Si le sexe est wonderful, vite mariage, petits oiseaux et arc-en-ciel dans le lavabo!

décembre 20, 2008

choco: Corfias

souliers: pantouffles rouges à pompons blancs

musique: Nas, Fried chicken

 

Red Bull sugar free? Oui. Robe geisha craquante? Oui. Bas collants pas encore troués? Oui. Du rouge sur les lèvres mais pas sur les dents? Oui. Capsule d’Omega 3? Oui. Chatte rasée, jambes rasées, aisselles rasées? Oui, oui, oui. Quelques coups de fer plat dans mes cheveux golden, des amandes au miel dans un plat en forme de sapin de Noel (je suis aussi quétaine que Bridget dans Girl Next Door, ouais ouais, juré, dès que Ardène vend des bijoux en formes de flocons ou de cannes de Noël, j’y cours), une nappe sans taches de vin, deux-trois chansons de Britanny Spears, et je suis prête à accueillir comme une wannabe hôtesse parfaite (je ne m’appelle pas Lola, moi, han, wink wink à Lola) le couple de l’heure, Betty et Sadek.

Betty est époustouflante, robe extra moulante noire avec coutures rouges et souliers de vamp, empruntés à une copine. Sadek dit qu’un jour, elle s’est présenté chez lui comme ça, sans prévenir, et que depuis il la harcèle pour qu’elle remette la robe toujours, toujours. Alexandre Le Grand nous fait des cocktails, Betty échappe son martini sur ma robe de geisha, mais je m’en fouette, pour une fois que ce n’est pas moi la gaffeuse (retour sur les événements des derniers jours: j’ai fait exploser deux cannettes de coka dans le congélateur, j’ai échappé du vin sur le sofa pendant un épisode d’Entourage, j’ai échappé le séchoir sur la tête de Paprikalicious, j’ai tué quelqu’un dans l’autobus en lui balançant le talon de mes nouvelles bottes, sorties de leur boite miraculeusement, en plein visage et blablabla).

Alexandre Le Grand et Sadek disent des mauvais mots en arabe, Sadek demande comment je fais pour le supporter, et Alexandre Le Grand en rajoute en disant que Betty est définitivement trop belle pour Sadek. Nous discutons aménagement intérieur, mauvais contre-maître, conventum (Betty revient tout juste du sien, elle se souvenait de personne, mais tout le monde se souvenait d’elle), et amour possessif. Betty est déjà sortie avec un mec plus vieux qui l’attendait à la sortie des classes, pour qu’elle parle à aucun autre étudiant, à la sortie des classes littéralement, han, sur le pas de la porte, allez chérie je te reconduis chez moi, tu me suces dans l’auto et je t’aide pour tes maths 536. Moi j’ai jamais vraiment été avec un mec possessif, il paraît que j’ai un frère comme ça, c’est pas correct du tout (wink wink à Philippe, nous en parlerons au lendemain de Noel ou whatever). J’aime bien Alexandre Le Grand, il est du genre à lever ma robe dans un escalier roulant pour que le mec derrière voit mon cul, à me donner la fessée dans la rue, il me montre, mais je suis à lui, il le dit, regardez la salope, c’est ma salope à moi, mais regardez là han, pour vous branler plus tard.

Pendant que les mecs parlent d’enfants et d’endives, Betty et moi nous parlons de chiens qui lèchent leur maîtresse, d’anal et du nombre de mecs qu’on a baisé. Elle dit qu’elle aime trop le cul, qu’il faudrait qu’elle laisse l’amour de sa vie s’il ne la baisait pas assez souvent, c’est le plus important, je dis ouais tu as raison, et de belles mains, et faut un mec qui aime donner la fessée, on a trop plein de palettes en cuir, une avec une pointe de vipère, ça fait trop trop mal, ça pince, ça claque et tout, mais ça fait une éternité qu’on ne les a pas utilisées, au moins deux semaines, faut que je le rappelle à Alexandre Le Grand.

Betty me demande who’s the most wonderful lover I had dans ma vie. Je dis oh c’est Alexandre, sûr sûr, j’en ai eu deux-trois-quatre trop trop bons, mais Alexandre, c’est le plus wonderful. Je lui demande et toi, c’était qui? Et elle répond Sadek, et je le crois pas, je dis vraiment, voir que toutes les deux, on est comme ça, à parler, avec nos deux meilleurs-amants-du-monde-entier à table, c’est beau non, on est les filles les plus chanceuses right now. Et avant que Betty me propose d’échanger, juste pour un soir, je dis je suis chanceuse, il n’est qu’à moi pour toute la vie, plus aucune chatte n’aura sa bite, juste moi moi moi, et je me reverse du vin, en verse à Betty aussi et en propose à nos mecs, en leur répétant ce que Betty et moi on vient de se confier.

