Archive for the ‘i love magazines’ Category

Ferme tes yeux et pense à ta mère

février 12, 2009

Dans un Cosmopolitain, encore une fois, je peux pas m’empêcher, c’est une très mauvaise dépendance que d’aimer lire une revue qui met des photos de gars à moitié tout nu pour illustrer un article sur his position while sleeping express love, depression or a repressed sensuality, j’ai trouvé des témoignages de filles totalement affolées par ce que leur mec leur a déjà dit au lit.

Situation : Fille baise avec Éjaculateur Précoce en tant de récession

« My ex-boyfriend was having trouble lasting in bed, and I guess he felt he had to defend himself because he said, ‘Normally, I would think about work, but I don’t have a job,’ Really not the time to bring that up. »

J’ai déjà surpris un de mes frères la main dans son pantalon pendant la diffusion d’un clip de Gery Halliwell

février 11, 2009

                        

Juste avant une série d’articles sur the sexiest skin on the planet et the sexiest summer hairstyles (je suis en retard de quelques numéros) et des idées pour comment organiser un fry party (tu achètes des frites et tu les manges en gang, bref), il y avait un article sur comment les filles se masturbent. Couchées sur le dos comme Molly ? Avec le jet de douche comme Jessica ? En regardant des photos de Misha Barton et de Paris Hilton comme Marissa ? Sous les couvertures, les yeux fermés comme moi ? C’était charmant comme tout, et excitant, genre vingt filles qui disent comment elles se font jouir et combien de temps l’orgasme dure et à quel point c’est même meilleur qu’un Skinny Vanilla Latte.

Il y avait aussi une série d’excuses brillantes, si jamais un coloc rentre sans cogner dans la chambre ou si maman pénètre dans la cuisine pendant que sa fille utilise un concombre d’une manière originale et avec condom.

Excuses brillantes

1. « Don’t mind me. I’m studying for my anatomy final. »

2. « Brrr, my hands were cold. »

3. « This new yoga move I learned is a total killer. »

4. « My waxer missed a spot. »

5. « Have you seen my car keys? I’ve been looking everywhere for them. »

On peut aussi utiliser l’excuse du psy qui recommande la masturbation pour diminuer la tension, ou la vision soudaine de Jude Law sur un site à potins, ou si on a un gros dildo, faire semblant que c’est un énorme rouge à lèvres (euh, umm, c’est ce qu’a dit Alexandre Le Grand à sa petite princesse quand, à deux ans, elle a regardé sous mon oreiller pour voir si j’y cachais tous mes bijoux, et qu’elle y a trouvé un mouchoir et un gros dildo rose).

FPF: fausse première fois

février 9, 2009

 

Musique : Vincent Delerm, Sous les avalanches

Breuvage : Baileys

 

Au complet ou pas au complet ? Est-ce que s’il me pénètre quand j’ai encore ma culotte, ça compte ? Est-ce que si j’arrête le mec quand la moitié de sa bite est dans mon cul, c’est de la sodomie quand même ou je suis encore vierge du cul?

 

Moi une des première fois que j’ai baisé, j’étais sur un lit superposé, je baisais avec un jumeau qui décorait sa chambre avec des photos arrachées de revues pour adultes, et qui écoutait juste du punk pas bon, ça m’a fait tellement mal que je pensais que le mec s’était trompé de trou, genre au lieu de ma chatte, il creusait mes fesses. J’ai rien dit, j’ai attendu, je pense que je me suis demandé si j’allais le raconter à Misha après (elle sortait avec le meilleur ami de mon mec) et si je prenais l’autobus pour revenir chez moi ou si je suppliais le père de mon petit copain pour un lift.

 

Whatever. Ce mec-là devait juste mal me pénétrer la chatte (et∕ou j’étais crissement pas assez mouillée parce que le punk, ça m’a jamais vraiment branchée). La première fois que je l’ai eu dans le cul, au complet, six pouces dans un condom lubrifié, j’ai crié pour vrai et je pensais pas à le raconter à Misha après, je pensais juste à me concentrer sur les bruits du film porno qui jouait à la télé.

