I just can’t get you out of my head nan nan nan

novembre 29, 2008

lecture: Christian Lander, Stuff White People Like

collation: choco Godiva

J’ai rencontré Alexandre Le Grand un mois d’août, après un voyage en Californie (voilà ou me mènent mes obsessions de célébrités trop bronzées et de séries télévisées à la The O.C.). Je n’avais pas croisé Paris Hilton dans la rue, ce qui me rendait super triste, mais je m’étais acheté des super bracelets et un t-shirt avec une impression d’Edward Scissorhands dessus.

 

J’ai tout de suite trouvé Alexandre Le Grand sexy, avec ses chemises un peu disco, ses discours sur l’architecture brésilienne et le caractère hypocrite de la charité chrétienne, son parfum Clinique Happy, ses chansons du groupe Bauhaus qu’il fredonnait, ses cheveux rasés et son envie de me prendre trois fois en trente minutes. Au mois de novembre, je foutais ma vie en l’air pour mon prochain bonheur, je lâchais mari, travail et études (tout changement radical étant une bonne excuse pour lâcher momentanément mes études), et j’allais vivre rue Léa Roback avec l’amour de ma vie, dans un condo tout vide, sauf pour un méga géant lit en cuir chocolat. Dimanche dernier, à la fête de ma chatte Paprikalicious, je me suis souvenue que ça faisait trois ans exactement, mon déménagement. Trois ans de petits mots laissés sur son ordi par moi, de petits mots laissés sur mon oreiller par lui, de chicanes monstres parce que je laissais mes cheveux traîner partout, et d’amour fou, parce que, comme il répète, en citant un auteur français d’un autre siècle, parce que c’était lui, et parce que c’était moi.

 

Je lui ai demandé, toute collée sur lui, lundi, ce que ça représentait pour lui, trois ans avec moi, ce qu’il avait compris ou whatever. Voilà son top trois d’apprentissage d’une vie de trois ans avec Mélodie Nelson.

 

Ce que je lui ai fait comprendre:

 

1. qu’il lui faut absolument être avec une pétasse

 

(Sa première femme était une française maniaco-dépressive, sa deuxième femme une hystérique maniaque d’Oprah Winfrey qui n’aimait pas sucer, et sa future troisième femme est une pétasse. Wouhou.)

 

2. qu’il lui faut être avec quelqu’un de jeune

 

(Jeunesse égale maintenant pour lui plus d’ouverture, plus de vivacité, plus de sourires, moins de frustration reliée au sort du monde entier)

 

3. qu’il veut d’autres enfants

 

(Il est un père merveilleux, qui aime parler de caca super-héros avec sa plus jeune, et de menstruations avec sa plus vieille, il est drôle, parfait, parfait, et il adore être père. Mais il ne pensait pas l’être encore. Deux divorces et beaucoup de ressentiment et de harcèlement de la part de ses ex donnent ça, zéro confiance, zéro envie, comme résultat.)

 

4. qu’il doit se calmer

 

(Il a un problème de rage face aux ordinateurs qui peuplent sa vie.)

 

Ce qu’il m’a fait comprendre:

 

1. ce que je veux vraiment dans la vie

 

(Robes Marciano, baiser, écrire)

 

2. qu’il me faut être avec quelqu’un de plus vieux

 

(Quelqu’un de plus vieux qui s’appelle Alexandre Le Grand, évidemment.)

 

3. qu’il me faut être avec quelqu’un qui me baise trois fois par jour

 

(Sinon je m’ennuie et je relis Us Weekly trois fois.)

 

4. que c’est bien la fidélité, que la fidélité c’est sexy, underated, moins stressant que l’infidélité

 

(Enceinte de qui? Condom ou pas condom? L’ami de son ami de son collègue m’a vue, est-ce qu’il va tout lui raconter? Pourquoi mon mec m’embrasse pas aussi bien que mon amant? Blablabla, souvenirs d’un autre temps.)

 

Rôties au beurre d’arachides, érection et princesses sexys

novembre 26, 2008

musique: PJ Harvey, This mess we’re in

film: Cinéma du Parc, Lions de Cannes 2008

 

Pour travailler au restaurant Les Princesses d’Hochelaga, Lilianne a juste eu à téléphoner, jurer qu’elle avait dix-huit ans, jurer que ça ne lui dérangeait pas d’être en paréo transparent la moitié d’une journée et montrer ses seins à l’adjoint du proprio.

 

(Lilianne, avant d’être une webcam girl uber extraordinaire, était une téléphoniste érotique, puis une serveuse au célèbre restaurant Les Princesses d’Hochelaga, et puis  une vendeuse de fromages pendant deux jours. J’ai pensé à elle quand j’ai lu dans la Presse de samedi dernier un article sur le resto de Hochelaga-Maisonneuve, temple de la poutine à la mouille.)