Alexandre Le Grand dit que je suis la meilleure pour lui aussi, et il dit à Sadek, en plus elle se rase la chatte aux deux jours, et là moi et Betty on se tourne vers Sadek et on lui demande et comment c’est pour toi? C’est quoi le nom de ta best pétasse ever? Et il veut pas répondre au début, il dit qu’il ne sait pas mais Betty s’asseoit sur ses genoux, et Sadek dit avec cette robe, je te baiserais toute la journée, je suis serré dans mes pantalons, allez Alexandre, ça dérange pas han, que je me dézippe un peu et Betty rigole, la main devant la bouche, comme une poupée polie, et embrasse Sadek.

J’étais crissement soûle quand ils sont partis, et le ventre gonflé de dix mille baklavas, mais je voulais trop quand même me retrouver par dessus Alexandre Le Grand, fuck les complexes de toutounette, et me coller, et glisser mes mains sous ses fesses pour les réchauffer, et lui dire que toujours je le voudrai dans mes trous, toujours toujours, et que je le ferai bander même quand il aura 90 ans, même quand j’aurai 70 ans, who care comment, Viagra, perruque, super lubrifiant optimal, gaine amincissante, colorant pour veines trop protubérantes, uniforme en latex…

citation de la semaine: « There were rules about sex: If the sex wasn’t good the first time, it would probably get better. If it was great the first time, it would go downhill. But mostly, if the sex was really great, the best sex you’d had in your life, it meant the two people should be together. »

Candace Bushnell, One Fifth Avenue

J’aime être jalouse, hydratée et nue

décembre 20, 2008

               

J’ai commencé la journée avec Alexandre Le Grand dans mon dos, qui demande à toucher ma chatte toute douce, il mouille ses doigts avec sa salive et les passe sur mes lèvres, les écarte, me rend trempée, je suis tellement endormie que je dis presque je veux continuer ma nuit, mais je ne peux pas, parce qu’il me met la main sur sa bite trop dure, et que j’ai tout de suite envie de l’avoir en moi, il me baise et je garde les yeux fermés, je sens ma chatte qui s’ouvre pour que sa bite aille plus loin, je sens ma mouille qui coule sur ses couilles et sur mes cuisses, je tends la main pour caresser ses couilles, il monte sur moi, m’écrase les seins, il aime jouir en sentant mes seins tout contre lui, mes yeux sont petits de sommeil, je le vois même pas, quand il jouit. Je me rendors quand il part, je ne me souviens plus s’il m’embrasse avant de me souhaiter une belle journée. Je me lève super tard, mange une poire super mûre, boit de la VitaWater, me prépare pour aller retrouver Sarah Lee, au salon de thé Camélia Sinensis.

 

Dehors, j’attends l’autobus en écoutant les Doves et Beyoncé. Je regrette trop de pas avoir mis ma tuque. Trente minutes passent genre et je suis gelée et déçue de manquer Sarah Lee, je retourne chez moi lui demander pardon, je passe l’aspirateur dans la chambre de la princesse d’Alexandre Le Grand, qui nous retrouve ce vendredi-samedi-dimanche et je retourne au lit, me crosser un peu.

 

Ce qui rachète ma journée, c’est pas mon orgasme merveilleux, mais les nouvelles revues sur les étagères du Multimag. Je suis allée au dépanneur, pour d’autres VitaWater. J’en profite pour regarder les gros titres du Star, In Touch et Allure. Et je vois Jalouse. Le cover est trop magnifique, en noir et blanc, avec une fille défoncée à quatre pattes. Et il y a le mot bombasse, style comment devenir une parfaite bombasse. J’adore le mot bombasse, c’est comme plus adorable que bombe et plus french que bimbo. Super heureuse, j’ai passé la journée à me la jouer fashion orientée, excitée de voir des petites culottes Betsey Johnson sur des mannequins quasi dénudés, à lire sous une jetée en fausse fourrure de vache, avec Paprikalicious sur les genoux.

Commando Style

décembre 17, 2008

Faut pas le faire quand on rencontre les beaux-parents la première fois. Ou quand on a une entrevue dans un endroit super plate et sérieux, genre un cabinet de notaires. Mais sinon, to go commando c’est tentant. Quand je le fais, Alexandre Le Grand pense toujours que je suis prête à baiser tout le monde, alors je porte plus souvent des g-strings qu’avant, mais sous des robes trop serrées ou dans un pyjama douillet, faut pas se gêner. Deviner les coutures de petites culottes, ce sera jamais in, pas comme les soutifs fluos ou foncés, qu’on peut laisser deviner sous un t-shirt trop pâle.