 

J’ai trouvé un témoignage rigolo d’une FPF dans le Cosmo du mois de mars :

 

« An ex-boyfriend, who was a virgin at the time, and I were about to do the deed. Since I was more experienced, I figured that I should be on top. Before starting, I wanted to give him a reassuring kiss to let him know the sex was going to be as great for me as it would be for him. But as I leaned down to lay one on him, the gum I was chewing fell into his eye! I tried to grab it, but I only squashed it further. He started screaming and threw me off him and went straight to the bathroom. I put on my clothes and went home, and to this day, he remains a virgin. »

 

Douloureux. Mais vraiment, faut jamais mixer gomme balloune et sexe. C’est pas sexy de ruminer comme une vache les jambes ouvertes, et aussi, il me semble que c’est dangereux de perdre sa gomme dans du poil pubien.

Dis-moi quoi tu mets dans ton hot dog

janvier 25, 2009

Je suis tellement chiante niveau santé, je veux pas que la princesse d’Alexandre Le Grand rajoute du sel sur ses pâtes, je répète à Misha qu’un yogourt du McDo et un coke diète ce n’est pas un souper, je dis à Alexandre Le Grand que les bagels c’est hyper calorique, je dis à Alexandre Le Grand d’acheter du pain de blé entier, je dis à mon frère Philippe qu’il devrait moins manger de déjeuners au Lafleur, je dis à  ma maman qu’une portion de noix c’est genre sept noix maximum et non cinquante et je demande toujours que la vinaigrette soit à côté de ma salade et non dans ma salade.

 

Mais si j’ai réussi pendant deux ans à ne pas manger de jujubes, maintenant je mange des chips et des cheeseburgers comme une américaine addict au comfort food. Si je baisais pas autant (-500 calories par jour), si j’utilisais pas mon vibrateur sparkling doré à tous les soirs avant de m’endormir (-80 calories par orgasme) et si je faisais pas de l’aérobie devant un reality show ou devant Carmen Electra trois-quatre fois par semaine, je serais énorme et je pleurerais devant mes paires de skinny jeans Rock and Republic.

 

Je mange de la poutine tous les jeudi, du fudge du Sucre Bleu avec Misha, de la crème glacée à la pâte de biscuits. Et j’aime les hot dogs. Mais seulement en été. Au chalet de mes parents, avec une bière fraîche, en bikini rose flash, les pieds enduits d’une crème anti-cornes odeur menthe poivrée, avant de me faire fouiller la chatte sous l’eau par les doigts d’Alexandre Le Grand. C’est comme la sangria, impossible à prendre en hiver sauf si on est kitsh au second degré. J’ai trouvé ça drôle, et surtout crissement perturbant, de trouver un spécial test Lust and Couple à propos des hot dogs, dans le dernier Cosmopolitain. Je ne niaise pas. Le test-reportage-sérieusement-débilitant s’appelait : The kind of hot dog you prefer says a lot.

 

Moi qui aime les hot dogs avec tous les condiments qui coulent sur mon menton, j’étais, selon leur critère, une Condiment Girl. C’était indiqué que j’étais le genre de fille à vouloir agressivement expérimenter tout au moins une fois. Que les petites conneries ne me rendaient pas down et que je choisissais toujours la route la plus aventureuse dans la vie (j’imagine que c’est vraiment vrai : j’écoute Veronica Mars au lieu de, genre, les téléséries historiques familiales de TVA, je suis très aventureuse). Cosmo donnait aussi un conseil à toutes les Condiment Girl, afin de vivre harmonieusement avec notre tendre moitié : il faut se montrer compréhensive si notre mec n’est pas aussi aventureux que nous(genre il préfère les hot dogs avec juste de la moutarde).

 

Quoi faire avant de songer à dix ans de psychanalyse? S’abonner à la revue Cosmopolitain, moins ruinant et tellement plus spirituel. I love it.

