Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Découvertes essentielles de la journée

juillet 31, 2009

1. Mon frère Philippe m’a confié qu’il touchait les seins de toutes nos babysitters. Ça m’a total fait penser à l’été ou j’ai gardé cinq garçons, de un, quatre, sept, onze et treize ans. Ils voulaient toujours que je me baigne avec eux, pour jouer à Marco Polo. Les petits cochons. Moi c’était le père que je voulais, il me reconduisait parfois chez moi, en me parlant de ses haltères, et sa sueur m’excitait.

2. Je suis capable de me faire jouir en pensant à des filles topless qui font des batailles d’oreillers, tout en entendant dix personnes jouer au jeu Destins, un putain de jeu ou tout le monde a des enfants et tout le monde a un métier genre comptable, pas masseuse, et tout le monde meurt dans une maison de retraite, et le gagnant est celui qui a le plus de millions.

3. J’ai lu sur le bateau, pendant qu’Alexandre Le Grand faisait du ski nautique, ce conseil trop important, dans la Bible du sexe, le Guide To Getting It On : «  It can be very sexy to blow warm moist air over your lover’s vulva, but very dangerous for her to blow air into her vagina. Never lock your lips on your partner’s vulva and blow air into it, unless your partner is made of plastic and is inflated that way. »

Quand je n’ai pas une bite dans la bouche, je m’enregistre placoter

juillet 9, 2009

                                 tombe

J’adore Edouard Bond, c’est grâce à lui que je visionne plein de films pornos amateurs et glauques sur le net, des jumelles qui se rentrent des godes sous la menace d’un bandit avec un revolver, une fille qui se fourre de la moulée dans la chatte en invitant son chien bâtard à la lécher, j’adore, j’adore, et c’est pour ça que j’étais trop heureuse quand il m’a proposé de faire un featuring dans un livre qu’il écrit. Un featuring dans le genre Justin Timberlake qui chante pendant trente secondes intenses sur une chanson de Madonna, mais un featuring littéraire, à la Mélodie-Nelson-qui-se-rentre-un-doigt-en-tapant-sur-son-clavier-lentement écrit un chapitre de casting porno pour Edouard-la-légende-à-faire-bander.  

Robertneveutpaslire, une maison d’édition qui propose une collection de livres numériques total cools et délirants, sous le charme de ma voix royalement québécoise et coquine, m’a offert d’enregistrer un extrait de mon texte porno que j’ai écrit pour Edouard. Je vous invite à écouter ma voix de pétasse maintenant, et à vous procurer le livre de mon chou asap, J’irai me crosser sur vos tombes,  parce qu’il est mouillant, et aussi parce que vous pourrez découvrir bientôt mon chapitre, rempli de pornstars chiantes, de frites au ketchup, de batte de baseball et de culs défoncés.

Je vous adore et je vous air kiss! Bonne écoute!

http://carnet.robertneveutpaslire.com/

French Kiss et plus, si canicule

juin 23, 2009

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Musique : Eminem, Bagpipes From Baghdad

Breuvage : Eau gazéifiée aux pamplemousses

Vous vous en fouettez de ma virginité, je vous ai déjà raconté comment ma cherry a été poppée, mais aujourd’hui j’ai vécu une nouvelle première fois : ma première fois dans les toilettes d’un Second Cup. Pas glam, mais le soleil tapait trop fort pour que j’écarte mes jambes dans un parc et je voulais pas abandonner mon vanilla latte glacé dans une poubelle pour rentrer asap à l’appartement.

Alexandre Le Grand avait les couilles pleines et un air de gamin, depuis que nous étions sortis de l’ascenseur, ou il avait joué avec mes tétons pour être sûr qu’ils soient bien durs sous ma robe Adam & Eve extra légère. Il m’écoutait avec un petit sourire lui lire des extraits du Guide To Getting It On que je trouvais top essentiels sur les baisers, style « The reason it is called French kissing is because French women found it to be an effective way to make French men stop talking. » et « Don’t cling to your partner’s mouth like it’s a New York City parking space. » Il tournait les pages de son Ken Follet en tcheckant les MILF qui buvaient du Perrier avec leurs petits garçons, près de nous. J’avais remonté mes cheveux en un chignon qui dégageait ma nuque et retiré mes sandales argentées, pour caresser les jambes de mon mec, presque distraitement, en lisant sur les allergies au sperme, les érections inopportunes et le precum.

