Archive for the ‘copines extras’ Category

Les ailes de raies frites me rendent total spirituelle

décembre 15, 2009

Je retire mon manteau, je le donne à Alexandre Le Grand, il l’accroche sur un cintre. Je saute dans les bras de Misha, elle me dit de faire attention, ma robe bleu royal dévoile presque mes tétons, et j’embrasse Travis, je leur demande s’ils nous ont attendu longtemps. Misha me précise que ça fait seulement dix minutes qu’ils sont au Bistro Isakaya, et qu’elle trouve jolis mes cheveux, je gémis mais je voulais être comme Ashley Simpson bouhouhou.

Nous sommes assis à côté d’une plante enterrée dans un gros pot rouge qui porte l’inscription salade de fruits en lettres blanches et d’un Super Lucky Cat qui tient une bouteille de bière. Alexandre Le Grand dit je croyais que c’était coréen, comme tradition. Je dis moi il me fait crissement peur le chat, je vais lui donner toute ma monnaie pour être sûre qu’il ne me lance pas de mauvais sorts. Je commande une entrée d’ailes de raies frites parce que je suis assez fatiguée pour dire ouais je vais manger de la raie, en me trouvant super drôle et spirituelle.

J’annonce que j’ai mal au cul parce que je me suis crossée trois fois de suite cet après-midi et quand je jouis, je crois que je sers trop les fesses. Travis dit qu’un des candidats à la présidence du Chili s’est fait enlever les poches sous les yeux et qu’il en a profité pour en parler dans un talk show. Misha laisse Travis prendre sa soupe miso, elle dit qu’elle s’est déjà empoisonnée à la soupe miso, et un serveur nous verse du saké dans des petits verres. Je lui demande des nouvelles de sa collègue qui s’enfile des boules chinoises, et elle m’apprend que la fille de sa collègue obsédée sexelle est enceinte après avoir participé à un gang bang, elle ne sait pas qui est le père et elle ne désirait pas garder l’enfant, mais elle était trop paresseuse pour appeler une clinique d’avortement et maintenant, c’est trop tard, elle aura une petite fille qu’elle va sans doute appeler Eden Soleil Crystal. Travis dit il faut que tu l’enregistres, quand elle te parle, c’est incroyable, c’est quoi l’autre jour elle t’a raconté qu’elle avait mal au dos, elle a passé la journée au lit, sur le dos, à appeler son mec toutes les heures, aie viens que je te suce mon gros.

Nous rigolons, je montre mon vernis gris perle à Misha, je lui dis Megan Fox avait la même nuance sur ses ongles, dans un Glamour. Alexandre Le Grand plaque sa main entre mes jambes, pendant que je parle, il me dit de manger un morceau de thon rouge, il pousse son poing contre ma chatte. Il baisse le haut de ma robe, il dit tes seins sont aussi beaux que ceux de Megan Fox, j’ai hâte que tu me donnes du lait. Travis dit il y a des pompes pour ça, même quand tu n’es pas enceinte, tu te pompes les seins, et ça produit du lait. Alexandre Le Grand a l’air super emballé. Misha dit que sa maman a un biberon de lait qui date de dix ans dans son congélateur.

Nous sommes tous traumatisés et Alexandre Le Grand dit qu’il faut absolument qu’il rencontre la maman de Misha bientôt. Je demande à Misha comment vont ses dix autres frères et sœurs, et elle dit qu’ils vont tous bien, mais que Marilyne l’appelle parfois, pour lui dire qu’elle s’ennuie, à sept ans, elle s’ennuie et elle veut que Misha lui propose des jeux, au téléphone. Nous mangeons de la crème glacée au gingembre et au thé vert, je tente de pas regarder le Super Lucky Cat qui me fait crissement peur, et je dis, parfois je voudrais manger des sushis à tous les jours, et croire qu’il ne suffit que ça, pour que je sois heureuse, et me vernir les ongles, à tous les jours, d’une couleur différente, rouge ou gris perle ou crème brûlée, et je n’aurais besoin de rien d’autre, sauf d’une bouteille de vodka, et d’une revue à potins, mais ça ne fonctionne pas, j’ai déjà tenté, j’ai déjà juste bouffé des sushis, à tous les jours, et il manque toujours quelque chose, et j’ai peur de leurs putains de bibelots, Misha, arrête de sourire et de plisser les yeux comme les Super Lucky Cat, s’il te plaît.

Le restaurant ferme, je me lève, je lisse ma robe, je souhaite bonne fête d’avance à Misha, et je promets de faire attention, quand je marcherai dehors, légèrement saoule, dans mes souliers vernis, à talons trop hauts pour les trottoirs enneigés, j’ai envie de boire encore du saké, et que Misha caresse encore mes cheveux trop courts.

