Je parle de moi plus souvent que je ne passe l’aspirateur

Mai 5, 2010

Sî vous n’êtes pas déjà en train de lire mon autobiographie (my Gosh, j’avoue que je me sens quasi prétentieuse à chaque fois que j’utilise le terme), vous pouvez lire des articles que j’ai trouvé très intéressants en ligne, sur moi et ma démarche et mon esthétique bling bling (je dois une bière à Mathieu Bédard pour l’utilisation du terme, c’est noté).

http://www.facteurpub.com/2010/05/melodie-nelson-faire-sa-marque.html

http://www.clindoeil.ca/societe/article/13819236/2

Futur fétichiste des jambes extra hydratées?

Mai 5, 2010

J’étais habillée en fille très chaste et sage hier à mon lancement, mais ça n’a pas empêché Jay St-Louis de goûter à ma crème hydratante.

Le droit de choisir de se promener en wet t-shirt blanc trop serré

Mai 4, 2010

« My big rant with the feminist movement these days is that if they cannot legitimatize the existence of sex work as a pay field, we will not get anywhere. We have to stop making sex a battlefield. So many of the old-wave feminists are shown to be very humorless, very joyless, and there’s truth to it. I really think the feminists of today would do very well to embrace a little more of the sex radicalism, the ultimate sex positiveness in their own lives. It helps you reach joy and understanding, letting go of the anger. If you can cultivate pleasure and joy in your life, and if it happens to be from sex, so much the better. »

Nina Hartley

Moi ce que j’en comprends et ce que je souhaite crier avec le mot slut écrit sur un wet t-shirt blanc trop serré c’est que tant que le mouvement féministe n’acceptera pas la légitimité du travail du sexe, le mouvement se retrouvera dans une impasse. Si le cul amène autant de plaisir que de faire du compost ou du birkham yoga pour certaines, let it be.

Je le répète ici : j’ai choisi d’être escorte, c’est pas la mafia, les motards, ou le cinéma hollywoodien qui m’y a poussée, j’ai choisi d’être escorte et c’était la meilleure décision de ma vie.

Blogue d’une copine aussi géniale que bien boulée: http://toutmefaitchier.wordpress.com/2010/04/09/beyond-chick-lit/

Blogue de mon éditeur-qui-me-prend-en-photo-quand-je-fais-du-phone-sex-avec-des-recherchistes: http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Pas poétique, juste vrai-style-in-your-face

Mai 4, 2010

C’est vrai que c’était facile de recevoir des mecs, de les écouter me parler de leur patron, de leurs parties de golf, de leur bateau, de leur prochain voyage, d’ouvrir mes jambes, de lécher leurs couilles, de magasiner pour des mini shorts chez Guess et de souliers léopards chez Browns, de jeter des condoms dans un sac poubelle, de compter mon argent, de donner la moitié de mon argent à une agence, d’appeler un taxi, de revenir chez moi, et de manger du viet devant un épisode de NipTuck.

Mais mentir, ou ne rien dire, rester secrète, et muette, c’est pénible. Bien plus que cent vaginites et une gifle.

http://postsecret.blogspot.com/

Il me reste à choisir mes souliers et ma petite culotte chanceuse

Mai 3, 2010

Je pensais que j’étais du genre à choisir un an à l’avance une tenue pour un événement important, mais j’avais pas encore acheté ma tenue pour le lancement d’Escorte – demain. J’ai essayé dix robes XS chez Unicorn, rue Saint-Laurent, et j’en ai trouvé une parfaite (tant que je la tache pas en renversant dessus le premier martini que j’avalerai demain.)

Bonus à ma séance shopping: deux filles se changeaient et comparaient la grosseur de leurs boules dans la cabine d’à-côté.

