Archive for the ‘copines extras’ Category

Perdre un million à la bourse rend infidèle

janvier 13, 2009

boisson: Hype Enlite

collation: Little Hottie Mints

 

J’ai déjà été une fille super stressée, super ongles rongés, cheveux ternes et coups dans l’oreiller. La raison? Pas assez baisée. J’avais dix mille vibrateurs et tout, mais vraiment, m’appuyer un sextoy sur le clito pendant que je me doigte le point G, c’est bon, super bon et tout, mais juste ça, toujours, toujours, sans grosse queue qui me baise, sans odeur de sueur de mec, sans mots cochons murmurés à l’oreille, sans cheveux tirés pendant que je suis à quatre pattes, c’est plate rapidement. Et se tirer les cheveux soi-même, Lilianne le fait à la webcam, mais je ne pense pas que ce soit très excitant à moins d’être justement payée 4,95 dollars la minute.

 

Maintenant que j’ai une bite rien que pour moi matin et soir et à quatre heures am si je me réveille et que je colle Alexandre Le Grand, en plus de mes dix mille vibrateurs et tout, je suis stressée pour genre trois-quatre choses : ne pas avoir le temps de me sécher les cheveux avant d’aller travailler, penser que le coca zéro rend infertile et quasi édentée, avoir l’air méchante quand je répète des potins méchants et me retrouver sur île déserte sans boutique Marciano. La bombe atomique? Ça n’existe pas. Israël? Ça n’existe pas. La récession? Oh well, ça va passer, et puisque je n’ai pas d’économie, je ne peux rien perdre, c’est super chouette.

 

C’est super dommage que le monde entier soit pas comme moi, je veux dire pas comme moi-gloss sur les lèvres-robes moulantes-et talons hauts dans la boue, je veux dire comme moi-stress taille 00. Les psychologues rapportent qu’une mauvaise économie stresse tellement les mecs qu’ils vont plus souvent tromper leur blonde-épouse-concubine en période de récession. Celles qui en bénéficient? Les prostituées. Ma copine Marissa s’en fouette, en autant qu’elle garde ses clients préférés, le British qui lui parle de fausses cartes d’identité et de natation, l’Arabe qui lui parle des chats errants de son enfance et le Québécois fanatique de home staging et d’Oasis. Des nouveaux clients? Pas pour elle tout de suite, elle est partie le lendemain de Noël, pour se sauver des questions style as-tu vu ta famille à Noël, qu’est-ce que tu as demandé au Père-Noël, et surtout pour se sauver du froid qui rend sa peau toute rouge et pas sexy du tout.

Un mec qui fait de la musique pour des pornos, ça gagne combien?

décembre 22, 2008

                  

Cher Francishou,

J’ai besoin d’attention, tu sais, et hier j’étais tellement triste de pas avoir la tienne, surtout que j’avais mis un chandail rouge au décolleté très très plongeant. Misha y a glissé les doigts à chaque fois que je me collais contre elle, de peur de me faire attaquer par les pénis géants de ta pièce de théâtre grotesque. Et il y avait aussi Caramelle et Vanessa qui se sont frenchés à chaque fois que je me levais pour me rendre aux toilettes (très très souvent, désolée pour les comédiens).

Sache que j’ai caressé la jetée en poils de vaches sur la scène, afin de porter chance à tout le monde dans la pièce de théâtre et que j’espère que tu t’es au moins bien fait sucer dans la Mini Cooper ou tu étais emprisonné, dans les environs de Montréal-Nord, selon un de tes copains sexys en pull beige ou vert.

J’ai beaucoup ri, beaucoup trop fort, à cracher le yogourt muesli-bleuets, que j’avais mangé comme souper, partout sur ma super sacoche rose sirène. Si tu projettes de faire une autre pièce wannabe sexy, call me please, je danse très bien autour d’un poteau, je suis capable de tourner, d’écarter les jambes et d’arquer le dos comme aucun clown ne peut le faire. Mais pas de grotesque pour moi. Tu sais que je veux toujours être jolie, et m’enlaidir sous du maquillage noir et des jupes en simili cuir d’une couleur qui ne matche pas avec celle d’un top zébré, jamais, pas pour moi. Avec mon teint, c’est mieux le doré. Ou les strings avec des bonbons à croquer.

Oh et une dernière chose : dans votre programme, c’était écrit un cabaret-bouffon aux parfums de sexe, de soufre et de chants. J’ai pas senti le sexe, sauf dans ma culotte, que j’ai faite sniffer à Misha à l’entracte. Je pense que les comédiens auraient dû spermer tous ensemble sur la vieille à l’agonie. J’adore l’odeur du sexe en groupe. Et le soufre, ça sent rien chéri, moi Mélodie Nelson anti-scientifique je sais ça. Et je sais aussi totale pas rapport, que la couleur du soufre c’est jaune pâle, comme la pisse quand on a bu beaucoup beaucoup de kir et de Stella Artois (merci Lindâ du Balcon).

(Et tu diras au metteur en scène de ma part que le mot sexe écrit tout partout en gras dans le programme, c’est pas le best, le mot sodomie, c’est encore plus réjouissant.)

Bisous! Bisous! Et euh, bisous à Mélanie aussi!

Euphoriquement Mélodie Nelson

Si le sexe est wonderful, vite mariage, petits oiseaux et arc-en-ciel dans le lavabo!

décembre 20, 2008

choco: Corfias

souliers: pantouffles rouges à pompons blancs

musique: Nas, Fried chicken

 

Red Bull sugar free? Oui. Robe geisha craquante? Oui. Bas collants pas encore troués? Oui. Du rouge sur les lèvres mais pas sur les dents? Oui. Capsule d’Omega 3? Oui. Chatte rasée, jambes rasées, aisselles rasées? Oui, oui, oui. Quelques coups de fer plat dans mes cheveux golden, des amandes au miel dans un plat en forme de sapin de Noel (je suis aussi quétaine que Bridget dans Girl Next Door, ouais ouais, juré, dès que Ardène vend des bijoux en formes de flocons ou de cannes de Noël, j’y cours), une nappe sans taches de vin, deux-trois chansons de Britanny Spears, et je suis prête à accueillir comme une wannabe hôtesse parfaite (je ne m’appelle pas Lola, moi, han, wink wink à Lola) le couple de l’heure, Betty et Sadek.

Betty est époustouflante, robe extra moulante noire avec coutures rouges et souliers de vamp, empruntés à une copine. Sadek dit qu’un jour, elle s’est présenté chez lui comme ça, sans prévenir, et que depuis il la harcèle pour qu’elle remette la robe toujours, toujours. Alexandre Le Grand nous fait des cocktails, Betty échappe son martini sur ma robe de geisha, mais je m’en fouette, pour une fois que ce n’est pas moi la gaffeuse (retour sur les événements des derniers jours: j’ai fait exploser deux cannettes de coka dans le congélateur, j’ai échappé du vin sur le sofa pendant un épisode d’Entourage, j’ai échappé le séchoir sur la tête de Paprikalicious, j’ai tué quelqu’un dans l’autobus en lui balançant le talon de mes nouvelles bottes, sorties de leur boite miraculeusement, en plein visage et blablabla).

Alexandre Le Grand et Sadek disent des mauvais mots en arabe, Sadek demande comment je fais pour le supporter, et Alexandre Le Grand en rajoute en disant que Betty est définitivement trop belle pour Sadek. Nous discutons aménagement intérieur, mauvais contre-maître, conventum (Betty revient tout juste du sien, elle se souvenait de personne, mais tout le monde se souvenait d’elle), et amour possessif. Betty est déjà sortie avec un mec plus vieux qui l’attendait à la sortie des classes, pour qu’elle parle à aucun autre étudiant, à la sortie des classes littéralement, han, sur le pas de la porte, allez chérie je te reconduis chez moi, tu me suces dans l’auto et je t’aide pour tes maths 536. Moi j’ai jamais vraiment été avec un mec possessif, il paraît que j’ai un frère comme ça, c’est pas correct du tout (wink wink à Philippe, nous en parlerons au lendemain de Noel ou whatever). J’aime bien Alexandre Le Grand, il est du genre à lever ma robe dans un escalier roulant pour que le mec derrière voit mon cul, à me donner la fessée dans la rue, il me montre, mais je suis à lui, il le dit, regardez la salope, c’est ma salope à moi, mais regardez là han, pour vous branler plus tard.

