Archive for the ‘alcololo’ Category

Homard, soutif blanc et câlins excitants

Mai 25, 2009

Je suis quasi une rouquine républicaine bandante

Je suis un peu stressée parce que même si je me plais à lire des livres sur les bonnes manières, je sais toujours pas me servir d’un couteau comme il le faut, et je sais encore moins comment genre dépecer un homard, et là je m’en vais manger un homard et boire beaucoup de vin blanc, chez Gaspard (sa blonde est en voyage d’affaires au Manitoba alors il a le droit de voir ses amis). Alexandre Le Grand me demande de bien tenir le petit pot de carpes, pendant que lui il transporte huit homards presque frétillants, des pasta, un gros truc en métal pour bouillir de l’eau ou whatever de cuisine et des instruments de torture. Je porte une robe noir et blanc, qui me donne l’air d’une Républicaine-qui-va-à-l’église-et-chez-Itsi-Bitsi-trois-fois-par-semaine. Je fais lentement le deuil du rose, à cause de mon statut de fausse rouquine.

Je regarde un cocker qui se promène, juste devant la maison de Gaspard, pendant qu’Alexandre Le Grand me supplie de sonner et Sabrina, la fille de Gaspard nous ouvre. Sabrina est toute mignonne, c’est une brunette gymnaste de neuf ans, qui a une amie qui laisse parfois traîner son journal intime chez Gaspard (et je sais tout ce qu’il y a dedans, des baisers volés aux garçons aux bitcheries entre compagnes de classe, je suis impardonnable, j’ai comme trop un intérêt prononcé pour les secrets). Sabrina me dit que Chipie est morte, qu’il n’y a plus que Marcel le matou récemment rasé pour lui tenir compagnie. Je la suis dans sa chambre, elle me présente une amie bavarde et wannabe fashion styliste qui me dit que je devrais m’habiller chez Colori.

J’ai un faible pour les filles plus sexys que moi

Alexandre Le Grand m’appelle, je devine qu’il me trouve super impolie, et je dis j’inspectais la chambre de Sabrina, et tout est propre et elle veut un chien d’eau portuguais dès que Marcel crève. Je descends dans la salle à manger, j’embrasse Belinda, elle a les cheveux plus courts qu’avant, et un beau collier délicat au cou. Belinda est sweet comme tout, c’est une Irlandaise plus sexy que toutes les danseuses de son ex-mari proprio d’un bar de danses contacts, mais nous ne nous sommes pas toujours super bien entendus, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que justement elle est sexy, d’une façon tout à fait insouciante, genre bombe-sexuelle-même-si-elle-est-n’aime-pas-se-maquiller-et-papoter-shopping, ou parce qu’elle aime se baigner toute nue, et pas moi (je suis vraiment une future Républicaine-qui-va-tous-les-après-midi-chez-Itsi-Bitsi).

Gaspard me verse un verre de vin blanc et me remet une vieille revue La Semaine, il dit qu’il l’a gardée pour moi et je pousse un cri, Anne-Marie Losique jette un regard langoureux à la caméra, les mains sur un pole et le cul bien rebondi et bronzé. Sabrina arrive en courant et me demande pourquoi je gueule, elle voit la revue, je rougie, je commence à suer, je ne sais pas comment expliquer à une petite puce qui tripe sur Hannah Montana pourquoi moi je tripe sur Anne-Marie Losique. Je tourne les pages de la revue, je bafouille des trucs genre regarde son t-shirt peace love tanning, il est cool han, et euh, elle est super intelligente, et j’aime ses cheveux, et elle produit plein d’émissions, et là, euh, c’est une émission pour trouver la meilleure danseuse du Québec, et euh, tu n’es pas obligée d’admirer ces filles-là, mais vraiment elles s’amusent et euh, oh regarde les pages mode, quelle robe tu préfères ? Belinda me regarde avec des grands yeux rieurs, et elle m’aide, elle dit elle est tellement élégante Diane Lane, moi c’est la robe noire que j’aime.

Radar à lesbienne, cul d’enfer et mayonnaise maison

Alexandre Le Grand tend la main pour regarder la revue, il siffle, wouah, elles sont un peu abîmées les danseuses, quand même, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’une a l’air d’avoir plus de trente-cinq ans, et Gaspard dit il y en a une lesbienne, devine laquelle. Et Sabrina dit je veux voir, je veux voir, et elle pointe une fille un peu grassouillette aux cheveux multicolores, et elle dit je suis sûre que c’est elle. Et Gaspard dit, surpris et fier du radar de sa fille, ouais, tu as raison. Sabrina dit c’est la revue de Tania, elle achète vingts revues par jour et elle dit qu’elle aime tout ce qui est cochon, pas cochon oink oink, mais cochon comme dans les fesses là là. Je regarde Gaspard pour voir s’il a compris ce que disait Sabrina à propos de Tania, sa blonde avocate depuis genre six mois, mais il est en train de tremper son petit doigt dans sa mayonnaise maison.

Belinda reprend la revue et mentionne un peu amer qu’Anne-Marie Losique a un cul d’enfer, ça paraît qu’elle n’a jamais eu d’enfants. Je lui dis ouais mais elle s’entraîne super souvent et les photos peuvent être retouchées, et c’est un peu flou, et anyway tu n’as pas à te plaindre, tu as un beau cul, lève-toi pour qu’on le regarde. Elle se lève et Alexandre Le Grand dit dix sur dix, pour ton cul de milf. Belinda dit merci, mais c’est vrai que le corps ça change tellement après les grossesses, je suis chanceuse de les avoir eu jeune, ça paraît moins. Elle a eu en deux coups de bite intense ses deux merveilles, à vingt-deux ans et à vingt-quatre ans. Elle ajoute que pour que je sois enceinte, faudrait pas que je baise tous les jours, mais je dis nan, je sais, Élise m’a dit la même chose, si au mois de novembre je suis pas encore engrossée je prendrai ma température et tout et tout, mais pas avant, je veux pas déprimer juste pour avoir un bébé, si on baisait pas à tous les jours, on s’engueulerait, je deviendrais grosse, Alexandre Le Grand tcheckerait vraiment trop nos voisines blacks, ce serait insupportable.

Baptème de homards et chicanes de mariage

Sabrina mange une pizza pochette et décide de baptiser nos homards, Géraldine, George, Brie et Superman, avant de retourner faire des sauts périlleux sur son lit. Gaspard parle avec émotion de sa femme de ménage, une Cubaine qui fait des cygnes avec les serviettes de bain. Belinda se demande si son soutif blanc paraît trop, sous son chandail en lainage en lainage tout mince. Je regarde ses gros seins et je dis non, je pense pas, et je soulève son chandail, pour mieux voir son soutif. Elle dit je me cherche un bikini, j’ai le même depuis trop longtemps, je suis allée chez Shan aujourd’hui, mais il n’y a rien à ma taille, mes seins rentrent pas dans leurs modèles. Alexandre Le Grand demande à Gaspard pourquoi sa belle ne veut pas nous voir. Gaspard soupire, Belinda dit ouais je me sens coupable à chaque fois que je t’appelle, parce que je sais qu’elle te fait des crises après. Tania est genre super féroce et contrôlante, elle oblige Gaspard à se tenir loin de ses amis et de sa famille. Alexandre et Belinda en sont super blessés, et ils décident de déplacer plein de trucs dans la maison de Gaspard, question de marquer le territoire, comme Tania l’a fait en posant des appliques de gazon dans le salon de Gaspard. Moi je suis soûle alors je trouve ça vraiment rigolo et je décide de participer, en déplaçant le bol de nourriture de Marcel. Alexandre Le Grand retire une ampoule. Belinda cache le Bouddha en velours rouge.

En fouillant dans les revues de Tania, Belinda découvre le catalogue de bagues de fiançailles de Tiffany, elle regarde Gaspard, elle dit non, tu ne peux pas faire ça, vous vous engueulez tout le temps. Et Gaspard dit mais nous avons une chimie incroyable, blabla, j’ai juste pris le catalogue par hasard, quand nous étions à New-York. Belinda lui montre la carte d’un vendeur, avec le nom de la bague souhaitée par Tania, et le prix. Tout le monde a l’air un peu tendu, et surpris, et décâlissé, alors je dis et Alexandre Le Grand est presque divorcé maintenant, dans trente jours ! Belinda sourit, elle me demande quand est-ce que je vais devenir la troisième Madame Le Grand, et je dis, oh je sais pas, c’est pas prévu, mais si nous nous marions, ma mère veut que ce soit en vacances, et je veux porter un bikini, et tu seras invitée, évidemment. Alexandre Le Grand dit de quoi tu parles, je crois plus à ça, je veux pas recommencer, et Belinda dit mais tu peux lui faire signer une prenup, et Alexandre Le Grand dit non, je veux pas, et Belinda dit sorry, c’est moi qui en a parlé, pas Mélodie, on faisait juste parler comme ça. Mais comme je suis soûle, quand vient le temps de manger du homard, je fais éclater la pense, il y a plein de caca de homard dans mon assiette, et je dis wouah, c’est pas ça qu’on mangera à notre mariage, chéri. Alexandre Le Grand me jette un regard d’enragé genre je-veux-pas-me-sentir-obligé-de-te-fesser-en-te-répétant-que-je-suis-un-homme-libre, alors je décide de me mettre à boire trois litres d’eau, au salon, avec Belinda.

Seins contre seins, nous sommes presque les meilleures copines du monde entier

Nous déplaçons la jetée et les coussins du divan, en salopes trahies par une blonde dictatrice. J’étire mes jambes sur Belinda, je suis totale affolée parce que j’ai parlé de mariage et parce que j’ai troué mes bas de nylon préférés. Elle me caresse les jambes en me proposant de retirer mes bas, comme ça je vais oublier mon traumatisme vestimentaire. Je les enlève et je les jette dans le bol de nourriture de Marcel. Belinda me parle des pieds de son fils de quatorze ans qui grandit trop vite, je dis ouan, c’est plate, et je m’asseois sur elle. Je caresse ses cheveux, ils sont super doux, j’écrase mes seins contre ses seins et je trouve ça super drôle. Je dis fuck, je bois pas assez d’eau, c’est clair. Elle m’embrasse et tourne sa langue dans ma bouche, je l’arrête, surprise, elle me regarde avec ses petits yeux pâles et coquins, et je me penche vers sa bouche, et nous nous embrassons encore.

