. Je me sens super petite, faut que je me mette sur le bout des pieds pour parler à Gaspard et Alexandre Le Grand parce que je porte des souliers plats à bout pointu, pas des souliers de stripper. Ça me déstabilise too much d’être dans dans un bar avec des souliers plats, je recommancerai plus jamais. Alexandre Le Grand dit qu’il y a trop de cougars ce soir au Confessionnal. Gaspard dit qu’il a un faible pour toutes les filles qui ressemblent un peu à India Desjardins, depuis qu’il a attendu une heure dans un Salon du livre avec sa fille chérie qui s’est fait dédicacer un livre par l’auteure. Il la trouve gentille, souriante, et il dit qu’elle a l’air propre et pas compliquée comme dans ça-ne-me-dérange-pas-que-tu-laves-pas-tes-mains-avant-de-manger-un-cupcake.

Nous quittons assez tôt, il fait encore un soleil flamboyant, nous allons nous chercher du libanais à bouffer chez Amir, Alexandre Le Grand s’achète un produit pour cacher son bouton et il m’offre un illuminateur de teint Benefit, j’ai instantané envie de lui lécher le trou du cul. Dans l’auto, je baisse les bretelles de ma robe et je colle mes seins l’un contre l’autre et je demande tu veux pas fourrer ta tête dedans, amour ? Alexandre Le Grand arrête dans le stationnement derrière un salon de coiffure fermé, il baisse ses pantalons et sélectionne le dernier album de Moby sur son Iphone. Je caresse sa bite, je la rends toute dure, je me penche, je suis à genoux sur le siège en cuir, j’ai la bouche pleine, il dit que je vais profond, je suis toute contente parce que je suis pas la meilleure pour le deep throat avec une bite large comme ça, il dit qu’il a envie de moi, je dis tu viens dans ma bouche, j’ai besoin de goûter ton sperme, il dit cochonne, je résisterai pas, mais essaie de monter sur moi, allez.

 Je suis maintenant une pute de char

Alexandre Le Grand recule un peu son siège et je lui monte dessus en riant comme une pétasse presque vierge des automobiles, je veux dire j’ai baisé dans des toilettes trois-quatre-cinq fois, dans le gazon près du Musée Contemporain, dans des parcs, dans la douche, dans une galerie d’art, dans la forêt après un pique-nique improvisé, j’ai laissé Alexandre Le Grand remonter ma robe et me donner la fessée dans le métro, dans la rue, dans une pizzeria, mais baiser dans une auto et non pas sucer jusqu’à ce que ça gicle dans ma bouche, je me souviens pas. Alexandre Le Grand me fait bouger, ses mains s’agrippant à mes hanches, je suis toute serrée, pas encore toute ouverte pour sa bite, je caresse ses cheveux et je lui dis que je veux un doigt dans le cul, il me fourre un doigt dans la bouche, je le suçotte et après il me le rentre direct dans mon petit trou, il me traite de cochonne et j’écrase mes seins dans sa face. Il dit je vais venir vite, pardon, et je dis viens amour, tout de suite, et je me roule le clito entre deux doigts en le regardant comme une panthère-rousse-en-chaleur (je pratique ça devant le miroir quand je suis trop fatiguée pour lire du Philip Roth).

Nous n’avons pas de mouchoirs dans l’automobile alors je lèche les dernières gouttes de sperme et ma mouille sur la bite de mon mec. Je lui fais promettre de me rebaiser encore une fois dans la soirée et nous mangeons notre shish taouk, en parlant des faux seins de Miss Californie.

Histoires de pirates, de gros dildos et de plottes à cruiser

Mai 6, 2009

                                                                       melodie nelson

 

Ma petite culotte préférée sent le sperme du matin

Je rejoins Misha et Isadora à la sortie du métro Mont-Royal, avec mes lunettes géantes fake Burberry et une jupe taille haute ultra bling bling, achetée chez American Apparel pour l’occasion. Direction : Ö Patro Vys,  pour le lancement de Morlante, de Stéphane Dompierre. C’est l’ancien voisin de ma copine Betty, qu’il ne cessait d’entendre baiser et marcher sans considération aucune avec des stilettos sur le plancher à toute heure de la journée. Je dis à Misha et Isadora que je leur ai apportés des tatous de têtes de mort et de bateaux de pirates. Misha dit tu m’en mettras un dans le cou ou sur le front, et j’espère que tu t’es mis une belle petite culotte parce que ta jupe se soulève dangereusement avec le vent. Je dis oui, j’ai mis ma petite culotte préférée, tu veux que je te la montre, c’est la lilas à pois.