Mamelons poilus, shooters de tequila et cravache

janvier 15, 2009

 

 

Dans le Cosmo du mois de décembre ou du mois de janvier, entre un article sur what his hair says about him et what his shower style reveals, et des infos fascinantes comme les-mecs-qui-ont-des-yeux-bleus-choisissent-souvent-des-femmes-aux-yeux-bleus-comme-ça-s’ils-ont-un-bébé-et-qu’il-n’a-pas-les-yeux-bleus-les-mecs-savent-tout-de-suite-que-leur-femme-est-une-salope-traître-pétasse-infidèle, il y avait un forum sur les turn-off et les turn-on des mecs glandeurs. Beaucoup disait que les party girls c’est pas bandant car les mecs veulent pas d’une fille qui avale plus rapidement qu’eux des shooters de tequila. Les mecs glandeurs disaient aussi que les vêtements trop sexy c’est à éviter car peu de filles ont l’air confo dans des minijupes qui dévoilent la couleur de leur petites culottes à chaque croisement-décroisement de jambes (moi je le suis, pour vrai de vrai, confo dans des minijupes qui montrent le début de mes fesses et dans des robes qui laissent popper un mamelon à chaque heure, mais genre, dans des circonstances particulières, pas au travail et pas avec les beaux-parents). Dans le Cosmopolitain, les mecs glandeurs qui s’appellent tous Tim ou Dan ou Tom étaient d’accord pour dire qu’ils n’aimaient pas trop que les autres mecs glandeurs regardent leur petite copine, donc vraiment, exit exit les minijupes après l’entente de monogamie obligatoire.

 

Alexandre Le Grand, lui, tant que je mets quelque chose de vraiment salope, il est heureux, tant mieux si les mecs me regardent et que les filles veulent caresser le tissu de ma robe. La seule chose qui le tourne à off, chez les girls, c’est les mamelons trop poilus (ce qui n’est pas mon cas, permettez-moi d’insister là-dessus, mes mamelons sont très corrects, très moyens, pas poilus et d’une couleur très normale aussi). Tandis que les mecs de Cosmo proclamaient que les turn-on ultimes étaient un sens de l’humour, un appétit monstre, un café servi au lit tous les matins et une fille sympa avec les autres filles (pas de griffes sorties, allez, faites-vous des bisous), Alexandre Le Grand aime tout ce qui est propre et qui ne pleure pas avant d’ouvrir la bouche. Mon frère Marky Mark, le gros immoral, a dit qu’il n’avait aucun turn-off et je lui ai dit ewwwww, tu baiserais même une fille qui a du pue entre les dents et un clito de quinze centimètres? Il ne m’a pas répondu.

 

Betty porte rarement des culottes et des soutifs

 

C’était l’anniversaire de Betty lundi, j’ai passé la journée avec elle, c’était trop chouette, elle s’est acheté un manteau Killah trop trop beau, rouge avec des petites boucles noirs en guise de boutons, nous avons bu cinq cafés, caressés les gros chiens du proprio de Ben et Tournesol, parlé de bordel et de bites, et elle m’a dit ses turn-on et ses turn-off personnels. Betty, étant plus obsédée sexuelle que moi, ne pense qu’à des éclairs de choco plein de crèmes, du sperme elle en boufferait toute la journée, indien, québécois, whatever, mais maintenant c’est la crème arabe qui lui fait envie. Elle dit qu’une queue, petite ou grosse, c’est toujours bon, et qu’il y a définitivement trop de filles qui pensent que les petites bites c’est pas un must. Elle dit, comme beaucoup de filles politiquement correctes mais Betty le dit pas pour être politiquement correcte, qu’en autant que le mec bouge bien et qu’il s’en sert bien, une bite c’est toujours apprécié dans ses trous. Elle n’aime pas par contre les mecs fakes, hypocrites ou qui ne sont pas assez ouverts pour adorer une fille qui parle de cul toute la journée.

