Archive for the ‘alcololo’ Category

Vodka, golden shower et morsures

avril 22, 2010

Une copine m’avait recommandé un monastère en Grèce, une autre m’avait gentiment donné un liste de livres sur le moment présent, le calme, la capacité à s’ouvrir aux petits bonheurs (je jouis pas encore en me mettant du shampoing dans les cheveux, mais je suis toute joyeuse à chaque fois que je réussis à me faire du café – ne me demandez pas depuis quand je sais en faire, please).

Même si j’étais pas dans un monastère en Grèce, je me suis bien amusée et ressourcée dans un monastère dans la région de Lanaudière. Je m’étais amenée de la vodka, thank God, j’ai rencontré une fille à saouler, dès la deuxième journée, à genoux dans le potager. En boyfriend jeans et sandales, même s’il faisait dix degrés, elle regardait un crapaud. J’ai essayé de l’attraper avec elle, nous voulions l’adopter, le baptiser, et faire de lui la mascotte bien aimée du monastère. Nous n’avons pas réussie. Mais j’étais trop charmée de la voir avec de la terre entre les orteils.

Au monastère, nous devions garder le silence. Nous pouvions participer à des activités comme laver la vaisselle, ou assister à des messes et des chants religieux, à l’église attenante. Ça ne me dérangeait pas, le silence, sauf quand je suis arrivée et que je me demandais si de ma petite chambre, mon vibro allait se faire entendre par tous les pensionnaires. Pas question d’utiliser mes doigts, je suis trop lente et dépendante des sextoys pour ça. J’utilise mes doigts juste quand je veux goûter ma mouille et du foutre en même temps.

Marie-Christine et moi nous placotions à voix basse, dans la chambre de l’une, puis dans celle de l’autre, nous avons aussi écrit sur nos corps, au lieu de parler, comme j’avais déjà fait, il y a dix ans, lors d’un sleepover chez une copine aux yeux d’Inuit sexy. Elle était au monastère parce qu’elle voulait oublier ses trente ans, et ne pas se payer une thérapie, juste croire en Dieu, soudainement, pour être mieux. Elle a pissé devant moi en me parlant de sa nouvelle coiffeuse, son ancienne, qu’elle adorait et qui lui faisait une teinture magenta parfaite, sortait avec son ex. Too bad la teinture magenta parfaite, Marie-Christine ne tenait pas à voir sur le bureau de sa coiffeuse des photos de son ex qui donnait à manger une bouchée de sushi à sa coiffeuse. Je lui ai demandé si elle regrettait plus sa coiffeuse ou son ex, en désirant me ronger les ongles pour la millième fois de la journée. Elle m’avait répondu, en s’essuyant la chatte avec un carreau de papier de toilette trop rude, mon ex avait vraiment une belle queue, mais il préférait se faire jouir dans la douche plutôt que dans ma bouche.

Vendredi soir, nous avions tenté de dormir dans le même lit à une place, mais je suis une dormeuse chiante, je kicke et je repousse, la vodka me rend violente, sans jus de fruits pour l’accompagner. J’ai dit à Marie-Christine, un peu à la blague, je te lèche et je te pince et j’essaie de te fister et après tu vas dormir toute seule. Elle s’est levé d’un bond, a retiré son pyjama Hank Paul, et s’est placée à califourchou par-dessus moi. J’ai embrassé ses lèvres et enfoncé un doigt dans sa bouche, trop rapidement, elle s’est étouffé comme si elle gaggait à cause de la queue de son ex. Je lui ai demandé si je pouvais lui tirer les cheveux, elle a accepté, et j’ai tiré, en lui demandant de se mettre à quatre pattes sur le lit.

J’ai jamais été agressive, avec aucune fille, mais j’étais fatiguée, frustrée de n’avoir qu’un sextoy pour m’amuser depuis quelques jours, et j’avais envie de rien ressentir sauf le droit d’être hyper chiante. Je lui ai écarté les jambes, je l’ai léchée pour m’assurer qu’elle était bien mouillée et toute excitée, elle a gémi et c’était un gémissement gêné, et je lui ai rentré trois doigts d’un coup, puis un quatrième, et j’ai fouillé sa chatte. J’ai réussi à mettre le pouce, mais je n’ai pas poussé plus loin, je voulais pas la déchirer. Je lui ai mordu les fesses, et je lui ai demandé à quoi elle pensait, quand elle se faisait jouir.

