Manger des crêpes sur les hautes en sentant le foutre

                                                         melodienelson

 

La giffle comme remède à la paresse

 Ma maman, je la verrais à toutes les semaines avec plaisir, je prendrais le thé à cinq heures avec elle si c’était ma voisine et je regarderais ses tulipes en lisant une bande dessinée anytime. Mais je la vois rarement, parce qu’elle sort tous les soirs, théâtre, gym et tout, et que je n’ai pas encore mon putain de permis de conduire, c’est à venir, c’est dans mes résolutions depuis 2006. Alors j’étais super contente d’avoir un dimanche réservé pour toute la famille, en l’honneur de la Fête des Mères, dimanche dernier.

Mais le réveil était super dur, je sais pas pourquoi, j’avais bu deux martinis aux bleuets la veille, mais la tête me tournait en crisse, Paprikalicious m’avait sauté dessus pendant la nuit, la princesse chantait vraiment trop fort des chansons de Cendrillon dans le salon, et moi je voulais rester au lit toute la journée, avec Naima Murail Zimmermann et Zoey Dean. Il était dix heures du matin et j’étais déjà extra chiante, j’entendais Alexandre Le Grand tout préparer, les habits de la princesse, les ingrédients pour les crêpes, je me sentais un peu coupable, mais pas assez pour me lever. Alexandre est venu dans la chambre, il a retiré son bas de pyjama à carreaux taupe et vert forêt et il s’est glissé sous les draps, il a caressé mon dos, sa main était toute chaude, je me suis étirée en grognant, il m’a tenue contre lui une minute et il a descendu sa main sur mon ventre, et il m’a ouvert la chatte avec ses doigts, avant de me donner sa bite, il a placé mes jambes toutes molles sur ses épaules, j’ai remonté ma tête, un peu, pour regarder sa bite qui s’enfonçait en moi, il m’a demandé de mordre son bras plutôt que de crier et j’ai mordu, trop fort. Alexandre Le Grand m’a gifflée, il a retiré sa bite de ma chatte et il est venu sur mon visage, et dans mes cheveux, tout fier.

Je suis gênée de m’habiller en salope devant mes parents

Après avoir joué à ni oui, ni non pendant une heure et écouté des histoires de Roald Dahl enregistrées sur disque compact, nous sommes arrivés chez mes parents, accueillis par ma maman toute jolie en jeans et mon papa super heureux d’écouter du Bénabar super fort et le petit chat errant surnommé Peau-de-vache par mon papa, parce qu’il est tout blanc avec des taches noirs sur son petit corps de survivant de l’hiver 2009. Mes parents m’ont trouvée cute en rouquine, et Alexandre Le Grand a comme trop réagi quand j’ai retiré mon perfecto en cuir. J’ai baissé les yeux, fuck, j’avais pas mis de soutif et mes tétons pointaient en crisse.

Marky Mark était au sous-sol, il voulait me montrer son nouveau complet de futur employé parfait dans une firme. Mes frères ont une garde-robe encore plus impressionnante que la mienne, je suis top jalouse. J’ai vu Prison Break devant la télé, il a convenu qu’il était devenu total addict en deux jours, il se couche à quatre heures du matin avec Philippe et il tripe T-Bag, comme Alexandre Le Grand. Philippe est arrivé avec la belle Claire, il a dit qu’il voulait plein de tatouages sur le corps, à cause de la série, et je lui ai proposé qu’on prenne rendez-vous ensemble. Mon papa a sorti des vieilles photos de mon grand-père déguisé en schtroumpf, de maman qui se fait bronzer à vingt ans, de Marky Mark en bébé au gros front et de Philippe en bébé presque asiatique, et de moi, avant toutes mes permanentes (oui, ma maman était super sadique et elle m’a obligée à subir des permanentes de neuf ans jusqu’à treize ans, et j’avais des grosses lunettes, vous imaginez le portrait pas sexy du tout, j’étais vraiment, vraiment, le vilain petit canard en attente d’une fée marraine ou d’une virée shopping ou d’une meilleure amie comme Misha qui m’a appris à me maquiller et à porter des jeans serrés).