Pendant que les mecs parlent d’enfants et d’endives, Betty et moi nous parlons de chiens qui lèchent leur maîtresse, d’anal et du nombre de mecs qu’on a baisé. Elle dit qu’elle aime trop le cul, qu’il faudrait qu’elle laisse l’amour de sa vie s’il ne la baisait pas assez souvent, c’est le plus important, je dis ouais tu as raison, et de belles mains, et faut un mec qui aime donner la fessée, on a trop plein de palettes en cuir, une avec une pointe de vipère, ça fait trop trop mal, ça pince, ça claque et tout, mais ça fait une éternité qu’on ne les a pas utilisées, au moins deux semaines, faut que je le rappelle à Alexandre Le Grand.

Betty me demande who’s the most wonderful lover I had dans ma vie. Je dis oh c’est Alexandre, sûr sûr, j’en ai eu deux-trois-quatre trop trop bons, mais Alexandre, c’est le plus wonderful. Je lui demande et toi, c’était qui? Et elle répond Sadek, et je le crois pas, je dis vraiment, voir que toutes les deux, on est comme ça, à parler, avec nos deux meilleurs-amants-du-monde-entier à table, c’est beau non, on est les filles les plus chanceuses right now. Et avant que Betty me propose d’échanger, juste pour un soir, je dis je suis chanceuse, il n’est qu’à moi pour toute la vie, plus aucune chatte n’aura sa bite, juste moi moi moi, et je me reverse du vin, en verse à Betty aussi et en propose à nos mecs, en leur répétant ce que Betty et moi on vient de se confier.

Alexandre Le Grand dit que je suis la meilleure pour lui aussi, et il dit à Sadek, en plus elle se rase la chatte aux deux jours, et là moi et Betty on se tourne vers Sadek et on lui demande et comment c’est pour toi? C’est quoi le nom de ta best pétasse ever? Et il veut pas répondre au début, il dit qu’il ne sait pas mais Betty s’asseoit sur ses genoux, et Sadek dit avec cette robe, je te baiserais toute la journée, je suis serré dans mes pantalons, allez Alexandre, ça dérange pas han, que je me dézippe un peu et Betty rigole, la main devant la bouche, comme une poupée polie, et embrasse Sadek.

J’étais crissement soûle quand ils sont partis, et le ventre gonflé de dix mille baklavas, mais je voulais trop quand même me retrouver par dessus Alexandre Le Grand, fuck les complexes de toutounette, et me coller, et glisser mes mains sous ses fesses pour les réchauffer, et lui dire que toujours je le voudrai dans mes trous, toujours toujours, et que je le ferai bander même quand il aura 90 ans, même quand j’aurai 70 ans, who care comment, Viagra, perruque, super lubrifiant optimal, gaine amincissante, colorant pour veines trop protubérantes, uniforme en latex…

citation de la semaine: « There were rules about sex: If the sex wasn’t good the first time, it would probably get better. If it was great the first time, it would go downhill. But mostly, if the sex was really great, the best sex you’d had in your life, it meant the two people should be together. »

Candace Bushnell, One Fifth Avenue

TVA, penthouse et facial juteux

décembre 14, 2008

Teinture : golden châtain

Boisson : Brio au citron

 

Marissa envoie des photos d’elle toute nue à ses copines.

 

Marissa ne sort pas avec ses clients. Elle n’a pas le temps. Quand elle ne travaille pas, elle magasine, fait de la peinture, songe à faire un doctorat en socio-littérature, se promène dehors, sourit à tout le monde dans la rue quand elle est heureuse ou sinon, elle porte des grosses lunettes et un air boudeur et elle traverse aux feux rouges en faisant des fuck you aux automobilistes mécontents. Elle est une pute, elle peut tout se permettre qu’elle dit, parce qu’être pute, il n’y a rien de plus important, sans elle la société éclate, le parlement reste fermé jusqu’au mois d’avril 2011, les époux tuent leur épouse, tout le monde devient obèse, l’argent en trop se perd chez Chanel pour le bonheur de personne, juste pour dépenser, juste pour se vider un peu le porte-feuille en substitut des couilles. Mais Marissa fait des exceptions parfois, parce qu’elle aime se faire baiser gratuit par tel mec, ou voir la collection de dvds de l’autre, ou a envie de passer une fin de semaine complète avec un avocat qui sniffe sa coke avec un billets de cent tout prêt et crispy, sur le corps de mon amie.

Elle a accepté de sortir ce vendredi avec un monsieur qui travaille dans la maison de production affiliée à TVA. Elle savait pas comment s’habiller, elle m’a envoyé des photos numériques par courriel, à moi et à une autre copine commune, pour que nous choisissions pour elle sa tenue. Ses critères : possiblement plus sexy que toutes les pétasses qui seront présentes au resto préféré du monsieur, le Buenanotte, possiblement une tenue qui fait pas pute, possiblement serré mais pas trop, possiblement qui ne lui fait pas des jambes trop courtes et des cuisses trop grosses. Nous avons voté, à deux contre une, pour une robe prune en soie, style pyramide aztèque et kimono japonais, élégante et très très courte.

Marissa aime son vibro plus qu’une bite sur cinq.

Elle ne voulait pas que le mec la rejoigne chez elle, pas question de donner son adresse à un mec qui a trente-cinq ans de plus qu’elle et qui aime les caméras. Elle lui a donné rendez-vous au casse-croûte à cinq mètres de chez elle. Elle a bu du coca zéro en lisant son horoscope 2009 dans trois magazines différents. Quand il est arrivé, elle lui a fait un grand sourire et lui a dit qu’elle adorait son foulard coloré et il l’a embrassée sur la bouche. Il lui a ouvert la portière passager de sa Mercedes, elle s’est assise sans croiser les jambes, parce que ça donne des varices et de la cellulite et que si Marissa a de la cellulite, elle ne pourra plus dire qu’elle a 19 ans dans ses annonces publiées sur le net et dans les journaux.

Marissa n’était jamais allée au Buenanotte, mais elle connaissait la place, elle avait l’impression que la moitié de ses clients lui disaient que c’était leur restaurant préféré, ce qui lui faisait envisager le Buenanotte comme le plus grand rassemblement de poseurs cochons et de pétasses en bijoux clinquants au monde. Elle a mangé très lentement, et pas beaucoup, pour avoir le ventre tout plat parfait quand le mec la baiserait plus tard. Elle a beaucoup bu, sans compter les verres, mais pas trop, pour pas accepter n’importe quoi plus tard, et pour pas révéler n’importe quoi non plus. (Elle a le gros problème extra rare, comme moi, de trop parler dès le premier verre de pinot grigio en trop.) Elle se rendait souvent à la salle de bain, question de regarder si sa robe était fripée, tachée ou si elle avait de la vinaigrette au fromage bleu sur le bout du nez. Elle regrettait de pas avoir demandé du coca zéro au Buenanotte aussi, parce qu’elle s’endormait grave à écouter son mec parler du plateau des Retrouvailles de Claire Lamarche.

Elle pensait à son vibro qui l’attendait sous son oreiller et à son ami photographe super cochon. Il la baise trop bien dans toutes les positions possibles, jusqu’à être en sueur, jusqu’à vouloir se laver et baiser dans la douche, en buvant l’eau et le sperme qui coulent sur les cuisses de Marissa. Le mec de TVA lui a posé une question sur la littérature allemande et Marissa a commencé à parler de la littérature de science-fiction saveur socialiste, apparue après la création de la République démocratique allemande, en 1949 genre. Elle avait envie de demander à son client de se déguiser en soldat nazi et de l’attacher à sa chaise de resto ou de rentrer des fourchettes dans sa chatte, un truc pour l’exciter, un truc pour pas bailler. Une fille s’est arrêtée devant elle, elle s’est présentée, à embrasser Marissa et le client. Elle était super heureuse de revoir le mec, ça faisait une éternité, elle l’adorait, elle adorait sa chemise, et la salade qu’elle a mangé pour le souper, et la robe de Marissa, et les souliers de Marissa, et la couleur de la corbeille à pains et tout le monde qu’elle croisait au Buenanotte, elle voulait super trop que Marissa et monsieur TVA la suivent après dans le penthouse d’un de ses amis, pour champagne et vidéoclips d’artistes autrichiens super inspirés et tout.