Je suce avec un diadème sur la tête et je bois mon café avec du Baileys

décembre 10, 2009

Je magasine chez Sephora, au centre Rockland, pour des petits cadeaux de Noël de pétasse coquette. J’essaie un baume Philosophy à la rootbeer, et je sens mon cellulaire vibrer dans la poche de mon manteau Miss Sixty. Je réponds, je raccroche accidentellement, le téléphone vibre encore, je tends l’oreille et j’entends Marissa me traiter de conne en rigolant. Elle me dit qu’elle vient de terminer de travailler, elle a eu une journée à chier, elle voudrait bien qu’on se rejoigne dans un café pour placoter et verser du Baileys dans des grosses tasses en porcelaine blanche. J’approuve son idée, et je la rejoins une trentaine de minutes plus tard, dans un Java U downtown.

Elle m’attend à une table, camouflée dans un gros chandail de laine et des leggings imitation denim, un sac en tissu de la SAQ à ses pieds. Elle me dit j’avais besoin de rien foutre, de parler, juste à toi, pas devant Alexandre Le Grand, j’ai eu que des clients de merde aujourd’hui, à part un super sweet qui m’a donné des fleurs, je les ai oubliées. Je dis pauvre chouette et je vais rapidement me chercher un café. Elle sacre et elle m’explique que tous les mecs se rhabillaient super lentement après l’avoir tellement baisée qu’elle en a la chatte qui brûle, et sa patronne l’a engueulée parce qu’elle trouvait que Marissa restait trop longtemps avec les clients. Elle dit fuck c’est pas ma faute, ils se plaindraient si je leur disais de décrisser après avoir jeté leur condom tout plein de foutre dans la poubelle, il faudrait que je me repose un peu, que je recommence l’école, mais j’ai raté la date d’inscription pour faire une nouvelle maîtrise, et il faisait crissement froid dans l’appartement, un problème de chauffage, je sais pas, mais je me suis gelée toute la journée, câlisse c’est pas parce que je frenche les clients que je vais m’enrhumer, mais parce qu’il fait moins dix degrés dans l’appartement.

Je lui montre une photo de moi en train de sucer Alexandre Le Grand avec un diadème sur la tête, pour la divertir, et une photo du pitbull que je veux adopter. Elle m’arrache la photo du pitbull, elle dit je meurs, je meurs, elle est trop mignonne, une vraie princesse à la mâchoire trop grosse. Elle dépose la photo et me regarde, plus sérieuse. Elle m’annonce qu’elle cherche un autre appartement, elle va déménager bientôt, elle sait que ce sera difficile, les vacances, avec les filles d’Alexandre Le Grand avec nous. Elle dit je veux pas dormir sur le fauteuil du salon. Je dis tu es conne, tu vas dormir dans notre lit, il est assez grand, et de toute façon, tu es jamais là, toujours chez ton Arnaud. Elle me prend la main, elle dit je t’adore, mais tu pensais pas que j’allais vous demander de m’adopter comme une gentille chienne de la SPCA? Je fais semblant de bouder, je répète whatever deux fois, et elle dit je donne une pute en cadeau à Arnaud pour Noël, comme tu m’avais suggéré, et après je lui dis que je me fais payer encore plus que la pute, d’habitude, je vais commencer 2010 en fille super honnête, larguée par mon mec ou non.

Je prends une mini bouteille de Baileys et je dis cheers, bella, moi je promets que d’ici 2010, je te lèche pendant une heure.

Concombres au gin et threesome à planifier

décembre 9, 2009

 

                 

Lecture: James Frey, Bright Shiny Morning

Groupe Facebook préféré: I say “Fuck” all the time, and I’m STILL CLASSY

Isadora s’excuse, elle dit je voulais être super jolie pour toi, mais quand je me suis levée, à six heures du matin, j’avais pas envie de mettre mes bottes à talons hauts pour aller travailler. Je la regarde, je lui dis que sa robe noire, avec ses bottes de combat, c’est classe, et je l’embrasse sur les joues, mes lèvres sont froides et laissent un peu de rose Lancôme sur sa peau pâle.

Elle me laisse m’asseoir sur la banquette, aux Folies, et nous regardons la sélection de drinks Absolutely Fabulous. Je choisis un martini aux concombres, et Isadora, un martini aux framboises. Nous trinquons à son nouveau travail, dans une maison d’édition montréalaise, et à ma démission, je dis wouah, je vais m’ennuyer des enfants, et de Lola, et de Pamela, et de Britanny, mais my God que je suis contente de pouvoir me coucher à deux heures du matin, tous les soirs, sans angoisser parce que je n’ai pas assez d’illuminateur de teint pour ne pas avoir l’air malade à la librairie le lendemain. Nous potinons sur ses nouveaux patrons, des mecs super gentils, et elle me raconte son entrevue d’embauche. Alors qu’elle remplissait un questionnaire, le chien d’un de ses futurs collègues la rejointe à la cuisine et a vomit juste à côté d’elle.

Je demande à Isadora de décider pour moi mon repas, parce que je ne sais pas si je veux des pâtes, un burger à l’agneau ou un croque-monsieur. Isadora me dit de prendre le burger, et je dis oh non j’ai trop envie d’un croque-monsieur classique avec plein de frites et de mayonnaise. J’ai envie de trop manger, pour que mes seins débordent total de ma robe style Prom Queen. Je prends les morceaux de concombre au fond de mon verre de martini avec mes doigts et je les croque, juteux, ils goûtent le gin Bombay Sapphire.