J’ai demandé à Alexandre Le Grand s’il voulait me faire un suçon sur les seins, pour rendre presque invisible la grosse piqûre de mouche noire que j’avais dans le décolleté, cadeau d’un séjour au chalet de mes parents (traîner en monokini sur le quai, en priant pour l’apparition de canards, n’a pas de résultats esthétiques heureux). Mon mec m’a plutôt dit qu’il voulait me la rentrer profond dans la chatte, sa langue. J’ai dit wouah et je suis toute douce, tu vas aimer, je me suis rasée avec une crème au melon d’eau pendant que tu faisais ton jogging, ce matin. Nous avons laissé nos livres sur la table, avec son icepresso presque terminé, et mon vanilla latte glacé.

Presque personne à l’intérieur du Second Cup, et les toilettes étaient retirées anyway, près d’un rack de Nightlife et de Hour. Je me suis regardé dans le miroir en faisant des faces de pseudo pornstar, je défaisais mon chignon, je le refaisais, Alexandre était dans mon dos, je sentais sa bite entre ma craque de fesses. Il m’a pris les mains, les a posées sur les rebords du lavabo, m’obligeant à me arquer, il a remonté ma robe, m’a léché la chatte. Il a dit que je goûtais la sueur. Il a baissé ses bermudas et m’a rentré sa bite, en écartant mes fesses pour bien voir mon trou. Je me sentais super mouillée, sa bite me pénètrait à gros coups, il me tenait par les hanches, je le regardais me prendre, dans le miroir, j’aimais ses mains, j’aimais son visage qui devenait rouge, j’aimais sa bite, putain qu’il la bougeait bien. J’ai laissé couler l’eau, pour couvrir un peu mes cris, il m’a presque écrasé le visage dans le miroir, quand il a joui, brusquement, mon corps projeté vers l’avant, le lavabo qui me bourrait le ventre, comme sa bite.

Quand nous sommes sortis des toilettes, nous avons entendu le rire de hyène d’une grosse madame. Alexandre Le Grand m’a dit tu as remarqué, je suis presque aussi mince qu’il y a dix ans. Je lui ai dis je te veux pas maigre mon chou, tu es parfait, prends-toi un morceau de gâteau au fromage et bleuets, tu as perdu trop de calories en me baisant à donf.

Pole dancing dans un carrousel et poche de thé à la menthe entre les fesses

juin 16, 2009

              bascherrydeux

 

Comme, ok, faut que je vous fasse mon mea culpa d’abandon prolongé, je suis terriblement désolée, vraiment, mais dans les jours qui suivent je vous promets à nouveau des nouvelles de toutes mes copines extras et de mes jambes bien écartées et soyeuses grâce au beurre corporel aux baies sauvages que j’applique tous les soirs, avant de tirer du sofa Alexandre Le Grand qui est total impressionné par Call TV.

Voici un mini-mini résumé de tout ce qui s’est passé les deux dernières semaines dans ma vie de cochonne fascinante, juste pour vous, mes chéris et mes pétasses.

1. Alexandre Le Grand s’est amusé à glisser une poche de thé à la camomille entre mes fesses.

2. J’ai menti à une voyante.

3. Je me suis promenée sur la rue Mont-Royal par une journée très très venteuse, avec une robe fleurie fifties qui s’est soulevée au moins 50 fois devant des passants. J’aime être exhibitionniste, mais quand je le choisis, pas quand je me promène avec Amandine, discutant sérieusement de travail humanitaire, de voyages en train et d’aura lumineuse.

4. Je suis allée à la Ronde avec Alexandre Le Grand et la Princesse. J’ai fait du pole dancing dans le carrousel, ce qui a super ébloui la madame en tchador qui prenait des photos de ses enfants derrière moi.

5. J’ai mis du vernis California Rasberry de OPI sur mes ongles.

6. J’ai regardé tous les épisodes de Comment survivre aux week-ends et mon personnage préféré est Sofie.

http://blog.canoe.ca/cswe

7. J’ai bu juste de l’eau gazéifiée aux pamplemousses et du thé vert pendant deux semaines. Zéro alcool.  Marissa m’a félicitée parce que j’ai perdu deux livres mais elle m’a aussi dit qu’elle me trouvait plate depuis.  