Gaspard et Alexandre Le Grand viennent au salon, et nous traitent de salope. Gaspard replace les coussins du divan en rigolant et il nous tapote le dos, continuez les filles, continuez. Belinda remonte ma robe pour que les mecs matent mon cul. Elle passe ses doigts sous ma petite culotte et entre mes fesses. Je fourre ma tête contre sa nuque et je mordille son oreille. Alexandre Le Grand dit je peux filmer ? Et Belinda répond fuck you, elle enlève son chandail et entrouvre ma robe, pour faire sortir mes seins. Elle prend mes mains, je suis débalancée parce que je m’appuyais sur ses cuisses, et elle les pose sur ses gros seins. Je me frotte le clito contre le tissu de son jeans, je me sens tellement excitée que je jouirais presque, juste à être comme ça, sur Belinda la maman sexy. Belinda murmure à mon oreille il est tard, je travaille demain, mais on continue ça la semaine prochaine, pour la fête de Gaspard ok.

Baise devant un salon de coiffure aux effluves de libanais

Mai 13, 2009

J’ai un métabolisme qui me permet de manger des crêpes tous les jours

Juste avant de montrer mes nouvelles gougounes Betsey Johnson à Alexandre Le Grand, je salue Lola et Britanny, elles vont boire du cidre à cinq minutes du travail. Lola boit du cidre et du vin, jamais de la bière, ce qui lui permet de dire qu’elle est une alcolo classe. Et Britanny boit du cidre et du porto et du vin et de la bière, et elle matche son ombre à paupières à ses vêtements. Aujourd’hui elle a une écharpe mauve sublime et une grosse ligne de crayon pour les yeux mauve brillant, elle est trop hot.

J’embrasse Alexandre Le Grand, et je retire mes jeans et ma petite veste grise super sage, Alexandre Le Grand tend une main et pince mes tétons, et je mets rapido une mini robe Olivia extra serrée, mais la crêpe oeufs-épinards-jambon-gruyère que j’ai bouffé comme lunch chez Juliette et Chocolat ne paraît pas du tout, thank God mon métabolisme et mes prières. Je dis à Alexandre Le Grand qu’il faut cesser tout de suite de toucher ou de quasi raser le bouton qu’il a au menton, le pauvre amour, il a la peau toute rougie et je lui dis qu’on passera à la pharmacie après un ou deux drinks.

J’aime les vieux monsieurs mais pas ceux qui gardent leur chapeau dans un bar

Au Confessionnal, Gaspard boit un baril de Stella en regardant distraitement Sophie. La barmaid porte d’énormes hoops en argent aux oreilles et une robe blanche super cute, sans soutif en dessous. Moi il faut trop que je me trouve un soutif qui s’attache à la taille pour ma nouvelle robe Roberto Cavalli. Elle est noire et classe style Audrey Hepburn-avec-un-croissant-dans-les-mains, mais mes tétons sont total visibles sous le tissu trop mince et le dos est nu, donc pas de soutif bandeau. C’est super malheureux, je la porterais bien pour un cocktail en famille, mais à date, je ne l’ai mise que pour sucer Alexandre Le Grand.

Je sirote un gin tonic et Alexandre Le Grand et Gaspard parlent du cul de la fille assise à côté de nous, son cul est tout rond dans un pantalon noir moulant, et elle rigole avec deux copines gorgeous style jeunes-trentenaires-professionnelles-qui-vont-chez-le-coiffeur-pour-des-mèches-à-toutes-les-semaines. Un vieux monsieur de genre soixante-dix ans, avec son chapeau sur la tête, c’est impardonnable, s’approche des filles gorgeous et leur parle de sa voiture, de son dernier voyage dans les Caraïbes, il a la peau du visage brunie et craquelée, il leur fait des sourires parfaitement dégoûtants. Je regarde le visage des filles, elles sont sympas, parlent un peu avec lui, mais sans le regarder dans les yeux, elles avalent des shooters en se regardant même pas avec urgence. Elles me font penser à Betty, elle aussi serait gentille avec le monsieur, tout en se demandant quel serait le moment le plus approprié pour crier à l’aide ou courir aux toilettes. Un ami du vieux monsieur arrive, il ressemble à l’enfant de genre Peter McKay et Ricky Martin, et il raconte des blagues et parle des bonnes bouteilles de vin qu’il a chez lui. Il donne une tappe amicale sur l’épaule du vieux et il dit aux filles qu’à tous les deux ils sont presque millionnaires. Les filles ne réagissent pas, alors le vieux monsieur commence à faire des sourires parfaitement écoeurants à une blondinette style trentenaire-saine-qui-se-lave-au-savon-Dove.

Gaspard montre un courage extraordinaire avant une opération très sexuelle

Sophie nous amène des shooters, Alexandre Le Grand en demande un de Jack Daniels, on trinque avec avec Sophie, et Gaspard nous annonce que mardi prochain, il se fait retirer sa troisième couille parce que ça le dérange lors de ses ébats amoureux. Je lui demande s’il va être capable de marcher après, et de porter des pantalons, il est super courageux. Je me sens super petite, faut que je me mette sur le bout des pieds pour parler à Gaspard et Alexandre Le Grand parce que je porte des souliers plats à bout pointu, pas des souliers de stripper. Ça me déstabilise too much d’être dans dans un bar avec des souliers plats, je recommancerai plus jamais. Alexandre Le Grand dit qu’il y a trop de cougars ce soir au Confessionnal. Gaspard dit qu’il a un faible pour toutes les filles qui ressemblent un peu à India Desjardins, depuis qu’il a attendu une heure dans un Salon du livre avec sa fille chérie qui s’est fait dédicacer un livre par l’auteure. Il la trouve gentille, souriante, et il dit qu’elle a l’air propre et pas compliquée comme dans ça-ne-me-dérange-pas-que-tu-laves-pas-tes-mains-avant-de-manger-un-cupcake.

Nous quittons assez tôt, il fait encore un soleil flamboyant, nous allons nous chercher du libanais à bouffer chez Amir, Alexandre Le Grand s’achète un produit pour cacher son bouton et il m’offre un illuminateur de teint Benefit, j’ai instantané envie de lui lécher le trou du cul. Dans l’auto, je baisse les bretelles de ma robe et je colle mes seins l’un contre l’autre et je demande tu veux pas fourrer ta tête dedans, amour ? Alexandre Le Grand arrête dans le stationnement derrière un salon de coiffure fermé, il baisse ses pantalons et sélectionne le dernier album de Moby sur son Iphone. Je caresse sa bite, je la rends toute dure, je me penche, je suis à genoux sur le siège en cuir, j’ai la bouche pleine, il dit que je vais profond, je suis toute contente parce que je suis pas la meilleure pour le deep throat avec une bite large comme ça, il dit qu’il a envie de moi, je dis tu viens dans ma bouche, j’ai besoin de goûter ton sperme, il dit cochonne, je résisterai pas, mais essaie de monter sur moi, allez.

 Je suis maintenant une pute de char

Alexandre Le Grand recule un peu son siège et je lui monte dessus en riant comme une pétasse presque vierge des automobiles, je veux dire j’ai baisé dans des toilettes trois-quatre-cinq fois, dans le gazon près du Musée Contemporain, dans des parcs, dans la douche, dans une galerie d’art, dans la forêt après un pique-nique improvisé, j’ai laissé Alexandre Le Grand remonter ma robe et me donner la fessée dans le métro, dans la rue, dans une pizzeria, mais baiser dans une auto et non pas sucer jusqu’à ce que ça gicle dans ma bouche, je me souviens pas. Alexandre Le Grand me fait bouger, ses mains s’agrippant à mes hanches, je suis toute serrée, pas encore toute ouverte pour sa bite, je caresse ses cheveux et je lui dis que je veux un doigt dans le cul, il me fourre un doigt dans la bouche, je le suçotte et après il me le rentre direct dans mon petit trou, il me traite de cochonne et j’écrase mes seins dans sa face. Il dit je vais venir vite, pardon, et je dis viens amour, tout de suite, et je me roule le clito entre deux doigts en le regardant comme une panthère-rousse-en-chaleur (je pratique ça devant le miroir quand je suis trop fatiguée pour lire du Philip Roth).

Nous n’avons pas de mouchoirs dans l’automobile alors je lèche les dernières gouttes de sperme et ma mouille sur la bite de mon mec. Je lui fais promettre de me rebaiser encore une fois dans la soirée et nous mangeons notre shish taouk, en parlant des faux seins de Miss Californie.

Histoires de pirates, de gros dildos et de plottes à cruiser

Mai 6, 2009

                                                                       melodie nelson

 

Ma petite culotte préférée sent le sperme du matin

Je rejoins Misha et Isadora à la sortie du métro Mont-Royal, avec mes lunettes géantes fake Burberry et une jupe taille haute ultra bling bling, achetée chez American Apparel pour l’occasion. Direction : Ö Patro Vys,  pour le lancement de Morlante, de Stéphane Dompierre. C’est l’ancien voisin de ma copine Betty, qu’il ne cessait d’entendre baiser et marcher sans considération aucune avec des stilettos sur le plancher à toute heure de la journée. Je dis à Misha et Isadora que je leur ai apportés des tatous de têtes de mort et de bateaux de pirates. Misha dit tu m’en mettras un dans le cou ou sur le front, et j’espère que tu t’es mis une belle petite culotte parce que ta jupe se soulève dangereusement avec le vent. Je dis oui, j’ai mis ma petite culotte préférée, tu veux que je te la montre, c’est la lilas à pois.

Arrivées au Ö Patro Vys, je vois Robin, un poète-romancier-aux-yeux-tout-doux-et-à-la-chevelure-argentée-d’une-star-du-rock. Nous nous embrassons, il me dit c’est mon seul drink de la soirée, je dis no way, moi je me commande tout de suite dix gin tonic. Je murmure à Misha et à Isadora OMG c’est Robin, c’est Robin, il a l’air gentil, han, et lumineux, et OMG. Je fouille dans mon portefeuille Lollipops pour trouver ma carte de crédit et je charge dessus deux gin tonic et un rhum et coca. Nous nous approchons de Stéphane, Isadora lui dit que grâce à lui son frère n’est pas analphabète et moi je lui montre fièrement mon t-shirt. Je me suis procuré un t-shirt trop hot chez Rock and Rebel la semaine dernière, avec une pin-up déguisé en pirate, les jambes ouvertes sur une bouteille de gold rhum.