Nous parlons de ses cours de baladi, d’Alexandre Le Grand qui me doigte total plus souvent depuis que nous écoutons Cathouse, une téléréalité qui se passe dans un bordel au Nevada, et de son mec qui fantasme sur un trip à trois, avec une fille ronde. Elle dit mais je ne sais pas, je trouve belle Angelina Jolie, mais je n’ai jamais mouillé pour une fille. Je lui dis que si elle prend une escorte, la fille va peut-être beaucoup plus s’occuper d’elle que de son mec, et que ça peut-être trop cool, se louer une chambre d’hôtel, au centre-ville, et se commander une pute qui livrerait champagne et pizza. Elle dit mon mec ne veut pas aller à l’hôtel, il veut le faire à l’appartement. Je dis ewww, de quoi penser à la face de ton mec qui jouit dans la chatte d’une autre fille à chaque fois que tu baises dans ton lit, après.

Je me commande un premier gin tonic, un deuxième gin tonic, je pisse à toutes les deux minutes, en maudissant le putain de client qui est allé aux chiottes trente secondes avant moi et qui a laissé plein de pisse sur le bol. Isadora sirote un verre d’eau, elle dit demain je dois me motiver à faire du jogging dehors, avant d’aller travailler, nous payons, et je dis Gorgeous je prends pas le métro ni l’autobus pour rentrer chez moi ce soir, j’ai trop envie de baiser, Alexandre vient de me texter, il a écrit qu’il m’attendait avec une palette en cuir de vache, je prends un taxi, tu m’accompagnes?

Affamées de chocolat et de blacks à queue de cinquante centimètres

novembre 16, 2009

Après avoir mangé une omelette florentine à la Cafeteria, rigolé devant un monsieur qui se peignait la frange devant la fenêtre pendant trois minutes, et avalé un espresso et trois martinis à la vodka, Amandine me raconte qu’elle est encore sous le choc de s’être faite traitée de hippie par un mec qu’elle fréquente. Elle dit merde je mange peut-être bio et je me fais des salades presque à tous les jours, et je suis membre de Greenpeace, mais ça, il ne le savait pas, quand il m’a dit que j’étais presque hippie, je lui ai demandé s’il m’avait vue une fois avec du poil sous les bras, ou avec un ostie de paréo attaché dans les cheveux, je lui ai rappelé que j’allais me faire coiffer chez Orbite, aucune hippie va chez Orbite, et ok je suis sortie avec un rasta, mais c’était un faux rasta, il se lavait avec du savon et tout, et je me maquille, regarde mes cils, ils sont longs han, j’ai essayé le nouveau mascara vibrant de Lancôme. Elle soupire et elle dit je commencerai pas à manger des hot chicken en buvant de la bière pour l’exciter.

Nous sortons, elle m’entraîne dans un Renaud-Bray, sur la rue St-Denis, elle cherche un livre de psycho pop pour mieux comprendre comment elle peut se projeter en hippie quand elle est la fille la plus superficielle du monde après moi. Je feuillette un livre de photos de Helmut Newton pour Playboy, et The Big Penis Book. J’ai le regard fixé sur un black qui a une queue de cinquante centimètres, toute mince et courbée à la fin, son gland est comme une tête de serpent. Un mec passe derrière moi et je me sens rougir. Amandine me rejoint, avec le livre La dynamique amoureuse entre désirs et peurs plaquée contre sa poitrine.

Elle me dit as-tu déjà lu Le Secret, c’est vraiment plate, et elle s’interrompt, elle crachote sur la photo du black, elle dit ça se peut pas, c’est un montage, je dis nan, c’est un vrai mec, et une vraie bite. Et elle dit mais il peut pas la rentrer au complet dans une chatte, et comment une fille peut baiser on top, c’est impossible, elle doit se mettre debout genre. Nous regardons d’autres photos de queue, et elle me demande, à chaque page, as-tu déjà baisé avec un gars qui en avait une comme ça? Elle dit ma copine Camille n’est plus avec son mec, il a rompu parce qu’elle refusait de le sucer, elle a jamais sucé de sa vie. Je dis oh my God mais c’est bon, sucer, c’est quoi, elle pense qu’elle a une bouche trop petite ou que ça goûte mauvais?

Bras dessus, bras dessous, nous marchons dehors, il fait noir dehors, déjà, Amandine dit j’ai envie de chocolat, hier j’ai fait une tarte aux pommes et je l’ai mangée au complet, toute seule, et là j’ai envie de faire des truffes à la noix de coco, ou de boire un chocolat chaud à la citrouille. Nous nous arrêtons à Suite 88 Chocolatier, parce que même si Amandine mange jamais de hot chicken en buvant une bière, elle se gave anytime de friandises, sans jamais que ses joues à la Kate Moss grossissent comme celles d’un écureuil gourmand. Elle dit je crois que je suis en manque de cul, la dernière fois que j’ai vu mon mec, ça fait trois jours, il m’emmerdait un peu, alors je l’empêchais de me parler, je lui rentrais mes doigts dans la bouche et on a baisé partout, sur une chaise, sur la table, sur la sécheuse, dans son lit, et je ne sais pas quand je vais le revoir, j’ai besoin de boire un chocolat chaud, faut que je compense, viens avec moi. J’accepte mais je dis on peut aussi aller aux toilettes et je te joue avec le clito cinq minutes, pauvre chouette.

