Archive for novembre 2008

De la mouille plein la petite culotte à pois

novembre 19, 2008

Mélodie Nelson tient à remercier Édouardinet H. Bond Chéri, pour avoir donné son adresse de blogue à Pascalinet Renart Léveillé Chéri. Grâce à eux deux, elle a plein de nouveaux obsédées et plein de nouvelles salopes et ça l’a fait très très mouiller.

Bisous partout à vous!

http://blogosphere.branchez-vous.com/2008/11/du_sexe_au_menu.html

Je n’ai pas encore reçu mon manteau en fourrure de lapin motifs léopard

novembre 18, 2008

 

Breuvage : Brio aux oranges sanguines

Costume : Bunny à l’oreille droite courbée

 

Je ne connais pas de fétichistes avoués des bas et porte-jarretelles. Je sais que mon mec aime bien, c’est le type de lingerie qu’il préfère, avec le corset, parce que ça montre bien les fesses, marquées par les élastiques du porte-jarretelles. Je ne connais pas de mec en tout cas qui préfère les jarretelles plus que moi, qui en fait une obsession comme moi j’en ai déjà fait.

 

Pour moi, ç’a toujours été le symbole parfait de la féminité. Même si je les troue en dix secondes ou les laisse filer sans mettre de vernis pour stopper ça, je fais super attention à mes bas jarretelles. Ils sont par paires, dans des petits sacs ziploc, empilés l’un par dessus l’autre par couleur, rose, rouge, blanc, noir, chair, dans une boîte à motifs de brocards. J’ai plus de bas jarretelles que de petites culottes.

 

Marissa aussi trouve que les bas jarretelles, il n’y a rien de plus de féminin que ça. Mais elle n’en porte pas au travail, sauf si un mec lui en emporte une paire. Et sauf à ses premières soirées de putasserie. Au début, elle se déplaçait, avec chauffeur et autre escorte sur la banquette arrière. Elle détestait, parce qu’elle faisait des heures démentes, de genre huit heures pm à six heures am, alors qu’elle était encore étudiante au bac. Le premier soir, elle s’est changé deux fois, elle pensait que les escortes portaient toutes des bas jarretelles (en fait, elles portent plus souvent des skinny jeans que des bas jarretelles), mais elle ne trouvait pas deux bas identiques (elle n’est pas aussi rangée que moi) et enfin, les bas qu’elle préférait étaient déchirés et ceux qu’elle a trouvé et mis se sont déchirés après qu’elle soit tombée sur la guitare de son mec (scène difficile à imaginer, mais elle dit vraiment, je me suis enfargée dans sa guitare et je pleurais presque parce que c’était l’hiver, j’étais pute mais j’avais pas de bas jarretelles, je me sentais…plus nerveuse à cause de mon linge que pour ce que je me préparais à faire.) Elle en a finalement trouvé deux blancs et elle s’est sentie pathétique toute la soirée, à les remonter parce qu’ils tombaient toujours. Des bas auto-fixants, mon cul. La pauvre chérie. Même au McDonald, pendant une pause d’une heure parce qu’une autre escorte voulait manger des frites avec mayonnaise, elle s’est sentie regardée croche par tout le monde, tellement sûre que tout le monde devinait dès les premières secondes du premier regard qu’elle était pute (tout le monde devine toujours qu’elle est pute anyway, parce qu’elle échappe des dizaines de condoms dans le métro et qu’elle paie en billets de cent dollars ses sandwichs au dépanneur près de chez elle).

 

