Archive for the ‘dent sucrée-cariée’ Category

Mauvais karma: faut jamais mixer robe rose et cheveux roux

avril 8, 2009

Je suis une poor little spoiled girl

 

 

 

Mardi dernier, juste avant de rejoindre ma maman au métro Place d’Armes, direction thé au St-James, Alexandre Le Grand me fait avaler son sperme comme cadeau d’anniversaire matinal. La journée se promet d’être parfaite, je fête mon vingt-troisième anniversaire avec des petits scones, du shopping et la fameuse poutine au homard du Garde-Manger.

 

Betty, Angelina et Persia souhaitent aussi me fêter, deux jours plus tard, parce qu’elles sont trop gentilles, trop généreuses, et parce que c’est bien d’avoir une raison de sortir entre gorgeous girls jusqu’à deux heures du matin le jeudi soir. Après s’être stationnée devant une borne fontaine, Betty est au bord des larmes, elle me fait descendre pour que je rejoigne Angelina au coin de la rue. Angelina m’embrasse, me demande comment c’était de prendre le thé au St-James et nous partons en courant à Grange, pour pas que notre réservation soit annulée, pour cause de cinq minutes de retard.

 

À Grange, Betty raconte qu’elle est allée à une soirée Harley Davidson et que ses nouvelles priorités c’est d’oublier le sexe tant que Sadek ne lui revient pas et avoir un corps superbe de biker chick pour l’été. Le serveur nous verse du vin rouge, un Masi 2005 choisi par Betty. Betty cache le verre d’Angelina, non non elle est enceinte, de cinq mois, vous avez pas des virgin martinis ou un virgin qui goûte les fruits ?

Persia arrive, toute sexy dans un top violet, lacé au dos et très échancré devant. Betty nous prend en photos, les seins de Persia écrasés contre le miens. Je commande des mini burgers au bison et Betty dit tu vois, tu peux continuer à manger des burgers, mais en petites portions, comme ça tu ne deviendras pas grosse. Persia reçoit un tchatte de son ami Sébastien, qui lui demande s’il peut venir nous rejoindre pour écouter le match de hockey au bar. Persia nous explique qu’elle a rencontré Sébastien dans un cinq à sept, il est chou comme tout, et gêné comme tous les Québécois de trente ans le sont avec des Italiennes Anglophones Amazones.

Ne l’oublie pas, please

Betty me dit raconte à Persia ce qui se passe avec Sadek, je peux pas, je veux pas pleurer for your birthday. Je me penche vers Persia, en checkant bien ses tétons tout durs, et je lui dis que Betty et Sadek ont décidé de prendre une pause, pour que Sadek se sente plus libre, après une union de quinze ans avec une femme contrôlante, qui n’acceptait de baiser que le jour de leur anniversaire de mariage, Sadek voulait se lever et se sentir libre, sans responsabilités, sans avoir à dire à Betty qu’il sortait au Cherry un samedi et qu’il reviendrait tard, avec le parfum de dix filles sur sa chemise. Betty a bien compris, Angelina et moi n’avons pas jugé. Nous aimons trop Sadek et Betty pour dire autre chose que dans neuf semaines, you will be reunited. Je dis à Persia que Betty a supplié Sadek, ne m’oublie pas qu’elle a dit, et j’espère qu’il ne l’oublie pas, en regardant la couleur des murs de sa maison, et en prenant un bain, seul, sans les mains de Betty qui massent son crâne et qui caressent sa bite.

Persia se retourne vers Betty, elle lui envoie un air kiss, et elle lit à nouveau son Blackberry, oh Sébastien is parking now, I’ll go meet him. Angelina m’offre un morceau de grilled cheese, je dis non non, les mini burgers c’est parfait, j’ai mangé un grilled cheese la semaine dernière, avec Betty et Pierre-Yves Dionysos, un bloggeur qui croit que les filles exagèrent leur passion pour la fellation.

Les bûcherons sont populaires en France

Sébastien nous embrasse et il nous demande si nous voulons encore du vin. Je suis la seule pas really respectable, alors je dis moi j’en prends avec toi, c’est sûr, et nous commençons à parler, il trouve cool que nous soyons toutes classes-putains-de-luxe, il me raconte ses années d’étudiant pas sage dans la région de Champagne, en France. Je lui dis que mon mec a passé ses premières années dans la même région, entouré de truies, de chiens qui le suivaient sur les ponts, de poules, et de nanny furieuse qui donnait des coups de fouet sur ses petites fesses de bébé hyperactif. Sébastien me dit que les Québécois étaient super populaires dans tous les bars, les filles se les réservaient, et disaient des trucs comme c’est à mon tour de me faire sauter par un bûcheron. Persia me donne un coup de coude, elle dit j’aime les bûcherons, c’est sexy.

Je lui demande de me suivre à la salle de bain, je lui dis qu’il est très bien Sébastien, est-ce que c’est pour lui son décoletté et ses jeans moulants ou pour ma fête. Elle soupire, elle dit je savais même pas qu’il viendrait, et il a une copine, c’est tout pour toi Mélodie. Elle me plaque les mains contre ses seins et elle me demande si elle peut me toucher aussi, je dis oui, si tes mains sont pas trop froides. Elle les passe sous ma robe avant, caresse ma petite culotte à motifs de papillons bleutés, et elle dit je les réchauffe, you’re hot, et nous rions quand nous voyons un serveur monter vers nous. Nous nous cachons dans une cabine et je lui demande tu trouves que mes seins sont trop durs, elle dit non non, tu vois, j’enfonce mon doigt, ils sont mous et gros and very fuckable, I’m sure Alexandre agree with that like every night. Elle s’assoit et pisse devant moi en me demandant si je crois vraiment que Betty va pas baiser pendant des semaines ou des mois, avant de se retrouver à nouveau dans le lit-dans les escaliers-dans l’auto-dans le bain de Sadek. Je dis ouais, je pense qu’elle se touche même plus, sauf when she is on a Harley Davidson.

C’est juste Betty qui est sexy plaquée contre une casserole de sauce à spaghetti

Persia et moi nous redescendons main dans la main. Betty est en train de montrer une photo qu’elle avait prise pour Sadek. Je peux pas m’empêcher d’éclater de rire: Betty est collée contre le mur de la cuisine de Sadek, le focus est mis sur une énorme casserole qui repose sur le four. Les yeux comme une petite chienne piteuse, elle explique que Sadek voulait une photo des deux choses qu’il appréciait le plus, elle et sa sauce à spaghetti. C’est mignon mais ça devient franchement drama comme soirée, alors nous nous levons et marchons jusqu’au Vauvert. Je connais pas du tout et dès que j’entre, j’ai comme le sentiment que c’est pas trop ma place, la fille au vestiaire fait mannequin panthère bête, et les mecs ont tous l’air d’être trop soûls et trop arrogants pour comprendre que le suçon en forme de coeur que j’ai dans la bouche, je le remplacerai pas par leur langue, comme genre never.