Marissa a envie de cherries popping et de gros seins.

Marissa voulait essayer dès lundi un régime style champagne et cerises de terre, et aussi elle aurait bien voulu se coller contre la brunette coupe de cheveux à la Rihanna. Marissa tripe pas girls, girls, girls, mais la pétasse gelée hyperactive devant elle était une mini cutie de cinq pieds et elle avait des gros seins à 3000 dollars chaque. Marissa avait toujours voulu toucher et sucer les seins d’une pétasse gonflée chirurgicalement. À l’agence, quand elle se faisait un client avec une autre escorte, c’était jamais avec une eau salinée ou une siliconée, c’était toujours soit avec Alexandra, une blondinette de trente ans qui avait l’air d’en avoir dix-sept, ou avec Sirène, une toutounette ancienne scout. Monsieur TVA a embrassé encore la pétasse et a enregistré son numéro de téléphone sur son Blackberry.

Marissa s’est excusée pour se rendre à la salle de bains, elle se répétait qu’elle voulait plus tant que ça monsieur TVA comme client anyway, il lui pesait, parlait tout le temps de contrats chiants et de son ex qui étudie à l’Université de Montréal. Marissa aime les clients qui lui parlent de leur ex, elle aime le brésilien qui lui parle de son ex qui achète ses culottes à la Senza, il s’ennuie des culottes colorées et playful de son amour, elle aime aussi le mec brutal de Hampstead, qui lui murmure des fucking cunt à l’oreille, avant de la remercier d’exister, parce que sa femme est trop frustrante et qu’elle ne s’occupe que du bébé, pas de sa bite. Mais monsieur TVA, quand il parle de son ex, il lui parle juste des colliers qu’il lui achetait, des bateaux sur lesquels il l’invitait, des putains de contrats, encore, qu’il avait trouvé à son ex, tout plein de trucs qu’il disait pour que Marissa lui dise à quel point il est wonderful, gentil, un amour, un amour, il faudrait qu’elle le remercie elle aussi, pour ses mains contre ses fesses, ses mains qui touchent plus à son foulard coloré qu’à ses tétons.

Elle ne se souvenait plus pourquoi elle avait décidé de sortir avec lui, peut-être que c’était pour aller manger au Buenanotte une fois dans sa vie, pour savoir une fois pour toutes que même si elle baisait pour de l’argent pour encore quatre-cinq ans, elle serait jamais à sa place parmi les vrais pétasses à cash, et aussi peut-être qu’elle pensait que monsieur TVA lui dirait plein de potins croustillants, une fois super soûl, sur des vedettes du showbizz québécois, des potins qu’elle me répéterait avec joie, bonheur, extase, blablabla.

À la salle de bains, elle s’est remis du rouge Dior, elle a murmuré un fuck you au miroir, elle est sortie, elle a trouvé la naine cokée, elle lui a dit j’ai trop envie d’aller chez ton ami tout de suite, vite vite, je fais une blague à mon mec, tu me donnes l’adresse ok. La salope rigolait comme si c’était la blague du siècle, elle a dit qu’elle prenait un taxi avec elle. Marissa a laissé son manteau au vestiaire et a dit à monsieur TVA qu’elle allait fumer une clope dehors. Il lui a dit qu’il n’aimait pas les filles qui fumaient. Dans le taxi, Shannon a dit je m’appelle Shannon, j’ai juste trop envie de me tirer le chauffeur, vous voulez monsieur, vous voulez me tirer vous, toi chérie tu veux vérifier que je suis bien mouillée? Et le chauffeur a rien répondu, il a pris son cellulaire pour parler dans une autre langue à une autre personne, et Shannon a répété qu’elle était trop mouillée, elle a dit je veux tes culottes, je les échange contre les miennes chérie, tu peux les encadrer, les revendre sur ebay, c’est des La Perla, je veux bouffer tes culottes. Et elle a fouillé dans sa sacoche, a pris un snapshot entre ses jambes et a sniffé un peu de coke sur son miroir de poche Gucci.

Marissa baise dans un ascenseur et connaît l’adresse du paradis à trois heures du matin.

Marissa a payé le taxi, Shannon a pris sa main et elle a parlé dans l’intercom de son ami proprio de penthouse.  Shannon a gueulé qu’il devait descendre chercher les plus belles pétasses de Montréal. Il est venu, Shannon lui a touché la bite, a dit boudeuse qu’il n’était pas encore bandé. Marissa lui a souri, elle a dit je t’adore déjà et elle a enfin donné ses petites culottes à Shannon. Shannon les a laissées dans l’entrée. Blaise a fourré son nez dans le cou de Marissa, Shannon a remonté la robe de Marissa, elle a caressé ses fesses, elle a collé sa chatte contre le cul de Marissa, a demandé si son poil piquait, Marissa a dit j’ai jamais baisé dans un ascenseur et les trois se sont enfermés dans l’ascenceur.

Shannon a ouvert complètement sa blouse. Marissa lui a touché les seins, a enfoncé ses ongles, a dit ils sont si beaux, elle les a écrasés, elle s’est baissé pour les lécher, elle a demandé à Shannon si elle aimait se faire mordre les tétons, Blaise a dit elle veut, elle veut, Marissa a mordu les tétons de Shannon, qui caressait les cheveux de Marissa. Ça gossait grave Marissa, elle voulait pas avoir les cheveux tout plats ou tout gras à cause d’une pétasse gelée. Blaise a commencé à se crosser. Shannon a enlevé ses collants couleur chair troués. Shannon a dit j’ai besoin d’un facial, tu sais Blaise, j’ai vraiment besoin d’un facial bébé. Marissa a plaqué les mains de Shannon sur ses seins à elle. Elles se sont embrassées, ça étourdissait Marissa. Blaise frottait sa bite entre les fesses de Marissa et il entrait deux doigts dans la chatte de Marissa, puis dans celle de Shannon. Il a fait goûté ses doigts à Shannon, elle a dit qu’elle adorait la mouille, elle adorait l’ascenseur, elle adorait le champagne, est-ce qu’ils pouvaient rentrer et se soûler au champagne?

Blaise les a escortées jusqu’à son penthouse. Quatre-cinq personnes étaient déjà là. Shannon a demandé qu’on continue à lui sucer les tétons et du champagne asap. Blaise a amené Marissa dans sa salle de bains extra somptueuse, et il l’a baisé debout, elle avait les seins collés contre un miroir de dix mètres par trois mètres, le dos arqué, le cul presque offert, la sacoche renversée avec des condoms de couleur partout sur le plancher, pas besoin elle a dit à Blaise, baise-moi, je suis clean, donne-moi ta queue, à fond, et il l’a baisée et elle n’avait pas mal à la tête, et elle ne pensait pas au Buenanotte, ni à la partie des Canadiens, elle pensait juste qu’elle voulait migrer ici tout l’hiver, une saison au penthouse, une saison qui dégoutte de sperme dans sa chatte, de champagne sur son cou, de bites à la coke et de taxi à six heures du matin.

Vivre avec un mini dildo pris dans son cul

décembre 12, 2008

Musique : Daddy Yankee, Cambio

Breuvage : Red Bull sugar free

C’est la fête de Tara Citron Fox. Près de quinze filles se sont regroupées dans les bureaux montréalais du site de webcam. L’une d’elle suce le clito de Tara dans une chambre, durant une private session, comme cadeau very special, pendant que les autres boivent des Smirnoff, des Stella Artois et des vodka-pamplemousse rose. Elles se filment et se photographient topless avec Tara qui ouvre la bouche devant leurs tétons tout durs. Tara échange ses fuck-me boots contre les souliers à talons hauts rouge en cuir vernis de Crystal. Les filles fument des topes en parlant de dee-jays, d’une future expo-conférence du monde de la porno à Miami et des chiens en peluche envoyés par un de leurs fans. Puis Marquis, leur patron, annonce qu’il a réservé le W, let’s go get drunk sweeties!