Une autre copine, Lilianne, a travaillé quelques mois comme webcam girl (tu parles en soutif ou en déguisement de la fée des étoiles devant des écrans d’ordinateur, tu joues au tic tac toe sur le dos nu d’une compagne de travail, tu chantonnes sur du Madonna et quand un gars a la queue dure comme du bois, il te prend in private et là tu fais plein de cochonneries amusantes) et elle dit que tous les mecs voulaient la voir soit toute nue gratuitement (elle rigole et elle leur montre ses seins, quand ça arrive) ou en bas jarretelles (ou en train d’imiter un chien ou une statue style mannequin de magasin, mais ce sont d’autres histoires…). Elle aime bien prendre son temps, les enfiler un après l’autre en se caressant les jambes. Elle monte les bas jarretelles le plus haut possible sur sa cuisse, demande au client devant son ordinateur si ça va, si le noir est brillant sur son écran, si le modèle lui plaît, s’il a remarqué les petits diamants incrustés et tout et tout. Et après, elle sort un gode et elle se le rentre en criant plus fort que toutes les filles de la place, sauf une, qui est vraiment trop une folle du sexe. Elle se fait jouir ou presque en se contorsionnant pour que le mec voit tout bien, elle fait des zoom sur son clito, sur son gode tout mouillé. Et si c’est son client du vendredi soir 19h30, elle fait semblant d’être la femme du type et de coucher avec son meilleur ami, et là c’est super important qu’elle décrive tout, la douceur de ses bas jarretelles couleur chair, son envie de baiser avec son meilleur ami, elle enferme le meilleur ami dans la garde-robe de l’entrée et le suce dans les manteaux d’hiver, elle dit que le meilleur ami aime beaucoup les bas jarretelles aussi et qu’il vient dessus, après elle se change pas pour son mari et elle lui montre les taches de sperme laissées par son ami. Whatever makes you cum, elle s’en fouette.

 

Ça peut être autre chose que des bas jarretelles aussi. Je suis sûre qu’il y a au moins un obsédé ici qui tripe saran wrap et confiture de fraises.

Le trou du cul comme obsession très saine

novembre 17, 2008

 

« Anal sex. Anal fucking sex. Brown-hole-spelunking rusty-can-expanding colon-tickling anal fucking sex. »

C’est comme ça que Jenna dit ça. Jenna, qui s’est fait mettre dans le cul dans aucun de ses films, contrairement à genre 75% des starlettes porno qui se croient obliger d’accepter deux queues en même temps dans l’anus, dès le premier film gonzo. Jenna  dit qu’elle a accepté un mec entre ses fesses juste trois fois, parce qu’elle n’a fait confiance qu’à trois mecs et que sans confiance, sans respect, sans excitation intense, elle disait non, non, non, même à Marilyn Manson, qui la harcelait toujours à propos de son cul, pendant leur brève idylle.

(Ouais, je sais. Qui peut le croire ? La terreur et l’ancienne candidate au titre de Miss USA ou Miss Teen USA. Assez cool comme couple. Ce qu’elle en retire ? Que Marilyn Manson est une bête tendre et cokée et qu’il a de super conseils à donner côté maquillage.)

Est-ce que Marilyn Manson voulait qu’elle lui rentre un godemiché dans le cul ? Elle ne le dit pas dans sa bio. Mais beaucoup de mecs aiment, un petit doigt, deux doigts, trois doigts, strap-on (ooooh je serais tellement pas capable de faire ça, c’est tellement trop homme d’utiliser un strap-on, je veux pas un faux pénis, je veux garder ma petite chatte), jouet, poing. Les mecs ont leur propre G-spot près de l’anus, alors c’est plus facile pour eux d’aimer ça et d’en jouir. À part mon premier mari, qui ne voulait pas que je m’approche à moins de trente centimètres de son cul, la plupart des mecs que je connais aiment bien, et les mecs des articles de Cosmo aussi, et les mecs de mes copines aussi.

Alexandre Le Grand, même s’il aime mon look french-manicure-ongles-longs-d’un-mètre, trouve ça désolant que lorsque j’ai mes faux ongles, je ne puisse pas jouer un peu dans son petit trou tout rose, sans le blesser. Il joui toujours plus rapidement dès qu’il sent mes doigts qui s’approchent de son cul, que je le caresse ou que je le pénètre doucement. Et c’est un de mes anciens profs qui m’a demandé de lui lécher le cul pour la première fois, après avoir discuté d’Isabel Allende. Thank God pour l’éducation, Francis!

Beaucoup de clients de Marissa lui demande ça aussi, un doigt ou une langue. Elle ne lèche pas, c’est pas dans sa liste d’extras, mais le doigt si le mec a un accent excitant, un corps de cochon intelligent (un corps de cochon intelligent pour elle veut dire : il bouge bien, il a une belle bouche pulpeuse, il n’a pas de mèches dans les cheveux et oh il se lave les mains après lui avoir donné son cash), une façon de demander implorante-craquante, elle le fait. Elle demande au mec de cracher sur ses doigts et elle lui rentre un doigt, et plus qu’un s’il demande, et elle va pas trop profond, elle laisse son doigt tout proche de l’entrée, un centimètre et demi qu’elle dit, et elle le tourne, elle presse, elle cherche à savoir ou le mec aime plus, ou le mec se contracte le cul le plus. Elle dit que ceux qui aiment le plus ça, ce sont les plus sexuels, ceux qui viennent la voir parce que baiser le samedi soir avec une nouvelle cocotte, c’est pas suffisant, et que baiser après cinq drinks, un souper et un café, c’est moins satisfaisant que de baiser entre deux meetings, avec la GFE qu’est Marissa.