 

Elle se couchait à neuf heures pm maximum, après avoir bouffé trois chocolats fourrés à la praline. Elle se levait à trois heures trente-trois minutes, pour la chance, et pour se laver les cheveux et raser les jambes, les aisselles, et la chatte. Faut pas que des poils de chatte tombent dans les burgers et faut pas que les clients se croient avec des primates féministes. Elle appelait un taxi, tous les chauffeurs de Hochelaga la connaissait et quand elle leur donnait l’adresse, ils disaient oh c’est toi la princesse? Comme si elle allait se proposer pour se déshabiller right now, sur la banquette arrière. C’était épuisant, répondre aux attentes, alors qu’elle était démaquillée, les seins tout petits et sur les hautes, à cause du froid, sous un t-shirt à slogans style Free Breakfast ou Girls are greater than boys.

 

Elle entrait par la porte derrière. Habituellement le cuisinier alcolo était déjà là, à boire une bière devant du bacon frétillant. Elle ne le saluait pas. Dès que quelqu’un parlait au cuisinier alcolo, le cuisinier alcolo sacrait et inventait des insultes débiles à crier à tout le monde qu’il croisait le restant de la journée. Pénible. Elle nettoyait les tables du coin du restau qu’elle choisissait (proche du bar, c’est plus payant, ou au fond, loin de la porte de devant, loin du vent, mais proche des postes de télé, qui diffusaient alors des rencontres sportives et du cul non stop). Elle prenait un carnet de factures, écrivait son nom, Lilianne, et la date du jour, en rajoutant des cœurs, des bisous, ou des étoiles, tout pour se personnaliser un peu, ou pour charmer le client amateur de tétons, de nombrils et de sous-marins graisseux.

 

Deux ou trois autres serveuses arrivaient avant l’ouverture, à cinq heures. Elles mangeaient du bacon et prenaient un café et fumaient des topes et parlaient d’Occupation double (« Eux c’est des vrais personnes, ils sont déjà rendus loin dans la vie, pas comme nous. »)ou coupaient la corde de leur tampon dans la salle de bain. La blonde de l’adjoint parlait de ses leçons de golf et de ses quelques kilos en trop. Elle avait l’air d’une giga amazone, avec rallonges capillaires achetées chez Ardène. Mylène montrait ses bras super musclés de jeune mère de Pointe-aux-Trembles. Et le deuxième cuisinier arrivait. Lilianne adorait le deuxième cuisinier, il lui frôlait souvent les seins, lui disait qu’elle lui rappelait quelqu’un, quelqu’un qu’il avait beaucoup aimé, adorait sa pâleur, son acharnement à pas aller dans les salons de bronzage comme les autres serveuses, et il adorait sa maigreur, ses côtes qu’on voyaient un peu, et sa difficulté à bien nouer un paréo (tous les clients appréciait ça, le paréo finissait toujours par s’ouvrir et wouhou chatte gratuite pour tous), et il lui parlait parfois de sa vie d’avant.

 

Il avait été curé, dans un village. Lilianne était trop gênée pour lui demander ce qu’il faisait là, maintenant, aux Princesses. Ça ne se demande pas, de toute façon, les filles peuvent parler de telle serveuse cokée, de telle pétasse qui sert trop mal aux tables (Lilianne était trop nulle mais elle souriait beaucoup, et elle avait une bonne diction, et elle n’utilisait pas d’anglicismes, ça la mettait, inévitablement, dans une classe incritiquable, tout le monde pensait qu’elle était française parce qu’elle disait du beurre d’arachides sur les rôties au lieu de beurre de peanuts sur les toasts), de tel dealer qui donne des tips de l’enfer, mais jamais tu ne demandes à quelqu’un, aux Princesses, ce qu’il fait là. C’était peut-être juste Lilianne qui avait ce principe-là, mais whatever.

 

Lilianne, après avoir travaillé jusqu’à deux heures de l’aprem, retournait chez elle dans l’auto sport d’un client, ou en taxi. La première chose qu’elle s’est acheté après avoir payé son loyer et tout, avec l’argent des Princesses, c’était un super vibro rose, et des revues porno avec des asiatiques poilues qui sautent dans des chutes d’eau. Et aussi un film pourri de Marc Dorcel. L’histoire d’une fille qui déménage dans une autre ville avec son copain, qui regarde un bijou dans une vitrine, elle devient danseuse pour pouvoir s’offrir le bijou et baise avec plein de monde habillé en lingerie quétaine. Elle se masturbait au moins cinq fois avant de manger ses chocolats et avant d’aller dormir, en pensant à tous les mecs qui auraient voulu lui pincer les tétons pendant la journée. Elle s’imaginait sur leurs genoux, à rire, et à se laisser caresser partout partout, pendant qu’elle s’enfilerait du bacon.