Arrivées au Ö Patro Vys, je vois Robin, un poète-romancier-aux-yeux-tout-doux-et-à-la-chevelure-argentée-d’une-star-du-rock. Nous nous embrassons, il me dit c’est mon seul drink de la soirée, je dis no way, moi je me commande tout de suite dix gin tonic. Je murmure à Misha et à Isadora OMG c’est Robin, c’est Robin, il a l’air gentil, han, et lumineux, et OMG. Je fouille dans mon portefeuille Lollipops pour trouver ma carte de crédit et je charge dessus deux gin tonic et un rhum et coca. Nous nous approchons de Stéphane, Isadora lui dit que grâce à lui son frère n’est pas analphabète et moi je lui montre fièrement mon t-shirt. Je me suis procuré un t-shirt trop hot chez Rock and Rebel la semaine dernière, avec une pin-up déguisé en pirate, les jambes ouvertes sur une bouteille de gold rhum.

Je suis groupie et je danse aussi mal que Cameron Diaz

Je pointe l’éditeur de Coups de tête à Misha, je lui dis c’est lui, regarde, c’est ma mission d’aller lui parler pendant la soirée, pince-moi le cul pour que je me sente pas gênée d’aller lui sauter dessus. Misha dit ok, je peux même lui pincer le cul si tu veux. Je dis regarde, là il est sur la scène. Elle dit shut up, et je shake et j’échappe le morceau de lime de mon deuxième gin tonic et un glaçon entre ses jambes.

Pierre-Yves Dyonisos et Ed Légendaire et un beau blond arrivent, je fais un petit pas de danse à la Cameron Diaz dans Charlie’s Angels et je colle mes boules sur leur torse. Ed Légendaire me poke l’épaule, il dit wouah tu existes vraiment Mélodie Nelson. Je rigole, je l’adore tellement, Ed, il me dit qu’il est déçu qu’Alexandre Le Grand soit pas là, il lui aurait pogné le paquet pour s’assurer qu’il a une bite aussi grosse que je la vante. Je dis à Misha, regarde l’éditeur s’approche de Mère Indigne, Misha me dit cours, cours lui sucer un doigt. Je vais plutôt aux toilettes, entraînant Misha avec moi. Emcie Gee, une auteure sexy habillée tout en blanc, avec une bague d’épouse parfaite et une autre avec du lait intérieur (really, c’est super joli), m’entend dire que je souhaite être prise en photo dans une cabine et elle m’indique comment me placer pour qu’on voit bien ma manucure, et mes souliers verts, et la pirate sur mon t-shirt.

Betty et Persia arrivent, Betty va embrasser Stéphane Dompierre et moi j’enfonce la paille de mon gin tonic entre les seins d’Isadora. Elle sourit pour un photographe de Nightlife et elle me dit tu sais, mon père a fait des marathons, s’il avait pas fait de jogging, je crois qu’il serait devenu obèse. Je fais han han et je lui chatouille un mamelon avec le bout de la paille. Ed Légendaire s’en va jouer le dj dans un bar tout près et j’embrasse Robin avant de partir moi aussi, en espérant qu’on se revoit avant un siècle. Isadora, Misha, Betty et Pierre-Yves Dyonisos devons aider Persia à trouver le vibro parfait pour une de ses copines qui n’a pas vu de bite depuis une éternité.

Je touche les seins en carton de Jenna Jameson

À l’intérieur du super chic Erotim, Misha et moi on touche les plus gros dildos du monde entier en se demandant qui accepte de se faire déchirer la chatte avec ça, man il y en a un qui est gros comme trois poings de mec, c’est l’enfer à moins d’être super cokée et évanouie et paralysée de la taille aux ongles d’orteils. Je suggère des vibros roses à Persia, qui est avec une vendeuse sympathique mais totale arnaqueuse. Le vibro Rabbit en cadeau pour une copine? No way, faut le garder pour soi et économiser pendant six mois en se faisant des lunchs tous les jours genre. Je vois un petit canard jaune, déguisé en chaperon rouge, qui va sous l’eau, je trouve ça tellement parfait pour la fête de Pamela, prévue deux jours après, mais je me retiens: si je lui achète ça, elle ne voudra plus me parler pendant une semaine et je n’aurai plus personne pour aller regarder les housses de lits et les napperons chez Simmons.