You want a piece of me?

novembre 9, 2009

mnearrings

J’ai une copine extra qui fait les bijoux les plus exquis, avec des pièces vintage et féminissimes. J’ai l’honneur de voir mon nom accolé à une de ses dernières créations. Vibrantes et chaudes, ces boucles d’oreilles ont même un médaillon, mes lectrices pourront y glisser un peu de coke. Génial.

Boutique de ma copine extra: http://www.etsy.com/view_listing.php?listing_id=34095455

Est-il trop tard pour que je vous parle de British girls, de pirates et d’eucharistie à la cigarette Popeye?

novembre 7, 2009

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Jagerbombs et bas-jarretteles

Vers vingt heures, le 31 octobre, il vente super fort, dehors, Paprikalicious miaule pour avoir de la nourriture molle à saveur de thon, et moi j’avale deux Jagerbombs, en bas-jarettelles roses, avec une perruque blonde sur la tête. Alexandre Le Grand, en costume de curé rouge, doré et crème, loué chez Eva B, veut que je le suce, avant que nous allions dans le Vieux-Montréal se saouler avec des vampires.

À genoux dans la cuisine, je prends sa queue dans ma bouche. Alexandre Le Grand me donne des coups de chapelet sur les joues, je le regarde dans les yeux et je lui apprends, super désolée, qu’il ne peut pas me faire un facial, parce que je n’ai pas le temps de me maquiller après, et je ne veux pas être une infirmière cochonne avec du sperme séché sur le visage à la place de fard à joue MAC. Il vient rapidement, j’avale tout, je me remets du gloss brillant et je mets une dizaine de suçons à la cerise dans ma sacoche rose électrique.

Nous prenons l’autobus, aucun passager n’est déguisé et Alexandre Le Grand se moque de moi en disant que tout le monde me regarde parce que j’ai l’air d’une vraie pute, pas d’une infirmière. J’ouvre mon manteau de fourrure en léopard et je pointe mon badge, je dis c’est écrit nurse sur mon téton, c’est la preuve que je suis pas une vraie pute.

French sur un banc d’église

Mes sandales blanches achetées dans un sexshop claquent sur les trottoirs jusqu’à chez Valliers, ou je prends, un martini poire-citron et Alexandre Le Grand, une bière blonde. Assis au bar, nous regardons les autres clients, certains ont des masques, mais sinon ils sont tous super plates. Claire en disco girl, mon frère Philippe en producteur porno des années 70, Khéphren en pirate et Perrine, la brunette chérie de Khéphren, en policière dangereusement sexy, arrivent, et nous allons au Confessionnal. Nous sommes les premiers clients, j’en profite pour piquer plein de boites de cigarettes Popeye.

Je commande un gin tonic à une serveuse déguisée en héroïne de X-Men, Claire réalise son fantasme d’embrasser un mec, les jambes écartées, sur un banc d’église, et je me regarde dans le miroir et je trouve que j’ai l’air d’une transexuelle avec ma perruque. Je la réajuste. Deux gais à la raie de cheveux sur le côté droit de leur tête embrassent Alexandre Le Grand et lui chuchotent à l’oreille. Une belly dancer se plante devant moi, je ne reconnais Persia qu’après quelques secondes, et je lui dis oh my God tu es superbe, et elle réponds j’ai pas osé manger de toute la journée. Elle m’annonce que Betty et Sadek arrivent bientôt, elle devine ma surprise et elle dit ouais, il l’a téléphonée cette après-midi et là je crois qu’elle est en train de le sucer pendant qu’il cherche une place de stationnement.

Eucharistie, filles à genoux, et hystérie

Je danse avec Persia, je touche son petit cul avec mes mains gantées. Betty nous embrasse, elle me prend un suçon à la cerise et elle demande si nous trouvons que son costume de chatte sado-maso lui écrase trop les seins. Alexandre Le Grand baisse ma robe, il dit que tout le monde regarde mon cul et qu’un des gais lui a touché la bite. Je l’embrasse sur la bouche et je lui dis qu’il est trop craquant, en curé. Il commence à proposer l’eucharistie à toutes les filles du Confessionnal, en leur posant sur la langue un morceau d’ostie d’épicerie. Deux British girls se mettent à genoux, devant lui, suivie de la fille du vestiaire, trop adorablement sexy déguisée en étudiante de collège privé. Il croise un Jésus à la barbe crissement trop fournie et il fait semblant de pleurer devant lui, content de retrouver son Sauveur.