 

(J’ai pensé à Lilianne en lisant la Presse, ma Lilianne chérie, ça fait une éternité que je l’ai pas vu, je voudrais que tu me racontes qui tu fouettes ces jours-ci, tu es partie des Princesses parce que ça te faisait trop chier de te lever à trois heures trente-trois minutes, est-ce que tu y retournes pour mater les pornos et tes anciennes collègues? Parle-moi encore des couples qui te proposaient des trips à trois, monsieur con et femme boudin, et des américains qui se faisaient prendre en photos avec toi, pour un souvenir d’enterrement de vie de garçon et tout. Je m’ennuie chérie.)

La littérature comme raison à la mouille sous mes ongles

novembre 26, 2008

Quand j’étais petite, ma mère ne me laissait pas écouter la télé, à part Robin et Stella, et Bibi et Geneviève. À dix ans, j’étais super reject à l’école les lendemains de Chambre en ville ou de Chop Suey. Et je me souviens que je pensais que Marina Orsini avait l’air de jouer dans toutes les émissions hot (elle a tout fait non? prof? sauvageonne? urgentologue en chaleur?). Ma mère était super pas juste.

 

Mais ma mère, même si elle était sévère niveau télé, me laissait lire n’importe quoi. C’est ainsi qu’elle m’avait suggéré de lire La bicyclette bleue à neuf ans. J’avais adoré : des filles riches déviergées, des jeunes pétasses qui aiment baiser dans les ruelles, des viols sanglants et des expériences traumatisantes genre le lancer du bébé juif sur le mur. Si ça se peut, c’est ma mère qui m’a rendue totale obsédée. Après, vers onze ans, elle m’a proposé de lire les sagas de Virginia C.Andrews. OMG. Les romans de Virginia C. Andrews c’est des mixtes entre Aurore l’enfant martyre, les grands succès de Danielle Steel, les histoires judiciaires des frères Hilton, et des films pornos crades. Le frère baise avec sa soeur, mais il ne savait pas que c’était sa soeur, ils sont enfermés dans un grenier pendant dix ans, ils mangent des rats, ils se marient et ont des enfants, les enfants découvrent que leurs parents sont des frères et soeurs, ils sont total rébutés, deviennent prostitués, drogués ou danseurs de ballet, et couchent avec leur arrière-grand-père. Super cool. De quoi s’inspirer dans la vie quotidienne, sans blague.

 

Et après, plus tard, quand j’ai lu Evelyn Lau et ses histoires de filles fraîches choisies pour baiser une heure dans une chambre, ses histoires d’asian girls qui se promènent en taxi du bordel jusqu’à chez elles, et qui se font leur professeur de littérature dans le salon du monsieur, pendant que l’épouse somnole au lit, et après Josée Yvon, et, encore un peu plus tard, quand j’ai lu Nelly Arcan et ses angoisses au collagène, à la coke et aux cheveux blonds, j’ai voulu tout savoir, j’était super boulimique de toutes les expériences sexuelles du monde entier, je voulais savoir comment les pornstars faisaient pour sucer un cheval, et ce que ressentait une pute après une dizaine d’heures de travail. Et quand j’ai lu Virginie Despentes, en entrevue dans, je pense, Rock’n Folk, j’ai compris que je voulais avoir le même but qu’elle : m’approcher le plus possible de la féminité, connaître les escortes, les danseuses, les putains de téléphonistes érotiques, pour savoir c’était quoi le secret, c’était quoi le secret de tout, du cul, des hommes qui aiment entendre les femmes jouir, des hommes qui aiment écarter les fesses des putes pour y rentrer leur bite sans rien demander, des femmes qui se font mettre un doigt au restaurant, par leur amant, des femmes qui savent séduire, et avoir l’air tellement confiantes, l’air des femmes qui savent séduire et qui aiment faire semblant d’être au top de tout, cet air triomphant qu’elles ont, celles qui se font payer, parce qu’elles savent, c’est sûr, elles en savent un peu plus que nous, nous qui restons là à lire les mêmes articles sur le point G dans les magazines, les mêmes articles, année après année, de pourquoi il faut s’habiller en Mère-Noel pour l’allumer, quand c’est décembre, et en lapine de Pâques, quand c’est genre fin mars, début avril.

 

(J’ai l’air d’être frustrée, mais je ne le suis pas, je me trouve super mignonne dans mon costume de lapine de Pâques.)

Regarder de la quasi-porno avec ses beaux-parents : ewwww

novembre 25, 2008

musique : Rufus Wainwright, Cigarettes and chocolate milk

soupe: légumes et pommes de terre et fromage de chèvre

 

En fin de semaine, c’était travail, fête pour les trois ans de Paprikalicious, léchage de la chatte de Misha, et aussi, visite des beaux-parents.

