Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Je rêve que je suis une bûcheronne à violer

décembre 16, 2009

                          

Collation: Massepain Zentis enrobé de chocolat

Petites culottes : Tanga en dentelle vert lime

Je suis couchée sur le ventre, Marissa est à côté de moi, on se la joue intellos-qui-boivent-du-thé-qui-goûte-la-canne-de-Noël, elle termine La Guerre de La Conquête, et moi je l’interromps pour lui lire des passages de La Massothérapeute, une histoire de massothérapeute-à-ne-pas-appeler-masseuse qui croise des rouquines Orange Crush et des clients aux pieds qui puent le fromage et le curcuma et des clients gentils qui s’excusent quand leur ventre gargouille. Marissa soupire, elle dit tu veux pas regarder un film porno avec des filles qui sucent des poneys? Je lui donne une mini fessée et je lui promets tantôt, attends, le mec qui tripe grano et tantrisme raconte qu’il comprend pas pourquoi les femmes se paient des prothèses mammaires, il dit qu’on a juste à bouffer plein de poulet et à boire du lait, il y a tellement d’hormones dans ça, nous devrions avoir des grosses boules après quelques semaines.

Marissa annonce qu’elle arrête le lait de soya, et qu’elle va s’acheter uniquement du lait à 3% de gras maintenant. Je repousse le livre, je me tourne sur le côté et je regarde Marissa, qui se touche les tétons en relisant dix fois la même phrase de son livre historique. Elle est toute belle quand elle fait des efforts pour ne pas avoir l’air de s’ennuyer mortellement.

Je dis hier j’ai rêvé que je travaillais encore comme monitrice au camp Carowanis, putain de camp pour diabétique ou tous les moniteurs se saoulaient et fumaient de l’herbe dans la forêt, j’ai rêvé que j’étais toute seule dans une tente de l’armée, un mec en chemise à carreaux, avec une moustache, est arrivé, avec sa mère, et il m’a frappée, pour que je m’évanouisse, dans la tente il y avait une lampe, une télévision, sa mère lui disait quoi piquer, quand sa mère est sortie pour frapper une autre monitrice, le mec s’est assis près de moi, il a commencé à manger un vieux sandwich, et il me regardait, j’étais pas inconsciente, j’avais les yeux fermés, mais je savais qu’il me regardait, et ça m’excitait, il a décidé de se pencher vers moi, il voulait me faire jouir, il s’est frotté la queue entre mes jambes, j’ai poussé un petit gémissement, je pensais qu’il allait me tuer, mais il a dit oui, gémis, j’aime ça, et sa mère est arrivée, il est sorti, rapidement, puis il est revenu, il avait des putain de branches d’arbres dans les mains, je restais immobile, je ne savais pas si sa mère était là, j’étais sûre qu’elle lui demanderait de me tuer si elle savait que j’étais pas inconsciente, et il me touchait super bien, brusquement, mais super bien, j’avais envie de jouir juste à le sentir mordre mon cou et détacher mon skinny jeans, et il continuait à me chuchoter des trucs cochons, j’avais des poils de moustache dans l’oreille, il a descendu mes jeans, j’étais en petites culottes, il me traitait de petite cochonne, il continuait à manger son sandwich pourri en me rentrant sa queue dans la chatte, et il me rentrait des branches d’arbres dans le cul, ça me chatouillait, il m’a baisée comme ça jusqu’à ce que je jouisse, après il est parti, en me disant de me la fermer, pour pas que sa mère me rentre un canon de fusil de chasse dans la chatte, il est parti, sans me donner son foutre, il voulait juste que je mouille, et que je tremble, sous lui.

Marissa rigole, tu es folle, tu es vraiment folle, viens te crosser avec moi en regardant des vidéos de gang bang à la place de me dire que tu fantasmes sur des mecs moustachus. Elle se lève, et elle ajoute, j’ai acheté de la tequila aussi, tu veux de la tequila, chérie? Je l’applaudis, et je dis je t’adore pétasse, je vais trop m’ennuyer quand tu ne seras plus là, faudra que je loue l’appartement juste à côté du tien pour que nous continuions à déjeuner ensemble, et à prendre des bains moussants avec plein de petits canards jaunes qui vibrent.

source photo: http://www.marchanddefeuilles.com/

Et elles sont disponibles pour l’apéro

décembre 2, 2009

Deux sœurs blondes, adorables et total disjonctées ont décidé de faire la liste de leurs plaisirs, style dormir en maillot de bain, et manger du thon rouge cru, avec un filet de sauce soya et gingembre. Elles m’ont taggée pour que j’avoue tous mes plaisirs moi aussi, et je vous promets cette fameuse liste plus tard, dans la journée.