Il n’y a que Lilianne et Elisha qui restent au studio pour travailler, chacune dans leur pièce attitrée, le donjon pour Elisha, et la jungle room pour Lilianne. Le donjon est une pièce sombre et froide, super sado-maso, avec des chandeliers incrustés aux murs, des gargouilles et une balançoire à fessées. Et pour ce qui est de la jungle room, tout ce qui a de jungle dans cette pièce cosy c’est les coussins à imprimés léopards et zébrés. Lilianne fait du lipsinc sur des chansons de Justin Timberlake, en s’appliquant du lip gloss sur les lèvres à chaque dix secondes, ce qu’elle fait toujours ou qu’elle soit, dans l’autobus, dans un café avec sa cousine ou au Ikea.

Liliane a trois sessions en privé, une de quinze minutes avec un habitué qui lui répète à quel point elle est belle et douce et qu’il veut la caresser toute la nuit, une de cinq minutes avec un autre habitué qui adore l’entendre dire son prénom, avec son petit accent de québécoise charmante et qui lui dit toujours I love you, wish you were with me, is it possible, someday? Et un autre private d’une demie-heure, super excitant, ou elle se rentre une chandelle dans le cul et au moins quatre doigts très profondément dans la chatte. Elle aurait bien voulu se rentrer le poing pour montrer qu’elle est trop top, mais c’est interdit, l’entreprise pour laquelle elle travaille risquerait une amende.

Elle sait qu’elle aura une soirée trop cool, très performante, parce que c’est un samedi soir, et que tous les mecs, d’ici trente minutes auront  trop envie de se vider les gosses avant de s’endormir. Liliane dit aux mecs qui chattent avec elle qu’elle est tannée de son bikini blanc à cerises roses. Elle se déshabille devant eux, en shakant son petit cul de salope sans cellulite devant les caméras et revêt une robe en latex blanc. Elle montre sa pédicure aux mecs, en disant qu’elle a choisi le vernis à ongles dating a royal d’OPI, juste à cause du nom. Elle demande en rigolant s’il y a un royal dans sa chat room et un mec lui dit je peux porter une couronne pour toi cutie, et un autre dit je suis le roi du sexe. Lilianne dit c’est génial guys, you make me wet, who want to see how much I’m wet? Et pas de réponse, tout de suite Conrad33 l’a prend en private.

Conrad33 se présente, dit qu’il habite dans l’état de New-York et qu’il porte les petites culottes de sa femme, partie en voyage d’affaires, pendant que lui il fouette rien à la maison. Il demande à Lilianne de rester habillée et de mettre son collier de chienne. Elle le met et propose au mec de prendre une laisse. Elle attache la laisse au collier et lui dit qu’elle adore son nouveau maître. Conrad33 écrit qu’elle l’excite trop, il aimerait que sa chienne se fasse baiser par un gros dildo. Lilianne crache sur son dildo noir, le suce en haletant et se le rentre direct au complet dans la chatte. Elle dit que c’est trop bon d’être pleine, qu’elle est trop chanceuse de l’avoir comme maître, il est trop sexe et il sait ce qu’elle veut. Elle tire sur la laisse parfois, pour faire plaisir à Conrad33, elle essaie se trouver une bonne position, pour qu’il voit tout à la perfection sur son écran d’ordi. Elle lui demande ce qui le ferait venir, ce qu’il ferait jouir encore plus que sa chienne bien baisée par un dildo tout mouillé. Il répond je trouverais un autre jouet à rentrer dans ma chienne, dans son cul.

Lilianne lui sourit et fouille dans son coffre aux trésors, sous l’immense lit de la jungle room. Elle choisit un mini mini vibro mauve, qu’elle avait reçut comme cadeau de présence lors d’un party pour les dix ans du studio de webcam. Elle se met un peu de lubrifiant sur un doigt et se l’applique sur l’anus. Elle rentre son vibro, s’assoit sur le lit, pour avoir les jouets tout en elle. Elle bouge comme si elle baisait le lit en cow-girl, elle se frotte le clito contre la jetée en fausse fourrure de tigre. Conrad33 lui écrit qu’il veut la voir jouir, lui il approche, il approche, il va bientôt tout balancer sur son clavier, il ne peut plus écrire, trop dur, c’est bon, Lilianne regarde bien la caméra, elle supplie Conrad33 de venir bien fort en elle, elle le sent bien, son sperme tout chaud dans ses couilles trop pleines, come, come, I need it, elle se mord les lèvres, balance la tête un peu en arrière (mouvement super étudié, faut avoir l’air de perdre la tête, en quasi extase, mais pas montrer l’intérieur de ses narines, pas sexy), continue à baiser le lit de plus en plus fort, elle gémit et se pince les tétons. Conrad33 la remercie, il a trop éjaculé, Lilianne dit c’est un plaisir, toujours, d’être ta chienne, et elle essaie de retirer le mini vibro de son cul, elle se sent un peu inconfortable. Mais ses doigts réussissent pas à toucher le vibro. Fuck, fuck, elle soulève ses fesses, enfonce trois doigts, Conrad33 voit son air apeuré et il lui demande si tout est ok, elle dit oui, oui, c’est bon, il la remercie encore et lui souhaite une bonne soirée. Lilianne termine sa session privée, les doigts collés de lubrifiant, avec l’ostie de crainte que son vibro va rester en elle à tout jamais comme un scalpel oublié dans une cuisse d’une fille qui se fait liposucer.

Lilianne décide de faire semblant que tout est correct. Elle dit aux mecs de sa chatroom qu’elle prend une pause et un 7up-smirnoff aux framboises et revient dans cinq minutes. Elle sort de la jungle room et s’enferme dans les toilettes. Elle fouille son cul, elle y a fout les doigts, le poing, tente de chier, mais rien ne fonctionne Elle pleure et prie et se répéte des phrases zen, elle s’imagine mourir d’un sextoy pris trop longtemps dans son cul, qui écrase ses organes ou whatever.

 

Elle va cogner à la porte d’Elisha. Elisha est une québéco-allemande aux jambes longues d’un mètre cinquante, aux petits yeux perçants et aux répliques féministes et sexys bien senties. Elisha crie que Lilianne cognait à sa porte, ouh la la, elle a envie de se faire donner la fessés ou des coups de fouets peut-être. Lilianne prend une mini voix plaintive et dit non non, c’est pas ça, j’ai un problème, peux-tu prendre une pause de trente secondes. Elisha a un air concerné, dit see you very soon guys. Lilianne raconte tout, en disant que ouais ce serait super drôle une fois le jouet flushé, mais là, c’est apeurant. Elishadit qu’elle peut la masser, lui appeler un taxi, mais que Lilianne devrait vraiment partir s’acheter des tisanes diéturiques et tout et tout. Elle lui dit ne t’en fais pas, c’est déjà arrivé à une fille avant toi, elle s’était rentrée son tube de rouge à lèvres et il avait magically disappear in her, et moi c’est les éponges, j’ai tout le temps l’impression qu’elles vont se désintégrer en moi et me rendre infertile, courage sweety, cheers to your ass.

 

Lilianne s’habille super vite, ne dit même pas kiss kiss à ses mecs, et elle va à la pharmacie, et dans un Mc Donald aussi, pour la totale (dans sa tête ou whatever, manger un Big Mac égale merde immédiate). Elle avale tout, et elle décide de marcher jusqu’à chez elle, une marche de dix minutes, à se répéter ses mantras et à boire le reste de son thé glacé. Elle approche de son condo, elle est à genre deux minutes, quand ça commence à pousser grave dans son cul. Elle a plus de contrôle et elle a super peur de se salir, d’avoir l’air d’une grosse clocharde malade dans son quartier de wannabes distingués. Elle  court, jette son thé glacé dans une haie, trouve ses clés et court dans les escaliers en faisant un boucan monstre, à minuit, mais entre réveiller tous ses voisins et tous les chiens de ses voisins, et chier dans ses culottes, c’est comme évident le choix de Lilianne. Elle  dit faut que j’aie chier à son fuckfriend qui veut la frencher dès qu’elle entre dans le condo qui sent la tarte fraises-guimauves.

 

Aux toilettes, elle le jouet tombe tout seul, d’un coup, un sextoy mauve recouvert de merde, elle est trop contente qu’elle en pleure. Elle recueille la relique dans des papiers essuie-tout, la jette dans les poubelles et prend une douche super rapide, pour offrir un cul tout propre à la bite de son fuckfriend.