Elle m’a dit qu’elle pensait tout le temps aux toilettes super sales du restaurant ou elle travaille, ça l’excite de penser à tous les serveurs qui pissent mal, sur la cuvette, ou à côté, sur le sol, elle voudrait bien qu’ils lui pissent dessus, elle leur tournerait le dos, et plaqueraient ses mains contre le mur couvert de grafitis vulgaires. Je l’ai mordue plus fort en me promettant de ne jamais lui remettre mon numéro de téléphone.

Je suis lovely toute nue avec des pendantifs martini aux oreilles

mars 28, 2010

            

Après avoir passé la soirée dans une cabane à sucre, à Mirabelle, à boire des bières chaudes, à angoisser en écoutant ma grand-maman-pas-de-cou remarquer que les grand-pères trempés dans le sirop d’érable ça ressemblait à des gros testicules bien pleins, à caresser des moutons, et à regarder Claire la blondinette se faire monter par un Bouvier Bernois (really, il acceptait les caresses d’un millier d’enfants, mais elle, il l’attaquait all the time après avoir sniffé un peu trop son entre-jambe), je me remets du rouge sur les orteils et je sélectionne sur Etsy.com des bijoux à l’effigie de ce que je préfère dans le monde entier parfois (entre dix heures pm et deux heures am) : l’alcool.

          

Pina Colada dans un thermos et chatte qui sent les accracs de morue

mars 20, 2010

 

J’arrive quasi toujours à l’heure quand j’ai un rendez-vous, c’est une habitude que j’ai prise parce que ma maman voulait rouler en auto sur quiconque arrivait en retard, et parce que lorsque j’étais escorte, un retard de quinze minutes pouvait coûter trente dollars. Je vois Sarah Lee, déjà près du guichetier du métro Sherbrooke, avec ses fausses lunettes à monture plus hot que toutes les lunettes présentées dans le dernier numéro de Loulou.

Nous nous embrassons, elle me dit qu’elle porte pas ses baskets, juste pour faire plus coquette pour moi. Elle me tend son thermos. Je prends une gorgée, ça goûte sucrée, j’adore. Elle me dit que c’est du pina colada, elle en fait tout le temps, depuis trois-quatre mois environ, depuis son retour d’un road trip au Mexique.

Nous marchons sous la pluie, mes bottes grises résistent pas du tout à l’eau, nous nous trompons de rue, et nous arrivons au café Fushia, gelées, prêtes à bouffer tous les cupcakes à la vanille qui se trouvent sur le comptoir avant même de s’asseoir au bout de la table que nous offre de partager un couple d’anglos.

En buvant du thé à l’orange et le reste du pina colada dans son thermos, Sarah Lee me parle de sa plante qu’elle a baptisée Rita, elle a besoin de graines de café pour tuer toutes les bactéries qui l’attaquent. Je suis pas surprise du tout qu’elle baptise ses plantes, ma copine est une hippie qui a envie de s’exiler dix fois par année en Alaska pour vivre avec des ours polaires et faire pousser des tomates dans des jardins intérieurs. Elle dit tu sais Claudia, à la librairie, elle vient de rompre avec son mec, elle supportait pas qu’il bande juste si elle lui foutait pas plein de poudre sur ses fesses en le traitant de petit bébé.

Nous allons une après l’autre dans la salle de bain du café Fushia, Sarah Lee en profite pour mettre une perruque mauve, que j’avais porté lors d’une pièce de théâtre au cégep (je me rentrais une bouteille de dissolvant dans la chatte, en parlant de suicide, c’était super marrant, avec une perruque de poupée travestie sur la tête). Le couple d’anglos rigole en voyant Sarah Lee et ils commencent à parler de vaginites et de syphilis, comparant différentes statistiques médicales. Ça me donne légèrement mal au cœur, je prends une gorgée de thé, et je vais à la salle de bain me remaquiller.

Nous quittons le café, après avoir pris cent photos comme des touristes japonais, pour continuer à boire, au Réservoir, tout près. Pas classes, nous retirons nos souliers et nous plaquons nos pieds contre le calorifère, pas question de chopper un rhume quand le printemps arrive aussi soudainement. Nous commandons des verres de Szarlotka, un drink à la vodka et aux pommes, et Sarah Lee s’applique sur les mains une crème qui sent trop bon, à la keratine et à la vitamine E. Je regarde un homme qui promène un chien vraiment pas beau, je me détourne après deux secondes, je croise le regard de l’homme et je me sens coupable de pas avoir eu l’air de trouver super exceptionnel son chien aux poils frisés et couleur boue, alors je recommence à fixer le chien, pendant que Sarah Lee me dit qu’elle s’est réveillée ce matin avec Jude Law qui se crossait entre ses fesses. Elle dit c’était bon mais je voulais qu’il me baise, je voulais être contente de me réveiller moi aussi, et il n’a pas eu le temps de rentrer dans ma chatte, il a joui dans mon dos, je me sentais toute collante, il s’est excusé, et il a commencé à me parler du mariage de sa sœur, je suis obligée de porter une robe orange et brune, parce que je suis une demoiselle d’honneur, c’est pas possible me demander ça.