Profitez-en pour aller voir mes deux effrontées chéries : 

http://journalaquatremains.blogspot.com/

Une première érection, ça mérite un gros câlin ou euh un autocollant sur la graine?

novembre 26, 2009

               

Je me souviens pas de la première fois que je me suis frottée contre le bras d’un fauteuil, pour me stimuler le clito devant des dessins animés un samedi matin. Je me souviens pas non plus de la première fois ou je me suis rentrée un doigt dans la chatte, quand j’étais dans mon lit, avec les écouteurs d’un Walkman Sony jaune dans les oreilles, en train d’écouter Julie Masse ou l’émission radio Le monde selon Roger Drolet. Putain que je trouvais ma mouille spéciale, mais un peu dégueulasse, et je m’essuyais les doigts rapidement sur mon édredon avec des petites fleurs cousues dessus. Mon mec ne se souvient pas non plus de la première fois qu’il a bandé, ni de son premier wet dream.

Mais des garçons charmants s’en souviennent et il y a une histoire trop euh érotiquement étrange racontée dans le livre Sex Tips For Straight Women From A Gay Man :

« One guy we know was so proud of one of his early erections that he stuck a little gold star on the tip, covering the opening. Unfortunately for him, the star had a remarkably strong adhesive. Convinced that he was going to explode and die from never being able to pee again, the poor lad finally had to show his dad, a physician who ended up removing the star with a surgical knife. Just the thought of someone approaching the penis with a sharp instrument is enough to set most guys trembling. Actually having had this experience must be another matter altogether…»

Affamées de chocolat et de blacks à queue de cinquante centimètres

novembre 16, 2009

Après avoir mangé une omelette florentine à la Cafeteria, rigolé devant un monsieur qui se peignait la frange devant la fenêtre pendant trois minutes, et avalé un espresso et trois martinis à la vodka, Amandine me raconte qu’elle est encore sous le choc de s’être faite traitée de hippie par un mec qu’elle fréquente. Elle dit merde je mange peut-être bio et je me fais des salades presque à tous les jours, et je suis membre de Greenpeace, mais ça, il ne le savait pas, quand il m’a dit que j’étais presque hippie, je lui ai demandé s’il m’avait vue une fois avec du poil sous les bras, ou avec un ostie de paréo attaché dans les cheveux, je lui ai rappelé que j’allais me faire coiffer chez Orbite, aucune hippie va chez Orbite, et ok je suis sortie avec un rasta, mais c’était un faux rasta, il se lavait avec du savon et tout, et je me maquille, regarde mes cils, ils sont longs han, j’ai essayé le nouveau mascara vibrant de Lancôme. Elle soupire et elle dit je commencerai pas à manger des hot chicken en buvant de la bière pour l’exciter.

Nous sortons, elle m’entraîne dans un Renaud-Bray, sur la rue St-Denis, elle cherche un livre de psycho pop pour mieux comprendre comment elle peut se projeter en hippie quand elle est la fille la plus superficielle du monde après moi. Je feuillette un livre de photos de Helmut Newton pour Playboy, et The Big Penis Book. J’ai le regard fixé sur un black qui a une queue de cinquante centimètres, toute mince et courbée à la fin, son gland est comme une tête de serpent. Un mec passe derrière moi et je me sens rougir. Amandine me rejoint, avec le livre La dynamique amoureuse entre désirs et peurs plaquée contre sa poitrine.

Elle me dit as-tu déjà lu Le Secret, c’est vraiment plate, et elle s’interrompt, elle crachote sur la photo du black, elle dit ça se peut pas, c’est un montage, je dis nan, c’est un vrai mec, et une vraie bite. Et elle dit mais il peut pas la rentrer au complet dans une chatte, et comment une fille peut baiser on top, c’est impossible, elle doit se mettre debout genre. Nous regardons d’autres photos de queue, et elle me demande, à chaque page, as-tu déjà baisé avec un gars qui en avait une comme ça? Elle dit ma copine Camille n’est plus avec son mec, il a rompu parce qu’elle refusait de le sucer, elle a jamais sucé de sa vie. Je dis oh my God mais c’est bon, sucer, c’est quoi, elle pense qu’elle a une bouche trop petite ou que ça goûte mauvais?