Grosse queue de black et boeuf au curry

décembre 4, 2008

Lecture : Erik L’Homme, Phaenomen 

Musique : Britney Spears, Circus

Breuvage : chocolat chaud à la candy cane

 

Après trente minutes à chercher l’autre au métro Jean-Talon, à tenter de me souvenir son numéro de cellulaire, à appeler le 411, le 911, pendant qu’elle regarde les vidéos des filles qui sortent des wagons, essayant de deviner une blondinette ou une caramellisée, nous nous trouvons, frenchons et disons plein de compliments. Molly est superbe, avec un trait noir sur ses yeux dessiné style star des années 50, et avec sa blouse en satin turquoise foncé extra moulante Foxy.

 

Nous parlons de sa fin de session, de boissons Rockstar et de speed, tout en cherchant un putain de taxi. Nous en trouvons un vide. Un black sort de l’épicerie en face et je lui souris, lui demandant si nous pouvons embarquées. Il a l’air de ne pas comprendre. Je commence à rigoler et j’enchaîne comme une folle les mots, pardon, vous vous dirigiez vers l’auto, j’ai pensé, pardon pardon, vous n’avez pas l’air d’un chauffeur de taxi, c’est juste que…Bref, j’ai l’air d’une putain de raciste de banlieue.

 

Molly et moi nous traversons finalement sur feu rouge pour avoir un câlisse de taxi. Nous nous trompons en lui donnant l’adresse du resto indien recommandé par le Guide Restos Voir 2009. Le chauffeur a l’air fru, mais nous nous en fouettons, parce que Molly me parle de son chat, de Cent Ans de Solitude, et prend des photos de ma bague de fiançailles (or rose, je suis comblée). Molly, elle, en veut une en or blanc, c’est mieux pour ses doigts et pour son teint, comme cadeau de Noel.

 

Le resto tant vanté par le Guide a la devanture d’un dépanneur crasseux, avec des vieilles affiches de bières étrangères et de différents dieux hindous, et des décorations de Noel en feutrine. Mais dès que Molly et moi nous rentrons, who care about les apparences, il y a des photos de Catherine Deneuve avec le proprio, et des mots adorateurs de Pierre Foglia, faut bouffer du spicy curry today, extérieur-intérieur crasseux ou non.

 

Nous commandons du vin blanc et nous nous perdons dans le menu gros comme un livre de la série Twilight. Molly veut dix mille entrées. Le serveur nous apporte un pain croustillant qui goûte, selon Molly chérie, à la fois les pieds, les épices et le bagel. Elle me montre qu’elle ne porte pas de soutif en déboutonnant un peu sa blouse Foxy. Ses seins sont tout blancs et crémeux. Elle dit que ma robe pseudo vintage vieux rose et doré, c’est trop sa robe de mariage de rêve, mais elle la voudrait plus longue. Elle me demande si la broche était vendue avec la robe, je dis non et nous parlons de shopping, j’ai besoin de Juicy Couture dans ma garde-robe, et de ma craque de seins, jusqu’à ce que le serveur revienne vers nous.

 

Molly demande à avoir du papadam en entrée. Le serveur nous dit que nous en avons déjà, c’est le pain qui goûte les pieds. Je ris en dégénérée coquine et Molly explique en anglais que c’est our first time, qu’elle n’a jamais goûté de l’indien avant. Quand le serveur part, nous terminons quasi cul-sec notre deuxième verre de vin blanc, question de nous convaincre que ouais, c’est du vin pas bon dilué avec de l’eau. Comme nous aimons trop nous saouler ensemble, jusqu’à s’évanouir dans les toilettes et tout et tout, nous mangeons super vite, dérangées par son mec, qui l’appelle. Il la traite de grosse lesbo et il lui dit que demain, il va jouer au hockey cosom. Puis il rappelle, il dit qu’il va jouer au poker demain, pas au hockey. Je pique le cellulaire de Molly et lui dis que sa blonde est ni grosse ni lesbo et qu’il est super chanceux de se la faire parce qu’elle a un corps d’enfer et qu’elle est sweet as une tonne de sucre à glacer.

 

Je dis à Molly que ça va super, entre Alexandre Le Grand et moi, mais que nous ne nous marierons jamais. J’ai la bague, il a mon cul une fois par semaine, nous nous aimons, nous aurons des enfants, nous irons vivre à Londres ou en Californie, un jour, je me ferai tatouer son nom sur une fesse, des étoiles et un colibri dans le cou, mais nous nous marierons probablement jamais. Ça serait la troisième fois pour lui, la deuxième pour moi. Je dis à Molly nous ne nous marierons jamais. Mais ce serait quand même cool, un jour, sur une plage, moi en bikini blanc plein de paillettes, avec un diadème sur la tête et des souliers de stripper qui me donneraient une démarche de reine dans le sable, et lui en maillot de bain blanc, entourée par ses deux filles, et un chien, oh yeah je veux un chien qui ressemble à une mouche, comme celui de Californication, un chien, notre enfant pas encore né, pas encore là, dans les bras de Misha, que j’obligerais à porter un monokini blanc plein de paillettes aussi.

 

Super pleines, avec un kilo de plus d’indien dans le corps, nous reprenons un taxi pour nous rendre chez elle. Elle habite proche de ma copine Sarah Lee, qui déprime un peu ces jours-ci, elle a rencontré un mec qui capote négativement dès qu’une fille touche son bras, et Sarah Lee aime toucher les bras. Big deal.

 

Molly me dit qu’avant il y avait des souris dans son appartement, mais que son mec a réussi à les capturer dans une boite de céréales. Il les a pas tuées, il les a jetées dehors, avant le mois de décembre, avant qu’il ne fasse trop froid. Elle met du Patrick Watson, me verse un verre de chardonnay, et je m’affale dans son divan, je l’adore trop. Molly est toute belle, elle me parle des personnes âgées qu’elle voit à son travail, du livre Les Belles Endormies, d’une fille qui l’a frenché à l’école, d’un mec qui étudie l’humour et qui l’a fait toujours sourire, qui tire sa chaise et tout, et de Juliette, une fille étrange, grano et magnétique qui tripe grave sur elle, et elle aussi, elle se sent trop attirée par la fille. Elles en ont parlé, Molly avait envie d’aller entre ses jambes, de la goûter, mais la fille en a parlé à son mec. Les mecs, souvent, malgré ce qu’on pense, aime pas trop les girls on girls, et Molly en est à rester à fantasmer et à se demander ce qu’elle aurait trouvé sous la jupe en macramé de Juliette.

 

Sa coloc Chloé vient nous rejoindre, elle se verse un verre et demande à Molly si elle a des photos de Juliette. Molly ouvre son ordi, nous montre des photos d’elle et de son mec au lit, de superbes photos, les deux nus, lui par-dessus elle, et une autre d’elle en petite culotte rouge, le ventre extra plat, le dos arqué et une crinière à la Angelina Jolie jusqu’aux fesses ou presque, mais pas de photos de Juliette. Bouhouhou. Chloé nous dit qu’elle vient tout juste de recevoir un appel de merde, situation familiale de merde, mais que sinon sa vie est parfaite right now. Elle est dans une relation open avec un haïtien trop sexy.

 

C’est la première fois que je rencontre Chloé et je peux pas m’empêcher de lui dire qu’elle est superbe, pourquoi elle n’a jamais tenté sa chance comme mannequin (la fille fait deux mètres, elle est plus mince que Giselle, a des yeux de biche et une énergie sexuelle et féline à la Kate Moss). Elle dit que plein de monde lui dit ça, mais elle a de trop grosses cuisses. Whatever. Faut jamais s’obstiner avec une fille désillusionnée.

 

Chloé dit qu’elle ne s’est jamais sentie aussi bien, aussi libérée, elle n’a jamais autant mouillé et baisé de sa vie. L’autre jour, elle a loué une chambre d’hôtel au Marriot, pour elle et son black et après une super baise, elle lui a dit appelle tes amis. Trois amis de Marlon, trop heureux de la demande de Chloé, sont arrivés un après l’autre et Chloé s’est évanouie de sommeil, de trop d’alcool et de sperme, à six heures du matin, comblée. Une heure après, elle se reprenait la bite de son mec, qui pendant leur trip quasi orgiaque, embrassait doucement la belle et lui disait qu’elle peut dire non quand elle veut et que si elle a mal, qu’elle lui dise. Mais Chloé était salement trop mouillée pour avoir mal, ou pour même avoir besoin de lubrifiant à bites énormes.