8. Pendant la vente trottoir de l’événement Nuit Blanche, je me suis trouvée un charm bracelet trop mignon et une robe satinée à motifs léopard chez Suki, du papier d’emballage avec des mannequins dans une orgie chez Farfelu et des bas jarretelles avec des boucles chez Image In. Alexandre Le Grand, lui, est super fier de s’être acheté des Converse à trente dollars. Mon mec est juste trop cool pour moi.

http://www.imageinaccess.com/

9. J’ai sucé Alexandre Le Grand jusqu’à ce qu’il soit guéri de son rhume super-épeurant-parce-que-je-pensais-que-ça-se-transformerait-en-H1N1.

10. Ma Magic 8-Ball me prédit une grossesse en 2010 et du Botox avant mes trente ans.

11. J’ai assez bu avec Joa, l’éditeur de la revue littéraire Biscuit Chinois, à l’Amère à boire, pour ne pas virer snobinarde-excessivement-chiante quand un sans-abri nous a entretenu de sa passion pour Elton John pendant genre une double éterité.

12. J’ai mis du vernis Brisbane Bronze de OPI sur mes ongles.

13. J’ai mangé des œufs bénédictines et des patates avec Amandine, avant de prendre un bain moussant avec elle et de choisir de me mettre à la diète, et elle, à l’escalade.

14. J’ai lu en me rentrant un doigt les premiers chapitres de J’irai me crosser sur vos tombes, le futur classique culte de la littérature électronique d’Edouard H. Bond. 

https://robertneveutpaslire.com/titres#

15. J’ai parlé faillite et vidéo porno avec ma maman, en mangeant un méga burger aux Folies.

16. Je me suis masturbée en lisant le Vanity Fair avec Johnny Depp sur le cover, m’imaginant dans les Hamptons, menottée par un fraudeur texan.

17. J’ai mangé des cupcakes au café avant de me faire enculer par Alexandre Le Grand, les mains à plats sur la table en verre, sur la pointe des pieds, le cul total souffrant, parce que ça faisait longtemps.

18. Je me suis fait shooter quasi toute nue, en maillot Marciano glam golden et en soutif noir et fushia. J’ai rigolé avec le photographe à propos de bananes, de clubs échangistes et d’un mini bourrelet disgracieux.

19. J’ai fait du yoga chez Equilibrium, avec Misha, en entendant la révélation de ma zenitude latente. J’ai plutôt montré mon ego trip en chialant sur mes leggings trop transparents.

20. Je me suis procuré le livre 50 jeux pour votre chat, afin d’aider Paprikalicious à perdre son petit ventre de chatte trop gavée de gourmandises.

À quand le prix Nobel pour le mec de 76 ans le plus mouillant?

juin 16, 2009

 

« Le sentiment d’aventure qui entourait leurs amours était encore renforcé par la présence, souvent, des quatre parents dans quelque autre partie de la maison ou derrière la maison, sur la terrasse, en train de boire du thé glacé et de bavarder allègrement. Tandis qu’il sodomisait Sharon par terre sous la table de ping-pong du sous-sol de la maison des Shastzky, Zuckerman criait de temps en temps : « Bien joué » ou « Joli revers, Sharon », même si à ce moment la jeune effrénée chuchotait dans la position canine : « Oh, c’est étrange. Ça fait mal mais ça ne fait pas mal. Oh Nathan, c’est si étrange. » »

(Philip Roth, Ma vie d’homme, p.41-42)

J’adore Philip Roth, vous le saviez bien mes chous, et pas juste pour ses descriptions de sodomie totalement lubriques et drôles. Comme si je pensais à mes parents quand Alexandre Le Grand m’enfonce sa bite dans le cul, au chalet, alors que ma maman boit de la sangria trop sucrée et que mon papa brûle des burgers sur le barbecue. Nan, vraiment, jamais. Mais faut avouer, comme Sharon l’explique, c’est total ça, pour moi, recevoir la bite de mon mec entre mes fesses, c’est une douleur étrange, un inconfort qui me fait mouiller après deux minutes, j’adore que mon cul soit ouvert de force, quand je referme mes dents contre la chair de mon bras, ou un oreiller, pour pas trop crier, parce que sinon Alexandre Le Grand croit que je suis trop sensible et que je préférerais qu’il vienne entre mes seins, la langue tendue vers sa bite qui sent ma merde.