Je suis rarement chiante, mais quand je le suis, il me faut une bite

Nous avons mangé des crêpes endives-gruyère-jambon-oeuf, noyées dans le sirop d’érable pour mon papa, et des macarons framboises-litchi, la princesse a joué à Saute-Lapin avec Claire et ma maman lui a raconté des histoires. Moi j’ai juste bu du café et du cidre, gardé un des chats de mes parents contre mes tétons sur les hautes, donné à bouffer à un autre chat errant, Pirate, et chialé parce que je devais bientôt être mentruée. Alexandre Le Grand sentait que je déconnais grave quand j’ai dit à mes frères que je les accompagnerais sur un terrain de golf la semaine d’après, il s’est approché de moi et il m’a demandé comment j’allais, j’ai tendu les bras comme un bébé et je lui ai confié que je me sentais extra plate. Il m’a pris la main et il m’a dit allez, on va trouver d’autres photos de ton enfance ou tu pioches dans un bol de céréales sucrées. Nous sommes allés au sous-sol, dans le bureau qu’utilisent parfois mes parents pour travailler-analyser-comptabiliser-lire et mes frères pour se crosser en regardant le vidéo porno homemade de Kim Kardashian.

Alexandre Le Grand m’a plaquée contre le mur et il m’a embrassé super passionnément comme dans les comédies romantiques, avec ses mains sur mes joues et sa langue qui a fouillé ma bouche pendant cinq minutes. Il m’a dit soit heureuse, continue à boire les cafés que ton père te fait, reproche pas à la princesse de manger trop de macarons, et laisse-moi aller entre tes jambes voir si tu portes une culotte. J’ai soupiré, parce que même si je crois parfois qu’Alexandre Le Grand ne me comprend pas, il me comprend tout le temps, avec genre un million d’années d’avance sur moi, et j’ai écarté les jambes, déjà mouillée. Il s’est mis à genoux après avoir fermé la porte du bureau, j’ai relevé ma robe et il a m’a dit que je sentais trop bon et que j’étais toute douce et il a dit c’est pas grave, que tu sois pas encore maman, tu vas passer l’été en bikini extra small et je vais te faire la meilleure sangria et bander tous les soirs en te demandant de laisser couler un peu de sangria sur tes seins. J’ai senti sa langue descendre de mon nombril à ma chatte, il m’a rentré un-deux-trois doigts et je regardais son visage, ses cheveux qu’il laisse repousser, un peu, au lieu de les raser, et putain que je trouvais ça bon, de l’avoir comme ça entre les jambes, à jouer avec mon clito. Il s’est relevé et il m’a demandé de lui présenter mon cul, je me suis tournée, les mains appuyées contre le mur, le dos arqué et le cul bien dans les airs, et il m’a pénétré comme ça, vite-vite, parce qu’il me fallait trouver des albums de photos, et retourner boire du cidre, en sentant le foutre.

5 Réponses to “Manger des crêpes sur les hautes en sentant le foutre”

  1. alice Says:

    je l’ai peut-être déjà dit quelque part mais ton écriture est vraiment assez géniale. On dirait un peu du Bukowski ou du Brett Eason Ellis mais sans le pessimisme, désespoir, dépression nerveuse et tout (bon je sais pas si c’est clair mais je me comprends). Alexandre le Grand a bien de la chance. (Tu fais un livre bientôt sinon ?)

  2. Vania Says:

    Hummmm …. le mec de Prison Break est trop beau … Ce wenworth miller , il est trop chaud ( ca tombe bien il ressemble a mon mari!!)

  3. Lyne-la-lune Says:

    Sentir le foutre, c’est bien, mais sentir « le motel cheap », ça c’est chiant. Fallait que j’en parle…

    😉 Ton écriture me donne des envies !

  4. melodienelson Says:

    Alice: Tu peux pas savoir comme je suis toute heureuse de ton commentaire, j’adore trop Bukoski et Bret Easton Ellis, c’est mon fantasme ultime, et franchement, je sais que parfois les gens veulent du deuxième degré et du troisième degré et du quatrième degré, et souvent, ces gens-là pensent que c’est dans le désespoir que ça se trouve, tous ces degrés-là. Moi je m’en fouette. Je veux pas être chiante, je veux rester Mélodie, superficielle, heureuse, les cheveux tirés très fort.

    Vania: WOUAAAAAAAAAAAAH, il est juste trop top Wenworth Miller, OMG, et ton mari lui ressemble, OMG OMG, pourquoi regarder les autres mecs au gym!!!!!!Vous êtes the ultimate couple.

    Lyne: Hahaha, tu as raison, surtout que l’odeur « motel cheap » s’en va pas avec un cinq minutes sous la douche…allez, je reste dans l’auto de mon mec ou dans le bureau de mes parents! Bisous!

  5. modotcom Says:

    trop bon. Quelle belle journée de la fête des mamans; ambiance ivresque avec un petit brouillard dans la tête qu’ALG a bien réussi à dissiper. Quel homme ce ALG! Et quelle femme tu fais, chère Mélodie. Tiens, le commentaire d’Alice, je seconde en masse! Je me rappelle la 1ère fois que je te lus, il n’y a pas si longtemps, mais wow, quelle révélation. Et maintenant, je ne m’en passe plus. Allez, mille bisous!

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