 

Misha aime les chiens mais pas les gars qui imitent les chiens

 

Misha c’est la femme de ma vie, je l’aime, elle m’aime et si elle avait une grosse queue ou moi si j’avais une grosse queue et un accent latino, nous nous marierons et nous aurions au moins huit enfants. Concernant les mecs, Misha déteste le zignage de cuisses, les couilles pas trimées, les grosses bouches gluantes qui écrasent sa petite bouche en coeur, les bites qui s’enfoncent trop loin trop vite trop fort dans sa gorge (le vomi c’est vraiment un fetish weird), et de se faire peser sur le clito comme si c’était un bouton d’ascenseur (l »expression vient de sa petite bouche en coeur et j’adore). Pour les turn-on, elle est quasi aussi immorale que Marky Mark parce qu’elle dit qu’il y en a trop, tout la tourne à on, c’est fantastique, surtout un gars qui sent bon et qui sent le sexe (pas le gars qui revient de baiser une autre fille, un gars qui sent le sexe après avoir baisé avec elle ok), se faire embrasser partout (entre les orteils, elle en bave presque autant qu’un Saint-Bernard après avoir bu dans sa gamelle). Et elle ajoute juste pour que je la trouve forever follement spéciale :  » Ce serait génial un cock ring supersonique qui capte TVA (comme ça, je pourrais écouter Denise Bombardier en jouissant: une expérience transcendantale). »

 

Isadora a les cheveux rouges-mauves-noirs et elle est raciste

 

J’ai une copine que je vois rarement, trop rarement même si nous habitons pas si loin l’une de l’autre, c’est la seule copine que je me suis fait en quatre ans et demi de putain de baccalauréat à l’UQAM. Elle écrivait des trucs morbides ou super romantiques ou morbides et romantiques, et elle avait toujours des lunettes plus fashion que tout le reste des étudiants. Elle travaillait dans un club vidéo qui louait plein de films pornos avec des vieux ou avec des juifs ou avec des nains. Et elle ressemblait à une Marilyn Monroe avec une chevelure plus trash que glamour. Il fallait qu’elle soit ma copine, absolument.  Elle vient tout juste de terminer sa maîtrise (félicitations darlingette), elle tient un blogue esthétiquement intelligent et culturel, http://toutmefaitchier.wordpress.com, et elle va d’ici cinq ans soit avoir sa propre maison d’édition, soit le prix Émile Nelligan, soit plus de cheveux sur la tête à cause de toutes ses teintures. Pour Isadora, les mecs les plus craquants sont les timides, du genre qui paralyse devant l’élue de leur cœur, avant même de dire « Bonjour. Je m’appelle… ». Mais totale dictatrice de la chevelure branchée, elle nie tout le pouvoir de séduction des blonds. Elle déteste les blonds et le teint des blonds. Moi j’aime, moi j’aime, même si Alexandre Le Grand cache sa blondeur en se rasant les cheveux. Mais il me faut avouer, c’est la seule fois ou j’ai craqué pour un blond.

 

Lola veut s’acheter un accessoire de torture victorien

 

Lola c’est la copine que tout le monde voudrait avoir : souriante, jamais méchante (c’est moi la méchante parce que je répète tous les potins de tout le monde), elle chantonne ou fait des bruits bizarres en travaillant, et elle fait la promotion de restaurants gourmets et de veste de chez Simmons aussi bien que la promotion de ses propres bijoux. Elle est avec son mec depuis qu’elle a quinze environ et ce qui la charme chez lui c’est qu’il a de belles mains, un sourire de rêve, de l’ambition. En plus, il lui fait des massages extras et il aime écouter Gilmore Girls avec elle (il aime les fesses de Lorelaï). Ce qu’elle trouve répugnant? Elle porte beaucoup d’attention aux mains et les mecs qui ont des doigts laids et des ongles longs et sales, elle déteste. Elle trouve aussi total turn-off les dents croches, la mauvaise haleine, le regard vide, les jokes plates et  la maigreur ou la grosseur extrême. Je lui donne totale raison, moi un mec trop maigre j’ai peur de le casser en deux et je veux tellement pas me retrouver à côté de lui et avoir l’air d’une femelle éléphant en rut, et un mec trop gros, well, habituellement la seule position sexuelle possible c’est girl on top, et ça devient ennuyant.