Après avoir fait jouir votre mec les girls, voux pouvez vous en lécher les doigts, mais aussi les laver eau chaude-savon aux truffes-zucchini, n’est-ce pas ?

Nous vivons à une époque merveilleuse

novembre 17, 2008

1215 av. J.C.

 

Actes Sexuels Illégaux et punitions

 

Woman on top : 3 ans de prison

Sodomie: 40 jours de prison

Masturbation mutuelle : 30 jours

 

(Mais bon, faut se rappeler qu’aux États-Unis, en 2008, il me semble que l’utilisation d’un vibrateur est encore interdit dans certains états, au Texas et en Alabama genre.)

Ooooooh, aaaaaah, ouiiiiiiii, c’est bon champion

novembre 17, 2008

musique: M.I.A, Bucky Done Gun

lecture : Scott Douglas, Quiet, please

activité du dimanche: jeter des culottes

 

 

Jane était une revue trop trop cool, qui montrait les boobs de Courtney Love et invitait tout le monde à visiter la Bosnie, obligeait son staff à devenir danseuse nue for one day et photographiait le lavabo des chambres d’hôtels des célébrités, pour l’afficher en dernière page. Après dix ans de publications impertinentes, la revue est disparue dans un nowhere, conseillant aux lectrices de s’abonner à Glamour ou à Allure. What the fuck. En tout cas, j’ai gardé la plupart des Jane que j’achetais depuis dix ans, et j’ai retrouvé un mini sondage drôle à la What’s the worst line you’ve ever gotten during sex ?

 

Une fille de Los Angeles répondait : 

– Don’t think of me as your boss.

 

Une fille de Seattle:

– Sorry I’m a little nervous- I am in the middle of a divorce.

 

Voilà des one-liner que mes copines ont déjà entendu:

 

Alors tes seins, c’est des quoi, du C ou du D?

(La seule chose importante quand tu baises, of course. Et la réponse de ma copine était euh, euh, du D le droit, presque du DD le gauche, et elle s’est demandé s’il avait fait un pari ou whatever.)

 

-Je prends jamais de condom. J’aime pas ça. Les autres filles, ça les dérange pas. Je viendrai sur toi ou dans ta bouche.

(Ewwww. Ma copine a préféré parler avec lui et il a fini par débander.)

 

-Ça fait presque un an que j’ai pas baisé. Je te dis ça au cas ou tu me trouves mauvais.

(C’est sûr que c’était la première fois qu’il baisait, man.)

 

-So sweet, you look so sweet, I could cry because you look so beautiful and happy.

(Non, please, non, ça m’est arrivé à moi et vraiment, j’avais trop envie de m’en aller rapidement, rapidement, après, ostie de fou.)

 

Mais vraiment, quoi dire en baisant ? Si c’est le matin je peux bien demander s’il a bien dormi et tout, mais le soir, c’est pas ce moment-là que je vais choisir pour parler de ma journée, des sans-abris que j’ai croisé et blablabla. Au lit (ou sur le balcon ou whatever), j’aimeme faire insulter à presque tout moment, sauf dépassé minuit, c’est la règle. Me faire traiter de pute à minuit et une, j’aime pas et je boude. Sinon, c’est le top. Mais je me vois pas crier salaud, salaud, ni baiseur de rêve, baiseur de rêve, ni vraiment dire tu es le meilleur, tu es le meilleur.  Faut savoir se la fermer aussi, parfois, non ?

Bang Bang dans un hall d’hôtel

novembre 16, 2008

 

Lu sur mon site à potins préférés: Kate Hudson, la jolie blonde divorcée d’un musicien barbu et ex de Lance Amstrong et de mon acteur chérichou  Owen Wilson, a été vue, légèrement dans les vapes, avec une mannequin, dans le Fontainbleu Hotel de Miami.

 

Kate Hudson et une mannequin? Pas en train de se montrer leurs derniers achats et la brochure du chirurgien le plus cool de Miami. Nan, nan. Elles se frenchaient et se touchaient, se cognaient contre les murs, contre les tables, rigolaient quand elles entendaient des gens parler d’elles, elles s’en foutaient, toutes chattes en public.