Moi je m’excite pour un mec déguisé en Snoopy, je veux trop lui tirer la queue. Philippe vient me voir, il dit qu’il va devoir déjà partir parce que Perrine menace Khéphren de lui renverser sa vodka-jus d’orange dessus parce qu’il a regardé Wonder Woman trente secondes de trop. Betty et moi nous entraînons Perrine aux toilettes, en passant à côté d’une fée des étoiles mulâtre et irrésistible, et d’un mec qui a un pénis rouge en jelly, de vingt centimètres, coincé dans ses pantalons. Betty tente de raisonner Perrine, pendant que moi j’essaie de me convaincre, devant la glace, que je n’ai pas l’air d’une transexuelle.

Je sors des toilettes, Persia danse avec un pimp et un vampire aux yeux dangereusement étourdissants, et je dis à Philippe et Claire que Betty est en train de convaincre Perrine que son mec regardait une bouteille de champagne, et non les seins de Wonder Woman. Claire, au bord des larmes, me demande si je pense que Tina Turner est jolie. Elle m’explique que quelqu’un l’a arrêtée, en lui disant qu’elle ressemblait à Tina Turner et que Philippe a dit que Tina Turner était une petite grosse laide. Je la prends dans mes bras et je lui dis que je sais pas du tout si Tina Turner est encore vivante, et si elle est rendue grosse, mais qu’avant, elle était un sex symbol aux jambes trop parfaites.

Sous la djellaba, et insécurités d’une fausse transexuelle

Sadek m’interrompt, en m’attirant vers lui. Il soulève sa djellaba, et je me retrouve dessous, au niveau de sa braguette, j’embrasse rapidement, en rigolant, ses jeans, et je me pousse, vers mon curé, et ma réserve de suçons. Je danse avec une fille déguisée en Lady Gaga, et avec Betty, et je vois un Égyptien se coller à Alexandre. J’ai trop mal aux pieds, ça me fait trop chier d’être une putain de travelo qui a mal aux pieds à deux heures du matin, en sandales à talons de quatre pouces et demie, alors je me casse du dancefloor et je me colle à mon mec. L’Égyptien a l’air total crâneur, il se penche vers moi et au lieu de répondre à mon sourire, il me demande si je suis insécure, je comprends pas alors je lui demande de répéter, et Alexandre Le Grand me dit de retourner danser.

Je me commande un autre gin tonic, je le sirote en branlant la paille, et en trempant des cigarettes Popeye dedans. Je m’emmerde un peu, Snoopy n’est plus là, la fée des étoiles danse sur les tables, et l’Égyptien continue de dire à mon mec qu’il a envie de le baiser dans les toilettes. Quand Alexandre Le Grand vient me rejoindre, j’ai déjà sucé toutes les glaces de mon gin tonic, et je lui dis que fuck il n’est pas obligé d’expliquer qu’il n’est pas gai pendant trente minutes à chaque fois qu’un mec le cruise. Il répond qu’il trouve que les gais ont beaucoup de courage, de l’approcher comme ça, et qu’il est désolé de pas avoir envie de se faire enculer, sinon il se les ferait, pendant que je regarde, c’est sûr. Je l’embrasse et je lui dis qu’il est un putain d’obsédé. Il me giffle et il fait un signe de la main à l’étudiante d’un collège privé. Il me dit c’est à elle que je vais me penser en me crossant tous les matins, sous la douche, pendant une semaine au moins.

Ballerines, latte à la vanille et yogourt sur le gland

octobre 27, 2009

Dans l’ascenseur, je joue avec ma robe en lainage gris perle, je fais la moue dans le miroir, j’admire mes lèvres juteuses et foncées grâce au gloss Intense de Lancôme. Un locataire du troisième étage entre dans l’ascenseur. C’est un ancien soldat. Je le croisais plus souvent l’an dernier. J’ai toujours pensé qu’il me cruisait subtilement en me parlant de grenades et de l’argent qu’il faisait, quand il travaillait sur le plancher de la Bourse de Montréal. Il s’approche de moi, il dit it’s so nice to see you again. Trop de poils sortent de son nez. Je répète so nice, parce que je suis une pétasse polie et que je ne croyais pas qu’il allait ensuite me suivre jusqu’à l’arrêt d’autobus, et s’asseoir à côté de moi dans l’autobus, ses genoux collés aux miens. Sa main me caresse maladroitement la cuisse. J’aime bien les grosses brutes, et j’admire les soldats, mais je me suis masturbée avant de partir, en regardant une vidéo de collégiennes dans un vestiaire de high school, sous la douche, j’ai mouillé les draps, deux fois de suite, je suis vidée pour quelques heures, et j’ai pas envie d’exciter un voisin.

