Peut-être qu’après je vous offrirai une photo de moi en wannabe Christ

avril 13, 2010

Je vais une semaine dans un monastère, près d’une station de ski, pour chanter en compagnie de religieuses de soixante-dix ans, et surtout, pour lire Chelsea Handler et Philippe Vilain, dans une petite chambrette, et penser à moi, et à ce qui m’attend, à ce que je souhaite, à part des nouvelles piles, toujours, pour mon vibrateur framboise.

Je vous souhaite une belle semaine, des barbecues, des petits culs bien moulés dans des shorts American Apparel, et des sourires, toujours, avant de vous endormir.

Bisous y’all.

Mélodie Nelson, votre salope préférée

Leçons de clients $$$

avril 8, 2010

Dans mon livre Escorte, je parle des putes, et des clients, mais comme je n’ai jamais été une cliente (watch out les girls, je vais me payer un jour deux blondinettes à la poitrine DD), je ne sais pas comment ils pensent, les fameux mecs qui donnent du cash à de gentilles petites étudiantes un peu paumées. C’est pour ça que j’adore aller sur le site de reviews de masseuses et de strippers et de putes http://merb.ca/, plein de commentaire intelligents ou too much passionnés de hobbyistes souvent rigolos.

1. Leçon un : les clients ne jouissent pas sur commande « Je l’ai rencontrée trois fois, parce que j aime son look qui ne ressemble pas à celui d’une escorte. La dernière fois je l’ai vue, lorsque qu’on a terminé notre première run, pendant la pause qu’elle parlait beaucoup, un peu excessive même, lorsque je lui suggère une deuxième run, elle m’a dit qu’il ne reste plus beaucoup de temps, que je dois venir en une minute. Quand une fille me dit ça, elle ne me verra plus la prochaine fois. »

2. Leçon deux: les clients aiment les cadeaux qui sentent la morue « Finally I decided to unwrap the gift (I remove her panties), and drive in with one good hard like, her hips rise off the bed as she pushes herself unto my mouth. I passionately kiss, suck and kiss this present that is for the moment all mine. What enjoyment and excitement it is to pleasure this woman in this fashion; every stroke of the tongue increases her passion and forces her hips to drive herself deeper into your mouth, deeper into ecstasy. How long I stayed there worshipping my gift, no one knows. »

3. Leçon trois: les clients sont capable de satisfaire tous les appétits possibles « The driver told my escort that it would be 15-20 minutes for him to get there and she was starving. I offered to fix her something to eat (I had just cooked a big meal of things from Marche Jean Talon earlier in the evening). At first, she said no, but then I showed her the meat and she gladly accepted- she says she « loves the blood ». So, I made her a plate of roast beef. She actually made the driver wait outside until she finished and then it was some more kisses, some thank you’s and out the door she went. Overall, it was like spending time with a sexy girlfriend. I hope she is working the next time I come to town. I guess I will be known as the guy that made her roast beef in the future. »

4. Leçon quatre: les clients ne sont pas des mecs désespérés «She welcomed me behind the door…No wonder why…As soon she closed the door I was traumatize seriously…She was not even a 1 on 10…Not even a girl you would hook up at 3h00am in a bar…And a crapy appartement…matelas on the floor…looked soooo cheap…So I said directly sorry but no thanks. »

5. Leçon cinq : les clients ne sont pas des mecs désespérés bis « J’étais supposé prendre une heure avec elle, et quand je l’ai vue, elle a un beau visage et sympathique, elle m’a dit:  »Faut attendre mon ami, j’ai plus de condom. » et je lui ai répondu que j’en avais avec moi, alors là elle se met tout nue sur le lit, ne bouge plus et me dit :  »Ça va être trente minutes finalement, j’ai un autre client qui vient après toi. » Je l’ai regardée nue, fesse flattes, une petite gale d’herpès sur le ventre, je ne suis pas sûr… ventre mou, rien de ferme….Je suis sorti de la chambre et elle me dit ça va être quatre-vingt-dix dollars pour une demie-heure…too bad, je suis parti, je ne l’ai pas touchée…elle m a traité de malade. Hey je ne suis pas une machine. »

6. Leçon six: les clients utilisent parfois de drôles de mots pour parler de leur pénis «  Ouf il faisait chaud. Par trois fois, mon bolide a pris le champ parce que j’avais pris une courbe trop rapidement. Un petit coup sur l’accélérateur et hop, j’avais repris la route, prêt à gravir toutes ces montagnes et dévaler toutes ces collines. Mon vaillant petit soldat combattit vaillamment jusqu’à épuisement et là, il ramollit et regarda le sol, l’air peinard. »