Je tire ma robe Guess couleur charcoal, je veux pas montrer tout de suite mes fesses aux autres clients du Réservoir. Je me remets du gloss au melon d’eau sur les lèvres, et je pince mes tétons avec les barrettes que je mets dans mes cheveux. Ça fait longtemps qu’Alexandre Le Grand n’a pas menacé de m’arracher les tétons d’un coup de dents. Ça me fait frissonner de penser à ses morsures, je pourrais presque inviter Sarah Lee dans la salle de bain juste pour la supplier de me mordre, quelques secondes, j’en ai trop envie, tout de suite.

Quand je reviens, Sarah Lee est en train de commander des accracs de morue et du calmar frit, je lui demande si elle croit que les chattes sentent plus le poisson quand elles sont souvent bourrées, ou plus rarement. Elle dit mon papa vient de m’appeler, il a réparé mon ordinateur et il en a profité pour m’imprimer trente pages sur l’entretien des ordinateurs, personne est comme mon papa, personne oserait penser que je suis capable de me taper trente pages sur un truc emmerdant comme ça. Elle remet ses souliers, ses chaussettes sèches, et elle me tend un de ses pieds, je peux pas croire qu’il y a des mecs qui se branlent en regardant juste des pieds, mais j’accepterais tout de Jude Law, même qu’il porte une couche.

One week ago avec une sucette au bubble gum entre mes lèvres glossées

février 22, 2010

lecture : Marisa Acocella Marchetto, Cancer Vixen

gaffe de la semaine : parler à une gentille géante de son chat que je trouve trop mignon, mais qu’elle a euthanésié la veille

Année du Tigre et du Pit Bull dévoreur de chats

Depuis deux ans, Sarah Lee organise un souper pour le Nouvel An chinois, parce qu’elle est juste trop cool et qu’elle est plus du genre à célébrer la Journée du Lait de Soya que l’Arrivée du Messie. C’est la première fois que j’y participe, et cette année, c’est chez Rachelle. J’arrive la première, je m’extasie devant son coussin avec une face de chien cousue dessus, Rachelle me dit qu’elle l’a acheté pour deux dollars chez Urban Outfitters, et elle prépare une salade, pendant que je lui parle de ma nouvelle bête, Marquis, un pit-bull d’un an et demi battu par son ancien maître, un pit-bull tout tendre même quand il détruit une dizaine de jouets-qui-font-squeaky-squeaky en trente minutes. J’imagine Marquis dormir collé contre ma chatte Paprikalicious dans un siècle environ.

Sarah Lee et Praline arrivent avec de l’emmenthal, du gruyère et des jelly beans au martini. Praline essaie mes bottillons rouges, et elle annonce qu’elle est trop fatiguée de sa journée passée au palais de justice, à dessiner des criminels, pour se saouler ce soir. Elle trinque quand même au chardonnay avec nous et je demande à Sarah Lee si elle a des potins de librairie à me raconter. Elle dit que tout le monde est plate, qu’elle désespère un peu d’être encore là, elle dit j’ai pas de talent, je peux pas faire autre chose, je comprends rien à mes cours, j’apprends tout par cœur, je suis déprimée, c’est le mois de février, et je dois porter du orange et du brun au mariage de la sœur de mon chéri Canadien Anglais. Elle commence à râper le fromage à toute vitesse. Je lui dis ta gueule, tu sais bien râper le fromage, c’est un talent ça, et tu as la plus belle peau du monde, tu poses de meilleures questions que Christiane Charrette quand tu décides d’être extra curieuse, tu sais faire des sushis en deux fois moins de temps que moi, et tu prends des belles photos d’oiseaux morts. Praline ajoute et tu as des cheveux cannelle.