 

Si mon frère Marky Mark faisait semblant qu’il appréciait n’importe quoi, mon autre frère, Philippe, ne se gêne pas pour me dire qu’une fille qui ne sent pas bon et qui ne se rase pas, elle est out de son lit. J’ai été super surprise de sa révélation choc du jour : son turn on fatal c’est une fille qui prend le contrôle. Je veux pas avoir cette image en tête, mais whatever, c’est vrai que c’est bien la domination parfois, toutes les filles sont gorgeous en cuir et avec une cravache dans les mains. Moi? Oh je sais pas, en autant qu’Alexandre Le Grand se souvienne que je déteste me faire mordre après minuit mais que j’adore les danoises aux framboises, je suis comblée.  

J’aime être jalouse, hydratée et nue

décembre 20, 2008

               

J’ai commencé la journée avec Alexandre Le Grand dans mon dos, qui demande à toucher ma chatte toute douce, il mouille ses doigts avec sa salive et les passe sur mes lèvres, les écarte, me rend trempée, je suis tellement endormie que je dis presque je veux continuer ma nuit, mais je ne peux pas, parce qu’il me met la main sur sa bite trop dure, et que j’ai tout de suite envie de l’avoir en moi, il me baise et je garde les yeux fermés, je sens ma chatte qui s’ouvre pour que sa bite aille plus loin, je sens ma mouille qui coule sur ses couilles et sur mes cuisses, je tends la main pour caresser ses couilles, il monte sur moi, m’écrase les seins, il aime jouir en sentant mes seins tout contre lui, mes yeux sont petits de sommeil, je le vois même pas, quand il jouit. Je me rendors quand il part, je ne me souviens plus s’il m’embrasse avant de me souhaiter une belle journée. Je me lève super tard, mange une poire super mûre, boit de la VitaWater, me prépare pour aller retrouver Sarah Lee, au salon de thé Camélia Sinensis.

 

Dehors, j’attends l’autobus en écoutant les Doves et Beyoncé. Je regrette trop de pas avoir mis ma tuque. Trente minutes passent genre et je suis gelée et déçue de manquer Sarah Lee, je retourne chez moi lui demander pardon, je passe l’aspirateur dans la chambre de la princesse d’Alexandre Le Grand, qui nous retrouve ce vendredi-samedi-dimanche et je retourne au lit, me crosser un peu.

 

Ce qui rachète ma journée, c’est pas mon orgasme merveilleux, mais les nouvelles revues sur les étagères du Multimag. Je suis allée au dépanneur, pour d’autres VitaWater. J’en profite pour regarder les gros titres du Star, In Touch et Allure. Et je vois Jalouse. Le cover est trop magnifique, en noir et blanc, avec une fille défoncée à quatre pattes. Et il y a le mot bombasse, style comment devenir une parfaite bombasse. J’adore le mot bombasse, c’est comme plus adorable que bombe et plus french que bimbo. Super heureuse, j’ai passé la journée à me la jouer fashion orientée, excitée de voir des petites culottes Betsey Johnson sur des mannequins quasi dénudés, à lire sous une jetée en fausse fourrure de vache, avec Paprikalicious sur les genoux.

Une Vierge Marie trop candidement bandante

décembre 17, 2008

Lecture: James Ellroy, Clandestin

Musique: Santogold, Starstruck

 

J’ai commencé au cégep à m’acheter des Maxim et des Playboy. Et des Hustler, parce que tonton Larry Flynt est un mec super important pour moi (un chèque de 500 dollars US, reçu pendant une première session à l’université, sans travail, sans séance de magasinage depuis un siècle, c’est le bonheur). Maintenant j’achète juste si la vedette sur le cover est top sexy (Kim Kardashian, les trois chattes de Girls Next Door, Bruce Willis).