 

J’aime mes beaux-parents. (Et même si je ne les aimais pas, je ne le dirais pas, parce qu’il faut toujours dire des choses gentilles sur la famille du Grand Amour.)

 

J’aime mes beaux-parents parce que :

 

1.Belle-Mère a l’air vingt ans plus jeune que son âge, sans chirurgie. Ce qui signifie que je trouverai Alexandre Le Grand toujours sexy, même quand il aura 90 ans.

2. Beau-Père parle contre tout, déteste tout, trouve que tout le monde est ratoureux, tout le monde lui vole de l’argent, mais moi, je l’écoute, je hoche la tête quand il parle de Ségolène, de socialisme perdu, de valeurs conservatrices, du prix de sa maison, du prix de son auto, du prix de ses pantalons, du prix de sa deuxième maison, du prix de la réparation de sa piscine creusée, et je l’écoute et il m’aime, parce que j’ai l’air en accord avec tout ce qu’il dit.

3. Belle-Mère fait un gâteau aux fruits que personne n’aime sauf moi. C’est moi qui le mange au complet, à toute heure de la journée, j’adore.

4. Beau-Père me photographie les seins en toute subtilité. C’est flatteur et classe, vu que tout est subtil, vraiment.

5. Belle-Mère dit de belles choses sur moi à Belle-Fille Première (qui vit dans un pays loin, loin, loin). Je sais pas ce qu’elle dit quand je suis pas à côté d’elle, mais quand je le suis, elle dit que je suis coquette, originale et que j’ai de belles robes.

 

Mais même si je les aime, j’ai été légèrement mal à l’aise, samedi soir, quand, suite à un souper de crêpes aux andouilles, Belle-Mère a ouvert son ordinateur, afin de me montrer les blagues que lui envoient ses copines. Elle m’a montré des trucs quétaines comme des photos de l’automne en France, et des chemins en campagne brésilienne, et après, elle a ouvert un de ses courriels. J’ai vu que le nom de la pièce jointe était « Dieux du stade ». Je lui ai dit de pas ouvrir, que c’était pas une blague, mais des photos de calendriers de mecs. Elle a quand même ouvert. Et j’étais embarrassée. Je suis pudique, en réalité, really. Et là, s’affiche sur l’écran ce que je connaissais déjà (j’ai travaillé dans une librairie qui vendait les dvd des Dieux du Stade), des mecs à poils, aux fesses bien rondes et musclées, à la bite à peine cachée par un ballon de foot. Et Belle-Mère continue de regarder chacune des images, en me demandant si je savais quel sport ils pratiquaient, les mecs. J’ai pas regardé les images avec elles. Je regardais mes ongles. Je prenais une gorgée d’eau. Je comptais combien de secondes elle passait sur une image. Voir que j’allais regarder des photos de mecs tout nus avec Belle-Mère!

 

Les mecs musclés et en noir et blanc, papier glacé, je les lui laisse, et je me garde son fils, qui a de plus belles fesses qu’eux tous!

Citation du lundi soir

novembre 24, 2008

« Combien d’hommes ais-je baisé? Je croyais le savoir, mais les billets se comptent mieux que les clients. » Camille Fortin, Bordel

 

Marissa ne le sait pas non plus. Elle dit entre mille et trois mille, mais moins que Jack Nicholson qui a baisé au moins dix mille pétasses. Elle s’en fouette un peu, maintenant, elle dit tant que je me souviens de ma première fois, et tant que je me souviens du prénom, vrai ou faux, de mes clients réguliers, je suis une fille heureuse.

 

Elle sait pas ce qu’elle dira un jour, à son amour, s’il lui demande combien de bites elle a eu dans le corps. Elle ne sait pas si elle pourra se trouver un mec qui acceptera qu’elle aie des kilomètres de bites dans la chatte et dans la tête.

Torture au rayon des magasins XXX

novembre 24, 2008

From: Kaprielle

To: mélodienelson@hotmail.com

Subject: Dessous sexys

Date: Nov 21, 2008

 

Chère Mademoiselle Nelson,

 

Que peut-on faire si on n’a pas la taille de guêpe que tu as, lorsque les portes-jaretelles taille large nous font sentir saucisson comme si c’était du small??? Quel genre de dessous sexy propose-tu à des jeunes filles non pas obèses mais pas dans les normes des magasines, juste un peu plus en chair?

 

Kaprielle

 

From : Mélodie Nelson

To : Kaprielle

Subject : Faut aller shopper en Angleterre dans les sex-shops des designers

Date : Nov 21, 2008

 

Chérie!
 