7. Leçon sept : Les clients commettent parfois des actes moralement douteux par dépendance à leur escorte préférée « Combien de temps aurons-nous la chance d’avoir Mary Ann? J’espère suffisamment pour refaire le plein de mon cochon. Imaginez, j’ai été piocher dans les comptes bancaires de mes deux enfants pour me satisfaire! »

8. Leçon huit : Les clients sont d’une grande sagesse et ils jugent rarement selon les apparences et ils utilisent parfois de drôles de mots pour parler de leur pénis bis « She looks like a primary school teacher or even a nun ! In our short conversation prior to action she tells me she loves her work and seems sincere about it. When I tell her about having full intercourse with so many men night after night doesn’t seem to bother her a bit. She might be somewhat of a nympho and we conclude that low libido people should not judge the ones that stand higher.We arrive in the bedroom and Jessie slowly undresses me with her gentle touch. I am hard as can be. My trophee is full blown and all for Jessie. She takes the trophee gently into her hands.While sucking, she looks at me and rub at the same time my chest. I’m having a total porn star experience ! I’m certainly taking good note: nuns are not what they used to be ! »

9. Leçon neuf: Les clients sont solidaires entre eux « Hey mec, un gros merci pour avoir trempé ta queue pour nous. »

10. Leçon dix : Les clients raffolent des formules élégantes « La femme est le chef-d’œuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps. »

11. Leçon onze : Les clients se droguent parfois « La superbe joua avec ma clarinette avec tant de maestria et de brio que je cru un moment que mon instrument était disparu à jamais dans l’écrin confortable de sa bouche. Je le revis et fut vite rassuré jusqu’à ce qu’elle l’absorbe à nouveau. Ayoye. Delicious. Unbelievable, trop capoté, man!!!!! Ce fut qu’une transition pour la tringlée du Seigneur, le bilboquet slovaque, la danse du Nord comme on dit à Fairmont, l’enfilade gaspésienne, la traversée du viaduc, la muqueuse ensorcelée. Après une gorgée d’eau, même plusieurs, son souffle me pavana à nouveau l’œil de pirate. Je l’ai dégustée à mon tour comme Obélix devant un sanglier, elle toute arquée et frémissante, et moi avide de sa saveur délicat… »

Cheers pour mes petits frères

avril 7, 2010

C’est la fête de mes petits frères aujourd’hui. C’est pas cochon vous apprendre ça, je sais bien, mais je souhaitais leur dire que je les aime très fort, et que je suis contente qu’ils continuent à me raconter leurs histoires de cul et d’amour et à me confier leur fantasmes sur des profs sexys même si je répète presque tout ici.

Que celui qui est à Montpellier right now se saoule bien avec dix Françaises dans les bras, et que celui qui est à Trois-Rivières se saoule en gagnant plein de parties de badminton. Je suis fière de vous et j’ai hâte de vous faire un gros gros câlin – parce que moi je suis capable d’en faire encore, contrairement à Heidi Montag Pratt.

Bisous mes bros trop mignons.

Je vous remercie d’être là, mes cochons et mes cochonnettes

avril 6, 2010

Vous savez que je vais bientôt publier mon premier livre, Escorte, au mois de mai. J’en suis hyper excitée, évidemment, et je vous invite à rejoindre ma page Facebook consacrée à mon autobiographie à saveur de condoms à la menthe et de sucettes aux cerises :

http://www.facebook.com/pages/Escorte-Melodie-Nelson/112453732114115?v=app_2373072738&ref=mf#!/pages/Escorte-Melodie-Nelson/112453732114115?ref=mf

Je vous y raconterai un peu mon parcours dans l’industrie du sexe, mon choix de robe pour le lancement, mes angoisses par rapport à mon sein gauche légèrement plus gros que le sein droit, et j’espère aussi y discuter de ce que ça signifie pour vous, d’être escorte, de connaître une escorte, de baiser une escorte ou de euh fantasmer sur mon sein gauche légèrement plus gros que le sein droit.

Bisous y’all!

Les souliers de Suri Cruise et un chat dans un soutif rose

avril 6, 2010

Je bois jamais avant 17h00, je me crosse pas plus que dix fois par jour, ma mâchoire est incapable de s’ouvrir pour sucer plus d’une quarantaine de minutes, alors pour me faire sourire, de la mouille séchée sous les ongles, je passe aussi un peu de temps sur ces sites, total mignons ou total bitchy ou les deux.