Mais le cover du Playboy mexicain risque d’être un classique, et s’il était disponible au Multimag, je l’achèterais avec le dernier Harper’s Bazaar. Sur les étagères des dépanneurs mexicains depuis le premier décembre, quelques jours seulement avant le pélérinage à Mexico au tombeau de la Vierge de Guadalupe, le Playboy montre une sexy girl à l’air innocent et très Virgin Mary, vêtue seulement d’un drap blanc qui repose sur sa tête et sur sa grosse poitrine de salope religieuse.

Pèlerinage super populaire et cover de Playboy qui s’en inspire? Cela a enragé beaucoup de puritains, assez pour que la direction de Playboy s’en excuse et donne comme explication que l’idée derrière le cover n’était pas de représenter la Vierge de Guadalupe, mais de refléter une certaine atmosphère de Renaissance. Yeah, well, moi quand je pense à la Renaissance, j’imagine Leonardo da Vinci et Rabelais qui bouffent pendant des heures en parlant de caractères d’imprimerie, pas une salope cachant ses seins bonnet DD sous un drap blanc sale.

Leçon numéro 129 en anatomie

décembre 9, 2008

 

Rayon conseil sexuel super excitant : lécher le nez de son mec juste avant qu’il ne jouisse.

 

Vraiment. C’est ce que mentionne le toujours aventureux et très concluant Cosmopolitan dans un article full love and lust : «  As his circulation speeds up during the excitement phase, his beak becomes supersensitive. Run your lips down the bridge of his nose or flutter your eyelashes over the tip. His nasal passages will also stiffen and swell, making it harder for him to get air. That’s why he might start breathing through his mouth. »

 

Allez les girls, caressez le nez de votre mec avec vos cils, la nouvelle action-sensation au lit qui fera de vous la ultimate femme à marier! Oubliez l’odeur de tarte aux pommes dans la maison, le nouveau déshabillé à chaque semaine, les billets de hockey : ce que votre mec veut, c’est de l’attention pour  son membre nasal!

 

(Et avouez que c’est quasi mouillant, l’expression « nasal passages », moi vraiment, lire ça, ça me donne juste envie de me mettre de la crème fouettée sur le tétons et de m’étamper dans la fenêtre de la cuisine.)

Une mère forcée à la fellation par son fils!

décembre 3, 2008

Série télévisée : Californication

Vernis : Maybelline Corail Intense et Diamond Cleer Cut

 

J’ai pas pu résister. Sur mon heure de dîner, au travail, je mange ou j’achète de la lingerie ou je me promène sur Sainte-Catherine en me demandant quel sans-abri adopter. Aujourd’hui, j’avais une envie folle de Pad Thai au poulet. Mais en mangeant, il me faut une revue, si j’ai pas ma chère collègue Paméla devant moi pour me raconter ses déboires amoureux, son dernier achat en ligne ou son choix de couleurs de peinture pour son appartement. Et aujourd’hui, j’ai flanché et je me suis encore procurée Cosmopolitan, même si je dis à tout le monde que c’est une revue super sexiste et nulle à chier.

 

Mais sur la couverture, il y avait la bouche de Jessica Simpson, la promesse d’une section sexy vs skanky bonifiée, et le sujet d’un article shocking : Your Orgasm Face ce que votre mec en pense.

 

Impossible de me contrôler, surtout que le Marie-Claire du mois de janvier n’était pas encore en vente. Et que la fille sur le cover du Maxim Us, la nouvelle Bond girl, ne me faisait pas mouiller.

 

Il était cool le Cosmo, avec des confessions embarrassantes de mecs et des photos époustouflantes de bijoux inspiration Art Déco.