Je fouille dans ma sacoche et j’en retire le livre Men in bed, de Barbara Keesling, en cachant le titre pour pas amuser le mec au nez poilu. Je suis rendue au chapitre intitulé He is very aware of his semen. Mon voisin me demande si je travaille encore dans une librairie, je lui apprends que j’ai pris un mois de congé, juste pour écrire des cochonneries et faire de l’aérobie en jupe à paillettes chez moi. Je descends un arrêt plus tôt que prévu, il pose sa main en haut de ma cuisse, sur la couture de ma robe trop courte en lainage gris perle et il me souhaite une belle journée. J’appelle Misha, je lui dis que je vais arriver un peu plus tard que prévu parce qu’il faut que je marche une vingtaine de minutes jusqu’au métro.

Au Cours Mont-Royal, j’embrasse Misha. Elle suce un bonbon à la fraise, ça me donne envie de sa langue. Nous allons chez Olivia, j’essaie des ballerines avec une grosse fleur noire au bout. Nous nous regardons dans le miroir, des foulards de wannabe poète grano autour du cou, des grosses bagues en pierres semi-précieuses aux doigts et des bérets sur la tête. Je la questionne sur son petit copain Travis, elle dit qu’elle est trop heureuse qu’il soit enfin de retour de son stage à l’étranger, même si elle se fait moins souvent des biscuits aux pépites de chocolat à deux heures du matin depuis. Misha achète des boucles d’oreilles en argent, en forme de plumes d’oiseaux, et nous allons au Starbucks.

Nous commandons deux Venti Skinny Latte, et un brownie. Misha me demande si elle a un cul plus gros que celui de la vendeuse chez Olivia. Je lui commande de se lever, elle se place devant moi, son cul à la hauteur de ma face, bien serré dans ses jeans bleu clair. Je lui donne une petite fessée et je la rassure, ton cul est parfait. Elle se rassoit et prend une grosse bouchée de brownie. Son cellulaire sonne, elle murmure c’est Travis, en souriant. Je sors mon livre de Barbara Keesling, et je fais semblant de ne pas écouter sa conversation. Elle raccroche et me pique mon livre, elle lit à haute voix les chapitres, Make masturbation your friend, He wants to have sex with just about every woman who walks, Bestiality and zoophilia both have to do with sex with animals.

Je l’arrête, je dis Alexandre Le Grand a déjà été invité à assister à la lapidation d’une femme en Turquie, elle avait baisé avec un âne, fuck peut-être qu’elle habitait dans un village avec des hommes aux queues trop molles, moi je me ferais un animal si j’avais personne pour me faire jouir et plus de piles dans mon vibrateur. Misha dit toi, je suis sûre que tu mouilles quand un chien se colle à toi pour se branler contre ta jambe, pétasse. Je dis whatever. Misha continue sa lecture, elle dit ouh la la, c’est toi plus tard, quand tu vas t’acheter un bébé beagle, écoute, I also once knew a woman who lived in a high-rise with her boyfriend and a small dog. We were having lunch one day with a group of people, and someone asked her, “You know, you and your boyfriend are gone all day at work, and you live in this apartment. Doesn’t your dog get lonely all day?” And she said, “Yeah, that’s a problem, so whichever one of us gets home from work first masturbates the dog to make him feel better.”

Je regarde Misha, je soutiens que je ferai jamais ça, mais Alexandre Le Grand, peut-être, il donne déjà sa bite à lécher à Paprikalicious, avec un peu de yogourt sur le gland. Misha secoue la tête, pas surprise du tout, et elle prend une autre grosse bouchée de brownie.

Marie-Antoinette VS Roller girl VS Grosse bouteille de coca

octobre 19, 2009

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vernis à ongles : Revlon, Plum Seduction

position baise de la journée: position des petites cuillères

Mon costume de Marie-Antoinette est comme crissement pas approprié si je décide de le porter toute la nuit dans un bar de Montréal, genre la moitié de mon cul est visible et c’est pas vrai que je vais me trouver une culotte de granny pour le cacher. Je veux me trouver un autre costume d’Halloween et me garder Marie-Antoinette pour les journées ou je me prends pour une pétasse chiante et digne d’être dans tous les livres historiques. J’appelle mon frérot Philippe, il étudie pour un examen en marketing, mais il veut bien sortir avec moi et se trouver lui aussi un costume pour un party d’Halloween.

Je me rends avec Philippe et sa blondinette Claire sur la rue St-Laurent, à la boutique Eva B. Philippe va direct se fourrer la tête dans la section lingerie. Claire se met un casque de pompier, puis un chapeau vintage à la Bonnie Parker, elle est adorable, moi même si je prie Dieu pour que mon vernis à ongles ne s’écaille pas après deux jours, pour que la paix dans le monde dure plus longtemps qu’une chanson de Kylie Minogue, et pour que j’aie une tête à chapeaux, ça reste des missions impossibles.

Je m’excite devant des minijupes parfaites pour une roller girl et des déguisements de grosses cannettes de coca. Philippe vient nous rejoindre avec un manteau en fourrure de pimp. Je lui dis que c’est trop le costume qu’il doit louer, il suffit juste de lui trouver des grosses chaines en or bling bling. Il est incapable de retirer le manteau, Claire doit tirer très fort sur les manches pour l’aider. Deux filles avec des boutons sur les joues regardent les tailles des robes de prom queen des années 1980, l’une d’elle dit je t’ai bitchée une fois, c’était parce que tu sortais avec un mec trop laid, pardon.