Enjoy mes chous!

http://itmademyday.com/

« My grandparents both have facebook- and this morning I saw that my grandfather had changed his status to « open relationship » and my grandmother ‘liked’ it. »

http://www.celebitchy.com/

« I would have killed for a fabulous pair of piggy slippers when I was a kid. Hell, I still kind of want a pair. It looks like months of high heels have finally worn down nearly four-year-old Suri Cruise, and she no longer wants to wear the heels out on the town – thus, the piggy slippers in the middle of the day, in the middle of New York. Katie Holmes has spent the last few days in New York with Suri, and Tom Cruise hasn’t been around. Which makes me wonder… there could be something up. Or maybe Tom just didn’t want to spend Easter with his girls. »

http://www.feelingnouveau.com/

« Je roule sur St-Laurent à jeûn, décrochée, fascinée. Je trouve que tout le monde se ressemble, et je sais pas si c’est angoissant ou réconfortant. Les cheveux dans les airs, les bottes au ras le cul, les lunettes de Buddy Holly, les toupets carrés, les micro-coats de cuir, les loafers embarrassants semi-ironiques d’talien fif des années 70, les grosses sacoches, les one-suit en lycra avec le camel toe, les foulards de Palestine, les tresses en tissu bleu pis les suits de PVC; tout le monde se mélange, tout le monde clash et se regarde de travers, mais tout le monde est là pour la même raison; fourrer. »

http://stupidarium.com/

 « Et un petit message en passant à tous ceux qui disent que ça n’a pas d’allure que le gouvernement te subventionne un amphithéâtre, à même les poches des contribuables, si tu ramène Badaboom à Québec : «C’est quoi de sacrifier ses vacances à Wildwood pour qu’un vrai homme d’affaire puisse faire des millions de plus… come on, une couple de cents piasses pour des millions ostie, des millions!!!» En tout cas, j’espère que ça va passer ce projet là, parce que Quebecor le mérite. »

http://cuteoverload.com/

Pas de gang bang et de résurrection

avril 5, 2010

Chers lecteurs adorés,

Je suis pas comme Jésus, je souhaite pas une résurrection miraculeuse, je me couperai pas les veines avec un couteau design en souhaitant me réveiller en princesse norvégienne. Je ne ferai rien pour vous perdre, mes chous, je vous jure, je suis juste un peu fatiguée, il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie en très peu de temps, et malheureusement ça n’impliquait pas un gang bang.

J’ai assisté samedi à la partie de hockey Buffalo VS Montréal, avec mon papa qui m’a pardonnée d’avoir cru pendant vingt minutes que c’était Boston VS Montréal, et j’ai adoré mangé une pointe de pizza et un hot dog avec too much moutarde, carresser les statues de joueurs importants comme si j’étais fétichiste de rondelles et de batons de hockey, regarder la mascotte Youppie danser, comparer les blanchiments de dents des filles assises près de nous, écouter les cris de tout le monde, dès que les Canadiens de Montréal marquaient, et me demander si tous ces cris de victoire ressemblaient à ceux que les gens poussent parfois, mais moins forts, dans des chambres à coucher, ou à quatre pattes, dans la cuisine, les jeans aux chevilles, les seins qui ballottent, la peau rouge, et les yeux brillants, de joie ou de peur ou de réussite ou de défaite.

Maintenant, je passe du temps au chalet familial, dans les Laurentides, je me considère hyper chanceuse de pouvoir partir comme ça et de profiter de la gentillesse de mes parents (je leur ai juré que je ferais le ménage et que j’arroserais les plantes et que je ferais cinq kilomètres de jogging tous les jours et que je ne me payerais pas des films pornos sur des chaines de télévision payantes). Je prends le temps de réfléchir, de me laver les cheveux aux deux jours (Gosh !), de prier, de tenter de trouver qu’est-ce qui me permet d’être moi et de me sentir bien à part le cul et les cupcakes et les filles aux dents trop blanchies.

Love y’all. À demain.  

(Les Canadiens de Montréal ont gagné 3-0 samedi parce que j’avais prié avant la game, vraiment. Je suis total un porte-bonheur même quand je me lave les cheveux aux deux jours et que mon vernis rouge femme fatale s’écaille.)

Des grosses bites de deux cent ans à exposer fièrement chez soi

avril 5, 2010

 

J’aime mieux mon vibrateur framboise acheté lors d’un sextoy party chez ma copine Claudie, une beauté avec ou sans strech marks. Mais c’est quand même extraordinaire, de voir des vieux phallus datant de deux cent ans, et vendus à genre 5 000 dollars dans un encan en Angleterre.

Faut remarquer la longueur, la grosseur, et deviner comme ils doivent bien pénétrer, quand les employés de l’encan Brentwood assurent qu’ils sont extraordinaires, exceptionnellement rares, et presque sans aucun doute français.

Des godes français comme investissement. Dans un écrin décoré de fleurs-de-lys. C’est mieux que genre investir dans vingt nouvelles robes Marciano trop serrées ?

