
Basta est trop chou, il m’a taggée pour que je réponde à un questionnaire littéraire sympa.
http://basta-bast.blogspot.com/
Coins cornés ou marque-page ?
Je corne, ou je mets une lime à ongles. Je perds toujours mes marque-page, même les surdimensionnés avec la fée Clochette au bout, ou celui à la tête de chat, donné en cadeau avec un Clin d’œil pour les adolescentes fashion genre. Ça me rend très triste.
Un livre en cadeau ?
Ouais, j’en donne probablement trop souvent. Alexandre Le Grand en a genre dix en réserve, qu’il va lire sur la plage dans un an. J’aime beaucoup donner des coffee table books, ceux que les gens aiment laisser traîner sur la table du salon, comme World Press Photo, ou Jeff Koons.
Lis-tu dans ton bain ?
Ouais, ma peau devient rouge-flambé-débandant. Je bois une bière en lisant, et je mange des crottes de fromage, ça tombe dans le bain et sur les pages, et après j’ai honte que je prête mes livres.
As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Ouais, et ce sera trop hot quand je serai publié, je promets un jour, des histoires de pétasses de quatorze ans qui se filment en baisant et des trucs comme ça.
Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Je pense que c’est très facile de faire une série à chier. Mais ça peut devenir super addictif et hot, comme la série It Girl.
As-tu un livre-culte ?
Contes de la folie ordinaire, de Charles Bukowski. En le lisant, je rêvais d’aller en Californie, de trouver Bukowski, de lui dire que moi je le trouvais super beau et sexy, et de me faire pute, pour lui payer toutes les bières du monde.
Aimes-tu relire ?
Oui, mais c’est rare que je relis. Quand je suis malade ou un peu down, je vais au lit lire David Sedaris et je ris à toutes ses histoires, même si je connais presque tout le texte de mes histoires préférées par cœur. Et The Catcher in the Rye, de Salinger, quand j’étais adolescente, je le relisais toujours, pour me convaincre que j’étais cool de mentir comme Holden.
Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?
Ça dépend. J’ai parfois peur des déceptions. Mais je crois que c’est bien, de leur montrer toute mon admiration en me mettant en genoux et en leur prouvant que les ex-Repentignoises savent trop bien sucer.
Aimes-tu parler de tes lectures ?
Je sais pas. J’ai une mémoire à chier, alors j’ai toujours l’air de parler de livres que je fais semblant d’avoir lu.
Comment choisis-tu tes livres ?
Ça dépend de ce que j’ai besoin : guilty pleasure féminin, envies trashs, ou besoin de me sentir intelligente. J’ai rarement besoin de me sentir intelligente. Ça m’ennuie. Oh et aussi, ce qui est soldé chez Chapters m’aide beaucoup à surpeupler ma bibliothèque.
Une lecture inavouable ?
Aucune. Mais je me défends parfois de lire de la chick lit. Fuck c’est tellement juste pour pratiquer mon anglais que je lis Playing with Boys ou The Debutante Divorcee.
Des endroits préférés pour lire ?
Au lit, à plat ventre, avec un coca zéro sur la table de chevet, et des crottes de fromage sur les draps.
Un livre idéal pour toi serait ?
Un livre vraiment très très gros et très très léger avec lequel j’aurais pas besoin de taser pour me promener à quatre heures du matin sans avoir un peu peur.
Lire par-dessus l’épaule ?
Ouais, mais juste quelques secondes, parce que ce n’est pas poli, et il faut être poli dans la vie.
Télé, jeux vidéo ou livres ?
Livres et télé et robes courtes et crottes de fromage et la bite d’Alexandre Le Grand. Tout ça c’est essentiel à ma survie quotidienne.
Lire et manger ?
Presque toujours. J’ai hâte à l’été, parce que l’été c’est la saison optimale pour les lectures : je passe deux-trois heures sur le balcon, à bronzer, en monokini, la bouche remplie de fraises bien juteuses, et de crème fouettée light.
Lire un livre électronique ?
Si ça se brise pas quand on l’échappe, si ça se tache pas quand j’ai les doigts collants de sperme et de choco aux piments, d’accord. Sinon je m’en fouette pour le moment.
Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?
Nan, je lis que des trucs pas ennuyants.
Qu’arrive-t-il à la page 100 ?
Karrine Steffans, Confessions of a video vixen
» He took close-up pictures of my breasts, wich he wanted to put ont his computer for him to admire at his leisure. Crazy as it sounds now, I thought the idea was sexy at the time. That night I begged him to take me with him, but he resisted. Instead, he walked me to my car, where I found a forty-dollar parking ticket, wich I ripped to pieces before settling into my car for the lonely drive home. «
Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?
Ma pire ennemie, je lui donne rien, sauf une vision de mon cul, qu’elle n’aura jamais comme ça.