Je suis groupie et je danse aussi mal que Cameron Diaz

Je pointe l’éditeur de Coups de tête à Misha, je lui dis c’est lui, regarde, c’est ma mission d’aller lui parler pendant la soirée, pince-moi le cul pour que je me sente pas gênée d’aller lui sauter dessus. Misha dit ok, je peux même lui pincer le cul si tu veux. Je dis regarde, là il est sur la scène. Elle dit shut up, et je shake et j’échappe le morceau de lime de mon deuxième gin tonic et un glaçon entre ses jambes.

Pierre-Yves Dyonisos et Ed Légendaire et un beau blond arrivent, je fais un petit pas de danse à la Cameron Diaz dans Charlie’s Angels et je colle mes boules sur leur torse. Ed Légendaire me poke l’épaule, il dit wouah tu existes vraiment Mélodie Nelson. Je rigole, je l’adore tellement, Ed, il me dit qu’il est déçu qu’Alexandre Le Grand soit pas là, il lui aurait pogné le paquet pour s’assurer qu’il a une bite aussi grosse que je la vante. Je dis à Misha, regarde l’éditeur s’approche de Mère Indigne, Misha me dit cours, cours lui sucer un doigt. Je vais plutôt aux toilettes, entraînant Misha avec moi. Emcie Gee, une auteure sexy habillée tout en blanc, avec une bague d’épouse parfaite et une autre avec du lait intérieur (really, c’est super joli), m’entend dire que je souhaite être prise en photo dans une cabine et elle m’indique comment me placer pour qu’on voit bien ma manucure, et mes souliers verts, et la pirate sur mon t-shirt.

Betty et Persia arrivent, Betty va embrasser Stéphane Dompierre et moi j’enfonce la paille de mon gin tonic entre les seins d’Isadora. Elle sourit pour un photographe de Nightlife et elle me dit tu sais, mon père a fait des marathons, s’il avait pas fait de jogging, je crois qu’il serait devenu obèse. Je fais han han et je lui chatouille un mamelon avec le bout de la paille. Ed Légendaire s’en va jouer le dj dans un bar tout près et j’embrasse Robin avant de partir moi aussi, en espérant qu’on se revoit avant un siècle. Isadora, Misha, Betty et Pierre-Yves Dyonisos devons aider Persia à trouver le vibro parfait pour une de ses copines qui n’a pas vu de bite depuis une éternité.

Je touche les seins en carton de Jenna Jameson

À l’intérieur du super chic Erotim, Misha et moi on touche les plus gros dildos du monde entier en se demandant qui accepte de se faire déchirer la chatte avec ça, man il y en a un qui est gros comme trois poings de mec, c’est l’enfer à moins d’être super cokée et évanouie et paralysée de la taille aux ongles d’orteils. Je suggère des vibros roses à Persia, qui est avec une vendeuse sympathique mais totale arnaqueuse. Le vibro Rabbit en cadeau pour une copine? No way, faut le garder pour soi et économiser pendant six mois en se faisant des lunchs tous les jours genre. Je vois un petit canard jaune, déguisé en chaperon rouge, qui va sous l’eau, je trouve ça tellement parfait pour la fête de Pamela, prévue deux jours après, mais je me retiens: si je lui achète ça, elle ne voudra plus me parler pendant une semaine et je n’aurai plus personne pour aller regarder les housses de lits et les napperons chez Simmons.

J’ai pas vérifié sur Google le nombre de calories dans les nachos gratinés

On se dirige après direct aux Folies. J’oblige Misha et Betty à s’asseoir à mes côtés. Pierre-Yves commande du rouge, il part aux toilettes et le serveur nous verse du blanc. Je lis ce que Stéphane Dompierre lui a écrit comme dédicace, je la trouve moins cool que la mienne alors je suis super contente, mais lui, il a un petit bonhomme dessiné que pour lui, je suis presque jalouse. Misha et moi on se partage une assiette de nachos gratinés, on se murmure des holly guacamole dans l’oreille et des wouah c’est quoi la sauce blanche, ça ressemble à tes pertes, chérie. Betty et Isadora et Persia se commandent des burgers méditerranéens, avec une montagne de frites mayo-ketchup. Je dis à Betty c’est pas juste, tu m’empêches de manger des burgers et toi tu te goinfres. Elle dit des burgers avec de la sauce au bleu, ça me fait penser à Sadek.

Je pique des frites à Betty et Persia, et des gorgées de vin blanc à Pierre-Yves, jusqu’à ce que Betty me tapote la main et me demande de la suivre aux toilettes. Elle me demande si je vais bien, je lui dis oui, super, vraiment, pourquoi, toi tu as l’air mal. Elle dit qu’elle est un peu fâchée, et un peu triste, que je lui parle moins ce soir, et que je ne veuille pas aller danser après avec elle. Je lui dis pardon bella, je suis épuisée, je peux pas avoir l’air zombie tous les vendredis matins au travail, et c’est bientôt l’été, tu veux pas qu’on danse plus tôt, qu’on ait se prendre des vodka-canneberges sur une terrasse et qu’on critique les sacoches des banquières de cinq à sept ? Elle dit je m’ennuie, j’ai trop mangé, il faut que je danse, que je me vide le jeudi, pas que je reste assise, comme ça, Sadek part bientôt en Tunisie, un mois, je ne sais pas quoi faire. Je lui promets qu’on va danser jusqu’à s’évanouir la semaine prochaine et que si elle connaît la recette miracle pour son énergie, j’achète, c’est comme plus rare que le futur vaccin contre la grippe pandémique.

Dans un taxi que je partage avec Isadora, je parle de Coups de tête, de Dieu que je prie pour dix mille trucs ces temps-ci, une maison près du Marché Atwater, l’immortalité et des ongles qui cassent pas. Alexandre Le Grand ne m’attend pas à l’appartement, le courrier traîne sur le plancher, un National Geographic, un retour d’impôts, et une invitation de mariage au nom de l’ancien locataire. J’appelle Alexandre Le Grand, je croyais qu’il ne sortait pas, ce jeudi-là, il me dit qu’il est au Confessionnal, avec Colin qui danse presque nu, as always, et Sadek. Mon mec me dit il y a plein de plottes, Colin les attire et après on les cruise, j’adore, mais je te jure que je reviens bientôt et que ma langue goûtera pas la chatte d’autres filles, je t’aime à donf ma belle.

Poésie, crèmes brûlées et Botox

avril 19, 2009

Collation : Popeye candy sticks

Article mouillant de revue : The Naked Truth, dans Allure

Du Perrier dans sa bouche, son gland dans la mienne

J’écoute le message que Betty a laissé sur mon répondeur d’un ton super angoissé: Hello beautiful, je vais te chercher avec Isadora, mais je suis en retard, il faut que je prenne ma douche, mon locataire est là, il veut que je me déshabille devant lui, juste pour me voir nue trente secondes il dit, il voit déjà mes tétons à travers ma blouse quasi transparente, il veut me montrer son petit chat et me montrer ou toute la bouffe est cachée parce que je le nourris durant le weekend, je vais être en retard, est-ce que toi tu vas pouvoir nourrir mes chats la semaine prochaine, on s’en reparle tantôt, can’t wait to see you, I miss you, sorry to be late. Je vais voir les nouveaux potins de Perez Hilton, vérifier si Lindsay Lohan est encore vivante, et je bois rapidement une Guru light.

J’entends Alexandre gosser après la serrure, je me félicite d’avoir déjà lavé toute la vaisselle et rangé la montagne de petites culottes que je laissais traîner depuis quatre jours sur la commode et nettoyé le jus de cornichons sur le comptoir parce que le bocal de cornichons avait comme explosé dans mes mains quand j’avais essayé de l’ouvrir. Il revient tôt, il dit qu’il est fatigué, que c’est pas super de s’enfiler des Perrier pendant que d’autres boivent devant lui des blondes en fut. Je l’embrasse, je lui rappelle que je pars dans environ trente-quarante cinq minutes, tu devrais t’allonger un peu bébé et me laisser te sucer. Il me donne une petite fessée en me disant oui salope, suce-moi avant d’aller lécher Betty.

Il retire ses pantalons et un bouton tombe, il chiale, ça fait deux fois qu’il achète des pantalons chez Zara et que tout se découd en dix heures. Il reste debout, les pantalons aux chevilles et je me mets à genoux devant lui, je caresse sa bite à travers son caleçon, je le descends, je sors son gland et je passe ma langue dessus. Il retire ses pantalons, son caleçon, ses bas, et me frappe les joues et les lèvres avec sa bite. J’ouvre grand la bouche, je laisse tomber un peu de salive, et je le suce, en fouillant son petit trou du cul avec un doigt. Il jouit et retire sa bite de ma bouche, me la colle entre les seins, pour que je sente bien son sperme couler et coller sur ma peau. Il m’embrasse et il me dit je t’aime bitch. Il me laisse dans la chambre, je dois choisir comment m’habiller, je sais pas du tout, je veux montrer mes seins, mais pas autant que dans ce petit t-shirt rose transparent, je mets la minijupe en cuir que m’a donné Betty, et je teste l’effet avec un t-shirt à l’effigie d’Obama, et un tricot vert. Je garde le tricot, je demande à Alexandre Le Grand si c’est mignon. Il est occupé à recoudre ses boutons devant Loft Story et à gueuler contre tous les lofteurs. Le téléphone sonne, Betty et Isadora arrivent dans cinq minutes, je me maquille, je bourre ma sacoche fushia métallique de suçons et je souhaite à Alexandre une bonne soirée.