J’adore Philip Roth parce qu’il est trop marrant, à répéter qu’il ne prévoyait pas « une carrière dans laquelle être marié et essayer ensuite de ne plus l’être deviendrait (son) activité prédominante», parce qu’il me fait penser à Alexandre Le Grand, avec ses deux expériences maritales totalement folles, son obsession de sa bite en érection, et j’aime Philip Roth parce qu’il me donne l’air plus intelligente, dans le métro, quand je lis Goodbye, Colombus, plutôt que le Us Weekly. (Parfois je suis tellement vaniteuse que je prends un air sérieux, les yeux ouverts comme ceux d’une biche, et je fais la moue, pseudo-dégoûtée et excitée par ce que je lis, et dans ces moments-là, je croise très fort les jambes pour jouer avec mon clito, et je me dis que les gens autour de moi me prennent sans doute pour une personne très respectable. La respectabilité c’est total mon but dans la vie, quand j’en aurai fini avec ma phase de preppy meet trailer park girl.)

La perfection bien trimée

Mai 22, 2009

 

Alexandrichou Le Grand, après avoir joggé pendant une heure en cherchant un lac qu’il n’a pas trouvé, propose de venir me chercher au travail. Je suis super heureuse quand il accepte de s’arrêter dans une librairie avant de filer à l’appartement, parce que j’ai trop besoin du nouveau Aurélie Laflamme, la couverture est superbe, orange-ultra-vitaminé, et je ris aux éclats après deux secondes à tourner les pages, en lisant ce qu’Aurélie a indiqué dans une demande d’emploi, pour que son futur employeur la saisisse plus : « J’ai la manie de tortiller les trombonnes sitôt que j’en vois un. » et « Je n’aime pas particulièrement les écureuils (car j’ai l’impression qu’ils veulent me sauter dessus agressivement) ni les oiseaux (car ils mes foncent souvent dessus en volant). Bref, je n’aime aucun animal qui pourrait me foncer dessus. »

Mon mec me dit que Belle-Fille Première, qui vient nous rejoindre au Québec pendant un mois bientôt, aimera sans doute aussi cette série d’India Desjardins, je dis ouais, si elle délaisse son Mille et une nuits un peu (elle amène ce livre en vacances depuis deux ans, for real). Je dis à Alexandre Le Grand que j’ai juste trop hâte de m’installer sur le balcon, au soleil, avec un cubanito ou un rhum et coca zéro, et mon livre d’adulte-qui-lit-de-la-littérature-pour-ados-en-riant-plus-fort-que-tous-les-retarded-du-monde-entier.

Alexandre me dit nan, pas question, et il mime suggestivement ses deux doigts dans ma chatte. Je te lèche tantôt et je te baise, tu vas direct au lit, je prends un verre d’eau et je te fais jouir, salope de ma vie. Et il ajoute, je t’ai acheté des piles pour ton vibro, je me suis trimé la bite, et on se fait un barbecue après. Man, le mec parfait, c’est moi qui l’a, avec ses petits cheveux qui repoussent à la Guy Ritchie et ses jambes de joggeur même pas fatigué qui me prend en brouette, mes jambes relevées autour de sa taille, avant de jouir, une fois, deux fois, et de recevoir son sperme sur moi, du nombril aux mamelons.

Histoires de pirates, de gros dildos et de plottes à cruiser

Mai 6, 2009

                                                                       melodie nelson

 

Ma petite culotte préférée sent le sperme du matin

Je rejoins Misha et Isadora à la sortie du métro Mont-Royal, avec mes lunettes géantes fake Burberry et une jupe taille haute ultra bling bling, achetée chez American Apparel pour l’occasion. Direction : Ö Patro Vys,  pour le lancement de Morlante, de Stéphane Dompierre. C’est l’ancien voisin de ma copine Betty, qu’il ne cessait d’entendre baiser et marcher sans considération aucune avec des stilettos sur le plancher à toute heure de la journée. Je dis à Misha et Isadora que je leur ai apportés des tatous de têtes de mort et de bateaux de pirates. Misha dit tu m’en mettras un dans le cou ou sur le front, et j’espère que tu t’es mis une belle petite culotte parce que ta jupe se soulève dangereusement avec le vent. Je dis oui, j’ai mis ma petite culotte préférée, tu veux que je te la montre, c’est la lilas à pois.