J’ai pas vérifié sur Google le nombre de calories dans les nachos gratinés

On se dirige après direct aux Folies. J’oblige Misha et Betty à s’asseoir à mes côtés. Pierre-Yves commande du rouge, il part aux toilettes et le serveur nous verse du blanc. Je lis ce que Stéphane Dompierre lui a écrit comme dédicace, je la trouve moins cool que la mienne alors je suis super contente, mais lui, il a un petit bonhomme dessiné que pour lui, je suis presque jalouse. Misha et moi on se partage une assiette de nachos gratinés, on se murmure des holly guacamole dans l’oreille et des wouah c’est quoi la sauce blanche, ça ressemble à tes pertes, chérie. Betty et Isadora et Persia se commandent des burgers méditerranéens, avec une montagne de frites mayo-ketchup. Je dis à Betty c’est pas juste, tu m’empêches de manger des burgers et toi tu te goinfres. Elle dit des burgers avec de la sauce au bleu, ça me fait penser à Sadek.

Je pique des frites à Betty et Persia, et des gorgées de vin blanc à Pierre-Yves, jusqu’à ce que Betty me tapote la main et me demande de la suivre aux toilettes. Elle me demande si je vais bien, je lui dis oui, super, vraiment, pourquoi, toi tu as l’air mal. Elle dit qu’elle est un peu fâchée, et un peu triste, que je lui parle moins ce soir, et que je ne veuille pas aller danser après avec elle. Je lui dis pardon bella, je suis épuisée, je peux pas avoir l’air zombie tous les vendredis matins au travail, et c’est bientôt l’été, tu veux pas qu’on danse plus tôt, qu’on ait se prendre des vodka-canneberges sur une terrasse et qu’on critique les sacoches des banquières de cinq à sept ? Elle dit je m’ennuie, j’ai trop mangé, il faut que je danse, que je me vide le jeudi, pas que je reste assise, comme ça, Sadek part bientôt en Tunisie, un mois, je ne sais pas quoi faire. Je lui promets qu’on va danser jusqu’à s’évanouir la semaine prochaine et que si elle connaît la recette miracle pour son énergie, j’achète, c’est comme plus rare que le futur vaccin contre la grippe pandémique.

Dans un taxi que je partage avec Isadora, je parle de Coups de tête, de Dieu que je prie pour dix mille trucs ces temps-ci, une maison près du Marché Atwater, l’immortalité et des ongles qui cassent pas. Alexandre Le Grand ne m’attend pas à l’appartement, le courrier traîne sur le plancher, un National Geographic, un retour d’impôts, et une invitation de mariage au nom de l’ancien locataire. J’appelle Alexandre Le Grand, je croyais qu’il ne sortait pas, ce jeudi-là, il me dit qu’il est au Confessionnal, avec Colin qui danse presque nu, as always, et Sadek. Mon mec me dit il y a plein de plottes, Colin les attire et après on les cruise, j’adore, mais je te jure que je reviens bientôt et que ma langue goûtera pas la chatte d’autres filles, je t’aime à donf ma belle.

Les hormones et les taches de mascara sur un oreiller, ça craint

Mai 4, 2009

                           

                                                     

 

“La femme est faite pour ouvrir son ventre, l’homme pour butiner: sachez faire la nuance…Méfiez-vous de votre appel d’hormones, qui vous aveugle.”

Comment Trouver Ze One Et Démasquer Le Mec À Fuir

Hélène Prost

Jamais je recommanderais un bouquin qui commence avec une telle mise au point, sauf pour une chick qui souhaite rigoler ou devenir super frustrée en moins de temps qu’il n’en faut pour lire des trucs genre « Cessez de manger du pain dès que vous trouvez un mec, faut pas grossir, et ne parlez jamais de menstrues, prétexter plutôt une migraine majeure pour pas baiser avec lui, gardez votre fond de teint pendant la nuit et analyser la montre qu’il porte au poignet pour vraiment savoir s’il est votre âme-sœur. »

Je suis heureuse et bientôt recouverte de crème fouettée

Mai 2, 2009

 

Aujourd’hui, je me sens super chanceuse et sur un high de bonheur incroyable et j’aime tout le monde et tout le monde est trop gentil: Alexandre Le Grand me défonce deux fois avant de sortir du lit ce matin, je trouve deux plats en plastique signés Andy Warhol pour des bananes royales extra cet été, Pamela m’offre un loukoum qui goûte l’eau de rose et la Mer Noire (oui, oui, j’ai un odorat de merde, mais je réussis à goûter la Mer Noire sur le bout de ma langue), Misha est totale d’accord avec moi sur tout, de la dépendance affective aux egos disproportionnés, je lis un livre plein d’action et de clito couleur grain de beauté, Gina, de Emcie Gee, une collègue me donne des minis bouchées de son fabulous muffin aux choco-poires-épices, j’apprend qu’une de mes copines extras est enceinte, Alexandre Le Grand m’annonce que nous avons une visite prévue pour une maison à vendre demain, dans un quartier que nous adorons, plein de danoises aux fraises et de gangsters en wife beater, je me prépare à un shooting crème fouettée et cerise, picture that guys, Roger Des Roches invente un genre littéraire juste pour moi, la chick lit porno, j’adore, j’adore, et je me fais jouir juste après avoir savouré un verre de Baileys on ice.