Ça c’est trop nul et c’est la faute des sexshops!!! Pas la tienne!!!!Parce que leur taille sont trop merdiques, je le sais, le extra small me fait pas, jamais jamais, je dois prendre toujours plus et ça me frustrait psychologiquement avant, mais pff maintenant j’achète plus grand et c’est mieux. (Mais pour les jeans, je continue à stresser si je fais plus que ma taille habituelle, alors je vais toujours dans le même magasin, qui a des tailles inhabituellement petites, mais c’est juste parce que, exemple, du 23 chez Guess, c’est genre du 25 ou 26 chez Garage). Tu devrais prendre une plus grosse taille, sans te sentir mal du tout du tout.

 

(Oh et j’ai pas une taille de guêpe, mais merci quand même sweety. J’ai une taille de ruche, tu sais, avec les rondeurs et tout. Mais fuck, tant que ma taille de ruche rentre dans mes skinny jeans, je m’en fouette grave.)

 

 

 

 

Il y a deux-trois Noël, je magasinais avec Alexandre Le Grand dans des sexshops spécialisés BDSM. Il voulait trouver un masque en cuir pour un de ses copains, dont le plus grand fantasme est de baiser une lady à la chatte serrée mais au visage ingrat (d’où l’indispensable masque, qui exciterait beaucoup beaucoup le copain en question). Moi je voulais me trouver un corset (mission presque impossible pour moi, j’ai des critères trop sévères, je sais pas, je veux LE corset qui me remonterait les seins comme les seins de Victoria Bechkam dans 90% de ses robes). Rien ne me faisait à la boutique, et il n’y avait pas de miroir dans la putain de cabine d’essayage (what the fuck, ça craint plus que de commencer ses menstrues dans culotte préférée). Tout était trop large. Et le vendeur me dit que pour ma taille, faut du sur-mesure, mes seins sont trop petits pour tous les corsets en cuir de la boutique. Fuck you. Et j’ai préféré oublier son air de découragement (par rapport à ma craque de seins ou ma difficulté à attacher un corset). Depuis je vais pas à la boutique (dommage car belle sélection de masques, même de tête de cheval, tu peux aller voir, c’est El Bolero, sur la Plaza St-Hubert, fait gaffe au vendeur qui te dit que la boutique, c’est le Versace des sexshops, il se croit trop top et il est trop gai pour apprécier mes seins).

 

(Info importante : le copain d’Alexandre a été très content du masque sélectionné. Il m’a montré des photos d’une fille en chevauchant une autre, portant le dit masque. Super classe.)
 
Moi je pense que tu pourrais sinon te trouver des bas auto-fixants (je persiste à croire que ça existe, malgré ce que j’ai écrit sur Marissa et ses bas auto-fixants qui tombaient tout le temps à sa première journée de travailleuse du sexe). Et même un porte-jarretelles, mais plus grand que ce que tu avais. Je peux pas croire qu’il n’y en aie pas un pour toi! Tu as un beau corps et je t’ai vu sur des photos sur facebook en maillot de bain et tu serais super sexy en porte-jarretelles, certain! Mais si tu te sens pas à l’aise, faut JAMAIS se forcer (c’est pas sexy).

 

Je te verrais en baby-doll ou en n’importe quelle lingerie taille empire. La taille empire c’est le top pour tous les corps. Ça montre bien les seins (vu que c’est serré niveau poitrine) et c’est lousse niveau taille et hanche (donc tu peux manger autant que tu veux en portant tes trucs sexy). Il y en a toujours plein de modèles à la Vie en Rose (et Vie en Rose Solderie sur la Plaza, j’adore les liquidations). J’adore la couleur chocolat. Il me semble que ça irait bien avec ton aura et tes lunettes.

Sinon ce qui est joli, et qui vient parfois avec un porte-jarretelles intégré, c’est les corsets de taille. Ça te serre la taille et c’est sexy parce que je trouve que ça met en évidence les seins (porte une culotte toute petite et simple, de la même couleur que le corset de taille), vu que c’est la seule partie de ton anatomie que tu montres vraiment.

 

 

 

Tu me parleras de ton magasinage plus tard, d’accord? Mais je reste sûre qu’un dessous taille empire c’est winner!!!

 

 

 

Bisous! Amuse-toi bien!

 

Mélodie xxx

 

From : Kaprielle

To : mélodienelson@hotmail.com

Subject: petite collégienne sur les hautes

Date : Nov 22, 2008

 

Mélodie,
 
Les corsets avec porte jarretelle intégré, ça s’appelle une « guêpière »… j’ai appris ça par mon chéri
 Il m’a appris ça en m’annonçant qu’il n’aime pas ça  Mais je vais essayer de trouver un simple porte-jarretelles avec une petite jupe d’écolière qui le fait tant bander!

Hihihihi (rire de diablesse)

Merci beaucoup pour remonter un peu mon estime de moi! On s’en reparle!
 