Tatouages, gin tonic et joueur de hockey

Betty embrasse le neveu d’Angelina, qui a l’air super gentil et allumé et salue ses deux amis. L’un deux a les bras couverts de tatous et il baisse son pantalon pour que nous puissions voir ses tatous plus discrets. Persia se met à genoux devant lui et dit que c’est very nice. Elle se relève et me touche les seins en disant I must draw you something, because those tits scream for some ink bella. Betty va nous chercher des gin tonic. Un joueur des Canadiens passe devant nous. Sébastien déboutonne sa chemise pour lui montrer qu’il a un t-shirt des Canadiens et moi je colle bien mes boobs en faisant attention de pas montrer mes tétons tout durs. Sébastien demande s’il peut prendre une photo avec lui, mais le joueur refuse. Persia embrasse doucement la joue de Sébastien pour le consoler, et pousse sa tête vers ses seins. Elle lui murmure pauvre chou, you can suck on my titties if it makes you forget about the big party animal. Sébastien joue avec le décolleté de Persia, il tire le tissu et pince avec deux doigts un téton.

Concours qui-suce-le-plus-vite et drama type what-the-fuck

Betty arrive et elle dit the music is not so good, mostly old school shit, but it’s too funny, those two guys, ils sont venus vers moi et je voulais danser avec eux, ils avaient l’air kind of nerdy et ils se sont pas présentés, ils m’ont pas demandé mon nom non plus, ils ont juste dit qu’ils vendaient du peperroni, is that a joke or what ? Je la pousse sur la table et on fait un concours de qui suce le plus vite son suçon. Persia gagne pendant que Sébastien lui passe un doigt dans sa craque de fesses. Johnny, un ami du neveu d’Angelina, me parle de sa diète, il dit qu’il pèse tous ses aliments, je dis wouah tu es discipliné, mais fuck que je m’emmerde, surtout quand il me presse à lui refiler mon numéro de téléphone et j’ai dit non sorry, I don’t need you, I’m engaged, et je lui plaque mon doigt baguée dans la face. Il me dit que je suis une agasse et je dis oui, je sais, mais whatever, moi je peux me coucher sans stresser parce que j’ai pris un gramme de céleri de trop genre. Il s’en va et moi je m’endors, Betty a raison c’est de la old school shit la musique, Persia est déjà partie, Sébastien aussi, ou il est encore aux toilettes avec une peroxidée aux jambes superbes dans un legging imitation cuir.

Quand je rentre à la maison, je suis super contente parce qu’Alexandre Le Grand est encore debout, je lui dis oh j’ai trop envie de te sucer, et lui il dit, j’ai passé une très mauvaise soirée. Il est devant la télévision, il se lève pas pour m’embrasser, j’angoisse, je continue à mouiller parce que je le trouve sexy, à deux heures du matin, avec son t-shirt bleu flash et une voix grave. Il dit j’ai vu Franky tantôt, au Confessionnal, tu le connais bien han, tu t’amuses bien avec lui. Je dis euh fuck, je me sens larguée, c’est qui Franky, je connais pas de putain Franky, qu’est-ce que tu as Alexandre ? Il me dit Franky m’a dit, à l’oreille, pendant que j’étais avec Derick et Sadek, que tu foutais du trouble dans son mariage, avec Angelina. Je dis fuck le mari d’Angelina, il s’appelle pas Franky, il s’appelle Anthony. Alexandre me regarde et il dit ouais, tu le connais, il dit que tu dois cesser de tout le temps lui demander de venir te chercher au travail, que tu dois cesser de lui promettre des pipes en échange d’une baise dans sa voiture, que tu dois cesser de l’appeler quand tu dors pas la nuit.

Je ne comprends rien, j’ai vu Anthony deux fois, Alexandre Le Grand le sait et je suis la seule fille au monde qui n’a pas de cellulaire alors je peux pas me transformer en harceleuse professionnelle, et pourquoi Anthony a inventé ça, et j’ai passé la soirée avec Angelina, et je dis n’importe quoi à Alexandre, je ne comprends rien, et lui il reste fermé, tu peux sucer qui tu veux, demain ou dans trois jours, je m’en vais en Inde, je lâche tout.

C’est important de supporter les mères monoparentales flexibles

avril 6, 2009

                                melodie nelson

breuvage: Cubanito

musique: Indochine, L word

Ma fête était trop extra, j’ai passé la journée de mon vingt-troisième anniversaire avec ma maman. Nous avons pris thé et champagne et sandwichs aux concombres et petits scones au St-James. Et nous avons magasiné, elle m’a offert une robe Marciano trop jolie et chaude, elle m’a fait promettre de ne la porter qu’en compagnie d’Alexandre Le Grand, sinon elle m’achetait pas la robe mais un col roulé.

Et j’ai trouvé ce magnifique t-shirt pour mon mec, avec la danseuse qui sparkle. J’adore. Il y avait un autre t-shirt que je voulais lui acheter, il était blanc et l’inscription sur le devant c’était I love my girlfriend. Sauf qu’au dos, c’était indiqué dix noms de filles différentes, et il n’y avait pas Mélodie, so désolée Celia, Britanny, Laeticia, mais mon mec portera pas votre nom en imprimé argent lors de ses sorties du jeudi soir.

À la Repentignoise = aspirer le gland jusqu’à jouissance plus-qu’extatique

mars 24, 2009

Vernis : Revlon, Berry Delicious

 

Après avoir visité des condos, dont un datant de l’époque victorienne et ayant abrité Lionel Groulx pendant quelques mois, Alexandre Le Grand m’a concocté un repas trop yummy yummy : un gratin de courgettes au parmesan, avec amandes émondées sautées aux fines herbes, accompagné d’une sauce rosée avec champignons et jambon de pays. Miam, je m’en pinçais le clito. Je lui ai dit que c’était mon plat favori de tout les temps. Et il a dit, l’air tout furieux, je croyais que c’était ma bite.

Pour me faire pardonner, je vais le sucer à la Repentignoise bientôt-bientôt.

Les comptables et les profs de Concordia sont des amants tout doux

mars 22, 2009

Musique : Eleni Mandell, Artifical Fire

Lecture : Melissa de la Cruz, Les Vampires de Manhattan

 

J’avais mis mes bottillons rouges avec une boucle en cuir sur le côté et Marissa, ses bottes hautes Guess qui lui donnent un air de pirate en expédition à Las Vegas. Elle veut se trouver des souliers de stripper transparents chez Romance alors on déjeûne tout près, au Café République de la rue Sainte-Catherine. Je prends des french toasts couvertes de sucre à glacé, et un café au lait, et Marissa boit un jus de pamplemousse rose, parce qu’elle est au régime-extra-waif.