Nous avons trop faim, nous nous promettons de retourner chez Eva B plus tard, et nous allons au Pain Indien. Je suis totale terrorisée, je veux pas retirer mes bottes grises à talons plats avant de m’asseoir sur des coussins, parce que je porte des putain de bas vert néon avec la face du Père-Noël dessus. Je me commande une Taj Mahal, une bière blonde légère, pour oublier mon faux-pas fashion. Le serveur est super gentil, il dit awesome à toutes les dix secondes, je craque total, j’ai envie de me plaquer les boules contre son turban.

Claire me parle de ses professeurs, il y en a un qui se fait cruiser par toutes les filles, elles arrivent au cours d’éducation physique habillées en mini tops presque transparents, quand Claire, elle, porte un vieux t-shirt difforme. Je lui raconte qu’au cégep ou j’allais, plein de profs baisaient avec des étudiantes, moi je m’en étais fait un, mais après mon diplôme, et quand il m’ouvrait la chatte, il disait des trucs comme c’est à quatre pattes que les filles sont les plus belles. Philippe est d’accord, nous trinquons nos bières blondes au doggie style.

J’ajoute putain je supporterais pas d’être avec un mec qui passe ses journées devant une vingtaine de pétasses de dix-huit ans, à moins qu’il ne m’invite à son bureau à la fin de tous ses cours, pour me baiser et suer sur des feuilles d’examens, avec son étudiante préférée, genre une étudiante asiatique encore vierge, qui voudrait juste bouffer de la chatte, ou juste se toucher en regardant la bite de son professeur dans un de mes trous. Nous trinquons à mes principes.

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Shooters de vodka devant une madame à quatre seins

octobre 17, 2009

citation de la journée : « There are two kinds of people I don’t trust : people who don’t drink and people who collect stickers. » Chelsea Handler

Marissa et moi nous avons décidé de passer la journée en jupette de collégienne, à manger que des poires, à avaler des litres de thé vert, et à faire les tests de personnalité dans tous les magazines féminins qui traînent dans ma chambre. Mais dès cinq heures pm, j’ai trop faim, je commence à avaler des amandes au miel à un rythme olympique et Marissa se prépare un verre de vodka-jus de melon d’eau.

Nous comparons le gras de nos bras en décidant de passer la journée de demain avec les mains sur la taille parce que nos bras ont l’air plus musclés comme ça. Nous déroulons nos tapis de yoga devant le téléviseur, et nous choisissons d’écouter un épisode super émouvant de Dr 90210, le chirurgien brésilien opère gratuitement une maman super pauvre qui a quatre seins. Je dis j’espère qu’elle va écouter le chirurgien et cesser de fumer avant l’opération sinon c’est super dangereux, elle pourrait mourir. Marissa dit ouais et j’espère qu’elle va se trouver une job de danseuse nue après parce que ça doit être l’enfer d’habiter dans une roulotte plus petite que ta salle de bains, fuck.

Nous faisons des redressements assis et à chaque vingt-cinq redressements assis, nous avalons un shooter de vodka. La maman super pauvre dit en espagnol à la caméra qu’elle a hâte de pouvoir s’acheter des soutifs sexys pour exciter son mec. Marissa dit il lui faut une lipo aussi. Alexandre Le Grand arrive avec des sacs d’épicerie plein de moules, et il nous tend un petit sac brun avec deux danoises aux fraises dedans. Marissa et moi nous l’embrassons chacune sur une joue, très proche de la bouche, et je lui fais promettre de m’aimer même quand je vais être super grosse à cause des danoises aux fraises qu’il m’oblige à bouffer.

Le cellulaire de Marissa commence à vibrer, elle le plaque contre ma chatte pour rigoler et y répond immédiatement après, elle dit hello, je réussis à la voir sourire, et elle va s’asseoir sur un divan, un coussin entre les jambes, pour continuer sa conversation. Je chuchote à Alexandre Le Grand, c’est son mec, on devrait l’inviter à souper, bientôt, je veux le rencontrer, faut juste promettre à Marissa de pas faire de blagues sur les putes avec lui, elle nous étoufferait avec des condoms à la noix de coco.

Alexandre Le Grand dit ouais et je te promets de pas la frencher pendant le souper. Il commence à me caresser les seins, Marissa nous lance un coussin, et elle nous fait des gros yeux. Mon mec me retire mon t-shirt d’Alice aux Pays des Merveilles, il me pousse vers Marissa, je m’assois à ses pieds, j’écarte les jambes, Alexandre Le Grand relève ma jupette de collégienne, il me rentre des doigts, je me mords les lèvres. Marissa me fout un coup de pied dans le dos, elle dit au téléphone ouais moi aussi j’aime ça le café à la citrouille. Alexandre Le Grand me lèche la chatte, il joue avec mon petit trou avec ses doigts, il me rentre le pouce dans le cul, je sers les jambes de Marissa très fort, j’ai envie de laisser les traces de mes dents sur elle, pour l’entendre dire à son mec qu’elle a une petite chatte violente à ses pieds.