Arrivées au Ö Patro Vys, je vois Robin, un poète-romancier-aux-yeux-tout-doux-et-à-la-chevelure-argentée-d’une-star-du-rock. Nous nous embrassons, il me dit c’est mon seul drink de la soirée, je dis no way, moi je me commande tout de suite dix gin tonic. Je murmure à Misha et à Isadora OMG c’est Robin, c’est Robin, il a l’air gentil, han, et lumineux, et OMG. Je fouille dans mon portefeuille Lollipops pour trouver ma carte de crédit et je charge dessus deux gin tonic et un rhum et coca. Nous nous approchons de Stéphane, Isadora lui dit que grâce à lui son frère n’est pas analphabète et moi je lui montre fièrement mon t-shirt. Je me suis procuré un t-shirt trop hot chez Rock and Rebel la semaine dernière, avec une pin-up déguisé en pirate, les jambes ouvertes sur une bouteille de gold rhum.

Je suis groupie et je danse aussi mal que Cameron Diaz

Je pointe l’éditeur de Coups de tête à Misha, je lui dis c’est lui, regarde, c’est ma mission d’aller lui parler pendant la soirée, pince-moi le cul pour que je me sente pas gênée d’aller lui sauter dessus. Misha dit ok, je peux même lui pincer le cul si tu veux. Je dis regarde, là il est sur la scène. Elle dit shut up, et je shake et j’échappe le morceau de lime de mon deuxième gin tonic et un glaçon entre ses jambes.

Pierre-Yves Dyonisos et Ed Légendaire et un beau blond arrivent, je fais un petit pas de danse à la Cameron Diaz dans Charlie’s Angels et je colle mes boules sur leur torse. Ed Légendaire me poke l’épaule, il dit wouah tu existes vraiment Mélodie Nelson. Je rigole, je l’adore tellement, Ed, il me dit qu’il est déçu qu’Alexandre Le Grand soit pas là, il lui aurait pogné le paquet pour s’assurer qu’il a une bite aussi grosse que je la vante. Je dis à Misha, regarde l’éditeur s’approche de Mère Indigne, Misha me dit cours, cours lui sucer un doigt. Je vais plutôt aux toilettes, entraînant Misha avec moi. Emcie Gee, une auteure sexy habillée tout en blanc, avec une bague d’épouse parfaite et une autre avec du lait intérieur (really, c’est super joli), m’entend dire que je souhaite être prise en photo dans une cabine et elle m’indique comment me placer pour qu’on voit bien ma manucure, et mes souliers verts, et la pirate sur mon t-shirt.

Betty et Persia arrivent, Betty va embrasser Stéphane Dompierre et moi j’enfonce la paille de mon gin tonic entre les seins d’Isadora. Elle sourit pour un photographe de Nightlife et elle me dit tu sais, mon père a fait des marathons, s’il avait pas fait de jogging, je crois qu’il serait devenu obèse. Je fais han han et je lui chatouille un mamelon avec le bout de la paille. Ed Légendaire s’en va jouer le dj dans un bar tout près et j’embrasse Robin avant de partir moi aussi, en espérant qu’on se revoit avant un siècle. Isadora, Misha, Betty et Pierre-Yves Dyonisos devons aider Persia à trouver le vibro parfait pour une de ses copines qui n’a pas vu de bite depuis une éternité.

Je touche les seins en carton de Jenna Jameson

À l’intérieur du super chic Erotim, Misha et moi on touche les plus gros dildos du monde entier en se demandant qui accepte de se faire déchirer la chatte avec ça, man il y en a un qui est gros comme trois poings de mec, c’est l’enfer à moins d’être super cokée et évanouie et paralysée de la taille aux ongles d’orteils. Je suggère des vibros roses à Persia, qui est avec une vendeuse sympathique mais totale arnaqueuse. Le vibro Rabbit en cadeau pour une copine? No way, faut le garder pour soi et économiser pendant six mois en se faisant des lunchs tous les jours genre. Je vois un petit canard jaune, déguisé en chaperon rouge, qui va sous l’eau, je trouve ça tellement parfait pour la fête de Pamela, prévue deux jours après, mais je me retiens: si je lui achète ça, elle ne voudra plus me parler pendant une semaine et je n’aurai plus personne pour aller regarder les housses de lits et les napperons chez Simmons.

