La preuve que j’ai les lecteurs les plus cool du monde entier

septembre 6, 2010

Quapryce Basque, un chroniqueur du journal L’Itinéraire, rencontré au Benelux par un après-midi venteux, aux histoires fascinantes et à l’enthousiasme séduisant, me compare à Alice au Pays des Merveilles et à Betty Grable. Juste pour ça, vous devez vous procurer le dernier numéro de L’Itinéraire, avec Marina Orsini sur le cover, assise quasi suggestivement sur une chaise en bois.

Sinon je reçois parfois des courriels trop chous de votre part. Je vous en remercie too much. Mon cœur a craqué et ma chatte s’est contractée quand j’ai lu les doux messages d’Anaïs et de Julien.

Anaïs : « Je t’écris simplement pour te remercier d’avoir fait en sorte que mon voyage Québec / Nouvelle-Écosse ait été si intéressant et excitant. Sérieusement, je lisais ton livre durant l’aller et jai passé le voyage dans les toilettes du train à me doigter et Dieu merci j’avais pris mon gode dans mon sac! Les gens devaient croire que j’avais le mal des transports! »

Julien : « T’es la seule nana que je connaisse qui sache parler de sexe, de façon très crue et détaillée sans être vulgaire. Qui a été deux ans escort girl sans même que ça nous effleure l’esprit de dire que t’étais une pute. C’est pas une belle performance littéraire ça? »

http://www.leblogdejulienpetitjean.fr

Son écriture fait peur mais ses fellations sont fruitées

septembre 6, 2010

Jac Barron aime les chats, est fan de sa concierge qui piste son mari avec un GPS nanotechnologique et écrit des thrillers psychiques redoutablement étonnants et angoissants. Son premier roman, Les Cicatrices, publié il y a quelques mois, relate l’histoire d’un jeune homosexuel kidnappé, gardé en otage par un bourreau qui torture d’autres adolescents devant lui.

C’est aussi un mec que j’adore, le seul avec qui je parle de Dieu et de fellations au melon d’eau. Il me donne toujours des conseils très sages.

[9:14:42 AM] Jac Barron: Il faut éviter l’ananas.

[9:14:46 AM] melodie nelson: Pourquoi?

[9:14:59 AM] Jac  Barron: Trop de fibres qui rappellent les poils de cul drus

Bande Annonce de Les Cicatrices : http://vimeo.com/11461692

Jouer à la pétasse en bikini rose shiny sur fond musical

septembre 5, 2010

Je me lève trop tôt pour un samedi matin, mais moins hangover que les autres participants du vidéoclip de Gab Roy featuring Pellep Pellep Pellep. Je les retrouve sur un terrain de basketball. Une fille refuse de porter le haut d’un de mes bikinis, prétextant que ses boules sont trop grosses pour mes bikinis x small. Je me change en pétasse, dans la voiture d’un mec trop chou qui se promène avec dix parapluies dans son sac. Une fille trop hot accepte de faire des moues avec moi, dans une grosse auto. Entre les prises, elle boit du Kool Aid avec Pellep Pellep et moi je bois du Gatorade à la lime dans ma flasque d’alcool portant l’inscription slut. Elle part travailler à Bières et Compagnie et Gab Roy parle à un mec qui lui fait peur avec son pit bull Chucky, élevé pour grogner comme s’il avait la rage.

Après le tournage du vidéoclip-qui-se-moque-des-clichés-présents-dans-les-vidéoclips-de-hip-hop, je rencontre la grand-maman de Gab Roy, la grand-maman qui se rapproche le plus d’une super héroïne de 89 ans ever, elle a de belles photos sur ses murs d’appartement, des cicatrices parce qu’elle s’est fait stabber par un voleur, mon livre dans sa bibliothèque, et une quasi passion pour les films pornos et les matchs de tennis qui passent à la télévision. Je parle aussi de fétichisme de ballons, de filles qui veulent se faire gifler très fort par Gab Roy et de chattes asiatiques, mais je garde tout secret, ou genre je garde ça secret jusqu’à ce que je sois saoule et que je vous raconte vraiment tout.

Marrez-vous devant le vidéoclip et souhaitez-moi des jambes d’enfer demain pour le Marathon de Montréal!

Bisous y’all!

Vidéoclip-qui-se-moque-des-clichés-présents-dans-les-vidéoclips-de-hip-hop : http://www.youtube.com/watch?v=w4exgJ8kgws&feature=player_embedded

Penser à sa grand-mère qui mange une dinde peut retarder une éjaculation

septembre 4, 2010

Dans le Cosmopolitan du mois de septembre, celui avec le mot va-jay-jays écrit sur la chatte de Jessica-Alba-photoshoppée, il est indiqué que les mecs ne comprennent pas pourquoi les chicks ne jouissent pas en s’insérant un tampon.

Oh Gosh. Moi non plus je ne comprends pas pourquoi et je trouve ça presque injuste.

Mais ce que j’ai préféré lire, ce sont les témoignages des mecs qui confient à quoi ils pensent quand ils ne veulent pas jouir en moins d’une minute.