Je lui dis qu’Alexandre Le Grand m’a trop déchiré la chatte, il m’a baisée saoul vendredi dernier, doggy style, je mordais l’oreiller pour pas gueuler, il passait ses ongles sur mes cuisses et m’ouvrait le cul pour y passer au moins trois doigts. Dans le miroir, je le voyais fixer sa bite qui sortait et rentrait vite dans ma chatte, et il me disait salope, bouge tes seins, je les touchais un peu, et je passais ma main entre mes jambes, pour caresser ses couilles bien gonflées. Marissa dit oh fais attention, d’habitude c’est les blacks qui font éclater mes condoms extra larges et qui me la mettent trop profond trop vite qui me déchirent, et je finis ma journée en disant à tous les clients qui suivent les blacks que j’aime trop les pipes, et je les laisse jouir sur mon visage, en espérant qu’ils voudront pas ma chatte.

Marissa prend ma fourchette et mange une mini bouchée de french toasts. Je lui confie que ça me dérange pas d’avoir la chatte sensible, ça me fait juste crier plus fort quand Alexandre Le Grand me prend sans cracher sur ma chatte avant, et les voisins doivent aimer, un peu, m’entendre crier, et me voir les mains accrochées au dossier d’une chaise, pendant que mon mec me rentre sa bite dans la cuisine, devant des méga fenêtres sans stores. Marissa dit oh regarde le couple qui vient d’entrer, je me les ferais à un tarif de merde, ils sont trop chauds. Je me retourne, et je vois la fille, qui sort tout droit d’une annonce de Guess, avec un blowout à même pas midi, le weekend, et des lèvres plus glossées que celles des starlettes à une remise de prix. Et elle a des joues coupées au couteau, la salope, elle est sublime. Son mec la tient par la poche arrière de ses skinny jeans gris carbonisé.

Je demande à Marissa combien elle demande, pour se faire un couple d’habitude. Elle soupire, elle dit ça dépend si la fille fait juste regarder son mec me défoncer ou si je la lèche aussi. Elle continue ça fait un peu bizarre, les filles sont soit gênées soit trop, trop excitées, je demande toujours de prendre une douche avec la fille, pour bien lui savonner la chatte et parler de son mec et savoir un peu plus ce qu’elle, elle attend du trip à trois, genre elle veut de la porn, offrir un cadeau à son mec, ou s’imaginer des tendances bi. Elle me raconte la première fois, c’était avec des Australiens, en vacances à Montréal pour deux semaines, et ils voulaient terminer leur voyage avec une pute, c’était bon, le mec était total bourré, il avait amené des Smirnoff pour moi, mais j’y avais presque pas touché, j’avais fait boire sa femme, ouais, j’en prenais dans ma bouche et je lui donnais doucement entre les lèvres, et elle tripait à laper la vodka dans mon nombril, aussi.

Marissa s’étire au max, pour que tout le monde la regarde et remarque qu’elle fait tout gracieusement, boire son jus de pamplemousse en s’essuyant la bouche avec une serviette juste avant, parler de cul avec des grands yeux de biche candide, et montrer sa fatigue comme dans un clip de danse lascive. Elle dit je sais pas ce que je vais faire plus tard. Je dis moi je veux travailler pour Anne-Marie Losique ou avoir cinq enfants et faire l’école à la maison. Elle dit ouais je devrais peut-être percer mes condoms quand le gentil prof de Concordia vient me voir, celui qui m’amène des morceaux d’ananas en collation, c’est un amour, je voudrais qu’on m’aime comme ça toute la vie, le prof de Concordia, ou le comptable sans blonde, ce que je comprends tellement pas, il est doux, il a une belle bite, toutes les filles devraient se faire leur comptable, ils s’ennuient et ils sont super chous, je voudrais bien leur bébé.

Je lui propose de se recycler en travailleuse sociale après ses années d’escorte chérie, elle rejette mon idée en levant les yeux, nan, trop stressant, je me verrais plus comme vendeuse de cupcakes. Elle me dit qu’elle va peut-être bientôt jouer dans un film porno, un de ses clients l’a branchée sur un producteur, mais elle dit qu’elle n’est pas super prête, anyway, elle se ferait juste des filles, comme Jenna Jameson à ses débuts, et elle n’accepterait pas deux mecs dans son cul et un autre dans sa bouche, trop salissant qu’elle dit.

Invasion de pétasses

mars 17, 2009

                           

                                             melodie nelson

mes mamelons sont presque de la même couleur que la barbe-à-papa rose

Betty me touche les fesses et elle m’affirme que j’ai pas grossi du cul malgré tous les méga burgers du monde, et la poutine que j’ai mangé avec mon frère et sa blonde il y a deux jours. J’avais pris une poutine Matty et Philippe et Mégane et Alexandre Le Grand avaient bouffé une poutine T-Rex, à la Banquise, c’était un souper super agréable, j’avais parlé de sexshops avec Mégane, du permis suspendu de Philippe et du pouvoir démoniaque des banques. Après Alexandre avait reconduit Mégane et Philippe jusqu’à la Place Versailles, on a tout fait l’Est de Montréal en auto, ça m’a rappelé plein de souvenirs de mes années de cégépienne en putain de chaleur, et de femme mariée paumée, quand j’habitais dans Hochelaga près d’une épicerie ouverte 24 heures sur 24. À l’appartement, on a écouté le premier épisode de la première saison de X-files, j’ai parlé à Alexandre de ma cousine qui participait à mes délires de fille de neuf ans et qui voyait, à l’époque, des sorcières et des extra-terrestres partout. X-files ça rend super profond: on a parlé de la crainte de mourir, Alexandre croit qu’il n’y a plus rien après, et c’est ce vide qui l’effraie, moi je suis toute réconfortée à l’idée de me retrouver au Paradis avec de la barbe-à-papa rose et bleue et mauve, des vibros et de la vodka à perpétuité. Mais je veux pas mourir avant d’avoir genre 110 ans.

Je montre mon nouveau chandail Olivia à Betty, je lui dis il s’appelle Golden teardrop, ou un truc comme ça, c’était écrit sur la facture, c’est nice han, mais on voit la couleur de mes mamelons à travers, est-ce que c’est trop? Et je sens que je vais être frileuse toute la soirée, so sur les hautes en crisse, est-ce que c’est trop? Betty me regarde, elle dit so hot, you’ll just have to keep your scarf on quand on va manger au restaurant, c’est tout. Elle me donne une petite tape au cul, elle joue dans les boucles de ses cheveux et on part direction encore Vallier. On passe devant le Confessionnal, je vois Colin, avec une chick, Betty est toute joyeuse, elle dit c’est Colin et Felicia ! Elle me présente Felicia, c’est une copine avec qui elle boit de la vodka-Red Bull et danse jusqu’à trois heures du matin tous les vendredi-samedi-whatever ou presque au Cherry.

Arabe bling-bling, textos et canard confit

Felicia me regarde comme si j’étais la petite sœur looser de Betty, parce que je tousse devant sa cigarette et je dis que j’aurais froid, si j’étais Colin et Felicia, à me les geler dehors, même pas en manteaux à fumer une clope. Colin me prend dans ses bras et me fait tourner, il me dit comment ça va, ça fait longtemps, comment va Alexandre, oh Felicia faut que tu lises son blogue, elle va te convaincre que la sodomie c’est bon. Felicia me regarde encore comme la petite sœur looser de Betty, avec des yeux d’amazone de six pieds et trente-cinq ans d’expériences de frenchage alcoolisé. Elle dit tu parles de cul, vraiment, tu as l’air pourtant toute, toute, oh well, I’m a crazy bitch, Colin will tell you that. Felicia murmure un truc à Betty.