Oh et je ris quelques minutes grâce aux dernières confidences sur le blogue de Postsecret, donc calories brûlés et plaisir voyeur.

« After using my vibrator, I always imagine myself jumping on Oprah’s couch. »

(Tom Cruise est pas juste excitant grâce à ses prouesses de bartender ou de sauveur de la planète Terre. C’est, euh, réconfortant?)

« I starred in a porn movie. Sometimes I wish my colleagues would find out and stop thinking I am just like them. »

(Parce que c’est tellement important d’être unique et cool, je suggère à tous mes collègues de se lancer dans la porno, vraiment, et de faire attention à la coke gratuite entre les fesses des peroxidées.)

« I’m forteen years old and a closet catholic. »

(C’est triste non, je me suis totale sentie incomprise moi aussi récemment, quand j’ai avoué que je n’aimais pas les massages. Personne me croit. Mais what the fuck, c’est trop long, et trop collant si l’huile est impliquée, et j’aime mieux bang bang baiser et sentir des mains écraser mes seins plutôt que pétrir mon dos.)

http://postsecret.blogspot.com/

Être trop grosse pour voir sa chatte

avril 28, 2009

Quand j’avais treize ans, j’écoutais Beverly Hills 90210 avec mon papa et mes frères et je tripais sur Brenda parce qu’elle avait les cheveux bruns et qu’elle avait un air de miss-je-sais-tout totalement aguichant, sur Kelly parce qu’elle était mince et populaire et qu’elle portait des bikinis fluos, et sur Donna parce qu’elle était vierge et que mon père espérait qu’elle soit un modèle pour moi.

 

Tori Spelling, l’actrice qui jouait de manière très inspirée les tourments de Donna, est maintenant une maman sous-alimentée qui apparaît dans divers reality shows pour marier des couples gais, magasiner des coussins qui matchent avec le poil de son chien et montrer son bonheur éternel avec son deuxième mari. Après une autobiographie qui bitchait sa maman Candy Spelling et son premier mari et l’actrice qui jouait Brenda dans Beverly Hills 90210, Tori publiait il y a une semaine un deuxième livre, Mommywood. Ce déjà best-seller a l’air super juteux, avec des confidences sur sa chatte trop poilue pendant ses grossesses.

 

« I wasn’t prepared for losing sight of my lower region. I’d say, ‘Dean, how’s it looking down there? Do I need to shave?’ But of course I couldn’t shave. So Dean had to shave me. He’d hold up a mirror and say ‘How’d I do?’ Or he’d take a picture with his Blackberry to show me. »

 

Je pense que c’est vraiment un signe de bonheur éternel, que d’avoir un mec assez chou pour raser la chatte de sa femme au ventre rond comme dix ballons de soccer. Moi, Alexandre Le Grand a trop peur de me raser le trou du cul, alors je dois me contorsionner comme une folle dans la douche pour être certaine de pas laisser de petits poils disgracieux entre mes fesses. Ne me dites pas d’aller me faire épiler: j’aurais trop peur de mouiller sur les mains de l’esthéticienne.

Cure informatique? Fini, darling!

avril 28, 2009

 

Après une semaine sans vous (désolée, je voulais inquiéter personne, je voulais juste avoir la tête totale vide), à tenter de faire les mêmes positions de yoga que Madonna, à lire de la chick lit et des livres super profonds sur la consommation et la publicité, à manger des céleris et des bananes, à baiser dix fois en vingt-quatre heures, à me concocter des tisanes amaigrissantes à la menthe, à dire à Alexandre Le Grand qu’il est trop parfait parce qu’il me baise dix fois en vingt-quatre heures et qu’il ne me boude pas quand je laisse des traces d’autobronzant Lancôme sur ses serviettes blanches, à découper la face de toutes les rouquines que je vois dans des revues, à magasiner des t-shirts super rigolos et des ballerines noires, à rêver de Paul Auster et de prises d’otages dans une chambre d’hôtel, et à boire des bloody ceasar extra vodka avec Marky Mark sur une terrasse, je vous reviens pour vrai de vrai, pas encore bronzée, toujours mouillée, avec les mêmes fantasmes de réussir à me faire sodomiser sans crier comme une folle et à jouir cinquante fois en dix secondes comme ma copine extra Pamela.