Gosh je suis really une adorable petite conne

mars 28, 2010

 

Depuis un peu plus d’un an, je vous écris juste quand je veux déconner, ou vous faire mouiller, je vous confie pas que je pleure, parfois, je pleurais pas souvent, il y a un an et demi, je pleurais sous la douche, deux minutes, pour oublier, entre un shampooing Redken et l’utilisation du pommeau de douche, pour oublier un ongle cassé ou une paire de collants filés, maintenant je pleure pas pour des putain de trucs de merde, je vous dirai pas pourquoi, parce que même si j’adore parler de ma taille zéro et de ma chatte extra douce, je reste pudique, et secrète, vous connaissez mon amour des cheeseburgers et des comptoirs de cuisine pour une baise rapide, mon obsession pour le vernis rouge femme fatale et pour le foutre bien avalé, mais je ne vous ai pas permis, vraiment, de deviner que j’étais pas juste une poupée, ça serait plus simple, d’être une poupée, je l’ai toujours pensé, c’est pour ça que j’ai viré pute, il y a quelques années,  je voulais juste avoir à me maquiller et à me faire mettre et à gagner du cash en me faisant sabler la chatte par des queues au latex.

Quand je vous écrivais que je me saoulais à la sangria, sur mon balcon, l’été, et que ma langue restait rouge, trop rouge, pendant toute une soirée, j’étais heureuse, pour vrai, j’étais aussi heureuse quand je faisais du yoga devant des téléréalités, quand je piquais des frites à la mayonnaise à mon mec, et quand j’enfilais mes fuck-me boots noires, celles qui me montent en haut des genoux, style Brigitte Bardot sur une Harley.

Ça fait dix mille éternités que j’ai pas été heureuse comme ça.

Je m’étais promis de jamais parler de ma lâcheté, de mon cinquantième verre de vin rouge à quatre heures du matin, je m’étais promis de jamais avoir l’air pathétique, parce que vraiment à cent livres – et plus à cause de la cabane à sucre et de trop de muffins anglais à la crème Philadelphia –  et avec un cul comme le mien, et des sucettes à volonté, et du foutre quasi sous perfusion, et avec une collection fabuleuse de souliers à talons hauts pas trop foutus par la pluie ou par des cent mètres improvisés dans des parkings, c’est trop injuste de dire « Je ne suis pas heureuse. », mais je ne suis pas heureuse, et faire du bénévolat à la SPCA ou m’acheter d’autres piles pour mon vibrateur préféré m’aidera pas, pas tout de suite.

Je sais que je suis pas comme vous voulez, quand j’ose vous écrire ça. Mais sans joke j’ai jamais réussi à être ce que tout le monde aurait mérité que je sois. Et je sais pas qui je devrais être. Je voudrais vraiment partir au Japon et tomber en amour avec une joueuse de curling nipponne, en mangeant des sushis et en parlant de foot fetish avec des filles à la peau faussement blanche. Je voudrais aussi juste trop boire, pour encore oublier, mais c’est trop tard.

Je suis désolée. Je ne sais pas quand je vous reviendrai. Je suis fatiguée. Je vous reviendrai, avec des livres en moins, un sourire plus éclatant, une addiction au mascara Lancôme, je vous reviendrai, dans quelques semaines, peut-être, mais vraiment, maintenant, c’est trop tard, je vais mettre de côté ma Magic 8-ball, manger des abricots séchés, tourner les pages vite vite d’une revue à potins, et piquer une citation de Carrie Bradshaw que Julia Allison aime bien : «  Maybe you have to let go of who you were to become who you will be. »

Bisous y’all. Ne m’oubliez pas please pretty please.

Je suis lovely toute nue avec des pendantifs martini aux oreilles

mars 28, 2010

            

Après avoir passé la soirée dans une cabane à sucre, à Mirabelle, à boire des bières chaudes, à angoisser en écoutant ma grand-maman-pas-de-cou remarquer que les grand-pères trempés dans le sirop d’érable ça ressemblait à des gros testicules bien pleins, à caresser des moutons, et à regarder Claire la blondinette se faire monter par un Bouvier Bernois (really, il acceptait les caresses d’un millier d’enfants, mais elle, il l’attaquait all the time après avoir sniffé un peu trop son entre-jambe), je me remets du rouge sur les orteils et je sélectionne sur Etsy.com des bijoux à l’effigie de ce que je préfère dans le monde entier parfois (entre dix heures pm et deux heures am) : l’alcool.

          

Citation intello-coquine du jour

mars 25, 2010

« Parler de sexe, écrire sur le sexe, avant même d’être un péché, une incongruité ou une provocation, est une façon de rompre le silence, de partir à la conquête de nouveaux territoires – physiques, mentaux et sociaux –, d’apprendre non seulement à jouir, mais encore à revendiquer le droit de jouir. »

(Lucia Extebarria, Ce que les hommes ne savent pas, Le sexe vu par les femmes)