Dès qu’on rentre chez Vallier, on demande un martini poire-citron. Betty trouve encore que ça goûte la banane. Elle dit j’ai pas faim, Felicia m’a dit que Sadek était au Confessionnal, je le savais même pas, il me parle pas depuis, I don’t know, presque quatre jours. Elle sourit à la serveuse qui chantonne du soul et me dit tu crois qu’avec mes petits seins je pourrais faire beaucoup d’argent si je devenais escorte ?

Je me brûle sur mon plat de paté chinois au canard confit. Je commande une Heineken, et un autre martini poire-citron pour Betty. Un Arabe bling-bling de genre 19 ans vient à notre table. Il nous embrasse et se présente et il raconte qu’il vient tout juste de rentrer d’Acapulco, il a été malade trois jours, à cause d’un morceau de glace infecté ou whatever. C’est presque excitant de faire la connaissance de quelqu’un qui parle d’indigestion dès les premières secondes de conversation. Un de ses copains vient nous rejoindre, il embrasse la main de Betty, qui a l’air un peu ennuyée, et la mienne aussi. Ils nous invitent à leur table, Betty dit je n’ai pas faim, et moi je dis non merci mais c’est trop gentil, et ils nous souhaitent une bonne soirée.

Betty ouvre la bouche et je lui demande ce qu’elle a, elle dit I can’t believe it, Colin et Sadek et Felicia et une autre fille, I don’t know her, I just see her from behind, they’re all here, at the bar. Je propose qu’elle salue Sadek, elle hésite, elle dit je ne veux pas le déranger, il veut pas, il veut être avec ses amis, not me, les jeudi. Elle texte Felicia pour savoir pourquoi ils sont là, tous les quatre, qui est la fille et tout. Betty ouvre encore la bouche deux secondes après avoir déposé son Blackberry sur la table. Je me retourne. Un mec aux gros sourcils la regarde avec un sourire charmant et rêveur. Il lui fait la bise, deux fois, sur les joues, tout près de ses lèvres et il lui dit que ça fait trop longtemps, pourquoi elle ne l’appelle plus, pourquoi elle ne lui écrit plus, pourquoi elle ne lui envoie plus de photos cochonnes d’elle, à quatre pattes avec un plumeau dans le cul? Ils se parlent cinq minutes, pendant que je rajoute plein de ketchup maison à mon plat de paté chinois, c’est délicieux.

confusion, air kiss et pipi entre filles

Quand le mec s’en va, direction table avec banquettes et chandelles, Betty me dit it was Jerome, I met him at a bar like one year ago, he always ask me when I’ll end things with Sadek so he can have a chance to love me forever and ever. Elle m’explique qu’elle avait cessé de lui parler parce qu’il n’avait pas trouvé nécessaire de lui présenter ses sympathies, après la mort de son chat. Elle avale une gorgée de son martini poire-citron, elle dit j’espère que Sadek l’a vu, j’espère qu’il va voir que plein de mecs s’arrêtent pour nous cruiser et regarder tes tétons. Felicia se rend à notre table, elle demande à Betty ce qui se passe avec Sadek, Betty dit oh I’m so confused, I love him but I don’t know, isn’t it weird qu’il veuille pas être avec moi, qu’il dise qu’il aime mon dancing mais qu’il ne veut plus danser avec moi? Felicia soupire en totale best friend sirupeuse. Jerome repasse, il sourit timidement à Betty. Felicia me dit Alexandre est resté au Confessionnal, il nous a pas suivi ici. Je suis super surprise, je pensais qu’il serait déjà à l’appartement, devant un X-files ou devant son ordi à réinventer le monde genre. Je l’appelle, j’entends mal au bout de la ligne, je suis trop contente qu’il soit juste à côté, je veux passer la soirée à sucer des lollipops devant lui et à toucher sa bite subtilement avec mes ongles manicurés, mais il me dit je t’aime amour, mais je suis fatigué, je quitte à l’instant. Je dois faire une moue pas terrible, parce que Felicia en totale best friend intéressée me dit oh j’aurais pas dû te dire qu’il était là, il te l’avait caché? Et je souris en totale pétasse défensive, et je dis nan, il partait, c’est tout et j’aurais voulu le crosser devant toi, c’est triste. Felicia s’en va et dit à tantôt les filles, on s’en va au Confessionnal now.

Betty termine son martini poire-citron rapidement, elle dit j’ai envie de vomir, faut aller danser. Au Confessionnal, on air kiss Colin, Sadek, Felicia et Derick, un mec que j’ai vu une ou deux fois, l’été dernier, au Quartier. On va direct aux toilettes. Betty texte Felicia et moi je me remaquille devant la glace et devant une fille qui gémit au téléphone, elle dit des trucs comme il est tard, tu m’as juré que tu arrivais il y a deux heures, j’ai mal aux pieds, je pars là là. Felicia nous retrouve aux toilettes, elle s’enferme dans une cabine avec Betty, elle dit j’ai bu douze café en douze heures, je capote. Betty pisse pendant que Felicia lui demande encore what’s going on avec Sadek et je gueule arrêtez de vous lécher la chatte, j’ai besoin d’une vodka tonic.

sein droit parfaitement nu et vodka-Red Bull

Mon chandail se découd au moment ou je répète à Derick que je le connais déjà. Je fais la faussement offensée parce qu’il ne se souvient pas de moi. Je montre mon sein droit au d.j. et à genre trente personnes avant que Betty trouve une façon miraculeuse de faire tenir mon chandail par un fil. Colin se baisse entre mes jambes et me fait monter sur ses épaules. J’ouvre grand la bouche, terrorisée, comme dans un manège à La Ronde, ou comme si je voulais vraiment montrer à tout le monde que non seulement mon sein droit est parfait, mais aussi que j’ai une ostie de bouche qui s’ouvre assez pour trois bites en même temps. Betty trouve que c’est gravement cool, moi je suis sûre de tomber, mais Colin est fort et ça ne le dérange pas que je me fasse aller les bras sur Ne-Yo, tout en enfonçant la couture de mon jeans et ma chatte dans son cou.