 

Love y’all! À bientôt, ici, ou sur une terrasse ensoleillée!

Poésie, crèmes brûlées et Botox

avril 19, 2009

Collation : Popeye candy sticks

Article mouillant de revue : The Naked Truth, dans Allure

Du Perrier dans sa bouche, son gland dans la mienne

J’écoute le message que Betty a laissé sur mon répondeur d’un ton super angoissé: Hello beautiful, je vais te chercher avec Isadora, mais je suis en retard, il faut que je prenne ma douche, mon locataire est là, il veut que je me déshabille devant lui, juste pour me voir nue trente secondes il dit, il voit déjà mes tétons à travers ma blouse quasi transparente, il veut me montrer son petit chat et me montrer ou toute la bouffe est cachée parce que je le nourris durant le weekend, je vais être en retard, est-ce que toi tu vas pouvoir nourrir mes chats la semaine prochaine, on s’en reparle tantôt, can’t wait to see you, I miss you, sorry to be late. Je vais voir les nouveaux potins de Perez Hilton, vérifier si Lindsay Lohan est encore vivante, et je bois rapidement une Guru light.

J’entends Alexandre gosser après la serrure, je me félicite d’avoir déjà lavé toute la vaisselle et rangé la montagne de petites culottes que je laissais traîner depuis quatre jours sur la commode et nettoyé le jus de cornichons sur le comptoir parce que le bocal de cornichons avait comme explosé dans mes mains quand j’avais essayé de l’ouvrir. Il revient tôt, il dit qu’il est fatigué, que c’est pas super de s’enfiler des Perrier pendant que d’autres boivent devant lui des blondes en fut. Je l’embrasse, je lui rappelle que je pars dans environ trente-quarante cinq minutes, tu devrais t’allonger un peu bébé et me laisser te sucer. Il me donne une petite fessée en me disant oui salope, suce-moi avant d’aller lécher Betty.

Il retire ses pantalons et un bouton tombe, il chiale, ça fait deux fois qu’il achète des pantalons chez Zara et que tout se découd en dix heures. Il reste debout, les pantalons aux chevilles et je me mets à genoux devant lui, je caresse sa bite à travers son caleçon, je le descends, je sors son gland et je passe ma langue dessus. Il retire ses pantalons, son caleçon, ses bas, et me frappe les joues et les lèvres avec sa bite. J’ouvre grand la bouche, je laisse tomber un peu de salive, et je le suce, en fouillant son petit trou du cul avec un doigt. Il jouit et retire sa bite de ma bouche, me la colle entre les seins, pour que je sente bien son sperme couler et coller sur ma peau. Il m’embrasse et il me dit je t’aime bitch. Il me laisse dans la chambre, je dois choisir comment m’habiller, je sais pas du tout, je veux montrer mes seins, mais pas autant que dans ce petit t-shirt rose transparent, je mets la minijupe en cuir que m’a donné Betty, et je teste l’effet avec un t-shirt à l’effigie d’Obama, et un tricot vert. Je garde le tricot, je demande à Alexandre Le Grand si c’est mignon. Il est occupé à recoudre ses boutons devant Loft Story et à gueuler contre tous les lofteurs. Le téléphone sonne, Betty et Isadora arrivent dans cinq minutes, je me maquille, je bourre ma sacoche fushia métallique de suçons et je souhaite à Alexandre une bonne soirée.

Je ronfle quand ma chatte est pleine de sperme

Les filles m’embrassent, je leur donne de la gomme parce que leur haleine est à chier, Betty dit qu’elle doit s’arrêter à une station d’essence, et moi je dis j’ai encore envie de pipi pardon. Isadora me parle d’un professeur de cinéma qui sort depuis trois mois avec une fille qui étudiait avec nous, une fille brillante comme tout mais qui semble toujours sortir d’un cocktail entre trailer park girls. Nous regardons les adresses, nous trouvons pas la Casa Obscura, j’appelle le 411, le mec dit que la Casa Obscura ça n’existe pas dans leur système, je dis oh fuck, et je commence à parler à Betty de Danny Plourde parce que Betty est anglo alors elle connaît pas Danny Plourde, je dis il a une super grosse queue. Isadora demande ah oui, assez pour faire mal? Je dis oui, vraiment grosse, et quand j’ai baisé avec lui, la première fois, il a fait semblant que j’étais la première fille qui lui disait ça, et le seul truc que je regrette de toutes les fois qu’on a baisé, c’est que j’ai dormi chez lui, quand j’étais un peu enrhumée, et je suis sûre que j’ai ronflé toute la nuit, la honte, je veux pas qu’il se souvienne de moi comme la pétasse totale débandante quand elle dort, c’est pas juste genre.