Hula-Hoop et testament pour les stars avant leur trentième année

Sarah Lee contourne le comptoir de la cuisine et me touche les seins, est-ce qu’ils ont grossi little pea. Je lui dis non, tu me demande toujours la même chose, c’est parce que tu vois bien mes tétons tout durs à travers ma robe que tu penses qu’ils ont grossi. Elle les touche encore un peu, et elle dit je veux que tu écrives dans ton testament que tu me donnes cette robe-là ok. Jude Law arrive, avec des hula-hoop homemade et son t-shirt mauve I love my wife. Je regarde les seins de mes copines qui se déhanchent avec le hula-hoop qui se balance contre leurs hanches, je me ressers un verre de chardonnay, et je parle du film sur la vie de Gainsbourg, déjà au cinoche en France. Patrice me dit Laetita Casta est super belle en Brigitte Bardot, ostie Brigitte Bardot maintenant elle est vraiment laide, les stars comme ça elles devraient mourir avant leur trente ans. Je lui donne un coup sur l’épaule, Sophia Loren, elle, elle est belle même à soixante-dix ans et elle n’a pas l’air d’être trop charcutée par les chirurgiens.

Crème au chanvre et chlamydia dans les yeux

Praline s’assoit devant moi, à la table, elle met du confit d’oignons sur un morceau de pain. Rachelle confie que c’est son papa qui fait son épicerie. Sarah Lee rajoute de l’eau du robinet dans son hula hoop pour qu’il soit plus lourd. Elle se fout de la crème au chanvre sur les mains et les fait sentir à tout le monde. Nous mangeons ensuite de la fondue au fromage, je compte les morceaux de pain que je grignotte, je veux avoir le ventre plat pour me sentir excitante toute nue après, et je parle des nains dans la porno avec Patrice, qui remplit généreusement mon verre de vin à chaque fois que je le termine, entre deux phrases sur les éjaculations faciales, elles peuvent propager la chlamydia quand le sperme rentre dans les yeux, les baises dans une piscine ou sous la douche, et les recettes de soupe indienne à base de lait de coco. Sarah Lee dit moi je veux baiser dans un lac mais mon Canadien Anglais veut pas parce qu’il y a des algues desfois.

Mimer le boxing day et un marteau dans les culottes

Jean-Michel arrive à vingt-et-une heure, il fume une cigarette sur le balcon avec Praline, pendant que nous commençons une partie de Cranium. Je fais la chiante, je dis je ne veux pas jouer, je suis pourrie aux jeux de société, mais Sarah Lee m’oblige à participer, en me touchant encore les seins, je suis total hypnotisée par ses mains qui sentent le chanvre. Je dois mimer l’expression boxing day, je donne des coups dans le vide, et Patrice ne devine pas ce que je mime, je me verse plus de vin blanc et je grogne. Sarah Lee épelle le mot professionnel, et Rachelle confie qu’elle donne trente gouttes par jour d’un produit homéopathique à son mec, sans qu’il ne le sache. Elle nous amène la bouteille, Sarah Lee crie mais c’est pour augmenter sa libido, et Rachelle dit je veux faire l’amour plus qu’une fois par jour, sans sentir que je le viole, je veux un bébé, comme mes voisins, ils ont une petite fille qui se met plein de boucles dans les cheveux et un petit gars qui fout tous ses outils de construction dans ses culottes et il prend une grosse voix de trucker quand il parle.

Je quitte avec une sucette à la bubble gum dans la bouche, pour échapper à la délicieuse torture de grossir de dix kilos en mangeant les gauffres au chocolat de Sarah Lee et Jude Law, je ne veux que me faire bourrer par une queue maintenant, pas par des trucs trop sucrés pour ma ligne de drunkaholic.

Sucer des queues de billard comme activité familiale

février 14, 2010

Bain tourbillon et bière cheap

La blondinette de mon frère sort avec des copines ce soir, elle se fait poser des rallonges capillaires et teste des gloss brillants, avant d’aller en limousine dans un bar à trente minutes de chez elle. Philippe me propose de sortir avec lui, je cherche dans le livre Montréal Kitsch des idées de sorties autres que celles dans un bain tourbillon d’un motel à Longueuil, et je l’appelle en insistant pour qu’il m’accompagne au Café Chrétien de Montréal, il refuse, et je propose la Taverne Miami, le bar supposément le plus crade de la ville. Je lui lis des commentaires super positifs que j’ai trouvé sur un site web : most revolting beer experience I’ve had in a while, they passed of a drip tray in a pitcher as fresh beer from a keg while I was watching them, I don’t know why it exists, I love this bar, this place is super chill if you like needles, punks and flat beer, this place has an odor…a cross between vomit, booze and hair, its patrons are almost as dirty as its bathrooms, the only way this bar would be worse is if it were filled with lecherous old drunk on wine.