Meilleurs moments pour laisser les petites culottes bien pliées dans la commode

1.Première sortie avec un mec qu’on veut dans notre chatte all night long, pas idolâtrer toute la vie. Il faut lui dire dès le début, qu’on porte rien du tout, pour qu’il ne pense qu’à ça, à si on dit la vérité ou non, à si on a le clito qui gonfle contre la soie de notre robe. Pas question de manger pendant deux heures à un restau sans un arrêt obligatoire dans les toilettes pour baiser.

2.Si on a la chance de sortir d’une limo ou d’une auto nouveau-riche-trash, faut en profiter pour s’exhiber un peu, comme la prochaine pornstar de la décennie, ou la future mariée-slash-divorvée-sans-prenup.

3. Devant des majors pétasses d’Ukraine ou de Russie, pour communiquer dans une langue meilleure que le french ou un diamant sur l’annulaire. Montrer qu’on a un plus petit cul et un grain de beauté sur notre chatte rasée : priceless et pas question de se faire piquer son mari par internet-order whore.

4. J’adore porter des sous-vêtements, aujourd’hui c’est bottes rouges à boutons vintage et petites culottes chocolat en dentelle, coupe garçonne. Mais au lit, à moins de fantasmer scène de viol-allez je tasse ta culotte sur le côté, mieux vaut être toute nue, ou seulement porter du Chanel au creux du cou et des poignets, façon Marilyn, ou du Very Irresistible de Givenchy, façon Mélodie Nelson.

5. Après une opération de garçon à fille, faut prouver au monde entier qu’on n’a plus six pouces entre les jambes, mais bien un clito qui ne demande qu’à se faire sucer, et deux grosses lèvres, comme super écrin à grosse queue.

Une Vierge Marie trop candidement bandante

décembre 17, 2008

Lecture: James Ellroy, Clandestin

Musique: Santogold, Starstruck

 

J’ai commencé au cégep à m’acheter des Maxim et des Playboy. Et des Hustler, parce que tonton Larry Flynt est un mec super important pour moi (un chèque de 500 dollars US, reçu pendant une première session à l’université, sans travail, sans séance de magasinage depuis un siècle, c’est le bonheur). Maintenant j’achète juste si la vedette sur le cover est top sexy (Kim Kardashian, les trois chattes de Girls Next Door, Bruce Willis).

Mais le cover du Playboy mexicain risque d’être un classique, et s’il était disponible au Multimag, je l’achèterais avec le dernier Harper’s Bazaar. Sur les étagères des dépanneurs mexicains depuis le premier décembre, quelques jours seulement avant le pélérinage à Mexico au tombeau de la Vierge de Guadalupe, le Playboy montre une sexy girl à l’air innocent et très Virgin Mary, vêtue seulement d’un drap blanc qui repose sur sa tête et sur sa grosse poitrine de salope religieuse.

Pèlerinage super populaire et cover de Playboy qui s’en inspire? Cela a enragé beaucoup de puritains, assez pour que la direction de Playboy s’en excuse et donne comme explication que l’idée derrière le cover n’était pas de représenter la Vierge de Guadalupe, mais de refléter une certaine atmosphère de Renaissance. Yeah, well, moi quand je pense à la Renaissance, j’imagine Leonardo da Vinci et Rabelais qui bouffent pendant des heures en parlant de caractères d’imprimerie, pas une salope cachant ses seins bonnet DD sous un drap blanc sale.

C’est pas vrai

décembre 16, 2008

 

C’est pas vrai, je veux que vous continuez à regarder mes seins, sinon pourquoi se mettre à moitié à poils dans mon appartement durant l’après-midi, à me déplacer devant les fenêtres et à prendre des photos de moi devant le miroir? Trop mauvaise photographe, et trop fausse narcissique, je mettrai pas les photos sur le blogue, pardon les chéris, mais faut vous dire que si je pince très fort, les marques rouges sur mes seins restent longtemps et paraissent bien jouissantes sur photos.

Sexy et canadienne

décembre 15, 2008

Le nom est trop hot. Choisie pour se moquer d’une culture obsédée par la célébrité, les paparazzis qui se camouflent mieux que les soldats en Irak et le glamour à 300 dollars les deux jambes en denim, la marque Naked and Famous vend qualité d’inspiration pop-art (denim japonais, coupes cools de devant et de derrière) à zéro le coût, comparé aux marques qui s’impriment sur le cul de Jessica Simpson et Carmen Electra.

C’est super dur de me trouver des jeans. Rien me fait. Trop petit cul, cuisses trop larges, whatever. Je m’achète max une paire de jeans par année, je l’use à marcher en talons sur les bords pas faits, et de toute façon je préfère les mini jupes. Mais si je m’en achète en 2009, je craquerai peut-être pour cette marque sexy, qui fait tout au Canada, parce qu’on sait bien que les girls du Canada sont les prettiest models disponibles all around the world.  (Et qu’elles fantasment toutes sur une baise rapide dans une cabine d’essayage.)

