Archive for juin 2010

Petite poupée tarifiée par envie

juin 22, 2010

Dans le Summum Girl le plus récent, il y a un article sur l’amitié homme-femme, des photos de gars presque nus et quelques mots sur mon livre Escorte!

À lire en caressant des couilles, en taquinant des mamelons, ou en salivant sur un popsicle fraise-kiwi, comme moi!

Beaucoup de patrons ont léché mon con

juin 22, 2010

Hier je suis allée à la Finale de Slamontréal, à la salle O Patro Vys, juste au-dessus du Billy Kun, ou je rêve de baiser en me collant contre la porte des toilettes. J’avais une haleine de merde, à cause de la vinaigrette d’une salade mangée au Rapido. Mon mec m’a obligée à mâcher de la gomme comme une vache, tant que ma langue sentait plus fort que mon trou du cul.

C’était bien, comme soirée, à me faire claquer le g-string contre les fesses, mais trop de performers parlaient contre Charest (je l’aime pas non plus, mais je suis pas la fille que vous croiserez dans des manifestations politiques, à moins que ça finisse dans un club de danseuses) et contre les patrons, et aucune fille n’a montré ses boules. Moi si l’année prochaine je décide de me réincarner en slammeuse-cracheuse-de-rimes-quasi-provoc, je vais flasher mes beaux tétons et je vais dire que mon grand-papa avant de diriger une compagnie ∕ il faisait la plomberie  ∕ du curé de l’église de Repentigny.

Soleil chaud et parfum aux sécrétions félines

juin 22, 2010

Je matche mes petites culottes à mes souliers rouges, et je bois deux cafés pour être aussi exaltée et top shape que Mariposalicious. Je me regarde dans la fenêtre du métro, je passe ma brosse Ariel-la-petite-sirène-bling-bling dans mes cheveux, et je sens un peu le foutre de mon mec couler contre mes cuisses que je tiens serrées.

Mariposa m’attend déjà, elle me hèle et je saute dans son automobile. Nous nous embrassons, j’étampe mon nez juif dans ses belles lunettes, et nous commençons à placoter souliers et vibrateurs. Elle me confie qu’elle voulait se mettre en robe, comme moi, mais que Tristan l’a avertie qu’elle devait s’habiller sagement, sinon il ne pourrait pas contenir ses érections. Son téléphone sonne, elle me demande de fouiller dans sa sacoche, et j’ai envie de répondre : « Assistante personnelle et petite pute de Mariposa, bonjour. », mais je n’en fais rien, je lui tends tout simplement son cellulaire mauve perlé.

Sa voix devient toute excitée, « Tristan, je ne me souviens plus comment me rendre à ton travail. », elle tourne dans une mauvaise direction, sur une route à sens unique, « Tristan, je vais tuer Mélodie Nelson, je ne veux pas me retrouver dans le Journal de Montréal pour une raison comme ça! ».

Tristan nous accueille dans le lobby. Il demande à Mariposa si elle aime sa nouvelle chemise, et elle le complimente. Elle me murmure ensuite : « Il sent aussi divinement bon. Sens son parfum, de Versace, je crois. » Nous croisons plein de beaux mecs en complet, et je demande à Tristan si un de ces mecs a besoin d’une gentille secrétaire. Mariposa intervient en disant que c’est Tristan qui a le plus beau petit cul, caché dans ses pantalons.

Sur la terrasse extérieure, Mariposa boit de la Vitamin Water pendant que moi je bois de la Red Bull Sugarfree, et que Tristan s’amuse à caresser nos jambes, pour juger de leur douceur. Nous parlons des invitations cocasses et des photos sexys que reçoit Tristan, il se sent tout gêné d’avoir reçu l’offre de dévierger une jeune vierge. Moi je dis que parfois des lecteurs me demandent si je connais un bon chirurgien pour faire allonger leur bite. Je fouille dans ma sacoche Guess, tout en parlant, et j’en sors une sucette au citron. Mariposa se moque : « Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de bonbons en vente à la cafétéria de ton travail, Tristan. »

Nous marchons, et je vois un boisé, près du stationnement des employés. Tristan m’apprend qu’il appartient à la compagnie, et qu’il n’y a pas de caméra à cet endroit-là. Je regarde Tristan, puis Mariposa, avec un petit sourire que mes copines de l’école secondaire qualifiaient d’indescriptiblement coquin (je vous jure, j’ai relu récemment, nostalgique, mon album de finissante du Collège de L’Assomption). Je leur demande si Mariposa s’est déjà faite défoncer contre un arbre, elle hausse les épaules, et je les invite à se rendre au boisé, je les attendrai, en terminant ma sucette, et en espérant que Tristan sente encore plus fort la mouille de Mariposa que le parfum Versace.