J’ai pas vérifié sur Google le nombre de calories dans les nachos gratinés

On se dirige après direct aux Folies. J’oblige Misha et Betty à s’asseoir à mes côtés. Pierre-Yves commande du rouge, il part aux toilettes et le serveur nous verse du blanc. Je lis ce que Stéphane Dompierre lui a écrit comme dédicace, je la trouve moins cool que la mienne alors je suis super contente, mais lui, il a un petit bonhomme dessiné que pour lui, je suis presque jalouse. Misha et moi on se partage une assiette de nachos gratinés, on se murmure des holly guacamole dans l’oreille et des wouah c’est quoi la sauce blanche, ça ressemble à tes pertes, chérie. Betty et Isadora et Persia se commandent des burgers méditerranéens, avec une montagne de frites mayo-ketchup. Je dis à Betty c’est pas juste, tu m’empêches de manger des burgers et toi tu te goinfres. Elle dit des burgers avec de la sauce au bleu, ça me fait penser à Sadek.

Je pique des frites à Betty et Persia, et des gorgées de vin blanc à Pierre-Yves, jusqu’à ce que Betty me tapote la main et me demande de la suivre aux toilettes. Elle me demande si je vais bien, je lui dis oui, super, vraiment, pourquoi, toi tu as l’air mal. Elle dit qu’elle est un peu fâchée, et un peu triste, que je lui parle moins ce soir, et que je ne veuille pas aller danser après avec elle. Je lui dis pardon bella, je suis épuisée, je peux pas avoir l’air zombie tous les vendredis matins au travail, et c’est bientôt l’été, tu veux pas qu’on danse plus tôt, qu’on ait se prendre des vodka-canneberges sur une terrasse et qu’on critique les sacoches des banquières de cinq à sept ? Elle dit je m’ennuie, j’ai trop mangé, il faut que je danse, que je me vide le jeudi, pas que je reste assise, comme ça, Sadek part bientôt en Tunisie, un mois, je ne sais pas quoi faire. Je lui promets qu’on va danser jusqu’à s’évanouir la semaine prochaine et que si elle connaît la recette miracle pour son énergie, j’achète, c’est comme plus rare que le futur vaccin contre la grippe pandémique.

Dans un taxi que je partage avec Isadora, je parle de Coups de tête, de Dieu que je prie pour dix mille trucs ces temps-ci, une maison près du Marché Atwater, l’immortalité et des ongles qui cassent pas. Alexandre Le Grand ne m’attend pas à l’appartement, le courrier traîne sur le plancher, un National Geographic, un retour d’impôts, et une invitation de mariage au nom de l’ancien locataire. J’appelle Alexandre Le Grand, je croyais qu’il ne sortait pas, ce jeudi-là, il me dit qu’il est au Confessionnal, avec Colin qui danse presque nu, as always, et Sadek. Mon mec me dit il y a plein de plottes, Colin les attire et après on les cruise, j’adore, mais je te jure que je reviens bientôt et que ma langue goûtera pas la chatte d’autres filles, je t’aime à donf ma belle.

Les hormones et les taches de mascara sur un oreiller, ça craint

Mai 4, 2009

                           

                                                     

 

“La femme est faite pour ouvrir son ventre, l’homme pour butiner: sachez faire la nuance…Méfiez-vous de votre appel d’hormones, qui vous aveugle.”

Comment Trouver Ze One Et Démasquer Le Mec À Fuir

Hélène Prost

Jamais je recommanderais un bouquin qui commence avec une telle mise au point, sauf pour une chick qui souhaite rigoler ou devenir super frustrée en moins de temps qu’il n’en faut pour lire des trucs genre « Cessez de manger du pain dès que vous trouvez un mec, faut pas grossir, et ne parlez jamais de menstrues, prétexter plutôt une migraine majeure pour pas baiser avec lui, gardez votre fond de teint pendant la nuit et analyser la montre qu’il porte au poignet pour vraiment savoir s’il est votre âme-sœur. »

La seule lecture que je réussis pas à piger, c’est les recettes de bouffe

avril 2, 2009

            buko1          videovixen2

Basta est trop chou, il m’a taggée pour que je réponde à un questionnaire littéraire sympa.

http://basta-bast.blogspot.com/

Coins cornés ou marque-page ?


Je corne, ou je mets une lime à ongles. Je perds toujours mes marque-page, même les surdimensionnés avec la fée Clochette au bout, ou celui à la tête de chat, donné en cadeau avec un Clin d’œil pour les adolescentes fashion genre. Ça me rend très triste.