Philippe me demande comment il devrait s’habiller, je lui dis avec un gros collier bling bling de rappeur, ou un t-shirt qui sent la sueur et les boules à mites. Je m’imagine déjà avec des bouts de cerveaux sous mes talons hauts, et j’enfile des skinny jeans noirs cloutés, je me sens wannabe brute. Je suis toute déçue, arrivée devant la taverne, de voir qu’elle est fermée. Je m’excuse mille fois à mon frère et nous gelons trop pour aller ailleurs que l’autre côté de la rue, au St-Laurent Frappe, un bar plein de chicks de McGill avec des babyface de pétasses gâtées et des tables de billards et de babyfoot.

Les anglos presque encore pubères dansent mal sur Akon et Pitbull

Je fais semblant de sucer une queue de billard, parce que je ne suis pas capable de frapper des boules même si un million de mecs ont déjà tenté de m’enseigner la technique de comment-bien-tenir-la-queue-de-billard-et-viser-ailleurs-que-dans-le-ventre-de-la-personne-derrière-moi-qui-échappe-trois-daiquiris-sur-sa-blouse-satinée-blanche, mon frère est super découragé de moi, il regarde les résultats d’un match de basket, il m’avoue qu’il a gagé et perdu trente dollars, je lui paie une pinte de blonde et nous regardons des anglos danser sur une chanson d’Akon. Je lui demande s’il s’ennuie de sa blondinette, pendant la semaine, parce qu’ils étudient chacun dans une ville différente. Il dit que oui, mais il en profite pour étudier plus qu’il ne l’a fait pendant ses cinq ans au cégep, il joue au badminton, et même quand il croise des filles presque aussi hot que Claire, avec des seins ronds et extra serrés dans des petites camisoles Garage, il ne les invite pas à son appartement, il se crosse sous la douche avec du shampoing pas bio dans les mains, en pensant à la fois ou il a baisé sa blondinette dans une cabine d’essayage du Sears, alors qu’elle essayait des soutifs à balconnets.  

Les boules anales vibrantes m’excitent plus que les gros cornichons juteux

Nous allons chez Schwartz parce que dès que je bois plus qu’une bière, j’oublie soudainement que je ne dois pas ingérer plus de mille calories par jour. Je reçois un texto d’une copine enceinte et cochonne, elle me demande si je veux qu’elle m’achète des boules anales vibrantes, lors d’une soirée style Tupperware érotique. Toute excitée, je donne mon gros cornichon et le reste de mon sandwich au smoked meat à mon frère, et je me rends aux toilettes. Je texte Anouchka, mes skinny jeans noirs aux chevilles, en me rentrant un doigt dans mon petit cul tout propre, puis je laisse mon cellulaire sur un rouleau de papier de toilettes encore emballé, et je me frotte le clito d’un doigt, tout en continuant à doigter mon petit cul rapidement. Je jouis rapidement, j’ai le cul total sensible ces jours-ci, trop bien ouvert et baisé.

Je pige dans l’assiette de frites de mon frère, je lui dis que j’aimerais bien partir en voyage avec lui, au retour de Mark, mon autre petit frère, parti étudier en France jusqu’au mois de mai. Nous parlons du Brésil, des putes brésiliennes qui lancent des verres de rhum et coca sur les touristes, des plages, des carnavals, des maillots de bain que je planifie commencer à acheter tout de suite, et des filles que lui et Mark se sont tapées toute la semaine, lors de notre dernier voyage familial, il y a déjà au moins six-sept ans, en République Dominicaine, pendant que moi, je lisais des romans d’Alexandre Jardin en mouillant devant des mecs qui jouaient au water polo avec des casques de baignade ridicules.

Je m’appuie contre mon frère pour sortir du restaurant, nous entendons un serveur encourager un client européen à donner un plus gros pourboire, et nous sortons en rigolant, encore gelés par le froid, je prends son bras, très fort, et je lui promets que s’il accepte de boire une autre bière avec moi, je ne sucerai pas de queue de billard au St-Laurent Frappe.

De la vodka dans mon jus d’orange, et mon nez dans Urbania

janvier 22, 2010

Est-ce que je vous manque? Moi je m’ennuie de vous faire bander et mouiller, je vous jure.