Kaprielle XxX

 

From : Mélodie Nelson

To : Kaprielle

Subject : Je suis nulle

Date : Nov 24, 2008

 

Argh, je suis conne, j’avais oublié ce mot dans mon vocabulaire. Guêpière, putain! J’ai une mémoire de merde, ou peut-être, je vais prendre ça comme excuse, qu’Alexandre Le Grand venait tout juste de me faire perdre la tête en me parlant de son jus que je devrais boire plus souvent.

Deux Barbies sous des draps couleur caramel

novembre 24, 2008

Musique: Robyn, Konichiwa Bitches

Bouche ouverte:  Jamieson Omega-3 complete

 

Je reviens de me masturber, quatre minutes au lit, à arrêter le vibro sparkling doré et à le repartir un peu moins fort, faut que j’entende le concierge s’il arrive, il devrait passer bientôt, placer de nouveaux néons dans la cuisine, pendant que j’écris, juste à côté, les tétons libres et bien visibles sous mon t-shirt jaune transparent (le jaune, c’est une couleur traître, qui va à personne, sauf à Kate Moss, et si c’est transparent, là fuck la couleur, on voit juste le rond légèrement brun de mon mamelon et c’est suffisant pour ne pas remarquer que le jaune, ça donne un air de nausée prochaine).

 

Fallait que le vibro soit à une vitesse réduite aussi, parce que j’avais encore le clito en feu à cause de Misha, qui m’a léchée pendant presque une heure, hier, pendant la fête de Paprika. Pendant que belle-fille Princesse jouaient avec ses copines (deux des sœurs de Misha, radieuses et croquantes, et des petites mexicaines) et ses copains (un prince charmant venu de Repentigny, et Ken le lutteur baiseur de Barbies) à se cacher sous les draps du lit à deux étages, à mettre les pieds dans le bol d’eau de Paprika, à déballer les cadeaux de Paprika (la chanceuse a reçu des bonbons anti-carie, un napperon Hello Kitty, deux couvertures roses chatoyantes, une photo de pieuvre, une publicité du savon Le Chat Marseille encadrée, et du lait sans lactose), à faire le bordel dans les 10 000 accessoires Playmobil que belle-fille Princesse possède, j’avais amené Misha dans la chambre, pour lui montrer mon nouvel ensemble soutif-culottes de marque French Cancan.

 

Elle m’avait demandé de l’essayer, pour voir s’il lui faisait, mais elle fait un bonnet de plus que moi la pétasse, c’était sûr que ça lui ferait pas. Elle a enlevé son soutif rose perle et l’a laissé sur la commode, déjà encombrée par tout plein de trucs, par un article de journal sur le resto Les Princesses d’Hochelaga, deux tonnes de revues, dont le Vanity Fair spécial Monroe que je n’ai pas encore terminé de lire, le livre de Brett Kahr, un psychothérapeute qui aime discuter perversions à heure de grande écoute sur la BBC, Host de Stephenie Meyer, un serre-tête avec les oreilles de Minnie Mouse, la Bible, des boucles d’oreilles signées Sandrine Devost, le plus beau tiara du monde, toutes les robes que j’ai essayé pendant la matinée (je savais pas ce qui faisait à la fois sexy et fête d’enfants pour un chat) et ma lime à ongles super gorgeous parce qu’elle a plein de cupcakes au chocolat comme motifs.

 

I’m so very hot that when I rob your mansion

You ain’t callin the cops you call the fire station

 

Je me suis assise sur le lit pour la regarder. J’ai retiré mes bas collants, je venais tout juste de faire un major trou dedans, en m’accrochant dans la boite à trésors d’Alexandre Le Grand (meuble qui trône dans le salon, rempli de bouteilles de vodka, rhum cubain, sake dégueu, Jack Daniel’s, etcétéra). Misha a demandé à voir la culotte que je portais ce jour-là et j’ai levé la robe en pouffant d’un rire que je me plais à imaginer comme celui d’une grande Alice au Pays des Merveilles, mais qui est plus le rire d’un âne en chaleur. Elle s’est jetée sur le lit en imitant mon rire et si c’était un film grand public, la scène suivante serait Misha et moi en train de sucer des popsicles, les joues rosies, et de proposer une salade de fruits aux enfants, et si c’était un film porno, la scène suivante serait Misha qui m’ouvre les jambes et qui vient foutre sa langue sur mes cuisses, et mes mains qui prennent sa tête et qui la dirige vers ma fucking chatte.