 

Ma confession préférée, la voici, traduite par moi et ma faculté éblouissante de traduction de conneries abrutissantes :

 

« Je suis un fier Américain, j’ai un drapeau dans ma chambre et à l’Halloween, je m’habille toujours en président ou en pasteur. Mes parents sont originaires d’Asie et ils ne sont pas encore super intelligents; il ne sont pas capable de bien parler et se trompent souvent de manière cocasse en utilisant des expressions courantes. Un jour, mes amis préférés sont venus chez moi et nous avons commencé à lutter, pour se convaincre que nous étions de vrais hommes même si aucun de nous n’a encore eu la chance de s’insérer dans une vraie chatte américaine. Bobby a une poupée modelée pour ressembler à Jennifer Love Hewitt, quand même, il est chanceux. Ma mère était super fru de tous le bruit que nous faisions en tant que vrais hommes américains. Elle est descendue au sous-sol. Elle a crié : « Do you think I like going down on you!&%!! I don’t like to go down on you!» (« Tu penses que j’aime descendre sur toi – te sucer – ! Non je n’aime pas ça te sucer, fils! ») Depuis, mes amis préférés racontent toujours cette histoire, avec l’accent asiatique et colonisé de ma mère, en plus. »

 

J’ai trouvé cette histoire super amusante, plus en tout cas que celle sur le mec qui a avalé 64 pointes de pizza pendant un party. Mais je sais pas, dites-moi, c’était amusant non, c’est pas juste l’effet du Pad Thai qui rend ça drôle? Whatever, demain j’irai m’acheter des pantoufles avec un renne au nez rouge imprimé dessus.

J’aime pas les ex belles-mères, les files d’attente et le lubrifiant qui donne des vaginites

novembre 30, 2008

À chaque dimanche, Alexandre Le Grand, après avoir giclé dans ma chatte et mangé un plat d’œufs-bacon-patates, téléphone via Skype sa fille ainée, une Française de douze ans qui étudie dans un lycée privé parce que sa mère a vraiment peur que sa fille devienne une punk comme son père à dix-sept ans, qu’elle n’apprenne pas assez de trucs au public  sur la géographie super méga importante de Lyon et des environs, ou qu’elle devienne une bipolaire frustrée de pas avoir rencontré le bon parti comme sa mère forever and ever.

(Je suis allée au privé, et really, ce que j’y ai appris c’est un t-shirt bleu poudre à encolure ronde Jacob c’est accepté si c’est moi qui le met, mais pas quand c’est Victoria parce qu’elle a de trop gros boobs et une face qui ressemble à la face de Marc Labrèche, que les filles doivent se mettre le plus de maquillage possible sauf si c’était à mon école privée, totale injustice qui a fait que je me suis faite niaiser pendant deux ans par un moron qui a quasi overdosé et qui va devenir médecin one day. Et oui j’ai eu des profs extras, mais putain mon prof extra, je pensais à lui en me frottant le clito contre mes toutous, pas en faisant mes devoirs sur Kamouraska.)

(Mais je remercie mes parents de m’avoir inscrite à cette école parce que sinon j’aurais jamais savonné des filles sous les douches, j’aurais jamais vu une fille vomir son dîner en jupe à carreaux Burberry, j’aurais jamais compris l’importance incroyable d’avoir son permis de conduire dès l’âge de seize ans.)

Enfin, bref, Alexandre Le Grand m’a bien baisée ce matin, en cuillère, il s’est essuyé la bite rapidement parce qu’il avait peur que son sperme pénètre les draps et tache notre matelas, et il a téléphoné sa chérie pendant que je me demandais quelle paire de bas American Apparel j’allais mettre. Il parlait à sa fille, tout en repassant des housses de chaises. Il est totale multidisciplinaire mon mec, style me la mettre dans le cul en réfléchissant à une équation mathématique géniale et en se coupant les ongles d’orteils, style vraiment ça.

J’ai entendu la grand-mère de sa petite Française dire : « Tu devrais t’occuper de ta fille au lieu de repasser les culottes de ton amie. » Alexandre Le Grand a rétorqué que je portais rarement des culottes et moi j’ai dit j’aurais jamais des culottes brunes ewwww. Et après, j’ai ajouté et jamais je porterai d’aussi grosses culottes que ça. J’ai pensé montré la petite culotte que je portais, coupée à la garçonne, vert forêt avec un petit coeur vert tendre au milieu. Mais je l’ai pas fait. Et j’ai pas demandé à l’ex belle-mère c’était quoi le problème des Français de penser à repasser des culottes.