Un livre en cadeau ?


Ouais, j’en donne probablement trop souvent. Alexandre Le Grand en a genre dix en réserve, qu’il va lire sur la plage dans un an. J’aime beaucoup donner des coffee table books, ceux que les gens aiment laisser traîner sur la table du salon, comme World Press Photo, ou Jeff Koons.

Lis-tu dans ton bain ?


Ouais, ma peau devient rouge-flambé-débandant. Je bois une bière en lisant, et je mange des crottes de fromage, ça tombe dans le bain et sur les pages, et après j’ai honte que je prête mes livres.

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?


Ouais, et ce sera trop hot quand je serai publié, je promets un jour, des histoires de pétasses de quatorze ans qui se filment en baisant et des trucs comme ça.

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?


Je pense que c’est très facile de faire une série à chier. Mais ça peut devenir super addictif et hot, comme la série It Girl.

As-tu un livre-culte ?


Contes de la folie ordinaire, de Charles Bukowski. En le lisant, je rêvais d’aller en Californie, de trouver Bukowski, de lui dire que moi je le trouvais super beau et sexy, et de me faire pute, pour lui payer toutes les bières du monde.

Aimes-tu relire ?


Oui, mais c’est rare que je relis. Quand je suis malade ou un peu down, je vais au lit lire David Sedaris et je ris à toutes ses histoires, même si je connais presque tout le texte de mes histoires préférées par cœur. Et The Catcher in the Rye, de Salinger, quand j’étais adolescente, je le relisais toujours, pour me convaincre que j’étais cool de mentir comme Holden.

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?


Ça dépend. J’ai parfois peur des déceptions. Mais je crois que c’est bien, de leur montrer toute mon admiration en me mettant en genoux et en leur prouvant que les ex-Repentignoises savent trop bien sucer.

Aimes-tu parler de tes lectures ?


Je sais pas. J’ai une mémoire à chier, alors j’ai toujours l’air de parler de livres que je fais semblant d’avoir lu.

Comment choisis-tu tes livres ?


Ça dépend de ce que j’ai besoin : guilty pleasure féminin, envies trashs, ou besoin de me sentir intelligente. J’ai rarement besoin de me sentir intelligente. Ça m’ennuie. Oh et aussi, ce qui est soldé chez Chapters m’aide beaucoup à surpeupler ma bibliothèque.

Une lecture inavouable ?


Aucune. Mais je me défends parfois de lire de la chick lit. Fuck c’est tellement juste  pour pratiquer mon anglais que je lis Playing with Boys ou The Debutante Divorcee.

Des endroits préférés pour lire ?


Au lit, à plat ventre, avec un coca zéro sur la table de chevet, et des crottes de fromage sur les draps.

Un livre idéal pour toi serait ?


Un livre vraiment très très gros et très très léger avec lequel j’aurais pas besoin de taser pour me promener à quatre heures du matin sans avoir un peu peur.

Lire par-dessus l’épaule ?


Ouais, mais juste quelques secondes, parce que ce n’est pas poli, et il faut être poli dans la vie.

Télé, jeux vidéo ou livres ?


Livres et télé et robes courtes et crottes de fromage et la bite d’Alexandre Le Grand. Tout ça c’est essentiel à ma survie quotidienne.

Lire et manger ?


Presque toujours. J’ai hâte à l’été, parce que l’été c’est la saison optimale pour les lectures : je passe deux-trois heures sur le balcon, à bronzer, en monokini, la bouche remplie de fraises bien juteuses, et de crème fouettée light.

Lire un livre électronique ?


Si ça se brise pas quand on l’échappe, si ça se tache pas quand j’ai les doigts collants de sperme et de choco aux piments, d’accord. Sinon je m’en fouette pour le moment.

Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?


Nan, je lis que des trucs pas ennuyants.

Qu’arrive-t-il à la page 100 ?

Karrine Steffans, Confessions of a video vixen

 » He took close-up pictures of my breasts, wich he wanted to put ont his computer for him to admire at his leisure. Crazy as it sounds now, I thought the idea was sexy at the time. That night I begged him to take me with him, but he resisted. Instead, he walked me to my car, where I found a forty-dollar parking ticket, wich I ripped to pieces before settling into my car for the lonely drive home. « 

 

Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?


Ma pire ennemie, je lui donne rien, sauf une vision de mon cul, qu’elle n’aura jamais comme ça.