 

Don’t I look tasty like a French Bon-Bon

Coming in your mouth make you say yum yum

Even more sweeter than a cherry bomb

 

Mais comme c’est ni l’un, ni l’autre, Misha a écarté mes culottes rayées vert lime et bleu poudre, a dit que je sentais crissement fort la mouille, et elle a embrassé tout doucement mon clito. On est allées sous les couvertures, comme ça, si un enfant entrait, on pouvait dire qu’on se reposait ou qu’on cherchait Paprika dans le lit. Who care si les culottes de Misha étaient maintenant sur le plancher, avec mes bas collants et mon soutif French Cancan?

 

Pas moi en tout cas. Pas avec la bouche douce de Misha sur mes lèvres, qui m’embrassait avec la langue goût chatte et goût baume citron-vanille. Elle m’a demandé si je voulais qu’elle me rentre le vibro, mais j’ai dit non, trop de bruit, et pas envie de me lever pour aller laver le putain de vibro déjà couvert de mouille séchée depuis un siècle. Elle m’a entré un doigt, tout doucement, comme si j’allais protester, et ses petites dents sont venues s’attarder sur mes tétons, son corps était super chaud sur le mien, je trouvais ça trop bon de l’avoir comme ça, cachée sous les draps, que pour moi. Elle a les plus beaux cheveux du monde et je lui ai demandé de les mettre sur mon visage, elle s’est assise par-dessus moi et m’a caressé le visage et les seins avec ses cheveux, ça me chatouillait plus que ça m’excitait, alors je me suis relevée un peu et j’ai sucé ses seins. Je pourrais sans blague les toucher pendant dix heures non stop, sans me tanner, ils sont trop malades, tout blanc aristo, gros, ronds, malades, malades, vraiment. On s’est léchées en rigolant, en disant à l’autre que c’était elle qui avait la peau la plus douce, les grains de beauté les plus gracieux, le bas du dos le plus sexy, la chatte la plus mortelle.

 

Et j’ai même pas crié quand elle m’a fait jouir. Alexandre Le Grand aurait été super fier de moi et surpris, lui qui a toujours peur que les voisins, le postier, le concierge entendent mes cris quand il est entre mes jambes.

 

Check the scenario : I’m a bust your ear drum

Leave your heads ringin with the ringa ding dong

Never ever : j’ai jamais avalé de la pisse dans un entonnoir

novembre 20, 2008

 

Je vous adore, vraiment, je vous adore les chéris. Quand vous ne me rappelez pas des ébats de fausses lesbies dans les vapes, vous me demandez des conseils niveau lingerie ou vous me faites une liste de vos positions préférées pour l’enculade. Trop chou, vraiment. Mais faites attention, faut pas non plus se penser plus sage que moi, Mélodie Nelson, pseudo-prêtresse du sexe immaculé sans conception. Genre chier avant la sodomie, je connais (et ça aide de prendre une tisane diéturique Adrien Gagnon saveur menthe ou citron californien).

 

Une chica m’écrit, pour m’annoncer toute solonelle-gentille, le conseil d’un de ses amis gais :

 

« De préférence, toujours aller à la toilette avant de se faire mettre dans les fesses, ça évite, pour l’homme, de sentir sur son gland des morceaux de caca qui seraient plus dur, et ça évite, aussi, si le caca présent est moindrement mou, de ressortir avec un échantillon de celui-ci sur le pénis. »

 

Carla chatounette, c’est super gentil de donner ce conseil, mais vraiment c’est la base. Mais qui peut déféquer sur appel? Vraiment, je préfère le conseil de Marissa : ne pas bouffer pendant deux jours, alors tu n’as rien à digérer et tu t’évanouis dès que la bite te pénètre.

 

Et les pétasses, faut pas s’énerver pour quelques croûtons sur la queue de votre mec : c’est presque la norme dans les films gonzo, plus c’est merdique, plus c’est vrai, donc jouissif. Le fake c’est out, faut savoir sublimer le vrai, rendre le dégueu excitant et tout et tout.

 

Je sais que vous adorez. Allez, oublier le fond de teint ou le correcteur de peau blafarde, faut se badigeonner à la mouille. Et pour le parfum,  n’utilisez plus Givenchy, rien n’est plus very irresistible que l’éjac du matin.

De la mouille plein la petite culotte à pois

novembre 19, 2008

Mélodie Nelson tient à remercier Édouardinet H. Bond Chéri, pour avoir donné son adresse de blogue à Pascalinet Renart Léveillé Chéri. Grâce à eux deux, elle a plein de nouveaux obsédées et plein de nouvelles salopes et ça l’a fait très très mouiller.

Bisous partout à vous!

http://blogosphere.branchez-vous.com/2008/11/du_sexe_au_menu.html

Je n’ai pas encore reçu mon manteau en fourrure de lapin motifs léopard

novembre 18, 2008

 

Breuvage : Brio aux oranges sanguines

Costume : Bunny à l’oreille droite courbée

 

Je ne connais pas de fétichistes avoués des bas et porte-jarretelles. Je sais que mon mec aime bien, c’est le type de lingerie qu’il préfère, avec le corset, parce que ça montre bien les fesses, marquées par les élastiques du porte-jarretelles. Je ne connais pas de mec en tout cas qui préfère les jarretelles plus que moi, qui en fait une obsession comme moi j’en ai déjà fait.