Ça m’excite de ne même pas pouvoir gémir, je me tends, j’écrase la face d’Alexandre Le Grand dans ma chatte, je veux qu’il y reste jusqu’à ce que je jouisse, il me regarde, il regarde sous la jupe de Marissa aussi, je devine que ça le rend dur en crisse, je me demande dans quelle bouche il voudra venir, après.

Retour d’une escorte en fausse fugue de trois jours

octobre 13, 2009

Vers six heures, après mon deuxième verre de chardonnay, le visage recouvert d’un masque au chocolat qui sent juste divinement trop bon, j’entends Marissa rentrer. Elle va direct dans sa chambre, et referme la porte, je ne cogne pas, je rentre, je lui saute presque dessus, elle est déjà couchée dans son lit, toute habillée. Je lui dis tu étais ou pétasse, je me suis inquiétée pendant trois jours, je pensais qu’on allait te retrouver défigurée dans une chambre de motel cheap, elle dit oh il faut que je fasse une sieste Mélodie, please, pretty please comme tu dis, j’étais chez Arnaud, l’ami du cousin du meilleur ami de ma copine April, je veux dormir, trente minutes, une heure, après tu me réveilles et je te raconte tout. J’accepte et elle me dit je te lécherais la face, tu sens le chocolat au lait, mais putain que tu fais peur avec ton masque, on dirait que tu as de la merde écrasée sur la face, va te laver avant de me réveiller.

Je me verse un troisième verre de chardonnay, j’annule une sortie prévue ce soir, je devais aller voir Jennifer’s Body avec deux copines, mais je veux trop rester avec Marissa, et Marissa n’aime pas les cinémas parce que ça lui donne des migraines de sentir du beurre brûlé pendant deux heures. Je me lave le visage, je m’applique de la crème hydratante partout sur le corps, je reste toute nue, le temps que la crème pénètre bien ma peau, je donne de la nourriture molle à Paprikalicious, pour qu’elle cesse de miauler en me regardant avec ses petits yeux verts épeurants, je me tchecke la craque de fesses pour voir si je me suis bien rasée, et je vais me coucher à côté de Marissa, avec une tasse de thé vert au miel, pour elle.

Elle dit pétasse, je baiserai pas avec toi, j’ai baisé non stop avec Arnaud, c’était bon, j’en ai la chatte irritée, je dois être toute rouge, la peau presque à vif, je déteste les condoms, ça me fait moins mouiller. Je me blottis contre elle, je dis je veux pas me mettre un strap-on, je suis juste trop contente que tu sois là, je me suis ennuyée, pour vrai, ce week-end il y avait la princesse, et Alexandre Le Grand a passé ses journées à dessiner des éléphants et des chatons avec elle, je me suis crossée au moins dix fois toute seule, le vibro à la vitesse minimum, pour pas faire trop de bruit. Marissa se tourne vers moi, et elle dit pauvre chérie, j’ai même pas pensé à toi, je crois que je suis presque en amour, j’ai rencontré Arnaud il y a un mois environ, tu sais, quand je suis allée à l’anniversaire d’April, j’étais vraiment saoule parce que j’avais rien bouffé de la journée sauf des framboises, entre deux clients, c’était un samedi super plate, j’étais sortie en bottes d’eau, en skinny jeans et avec mon maquillage de pute-trop-occupée-pour-retoucher-son-mascara-qui-coule-à-chaque orgasme, j’avais laissé Arnaud me baiser le cul dans la salle de bains du bar, sans joke, j’avais quasi rien senti et sa bite est super grosse, j’étais juste vraiment trop saoule et je me souvenais même plus de lui avoir donné mon numéro de cellulaire.

Je m’exclame oh my God, est-ce que tu te souvenais de quoi il avait l’air, est-ce qu’il est cute au moins? Elle rigole, je me souvenais qu’il avait les cheveux un peu frisé, et une bouche plus grosse que la mienne, c’est tout, il m’a laissé un message sur mon répondeur, il y a trois jours, et j’ai passé la soirée chez lui, et j’ai dormi chez lui, et il m’a laissée regarder la télé toute la journée pendant qu’il travaillait, et après il m’a baisée dans genre dix positions et nous avons passé toute la fin de semaine nus à se dire que la sueur de l’autre était aphrodisiaque.

Elle soupire et elle dit mais je ne sais pas quand je le revois, demain je travaille et je vais être super fatiguée, après je vais dans un nouveau spa, dans les Laurentides, je t’invite si tu veux, et c’est con et je vais avoir super honte de te dire ça après l’avoir dit, mais whatever, tu m’étoufferas avec un oreiller, j’adore quand il prononce mon prénom, mon vrai prénom, au lit, c’est pas que c’est plus excitant que Marissa, mais ça me fait du bien, ça faisait longtemps, tu sais. Je lui souris, sans rien ajouter, et je la regarde boire son thé, à petites gorgées, il est encore trop chaud.