Je ronfle quand ma chatte est pleine de sperme

Les filles m’embrassent, je leur donne de la gomme parce que leur haleine est à chier, Betty dit qu’elle doit s’arrêter à une station d’essence, et moi je dis j’ai encore envie de pipi pardon. Isadora me parle d’un professeur de cinéma qui sort depuis trois mois avec une fille qui étudiait avec nous, une fille brillante comme tout mais qui semble toujours sortir d’un cocktail entre trailer park girls. Nous regardons les adresses, nous trouvons pas la Casa Obscura, j’appelle le 411, le mec dit que la Casa Obscura ça n’existe pas dans leur système, je dis oh fuck, et je commence à parler à Betty de Danny Plourde parce que Betty est anglo alors elle connaît pas Danny Plourde, je dis il a une super grosse queue. Isadora demande ah oui, assez pour faire mal? Je dis oui, vraiment grosse, et quand j’ai baisé avec lui, la première fois, il a fait semblant que j’étais la première fille qui lui disait ça, et le seul truc que je regrette de toutes les fois qu’on a baisé, c’est que j’ai dormi chez lui, quand j’étais un peu enrhumée, et je suis sûre que j’ai ronflé toute la nuit, la honte, je veux pas qu’il se souvienne de moi comme la pétasse totale débandante quand elle dort, c’est pas juste genre.

Nous trouvons la Casa Obscura, je présente Betty aux deux personnes que je connais, je vois le recueil Cellule Esperanza, l’illustration en couverture est superbe. Je cherche Danny, Isadora le trouve et l’embrasse, elle lui dit wouah tu as coupé tes cheveux, tu es propre, tu as changé. Il est tout beau, je me procure son recueil, et il m’écrit une super dédicace, en l’honneur de mes lèvres. Faut que je me les fasse gonfler au silicone asap pour qu’elles méritent une telle attention.

Betty et moi nous nous installons sur un gros sofa, je lui demande si elle veut une bière, elle dit non, je veux juste m’asseoir un peu, je me sens un peu alien right now. Je rigole, je lui dis que moi je me suis sentie comme ça pendant tout mon bac, j’ai juste parlé à trois personnes pendant mes dix mille années d’études universitaires, Isadora, Buko, et Danny, et j’ai longtemps pensé qu’avec un peu de vodka et un vibro pendant les pauses, l’université aurait été crissement moins angoissante. Betty déteste la fumée de cigarettes, elle a peur de sentir comme ça toute la soirée, je lui propose du parfum pamplemousse-goyave, elle dit tantôt, fuck I’ve got a major migraine qui commence. Je lui dis de se coucher sur le sofa, sa tête sur mes cuisses. J’ai envie de passer ma main sur ses seins, sa robe est tellement mini, elle demande juste trop à être caressée et retirée. Betty a une peau de poupée de porcelaine, et elle a deux-trois grains de beauté brun pâles, sur les seins, c’est super sexy. Je passe la main dans ses cheveux, je suis sûre qu’elle sent ma chatte super chaude à travers le cuir de ma jupe. Betty dit I can’t take it anymore, sorry, I’ll wait for you outside, si je vais pas dehors now, je vais être obligée de me droguer aux tylénols extra forts toute la soirée.

Je suis Betty vers la sortie, je dis à Isadora que nous devons partir rejoindre Persia chez Fino. Isadora est en conversation avec une fille qu’un de mes amis aime bien, elle a l’air toute artistique et sensible, et avec un auteur trop-intelligent-et-articulé-style-disjoncté à grosses lunettes noires. Isadora me présente en deux secondes, elle chuchote j’arrive dans cinq minutes, je tripe trop geek, je lui dis t’inquiètes pas, je vais en profiter pour frencher Betty dans une ruelle. Dehors, Betty lit mon texte inspiré de Victoria Beckham dans l’Ectropion et feuillette le recueil de Danny. Je la prends en photo devant Elvis Ameublements, les jambes blanches, le manteau rouge super court, les souliers à talons hauts en cuir vernis rouge, les lèvres pulpeuses et des cheveux dans la bouche pendant qu’elle se concentre sur les mots de Danny, je trouve qu’elle est trop parfaite, sur le coin de la rue, en presque pute intello. Je lui dis j’ai envie d’avoir les seins aussi gros que ceux de Victoria Beckham, Betty me demande c’est du combien, je dis je pense que c’est au moins du D, un gros gros D.

Baise tout en blanc size x-small

Isadora nous retrouve, elle dit pardon, j’étais juste contente de parler ave Katarina et Marc-Aurèle. Nous partons direction Fino, en passant devant la rue ou Marissa s’enfile des bites dans un trois pièces meublé à l’asiatique cheap. Angelina et Persia placotent, des drinks fruités entre les mains. Je passe ma main dans le dos de Persia, elle frissonne et rigole, toujours aussi apétissante. Nous prenons toutes de la poutine au canard en entrée, un peu trop sucrée, mais Betty dit qu’avec du sperme dedans, la sauce serait perfectly addictive. Je prends de la perchaude, Isadora du lapin et Angelina du flétan. Betty ne mange pas, elle garde le ventre quasi vide le jeudi, trop pressée de se shaker le cul sur un dancefloor. Après trois verres de vin rouge, elle accepte de nous parler d’elle et Sadek. Dimanche, au Bal en Blanc, elle a dansé douze heures, sans extasy, avec six mecs fabuleusement gais et des bottes blanches à talons hauts de cinq pouces. Elle a croisé Felicia, qui lui a dit toute sirupeuse et terrorisée, pardon pour l’autre fois, je pensais que c’était déjà fini entre Sadek et toi, suis-moi, il est venu au Bal avec moi et Colin et Anaïs.

Betty raconte que Sadek lui a présenté Anaïs, Betty avait envie de pleurer, de dire à Sadek qu’il lui manquait tellement, de lui dire danse contre moi, touche mes fesses, remarque ma petite culotte, j’en porte une, et dis-moi que je suis belle comme tous les mecs que je croise depuis des heures, ils veulent tous devenir mes meilleurs amis gais, et toi tu ne me dis rien, tu dis pas que je suis sexy en jarettelles blanches à boucles et en robe Guess x-small. À onze heures du matin, en sueurs, Betty et Sadek sont partis, pour un petit déjeûner hyper gras chez Sadek. Betty me regarde, elle dit sois pas fâchée, je voulais attendre, je voulais pas tout de suite baiser avec lui, mais il m’excite, j’étais trop horny, après deux œufs et du bacon, we fucked sur le tapis de son salon marocain, mes genoux sont encore all bruised, you see, et je me suis endormie sur lui, et j’ai pleuré, I couldn’t help it, je trouve ça trop dur, il m’a encore baisée, et il m’a dit que je lui manquais aussi, mais oh I don’t know what will happen, we’re still on a fucking break, et s’il sort avec Anaïs, c’est pas le genre de fille qui accepte d’avoir des genoux tout rouges, even for a good fuck…

Madonna se prive sans doute de crèmes brûlées, la pauvre chouette

Nous nous partageons des crèmes brûlées aux morceaux de chocolat et au café. Je glisse mon doigt dans celle au café et je le donne à Betty, qui le suce en fermant les yeux. Deux amis de Betty entrent au Fino, ils l’embrassent et celui aux dents extra blanches parle de ses dents extra blanches pendant vingt minutes.  Nous nous installons au bar, Isadora se prend un vodka-canneberges, Persia et moi nous avalons un martini lychee trop rapidement et nous demandons un gin tonic à la barmaid. Persia la remercie en baisant ses lèvres, tout doucement. Betty la traite de little brat en lui caressant les fesses. Elle m’entend parler des joues de Madonna et outrée, elle dit Madonna a aucune chirurgie, je me prends les seins entre les mains et je dis fuck elle a les seins plus hauts que les miens, à cinquante ans, après deux enfants, elle est pas surnaturelle Madonna. Angelina ajoute c’est juste normal that she has some work done on herself, she’s living in a world that just needs her to do so, tu as vu avant les Oscars, elle avait l’air fatiguée, ridée et after Botox and other treatments, she had lost like fifteen years on her face. Je dis vive le Botox, j’en veux des provisions, mais je vois Betty qui a l’air super down qu’on critique son idôle, alors je dis je t’aime Betty, tu veux touchers mes seins ?

Betty envoie un texto à un ami qui l’attend au Cavalli, elle dit qu’elle va rester au Fino, à boire de la grappa jusqu’à danser sur le bar et s’effondrer, je lui dis arrête d’être dramatique, tu boiras jamais assez pour avoir l’air de Shannon dans Footballers’ Wives. Je prends son Blackberry juste après qu’elle ait envoyé le texto et je vois une photo de Sadek. Je dis oh, elle dit tu es upset, fuck, I didn’t want you to see the picture, but I need to see him. Je montre son cellulaire aux autres filles, qui secouent la tête, empathiques. Je dis je suis un peu upset, mais c’est vrai qu’il est beau sur la photo, il a l’air reposé, tout calme, c’était après s’être vidé dans ta chatte combien de fois? Betty me tire la langue, elle dit c’est après que je l’aie sucé sous la table de la cuisine, quand il buvait son quatrième café du matin. J’appelle Alexandre Le Grand et je lui dis que j’ai trop hâte d’arriver à la maison, parce que j’ai bouffé de la crème brûlée aux morceaux de chocolat et j’ai trop envie d’un autre truc crémeux, maintenant.

J’ai les ongles lilas, avec des traces de chocolat

avril 11, 2009

Samedi dernier, c’était suçons-pretzels-sushis et les plus laids cupcakes au café du monde entier, tout ça arrosé de saké-cosmo-vin blanc-vin rosé-limoncello-rhum et coca zéro, avec Misha, Isadora, Betty, Claire, Sarah Lee, The Delphine, Pamela et Lola. Alexandre Le Grand nous avait laissé l’appartement, il était allé voir le match des Canadiens à la Taverne à Normand, avec Sadek, mes frères, et les amis cools de mes frères. Complétement bourrés, ils avaient imités les cris pervers de mon mec: tout le monde à la Taverne avait eu droit à des glory holes gueulés, des dirty sanchez décrits et chantés, et des tournées de schooters de Jack Daniels. Après, Alexandre Le Grand, mon frère Philippe et Horatio s’étaient rendus aux Amazones, un bar de danseuses recommandé par Sadek. Alexandre Le Grand et Philippe avaient admiré les fesses qui se shakaient, les tatouages de triangle sur le pubis des belles, les seins dorés. Horatio, lui, était tombé en amour avec une danseuse qui a dansé pour lui pendant une heure dans un isoloir.