En attendant que je termine mon super manuscrit avec les mots chatte, jouir et dollars qui reviennent à toutes les phrases, vous pouvez lire mes réponses à un questionnaire style proustien et regarder mon nez en forme de pénis sur le site web d’Urbania, une revue plus-cool-que-moi-et-que-les-pitbulls : http://urbania.ca/canaux/conversations/1019/quand-jenna-jameson-rencontre-rafaelle-germain

Une question qui ne s’est pas retrouvée sur leur site : Comment aimerais-tu mourir?

Ma réponse brillante : Saoulée aux martinis poire-citron de chez Vallier, avec un dildo dans le cul, et les ongles bien manucurés.

Blanches et pures comme de la coke

janvier 4, 2010

Kir royal et bientôt que de la vodka cachée dans un flacon d’alcool de pétasse

Marissa m’oblige à mettre une de ses robes extra courte jaune serin. Elle couvre mon cou et mon dos, mais elle dévoile trois centimètres de mon cul. Marissa dit qu’il faut profiter de l’absence d’Alexandre Le Grand et de Belle-Fille Première, partis au cinoche, pour se la jouer pétasses de luxe et se faire payer des drinks dans le bar de son hôtel montréalais favori.

Nous nous racontons nos réveillons, je lui confie que j’ai pleuré sur les genoux de Betty, le premier de l’An, à une heure du matin, j’avais juste l’impression que tout se passait trop vite, et que je détestais déjà janvier parce qu’Alexandre Le Grand souhaitait que nous cessions de boire pendant genre deux semaines, dès que sa fille retournerait chez sa maman. Marissa dit what the fuck, nous boirons de la vodka, ça sent pas, il devinera pas que tu te saoules encore et je t’apprendrai à cesser de faire des petits yeux de cochonne quand tu as trop bu, et à garder le dos droit et les jambes croisées comme une dame, dès que tu commences à être saoule, tu es style poupée de chiffon, les seins trop par en-avant, et les petites culottes super visibles. Je l’embrasse, et je trempe mes lèvres dans mon kir royal, contente de retrouver ma copine extra, après une semaine sans nous savonner sous la douche le matin.

Elle me raconte qu’elle n’a pas offerte d’escorte à son mec, finalement, elle n’a pas osé, bientôt, bientôt, dans une semaine, ou deux, ou pour son anniversaire, dans un mois. Elle dit mais nous avons baisé toute une journée, devant une caméra installée sur une pile de cinquante National Geographic genre. Elle dit je recommence à travailler juste dans une semaine, alors c’est pas grave que ma chatte soit trop défoncée, j’aime pas les histoires de famille de mes clients, pendant le temps des Fêtes, j’aime pas qu’ils me demandent ce que mes parents m’ont donné comme cadeaux et si mes cuisses sont pas un peu plus grosses qu’avant à cause de la tourtière au chevreuil de ma grand-mère.

Le sosie de Hugh Dancy est super sympa

Nous buvons un autre kir royal, avec le barman, un copain de Marissa, je lui dis à trente reprises qu’il ressemble à Hugh Dancy, et il me fait un clin d’œil craquant à chaque fois. À dix heures, Marissa trouve que le bar est ennuyant, et trop vide, alors elle téléphone un autre de ses copains et nous nous invitons chez lui. Elle promet au mec que nous sommes les plus belles filles du mois de janvier, le teint blanc comme la coke et les jambes douces sous des bas collants translucides. Je lui mords un bout d’oreille et je lui rappelle que je quitterai tôt, demain je vais à l’aéroport, c’est le départ de Belle-Fille Première, après deux semaines au Québec, elle retourne à Lyon.

Bibliothécaire cochonne et grand-mère sadique

Nous hélons un taxi, le chauffeur dit qu’il dormait presque avant de nous sentir, à dix mètres de lui, il a le nez pour les femmes. Marissa soupire, et écoute ses messages sur son cellulaire. Le chauffeur me regarde et il me raconte le dernier film qu’il a visionné, il y avait une fille habillée comme une bibliothécaire, avec des lunettes, une jupe droite et une blouse attachée jusqu’au dernier bouton, et un mec était avec elle, et la fille a retiré son habit de bibliothécaire et elle était toute en latex, une vraie sadique, en latex noir, et elle a obligé le mec à se coucher sur son lit, et elle l’a frappée, et après elle a appelé sa grand-mère et sa grand-mère a monté sur le mec et elle l’a violé.