 

Pour moi, ç’a toujours été le symbole parfait de la féminité. Même si je les troue en dix secondes ou les laisse filer sans mettre de vernis pour stopper ça, je fais super attention à mes bas jarretelles. Ils sont par paires, dans des petits sacs ziploc, empilés l’un par dessus l’autre par couleur, rose, rouge, blanc, noir, chair, dans une boîte à motifs de brocards. J’ai plus de bas jarretelles que de petites culottes.

 

Marissa aussi trouve que les bas jarretelles, il n’y a rien de plus de féminin que ça. Mais elle n’en porte pas au travail, sauf si un mec lui en emporte une paire. Et sauf à ses premières soirées de putasserie. Au début, elle se déplaçait, avec chauffeur et autre escorte sur la banquette arrière. Elle détestait, parce qu’elle faisait des heures démentes, de genre huit heures pm à six heures am, alors qu’elle était encore étudiante au bac. Le premier soir, elle s’est changé deux fois, elle pensait que les escortes portaient toutes des bas jarretelles (en fait, elles portent plus souvent des skinny jeans que des bas jarretelles), mais elle ne trouvait pas deux bas identiques (elle n’est pas aussi rangée que moi) et enfin, les bas qu’elle préférait étaient déchirés et ceux qu’elle a trouvé et mis se sont déchirés après qu’elle soit tombée sur la guitare de son mec (scène difficile à imaginer, mais elle dit vraiment, je me suis enfargée dans sa guitare et je pleurais presque parce que c’était l’hiver, j’étais pute mais j’avais pas de bas jarretelles, je me sentais…plus nerveuse à cause de mon linge que pour ce que je me préparais à faire.) Elle en a finalement trouvé deux blancs et elle s’est sentie pathétique toute la soirée, à les remonter parce qu’ils tombaient toujours. Des bas auto-fixants, mon cul. La pauvre chérie. Même au McDonald, pendant une pause d’une heure parce qu’une autre escorte voulait manger des frites avec mayonnaise, elle s’est sentie regardée croche par tout le monde, tellement sûre que tout le monde devinait dès les premières secondes du premier regard qu’elle était pute (tout le monde devine toujours qu’elle est pute anyway, parce qu’elle échappe des dizaines de condoms dans le métro et qu’elle paie en billets de cent dollars ses sandwichs au dépanneur près de chez elle).

 

Une autre copine, Lilianne, a travaillé quelques mois comme webcam girl (tu parles en soutif ou en déguisement de la fée des étoiles devant des écrans d’ordinateur, tu joues au tic tac toe sur le dos nu d’une compagne de travail, tu chantonnes sur du Madonna et quand un gars a la queue dure comme du bois, il te prend in private et là tu fais plein de cochonneries amusantes) et elle dit que tous les mecs voulaient la voir soit toute nue gratuitement (elle rigole et elle leur montre ses seins, quand ça arrive) ou en bas jarretelles (ou en train d’imiter un chien ou une statue style mannequin de magasin, mais ce sont d’autres histoires…). Elle aime bien prendre son temps, les enfiler un après l’autre en se caressant les jambes. Elle monte les bas jarretelles le plus haut possible sur sa cuisse, demande au client devant son ordinateur si ça va, si le noir est brillant sur son écran, si le modèle lui plaît, s’il a remarqué les petits diamants incrustés et tout et tout. Et après, elle sort un gode et elle se le rentre en criant plus fort que toutes les filles de la place, sauf une, qui est vraiment trop une folle du sexe. Elle se fait jouir ou presque en se contorsionnant pour que le mec voit tout bien, elle fait des zoom sur son clito, sur son gode tout mouillé. Et si c’est son client du vendredi soir 19h30, elle fait semblant d’être la femme du type et de coucher avec son meilleur ami, et là c’est super important qu’elle décrive tout, la douceur de ses bas jarretelles couleur chair, son envie de baiser avec son meilleur ami, elle enferme le meilleur ami dans la garde-robe de l’entrée et le suce dans les manteaux d’hiver, elle dit que le meilleur ami aime beaucoup les bas jarretelles aussi et qu’il vient dessus, après elle se change pas pour son mari et elle lui montre les taches de sperme laissées par son ami. Whatever makes you cum, elle s’en fouette.

 

Ça peut être autre chose que des bas jarretelles aussi. Je suis sûre qu’il y a au moins un obsédé ici qui tripe saran wrap et confiture de fraises.