C’est peut-être le retour du faux lesbiannisme chez les mannequins? Dans les années 80, jusqu’au milieu des années 90, toutes les mannequins se léchaient la chatte et se sucaient les têtons, selon tous les livres sur la mode de ces années-là, vraiment. C’était comme, fuck on s’emmerde avec notre maquillage déjà fait, on a déjà dix lignes de coke dans le nez, quoi faire, tu veux devenir ma nouvelle meilleure amie au monde? Depuis, sadly, c’est le tricot, les chihuahas et les bébés que les mannequins traînent de défilé en défilé, et plus d’histoire de baises torrides entre wannabe anorexiques.

 

 

Alcool, orgie et Anne-Marie Losique

novembre 15, 2008

Je suis pas alcolo, vraiment, je parle beaucoup d’alcool, mais c’est bon pour la santé, et j’en bois pas à en vomir (sauf au Nouvel An, j’ai déjà prévenu), ni à tous les jours, enfin faut parfois faire des cures (pour rester mince et en santé) et juste boire du thé et manger des sushis pendant une semaine et avaler du sperme (seize calories par portion et ça brûle le cholestérol). Mais alcool et sexe, ça va tellement bien ensemble, trop parfois, je sais pas, ça dépend si on a un copain ou une copine ou non, et si on est dans Loft Story ou Occupation Double.

 

Alcool et highschool glory

 

La première fois que j’ai bu, j’ai bu non stop huit bières, trop pour le corps de fille de quatorze ou quinze ans pré-pubère que j’avais. Je me suis retrouvée à marcher droit dehors, pour convaincre des nouveaux amis que j’étais totale sobre et immunisée contre l’alcool. À une heure du matin, j’étais malade dans un lavabo, j’avais embrassé le mauvais mec; et le beau-père très très très gentil de ma copine Misha m’amenait dans ses bras jusqu’à la maison de Misha, ou elle et sa mère m’ont déshabillée et couchée. Depuis je fais super attention, et je suis tellement désolée de pas avoir d’histoires de baise torride sous vodka-citron à seize ans, comme Lindsay Lohan ou les girls gone wild de Joe Francis. Man, même pendant une Saint-Jean-Baptiste super mouvementée en secondaire cinq (fugue de Misha, pleurs de Justine, bisous avec la langue à deux mecs trop habillés comme Une nuit au Roxbury, un dixième de joint avec des filles inconnues), je n’avais pas bu plus qu’une bière et demie et je cruisais tous les mecs, je voulais me retrouver avec une bite entre les jambes, j’étais mignonne, camisole plongeante sur des seins pointus, longs cheveux à la Nicole Kidman quand ils étaient auburn, mais revenue chez Justine, avec genre vingt personnes, tout le monde se baignait en soutif ou en caleçons, tout le monde était mouillé et les mamelons visibles sous du tissu transparent, mais tout le monde trop fini pour se préoccuper de ma chatte, c’était une de mes premières déceptions : pourquoi j’ai toujours envie, pourquoi il n’y a pas toujours quelqu’un pour s’occuper de mon trou, pourquoi on peut préférer genre jouer à des jeux vidéos et sauter d’un tremplin d’un mètre splish splash au lieu de me baiser?

 

J’aime lire les livres de collection It Girl, j’aurais rêvé avoir une adolescence de bitcheries, de jupes Roland Mouret, de rendez-vous dans les écuries, de baise avec le copain de ma meilleure amie et ma meilleure amie aussi, de potins à répandre devant un thé au Ritz, de jouer à la bouteille avec le livreur de pizza, de bain moussant avec mes copines, de verres de champagne partagés avec des designers transex. Quand elles boivent, les filles de It Girl sont trop top : elles dansent en déboutonnant leur chemiser Chanel, elles se déhanchent en caressant les seins nus d’une copine, elles tombent dans les bras d’un mec qui leur lèche l’oreille, elles rivalisent pour savoir qui va se faire le mec en premier, une met la main du gars contre sa taille, l’autre sur un sein, l’autre entre les jambes, l’autre dans la chatte, elles se collent, elles sentent le parfum du mec, elles le sentent durcir et elles en salivent, elles baisent en avalant les dernières gouttes d’un martini-lychee, avant le gatorade du lendemain, elles se font dévierger par un prof, elles se réveillent, vont en petites culottes à la fenêtre de l’hôtel de leur débauche et y devinent le doyen de leur pensionnat, en peignoir, qui se fait la femme du concierge. Brillant!