 

Chloé dit qu’elle peut embrasser toutes les filles qu’elle veut, ça excite Marlon, et que de toute façon, embrasser c’est pas tromper. Je dis nan, pas d’accord, je voudrais vraiment pas que mon mec embrasse une autre pétasse, je stresserais à toutes les fois ou il sort au Confessionnal boire avec des copains et sourire à des pouliches sous le charme. Chloé dit l’autre fois j’étais à la Porte Rouge, tu connais pas? Elle continue, j’ai embrassé un mec et Marlon l’a su et c’est vrai qu’il était pas super content, mais pour les filles, machin-machin, n’importe quand, une de ses amies voudrait bien m’avoir toute nue rien que pour elle, regarde Mélodie je vais te montrer des photos, j’ai trop envie de lui dire oui, elle est super belle, et je lui ai parlé sur msn et elle est super intelligente aussi.

 

Putain Chloé me montre des photos de sa future fuckfriend et elle est top, cheerleader pour les Alouettes, gorgeous brunette aux cheveux longs, tout en courbes et en sourires aguicheurs, elle est exciting à remonter sa robe et à se rentrer un poing au complet dans la chatte. Molly est jalouse et elle embrasse Chloé en lui rappelant qu’elle est sa best friend et que pour préserver toute sa dignité, elle devrait se laisser lécher par elle, pas par une salope en mini jupes à volants bleu et blanc.

 

Molly monte sur les cuisses de Chloé, lui fait boire le reste de son verre de vin en lui disant, prends c’est ma mouille, c’est ma mouille. Chloé rigole et embrasse Molly, pendant que moi je me dis qu’il faut que j’appelle bientôt un taxi. Quelqu’un cogne à la porte. Molly se lève super vite, gueule oh ça doit être Carl!

 

Je me regarde dans mon miroir de poche. Ça fait une éternité que j’ai pas vu Carl et je suis trop heureuse qu’il vienne nous rejoindre, après son badminton. Il nous salue et demande à Molly s’il peut prendre une douche, il pue trop qu’il dit. Je vais le prendre dans mes bras et je lui dis qu’il ne pue même pas. Pendant sa douche, Molly arrête pas de dire qu’il est tout maigre et sexy, qu’elle aurait trop envie d’aller le rejoindre sous la douche. Chloé recommence à parler de Marlon, elle aimerait aller le rejoindre ce soir, il n’est pas trop tard pour sortir, minuit et des secondes, elle a envie de baiser. Molly dit fuck, ça me gêne vous entendre faire du bruit et tout, quand je suis dans ma chambre. Chloé dit moi je t’entends jouir avec ton mec et ça me dérange pas, j’écoute encore plus et ça m’excite, je m’imagine avec vous, machin-machin.

 

Chloé se lève pour téléphoner Marlon, Carl prend en photo ses seins pendant qu’elle répète c’est trop bon, c’est trop bon avec lui, je peux pas croire que c’est comme ça, je veux toujours plus, il est trop bon, je mouille tellement, je suis pas son genre, trop mince et tout, ses amis me trouvent trop belle, il est trop bon, c’est incroyable, faut que j’aie le voir, je suis trop trop heureuse. Et elle s’en va, et je reste un peu à parler, à répéter à Molly que c’est elle la prettiest, mais moi aussi faut que j’aie me faire baiser.

 

Et quand je suis sur Alexandre Le Grand, trente minutes plus tard, je sais que je suis chanceuse, j’ai pas Marlon, j’ai pas un joueur de badminton, j’ai pas un restaurateur indien, j’ai pas Patrick Watson, mais who care, j’ai Alexandre Le Grand, et son sperme en moi, avant de dormir, ça goûte meilleur que tout le vin blanc et les Boris Lychee de la soirée.

Rôties au beurre d’arachides, érection et princesses sexys

novembre 26, 2008

musique: PJ Harvey, This mess we’re in

film: Cinéma du Parc, Lions de Cannes 2008

 

Pour travailler au restaurant Les Princesses d’Hochelaga, Lilianne a juste eu à téléphoner, jurer qu’elle avait dix-huit ans, jurer que ça ne lui dérangeait pas d’être en paréo transparent la moitié d’une journée et montrer ses seins à l’adjoint du proprio.

 

(Lilianne, avant d’être une webcam girl uber extraordinaire, était une téléphoniste érotique, puis une serveuse au célèbre restaurant Les Princesses d’Hochelaga, et puis  une vendeuse de fromages pendant deux jours. J’ai pensé à elle quand j’ai lu dans la Presse de samedi dernier un article sur le resto de Hochelaga-Maisonneuve, temple de la poutine à la mouille.)

 

Elle se couchait à neuf heures pm maximum, après avoir bouffé trois chocolats fourrés à la praline. Elle se levait à trois heures trente-trois minutes, pour la chance, et pour se laver les cheveux et raser les jambes, les aisselles, et la chatte. Faut pas que des poils de chatte tombent dans les burgers et faut pas que les clients se croient avec des primates féministes. Elle appelait un taxi, tous les chauffeurs de Hochelaga la connaissait et quand elle leur donnait l’adresse, ils disaient oh c’est toi la princesse? Comme si elle allait se proposer pour se déshabiller right now, sur la banquette arrière. C’était épuisant, répondre aux attentes, alors qu’elle était démaquillée, les seins tout petits et sur les hautes, à cause du froid, sous un t-shirt à slogans style Free Breakfast ou Girls are greater than boys.

 

Elle entrait par la porte derrière. Habituellement le cuisinier alcolo était déjà là, à boire une bière devant du bacon frétillant. Elle ne le saluait pas. Dès que quelqu’un parlait au cuisinier alcolo, le cuisinier alcolo sacrait et inventait des insultes débiles à crier à tout le monde qu’il croisait le restant de la journée. Pénible. Elle nettoyait les tables du coin du restau qu’elle choisissait (proche du bar, c’est plus payant, ou au fond, loin de la porte de devant, loin du vent, mais proche des postes de télé, qui diffusaient alors des rencontres sportives et du cul non stop). Elle prenait un carnet de factures, écrivait son nom, Lilianne, et la date du jour, en rajoutant des cœurs, des bisous, ou des étoiles, tout pour se personnaliser un peu, ou pour charmer le client amateur de tétons, de nombrils et de sous-marins graisseux.

 

Deux ou trois autres serveuses arrivaient avant l’ouverture, à cinq heures. Elles mangeaient du bacon et prenaient un café et fumaient des topes et parlaient d’Occupation double (« Eux c’est des vrais personnes, ils sont déjà rendus loin dans la vie, pas comme nous. »)ou coupaient la corde de leur tampon dans la salle de bain. La blonde de l’adjoint parlait de ses leçons de golf et de ses quelques kilos en trop. Elle avait l’air d’une giga amazone, avec rallonges capillaires achetées chez Ardène. Mylène montrait ses bras super musclés de jeune mère de Pointe-aux-Trembles. Et le deuxième cuisinier arrivait. Lilianne adorait le deuxième cuisinier, il lui frôlait souvent les seins, lui disait qu’elle lui rappelait quelqu’un, quelqu’un qu’il avait beaucoup aimé, adorait sa pâleur, son acharnement à pas aller dans les salons de bronzage comme les autres serveuses, et il adorait sa maigreur, ses côtes qu’on voyaient un peu, et sa difficulté à bien nouer un paréo (tous les clients appréciait ça, le paréo finissait toujours par s’ouvrir et wouhou chatte gratuite pour tous), et il lui parlait parfois de sa vie d’avant.

 

Il avait été curé, dans un village. Lilianne était trop gênée pour lui demander ce qu’il faisait là, maintenant, aux Princesses. Ça ne se demande pas, de toute façon, les filles peuvent parler de telle serveuse cokée, de telle pétasse qui sert trop mal aux tables (Lilianne était trop nulle mais elle souriait beaucoup, et elle avait une bonne diction, et elle n’utilisait pas d’anglicismes, ça la mettait, inévitablement, dans une classe incritiquable, tout le monde pensait qu’elle était française parce qu’elle disait du beurre d’arachides sur les rôties au lieu de beurre de peanuts sur les toasts), de tel dealer qui donne des tips de l’enfer, mais jamais tu ne demandes à quelqu’un, aux Princesses, ce qu’il fait là. C’était peut-être juste Lilianne qui avait ce principe-là, mais whatever.