 

Ce samedi, c’est plus tranquille: c’est un weekend religieux, et avec la petite princesse de cinq ans avec nous, c’est pas le moment de se saouler aux drinks et de se demander entre filles quelle est the best time to fuck, ou what is your dirtiest turn-on (je vous dis pas ma réponse, j’étais crissement trop dans ma bulle de fille joyeusement attardée quand Claire m’avait posé la question). La princesse et moi devons trouver un prénom à son nouveau lapin en peluche, Alexandre Le Grand se repose de sa grippe presque fatale, et dimanche, nous irons à Franklin, bouffer comme des cochons au palais très fin, discuter vieilles voitures et Sarkozy, et courir dans la boue avec Ginette le griffon hyperactif. Son maître sera peut-être là, et même s’il ma déjà pogné le cul parce qu’il pensait que j’étais une pute et non la femme d’Alexandre Le Grand, je lui pardonne, parce qu’il nous a donné des oeufs tout frais de son poulailler, la dernière fois que nous sommes passés à Franklin, et aussi, parce qu’avec un chien comme Ginette, on peut pas être totalement une menace.

 

Je vous souhaite à tous un beau weekend, que vous fêtiez Pâques en famille ou au Bal en Blanc. Air kisses à tout le monde! Et vive Jésus!

Mauvais karma: faut jamais mixer robe rose et cheveux roux

avril 8, 2009

Je suis une poor little spoiled girl

 

 

 

Mardi dernier, juste avant de rejoindre ma maman au métro Place d’Armes, direction thé au St-James, Alexandre Le Grand me fait avaler son sperme comme cadeau d’anniversaire matinal. La journée se promet d’être parfaite, je fête mon vingt-troisième anniversaire avec des petits scones, du shopping et la fameuse poutine au homard du Garde-Manger.

 

Betty, Angelina et Persia souhaitent aussi me fêter, deux jours plus tard, parce qu’elles sont trop gentilles, trop généreuses, et parce que c’est bien d’avoir une raison de sortir entre gorgeous girls jusqu’à deux heures du matin le jeudi soir. Après s’être stationnée devant une borne fontaine, Betty est au bord des larmes, elle me fait descendre pour que je rejoigne Angelina au coin de la rue. Angelina m’embrasse, me demande comment c’était de prendre le thé au St-James et nous partons en courant à Grange, pour pas que notre réservation soit annulée, pour cause de cinq minutes de retard.

 

À Grange, Betty raconte qu’elle est allée à une soirée Harley Davidson et que ses nouvelles priorités c’est d’oublier le sexe tant que Sadek ne lui revient pas et avoir un corps superbe de biker chick pour l’été. Le serveur nous verse du vin rouge, un Masi 2005 choisi par Betty. Betty cache le verre d’Angelina, non non elle est enceinte, de cinq mois, vous avez pas des virgin martinis ou un virgin qui goûte les fruits ?

Persia arrive, toute sexy dans un top violet, lacé au dos et très échancré devant. Betty nous prend en photos, les seins de Persia écrasés contre le miens. Je commande des mini burgers au bison et Betty dit tu vois, tu peux continuer à manger des burgers, mais en petites portions, comme ça tu ne deviendras pas grosse. Persia reçoit un tchatte de son ami Sébastien, qui lui demande s’il peut venir nous rejoindre pour écouter le match de hockey au bar. Persia nous explique qu’elle a rencontré Sébastien dans un cinq à sept, il est chou comme tout, et gêné comme tous les Québécois de trente ans le sont avec des Italiennes Anglophones Amazones.

Ne l’oublie pas, please

Betty me dit raconte à Persia ce qui se passe avec Sadek, je peux pas, je veux pas pleurer for your birthday. Je me penche vers Persia, en checkant bien ses tétons tout durs, et je lui dis que Betty et Sadek ont décidé de prendre une pause, pour que Sadek se sente plus libre, après une union de quinze ans avec une femme contrôlante, qui n’acceptait de baiser que le jour de leur anniversaire de mariage, Sadek voulait se lever et se sentir libre, sans responsabilités, sans avoir à dire à Betty qu’il sortait au Cherry un samedi et qu’il reviendrait tard, avec le parfum de dix filles sur sa chemise. Betty a bien compris, Angelina et moi n’avons pas jugé. Nous aimons trop Sadek et Betty pour dire autre chose que dans neuf semaines, you will be reunited. Je dis à Persia que Betty a supplié Sadek, ne m’oublie pas qu’elle a dit, et j’espère qu’il ne l’oublie pas, en regardant la couleur des murs de sa maison, et en prenant un bain, seul, sans les mains de Betty qui massent son crâne et qui caressent sa bite.

Persia se retourne vers Betty, elle lui envoie un air kiss, et elle lit à nouveau son Blackberry, oh Sébastien is parking now, I’ll go meet him. Angelina m’offre un morceau de grilled cheese, je dis non non, les mini burgers c’est parfait, j’ai mangé un grilled cheese la semaine dernière, avec Betty et Pierre-Yves Dionysos, un bloggeur qui croit que les filles exagèrent leur passion pour la fellation.

Les bûcherons sont populaires en France

Sébastien nous embrasse et il nous demande si nous voulons encore du vin. Je suis la seule pas really respectable, alors je dis moi j’en prends avec toi, c’est sûr, et nous commençons à parler, il trouve cool que nous soyons toutes classes-putains-de-luxe, il me raconte ses années d’étudiant pas sage dans la région de Champagne, en France. Je lui dis que mon mec a passé ses premières années dans la même région, entouré de truies, de chiens qui le suivaient sur les ponts, de poules, et de nanny furieuse qui donnait des coups de fouet sur ses petites fesses de bébé hyperactif. Sébastien me dit que les Québécois étaient super populaires dans tous les bars, les filles se les réservaient, et disaient des trucs comme c’est à mon tour de me faire sauter par un bûcheron. Persia me donne un coup de coude, elle dit j’aime les bûcherons, c’est sexy.

Je lui demande de me suivre à la salle de bain, je lui dis qu’il est très bien Sébastien, est-ce que c’est pour lui son décoletté et ses jeans moulants ou pour ma fête. Elle soupire, elle dit je savais même pas qu’il viendrait, et il a une copine, c’est tout pour toi Mélodie. Elle me plaque les mains contre ses seins et elle me demande si elle peut me toucher aussi, je dis oui, si tes mains sont pas trop froides. Elle les passe sous ma robe avant, caresse ma petite culotte à motifs de papillons bleutés, et elle dit je les réchauffe, you’re hot, et nous rions quand nous voyons un serveur monter vers nous. Nous nous cachons dans une cabine et je lui demande tu trouves que mes seins sont trop durs, elle dit non non, tu vois, j’enfonce mon doigt, ils sont mous et gros and very fuckable, I’m sure Alexandre agree with that like every night. Elle s’assoit et pisse devant moi en me demandant si je crois vraiment que Betty va pas baiser pendant des semaines ou des mois, avant de se retrouver à nouveau dans le lit-dans les escaliers-dans l’auto-dans le bain de Sadek. Je dis ouais, je pense qu’elle se touche même plus, sauf when she is on a Harley Davidson.

C’est juste Betty qui est sexy plaquée contre une casserole de sauce à spaghetti

Persia et moi nous redescendons main dans la main. Betty est en train de montrer une photo qu’elle avait prise pour Sadek. Je peux pas m’empêcher d’éclater de rire: Betty est collée contre le mur de la cuisine de Sadek, le focus est mis sur une énorme casserole qui repose sur le four. Les yeux comme une petite chienne piteuse, elle explique que Sadek voulait une photo des deux choses qu’il appréciait le plus, elle et sa sauce à spaghetti. C’est mignon mais ça devient franchement drama comme soirée, alors nous nous levons et marchons jusqu’au Vauvert. Je connais pas du tout et dès que j’entre, j’ai comme le sentiment que c’est pas trop ma place, la fille au vestiaire fait mannequin panthère bête, et les mecs ont tous l’air d’être trop soûls et trop arrogants pour comprendre que le suçon en forme de coeur que j’ai dans la bouche, je le remplacerai pas par leur langue, comme genre never.

Tatouages, gin tonic et joueur de hockey

Betty embrasse le neveu d’Angelina, qui a l’air super gentil et allumé et salue ses deux amis. L’un deux a les bras couverts de tatous et il baisse son pantalon pour que nous puissions voir ses tatous plus discrets. Persia se met à genoux devant lui et dit que c’est very nice. Elle se relève et me touche les seins en disant I must draw you something, because those tits scream for some ink bella. Betty va nous chercher des gin tonic. Un joueur des Canadiens passe devant nous. Sébastien déboutonne sa chemise pour lui montrer qu’il a un t-shirt des Canadiens et moi je colle bien mes boobs en faisant attention de pas montrer mes tétons tout durs. Sébastien demande s’il peut prendre une photo avec lui, mais le joueur refuse. Persia embrasse doucement la joue de Sébastien pour le consoler, et pousse sa tête vers ses seins. Elle lui murmure pauvre chou, you can suck on my titties if it makes you forget about the big party animal. Sébastien joue avec le décolleté de Persia, il tire le tissu et pince avec deux doigts un téton.

Concours qui-suce-le-plus-vite et drama type what-the-fuck

Betty arrive et elle dit the music is not so good, mostly old school shit, but it’s too funny, those two guys, ils sont venus vers moi et je voulais danser avec eux, ils avaient l’air kind of nerdy et ils se sont pas présentés, ils m’ont pas demandé mon nom non plus, ils ont juste dit qu’ils vendaient du peperroni, is that a joke or what ? Je la pousse sur la table et on fait un concours de qui suce le plus vite son suçon. Persia gagne pendant que Sébastien lui passe un doigt dans sa craque de fesses. Johnny, un ami du neveu d’Angelina, me parle de sa diète, il dit qu’il pèse tous ses aliments, je dis wouah tu es discipliné, mais fuck que je m’emmerde, surtout quand il me presse à lui refiler mon numéro de téléphone et j’ai dit non sorry, I don’t need you, I’m engaged, et je lui plaque mon doigt baguée dans la face. Il me dit que je suis une agasse et je dis oui, je sais, mais whatever, moi je peux me coucher sans stresser parce que j’ai pris un gramme de céleri de trop genre. Il s’en va et moi je m’endors, Betty a raison c’est de la old school shit la musique, Persia est déjà partie, Sébastien aussi, ou il est encore aux toilettes avec une peroxidée aux jambes superbes dans un legging imitation cuir.