Jeff : « I hate the smell, taste, and texture of broccoli, so I think of someone shoving it down my throat. »

Kyle : « I remember how I once accidentally found my mom’s vibrator. That makes my sperm swim right back to the source. »

Joshua : « I’ll look at a bedpost and another piece of furniture and try to figure if I can use the Pythagorean theorem to calculate the distance between the two objects. »

Gus : « Dead animals on asphalt. »

Ryan: « I used to picture my grandma, but that got old and stopped working. So now I picture my grandma eating a giant turkey leg and smearing grease all over her face. »

Critique d’Escorte par un mec qui lit maintenant la biographie de la Reine d’Angleterre : http://monavis-surtout.blogspot.com/2010/09/test243-escorte-girl-de-melody-nelson.html

Presque vierge depuis trois ans

août 31, 2010

Vêtue d’une robe marine avec des feuilles d’arbres japonais imprimées sur le tissu, je demande à une caissière cute, à la pharmacie Jean Coutu, devant le métro Jarry, la direction pour aller sur la rue Saint-Hubert. Elle mâche sa gomme en me répondant.

Je marche jusqu’à chez Rita, une fille aux yeux de biche presque timide, à la taille magnifiquement ajustée dans une robe noire et aux cheveux coiffés style Audrey Hepburn. Isadora célèbre son anniversaire le même jour que deux autres de ses copines et je les rencontre pour la première fois ce soir.

Je bois une boisson énergétique parce que je veux rester sage et respecter ma diète de joggeuse. Des mecs arrivent après moi, ils ressemblent tous à Jésus, ou à Premier Mari, avec leur barbe de hippie-ou-d’adorateurs-de-musique-métal. Une fille tatouée d’un superbe éléphant dans le dos me présente tout le monde, mais j’écoute pas les noms parce que je pense trop aux verres de rosé que je ne boirai pas.

Des filles se caressent les épaules en s’excitant pendant que je mange des jujubes à la canelle en forme de bouche. Raphaëlla commence à danser. Isadora dit qu’elle va se shaker les seins seulement si une chanson des Pussycat Dolls joue. Moi je parle de quelle chanson de Madonna je préfère, avec Lorelaï, une fille qui me fait penser à une barmaid du 701.

Elle me dit qu’elle recommence bientôt ses études en architecture et elle me demande si je suis une étudiante aussi. Je lui raconte que je viens de publier un livre sur mon expérience d’escorte. Elle entend « douze ans » quand je lui dis que j’ai fait la pute pendant deux ans, et nous rigolons. Lorelaï me confie qu’elle n’est pas capable de baiser avec un mec qu’elle trouve juste beau, elle doit absolument le trouver super intelligent sinon elle ne mouille pas. À cause de ça, elle n’a pas baisé depuis trois ans. Je n’ose pas lui demander comment elle fait, si elle se touche le clitoris compulsivement, si elle regarde plus de films pornos que moi ou si elle a même oublié la sensation de couilles poilues qui frappent contre sa chatte. Je lui souhaite un gentil professeur mignon et cultivé, et elle me remercie, avant de se lever et de danser sur If U Seek Amy.

Critique de moi-en-tant-que-chick-moitié-glamour-moitié-underground : http://www.adproductions.ca/esculture/?p=168

À la recherche d’une gentille baby-sitter qui ne sent pas le pot

août 30, 2010

Devant un vieil épisode de The Hills, sa petite fille endormie contre un de ses seins, Anita me confie qu’elle est super fatiguée ces temps-ci et qu’elle avale moin souvent le foutre de Neil. Distraite, je lui dis que je fais boire à mon mec des tisanes MCOT à la rose, à la lavande et au jasmin et que ça n’a jamais été aussi jouissif de le sucer maintenant que son sperme garde un petit goût de tisane apaisante.

Elle prend une gorgée de mon verre de jus d’orange et vodka : « J’ai vraiment hâte qu’il me rentre sa grosse queue titanesque dans le cul. » J’arrête de regarder Heidi Montag-quand-elle-avait-pas-eu-ses-douze-chirurgies. Elle continue : « L’autre fois j’étais un peu saoule et il a essayé de me pénétrer le cul, mais le lubrifiant était dans une de nos boites de déménagement alors j’ai réussi à gueuler comme une folle que je voulais pas qu’il me baise mais que je pouvais lui faire goûter mon lait maternel. »

Je lui reprends mon verre de jus d’orange et vodka : « Ça doit être trop difficile de se faire sodomiser quand ta petite fille est dans l’autre pièce. J’aurais peur de la réveiller en criant. » Anita dit : « Je vais bientôt lui trouver une bonne baby-sitter pour laisser Neil m’ouvrir le cul toute une soirée. Mais ce sera pas la fille de dix-sept ans qui habite à l’autre étage. Ses amis ont tous les cheveux longs et ils sentent le pot et l’autre jour je les ai entendus se demander ce que ça signifiait, la polygamie. »

Aventures londoniennes et sensibilité des tétons

août 30, 2010

Je redescends mon t-shirt rose sur mes hanches quand je vais aux toilettes. Mes seins sont too much hot, mais je sens que ma silhouette est moins belle avec mon t-shirt qui me remonte jusqu’au nombril entre deux gorgées de Skinny Vanilla Latte. Devant la glace, je me répète ce que la maquilleuse MAC m’a dit la semaine dernière, « Tu as des cils bénis des dieux et une peau vraiment trop rouge, pauvre chouette. », je me repeigne un peu, et je retourne m’asseoir à une table du Starbucks sur Mont-Royal.