Blogue de Mariposalicious : http://infid-elle.blogspot.com/

Blogue de Tristan (j’adore quand il dit que je suis une fille assez bien pour être présentée à ses parents) : http://tristanheureux.blogspot.com/2010/06/de-la-belle-visite.html

Mélodie Nelson à la piscine

juin 21, 2010

Je me baigne dans de l’eau très froide, puis je regarde un adolescent de genre quatorze ans tenter de détacher le maillot de bain de deux petites chouettes qui gloussent très fort. Je suce un popsicle fraise-kiwi en me désolant que les lifeguards soient pas super sexys, et je relis Trois amies de Judy Blume, parce que je lirai les histoires de premiers baisers et de premiers poils pubiens de Judy Blume même à cent ans.

Quand il commence à pleuvoir, je cours dans le vestiaire et je prends une douche très chaude, me rappelant que j’ai de nouvelles piles à mettre dans mon vibrateur, et des cerises très mûres à faire manger à Marissa. Je me regarde dans le miroir, je me souris, et je me demande si je ne devrais pas me rendre chez elle comme ça, encore en bikini, et toute mouillée. Je la laisserais bien me faire des tresses dans les cheveux, et vérifier si je me suis bien rasée la chatte.

Article cool sur moi : http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2010/06/melodie-nelson-escorte-escort-girl-malissa.html

Repris ici

http://fr.news.yahoo.com/63/20100621/ted-moi-melodie-nelson-escort-girl-07dc05d.html

http://www.lepost.fr/article/2010/06/21/2122892_moi-melodie-nelson-escort-girl.html

Mon papa sait comment faire couler un pédalo et me rendre heureuse

juin 21, 2010

 

Mon papa a parcouru une vingtaine de kilomètres en bicyclette aujourd’hui, fait couler un pédalo, repêché un pédalo, et gagné deux parties de tennis contre mes petits frères. J’ai réussi à le rejoindre seulement en fin de soirée, afin de lui souhaiter une belle fête des pères et lui dire je t’aime au téléphone. Il en a profité pour me parler du décès d’un monsieur à la résidence de mon grand-père, il faisait de l’Alzheimer et depuis deux ans, il était dans une phase plutôt violente, frappant les gens au hasard. Il m’a aussi parlé des chats errants dans le quartier, j’adore quand il me parle des chats errants, il m’a appris que Quéteux avait été adopté, que Dita Von Teese continuait à faire ses besoins dans le jardin de fleurs de ma maman et que Tempête était entré dans la maison, pendant le weekend, affolant les deux chats peureux de mes parents.

(La photo montre Minus et Holden Caulfield vérifiant bien la fuite de Tempête dans la nature. Et Holden Caulfield n’est pas gros; il est juste très poilu.)

Quand j’étais petite, mon papa me laissait empiler dans mon lit des peluches presque jusqu’au plafond de ma chambre, et il me bordait, en me racontant parfois des histoires sur les lapins, la chèvre et les chiens qu’il avait eus, enfant. Ma maman m’empruntait des livres à la bibliothèque de Repentigny, et elle les racontait parfaitement bien, avec sa voix d’institutrice bienveillante. Mon papa, lui, me répétait neuf-dix fois par mois les mêmes souvenirs, et j’en étais toujours très heureuse, je crois.

Boisson magique anti-hangover

juin 20, 2010

L’invention la plus géniale après euh après euh Serge Gainsbourg et les mouchoirs extra doux: Outox.

Ce drink n’est pas encore disponible ici, au Québec, et ça le sera peut-être jamais (ce qui m’obligerait à manger encore plein de poutines et à dormir quinze heures de suite pour guérir de tous mes hangover), mais depuis peu, c’est offert en France.

C’est pas scientifiquement prouvé, mais ça rend les gens complétement saouls moins saouls, abaissant leur taux d’alcoolémie. C’est magique! C’est miraculeux! Et c’est plein de sucre! Je veux devenir addict à cette boisson!

source: http://news.sky.com/skynews/Home/World-News/Magic-Hangover-Cure-Drink-Called-Outox-Launches-In-France/Article/201006315649987?f=rss

Vampire, myrtille et pute

juin 19, 2010

J’aime les Renaud-Bray parce que les libraires ne semblent pas me juger quand je leur demande de m’aider à trouver Le Baiser du Vampire, de Melissa de la Cruz, et que les clientes m’indiquent joyeusement à quel endroit sont placés mes propres livres.