Source photo : nakedandfamousdenim.com

TVA, penthouse et facial juteux

décembre 14, 2008

Teinture : golden châtain

Boisson : Brio au citron

 

Marissa envoie des photos d’elle toute nue à ses copines.

 

Marissa ne sort pas avec ses clients. Elle n’a pas le temps. Quand elle ne travaille pas, elle magasine, fait de la peinture, songe à faire un doctorat en socio-littérature, se promène dehors, sourit à tout le monde dans la rue quand elle est heureuse ou sinon, elle porte des grosses lunettes et un air boudeur et elle traverse aux feux rouges en faisant des fuck you aux automobilistes mécontents. Elle est une pute, elle peut tout se permettre qu’elle dit, parce qu’être pute, il n’y a rien de plus important, sans elle la société éclate, le parlement reste fermé jusqu’au mois d’avril 2011, les époux tuent leur épouse, tout le monde devient obèse, l’argent en trop se perd chez Chanel pour le bonheur de personne, juste pour dépenser, juste pour se vider un peu le porte-feuille en substitut des couilles. Mais Marissa fait des exceptions parfois, parce qu’elle aime se faire baiser gratuit par tel mec, ou voir la collection de dvds de l’autre, ou a envie de passer une fin de semaine complète avec un avocat qui sniffe sa coke avec un billets de cent tout prêt et crispy, sur le corps de mon amie.

Elle a accepté de sortir ce vendredi avec un monsieur qui travaille dans la maison de production affiliée à TVA. Elle savait pas comment s’habiller, elle m’a envoyé des photos numériques par courriel, à moi et à une autre copine commune, pour que nous choisissions pour elle sa tenue. Ses critères : possiblement plus sexy que toutes les pétasses qui seront présentes au resto préféré du monsieur, le Buenanotte, possiblement une tenue qui fait pas pute, possiblement serré mais pas trop, possiblement qui ne lui fait pas des jambes trop courtes et des cuisses trop grosses. Nous avons voté, à deux contre une, pour une robe prune en soie, style pyramide aztèque et kimono japonais, élégante et très très courte.

Marissa aime son vibro plus qu’une bite sur cinq.

Elle ne voulait pas que le mec la rejoigne chez elle, pas question de donner son adresse à un mec qui a trente-cinq ans de plus qu’elle et qui aime les caméras. Elle lui a donné rendez-vous au casse-croûte à cinq mètres de chez elle. Elle a bu du coca zéro en lisant son horoscope 2009 dans trois magazines différents. Quand il est arrivé, elle lui a fait un grand sourire et lui a dit qu’elle adorait son foulard coloré et il l’a embrassée sur la bouche. Il lui a ouvert la portière passager de sa Mercedes, elle s’est assise sans croiser les jambes, parce que ça donne des varices et de la cellulite et que si Marissa a de la cellulite, elle ne pourra plus dire qu’elle a 19 ans dans ses annonces publiées sur le net et dans les journaux.

Marissa n’était jamais allée au Buenanotte, mais elle connaissait la place, elle avait l’impression que la moitié de ses clients lui disaient que c’était leur restaurant préféré, ce qui lui faisait envisager le Buenanotte comme le plus grand rassemblement de poseurs cochons et de pétasses en bijoux clinquants au monde. Elle a mangé très lentement, et pas beaucoup, pour avoir le ventre tout plat parfait quand le mec la baiserait plus tard. Elle a beaucoup bu, sans compter les verres, mais pas trop, pour pas accepter n’importe quoi plus tard, et pour pas révéler n’importe quoi non plus. (Elle a le gros problème extra rare, comme moi, de trop parler dès le premier verre de pinot grigio en trop.) Elle se rendait souvent à la salle de bain, question de regarder si sa robe était fripée, tachée ou si elle avait de la vinaigrette au fromage bleu sur le bout du nez. Elle regrettait de pas avoir demandé du coca zéro au Buenanotte aussi, parce qu’elle s’endormait grave à écouter son mec parler du plateau des Retrouvailles de Claire Lamarche.

Elle pensait à son vibro qui l’attendait sous son oreiller et à son ami photographe super cochon. Il la baise trop bien dans toutes les positions possibles, jusqu’à être en sueur, jusqu’à vouloir se laver et baiser dans la douche, en buvant l’eau et le sperme qui coulent sur les cuisses de Marissa. Le mec de TVA lui a posé une question sur la littérature allemande et Marissa a commencé à parler de la littérature de science-fiction saveur socialiste, apparue après la création de la République démocratique allemande, en 1949 genre. Elle avait envie de demander à son client de se déguiser en soldat nazi et de l’attacher à sa chaise de resto ou de rentrer des fourchettes dans sa chatte, un truc pour l’exciter, un truc pour pas bailler. Une fille s’est arrêtée devant elle, elle s’est présentée, à embrasser Marissa et le client. Elle était super heureuse de revoir le mec, ça faisait une éternité, elle l’adorait, elle adorait sa chemise, et la salade qu’elle a mangé pour le souper, et la robe de Marissa, et les souliers de Marissa, et la couleur de la corbeille à pains et tout le monde qu’elle croisait au Buenanotte, elle voulait super trop que Marissa et monsieur TVA la suivent après dans le penthouse d’un de ses amis, pour champagne et vidéoclips d’artistes autrichiens super inspirés et tout.