K-Maro, Christiane Charette et mes boucles d’oreilles Betsey Johnson

Mai 3, 2010

Super excitée juste d’être allée faire pipi dans les toilettes de Radio-Canada, je l’étais encore plus après avoir retiré mes bandes blanchissantes sur les dents et pris la main de Christiane Charette, Marie Plourde, et Bruno Guglielminetti, et celle de K-Maro. J’avais déjà interviewé le chanteur extra populaire alors que j’avais quatorze ans, j’était journaliste nerd pour le journal étudiant de mon collège privé, et j’avais tout enregistré sur une cassette VHS. Malheureusement, j’ai aucun souvenir de mes questions de groupie, parce que mon papa avait ensuite enregistré des épisodes de Bleu Nuit, une émission porno soft, sur la même cassette VHS.

J’espère que tous ceux qui découvrent mon blogue grâce à mon passage chez Christiane Charette viendront à mon lancement le 4 mai au Gymnase. Ça ne me dérange pas du tout s’il y a trop de gens à serrer contre mes implants mammaires.

Bisous y’all. La vie est belle, surtout sans morceau de pizza extra fromage entre les dents.

Après quelques verres de rosé, je pense à des pieds d’actrices pornos

Mai 2, 2010

Moi quand j’ai décidé d’être pute, je pensais qu’après, j’en saurais plus sur le cul que toutes les filles-qui-servent-du-café-ou-donnent-des-cours-de-français-en-Australie-pour-payer-leur-appartement-de-trois-pièces-et-demi.

Mais je ne pense pas maintenant que j’en connais nécessairement plus sur le cul. Je me suis prise quelques bites dans le cul, j’ai goûté du sperme indien et allemand, j’ai eu des crampes dans les jambes après être restée une heure en cow-girl sur un mec musclé quasi endormi, je pense que j’en connais plus sur les poils pubiens que ma grand-mère, mais sinon, je pense surtout que je suis plus ouverte qu’experte.

Ce que j’aime, c’est connaître encore des premières fois, même à vingt-cinq ans, même après avoir été mariée, et payée pour ma chatte rasée. Des premières fois avec une we-vibe, des premières fois avec les cheveux sales et des french kisses qui goûtent pas la pâte à dents à la menthe, des premières fois en parlant avec le recherchiste de Christiane Charette au téléphone (euh non, ce n’est pas encore arrivé, j’en ai rêvé), et des premières fois, toute habillée, dans un sexshop, le regard naïf et quasi trauma, devant des faux pieds faits pour se crosser.

Je juge pas, grâce aux fétichistes de la partie du corps que je déteste le plus (sauf si elle est réfugiée dans des souliers de Pretty Ballerinas), je peux à nouveau me sentir naïve comme une fillette de treize ans qui se masturbe en écoutant des émissions radiophoniques, un vieux walkman Sony jaune près d’elle, et les doigts prêts à s’essuyer dans une couverture à motifs Petite Sirène.

J’avais pas assez bu de café avant l’entrevue

Mai 1, 2010

Maxime St-Germain de V Télé est venu me questionner et me faire rigoler, alors que je terminais une super omelette florentine au restaurant La Cafétéria, rue Saint-Laurent, les yeux un peu trop cernés, mais heureuse de pouvoir exhiber mes tétons sur les hautes, et un Calinours trop chouchou.

Pour visionner l’entrevue et regarder mes dents blanches: http://vtele.ca/webtele/culturev/2010/04/13989.php

À porter tous les jours avec ou sans perruque

avril 28, 2010

Je love trop ces pasties en forme de cupcake. Pas ce que je porterais pour faire la sieste en tout cas. Mais pour l’épicerie? En jeans et baskets et pasties, j’imagine bien ça.

Les filles qui dansent les bras en l’air sont chouettes, surtout avec un saucisson sec entre les lèvres

avril 27, 2010

Mon copain extra Joseph Elfassi est parti dans un village en France pour un stage de quelques mois. Je m’ennuie de son appareil-photo et de toutes les histoires qu’il me raconte maintenant uniquement par courriels. Je me suis amusée à lui poser quelques questions super importantes pour mieux comprendre son quotidien dans un pays  lointain.

1. Résume la raison de ton stage en deux phrases et en utilisant le mot concombre au moins une fois.

ELFASSI : J’ai pris mon stage en France parce que je préfère le saucisson sec au concombre, quand il est question de nourriture en forme phallique. Alors j’ai joué la pute communicationnelle à Tonnerre pour du saucisson sec.