 

Alcool et jeunes pétasses en chaleur

 

Avant d’être avec Alexandre Le Grand, toutes mes envies étaient souvent réprimées (je veux dire, à part lui, aucun mec a accepté de me fouetter), mais avec l’alcool je pouvais tout dire (tu veux savoir quelle couleur est ma culotte?), tout faire (je peux voir à l’intérieur de ta culotte?) et tout oublier le lendemain (fuck, j’ai perdu ma carte de métro, mon rouge Lancôme, ma brosse du Dollorama). Ma boisson préférée était la Smirnoff Ice, que j’avalais trop rapidement, avant d’aller regarder mon visage pas encore trop bouffi dans le miroir d’une salle de bain crasseuse et de me demander si la copine avec qui je sortais accepterait de m’embrasser (j’ai une copine qui aimait autant les Smirnoff Ice que moi).

 

Question : Qui ne m’embrasserait pas si je me mettais à quatre pattes sur une table?

Réponse : Je connais des mecs maladroitement chiants, mais ma copine Sandra, c’est le top, elle embrassait le barman pendant qu’il fumait une cigarette dehors et dès qu’elle revenait s’asseoir devant moi, elle sortait la langue et je la frenchais alors, à quatre pattes sur la petite table, en faisant éclater un verre de Smirnoff Ice.

 

Et je connais des mecs qui saoulaient des pétasses de quatorze ans et ces pétasses devenaient trop chattes, obligeant les mecs à se déshabiller comme dans une scène à la American Pie, à montrer leur bite une fois toute dure, et les filles embrassaient chacun des mecs, un à la fois, les yeux à demi fermés.

 

Mais j’exagère. J’ai jamais eu besoin d’alcool pour montrer la couleur de mes culottes dans un lieu public. Ou pour montrer que je n’en mettais pas (je faisais ça avant Britney! avant Paris! juré!)

 

Alcool et pauvres grandes filles blasées

 

Sous le stress, si je bois, je deviens plus qu’émotive. À la fin de mon putain de baccalauréat en études littéraires de merde, c’était l’enfer, Noël approchait, j’étais en retard sur dix mille devoirs et je travaillais temps plein  dans un magasin d’artisans québécois. Résultat? À tous les repas ou Alexandre Le Grand et moi étions conviés, je terminais la soirée le ventre rempli d’un verre de rouge de trop et en pleurs pour des raisons dramatiques comme :

 

1.      personne à la table ne connaissait Denis Vanier

2.      personne n’aimait mon imitation d’Anne-Marie Losique

3.      personne n’aimait Anne-Marie Losique

4.      je n’avais pas les lèvres gonflées d’Anne-Marie Losique

5.      j’avais juste envie de baiser mais Alexandre Le Grand ne voulait pas parce que j’avais pleuré à propos de Denis Vanier.

 

L’alcool, ça me faisait aussi quémander des fessées à tout le monde et danser collée-collée-évanouie contre ma Misha à moi, pendant que les mecs, au lieu de nous regarder et de chanter en même temps que nous tous les succès de Britney Spears, bandaient devant un film porno.

 

(En groupe. De la porno à écouter en groupe. Quand tu as dix-huit ans et plus et que tu sais que ça se terminera pas en orgie. Je sais pas, mais moi, même saoule, je trouve ça limite, je veux dire, tu bandes, tu mouilles, mais tu commenceras pas à te crosser devant tes amis. J’ai pas compris l’envie soudaine. Ou je suis une bitch totale fermée. Whatever. Après avoir dansé et écouté trois fois le cd de Britney Spears, Misha et moi nous avons comparé nos seins et j’ai pleuré en vomissant dans la cuvette des toilettes. C’est ça le problème quand je ne calcule pas le nombre de verres de champagne par minute.)

 

J’aime tout le monde, la vie est belle et tout, mais avec de l’alcool j’aime encore plus tout le monde et tout le monde m’aime et la vie sera belle pour toujours tant que j’ai un verre de chardonnay, et que je m’en fais pas trop si je dévoile tous mes secrets et mes vies d’avant et mon besoin de sodomie aux deux semaines à des chéris et à des salopes, compagnons d’un verre ou de quinze.