Faut vérifier la définition d’une orgie dans le dictionnaire

Je demande c’est quoi le nom de ce film-là. Le chauffeur continue en me disant aie et j’ai déjà vécu une orgie, excuse-moi si le terme est trop cochon, je veux offenser personne, j’ai vécu une orgie à trois genre, j’étais avec une fille et une Russe que je connaissais depuis deux semaines, je la ramène chez moi ok, je pensais avoir à la travailler un peu, j’avais rien à lui faire boire mais je voulais la baiser.

Marissa me donne un coup sur la cuisse, en roulant des yeux. Le chauffeur dit mais la fille, je te jure, elle est arrivée chez moi et elle s’est déshabillée, sans que je lui dise de faire ça, je te jure, et là elle était sur moi, mais j’y arrivais pas, j’étais fatigué, je débandais, alors la fille elle s’est levée et elle est sortie de ma chambre et elle est allée au salon, mon frère écoutait la télé, elle a rentré sa main dans sa culotte, comme ça, man, comme ça, mon frère était trop surpris, et elle a dit oh my God that’s what I wanted, elle voulait la grosse queue de mon frère, elle s’est mise à me pomper et à pomper mon frère aussi, et la queue de mon frère est devenu super grosse et super dur, elle m’a repoussée et elle a sauté sur mon frère, elle l’a baisé devant moi, man, mon frère, une vraie nympho, elle avait vraiment besoin d’une queue, et après elle est partie.

Marissa lui dit que nous sommes arrivés à l’adresse désirée, le chauffeur de taxi s’arrête, mais il continue à parler, en nous regardant dans le rétroviseur, et il dit deux jours après, elle m’appelle, la Russe, et elle me dit qu’elle est pas capable de marcher tellement mon frère l’a déchirée, man, je l’ai plus revue après, une vraie orgie, man, j’y avais jamais pensé, de vivre une orgie, je suis pas un pervers, je me promène pas dans la rue en pensant à baiser toutes les filles que je croise. Marissa le paie, ouvre la portière et affirme d’une voix de pétasse en total contrôle, connard tu es peut-être cute, mais une orgie c’est pas un mec qui regarde son frère se faire branler, tu m’en reparleras quand tu te feras ouvrir le cul pour que le caissier du dépanneur proche de chez toi se décapsule une bière.

Et perfectionner l’art de la pipe, toujours

décembre 31, 2009

Je me souviens plus de mes résolutions de l’an dernier. Je sais juste que j’ai appris à me démaquiller tous les soirs, même quand j’avais bu jusqu’à trois heures du matin, et j’en suis très fière. Pour 2010, je me donne cinq défis :

1. Arrêtez de finir les drinks des autres et de me vanter ensuite que j’ai juste bu deux gin tonic (quand en fait le total est deux gin tonic, plus la moitié d’une bouteille de vin rouge, plus le tiers de cinq Cosmo, plus quelques gorgées de bière blonde).

2. Ne plus jamais conseiller mes copines en amour (j’étais la seule pétasse à encourager une copine à donner dix mille chances à un mec qui s’est finalement révélé un putain de narcissique qui disait je t’aime à dix femmes différentes en dix minutes).

3. Me lever plus tôt tous les matins et faire de l’aérobie devant The Maury Show.

4. Recommencer à boire deux litres de thé aux perles de jasmin et aux roses, pour avoir un plus joli teint.

5. Prendre rendez-vous chez le dentiste.

Que vous buviez du Perrier avec une paille en forme de pénis ou du champagne, je vous adore et je vous souhaite une superbe année 2010.

Bisous! Bisous!

Mélodie Nelson

Martini time

décembre 20, 2009

Après avoir acheté un foulard avec le sigle des Canadiens de Montréal pour mon futur pitbull, je craque devant les pâtisseries de Bark&Fitz, et je choisis un biscuit pour chien en forme de verre de martini. Tel chien, telle maîtresse, et comme je ne tiens pas à ce que ma face ressemble à celle d’un pitbull, je préfère me dire que je ressemble à mon chien uniquement grâce à notre futur amour commun des martinis, avec ou sans olives.

Boutique canine la plus merveilleuse et santé au monde : http://www.barkandfitz.com/home.htm

Les ailes de raies frites me rendent total spirituelle

décembre 15, 2009

Je retire mon manteau, je le donne à Alexandre Le Grand, il l’accroche sur un cintre. Je saute dans les bras de Misha, elle me dit de faire attention, ma robe bleu royal dévoile presque mes tétons, et j’embrasse Travis, je leur demande s’ils nous ont attendu longtemps. Misha me précise que ça fait seulement dix minutes qu’ils sont au Bistro Isakaya, et qu’elle trouve jolis mes cheveux, je gémis mais je voulais être comme Ashley Simpson bouhouhou.