Marissa a envie de cherries popping et de gros seins.

Marissa voulait essayer dès lundi un régime style champagne et cerises de terre, et aussi elle aurait bien voulu se coller contre la brunette coupe de cheveux à la Rihanna. Marissa tripe pas girls, girls, girls, mais la pétasse gelée hyperactive devant elle était une mini cutie de cinq pieds et elle avait des gros seins à 3000 dollars chaque. Marissa avait toujours voulu toucher et sucer les seins d’une pétasse gonflée chirurgicalement. À l’agence, quand elle se faisait un client avec une autre escorte, c’était jamais avec une eau salinée ou une siliconée, c’était toujours soit avec Alexandra, une blondinette de trente ans qui avait l’air d’en avoir dix-sept, ou avec Sirène, une toutounette ancienne scout. Monsieur TVA a embrassé encore la pétasse et a enregistré son numéro de téléphone sur son Blackberry.

Marissa s’est excusée pour se rendre à la salle de bains, elle se répétait qu’elle voulait plus tant que ça monsieur TVA comme client anyway, il lui pesait, parlait tout le temps de contrats chiants et de son ex qui étudie à l’Université de Montréal. Marissa aime les clients qui lui parlent de leur ex, elle aime le brésilien qui lui parle de son ex qui achète ses culottes à la Senza, il s’ennuie des culottes colorées et playful de son amour, elle aime aussi le mec brutal de Hampstead, qui lui murmure des fucking cunt à l’oreille, avant de la remercier d’exister, parce que sa femme est trop frustrante et qu’elle ne s’occupe que du bébé, pas de sa bite. Mais monsieur TVA, quand il parle de son ex, il lui parle juste des colliers qu’il lui achetait, des bateaux sur lesquels il l’invitait, des putains de contrats, encore, qu’il avait trouvé à son ex, tout plein de trucs qu’il disait pour que Marissa lui dise à quel point il est wonderful, gentil, un amour, un amour, il faudrait qu’elle le remercie elle aussi, pour ses mains contre ses fesses, ses mains qui touchent plus à son foulard coloré qu’à ses tétons.

Elle ne se souvenait plus pourquoi elle avait décidé de sortir avec lui, peut-être que c’était pour aller manger au Buenanotte une fois dans sa vie, pour savoir une fois pour toutes que même si elle baisait pour de l’argent pour encore quatre-cinq ans, elle serait jamais à sa place parmi les vrais pétasses à cash, et aussi peut-être qu’elle pensait que monsieur TVA lui dirait plein de potins croustillants, une fois super soûl, sur des vedettes du showbizz québécois, des potins qu’elle me répéterait avec joie, bonheur, extase, blablabla.

À la salle de bains, elle s’est remis du rouge Dior, elle a murmuré un fuck you au miroir, elle est sortie, elle a trouvé la naine cokée, elle lui a dit j’ai trop envie d’aller chez ton ami tout de suite, vite vite, je fais une blague à mon mec, tu me donnes l’adresse ok. La salope rigolait comme si c’était la blague du siècle, elle a dit qu’elle prenait un taxi avec elle. Marissa a laissé son manteau au vestiaire et a dit à monsieur TVA qu’elle allait fumer une clope dehors. Il lui a dit qu’il n’aimait pas les filles qui fumaient. Dans le taxi, Shannon a dit je m’appelle Shannon, j’ai juste trop envie de me tirer le chauffeur, vous voulez monsieur, vous voulez me tirer vous, toi chérie tu veux vérifier que je suis bien mouillée? Et le chauffeur a rien répondu, il a pris son cellulaire pour parler dans une autre langue à une autre personne, et Shannon a répété qu’elle était trop mouillée, elle a dit je veux tes culottes, je les échange contre les miennes chérie, tu peux les encadrer, les revendre sur ebay, c’est des La Perla, je veux bouffer tes culottes. Et elle a fouillé dans sa sacoche, a pris un snapshot entre ses jambes et a sniffé un peu de coke sur son miroir de poche Gucci.

Marissa baise dans un ascenseur et connaît l’adresse du paradis à trois heures du matin.