Bras dessus, bras dessous, nous marchons dehors, il fait noir dehors, déjà, Amandine dit j’ai envie de chocolat, hier j’ai fait une tarte aux pommes et je l’ai mangée au complet, toute seule, et là j’ai envie de faire des truffes à la noix de coco, ou de boire un chocolat chaud à la citrouille. Nous nous arrêtons à Suite 88 Chocolatier, parce que même si Amandine mange jamais de hot chicken en buvant une bière, elle se gave anytime de friandises, sans jamais que ses joues à la Kate Moss grossissent comme celles d’un écureuil gourmand. Elle dit je crois que je suis en manque de cul, la dernière fois que j’ai vu mon mec, ça fait trois jours, il m’emmerdait un peu, alors je l’empêchais de me parler, je lui rentrais mes doigts dans la bouche et on a baisé partout, sur une chaise, sur la table, sur la sécheuse, dans son lit, et je ne sais pas quand je vais le revoir, j’ai besoin de boire un chocolat chaud, faut que je compense, viens avec moi. J’accepte mais je dis on peut aussi aller aux toilettes et je te joue avec le clito cinq minutes, pauvre chouette.

Téléréalité mouillante, sur une île déserte près de celle de Johnny Depp

novembre 16, 2009

               

Bientôt, à Robert ne veut pas lire, je publierai un roman numérique, Bronze ou crève. Je vous tease avec un résumé de ma téléréalité mouillante: http://carnet.robertneveutpaslire.com/?p=236

Vous pouvez aussi voir mon éditeur parler des projets de Robert ne veut pas lire, et de vidéos pornos, et me voir aussi, dix secondes, avec des cheveux de journée venteuse et un cerveau sans expresso : http://www.ztele.com/webtele/video/8255/appareil-photo-projecteur-uncharted-2-among-thieves/

Et je vous donne le premier paragraphe de Bronze ou crève. C’est Tamara, une ex pornstar accroc à son vibrateur et à la vodka Grey Goose, qui raconte :

« Il pleut quand je pose mes pieds french manicurés hors de l’avion, mes grosses lunettes Chanel retenant mes cheveux, ma petite culotte mouillée prise entre mes fesses, et ma main se refermant sur celle de Travis. Il est trop chou, il s’est endormi en écoutant trop fort du Kylie Minogue, et quand il s’est réveillé, il m’a regardée, avec zéro bave aux commissures des lèvres, et il m’a demandé si je pouvais lui donner ma portion de salade de fruits surgelés. J’ai décidé qu’il serait mon meilleur ami. »

Citation sagement craquante de la semaine

novembre 11, 2009

                           revjen 

Reverend Jen c’est la performeuse new-yorkaise qui porte toujours des oreilles d’elfe, la créatrice de la revue ASS et du Troll Museum, la trentenaire qui passe une journée à nettoyer des appartements à moitié à poil, et le reste de la semaine à organiser des orgies dans son bain et à s’habiller comme un garçon, avec une fausse moustache, et des chaussettes dans les petites culottes pour faire semblant d’en avoir une grosse.

Et c’est la pétasse qui va tout tenter une fois, sodomie compris. Pas juste parce que ça l’excite de sentir son petit œil de bronze s’élargir, mais par respect pour tout ce qui est rejeté : « I’m for anal the way I’m for the underdog. I don’t like to see anything dismissed or maligned just out of ignorance or fear. » (Live Nude Elf)

Elle a le cul revendicateur, Reverend Jen. Et après s’être rentrée la langue d’un copain et un vibrateur entre les fesses, elle s’est prise une grosse queue, elle a aimé, et elle a trouvé son trou superbe, une fois tout ouvert, et spermeux.