 

Lilianne, après avoir travaillé jusqu’à deux heures de l’aprem, retournait chez elle dans l’auto sport d’un client, ou en taxi. La première chose qu’elle s’est acheté après avoir payé son loyer et tout, avec l’argent des Princesses, c’était un super vibro rose, et des revues porno avec des asiatiques poilues qui sautent dans des chutes d’eau. Et aussi un film pourri de Marc Dorcel. L’histoire d’une fille qui déménage dans une autre ville avec son copain, qui regarde un bijou dans une vitrine, elle devient danseuse pour pouvoir s’offrir le bijou et baise avec plein de monde habillé en lingerie quétaine. Elle se masturbait au moins cinq fois avant de manger ses chocolats et avant d’aller dormir, en pensant à tous les mecs qui auraient voulu lui pincer les tétons pendant la journée. Elle s’imaginait sur leurs genoux, à rire, et à se laisser caresser partout partout, pendant qu’elle s’enfilerait du bacon.

 

(J’ai pensé à Lilianne en lisant la Presse, ma Lilianne chérie, ça fait une éternité que je l’ai pas vu, je voudrais que tu me racontes qui tu fouettes ces jours-ci, tu es partie des Princesses parce que ça te faisait trop chier de te lever à trois heures trente-trois minutes, est-ce que tu y retournes pour mater les pornos et tes anciennes collègues? Parle-moi encore des couples qui te proposaient des trips à trois, monsieur con et femme boudin, et des américains qui se faisaient prendre en photos avec toi, pour un souvenir d’enterrement de vie de garçon et tout. Je m’ennuie chérie.)

Deux Barbies sous des draps couleur caramel

novembre 24, 2008

Musique: Robyn, Konichiwa Bitches

Bouche ouverte:  Jamieson Omega-3 complete

 

Je reviens de me masturber, quatre minutes au lit, à arrêter le vibro sparkling doré et à le repartir un peu moins fort, faut que j’entende le concierge s’il arrive, il devrait passer bientôt, placer de nouveaux néons dans la cuisine, pendant que j’écris, juste à côté, les tétons libres et bien visibles sous mon t-shirt jaune transparent (le jaune, c’est une couleur traître, qui va à personne, sauf à Kate Moss, et si c’est transparent, là fuck la couleur, on voit juste le rond légèrement brun de mon mamelon et c’est suffisant pour ne pas remarquer que le jaune, ça donne un air de nausée prochaine).

 

Fallait que le vibro soit à une vitesse réduite aussi, parce que j’avais encore le clito en feu à cause de Misha, qui m’a léchée pendant presque une heure, hier, pendant la fête de Paprika. Pendant que belle-fille Princesse jouaient avec ses copines (deux des sœurs de Misha, radieuses et croquantes, et des petites mexicaines) et ses copains (un prince charmant venu de Repentigny, et Ken le lutteur baiseur de Barbies) à se cacher sous les draps du lit à deux étages, à mettre les pieds dans le bol d’eau de Paprika, à déballer les cadeaux de Paprika (la chanceuse a reçu des bonbons anti-carie, un napperon Hello Kitty, deux couvertures roses chatoyantes, une photo de pieuvre, une publicité du savon Le Chat Marseille encadrée, et du lait sans lactose), à faire le bordel dans les 10 000 accessoires Playmobil que belle-fille Princesse possède, j’avais amené Misha dans la chambre, pour lui montrer mon nouvel ensemble soutif-culottes de marque French Cancan.

 

Elle m’avait demandé de l’essayer, pour voir s’il lui faisait, mais elle fait un bonnet de plus que moi la pétasse, c’était sûr que ça lui ferait pas. Elle a enlevé son soutif rose perle et l’a laissé sur la commode, déjà encombrée par tout plein de trucs, par un article de journal sur le resto Les Princesses d’Hochelaga, deux tonnes de revues, dont le Vanity Fair spécial Monroe que je n’ai pas encore terminé de lire, le livre de Brett Kahr, un psychothérapeute qui aime discuter perversions à heure de grande écoute sur la BBC, Host de Stephenie Meyer, un serre-tête avec les oreilles de Minnie Mouse, la Bible, des boucles d’oreilles signées Sandrine Devost, le plus beau tiara du monde, toutes les robes que j’ai essayé pendant la matinée (je savais pas ce qui faisait à la fois sexy et fête d’enfants pour un chat) et ma lime à ongles super gorgeous parce qu’elle a plein de cupcakes au chocolat comme motifs.

 

I’m so very hot that when I rob your mansion

You ain’t callin the cops you call the fire station

 

Je me suis assise sur le lit pour la regarder. J’ai retiré mes bas collants, je venais tout juste de faire un major trou dedans, en m’accrochant dans la boite à trésors d’Alexandre Le Grand (meuble qui trône dans le salon, rempli de bouteilles de vodka, rhum cubain, sake dégueu, Jack Daniel’s, etcétéra). Misha a demandé à voir la culotte que je portais ce jour-là et j’ai levé la robe en pouffant d’un rire que je me plais à imaginer comme celui d’une grande Alice au Pays des Merveilles, mais qui est plus le rire d’un âne en chaleur. Elle s’est jetée sur le lit en imitant mon rire et si c’était un film grand public, la scène suivante serait Misha et moi en train de sucer des popsicles, les joues rosies, et de proposer une salade de fruits aux enfants, et si c’était un film porno, la scène suivante serait Misha qui m’ouvre les jambes et qui vient foutre sa langue sur mes cuisses, et mes mains qui prennent sa tête et qui la dirige vers ma fucking chatte.

 

Don’t I look tasty like a French Bon-Bon

Coming in your mouth make you say yum yum

Even more sweeter than a cherry bomb

 

Mais comme c’est ni l’un, ni l’autre, Misha a écarté mes culottes rayées vert lime et bleu poudre, a dit que je sentais crissement fort la mouille, et elle a embrassé tout doucement mon clito. On est allées sous les couvertures, comme ça, si un enfant entrait, on pouvait dire qu’on se reposait ou qu’on cherchait Paprika dans le lit. Who care si les culottes de Misha étaient maintenant sur le plancher, avec mes bas collants et mon soutif French Cancan?

 

Pas moi en tout cas. Pas avec la bouche douce de Misha sur mes lèvres, qui m’embrassait avec la langue goût chatte et goût baume citron-vanille. Elle m’a demandé si je voulais qu’elle me rentre le vibro, mais j’ai dit non, trop de bruit, et pas envie de me lever pour aller laver le putain de vibro déjà couvert de mouille séchée depuis un siècle. Elle m’a entré un doigt, tout doucement, comme si j’allais protester, et ses petites dents sont venues s’attarder sur mes tétons, son corps était super chaud sur le mien, je trouvais ça trop bon de l’avoir comme ça, cachée sous les draps, que pour moi. Elle a les plus beaux cheveux du monde et je lui ai demandé de les mettre sur mon visage, elle s’est assise par-dessus moi et m’a caressé le visage et les seins avec ses cheveux, ça me chatouillait plus que ça m’excitait, alors je me suis relevée un peu et j’ai sucé ses seins. Je pourrais sans blague les toucher pendant dix heures non stop, sans me tanner, ils sont trop malades, tout blanc aristo, gros, ronds, malades, malades, vraiment. On s’est léchées en rigolant, en disant à l’autre que c’était elle qui avait la peau la plus douce, les grains de beauté les plus gracieux, le bas du dos le plus sexy, la chatte la plus mortelle.

 

Et j’ai même pas crié quand elle m’a fait jouir. Alexandre Le Grand aurait été super fier de moi et surpris, lui qui a toujours peur que les voisins, le postier, le concierge entendent mes cris quand il est entre mes jambes.

 

Check the scenario : I’m a bust your ear drum

Leave your heads ringin with the ringa ding dong

Je n’ai pas encore reçu mon manteau en fourrure de lapin motifs léopard

novembre 18, 2008

 

Breuvage : Brio aux oranges sanguines

Costume : Bunny à l’oreille droite courbée

 

Je ne connais pas de fétichistes avoués des bas et porte-jarretelles. Je sais que mon mec aime bien, c’est le type de lingerie qu’il préfère, avec le corset, parce que ça montre bien les fesses, marquées par les élastiques du porte-jarretelles. Je ne connais pas de mec en tout cas qui préfère les jarretelles plus que moi, qui en fait une obsession comme moi j’en ai déjà fait.