Marissa a payé le taxi, Shannon a pris sa main et elle a parlé dans l’intercom de son ami proprio de penthouse.  Shannon a gueulé qu’il devait descendre chercher les plus belles pétasses de Montréal. Il est venu, Shannon lui a touché la bite, a dit boudeuse qu’il n’était pas encore bandé. Marissa lui a souri, elle a dit je t’adore déjà et elle a enfin donné ses petites culottes à Shannon. Shannon les a laissées dans l’entrée. Blaise a fourré son nez dans le cou de Marissa, Shannon a remonté la robe de Marissa, elle a caressé ses fesses, elle a collé sa chatte contre le cul de Marissa, a demandé si son poil piquait, Marissa a dit j’ai jamais baisé dans un ascenseur et les trois se sont enfermés dans l’ascenceur.

Shannon a ouvert complètement sa blouse. Marissa lui a touché les seins, a enfoncé ses ongles, a dit ils sont si beaux, elle les a écrasés, elle s’est baissé pour les lécher, elle a demandé à Shannon si elle aimait se faire mordre les tétons, Blaise a dit elle veut, elle veut, Marissa a mordu les tétons de Shannon, qui caressait les cheveux de Marissa. Ça gossait grave Marissa, elle voulait pas avoir les cheveux tout plats ou tout gras à cause d’une pétasse gelée. Blaise a commencé à se crosser. Shannon a enlevé ses collants couleur chair troués. Shannon a dit j’ai besoin d’un facial, tu sais Blaise, j’ai vraiment besoin d’un facial bébé. Marissa a plaqué les mains de Shannon sur ses seins à elle. Elles se sont embrassées, ça étourdissait Marissa. Blaise frottait sa bite entre les fesses de Marissa et il entrait deux doigts dans la chatte de Marissa, puis dans celle de Shannon. Il a fait goûté ses doigts à Shannon, elle a dit qu’elle adorait la mouille, elle adorait l’ascenseur, elle adorait le champagne, est-ce qu’ils pouvaient rentrer et se soûler au champagne?

Blaise les a escortées jusqu’à son penthouse. Quatre-cinq personnes étaient déjà là. Shannon a demandé qu’on continue à lui sucer les tétons et du champagne asap. Blaise a amené Marissa dans sa salle de bains extra somptueuse, et il l’a baisé debout, elle avait les seins collés contre un miroir de dix mètres par trois mètres, le dos arqué, le cul presque offert, la sacoche renversée avec des condoms de couleur partout sur le plancher, pas besoin elle a dit à Blaise, baise-moi, je suis clean, donne-moi ta queue, à fond, et il l’a baisée et elle n’avait pas mal à la tête, et elle ne pensait pas au Buenanotte, ni à la partie des Canadiens, elle pensait juste qu’elle voulait migrer ici tout l’hiver, une saison au penthouse, une saison qui dégoutte de sperme dans sa chatte, de champagne sur son cou, de bites à la coke et de taxi à six heures du matin.

Dead Reine du Bondage

décembre 13, 2008

 

 

« I never thought it was shameful. I felt normal. It’s just that it was much better than pounding a typewriter eight hours a day, wich gets monotonous. »

Bettie Page

 

Bettie Page est décédée le 11 décembre 2008, à 85 ans, après une vie vraiment pas monotone. Après le divorce de ses parents, alors qu’elle avait juste dix ans, sa soeur et elle sont envoyées dans un orphelinat pendant toute une année. Super brillante, elle termine première à sa high school et rêve de devenir professeure ou comédienne. Elle se marie en 1943 et divorce quatre ans plus tard. Direction: New-York, fétichisme et gloire!

 

C’est la première bondage model qui devient célèbre. Elle adore s’exhiber en coquine sado-maso, tantôt en dominatrice sadique, tantôt en victime très consentante et repentante. Elle devient Playmate pour le magazine de monsieur Hugh Hefner en janvier 1955, posant devant un sapin de Noel. Irrésistible pin-up, elle arrête sa carrière soudainement, en 1957, alors qu’un homme meurt en tentant d’imiter une scène de bondage à laquelle la modèle avait participé, et qu’elle découvre la religion chrétienne. Totale perte pour le monde du sexe glamour, des pasties et des cravaches.

 

Bettie devient super depress après qu’on la refuse en tant que missionnaire chrétienne en Afrique. Elle déménage en Californie et se bat avec ses landlords, ce qui précipite un diagnostic de schizophrénie et un séjour de presque deux ans dans un hôpital psychiatrique. La pauvre american darling connaît à nouveau la popularité dans les années 80, avec plein de pétasses qui imites ses coupes de cheveux et son attitude de free fucking mind. Elle refuse pourtant de se faire photographier ou filmer, parce qu’elle se trouve trop grosse et laide.