(Et parce qu’il y a des pâtes de fruits à  la myrtille en vente.)

L’éclairage fluorescent est avantageux pour la production de testostérone

juin 19, 2010

Je lave mon vibro avec le nettoyant doux Simple et Net, je me couche sur mon lit, les draps défaits, je ferme les yeux, et j’imagine des joueurs de soccer nus dans le vestiaire, ça m’excite, mais pas assez, j’imagine ma meilleure amie dans le vestiaire, avec les joueurs, sous la douche, le corps tout mouillé.

Je tremble après avoir imaginé ma meilleure amie jouir trois fois, et je vais dans mon bain, lire le Cosmopolitan du mois de juillet, ma lecture traditionnelle avec bulles moussantes Bella Pella.

J’y apprends que the average number of sexual partners for heterosexual men is 7; for heterosexual women, it’s 4, que wearing 2-inch heels may improve the strength of the pelvic muscles, which in turn helps you orgasm et que a University of California study found that men who were exposed to an hour of fluorescent lighting, experienced a spike in hormone that triggers testosterone. Man, il me reste plus qu’à porter seulement des talons de six pouces et plus pour avoir des orgasmes-à-réveiller-toute-la-ville-de-Montréal, et à genre trainer tous les mecs que je connais dans les toilettes d’un McDonald ou dans un centre commercial, pour la présence too much excitante d’un éclairage fluorescent.

Je dépose le magazine sur le tapis de bain, je mets ma tête sous l’eau, je me rentre un doigt, deux doigts, je retiens ma respiration. Je reprends ensuite le magazine et je rigole en lisant que certains mecs baptisent leurs couilles de façon trop originale : Lolly et Pop, Fire et Ice, The Globetrotters, Winston Churchill et Ghandi.

Je sors du bain, j’enroule une serviette autour de ma tête et je me souviens que j’ai déjà eu un client qui avait surnommé ma chatte Diamant. Je me ferai pas tatouer ça sur une de mes grandes lèvres.

Kidnapper ou lire Nicholas Dawson

juin 19, 2010

Je suis pas la fille qui a le plus aimé son passage à l’université, je bouffais trop de pogos en rêvant à du Xanax, mais certaines personnes que j’y ai rencontrées sont exceptionnelles et je suis super contente de les revoir, et de suivre leur parcours.

Rendue à la librairie Le Port de Tête, mes lunettes en cœur sur la tête, et mes souliers jaunes vintage aux pieds, je suis ravie de revoir trois-quatre anciens camarades de classe, dont un qui est groupie de Mitsou, et qui est presque d’accord pour aller dans des orphelinats en Amérique du Sud pour kidnapper des bébés avec moi.

Je regarde les verres de vin rouge avec un regard amoureux, sobre depuis genre trois jours, et je félicite Nicholas Dawson, pour le lancement de son recueil de poésie, La déposition des chemins, publié à La Peuplade. Je feuillette, je lis des mouvances, des flocons, des bouches fondantes, des frontières franchies, des étoiles, l’éternité comme une rage, j’aime déjà, juste à feuilleter, comme ça, debout comme une starlette, les pieds tournés l’un vers l’autre, à me demander si une moustache de vin rouge me ferait bien.

Il m’écrit une dédicace super touchante, j’en deviens émue, mais juste rendue sur la rue Mont-Royal, en marchant sur le trottoir, souriant à tous les chiens que je croise.

Bodyguard d’un jour

juin 17, 2010

Aujourd’hui j’ai pris dans mes bras pour la première fois un bébé naissant, et même si je sais pas encore ce qui est le plus mignon entre un chiot et un bébé naissant, j’ai trouvé l’expérience très spirituelle.

J’ai aussi joué à la bodyguard de Youssef Shoufan, il filmait Joseph Elfassi et le Joker, en reculant sur un trottoir bondé de personnes suspectes (une madame avec une valise! une madame avec un tournevis! une borne fontaine!). Joseph, revenu de France il y a trois semaines, après avoir fait un stage dans une ville perdue et baisé des Parisiennes, slammait avec son copain-qui-raconte-à-ses-patrons-qu’il-visite-son-oncle-dans-le-Bronx.

Nous avons aussi proposé une sucette à la lime à un enfant, qui terrorisait des pigeons. Il a refusé la sucette.

Écoutez Joseph Elfassi et The Joker: http://www.youtube.com/watch?v=fDd1qZy4dV8