Je connais une fille qui a un costume du Petit Chaperon rouge

novembre 14, 2008

 

Musique : Britney Spears, Piece of me

Premier test de grossesse : négatif

Fromage : Le Baluchon

J’adore me déguiser. Alexandre Le Grand ne tripe pas french maid ou school girl. Il me veut toute nue, tout le temps, ou sinon, avec juste des petites culottes American Apparel bleu poudre. Mais je peux pas m’empêcher, je remplis la garde-robe de corsets, de costume de Blanche-Neige et de Minnie Mouse, de mini jupe de putes, de jupes écossaises à repasser, de souliers achetés sur la rue St-Hubert (merci Nicho pour la boutique, c’est the best of the best et la proprio arabe est super sweety), des souliers à talons de six pouces, sept pouces, de bottes qui couvrent jusqu’à la cuisse, de perruques rousse à la Ginger Spice et mauve déjanté, de colliers de chienne, de baby-dolls de toutes les couleurs, de tous les tissus, dentelle cheap ou soie, j’oublie pas non plus de bien lisser mes cheveux et de mettre des bandes blanchissantes sur mes dents, pour être toujours baisable, partout, en Miss Bronx 2002, en Marilyn Monroe ou en moi.

Si je demandais à Alexandre Le Grand de se déguiser, il le ferait, il veut que je le trouve sexy et tout, avec lunettes ou sans lunettes, avec casquette nazie ou non. Mais je ne pense pas triper uniforme non plus. Pompier ? Oh yeah, peut-être. Policier ? Juste les menottes. Avec clé. Très serrées, les menottes. J’aime quand ça laisse des marques. En patron veston-cravate-cravache ? Il a des chemises trop disco pour ça. J’aime bien quand il fait son gros sale à la Tony Soprano. Il met son wife beater blanc et à chaque fois, il se dit qu’il est trop cool pour renverser du vin rouge dessus, ou s’essuyer les mains graisseuses dessus. J’aime aussi quand il est en peignoir. Je ne sais pas pourquoi. Je trouve que ça fait tellement monsieur, moitié distingué, moitié Hugh Hefner. Et aussi, un peignoir, ça se retire vite, vite.

Il m’a jamais demandé de me déguiser. Mais sans qu’il ne dise quoi que ce soit, je me suis quand même sentie obliger de jeter le trois quart de ma garde-robe, quand je suis allée vivre avec lui. D’étudiante qui s’habillait avec des trucs bizarres et vaporeux de chez Urban Outfitters(j’essayais de copier ma cousine, qui réussissait toujours à se vêtir délicieusement moitié vintage, moitié bazar d’église, et moitié lingerie hot hot hot, et de copier les starlettes des revues à potins qui avaient toutes à l’époque des hoody avec une licorne ou une tête de mort), des t-shirts à slogans ou des t-shirts de personnages de bandes dessinées, d’étudiante qui se tenait avec d’autres étudiants, d’étudiante qui portait pas de soutif, je suis arrivée dans le monde d’Alexandre, un monde ou les barmaids embrassent les mecs sur les joues et le bord des lèvres, mais elles n’embrassent jamais les filles qui accompagnent les mecs, un monde ou toutes les filles s’habillent en noir sexy et ou toutes les filles ont les cheveux très très longs et très très doux, des cheveux qui traînent sur l’oreiller longtemps après leur départ, trois-quatre matins après, ils sont encore là, sur l’oreiller ou dans un coin de la salle de bain.

Un monde ou j’arrivais, un suçon en cœur dans la bouche, une jupe en brocard de petite fille sage, envieuse de la moitié des filles que je rencontrais, les mecs qu’il me faisait rencontré je les adorais tout de suite, c’est facile adorer les mecs, mais les filles, je les trouvais trop femmes, trop il n’y a pas si longtemps frenchant Alexandre et je n’aimais pas ça. J’ai commencé à acheter les robes que je n’osais pas acheter avant, des robes de joueuse sexy, j’adore le jeu, des robes pour me déguiser en prédatrice moi aussi, avec ou sans rouge sur les lèvres, des robes qui m’allaient mieux à moi qu’à elles, je me disais, j’ai quand même l’œil, je sais choisir, et j’ai adopté ces robes, et ces filles, aussi, un peu plus, je ne les détestais plus, j’étais presque comme elles.