Nous sommes assis à côté d’une plante enterrée dans un gros pot rouge qui porte l’inscription salade de fruits en lettres blanches et d’un Super Lucky Cat qui tient une bouteille de bière. Alexandre Le Grand dit je croyais que c’était coréen, comme tradition. Je dis moi il me fait crissement peur le chat, je vais lui donner toute ma monnaie pour être sûre qu’il ne me lance pas de mauvais sorts. Je commande une entrée d’ailes de raies frites parce que je suis assez fatiguée pour dire ouais je vais manger de la raie, en me trouvant super drôle et spirituelle.

J’annonce que j’ai mal au cul parce que je me suis crossée trois fois de suite cet après-midi et quand je jouis, je crois que je sers trop les fesses. Travis dit qu’un des candidats à la présidence du Chili s’est fait enlever les poches sous les yeux et qu’il en a profité pour en parler dans un talk show. Misha laisse Travis prendre sa soupe miso, elle dit qu’elle s’est déjà empoisonnée à la soupe miso, et un serveur nous verse du saké dans des petits verres. Je lui demande des nouvelles de sa collègue qui s’enfile des boules chinoises, et elle m’apprend que la fille de sa collègue obsédée sexelle est enceinte après avoir participé à un gang bang, elle ne sait pas qui est le père et elle ne désirait pas garder l’enfant, mais elle était trop paresseuse pour appeler une clinique d’avortement et maintenant, c’est trop tard, elle aura une petite fille qu’elle va sans doute appeler Eden Soleil Crystal. Travis dit il faut que tu l’enregistres, quand elle te parle, c’est incroyable, c’est quoi l’autre jour elle t’a raconté qu’elle avait mal au dos, elle a passé la journée au lit, sur le dos, à appeler son mec toutes les heures, aie viens que je te suce mon gros.

Nous rigolons, je montre mon vernis gris perle à Misha, je lui dis Megan Fox avait la même nuance sur ses ongles, dans un Glamour. Alexandre Le Grand plaque sa main entre mes jambes, pendant que je parle, il me dit de manger un morceau de thon rouge, il pousse son poing contre ma chatte. Il baisse le haut de ma robe, il dit tes seins sont aussi beaux que ceux de Megan Fox, j’ai hâte que tu me donnes du lait. Travis dit il y a des pompes pour ça, même quand tu n’es pas enceinte, tu te pompes les seins, et ça produit du lait. Alexandre Le Grand a l’air super emballé. Misha dit que sa maman a un biberon de lait qui date de dix ans dans son congélateur.

Nous sommes tous traumatisés et Alexandre Le Grand dit qu’il faut absolument qu’il rencontre la maman de Misha bientôt. Je demande à Misha comment vont ses dix autres frères et sœurs, et elle dit qu’ils vont tous bien, mais que Marilyne l’appelle parfois, pour lui dire qu’elle s’ennuie, à sept ans, elle s’ennuie et elle veut que Misha lui propose des jeux, au téléphone. Nous mangeons de la crème glacée au gingembre et au thé vert, je tente de pas regarder le Super Lucky Cat qui me fait crissement peur, et je dis, parfois je voudrais manger des sushis à tous les jours, et croire qu’il ne suffit que ça, pour que je sois heureuse, et me vernir les ongles, à tous les jours, d’une couleur différente, rouge ou gris perle ou crème brûlée, et je n’aurais besoin de rien d’autre, sauf d’une bouteille de vodka, et d’une revue à potins, mais ça ne fonctionne pas, j’ai déjà tenté, j’ai déjà juste bouffé des sushis, à tous les jours, et il manque toujours quelque chose, et j’ai peur de leurs putains de bibelots, Misha, arrête de sourire et de plisser les yeux comme les Super Lucky Cat, s’il te plaît.

Le restaurant ferme, je me lève, je lisse ma robe, je souhaite bonne fête d’avance à Misha, et je promets de faire attention, quand je marcherai dehors, légèrement saoule, dans mes souliers vernis, à talons trop hauts pour les trottoirs enneigés, j’ai envie de boire encore du saké, et que Misha caresse encore mes cheveux trop courts.