 

« I think that she was a remarkable lady, an iconic figure in pop culture who influenced sexuality, taste in fashion, someone who had a tremendous impact on our socité. She was a very dear person. »

Hugh Hefner

I love real big dicks

décembre 12, 2008

Vivre avec un mini dildo pris dans son cul

décembre 12, 2008

Musique : Daddy Yankee, Cambio

Breuvage : Red Bull sugar free

C’est la fête de Tara Citron Fox. Près de quinze filles se sont regroupées dans les bureaux montréalais du site de webcam. L’une d’elle suce le clito de Tara dans une chambre, durant une private session, comme cadeau very special, pendant que les autres boivent des Smirnoff, des Stella Artois et des vodka-pamplemousse rose. Elles se filment et se photographient topless avec Tara qui ouvre la bouche devant leurs tétons tout durs. Tara échange ses fuck-me boots contre les souliers à talons hauts rouge en cuir vernis de Crystal. Les filles fument des topes en parlant de dee-jays, d’une future expo-conférence du monde de la porno à Miami et des chiens en peluche envoyés par un de leurs fans. Puis Marquis, leur patron, annonce qu’il a réservé le W, let’s go get drunk sweeties!

Il n’y a que Lilianne et Elisha qui restent au studio pour travailler, chacune dans leur pièce attitrée, le donjon pour Elisha, et la jungle room pour Lilianne. Le donjon est une pièce sombre et froide, super sado-maso, avec des chandeliers incrustés aux murs, des gargouilles et une balançoire à fessées. Et pour ce qui est de la jungle room, tout ce qui a de jungle dans cette pièce cosy c’est les coussins à imprimés léopards et zébrés. Lilianne fait du lipsinc sur des chansons de Justin Timberlake, en s’appliquant du lip gloss sur les lèvres à chaque dix secondes, ce qu’elle fait toujours ou qu’elle soit, dans l’autobus, dans un café avec sa cousine ou au Ikea.

Liliane a trois sessions en privé, une de quinze minutes avec un habitué qui lui répète à quel point elle est belle et douce et qu’il veut la caresser toute la nuit, une de cinq minutes avec un autre habitué qui adore l’entendre dire son prénom, avec son petit accent de québécoise charmante et qui lui dit toujours I love you, wish you were with me, is it possible, someday? Et un autre private d’une demie-heure, super excitant, ou elle se rentre une chandelle dans le cul et au moins quatre doigts très profondément dans la chatte. Elle aurait bien voulu se rentrer le poing pour montrer qu’elle est trop top, mais c’est interdit, l’entreprise pour laquelle elle travaille risquerait une amende.

Elle sait qu’elle aura une soirée trop cool, très performante, parce que c’est un samedi soir, et que tous les mecs, d’ici trente minutes auront  trop envie de se vider les gosses avant de s’endormir. Liliane dit aux mecs qui chattent avec elle qu’elle est tannée de son bikini blanc à cerises roses. Elle se déshabille devant eux, en shakant son petit cul de salope sans cellulite devant les caméras et revêt une robe en latex blanc. Elle montre sa pédicure aux mecs, en disant qu’elle a choisi le vernis à ongles dating a royal d’OPI, juste à cause du nom. Elle demande en rigolant s’il y a un royal dans sa chat room et un mec lui dit je peux porter une couronne pour toi cutie, et un autre dit je suis le roi du sexe. Lilianne dit c’est génial guys, you make me wet, who want to see how much I’m wet? Et pas de réponse, tout de suite Conrad33 l’a prend en private.

Conrad33 se présente, dit qu’il habite dans l’état de New-York et qu’il porte les petites culottes de sa femme, partie en voyage d’affaires, pendant que lui il fouette rien à la maison. Il demande à Lilianne de rester habillée et de mettre son collier de chienne. Elle le met et propose au mec de prendre une laisse. Elle attache la laisse au collier et lui dit qu’elle adore son nouveau maître. Conrad33 écrit qu’elle l’excite trop, il aimerait que sa chienne se fasse baiser par un gros dildo. Lilianne crache sur son dildo noir, le suce en haletant et se le rentre direct au complet dans la chatte. Elle dit que c’est trop bon d’être pleine, qu’elle est trop chanceuse de l’avoir comme maître, il est trop sexe et il sait ce qu’elle veut. Elle tire sur la laisse parfois, pour faire plaisir à Conrad33, elle essaie se trouver une bonne position, pour qu’il voit tout à la perfection sur son écran d’ordi. Elle lui demande ce qui le ferait venir, ce qu’il ferait jouir encore plus que sa chienne bien baisée par un dildo tout mouillé. Il répond je trouverais un autre jouet à rentrer dans ma chienne, dans son cul.