Mais je suis restée moi, déguisée ou non, dès que nous revenions d’un bar, ma robe je la salissais contre le mur d’un édifice à logements, Alexandre Le Grand la relevait et me disait que j’étais la plus excitante. Et mes suçons me suivent toujours dans les bars, au fond d’une grosse sacoche, parce qu’un suçon c’est genre 30 calories et un daiquiri aux fraises, 500. Faut savoir alterner. Et aussi, parce qu’une fille avec un suçon n’a pas à parler, elle n’a qu’à sucer et à écouter tout ce que les autres disent autour d’elle, et ça peut être étourdissant et drôle, comme la fois ou un mec avec l’égo cinquante mille fois plus gros que sa bite racontait que c’était lui, qui avait eu l’idée des films de Matrix, mais que ses idées avaient été volées ou whatever, et écouter aussi les obsédés qui se cherchent une fille à noter, de un à dix, c’est chiant mais j’adore.

Du collagène dans les lèvres dès que j’arrête de dépenser pour des accessoires Anne Taintor

novembre 13, 2008

C’est pas grave si Chloé, Tom Ford et Karl Lagerfeld trouvent que Victoria Beckham a pas de classe. C’est quand même elle qui est la plus Elisa Doolitle de notre époque. Et qui a permis la résurrection de Roland Mouret, avec la robe Galaxia qu’elle a porté avant toutes les autres vedettes, couleur rose-plus-doux-que-fushia.

Pour moi la classe, c’est avoir de longues jambes minces, toujours avec escarpins, ou des cheveux frisés et libres, super beaux dans le vent, ou créer les plus beaux bijoux du monde, à thématique de contes de fée, ou d’avoir les joues de Misha, coupées au couteau. Ou d’être capable de dire fuck à chaque phrase sans que personne ne fasse les gros yeux, de dire fuck ou bloody looser en ayant l’air totalement cool et en contrôle.

Mais jamais jamais la classe aura les cheveux blonds et la putain d’indécence de demander, tes seins, c’est des vrais ? Jenna Jameson, quand un nobody lui demande ça répond  « Yes they are real, real expensive. », mais si elle est en spm ou whatever elle dit « Yeah right. It’s natural to be 110 pounds with double-D’s. ». Fuck, je demanderai jamais à une fille que je ne connais pas quelle est la couleur de son soutif (à mes copines, je demanderais de me montrer leur soutif et si je peux les photographier avec juste ça sur le dos, mais sinon ouh la la, je parle de mon manteau d’hiver genre). Il y a quelques temps, une fille avec qui j’ai genre échangé trois phrases (« J’aime le coca. », « J’ai le même chandail que toi, je l’ai acheté il y a six mois chez Rewind. », « Hello. ») m’a demandé ça. J’ai répondu quelque chose genre vive les soutifs faits sur mesure, avoir le cash je me ferais grossir les seins et remonter les têtons jusqu’au cou. Elle a dit ewwww (elle a pas vraiment dit ewwww, mais ça voulait dire ça, ce qu’elle a vraiment dit), moi je ferais jamais ça (of course chérie, tu ferais jamais ça, tu préfèreras toujours ta vodka).

Moi pour vrai, show me your tits, reals ou fakes, en autant que ça bouge quand tu sautes et que ça pende quand tu suces. Et je juge pas, jamais jamais, j’épargne pour du botox à 29 ans, une rhinoplastie avec références extras, des implants à 40 ans, une mini lipo avant le mariage et une opération pour me retirer le petit orteil. La classe chérie, la classe.

 

Du neuf à cinq en Agent Provocateur

novembre 13, 2008

Achat du jour : Beurre fondant au sucre à la crème

Émission : Prison Break 3

Quand Marissa travaille, elle ne pense pas à grand chose, qu’elle dit. Elle pense à être là, à arriver en avance, quinze minutes au moins pour se mettre du parfum, très léger sinon les clients lui demandent de prendre une douche (faut faire attention à l’odorat hypersensible de leur épouse), se maquiller, déjeûner un peu, la moitié d’un muffin au son, ou aux bleuets, souvent.

Elle pense aussi à sourire, dès qu’elle entend la sonnerie, mais c’est facile pour elle. En attendant les clients, elle écoute la télé, des trucs de rénovation de maisons ou les films de Disney laissés là par sa boss. Ça fait trois fois en trois mois qu’elle écoute Nemo. Elle s’ennuie du temps ou une ancienne escorte, qui vient tout juste de trouver un travail dans son domaine d’études, la mode, achetait dix revues par semaine, les lisait en une journée et laissait le reste dans un des deux apparts utilisés, pour que toutes les filles se crossent en regardant le It bag du mois ou la dernière starlette, Paris, Mary-Kate, Ashley, Keira, Nicole, Eva, qui dit qu’elle ne mange que de la pizza, mais elle ne grossit pas, grâce à sa super génétique d’enfer, merci papa et maman.