Fuck, repasser des culottes et se laver juste un jour sur deux, what the fuck.

Mais après, la grand-mère elle dit « Alexandre, tu as un double menton. »

Et c’est pas vrai, pas vrai du tout, et même si c’était vrai, vieille plotte je vais te dire ce qu’il a aussi, et ce que toi tu as, une face de merde et une voix de merde et là je m’excitais et j’ai rien dit, Alexandre Le Grand m’en aurait trop voulu, et je veux pas qu’il m’en veuille parce que je veux qu’il me lèche la chatte cet aprem. Alors pour relaxer, je suis allée voir des photos d’animaux qui rentrent leur bite dans le cul d’Éthiopiennes en chaleur et des photos de mamies qui se font mettre dans tous les trous par des mecs avec des bites longues comme un bâton de baseball et larges comme deux cannettes de coca.

Et je suis allée aussi sur le site internet du magazine Glamour Paris, parce que savoir comment bien dessiner ses sourcils et comment préparer des sushis et les étendre sur son corps façon Samantha dans Sexe à New-York, c’est aussi apaisant que de faire du yoga pendant trois heures. Dans la section sexe du site, il y avait un vox pop avec quelques mecs, sur l’épilation féminine et les turn-off masculins. J’ai copié-collé mes préférés, juste pour vous les chéris.

 

Quel type d’épilation du maillot préférez-vous ?

Fabien: « J’aime bien tomber sur quelque chose de sobre et… plutôt sans poils ! Lorsque c’est intégralement épilé, j’ai la certitude que c’est entretenu, donc que c’est propre. C’est rassurant. »

 

 

(C’est vrai que pas de poils égale zéro its, tout le monde sait ça. Et que super poilu, c’est épeurant, chaque poil de trop signifie une chance de plus d’avoir le sida et tout et tout.)


Franck: « Je n’ai pas vraiment d’avis sur la question. Du moment que c’est propre, cela me va. Il paraît que c’est douloureux de s’épiler cette zone, alors je suis assez tolérant de ce côté-là.

 

Quelle serait la pire épilation du maillot ?

Franck: « La grosse touffe ! Franchement ce n’est pas très ragoûtant. Le pire, c’est quand une fille est parfaitement épilée sous les bras et sur les jambes mais qu’elle se laisse une forêt vierge pour le maillot. »

 

 

Fabien: « Le gorille ! Quand il y a tellement de poils que l’on a l’impression qu’il s’agit d’une créature vivante. Beurk ! »

 

C’est quoi tes tue-l’amour ?

Christophe : « Je me suis retrouvé avec une fille qui a réalisé au moment crucial que j’avais l’âge de son petit frère. En fait cela nous a refroidis tous les deux, il y a bien eu dix minutes de blanc… Je me suis retrouvé aussi avec une autre fille qui s’est amusée à comparer nos ventres en pleine action. Quand elle a vu que j’étais plus mince qu’elle, elle a stoppé net! »

Florian : « Je ne suis pas fan des nanas qui en font trop. Celles qui jouent les expertes du sexe. En général c’est du vent, ou bien ça cache quelque chose. »

 

(Eh bien, en ce qui me concerne, ça cache juste que je suis une grosse salope.)

 

Filippe : « Parfois, les filles une fois nues ne sont pas vraiment comme quand elles étaient habillées. De manière générale, je suis quelqu’un d’assez attiré par le physique alors c’est quelque chose d’important pour moi. Mais j’avoue que jusqu’à présent j’ai eu pas mal de chance avec mes conquêtes. Je n’ai pas souvent été déçu une fois les vêtements enlevés. »

 

(À remarquer que 90% des Français ont un prénom gai qui commence par un F et qu’ils rêvent tous d’avoir une fille propre, rassurante, sans soutif qui grossit les seins de plus d’un bonnet, sinon oh la débandade.)