Fabrice est en train de lui raconter la dernière liaison d’un professeur de poésie avec un plombier. Je l’interromps parce que j’aime interrompre les histoires pour qu’elles durent plus longtemps et je lui demande s’il voit encore Emmanuelle, une fille qu’il fréquentait il y a deux-trois ans. Avant qu’il ne réponde, je lui avoue que j’ai fouillé sur son cellulaire et que j’ai vu son numéro : « J’étais vraiment déçue de pas trouver de textos cochons en tout cas. »

J’arrête pas de frapper accidentellement la jambe de Misha parce que nous sommes trop proches l’une de l’autre et j’écoute Fabrice nous raconter qu’il vient tout juste de la revoir, après un an de je-ne-veux-pas-te-revoir-parce-que-tu-es-still-trop-nombriliste-et-folle-pour-moi-et-que-tu-me-fais-chier. Il explique qu’il ne l’avait pas revu depuis qu’elle était revenue de Londres : « Elle faisait un stage dans un musée d’art contemporain et elle était hébergée par son employeur. Elle a baisé avec lui, dans son lit, et son épouse les a surpris comme ça, nus sous son toit. Emmanuelle m’a appelé à une heure du matin pour me raconter tout ça et je me souviens pas de ma réaction sauf que je lui ai dis qu’elle ne serait plus la bienvenue chez moi. »

Je dis « Oh mon Dieu. » et Misha, elle, fait juste me demander si je suis sensible pour vrai des tétons, parce qu’elle, elle ressent absolument rien quand elle se fait toucher-pincer-mordre les tétons.

J’arrive parfois à oublier que Starbucks existe

août 29, 2010

Aujourd’hui j’ai écris all day long à l’Orange Julep, en écoutant Elvis. C’est très inspirant les rondelles d’oignons, les pretzels à la pizza et les pigeons.

Et sans joke, j’avais pas prévu de matcher ma robe à la grosse orange.

Question épidermique d’un lecteur

août 29, 2010

J’adore recevoir vos commentaires, mes chous, vous le savez bien, mais parfois je trouve ça troublant, même si c’est tout innocent.

« Nos réactions épidermiques révèlent souvent ce qu’on voudrait garder caché, et tout à l’heure je m’interrogeais sur la vraie Mélodie… 

Est-ce une fille plus facile à faire rougir (gonfler) des joues ou des lèvres?

La grande question.

L. »

Et pourquoi je pourrais pas être une fille qui rougit facilement des joues et des lèvres? Pudique et exhibitionniste? Je ne brandis pas mes vibros dans la face de toutes mes copines, et si je laisse ma meilleure amie toucher ma jambe pas bien rasée et que je montre mes tétons à chaque fois que je sors de chez moi, je reste quand même super gênée quand un putain de magicien me demande de fermer mes yeux, dans un spectacle présenté aux glissades d’eau, et que je me retrouve sur ses épaules, sa tête entre mes jambes, mon tampon qui cogne contre ses cheveux teints (ouais vous ne me verrez plus jamais assister à un spectacle de magie, sauf si c’est pour libérer les colombes de leur cage).

Mais c’est vrai que mon clito gonfle vraiment beaucoup quand il est excité. J’en suis très fière.

Je suis triste de pas avoir reçu l’offre de poser en tenue indécente sur le cover d’un magazine

août 26, 2010

Je me retrouve dans le numéro du Libraire août-septembre, dans une vidéo de la splendide Cindy Cinnamon et dans Merb, le site préféré des amateurs d’escortes de Montréal. J’étais toute joyeuse de savoir, grâce à un ex client fier de moi, qu’il y avait une discussion à propos de mon livre Escorte sur ce site.

Je vous copie-colle un des commentaires retrouvés sur Merb:

Pat98 : « Hé, hé trop drôle ! Je viens aussi de commencer ! J’ai pogné le livre à Renaud Bray il y a quelques jours.

Pour l’instant (genre 2-3 chapitres), je trouve le style épuré, pas vulgaire et ça se lit bien et facilement. C’est très direct, presque comme un gars qui parle (et c’est bien!)
Ce que je trouve intéressant, pour l’instant (très loin d’avoir fini) c’est de ressentir son vécu et donc de voir le « hobby » de son côté de fille… »

Merci Pat98!

Chronique vidéo de Cindy Cinnamon et Jean-Luc Audet :

http://joseyarsenault.com/fr/blogue/cindyjean-luc/vendredi-sexe-2010-08-18.html

Escorte en ebook :

http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9781926745428/escorte