Quand je rentre à la maison, je suis super contente parce qu’Alexandre Le Grand est encore debout, je lui dis oh j’ai trop envie de te sucer, et lui il dit, j’ai passé une très mauvaise soirée. Il est devant la télévision, il se lève pas pour m’embrasser, j’angoisse, je continue à mouiller parce que je le trouve sexy, à deux heures du matin, avec son t-shirt bleu flash et une voix grave. Il dit j’ai vu Franky tantôt, au Confessionnal, tu le connais bien han, tu t’amuses bien avec lui. Je dis euh fuck, je me sens larguée, c’est qui Franky, je connais pas de putain Franky, qu’est-ce que tu as Alexandre ? Il me dit Franky m’a dit, à l’oreille, pendant que j’étais avec Derick et Sadek, que tu foutais du trouble dans son mariage, avec Angelina. Je dis fuck le mari d’Angelina, il s’appelle pas Franky, il s’appelle Anthony. Alexandre me regarde et il dit ouais, tu le connais, il dit que tu dois cesser de tout le temps lui demander de venir te chercher au travail, que tu dois cesser de lui promettre des pipes en échange d’une baise dans sa voiture, que tu dois cesser de l’appeler quand tu dors pas la nuit.

Je ne comprends rien, j’ai vu Anthony deux fois, Alexandre Le Grand le sait et je suis la seule fille au monde qui n’a pas de cellulaire alors je peux pas me transformer en harceleuse professionnelle, et pourquoi Anthony a inventé ça, et j’ai passé la soirée avec Angelina, et je dis n’importe quoi à Alexandre, je ne comprends rien, et lui il reste fermé, tu peux sucer qui tu veux, demain ou dans trois jours, je m’en vais en Inde, je lâche tout.

Accessoire super classe

mars 23, 2009

                       melodie nelson

 

C’est total inutile, je sais. Je vide toutes les bouteilles, je laisse pas quelques gouttes pour le lendemain. J’ai pas besoin de Dicky Bottle Stopper, mais, mais je trouvais ça ridiculement cute.

Invasion de pétasses

mars 17, 2009

                           

                                             melodie nelson

mes mamelons sont presque de la même couleur que la barbe-à-papa rose

Betty me touche les fesses et elle m’affirme que j’ai pas grossi du cul malgré tous les méga burgers du monde, et la poutine que j’ai mangé avec mon frère et sa blonde il y a deux jours. J’avais pris une poutine Matty et Philippe et Mégane et Alexandre Le Grand avaient bouffé une poutine T-Rex, à la Banquise, c’était un souper super agréable, j’avais parlé de sexshops avec Mégane, du permis suspendu de Philippe et du pouvoir démoniaque des banques. Après Alexandre avait reconduit Mégane et Philippe jusqu’à la Place Versailles, on a tout fait l’Est de Montréal en auto, ça m’a rappelé plein de souvenirs de mes années de cégépienne en putain de chaleur, et de femme mariée paumée, quand j’habitais dans Hochelaga près d’une épicerie ouverte 24 heures sur 24. À l’appartement, on a écouté le premier épisode de la première saison de X-files, j’ai parlé à Alexandre de ma cousine qui participait à mes délires de fille de neuf ans et qui voyait, à l’époque, des sorcières et des extra-terrestres partout. X-files ça rend super profond: on a parlé de la crainte de mourir, Alexandre croit qu’il n’y a plus rien après, et c’est ce vide qui l’effraie, moi je suis toute réconfortée à l’idée de me retrouver au Paradis avec de la barbe-à-papa rose et bleue et mauve, des vibros et de la vodka à perpétuité. Mais je veux pas mourir avant d’avoir genre 110 ans.

Je montre mon nouveau chandail Olivia à Betty, je lui dis il s’appelle Golden teardrop, ou un truc comme ça, c’était écrit sur la facture, c’est nice han, mais on voit la couleur de mes mamelons à travers, est-ce que c’est trop? Et je sens que je vais être frileuse toute la soirée, so sur les hautes en crisse, est-ce que c’est trop? Betty me regarde, elle dit so hot, you’ll just have to keep your scarf on quand on va manger au restaurant, c’est tout. Elle me donne une petite tape au cul, elle joue dans les boucles de ses cheveux et on part direction encore Vallier. On passe devant le Confessionnal, je vois Colin, avec une chick, Betty est toute joyeuse, elle dit c’est Colin et Felicia ! Elle me présente Felicia, c’est une copine avec qui elle boit de la vodka-Red Bull et danse jusqu’à trois heures du matin tous les vendredi-samedi-whatever ou presque au Cherry.

Arabe bling-bling, textos et canard confit

Felicia me regarde comme si j’étais la petite sœur looser de Betty, parce que je tousse devant sa cigarette et je dis que j’aurais froid, si j’étais Colin et Felicia, à me les geler dehors, même pas en manteaux à fumer une clope. Colin me prend dans ses bras et me fait tourner, il me dit comment ça va, ça fait longtemps, comment va Alexandre, oh Felicia faut que tu lises son blogue, elle va te convaincre que la sodomie c’est bon. Felicia me regarde encore comme la petite sœur looser de Betty, avec des yeux d’amazone de six pieds et trente-cinq ans d’expériences de frenchage alcoolisé. Elle dit tu parles de cul, vraiment, tu as l’air pourtant toute, toute, oh well, I’m a crazy bitch, Colin will tell you that. Felicia murmure un truc à Betty.

Dès qu’on rentre chez Vallier, on demande un martini poire-citron. Betty trouve encore que ça goûte la banane. Elle dit j’ai pas faim, Felicia m’a dit que Sadek était au Confessionnal, je le savais même pas, il me parle pas depuis, I don’t know, presque quatre jours. Elle sourit à la serveuse qui chantonne du soul et me dit tu crois qu’avec mes petits seins je pourrais faire beaucoup d’argent si je devenais escorte ?

Je me brûle sur mon plat de paté chinois au canard confit. Je commande une Heineken, et un autre martini poire-citron pour Betty. Un Arabe bling-bling de genre 19 ans vient à notre table. Il nous embrasse et se présente et il raconte qu’il vient tout juste de rentrer d’Acapulco, il a été malade trois jours, à cause d’un morceau de glace infecté ou whatever. C’est presque excitant de faire la connaissance de quelqu’un qui parle d’indigestion dès les premières secondes de conversation. Un de ses copains vient nous rejoindre, il embrasse la main de Betty, qui a l’air un peu ennuyée, et la mienne aussi. Ils nous invitent à leur table, Betty dit je n’ai pas faim, et moi je dis non merci mais c’est trop gentil, et ils nous souhaitent une bonne soirée.

Betty ouvre la bouche et je lui demande ce qu’elle a, elle dit I can’t believe it, Colin et Sadek et Felicia et une autre fille, I don’t know her, I just see her from behind, they’re all here, at the bar. Je propose qu’elle salue Sadek, elle hésite, elle dit je ne veux pas le déranger, il veut pas, il veut être avec ses amis, not me, les jeudi. Elle texte Felicia pour savoir pourquoi ils sont là, tous les quatre, qui est la fille et tout. Betty ouvre encore la bouche deux secondes après avoir déposé son Blackberry sur la table. Je me retourne. Un mec aux gros sourcils la regarde avec un sourire charmant et rêveur. Il lui fait la bise, deux fois, sur les joues, tout près de ses lèvres et il lui dit que ça fait trop longtemps, pourquoi elle ne l’appelle plus, pourquoi elle ne lui écrit plus, pourquoi elle ne lui envoie plus de photos cochonnes d’elle, à quatre pattes avec un plumeau dans le cul? Ils se parlent cinq minutes, pendant que je rajoute plein de ketchup maison à mon plat de paté chinois, c’est délicieux.

confusion, air kiss et pipi entre filles

Quand le mec s’en va, direction table avec banquettes et chandelles, Betty me dit it was Jerome, I met him at a bar like one year ago, he always ask me when I’ll end things with Sadek so he can have a chance to love me forever and ever. Elle m’explique qu’elle avait cessé de lui parler parce qu’il n’avait pas trouvé nécessaire de lui présenter ses sympathies, après la mort de son chat. Elle avale une gorgée de son martini poire-citron, elle dit j’espère que Sadek l’a vu, j’espère qu’il va voir que plein de mecs s’arrêtent pour nous cruiser et regarder tes tétons. Felicia se rend à notre table, elle demande à Betty ce qui se passe avec Sadek, Betty dit oh I’m so confused, I love him but I don’t know, isn’t it weird qu’il veuille pas être avec moi, qu’il dise qu’il aime mon dancing mais qu’il ne veut plus danser avec moi? Felicia soupire en totale best friend sirupeuse. Jerome repasse, il sourit timidement à Betty. Felicia me dit Alexandre est resté au Confessionnal, il nous a pas suivi ici. Je suis super surprise, je pensais qu’il serait déjà à l’appartement, devant un X-files ou devant son ordi à réinventer le monde genre. Je l’appelle, j’entends mal au bout de la ligne, je suis trop contente qu’il soit juste à côté, je veux passer la soirée à sucer des lollipops devant lui et à toucher sa bite subtilement avec mes ongles manicurés, mais il me dit je t’aime amour, mais je suis fatigué, je quitte à l’instant. Je dois faire une moue pas terrible, parce que Felicia en totale best friend intéressée me dit oh j’aurais pas dû te dire qu’il était là, il te l’avait caché? Et je souris en totale pétasse défensive, et je dis nan, il partait, c’est tout et j’aurais voulu le crosser devant toi, c’est triste. Felicia s’en va et dit à tantôt les filles, on s’en va au Confessionnal now.