 

Pour moi, ç’a toujours été le symbole parfait de la féminité. Même si je les troue en dix secondes ou les laisse filer sans mettre de vernis pour stopper ça, je fais super attention à mes bas jarretelles. Ils sont par paires, dans des petits sacs ziploc, empilés l’un par dessus l’autre par couleur, rose, rouge, blanc, noir, chair, dans une boîte à motifs de brocards. J’ai plus de bas jarretelles que de petites culottes.

 

Marissa aussi trouve que les bas jarretelles, il n’y a rien de plus de féminin que ça. Mais elle n’en porte pas au travail, sauf si un mec lui en emporte une paire. Et sauf à ses premières soirées de putasserie. Au début, elle se déplaçait, avec chauffeur et autre escorte sur la banquette arrière. Elle détestait, parce qu’elle faisait des heures démentes, de genre huit heures pm à six heures am, alors qu’elle était encore étudiante au bac. Le premier soir, elle s’est changé deux fois, elle pensait que les escortes portaient toutes des bas jarretelles (en fait, elles portent plus souvent des skinny jeans que des bas jarretelles), mais elle ne trouvait pas deux bas identiques (elle n’est pas aussi rangée que moi) et enfin, les bas qu’elle préférait étaient déchirés et ceux qu’elle a trouvé et mis se sont déchirés après qu’elle soit tombée sur la guitare de son mec (scène difficile à imaginer, mais elle dit vraiment, je me suis enfargée dans sa guitare et je pleurais presque parce que c’était l’hiver, j’étais pute mais j’avais pas de bas jarretelles, je me sentais…plus nerveuse à cause de mon linge que pour ce que je me préparais à faire.) Elle en a finalement trouvé deux blancs et elle s’est sentie pathétique toute la soirée, à les remonter parce qu’ils tombaient toujours. Des bas auto-fixants, mon cul. La pauvre chérie. Même au McDonald, pendant une pause d’une heure parce qu’une autre escorte voulait manger des frites avec mayonnaise, elle s’est sentie regardée croche par tout le monde, tellement sûre que tout le monde devinait dès les premières secondes du premier regard qu’elle était pute (tout le monde devine toujours qu’elle est pute anyway, parce qu’elle échappe des dizaines de condoms dans le métro et qu’elle paie en billets de cent dollars ses sandwichs au dépanneur près de chez elle).

 

Une autre copine, Lilianne, a travaillé quelques mois comme webcam girl (tu parles en soutif ou en déguisement de la fée des étoiles devant des écrans d’ordinateur, tu joues au tic tac toe sur le dos nu d’une compagne de travail, tu chantonnes sur du Madonna et quand un gars a la queue dure comme du bois, il te prend in private et là tu fais plein de cochonneries amusantes) et elle dit que tous les mecs voulaient la voir soit toute nue gratuitement (elle rigole et elle leur montre ses seins, quand ça arrive) ou en bas jarretelles (ou en train d’imiter un chien ou une statue style mannequin de magasin, mais ce sont d’autres histoires…). Elle aime bien prendre son temps, les enfiler un après l’autre en se caressant les jambes. Elle monte les bas jarretelles le plus haut possible sur sa cuisse, demande au client devant son ordinateur si ça va, si le noir est brillant sur son écran, si le modèle lui plaît, s’il a remarqué les petits diamants incrustés et tout et tout. Et après, elle sort un gode et elle se le rentre en criant plus fort que toutes les filles de la place, sauf une, qui est vraiment trop une folle du sexe. Elle se fait jouir ou presque en se contorsionnant pour que le mec voit tout bien, elle fait des zoom sur son clito, sur son gode tout mouillé. Et si c’est son client du vendredi soir 19h30, elle fait semblant d’être la femme du type et de coucher avec son meilleur ami, et là c’est super important qu’elle décrive tout, la douceur de ses bas jarretelles couleur chair, son envie de baiser avec son meilleur ami, elle enferme le meilleur ami dans la garde-robe de l’entrée et le suce dans les manteaux d’hiver, elle dit que le meilleur ami aime beaucoup les bas jarretelles aussi et qu’il vient dessus, après elle se change pas pour son mari et elle lui montre les taches de sperme laissées par son ami. Whatever makes you cum, elle s’en fouette.

 

Ça peut être autre chose que des bas jarretelles aussi. Je suis sûre qu’il y a au moins un obsédé ici qui tripe saran wrap et confiture de fraises.

Le trou du cul comme obsession très saine

novembre 17, 2008

 

« Anal sex. Anal fucking sex. Brown-hole-spelunking rusty-can-expanding colon-tickling anal fucking sex. »

C’est comme ça que Jenna dit ça. Jenna, qui s’est fait mettre dans le cul dans aucun de ses films, contrairement à genre 75% des starlettes porno qui se croient obliger d’accepter deux queues en même temps dans l’anus, dès le premier film gonzo. Jenna  dit qu’elle a accepté un mec entre ses fesses juste trois fois, parce qu’elle n’a fait confiance qu’à trois mecs et que sans confiance, sans respect, sans excitation intense, elle disait non, non, non, même à Marilyn Manson, qui la harcelait toujours à propos de son cul, pendant leur brève idylle.

(Ouais, je sais. Qui peut le croire ? La terreur et l’ancienne candidate au titre de Miss USA ou Miss Teen USA. Assez cool comme couple. Ce qu’elle en retire ? Que Marilyn Manson est une bête tendre et cokée et qu’il a de super conseils à donner côté maquillage.)

Est-ce que Marilyn Manson voulait qu’elle lui rentre un godemiché dans le cul ? Elle ne le dit pas dans sa bio. Mais beaucoup de mecs aiment, un petit doigt, deux doigts, trois doigts, strap-on (ooooh je serais tellement pas capable de faire ça, c’est tellement trop homme d’utiliser un strap-on, je veux pas un faux pénis, je veux garder ma petite chatte), jouet, poing. Les mecs ont leur propre G-spot près de l’anus, alors c’est plus facile pour eux d’aimer ça et d’en jouir. À part mon premier mari, qui ne voulait pas que je m’approche à moins de trente centimètres de son cul, la plupart des mecs que je connais aiment bien, et les mecs des articles de Cosmo aussi, et les mecs de mes copines aussi.

Alexandre Le Grand, même s’il aime mon look french-manicure-ongles-longs-d’un-mètre, trouve ça désolant que lorsque j’ai mes faux ongles, je ne puisse pas jouer un peu dans son petit trou tout rose, sans le blesser. Il joui toujours plus rapidement dès qu’il sent mes doigts qui s’approchent de son cul, que je le caresse ou que je le pénètre doucement. Et c’est un de mes anciens profs qui m’a demandé de lui lécher le cul pour la première fois, après avoir discuté d’Isabel Allende. Thank God pour l’éducation, Francis!

Beaucoup de clients de Marissa lui demande ça aussi, un doigt ou une langue. Elle ne lèche pas, c’est pas dans sa liste d’extras, mais le doigt si le mec a un accent excitant, un corps de cochon intelligent (un corps de cochon intelligent pour elle veut dire : il bouge bien, il a une belle bouche pulpeuse, il n’a pas de mèches dans les cheveux et oh il se lave les mains après lui avoir donné son cash), une façon de demander implorante-craquante, elle le fait. Elle demande au mec de cracher sur ses doigts et elle lui rentre un doigt, et plus qu’un s’il demande, et elle va pas trop profond, elle laisse son doigt tout proche de l’entrée, un centimètre et demi qu’elle dit, et elle le tourne, elle presse, elle cherche à savoir ou le mec aime plus, ou le mec se contracte le cul le plus. Elle dit que ceux qui aiment le plus ça, ce sont les plus sexuels, ceux qui viennent la voir parce que baiser le samedi soir avec une nouvelle cocotte, c’est pas suffisant, et que baiser après cinq drinks, un souper et un café, c’est moins satisfaisant que de baiser entre deux meetings, avec la GFE qu’est Marissa.

Après avoir fait jouir votre mec les girls, voux pouvez vous en lécher les doigts, mais aussi les laver eau chaude-savon aux truffes-zucchini, n’est-ce pas ?