Ballerines, latte à la vanille et yogourt sur le gland

octobre 27, 2009

Dans l’ascenseur, je joue avec ma robe en lainage gris perle, je fais la moue dans le miroir, j’admire mes lèvres juteuses et foncées grâce au gloss Intense de Lancôme. Un locataire du troisième étage entre dans l’ascenseur. C’est un ancien soldat. Je le croisais plus souvent l’an dernier. J’ai toujours pensé qu’il me cruisait subtilement en me parlant de grenades et de l’argent qu’il faisait, quand il travaillait sur le plancher de la Bourse de Montréal. Il s’approche de moi, il dit it’s so nice to see you again. Trop de poils sortent de son nez. Je répète so nice, parce que je suis une pétasse polie et que je ne croyais pas qu’il allait ensuite me suivre jusqu’à l’arrêt d’autobus, et s’asseoir à côté de moi dans l’autobus, ses genoux collés aux miens. Sa main me caresse maladroitement la cuisse. J’aime bien les grosses brutes, et j’admire les soldats, mais je me suis masturbée avant de partir, en regardant une vidéo de collégiennes dans un vestiaire de high school, sous la douche, j’ai mouillé les draps, deux fois de suite, je suis vidée pour quelques heures, et j’ai pas envie d’exciter un voisin.

Je fouille dans ma sacoche et j’en retire le livre Men in bed, de Barbara Keesling, en cachant le titre pour pas amuser le mec au nez poilu. Je suis rendue au chapitre intitulé He is very aware of his semen. Mon voisin me demande si je travaille encore dans une librairie, je lui apprends que j’ai pris un mois de congé, juste pour écrire des cochonneries et faire de l’aérobie en jupe à paillettes chez moi. Je descends un arrêt plus tôt que prévu, il pose sa main en haut de ma cuisse, sur la couture de ma robe trop courte en lainage gris perle et il me souhaite une belle journée. J’appelle Misha, je lui dis que je vais arriver un peu plus tard que prévu parce qu’il faut que je marche une vingtaine de minutes jusqu’au métro.

Au Cours Mont-Royal, j’embrasse Misha. Elle suce un bonbon à la fraise, ça me donne envie de sa langue. Nous allons chez Olivia, j’essaie des ballerines avec une grosse fleur noire au bout. Nous nous regardons dans le miroir, des foulards de wannabe poète grano autour du cou, des grosses bagues en pierres semi-précieuses aux doigts et des bérets sur la tête. Je la questionne sur son petit copain Travis, elle dit qu’elle est trop heureuse qu’il soit enfin de retour de son stage à l’étranger, même si elle se fait moins souvent des biscuits aux pépites de chocolat à deux heures du matin depuis. Misha achète des boucles d’oreilles en argent, en forme de plumes d’oiseaux, et nous allons au Starbucks.

Nous commandons deux Venti Skinny Latte, et un brownie. Misha me demande si elle a un cul plus gros que celui de la vendeuse chez Olivia. Je lui commande de se lever, elle se place devant moi, son cul à la hauteur de ma face, bien serré dans ses jeans bleu clair. Je lui donne une petite fessée et je la rassure, ton cul est parfait. Elle se rassoit et prend une grosse bouchée de brownie. Son cellulaire sonne, elle murmure c’est Travis, en souriant. Je sors mon livre de Barbara Keesling, et je fais semblant de ne pas écouter sa conversation. Elle raccroche et me pique mon livre, elle lit à haute voix les chapitres, Make masturbation your friend, He wants to have sex with just about every woman who walks, Bestiality and zoophilia both have to do with sex with animals.

Je l’arrête, je dis Alexandre Le Grand a déjà été invité à assister à la lapidation d’une femme en Turquie, elle avait baisé avec un âne, fuck peut-être qu’elle habitait dans un village avec des hommes aux queues trop molles, moi je me ferais un animal si j’avais personne pour me faire jouir et plus de piles dans mon vibrateur. Misha dit toi, je suis sûre que tu mouilles quand un chien se colle à toi pour se branler contre ta jambe, pétasse. Je dis whatever. Misha continue sa lecture, elle dit ouh la la, c’est toi plus tard, quand tu vas t’acheter un bébé beagle, écoute, I also once knew a woman who lived in a high-rise with her boyfriend and a small dog. We were having lunch one day with a group of people, and someone asked her, “You know, you and your boyfriend are gone all day at work, and you live in this apartment. Doesn’t your dog get lonely all day?” And she said, “Yeah, that’s a problem, so whichever one of us gets home from work first masturbates the dog to make him feel better.”