Betty termine son martini poire-citron rapidement, elle dit j’ai envie de vomir, faut aller danser. Au Confessionnal, on air kiss Colin, Sadek, Felicia et Derick, un mec que j’ai vu une ou deux fois, l’été dernier, au Quartier. On va direct aux toilettes. Betty texte Felicia et moi je me remaquille devant la glace et devant une fille qui gémit au téléphone, elle dit des trucs comme il est tard, tu m’as juré que tu arrivais il y a deux heures, j’ai mal aux pieds, je pars là là. Felicia nous retrouve aux toilettes, elle s’enferme dans une cabine avec Betty, elle dit j’ai bu douze café en douze heures, je capote. Betty pisse pendant que Felicia lui demande encore what’s going on avec Sadek et je gueule arrêtez de vous lécher la chatte, j’ai besoin d’une vodka tonic.

sein droit parfaitement nu et vodka-Red Bull

Mon chandail se découd au moment ou je répète à Derick que je le connais déjà. Je fais la faussement offensée parce qu’il ne se souvient pas de moi. Je montre mon sein droit au d.j. et à genre trente personnes avant que Betty trouve une façon miraculeuse de faire tenir mon chandail par un fil. Colin se baisse entre mes jambes et me fait monter sur ses épaules. J’ouvre grand la bouche, terrorisée, comme dans un manège à La Ronde, ou comme si je voulais vraiment montrer à tout le monde que non seulement mon sein droit est parfait, mais aussi que j’ai une ostie de bouche qui s’ouvre assez pour trois bites en même temps. Betty trouve que c’est gravement cool, moi je suis sûre de tomber, mais Colin est fort et ça ne le dérange pas que je me fasse aller les bras sur Ne-Yo, tout en enfonçant la couture de mon jeans et ma chatte dans son cou.

Betty m’oblige à descendre des épaules de Colin, elle veut un suçon aux cerises. Un mec près de nous m’en demande un aussi. Derick demande à Betty de toucher sa poitrine, elle le touche en rigolant. Il lui demande de toucher ses abdos, elle réagit comme what the fuck, no, why do you want me to feel your abs? Je danse avec un black super sexy, il me demande ce que je fais dans la vie, et je dis I write anything about sex, il dit really, et j’oublie de lui demander ce que lui il fait, parce que je m’en fouette un peu, et aussi parce qu’il est trop top pour que je lui pose des questions, je veux juste danser, faire l’agasse et sentir ses mains autour de ma taille. Betty se fait tirer le bras par une blondinette toute feluette qui porte un top mauve-vert-taupe super joli. Elle vient me chercher aussi et elle dit dansez avec moi les filles, vous êtes belles, et si je danse toute seule, tout le monde pense que je suis droguée. Je checke ses narines super subtilement, je vois pas de poudre, mais elle a l’air crissement partie, elle est amusante. Betty et moi on danse en s’échangeant nos suçons, je prends le sien aux cerises et je lui tends le mien aux fraises, et Derick et Sadek viennent nous décoller. Derick dit que c’est pas bien faire ça devant un mec célibataire qui a les couilles toutes gonflées. Et Sadek dit à Betty arrête, arrête, tout le monde te regarde. Betty dit and you don’t like it, stay with me then, love. Betty continue à se shaker les fesses et les tétons sur du Modest Mouse. Felicia arrive avec dix drinks sur un plateau et nous les distribue, je la remercie et je lui demande c’est quoi, elle dit c’est mon drink spécial, j’en prends all night long, c’est vodka-Red Bull.

les filles paumées encouragent les baises dans la cuisine

On souhaite cheers avec d’autres et je m’approche de Sadek, qui a un regard un peu perdu dans les vapes, un peu perdu dans les fesses de Betty, un peu perdu dans les fesses des autres filles qui placotent. Je pointe Betty et je dis elle est belle han. Sadek me regarde et soupire, elle est adorable, je sais, je sais, mais c’est compliqué, ma vie est compliquée maintenant. Je sirote ma vodka-Red Bull. Colin retire son t-shirt et est en transe, le torse nu et les abdos bien découpés. Il siffle et tourne autour de Betty. Felicia en profite pour se frotter la chatte sur la cuisse de Sadek et monter et descendre ses gros seins sur son corps. Je capote totale copine-extra-qui-cruiserait-jamais-le-mec-d’une-copine-même-si-dans-GossipGirl-c’est-hot. Felicia prend les mains de Sadek et les place sur ses fesses. Fuck il y a une heure Betty disait I care so much for him, I’m confused, I need him, et Felicia hochait la tête, écoutait comme une copine qui se transforme en putain de nymphette-trop-vieille-pour-être-nymphette. Felicia pousse la tête de Sadek entre ses boobs et elle rigole, je vois Betty, à quelques mètres, qui a cessé de danser, je vais la chercher, je lui dis il faut partir, fuck la pétasse.

Au vestiaire, Sadek vient nous rejoindre, il met son manteau, il veut partir avec Betty, il dit ça va, ça va? J’oublie d’embrasser Colin et Derick. Je garde la main de Betty dans la mienne, je lui dis tu es la plus belle, la plus italienne, la plus adorable, il a dit ça tantôt, la plus adorable, viens, retourne chez toi danser avec tes chats et Madonna en vidéo. Elle a l’air de ne pas comprendre, et si las, tellement petite-fille-qui-voudrait-encore-croire-à-la-fée-des-dents. Dans son auto, je m’asseois derrière, les talons hauts dans des sacs en plastique qui trainent. Je traite Felicia de fille paumée, de fille qui déteste les autres filles sauf pour s’amuser, je répète à Betty de ne plus lui faire confiance. Sadek dit c’est une fille bien. Et je crache que non, que j’avais deviné que non, en la voyant fumer avec Colin, dehors, mais je savais que c’était une copine à Betty alors j’ai fait attention, j’ai essayé d’être gentille, et aussi crazy qu’elle pendant une soirée, mais c’est clair, c’est une fille paumée.

J’ai un putain de mauvais pressentiment et quand je donne le reste de mes suçons à Betty, je cours jusqu’à la porte de l’immeuble, je monte dans l’asceuseur en regardant mes grands yeux déçus dans le miroir, et je cours retrouver Alexandre Le Grand, qui gosse sur son téléphone en buvant une Stella Artois. Je lui dis Felicia-c’est-une-pétasse-elle-touchait-Sadek-devant-tout-le-monde-je-suis-sûre-qu’elle-fait-ça-à-toi-aussi-dis-moi. Et Alexandre Le Grand m’embrasse, il me dit que je suis toute belle, que je devrais retirer mon chandail éclaboussé de rhum-coca. Il dit Felicia, je trouve qu’elle ressemble à un gars, et oui elle se colle à tout le monde, je trouve ça drôle, c’est tout, elle en veut de la queue, mais c’est pas moi qui va lui en donner, moi j’ai déjà ma petite pute à moi. Ça me rend totale insécure les pétasses, et je déteste me sentir insécure, et inférieure, parce que moi je mesure pas six pieds et que je bois pas douze cafés et que je m’éclate pas au Cherry quatre ou cinq soirs par semaine. Alexandre Le Grand me dit je t’aime. Je dis c’est pas correct han, c’est pas correct ce qu’elle a fait. Et pour bien me rassurer sur mon statut de femme-de-sa-vie-forever-malgré-les-amazones-droguées, il me pousse dans la cuisine et m’ordonne de m’asseoir sur la table. Je me tortille pour l’aider à retirer mes jeans et il me lèche, avant de baisser son pantalon. Il est déjà tout dur. Il me pénètre en un coup et je m’accroche à ses bras. Il mord mon épaule et me dit la prochaine fois, je resterai pour boire un verre avec toi et tu porteras ton collier de chienne et je te garderai bien en laisse près de moi, et tu japperas quand Felicia passera, tu peux même montrer tes dents, tu as de belles dents blanches.

Club sandwich, doublage porno et ballon rose pénis

mars 9, 2009

                                           

J’ai reconnu l’auto d’Alexandre Le Grand, j’ai laissé sur la banquette arrière le beurre corporel vanille-pomme-framboise que je m’étais acheté sur l’heure du midi, un livre sur l’histoire de la lingerie et des tas de t-shirts Old Navy avec des papillons, des têtes de mort roses et des ancriers, pour la princesse de cinq ans, que nous verrions durant le prochain weekend, et j’ai embrassé mon mec. Je lui ai demandé s’il s’était reposé un peu aujourd’hui, il a dit un peu. Je l’ai grondé parce que le samedi, je voudrais qu’il se lève à onze heures et qu’il passe la journée à se crosser ou à caresser Paprikalicious.

J’ai retiré mes jeans, mon col roulé et j’ai attendu un feu rouge pour retirer mon soutif. J’ai enfilé une robe toute simple mais superbement coupée, qui me moulait bien les tétons dans un tissu écarlate soyeux. Je me suis remaquillée en foutant plein de correcteur de teint Lancôme sur mes doigts, et de l’ombre à paupières argent brillant, et du mascara noir ténèbre sur mes cils, et en stries, sur mes doigts, encore. 

Il s’est stationné, nous marchions vers Chez Roger, en entendant des enfants jouer au hockey, je lui ai dit je t’aime, j’ai pas fait de cauchemars hier soir. Il m’a demandé comment avait été ma journée, au travail. J’ai dit je voudrais bien que tu me pinces les tétons. Il m’a mordu le cou et a pincé très fort, après avoir légèrement ouvert mon manteau Miss Sixty. J’ai commandé une bière Cheval Blanc, Alexandre Le Grand aussi, et je lui ai parlé d’Olivier Choinière. Olivier Choinière, c’est un mec avec des lunettes à grosses montures noires sexys, qui produit, écrit et traduit plein de pièces de théâtre et qui me fait fantasmer depuis que j’ai vu la pièce Venise-en-Québec, il y a genre deux-trois-quatre ans. Alexandre Le Grand a dit j’ai besoin d’un cardigan, comme le gars assis en diagonale, là. Je lui ai dit que sa nouvelle chemise était superbe, parce que je la trouvais vraiment superbe et aussi parce que je souhaitais qu’il me dise que ma robe était extra.

Alexandre Le Grand buvait sa bière blanche, pendant que moi je babillais comme une folle, j’étais super contente de passer la soirée avec lui, j’étais super contente que la semaine soit finie. Je me suis excusée mille fois de m’être réveillée grognonne presque à tout les matins. Il m’a dit tu es bonne à baiser, même quand tu chiales et que tu refuses de croire que l’heure du réveille-matin est vraiment la vraie heure. Il a terminé ma bière et nous avons filé vers un diner. Nous voulions du gras, j’avais mangé sushis santé le midi, et lui presque rien du tout, on avait le droit à notre arrêt au Nouveau Canada. 