Betty m’oblige à descendre des épaules de Colin, elle veut un suçon aux cerises. Un mec près de nous m’en demande un aussi. Derick demande à Betty de toucher sa poitrine, elle le touche en rigolant. Il lui demande de toucher ses abdos, elle réagit comme what the fuck, no, why do you want me to feel your abs? Je danse avec un black super sexy, il me demande ce que je fais dans la vie, et je dis I write anything about sex, il dit really, et j’oublie de lui demander ce que lui il fait, parce que je m’en fouette un peu, et aussi parce qu’il est trop top pour que je lui pose des questions, je veux juste danser, faire l’agasse et sentir ses mains autour de ma taille. Betty se fait tirer le bras par une blondinette toute feluette qui porte un top mauve-vert-taupe super joli. Elle vient me chercher aussi et elle dit dansez avec moi les filles, vous êtes belles, et si je danse toute seule, tout le monde pense que je suis droguée. Je checke ses narines super subtilement, je vois pas de poudre, mais elle a l’air crissement partie, elle est amusante. Betty et moi on danse en s’échangeant nos suçons, je prends le sien aux cerises et je lui tends le mien aux fraises, et Derick et Sadek viennent nous décoller. Derick dit que c’est pas bien faire ça devant un mec célibataire qui a les couilles toutes gonflées. Et Sadek dit à Betty arrête, arrête, tout le monde te regarde. Betty dit and you don’t like it, stay with me then, love. Betty continue à se shaker les fesses et les tétons sur du Modest Mouse. Felicia arrive avec dix drinks sur un plateau et nous les distribue, je la remercie et je lui demande c’est quoi, elle dit c’est mon drink spécial, j’en prends all night long, c’est vodka-Red Bull.

les filles paumées encouragent les baises dans la cuisine

On souhaite cheers avec d’autres et je m’approche de Sadek, qui a un regard un peu perdu dans les vapes, un peu perdu dans les fesses de Betty, un peu perdu dans les fesses des autres filles qui placotent. Je pointe Betty et je dis elle est belle han. Sadek me regarde et soupire, elle est adorable, je sais, je sais, mais c’est compliqué, ma vie est compliquée maintenant. Je sirote ma vodka-Red Bull. Colin retire son t-shirt et est en transe, le torse nu et les abdos bien découpés. Il siffle et tourne autour de Betty. Felicia en profite pour se frotter la chatte sur la cuisse de Sadek et monter et descendre ses gros seins sur son corps. Je capote totale copine-extra-qui-cruiserait-jamais-le-mec-d’une-copine-même-si-dans-GossipGirl-c’est-hot. Felicia prend les mains de Sadek et les place sur ses fesses. Fuck il y a une heure Betty disait I care so much for him, I’m confused, I need him, et Felicia hochait la tête, écoutait comme une copine qui se transforme en putain de nymphette-trop-vieille-pour-être-nymphette. Felicia pousse la tête de Sadek entre ses boobs et elle rigole, je vois Betty, à quelques mètres, qui a cessé de danser, je vais la chercher, je lui dis il faut partir, fuck la pétasse.

Au vestiaire, Sadek vient nous rejoindre, il met son manteau, il veut partir avec Betty, il dit ça va, ça va? J’oublie d’embrasser Colin et Derick. Je garde la main de Betty dans la mienne, je lui dis tu es la plus belle, la plus italienne, la plus adorable, il a dit ça tantôt, la plus adorable, viens, retourne chez toi danser avec tes chats et Madonna en vidéo. Elle a l’air de ne pas comprendre, et si las, tellement petite-fille-qui-voudrait-encore-croire-à-la-fée-des-dents. Dans son auto, je m’asseois derrière, les talons hauts dans des sacs en plastique qui trainent. Je traite Felicia de fille paumée, de fille qui déteste les autres filles sauf pour s’amuser, je répète à Betty de ne plus lui faire confiance. Sadek dit c’est une fille bien. Et je crache que non, que j’avais deviné que non, en la voyant fumer avec Colin, dehors, mais je savais que c’était une copine à Betty alors j’ai fait attention, j’ai essayé d’être gentille, et aussi crazy qu’elle pendant une soirée, mais c’est clair, c’est une fille paumée.

J’ai un putain de mauvais pressentiment et quand je donne le reste de mes suçons à Betty, je cours jusqu’à la porte de l’immeuble, je monte dans l’asceuseur en regardant mes grands yeux déçus dans le miroir, et je cours retrouver Alexandre Le Grand, qui gosse sur son téléphone en buvant une Stella Artois. Je lui dis Felicia-c’est-une-pétasse-elle-touchait-Sadek-devant-tout-le-monde-je-suis-sûre-qu’elle-fait-ça-à-toi-aussi-dis-moi. Et Alexandre Le Grand m’embrasse, il me dit que je suis toute belle, que je devrais retirer mon chandail éclaboussé de rhum-coca. Il dit Felicia, je trouve qu’elle ressemble à un gars, et oui elle se colle à tout le monde, je trouve ça drôle, c’est tout, elle en veut de la queue, mais c’est pas moi qui va lui en donner, moi j’ai déjà ma petite pute à moi. Ça me rend totale insécure les pétasses, et je déteste me sentir insécure, et inférieure, parce que moi je mesure pas six pieds et que je bois pas douze cafés et que je m’éclate pas au Cherry quatre ou cinq soirs par semaine. Alexandre Le Grand me dit je t’aime. Je dis c’est pas correct han, c’est pas correct ce qu’elle a fait. Et pour bien me rassurer sur mon statut de femme-de-sa-vie-forever-malgré-les-amazones-droguées, il me pousse dans la cuisine et m’ordonne de m’asseoir sur la table. Je me tortille pour l’aider à retirer mes jeans et il me lèche, avant de baisser son pantalon. Il est déjà tout dur. Il me pénètre en un coup et je m’accroche à ses bras. Il mord mon épaule et me dit la prochaine fois, je resterai pour boire un verre avec toi et tu porteras ton collier de chienne et je te garderai bien en laisse près de moi, et tu japperas quand Felicia passera, tu peux même montrer tes dents, tu as de belles dents blanches.

Club sandwich, doublage porno et ballon rose pénis

mars 9, 2009

                                           

J’ai reconnu l’auto d’Alexandre Le Grand, j’ai laissé sur la banquette arrière le beurre corporel vanille-pomme-framboise que je m’étais acheté sur l’heure du midi, un livre sur l’histoire de la lingerie et des tas de t-shirts Old Navy avec des papillons, des têtes de mort roses et des ancriers, pour la princesse de cinq ans, que nous verrions durant le prochain weekend, et j’ai embrassé mon mec. Je lui ai demandé s’il s’était reposé un peu aujourd’hui, il a dit un peu. Je l’ai grondé parce que le samedi, je voudrais qu’il se lève à onze heures et qu’il passe la journée à se crosser ou à caresser Paprikalicious.

J’ai retiré mes jeans, mon col roulé et j’ai attendu un feu rouge pour retirer mon soutif. J’ai enfilé une robe toute simple mais superbement coupée, qui me moulait bien les tétons dans un tissu écarlate soyeux. Je me suis remaquillée en foutant plein de correcteur de teint Lancôme sur mes doigts, et de l’ombre à paupières argent brillant, et du mascara noir ténèbre sur mes cils, et en stries, sur mes doigts, encore. 