Lilianne lui sourit et fouille dans son coffre aux trésors, sous l’immense lit de la jungle room. Elle choisit un mini mini vibro mauve, qu’elle avait reçut comme cadeau de présence lors d’un party pour les dix ans du studio de webcam. Elle se met un peu de lubrifiant sur un doigt et se l’applique sur l’anus. Elle rentre son vibro, s’assoit sur le lit, pour avoir les jouets tout en elle. Elle bouge comme si elle baisait le lit en cow-girl, elle se frotte le clito contre la jetée en fausse fourrure de tigre. Conrad33 lui écrit qu’il veut la voir jouir, lui il approche, il approche, il va bientôt tout balancer sur son clavier, il ne peut plus écrire, trop dur, c’est bon, Lilianne regarde bien la caméra, elle supplie Conrad33 de venir bien fort en elle, elle le sent bien, son sperme tout chaud dans ses couilles trop pleines, come, come, I need it, elle se mord les lèvres, balance la tête un peu en arrière (mouvement super étudié, faut avoir l’air de perdre la tête, en quasi extase, mais pas montrer l’intérieur de ses narines, pas sexy), continue à baiser le lit de plus en plus fort, elle gémit et se pince les tétons. Conrad33 la remercie, il a trop éjaculé, Lilianne dit c’est un plaisir, toujours, d’être ta chienne, et elle essaie de retirer le mini vibro de son cul, elle se sent un peu inconfortable. Mais ses doigts réussissent pas à toucher le vibro. Fuck, fuck, elle soulève ses fesses, enfonce trois doigts, Conrad33 voit son air apeuré et il lui demande si tout est ok, elle dit oui, oui, c’est bon, il la remercie encore et lui souhaite une bonne soirée. Lilianne termine sa session privée, les doigts collés de lubrifiant, avec l’ostie de crainte que son vibro va rester en elle à tout jamais comme un scalpel oublié dans une cuisse d’une fille qui se fait liposucer.

Lilianne décide de faire semblant que tout est correct. Elle dit aux mecs de sa chatroom qu’elle prend une pause et un 7up-smirnoff aux framboises et revient dans cinq minutes. Elle sort de la jungle room et s’enferme dans les toilettes. Elle fouille son cul, elle y a fout les doigts, le poing, tente de chier, mais rien ne fonctionne Elle pleure et prie et se répéte des phrases zen, elle s’imagine mourir d’un sextoy pris trop longtemps dans son cul, qui écrase ses organes ou whatever.

 

Elle va cogner à la porte d’Elisha. Elisha est une québéco-allemande aux jambes longues d’un mètre cinquante, aux petits yeux perçants et aux répliques féministes et sexys bien senties. Elisha crie que Lilianne cognait à sa porte, ouh la la, elle a envie de se faire donner la fessés ou des coups de fouets peut-être. Lilianne prend une mini voix plaintive et dit non non, c’est pas ça, j’ai un problème, peux-tu prendre une pause de trente secondes. Elisha a un air concerné, dit see you very soon guys. Lilianne raconte tout, en disant que ouais ce serait super drôle une fois le jouet flushé, mais là, c’est apeurant. Elishadit qu’elle peut la masser, lui appeler un taxi, mais que Lilianne devrait vraiment partir s’acheter des tisanes diéturiques et tout et tout. Elle lui dit ne t’en fais pas, c’est déjà arrivé à une fille avant toi, elle s’était rentrée son tube de rouge à lèvres et il avait magically disappear in her, et moi c’est les éponges, j’ai tout le temps l’impression qu’elles vont se désintégrer en moi et me rendre infertile, courage sweety, cheers to your ass.

 

Lilianne s’habille super vite, ne dit même pas kiss kiss à ses mecs, et elle va à la pharmacie, et dans un Mc Donald aussi, pour la totale (dans sa tête ou whatever, manger un Big Mac égale merde immédiate). Elle avale tout, et elle décide de marcher jusqu’à chez elle, une marche de dix minutes, à se répéter ses mantras et à boire le reste de son thé glacé. Elle approche de son condo, elle est à genre deux minutes, quand ça commence à pousser grave dans son cul. Elle a plus de contrôle et elle a super peur de se salir, d’avoir l’air d’une grosse clocharde malade dans son quartier de wannabes distingués. Elle  court, jette son thé glacé dans une haie, trouve ses clés et court dans les escaliers en faisant un boucan monstre, à minuit, mais entre réveiller tous ses voisins et tous les chiens de ses voisins, et chier dans ses culottes, c’est comme évident le choix de Lilianne. Elle  dit faut que j’aie chier à son fuckfriend qui veut la frencher dès qu’elle entre dans le condo qui sent la tarte fraises-guimauves.

 

Aux toilettes, elle le jouet tombe tout seul, d’un coup, un sextoy mauve recouvert de merde, elle est trop contente qu’elle en pleure. Elle recueille la relique dans des papiers essuie-tout, la jette dans les poubelles et prend une douche super rapide, pour offrir un cul tout propre à la bite de son fuckfriend.