J’aurais viré pute après deux mois dans une sororité

mars 28, 2009

 

lecture: Steve Mosby, Un sur deux

désir du moment: voir des photos des jumeaux de Jenna Jameson

 

Alexandre Le Grand est malade, il prend que des soupes comme repas, soupe aux petits pois, soupe aux carottes-gingembre-courge, soupe aux poulet et nouilles, et il se couche très tôt, bourré d’aspirines, avec un col roulé gris foncé. Je l’embrasse, je lui rappelle qu’il n’est pas obligé de m’amener au travail le lendemain, je peux prendre l’autobus comme une grande fille, avec le Us Weekly de la semaine comme compagnie, au lieu des podcasts de Jacques Languirand, qu’on écoute un peu, tous les matins. Je vais sous les couvertures, il est tout chaud et moi je suis froide, j’ai les mains gelées durant toute l’année, faut que je fasse gaffe à pas toucher ses couilles sinon sa grippe se change en quasi mort instantanée. Je lape sa bite comme un petit chat, je fais tourner ma langue autour de son gland, il bande et je le suçotte. Il dit je ne vois pas bien ton cul, tourne-toi, mets-toi sur le côté, et il me pince les fesses, et il me dit que je suis trop belle, comme ça, pour lui. Juste avant de jouir, il tire mes cheveux et j’avale son sperme de mec en col roulé gris foncé.

 

J’éteins la lumière dans la chambre, et je vais au salon, terminer ma lecture de Je ne t’aime pas, Paulus, un roman pour enfants trop chou, qui me fait rire à chaque dix phrases et pleurer autant que mercredi soir devant le dernier épisode des Invincibles. Je vais me coucher avec Paprikalicious dans les bras, mais une fois au lit, à côté d’Alexandre Le Grand, j’ai trop envie de me faire défoncer la chatte et de jouir. Je sais que je ne peux pas le réveiller pour avoir sa bite, le pauvre malade, ni utiliser mon vibro parce qu’il fait un bruit de robot qui déraille. Je peux juste pas dormir sans jouer avec mon clito, alors je décide de me faire jouir avec mes putain de doigts. Je pense que je me suis pas branlée depuis dix ans genre, mais c’est comme un cas d’extrême urgence. Si je jouis pas, j’aurai pas mon beauty sleep, c’est sûr. Et je suis zombie dès que j’ai pas sept heures trente de sommeil dans le corps, c’est déplorable. Super injuste.

 

Je me souviens du livre de Djian que je lisais en salissant les pages de ma mouille, toujours les mêmes pages, trois, quatre pages d’un trip à trois trop hot. Je pense au livre sur les sororités que j’ai lu, il y a quelques temps, totale déçue de pas être née aux États-Unis. J’aurais étudié jusqu’au doctorat juste pour vivre super longtemps la vie de pétasse sur un campus super cotée et tout. Je pense aux sororités, aux petites pétasses qui m’accepteraient dans leur clan, qui m’initieraient en me plaquant contre un mur, elles inviteraient les mecs des fraternités les plus hot à se souler et à me baiser, un me lécherait pour déterminer si je goûte bon, il dirait oui, et une fille me lécherait et elle dirait faut que tu jouisse grâce à moi sinon toute la fraternité te passe dessus, et je serais stressée, et un mec me toucherait les seins, les comparerait à ceux des autres filles, un mec garderait dans sa bouche les glaçons de ses drinks et il les ferait fondre tout doucement sur l’épaule, entre les seins, et je sentirais l’eau se réfugier dans mon nombril, et plus bas, se mélanger à ma mouille et à la salive de la pétasse qui me lécherait à genoux.

 

Des mecs se branleraient en me regardant, en me disant qu’ils vont bien me remplir de leur foutre, que je vais être trop bonne à baiser. Il y en a un qui veut tout de suite jouir, sur ma face, alors je suis forcée à me coucher, sur le sol, devant plein de bites bandées. La fille me rentre sa langue dans ma chatte et me pince le clito. Un mec la repousse, se met entre mes jambes et me pénètre en me branlant, il dit jouis salope, jouis, je ferme les yeux, je reçois du sperme dans la bouche, sur mes joues et mon cou, et je jouis enfin. Je sens ma mouille sur mes doigts et je m’endors, jusqu’à sept heures, le lendemain matin, avec mon anticernes déjà dans une poche de mon sac Guess.