Il s’est stationné, nous marchions vers Chez Roger, en entendant des enfants jouer au hockey, je lui ai dit je t’aime, j’ai pas fait de cauchemars hier soir. Il m’a demandé comment avait été ma journée, au travail. J’ai dit je voudrais bien que tu me pinces les tétons. Il m’a mordu le cou et a pincé très fort, après avoir légèrement ouvert mon manteau Miss Sixty. J’ai commandé une bière Cheval Blanc, Alexandre Le Grand aussi, et je lui ai parlé d’Olivier Choinière. Olivier Choinière, c’est un mec avec des lunettes à grosses montures noires sexys, qui produit, écrit et traduit plein de pièces de théâtre et qui me fait fantasmer depuis que j’ai vu la pièce Venise-en-Québec, il y a genre deux-trois-quatre ans. Alexandre Le Grand a dit j’ai besoin d’un cardigan, comme le gars assis en diagonale, là. Je lui ai dit que sa nouvelle chemise était superbe, parce que je la trouvais vraiment superbe et aussi parce que je souhaitais qu’il me dise que ma robe était extra.

Alexandre Le Grand buvait sa bière blanche, pendant que moi je babillais comme une folle, j’étais super contente de passer la soirée avec lui, j’étais super contente que la semaine soit finie. Je me suis excusée mille fois de m’être réveillée grognonne presque à tout les matins. Il m’a dit tu es bonne à baiser, même quand tu chiales et que tu refuses de croire que l’heure du réveille-matin est vraiment la vraie heure. Il a terminé ma bière et nous avons filé vers un diner. Nous voulions du gras, j’avais mangé sushis santé le midi, et lui presque rien du tout, on avait le droit à notre arrêt au Nouveau Canada. 

J’ai commandé un club sandwich et Alexandre Le Grand, un méga burger. Il y avait un monsieur qui buvait un verre de vin rouge, super digne, devant une pointe de pizza et une revue. Et des vieilles madames habillées en coton ouaté. Et un mec en camisole sale à la Tony Soprano. Ça me faisait penser au resto Miracle Pizza, dans St-Henri. Quand Alexandre Le Grand et moi on habitait juste en face du Canal Lachine, j’adorais Miracle Pizza. Je m’y rendais, en été, à tous les midis, pour deux pointes succulentes de pizza, juste avant de perdre tous les calories en soirée, au travail, ou dans un after. Et je m’y réfugiais aussi quand il y avait une panne de courant ou quand un mec menaçait de me péter la gueule avec ses amis parce qu’il me prenait pour une pute qui lui avait volé dix dollars.

J’ai terminé mon club sandwich, mais pas mon verre d’eau, et nous sommes partis en gambadant jusqu’à l’auto, direction Aux  Écuries, pour un doublage de film porno devant public, une conception formidable d’Olivier Choinière, le mec à lunettes à grosses montures noires sexys.  Alexandre Le Grand a pris un verre de vin rouge, juste avant que deux filles s’extasient de la possibilité de boire du cidre de glace sur place. Le programme de la pièce de théâtre ParadiXXX était imprimé sur des cassettes vidéos, j’ai trouvé ça génial, j’étais toute excitée et j’espérais voir plein de bites sur écran géant. Je suis allée pisser deux fois en dix minutes, pour être certaine-certaine de bien profiter de ParadiXXX, et de me croiser et me serrer les jambes dans la soirée juste pour m’exciter le clito, et non pour retenir des gouttes de pipi.

La salle de spectacle était quasi pleine. Alexandre Le Grand et moi on s’est assis direct dans l’espace cabaret, devant la scène, avec deux verres de vin rouge. Je souhaitais que les comédiens puissent voir mes tétons durs durant leur doublage porno. Au début de la séance, chacun des comédiens se présentait, Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, ils disaient leur âge, et testaient leurs cris de jouissance. Déjà je capotais, je me demandais s’ils jouissaient comme ça, ou si c’était des cris de jouissance à saveur fake-porno-pour-le-micro. Les bruiteurs, aux côtés des comédiens, participaient aux tests de son, en testant des bruits convaincants de ballons en forme de bite, et de téléphone vieux de dix ans au moins.

Le film porno a commencé, presque filmé de façon artistico-mouillante, et le doublage d’une journaliste brunette, d’une collégienne qui parle du vide et du plein, d’un mexicain sociable, d’un valet de chambre soumis et d’un physionomiste musclé était hilarant. Les scènes plus hardcores étaient coupée (j’ai pas vu de pénis plus de deux secondes), et tout était si bien répété, huilé, lubrifié, exposé, trafiqué. Je sentais mes tits durs et je riais à chaque trente secondes, à chaque soupir orgasmique d’une fille qui fait du yoga, à chaque réplique sur le partage et sur la générosité de telle blondinette aux mini seins et de tel mec aux grognements caverneux. Je regrettais la présence d’une table entre moi et Alexandre Le Grand. J’aurais voulu le toucher et voir si ça le faisait autant bander que rigoler, le doublage de la fille aux jolies fesses rondes qui fait pipi en parlant des difficultés du métier d’acteur.

Nous sommes repartis ensuite à l’appartement, moi j’avais envie de marcher comme une pute jusqu’à l’auto, en haletant comme une star de porno, et Alexandre Le Grand, lui avait juste envie de se faire sucer le dard. C’est lui qui dit ça, se faire sucer le dard, il est Français, je lui permets. Et j’ai dit ouah c’était hot la culotte en latex noire han. Il a dit je veux que tu t’en trouves une pareil. J’ai dit c’était bon han ? Et nous avons presque intellectualliser la chose, en parlant durant tout le trajet en auto de ParadiXXX. J’adore la porno, mais la séance de doublage, c’était pas ça, c’était pas un truc pour se rentrer un talon haut dans la chatte au théâtre, c’était pas non plus pour dénoncer l’entreprise, ou les fausses attentes, je ne pense pas.

À la fin, les comédiens, humiliés plein de fois pendant la pièce, obligés de mimer une fellation à l’aide d’un ballon rose, ou de tapper fort les fesses d’un autre comédien, ou de se masturber à travers une robe au tissu brun et épais, baisaient dans les coulisses, c’était plus des stars étrangères bleachées, mais Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, on voyait leurs étreintes factices sur grand écran, avec une chanson d’Erykah Badu, je crois, en trame sonore. Et moi, à l’appartement, j’avais pas d’Erykah Badu, mais Alexandre Le Grand a mis de la musique chill, et il m’a baisée, j’avais ma culotte mauve tirée sur le côté, une jambe sur son épaule, et il m’a dit tu as des seins encore plus excitants que ceux des filles du film diffusé. J’ai dit je sais, mais il m’en faut des plus gros dans cinq ans.   

www.auxecuries.com

J’aime les chiens et les langues

mars 9, 2009

Hier j’ai joué avec Ginette, un chien Griffon de quatre ans, j’ai couru en minijupe et manteau de cuir après elle, je suis tombée dans la boue. J’adore la campagne. J’ai aussi bu de la sangria pour souhaiter le début du printemps, j’ai taché mon chandail vert lime avec de la sangria et de la soupe aux légumes, j’ai écouté un noble français me raconter les perversions d’un lord anglais, qui aimait les petits gars, les bijoux de la Couronne et qui a amené sa fille à se prostituer. J’ai adoré la terrine fait maison du noble et de sa douce, je me suis couchée contre Ginette en montrant trop les fesses, et je me suis endormie dans la voiture, de retour à Montréal, en début de soirée.