Nous trouvons la Casa Obscura, je présente Betty aux deux personnes que je connais, je vois le recueil Cellule Esperanza, l’illustration en couverture est superbe. Je cherche Danny, Isadora le trouve et l’embrasse, elle lui dit wouah tu as coupé tes cheveux, tu es propre, tu as changé. Il est tout beau, je me procure son recueil, et il m’écrit une super dédicace, en l’honneur de mes lèvres. Faut que je me les fasse gonfler au silicone asap pour qu’elles méritent une telle attention.

Betty et moi nous nous installons sur un gros sofa, je lui demande si elle veut une bière, elle dit non, je veux juste m’asseoir un peu, je me sens un peu alien right now. Je rigole, je lui dis que moi je me suis sentie comme ça pendant tout mon bac, j’ai juste parlé à trois personnes pendant mes dix mille années d’études universitaires, Isadora, Buko, et Danny, et j’ai longtemps pensé qu’avec un peu de vodka et un vibro pendant les pauses, l’université aurait été crissement moins angoissante. Betty déteste la fumée de cigarettes, elle a peur de sentir comme ça toute la soirée, je lui propose du parfum pamplemousse-goyave, elle dit tantôt, fuck I’ve got a major migraine qui commence. Je lui dis de se coucher sur le sofa, sa tête sur mes cuisses. J’ai envie de passer ma main sur ses seins, sa robe est tellement mini, elle demande juste trop à être caressée et retirée. Betty a une peau de poupée de porcelaine, et elle a deux-trois grains de beauté brun pâles, sur les seins, c’est super sexy. Je passe la main dans ses cheveux, je suis sûre qu’elle sent ma chatte super chaude à travers le cuir de ma jupe. Betty dit I can’t take it anymore, sorry, I’ll wait for you outside, si je vais pas dehors now, je vais être obligée de me droguer aux tylénols extra forts toute la soirée.

Je suis Betty vers la sortie, je dis à Isadora que nous devons partir rejoindre Persia chez Fino. Isadora est en conversation avec une fille qu’un de mes amis aime bien, elle a l’air toute artistique et sensible, et avec un auteur trop-intelligent-et-articulé-style-disjoncté à grosses lunettes noires. Isadora me présente en deux secondes, elle chuchote j’arrive dans cinq minutes, je tripe trop geek, je lui dis t’inquiètes pas, je vais en profiter pour frencher Betty dans une ruelle. Dehors, Betty lit mon texte inspiré de Victoria Beckham dans l’Ectropion et feuillette le recueil de Danny. Je la prends en photo devant Elvis Ameublements, les jambes blanches, le manteau rouge super court, les souliers à talons hauts en cuir vernis rouge, les lèvres pulpeuses et des cheveux dans la bouche pendant qu’elle se concentre sur les mots de Danny, je trouve qu’elle est trop parfaite, sur le coin de la rue, en presque pute intello. Je lui dis j’ai envie d’avoir les seins aussi gros que ceux de Victoria Beckham, Betty me demande c’est du combien, je dis je pense que c’est au moins du D, un gros gros D.

Baise tout en blanc size x-small

Isadora nous retrouve, elle dit pardon, j’étais juste contente de parler ave Katarina et Marc-Aurèle. Nous partons direction Fino, en passant devant la rue ou Marissa s’enfile des bites dans un trois pièces meublé à l’asiatique cheap. Angelina et Persia placotent, des drinks fruités entre les mains. Je passe ma main dans le dos de Persia, elle frissonne et rigole, toujours aussi apétissante. Nous prenons toutes de la poutine au canard en entrée, un peu trop sucrée, mais Betty dit qu’avec du sperme dedans, la sauce serait perfectly addictive. Je prends de la perchaude, Isadora du lapin et Angelina du flétan. Betty ne mange pas, elle garde le ventre quasi vide le jeudi, trop pressée de se shaker le cul sur un dancefloor. Après trois verres de vin rouge, elle accepte de nous parler d’elle et Sadek. Dimanche, au Bal en Blanc, elle a dansé douze heures, sans extasy, avec six mecs fabuleusement gais et des bottes blanches à talons hauts de cinq pouces. Elle a croisé Felicia, qui lui a dit toute sirupeuse et terrorisée, pardon pour l’autre fois, je pensais que c’était déjà fini entre Sadek et toi, suis-moi, il est venu au Bal avec moi et Colin et Anaïs.