Quand le premier arrive, s’il est cute, ce qui est le cas presque tout le temps qu’elle dit, elle a un aura de baiseuse chanceuse, ou c’est peut-être le cas pour toutes les putes, je sais pas, elle le frenche avant de lui demander de se laver les mains. Elle ne demande jamais à être payée, elle trouve ça gênant, et inutile, les mecs savent qu’ils sont ici pour payer. Elle les dirige vers la chambre, monte le volume de la télé, pour pas que les voisins l’entendent gueuler comme une hystérique.

Elle déteste le lit, il est à roulettes, il bouge tout le temps, et cogne dans le mur tout le temps, et elle déteste les draps aussi, elle les change presque jamais, juste s’il y a beaucoup de sperme ou de sueur ou de poils foncés. Les draps sont trop rarement lavés et ça la fait chier. Pour chaque client, elle a droit à cinquante pour cent de la somme qu’il lui donne pour la défoncer. Et elle doit payer trente dollars par semaine pour le lavage des draps, comme toutes les autres filles qui s’échangent les appartements chaque jour. Elle aime les mecs qui la baisent sur la commode. Ou contre un mur. Elle adore se faire écarter les jambes, se coller le côté du visage contre le mur et sentir une queue la pénétrer vite vite, comme ça, elle a un client qui la prend dans ses bras, qui la baise debout, qui la repousse  contre le lit, elle dépose ses mains contre le matelas et il la baise en lui demandant son cul parfois, il la lèche, il a un regard d’addict au sexe, un regard qu’elle adore, un regard qui revient chaque semaine, s’il pouvait il reviendrait plus qu’une fois par semaine, mais il doit voir d’autres filles aussi, même si c’est elle sa préférée, promis, c’est elle qui a l’air de le plus aimer ça.

Marissa sait que c’est pas toutes les filles qui aiment, elle sait que pour certaines c’est un moyen d’avoir assez de cash pour leur enfant et pour leur auto, et pour les joints, aussi. (La coke, c’est juste les danseuses qui en font, la plupart des escortes sont pratiquement cent pour cent clean.)Mais les filles avec qui elles travaillent sont parfaites, il y en a qu’une qui voit un psy et qui a l’air vraiment de détester tout et de virer lesbie bientôt tellement elle déteste les mecs. Elle s’appelle Gabrielle, son père était super riche avant, il était genre multimillionnaire, mais il presque tout perdu, sauf la maison, qu’il ne veut pas vendre, il la garde pour les apparences, pour s’assurer que les voisins croient encore qu’il est super riche et important. Gabrielle se maquille même pas pour baiser et elle le fait que pour continuer à dépenser autant qu’avant, quand son papa lui payait un cheval pour sa fête, un voyage par mois, et des toiles des artistes contemporains qu’elle préférait. Marissa dit que Gabrielle a l’air d’une petite fille laide, et les petites filles, ça trouvera tout le temps un client même si la petite fille est super boudeuse. Mais les autres filles, elles aiment toute ça, qu’ouvrir leurs jambes soit leur job. Elles se lèvent à l’heure qu’elles veulent et se payent des souliers Miss Sixty n’importe quand. C’est quand même cool.

Quand Marissa travaille, elle cache son argent dans le bottin téléphonique, au-dessus du réfrigérateur. Et elle porte toujours une bague porte-bonheur, elle joue avec sa bague, la tourne entre ses doigts dès qu’un mec reste trop longtemps dans sa chatte, dès qu’elle compte les secondes, dès qu’elle a mal, dès qu’elle devine une vaginite dans deux jours. Elle garde toujours les yeux ouverts. Elle aime voir les mecs qui jouissent. Elle aime voir les mecs oublier leur travail, oublier leur dernière plaidoirie pourrie, oublier leur blonde rushante, leur dîner d’affaires trop long. Elle se dit qu’elle, quand elle aura un mec, elle sera super gentille, elle prendra des cours de cuisine, elle portera de la nouvelle lingerie à chaque semaine, elle coupera jamais ses cheveux,  elle chantera en lavant la vaisselle, et jamais elle se plaindra, jamais elle le prendra dans ses bras en lui disant tu es à moi, parce qu’elle, elle sait bien qu’elle n’est à personne.