Alexandre Le Grand m’a prise dans ses bras, m’a amenée dans la chambre, m’a proposé une omelette super légère et un peu de vin blanc. J’ai dit oui, oui. Il a tout préparé, a laissé ça sur le feu, et il est venu me rejoindre dans la chambre. Il a écarté mes jambes, a commencé à me lécher, c’était bon, je voulais plus continuer à dormir, je lui tenais le crâne, pour qu’il reste bien comme ça, à me doigter, à rentrer sa langue et à chatouiller mon clito. Il m’a pénétrée, je me retenais à ses épaules, il donnait des gros coups de bite, je voulais qu’il continue, mais il a dit non salope, tu vas jouir avant moi, et il m’a repoussée, la tête enfoncée dans deux oreillers, sa tête à lui entre mes jambes, il a craché sur mon clito, il passait ses doigts dessus, vite vite vite, et il me regardait, moi je fermais à demi les yeux, je peux pas rester à le regarder, je peux pas rester attentive à quoi que ce soit, quand il me lèche, faut que je ferme les yeux et que je pense à rien, sauf à sa langue, à ses doigts, et à sa bite, qui me rentre dedans dès mon premier cri de jouissance.

(L’omelette était pas brûlée. Et le vin blanc était bon. Et j’ai gardé, jusqu’à ce matin, entre mes cuisses, le sperme et la mouille qui ont coulé sur mes jambes, dès que je me suis levée du lit, pour proposer un verre d’eau à mon mec.)

20 choses que je souhaite à toutes les girls

mars 8, 2009

Breuvage : bière Vieille Provision, Saison Dupont

 

Musique : Pussycat Dolls, When I grow up

 

 

1. De se sentir merveillement biens à chaque bouchée de gâteau Suicide au Chocolat. Jamais coupable. Le chocolat c’est plein d’antioxidants et de trucs sympas comme le sucre. Le sucre c’est hot, sauf avant d’aller se coucher.

 

2. D’avoir des copines extras et assez honnêtes pour dire que telle robe essayée chez Guess est à chier sur son corps en forme de poire, mais que tel top est obligatoirement à acheter, même si ça signifie une dette d’études pas réglée ou un loyer payé en retard.

 

3. D’avoir un système d’éclairage high tech et flatteur dans la salle de bain. D’avoir un pole de danseuses nues dans la salle de bain, comme Kate Hudson. D’avoir du bain moussant Belle Pella, toujours en réserve.

 

4. De ne pas être victimes de maux de tête trop puissants après de folles soirées au champagne, ou à la bière en fut. De toujours se faire offrir du champagne. Ou du mousseux rose. C’est beau, le mousseux rose. Et la barbe-à-papa aussi c’est beau. Mais ça écoeure plus vite que le mousseux rose.

 

5. D’avoir des copines extras qui se collent pas contre le mec des autres, des copines à qui elles peuvent tout confier, sans avoir peur de se retrouver dévoilées dans un blogue (moi je demande toujours la permission, parfois après, mais euh, je demande). Des copines extras qui leur disent avec délicatesse qu’elles ont vu leur mec se faire frotter le cul par une pétasse, ou des copines extras qui leur disent avec joie que leur mec les regarde avec adoration, même quand ça fait deux fois en deux minutes qu’elles se renversent des croustilles au bacon en plein dans le décolleté.

 

6. De pouvoir lire de la chick lit sans se sentir obligées de cacher le cover du livre. De lire aussi Tolstoi. Parce que Tolstoi est hot. De lire Djian parce qu’il est mouillant. Et Bukowski parce que Bukowski est un homme à marier (une fois au Paradis, sadly).

 

7. D’être heureuses même sans sushis à tous les midis.

 

8. De pas avoir besoin de chirurgies esthétiques pour être very pretty. Ou d’avoir assez d’argent pour se payer un tas de chirurgies esthétiquement essentielles (je veux une bouche pulpeuse! je veux une bouche pulpeuse!).

 

9. D’utiliser un auto-bronzant ou du spray-tan pour avoir un teint de Caraïbes star. Ne pas être addicts aux salons de bronzage: le cancer c’est pas sexy, le vieillissement précoce de la peau non plus. Et le teint orange-orange, ça appartient aux agrumes. Faut pas oublier que le teint aristo-Blanche-Neige, c’est aussi très seyant.

 

10. D’avoir une maman qui leur a appris à cuisiner des plats exquis. Ou un mec qui cuisine depuis l’âge de dix ans, et qui aime ça, et qui fait des trucs bien gras, ou bien étranges, comme de la cervelle, le jour de l’Halloween.

 

11. De toujours avoir une réserve de jujubes saveur framboises suédoises, ou des réglisses à l’anis, ou des suçons Chupa Chups, en cas de cafard soudain, ou de besoins phalliques immédiats.

 

12. De savoir qu’un trip à trois avec deux personnes que vous adorez, ce sera dans 85 pour cent des cas une mauvaise idée très gênante le lendemain, ou même cinq minutes trente exactement après une pipe, une sodomie et dix mille frenchs alcoolisés.

 

13. D’avoir les aisselles toujours rasées, les jambes adoucies au beurre corporel à la poire enchantée, et des culottes mignonnes, si, par malheur, elles rencontrent un docteur ou un infirmier ou un chirurgien esthétique (le rêve! je veux une bouche pulpeuse!), après s’être écrasée la face contre un arbre en skiant, après s’être rentrée un tube de mascara dans l’oeil, ou après s’être étouffée avec un bout de cervelle, le jour de l’Halloween.

 

14. D’avoir le talent de manger un cheeseburger sans tacher de ketchup sa blouse Marciano à 150 dollars et ses jeans Seven. Et me dire absolument le secret, please. Je suis capable d’être élégante quand je marche comme une salope et quand je suce, mais quand je mange, no way.

 

15. D’être amoureuses d’un mec en qui elles ont assez confiance pour le laisser aller dans des bars de danseuses trois fois par semaine, sans penser qu’il va mordre les têtons d’une autre fille qu’elles. Ou d’être amoureuses d’une autre pétasse, qui aura jamais l’haleine d’une chatte étrangère.

 

16. De lire un Cosmopolitan en s’en fouettant de pas se sentir concernées par leur article mensuel sur le Point G. Man j’adore mes orgasmes clitoridiens. Mon Point G peut bien rester non découvert. I don’t care.

 

17. De pas avoir envie de pipi à chaque trente minutes. Moi j’ai une vessie aussi petite qu’une tête de souris. C’est l’enfer.

 

18. De vivre jusqu’à cent ans entourées de chevaux, de chiens, de chats, de canaris, de livres et d’arc-en-ciel. Et de vibros. Et de gâteaux Suicide au Chocolat. Et de cheeseburgers.