Je regarde Misha, je soutiens que je ferai jamais ça, mais Alexandre Le Grand, peut-être, il donne déjà sa bite à lécher à Paprikalicious, avec un peu de yogourt sur le gland. Misha secoue la tête, pas surprise du tout, et elle prend une autre grosse bouchée de brownie.

Petite culotte-soie dentaire ou commando?

septembre 20, 2009

                  mélodielit

Je ne me suis pas mise en bikini pour le lancement de Moebius,  je me suis pas faite enculer devant tout le monde à l’Edgar Hypertaverne, ce qui est dommage, mais Alexandre Le Grand a réussi à me rentrer un doigt dans la chatte pendant que je prenais au compte-gouttes une bière Cheval Blanc, et j’ai autographié le poil pubien de mon auteur chouchou, Ed Hardcore.

Et devinez, je portais une petite culotte sous ma robe rouge ou non ?

Source photo : Pascal Lysaught, un obsédé total professionnel    pascal.lysaught@videotron.ca

Obsessions à l’eau saline

septembre 13, 2009
                                  moebius

Grâce à l’insistance, et à la patience, et au sex-appeal de Bertrand Laverdure, j’ai écrit une nouvelle style GossipGirl-à-Montréal pour le numéro spécial Masturbatorium de Moebius. L’histoire: une pétasse d’un high school privé organise un beach party pour célébrer ses seize ans et ses nouveaux seins, un cadeau de ses parents. À lire absolument, évidemment, si vous voulez vous crosser en imaginant une belle revampée à l’eau saline faire une fellation alcoolisée près d’une piscine creusée plein d’adolescents sans acné.

Vous pouvez même assister au lancement, je vous frencherai pas, mais je vais vous serrer très fort contre mes grosses boules en vous embrassant sur les joues. C’est de 18h00 à 21h00, à l’Edgar Hypertaverne, sur la rue Mont-Royal, le lundi 14 septembre. Un lundi soir, c’est total fait pour se souler avec moi.

Tout le monde suce, même dans les livres pour enfants

août 8, 2009

melodieaucent

Je travaille à la librairie aujourd’hui, avec Adèle, une poupée de porcelaine qui tripe sur les robes vintage et Carson McCullers. Elle me raconte qu’elle va à nouveau à New-York au mois d’octobre, elle y logera chez un professeur de quatre-vingt ans, elle l’aime bien, elle l’appelle Grandpa, et elle voudrait bien qu’il la présente à son voisin, un professeur de cinéma, elle dit depuis que je suis petite, je répète à ma maman que mon rêve c’est d’habiter à New-York, je me prendrais un appart à Brooklyn, j’ai déjà regardé dans les petites annonces. Je l’interromps et je dis et tu pourrais voir des vedettes dans tous les Starbucks et elle dit tu es la seule personne que je connaisse qui peut apprécier ce potin, mais j’ai vu Mary Kate Olsen dans un Starburks du Vieux-Montréal, il y a quelques semaines, elle était comme dans les photos des paparazzis, avec un Venti, et des lunettes plus grosse que la moitié de sa face, et des fringues de sans-abri à plus de dix mille dollars. Je dis wouah est-ce que tu l’as suivie après ?

Je regarde les nouveautés, en prédisant à Adèle qu’elle serait trop une parfaite New-Yorkaise, il faut qu’elle s’inscrive à un tirage de green card tout de suite. Je tombe sur un livre trop mignon : Mélodie aux cent sucettes. Je dis OMG et je lis l’album pour enfants à Adèle, assise sur mes genoux : « D’aussi longtemps qu’elle se souvienne, Mélodie a été attirée par les sucettes. C’est un peu la faute de ses parents… » Fuck les parents de la petite Mélodie de l’histoire cultivaient des sucettes dans leur jardin, entre une rangée de carottes et une rangée de betteraves, et ils en faisaient pousser dans un arbre magique, et ils avaient aussi des poules qui pondaient des œufs cachant des sucettes aux fraises.

Si le rêve d’Adèle c’est de vivre à New-York, le mien c’est de découvrir le secret des arbres à sucettes, je serais trop comblée. J’ai regardé une autre nouveauté, La petite guenon futée, un conte des Caraïbes, et je dis, ça non, ça me ressemble pas du tout.

Source photo : http://www.hurtubisehmh.com/