J’ai commandé un club sandwich et Alexandre Le Grand, un méga burger. Il y avait un monsieur qui buvait un verre de vin rouge, super digne, devant une pointe de pizza et une revue. Et des vieilles madames habillées en coton ouaté. Et un mec en camisole sale à la Tony Soprano. Ça me faisait penser au resto Miracle Pizza, dans St-Henri. Quand Alexandre Le Grand et moi on habitait juste en face du Canal Lachine, j’adorais Miracle Pizza. Je m’y rendais, en été, à tous les midis, pour deux pointes succulentes de pizza, juste avant de perdre tous les calories en soirée, au travail, ou dans un after. Et je m’y réfugiais aussi quand il y avait une panne de courant ou quand un mec menaçait de me péter la gueule avec ses amis parce qu’il me prenait pour une pute qui lui avait volé dix dollars.

J’ai terminé mon club sandwich, mais pas mon verre d’eau, et nous sommes partis en gambadant jusqu’à l’auto, direction Aux  Écuries, pour un doublage de film porno devant public, une conception formidable d’Olivier Choinière, le mec à lunettes à grosses montures noires sexys.  Alexandre Le Grand a pris un verre de vin rouge, juste avant que deux filles s’extasient de la possibilité de boire du cidre de glace sur place. Le programme de la pièce de théâtre ParadiXXX était imprimé sur des cassettes vidéos, j’ai trouvé ça génial, j’étais toute excitée et j’espérais voir plein de bites sur écran géant. Je suis allée pisser deux fois en dix minutes, pour être certaine-certaine de bien profiter de ParadiXXX, et de me croiser et me serrer les jambes dans la soirée juste pour m’exciter le clito, et non pour retenir des gouttes de pipi.

La salle de spectacle était quasi pleine. Alexandre Le Grand et moi on s’est assis direct dans l’espace cabaret, devant la scène, avec deux verres de vin rouge. Je souhaitais que les comédiens puissent voir mes tétons durs durant leur doublage porno. Au début de la séance, chacun des comédiens se présentait, Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, ils disaient leur âge, et testaient leurs cris de jouissance. Déjà je capotais, je me demandais s’ils jouissaient comme ça, ou si c’était des cris de jouissance à saveur fake-porno-pour-le-micro. Les bruiteurs, aux côtés des comédiens, participaient aux tests de son, en testant des bruits convaincants de ballons en forme de bite, et de téléphone vieux de dix ans au moins.

Le film porno a commencé, presque filmé de façon artistico-mouillante, et le doublage d’une journaliste brunette, d’une collégienne qui parle du vide et du plein, d’un mexicain sociable, d’un valet de chambre soumis et d’un physionomiste musclé était hilarant. Les scènes plus hardcores étaient coupée (j’ai pas vu de pénis plus de deux secondes), et tout était si bien répété, huilé, lubrifié, exposé, trafiqué. Je sentais mes tits durs et je riais à chaque trente secondes, à chaque soupir orgasmique d’une fille qui fait du yoga, à chaque réplique sur le partage et sur la générosité de telle blondinette aux mini seins et de tel mec aux grognements caverneux. Je regrettais la présence d’une table entre moi et Alexandre Le Grand. J’aurais voulu le toucher et voir si ça le faisait autant bander que rigoler, le doublage de la fille aux jolies fesses rondes qui fait pipi en parlant des difficultés du métier d’acteur.

Nous sommes repartis ensuite à l’appartement, moi j’avais envie de marcher comme une pute jusqu’à l’auto, en haletant comme une star de porno, et Alexandre Le Grand, lui avait juste envie de se faire sucer le dard. C’est lui qui dit ça, se faire sucer le dard, il est Français, je lui permets. Et j’ai dit ouah c’était hot la culotte en latex noire han. Il a dit je veux que tu t’en trouves une pareil. J’ai dit c’était bon han ? Et nous avons presque intellectualliser la chose, en parlant durant tout le trajet en auto de ParadiXXX. J’adore la porno, mais la séance de doublage, c’était pas ça, c’était pas un truc pour se rentrer un talon haut dans la chatte au théâtre, c’était pas non plus pour dénoncer l’entreprise, ou les fausses attentes, je ne pense pas.

À la fin, les comédiens, humiliés plein de fois pendant la pièce, obligés de mimer une fellation à l’aide d’un ballon rose, ou de tapper fort les fesses d’un autre comédien, ou de se masturber à travers une robe au tissu brun et épais, baisaient dans les coulisses, c’était plus des stars étrangères bleachées, mais Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, on voyait leurs étreintes factices sur grand écran, avec une chanson d’Erykah Badu, je crois, en trame sonore. Et moi, à l’appartement, j’avais pas d’Erykah Badu, mais Alexandre Le Grand a mis de la musique chill, et il m’a baisée, j’avais ma culotte mauve tirée sur le côté, une jambe sur son épaule, et il m’a dit tu as des seins encore plus excitants que ceux des filles du film diffusé. J’ai dit je sais, mais il m’en faut des plus gros dans cinq ans.   

www.auxecuries.com

J’accepte plus menottes et taux d’alcool dans le sang trop élevé

février 28, 2009

                         melodie nelson

lecture: Christian Marmonnier, L’Histoire du Sex Toy

boisson: eau Aquafina saveur grenade et cerise

Je suis devant un burger végé au fromage de chèvre, champignons portobello et tomates, et Betty, et Sadek, et Angelina, et à côté de mon Alexandre Le Grand, qui termine un verre de vin rouge et promet de quitter après, pour nous laisser entre filles, et pour écouter There will be blood à la maison.

Alexandre Le Grand montre la clé qu’il a au cou et demande aux autres de deviner ce qu’elle ouvre. Personne devine que c’est la clé de menottes, de vraies menottes achetées dans un surplus de l’armée, que nous n’avons pas utilisé depuis un siècle.

Betty et moi nous buvons un martini aux bleuets, et Angelina, un virgin martini aux bleuets. Elle est enceinte depuis environ deux-trois mois, mais je suis plus grosse qu’elle à cause de tous les méga burgers que je bouffe. Betty dit qu’elle est on an eternal diet, et moi je dis oh je voudrais être anorexique pour un weekend, c’est tout.

Betty a les cheveux défrisés, ils sont tellement brillants et doux et épais et ça lui donne un air de geisha. Elle dit j’ai donné à Édouard l’adresse de ton blogue, il se demande quel surnom tu lui donneras. Édouard est un mec qu’elle a rencontré au travail, elle sortait vite vite de l’avion, habillée tout croche, les cheveux attachés, en désordre et elle voit un mec qui attend un taxi, comme elle, un mec super élégant en veston, pantalon bien repassé et qui a un air sûr de lui, elle l’a trouvé super sexy, mais comme elle se trouvait à chier, elle n’est pas allée vers lui. Le lendemain, elle rencontrait des personnes dans le cadre de son travail, et il était là, encore super élégant en veston-cravate-pantalon-de-designer-repassé. Ils sont devenus amis et ils aiment bien se retrouver, pour parler, un peu, et regarder la couleur des yeux de l’autre, beaucoup. Il est marié depuis 25 ans et il a toujours été fidèle, elle, elle est avec Sadek, et avant lui, il y a toujours eu quelqu’un d’autre. Ils sont amis comme Betty est ami avec tout le monde qu’elle croise.

Sadek n’aime pas quand elle parle d’autres mecs, même si lui peut parler de rouquines, de geishas, de sexy waitress. Il a dit allez on va danser, je ne veux pas entendre tes histoires de cul. Angelina et moi on rit, Betty s’offusque,je n’ai jamais couché avec lui, c’est vrai!

Je danse avec un black, putain que les blacks sont sexy, je sais pas depuis quand je trouve ça, depuis que jécoute The Wire à tous les soirs, ou depuis que Chloé raconte que Marlon il est trop top dans tout machin-machin. Je veux dire, elle s’y connaît Chloé: quand tu kidnappes et séquestres un mec, faut qu’il soit ubertout. Nous dansons et avalons des kilos d’eau et suçons un suçon, jusqu’à ce que Sadek réclame une pipe et que Betty décide que le d.j. est trop nul parce qu’il ne joue pas notre seul request de la soirée, She’s not me, de Madonna. 

Betty me reconduit à la maison, et Sadek léche son oreille en lui disant qu’elle est exceptionnelle. Betty dit faut aller à Vegas avec Angelina un jour, et magasiner les soldes avec elle aussi, tu as vu son manteau, 35 dollars chez Zara, j’aurais dormi dessus tellement il a l’air doux et luxueux. Je monte vite vite pour rejoindre Alexandre Le Grand devant There will be blood, je suis pas fatiguée, pas saoule, je m’imagine à quatre pattes pendant deux heures, à le sucer, à lui demander la fessée, à me faire agasser jusqu’à ce qu’il me tire les cheveux et vienne dans ma chatte. Alexandre Le Grand a l’air d’avoir un peu trop bu, et il est distrait, devant l’écran, à terminer le cidre qu’il a acheté pour la Chandeleur. Je me déshabille devant lui, lentement, je retire mes collants vert néon, ma pencil skirt, mon chemisier mauve et mon soutif qui me ramène les seins hauts et collés-collés. Je vais voir mes courriels et je dis je t’attends au lit. J’ai le temps d’avoir mal aux jambes tellement je les raidis quand je jouis grâce à mon vibro trois-quatre fois (j’ai acheté des piles il y a deux jours au dépanneur, avec de la bière pour Alexandre Le Grand et de la nourriture molle pour Paprikalicious) avant que mon mec se brosse les dents, fasse pipi et saute au lit avec moi.

Il me demande de le sucer et il dit des conneries, complétement saoul, il parle des seins d’Angelina, des cheveux de Betty, il dit tu vas être belle enceinte, j’aime que tu sois plus ronde, et il pince mon ventre et je lui lèche les couilles. Je m’asseois sur lui deux minutes, et après il dit je veux ta bouche. Il essuie un peu  ma mouille sur sa bite et je le mets profond entre mes lèvres. Il prend les menottes, essaie de me les rentrer dans le cul, je soupire, arrête, je veux pas, ça pourrait être coupant, et il recommence, et finalement, il m’attache les chevilles. Je goûte son sperme dans ma bouche, il m’embrasse et me souhaite bonne nuit, sans déverouiller les menottes.  Je trouve les clés, je me contorsionne pendant cinq minutes et je réussis à insérer la clé dans les menottes. Je m’endors, assurée de pas avoir de marques rouges atroces autour des chevilles au réveil. Thank God.