 

19. De connaître un bon nettoyeur à sec.

 

20. D’avoir des vêtements dans lesquels elles se sentent absolument gorgeous. Mais aussi, de se sentir toujours gorgeous, habillées ou pas, singles ou pas, enceintes de dix mois ou pas, en écoutant les Pussycat Dolls ou Radiohead.

 

La vie est belle, vous êtes belles, mangez des abricots séchés en pensant à moi, et de la barbe-à-papa, vernissez-vous les orteils en dépassant sur la peau, whatever, je vous adore et je vous embrasse tendrement, vraiment.

Strawberry blonde et full load

mars 2, 2009

                      

 

 

 

 

 

 

musique: Café Tel Aviv, Middle East Chillout

breuvage: rhum-coca zéro

 

 

 

En fin de semaine, à part manger de la pizza et des sandwichs tomates-jambon-fromage-avocat, et me teindre les cheveux en strawberry blonde, et lire La branche cassée de Louise Erdrich, et écrire des millions de courriels, et terminer le whisky irlandais et vaporiser du spray au concombre et coriandre partout dans l’appartement à chaque deux minutes, j’ai rien fait.

 

J’ai annulé ma sortie avec Isadora, nous devions nous balader dans Montréal, trouver dix milles activités auxquelles participer pendant la Nuit Blanche, avant une lecture improvisée de Marie Hélène Poitras dans une bibliothèque. Mais j’étais fatiguée, et frileuse, et je rêvais juste de pizza et de Redemption, le premier épisode de 24. Je m’en veux parce que je n’ai pas vu Isadora depuis le lancement du cent-vingtième numéro de la revue Moebius, au Rockette. Elle avait les cheveux violets, venait tout juste de décrocher un job de rêve, nous avions parlé de Moby Dick, de Jean-François Chassay, de mode écologique et j’avais trouvé génial de porter une robe qui matchait à la perfection avec la table de billard sur laquelle j’étais restée assise pratiquement toute la soirée.

 

Quand Alexandre Le Grand est arrivé, il était environ huit heures et demi, hier, je me suis précipité à la porte, j’étais habillée en totale pétasse, plus-que-mini robe noire échancrée jusqu’au nombril et maquillage léger mais bouche glossée et repulpée. Je lui ai versé un verre d’eau et nous sommes tout de suite allés au lit.

 

Je sais pas c’est quoi mon problème, ou ma chance, whatever, mais dès que je baise pas pendant au moins une journée, ma chatte se resserre et je suis presque vierge à nouveau, really. Il m’a pénétrée, et j’étais mouillée, mais tellement serrée que ça a tiré, j’aime ces petites douleurs, il était par-dessus moi, j’avais les jambes pliées, je lui montrais mon cul, il a mouillé ses doigts, il m’a dit qu’il ne s’était pas crossé dans la douche pendant le weekend alors j’aurais le droit à un full load, il m’embrassait les seins, me mordait les épaules en disant je veux te mordre plus fort, jusqu’à ce que tu saignes, salope, je me suis vraiment ennuyé, moi aussi, je vais jouir en deux minutes, salope de ma vie. Je le regardais, je le trouvais tellement beau, sur moi, ses épaules larges, son torse plein de poils bruns, et quelques poils gris, et je lui dis tu peux jouir maintenant, si tu veux, il a rentré un doigt dans mon cul, il a joui, est resté en moi, pour après se coucher, juste à côté.

 

Il avait un sourire épuisé, mais heureux, il a dit la princesse était belle en fin de semaine, nous sommes allés dans des roller-coasters, au centre d’achat, elle avait peur au début, mais après elle criait encore, encore, elle a mangé plein de jujubes en forme de dragons, elle était belle, tellement belle. Il a aussi dit, en ouvrant les yeux et en caressant mon dos, je te rebaise tantôt, là j’ai encore soif, une Leffe, ça va me réveiller je pense. Nous nous sommes commandé une pizza, il ne l’a pas aimée, et j’ai récouté Redemption avec lui, sans lui dire que je l’avais regardé la veille. Ça ne me dérangeait pas, j’étais bien, toute nue sous une jetée, avec de la sauce à pizza aux coins des lèvres, et la chatte plein de sperme.

Dis-moi quoi tu mets dans ton hot dog

janvier 25, 2009

Je suis tellement chiante niveau santé, je veux pas que la princesse d’Alexandre Le Grand rajoute du sel sur ses pâtes, je répète à Misha qu’un yogourt du McDo et un coke diète ce n’est pas un souper, je dis à Alexandre Le Grand que les bagels c’est hyper calorique, je dis à Alexandre Le Grand d’acheter du pain de blé entier, je dis à mon frère Philippe qu’il devrait moins manger de déjeuners au Lafleur, je dis à  ma maman qu’une portion de noix c’est genre sept noix maximum et non cinquante et je demande toujours que la vinaigrette soit à côté de ma salade et non dans ma salade.

 

Mais si j’ai réussi pendant deux ans à ne pas manger de jujubes, maintenant je mange des chips et des cheeseburgers comme une américaine addict au comfort food. Si je baisais pas autant (-500 calories par jour), si j’utilisais pas mon vibrateur sparkling doré à tous les soirs avant de m’endormir (-80 calories par orgasme) et si je faisais pas de l’aérobie devant un reality show ou devant Carmen Electra trois-quatre fois par semaine, je serais énorme et je pleurerais devant mes paires de skinny jeans Rock and Republic.

 

Je mange de la poutine tous les jeudi, du fudge du Sucre Bleu avec Misha, de la crème glacée à la pâte de biscuits. Et j’aime les hot dogs. Mais seulement en été. Au chalet de mes parents, avec une bière fraîche, en bikini rose flash, les pieds enduits d’une crème anti-cornes odeur menthe poivrée, avant de me faire fouiller la chatte sous l’eau par les doigts d’Alexandre Le Grand. C’est comme la sangria, impossible à prendre en hiver sauf si on est kitsh au second degré. J’ai trouvé ça drôle, et surtout crissement perturbant, de trouver un spécial test Lust and Couple à propos des hot dogs, dans le dernier Cosmopolitain. Je ne niaise pas. Le test-reportage-sérieusement-débilitant s’appelait : The kind of hot dog you prefer says a lot.

 

Moi qui aime les hot dogs avec tous les condiments qui coulent sur mon menton, j’étais, selon leur critère, une Condiment Girl. C’était indiqué que j’étais le genre de fille à vouloir agressivement expérimenter tout au moins une fois. Que les petites conneries ne me rendaient pas down et que je choisissais toujours la route la plus aventureuse dans la vie (j’imagine que c’est vraiment vrai : j’écoute Veronica Mars au lieu de, genre, les téléséries historiques familiales de TVA, je suis très aventureuse). Cosmo donnait aussi un conseil à toutes les Condiment Girl, afin de vivre harmonieusement avec notre tendre moitié : il faut se montrer compréhensive si notre mec n’est pas aussi aventureux que nous(genre il préfère les hot dogs avec juste de la moutarde).

 

Quoi faire avant de songer à dix ans de psychanalyse? S’abonner à la revue Cosmopolitain, moins ruinant et tellement plus spirituel. I love it.