Betty raconte que Sadek lui a présenté Anaïs, Betty avait envie de pleurer, de dire à Sadek qu’il lui manquait tellement, de lui dire danse contre moi, touche mes fesses, remarque ma petite culotte, j’en porte une, et dis-moi que je suis belle comme tous les mecs que je croise depuis des heures, ils veulent tous devenir mes meilleurs amis gais, et toi tu ne me dis rien, tu dis pas que je suis sexy en jarettelles blanches à boucles et en robe Guess x-small. À onze heures du matin, en sueurs, Betty et Sadek sont partis, pour un petit déjeûner hyper gras chez Sadek. Betty me regarde, elle dit sois pas fâchée, je voulais attendre, je voulais pas tout de suite baiser avec lui, mais il m’excite, j’étais trop horny, après deux œufs et du bacon, we fucked sur le tapis de son salon marocain, mes genoux sont encore all bruised, you see, et je me suis endormie sur lui, et j’ai pleuré, I couldn’t help it, je trouve ça trop dur, il m’a encore baisée, et il m’a dit que je lui manquais aussi, mais oh I don’t know what will happen, we’re still on a fucking break, et s’il sort avec Anaïs, c’est pas le genre de fille qui accepte d’avoir des genoux tout rouges, even for a good fuck…

Madonna se prive sans doute de crèmes brûlées, la pauvre chouette

Nous nous partageons des crèmes brûlées aux morceaux de chocolat et au café. Je glisse mon doigt dans celle au café et je le donne à Betty, qui le suce en fermant les yeux. Deux amis de Betty entrent au Fino, ils l’embrassent et celui aux dents extra blanches parle de ses dents extra blanches pendant vingt minutes.  Nous nous installons au bar, Isadora se prend un vodka-canneberges, Persia et moi nous avalons un martini lychee trop rapidement et nous demandons un gin tonic à la barmaid. Persia la remercie en baisant ses lèvres, tout doucement. Betty la traite de little brat en lui caressant les fesses. Elle m’entend parler des joues de Madonna et outrée, elle dit Madonna a aucune chirurgie, je me prends les seins entre les mains et je dis fuck elle a les seins plus hauts que les miens, à cinquante ans, après deux enfants, elle est pas surnaturelle Madonna. Angelina ajoute c’est juste normal that she has some work done on herself, she’s living in a world that just needs her to do so, tu as vu avant les Oscars, elle avait l’air fatiguée, ridée et after Botox and other treatments, she had lost like fifteen years on her face. Je dis vive le Botox, j’en veux des provisions, mais je vois Betty qui a l’air super down qu’on critique son idôle, alors je dis je t’aime Betty, tu veux touchers mes seins ?

Betty envoie un texto à un ami qui l’attend au Cavalli, elle dit qu’elle va rester au Fino, à boire de la grappa jusqu’à danser sur le bar et s’effondrer, je lui dis arrête d’être dramatique, tu boiras jamais assez pour avoir l’air de Shannon dans Footballers’ Wives. Je prends son Blackberry juste après qu’elle ait envoyé le texto et je vois une photo de Sadek. Je dis oh, elle dit tu es upset, fuck, I didn’t want you to see the picture, but I need to see him. Je montre son cellulaire aux autres filles, qui secouent la tête, empathiques. Je dis je suis un peu upset, mais c’est vrai qu’il est beau sur la photo, il a l’air reposé, tout calme, c’était après s’être vidé dans ta chatte combien de fois? Betty me tire la langue, elle dit c’est après que je l’aie sucé sous la table de la cuisine, quand il buvait son quatrième café du matin. J’appelle Alexandre Le Grand et je lui dis que j’ai trop hâte d’arriver à la maison, parce que j’ai bouffé de la crème brûlée aux morceaux de chocolat et j’ai trop envie d’un autre truc crémeux, maintenant.