2. Est-ce que tu te crosses dans ton lit ou sous la douche? Si c’est dans ton lit, est-ce que tu nettoies tes draps ou c’est la dame qui te loge qui le fait?

ELFASSI :  J’ai logé chez une femme pendant deux semaines, et ça a été dans les toilettes. Ensuite on était dans un gite, et la douche, fallait la redémarrer à chaque vingt secondes, vraiment pas idéal pour de la masturbation, et mon lit faisait un bruit énorme à chaque fois que je bougeais, j’allais pas commencer à me masturber tandis qu’un graffeur grande-gueule se raclait la gorge sur le lit superposé au-dessus du mien. Alors quelques fois, au dessus d’un bol de toilette, avec du pq, je pensais aux filles mignonnes dans mon stage.

3. Donne un surnom à la plus jolie Française que tu as rencontrée. Et dis-moi pourquoi c’était la plus jolie.

ELFASSI :  La fille en contre-jour. Elle a des yeux qui flirtent avec tous les hommes et des lèvres pulpeuses et bien dessinées qui en ont embrassé juste un, quand elle était saoule, pour la deuxième fois de sa vie. Elle a des gros seins (réduits, en plus) un peu dévoilés par ses décolletés, une peau lisse, des cheveux noirs, un gros cul qu’elle cache et des cuisses épaisses qui m’excitent terriblement. Cependant, elle chante des chansons kétaines et elle danse avec les bras dans les airs. N’importe quel québécois la traiterait de « française niaiseuse ».

4. Que manges-tu au petit-déjeûner?

ELFASSI : Pendant mon stage, je mangeais une seule fois par jour, un kebab, parce que je ne voulais pas apprendre à cuisiner, et j’avais pas le temps. Le matin, des fois, je mangeais des biscuits, ou des chips.

5. Quelle fille souhaiterais-tu le plus photographier toute nue?

ELFASSI : Ma cousine. Grande, fine, basanée, aux gros seins et aux fesses bombées.

6. Est-ce qu’il y a beaucoup de chiens dans le village ou tu fais ton stage?

ELFASSI : Y a plein de chiens à Tonnerre, et des crottes de chien dans les parcs.

7. As-tu baisé avec une Française? Si oui c’était comment?

ELFASSI : J’ai couché avec une femme mariée dans la cinquantaine dans une petite chambre d’hôtel à Strasbourg. Et c’était bien quand je suis venu, mais j’ai préféré embrasser la jeune fille de 19 ans après un concert de musique celtique à Cruzy le Chatel, en Bourgogne, population 250. C’était plus innocent.

8. Est-ce que tu as bronzé un peu? Moi je vais dans un salon de bronzage jusqu’à mon lancement pour ne pas avoir l’air malade. Est-ce que tu me juges?

ELFASSI : Je te juge pas. Mais t’es parfaite comme t’es, ça m’a pas choqué ta peau blanche. Mais moi, j’ai juste rougi du nez.

9. Quelle est la première chose que tu vas faire de retour au Québec?

ELFASSI : Plein de petits gestes banals et pas romantiques. Mais je vais être réinstallé à Montréal quand je me trouverai devant un pichet de bière au Bar Auprès de Ma Blonde et que je vais raconter mon aventure tonnerroise à mon ami Paco, un avocat philosophe super intelligent qui me donne toujours l’impression d’être intéressant.

10. Est-ce que dans ton village les gens portent trop de gris et de marine? Moi quand je suis allée en France la dernière fois, je me sentais un peu mal de porter du rose fluo.

ELFASSI : Le problème à Tonnerre c’est la crise économique et la consanguinité. Avec les visages qu’ils ont c’est pas le rose qui égaierait le centre-ville. Mais Ayoub, un jeune arabe super populaire que tout le monde aime, il porte toujours du rose, et en plus, il a des petites histoires coquines que je ne raconterai pas, parce que c’est ses histoires à lui.

site de Joseph : http://www.elfassi.ca/

site de Forum Jeunesse 2010 : http://bit.ly/a8BowF