Masque à la mangue, mélanome et Gisele Bundchen

avril 17, 2009

                                           pour melodie nelson 

Mercredi j’ai bu trois litres d’eau, une Red Bull et un café latte pour être bien éveillée, hydratée et pas prendre une goutte d’alcool. J’ai paressé au bain, pour exfolier ma peau, et raser mes jambes et ma chatte, parce que j’étais super honteuse d’avoir montré, en après-midi, quelques poils pubiens à Lola qui voulait vérifier si mon grain de beauté niveau pubis était un dangereux mélanome ou pas (elle ne croit pas, mais il ressemble trop à une photo de cancer de la peau dans Glamour pour pas que je prenne rendez-vous chez le dermato asap). J’ai fait semblant d’avoir un soudain cas de jaunisse, en m’appliquand un masque peeling mangues et concombres sur le visage, question de faire peur à Alexandre Le Grand (fuck, fuck, quand je suis conne, j’oublie d’être totale séduisante) et d’avoir une peau douce et toute regénérée pour le lendemain, parce que je vois Betty et Isadora et Persia, et qu’il me faut être parfaitement radieuse (j’ai toujours un cache-cernes dans ma sacoche) pour faire la potiche au lancement du dernier recueil de Danny Plourde, un poète génial à l’énorme bite souveraine, et un peu plus tard, pour aller danser et m’enfiler des gin tonic au Confessionnal.

 

Les dents recouvertes de bandes blanchissantes Crest, je me suis couchée au lit, avec le livre Et Dieu dans tout ça?, je le trouvais un peu plate, je m’endormais, mais je pouvais pas boire de coca zéro pour encore trente minutes, à cause des bandes, alors j’ai feuilleté le Vanity Fair, j’ai lu l’article sur le vol de la Mona Lisa juste avant la Première Guerre mondiale, et je me suis arrêtée aux photos de Gisele Bundchen, en souvêtements sur le balcon d’un hôtel new-yorkais, en robe soyeuse qui descend sur ses hanches, montrant bien ses omoplates parfaites et son épaule droite parfaite, et le début de son cul parfait. J’ai fermé les yeux, j’ai pris mon vibro doré sous mon oreiller, et je me suis imaginée dans la même chambre d’hôtel spacieuse que Gisele, je me touchais pendant qu’elle était sur un tapis gris perle, toute nue, avec cinq mecs qui la vénéraient, ils lui léchaient les seins tout doucement, sa peau toute bronzée brillait de salive, elle avait le dos arqué, un mec entre les jambes qui taquinait son clito, les mecs me demandaient de jouir pour Gisele, pour lui montrer que moi aussi j’aimais la regarder. Il y en a un qui a craché sur sa chatte, un autre qui la sentait partout, sous les aisselles, entre les fesses, ça faisait durcir sa bite de latino, ça m’excitait trop, je regardais Gisele, qui regardait les mecs, qui me regardait moi, sa bouche s’ouvrait comme pour gémir ou m’inciter à venir moi aussi la toucher, et j’ai joui presque silencieusement.

 

J’ai enfilé une nuisette argent qu’Alexandre Le Grand aime bien parce qu’elle a un joli col tombant qui s’ouvre sur mes seins et qu’elle montre mes nouvelles courbes de fille-qui-continue-à-manger-des-sucreries-malgré-ses-résolutions-qu’elle-écrit-et-rature-et-réécrit-dans-son-agenda. Nous avons mangé des choux-fleurs gratinés en rigolant du nouveau coach de Footballers’ Wives, un chanteur has-been. Il porte un mullet pas très seyant et sniffe de la coke sur les seins d’une pute black et paie des bandits pour massacrer un joueur de foot qu’il n’aime pas. J’ai mangé un mini morceau de l’œuf de Pâques Laura Secord que ma maman m’a donné mardi soir. Alexandre Le Grand s’est couché tôt, Paprika blottie dans son cou et moi entre ses jambes, je l’ai sucé en regardant mon cul dans le miroir.

 

Passé une heure et demie, j’ai senti les mains d’Alexandre Le Grand qui me caressait la chatte et les cuisses. Il léchait et mordillait mes épaules. Je me suis retournée, face à lui, et il m’a embrassée, sa langue toute chaude et urgente, ses mains sur mes seins, et sur ma chatte, comme s’il avait dix mains, dans un rêve. Il m’a écarté les fesses, il passait son doigt d’un trou à l’autre, et il s’est enfoncé dans ma chatte, j’avais encore les yeux fermés. Il m’a dit après que tu m’aies sucé, j’avais déjà envie de te baiser, et là je me suis réveillé et j’étais bandé dur, j’ai trop envie de toi, et je ne sais pas si j’ai répondu quelque chose, j’ai gardé sa queue en moi, de bonnes et longues minutes, je sentais ma chatte se reserrer, je serais restée comme ça jusqu’à cinq heures du matin.