Archive for the ‘copines extras’ Category

Je suis une adorable ivrogne en manque

juillet 20, 2009

        melodieparty

 

Ce qu’il ne faut pas faire avant d’aller au party d’Amandine :

1.S’épiler la moustache. Ma peau devient total trop rouge et je pense rester chez moi à donner un bain à Paprikalicious et à lui teindre des touffes de poils en rose.

2. Se vêtir comme une pute et lire Secret diary of a call girl dans l’autobus.

 

Une fellation contre une place de stationnement

Avant d’aller me souler chez Amandine, j’ai rejoins Christophe, un ami super sexy et cool,  dans un café, près de chez lui, ou il se prenait des tylénols extra forts à toutes les deux heures, pour oublier son mal de tête. La veille, il avait prolongé sa soirée jusqu’à quatre heures du matin, en compagnie d’un ami et de banlieusardes légèrement agaces. Il m’a regardée, il m’a dit j’aime ta robe, mais tu es sûr que ton copain te laisse sortir comme ça, c’est un mouchoir que tu as sur le dos.

Je m’appliquais du rouge sur les lèvres, pendant qu’il cherchait une place de stationnement, il m’a suggéré de proposer une pipe à un mec torse nu qui sortait de son auto, pour qu’il nous donne sa place, et j’ai dit ok. Je lui ai dit que j’étais trop en manque, j’avais trop hâte qu’Alexandre Le Grand revienne, ce soir, ou peut-être demain soir, parce que ça faisait deux jours que je me masturbais trente minutes avant de pouvoir m’endormir, un gode dans la chatte, et deux doigts mouillés de salive sur mon clito. Christophe m’a pointé une clinique vétérinaire d’urgence, ouverte pendant le weekend, et il a dit tu es trop en chaleur, il doit y avoir des piqures pour ça, je t’y amène.

Vodka à la mandarine et collier hawaïens

J’ai vu Misha, avec Travis, et une fille qui tentait de cadenasser son vélo, ça m’a pris un instant pour la reconnaître, je me suis penchée vers l’oreille de Christophe et je lui ai chuchoté oh c’est Justine, une de mes amies de l’école secondaire, elle fait du compost et elle n’aime pas ça quand je dis que j’ai mal en crisse parce que je me suis faite défoncer à sec le cul. J’ai embrassé tout le monde, oubliant de présenter Christophe parce que j’étais sous le choc d’avoir les seins quasi hors de ma robe en présence de Justine. Amandine nous a ouvert, Cecilia nous a proposé des colliers hawaïens, et moi je suis allée direct dans la chambre d’Amandine, pour montrer mes sourcils mal épilés et le cover de Secret diary of a call girl à Misha, avec Billie Piper habillée en cuir dans une coupe de champagne géante. Je me suis couchée sur le lit, j’ai dit à Misha qu’elle était belle, avec ses cheveux vagués, et je me suis redressée, je voulais trouver dans ma sacoche la dizaine de Chupa Chups que j’avais amené pour alterner drinks et suçons.

Dans le salon, Cecilia m’a présenté plein de filles, toutes mignonnes et de genre dix-huit ans, j’ai oublié leurs noms en trente secondes, parce que je pensais juste à ma langue, toute sèche, j’avais besoin d’alcool ou de la langue d’une copine. Amandine nous a servi de la sangria, qu’elle avait préparée avec des ananas et du melon d’eau. Elle a commencé à me chanter une chanson de Yelle, je veux te voir dans un film pornographique, en action avec ta bite, et j’ai crié j’adore, et je me suis versé un verre de vodka à la mandarine parce que la sangria était pas assez alcoolisée pour moi.

Respect à mon chirurgien et à mes professeurs

Myriam est arrivée, toute excitée, avec un mec communiste. Elle a dit j’ai bu quelques shooters de rhum, avant de venir, et elle a sauté sur place, joyeuse dans sa nouvelle robe noire. J’ai appelé une amie, pour savoir si elle allait nous rejoindre, et Misha m’a prévenue, ne la traite pas de salope, et Amandine a répété, ne la traite pas de salope, sois gentille, alors j’ai dit je t’aime à son répondeur et quand j’ai raccroché, Amandine a raté ma bouche et elle m’a versé du vin rouge direct sur les seins. Cecilia a dit à ses copines que j’avais de faux seins, et j’ai parlé non stop de mon chirurgien, que j’idolâtre total, et qu’Alexandre Le Grand veut faire béatifier. Je me suis plaquée des ballons contre les seins, en spécifiant mon chirurgien voulait pas m’en faire des trop gros parce que je suis pas une danseuse, et après j’ai baissé les bretelles de ma robe, et j’ai montré mes tétons, j’ai dit j’ai pas de cicatrice parce qu’il m’a inséré les implants sous les aisselles, c’est hot han.

J’ai plaqué mes seins contre le dos de Misha, pendant qu’elle dansait avec Travis, et elle m’a dit que notre professeur de religion de secondaire quatre était sur Facebook. Travis a dit c’était avec lui, votre trip à trois ? Et j’ai dit non, c’était avec Francis, mais il n’a pas touché ta Misha, c’est moi qui la léchait pendant qu’il me baisait bien la chatte. J’ai relevé la robe de Misha sur ses hanches et j’ai caressé ses fesses, en souriant à Travis. Une copine d’Amandine est arrivée avec son putain de bébé naissant et Misha est partie discuter accouchement naturel ou whatever. Je suis allée me voir le visage dans la salle de bain, j’étais toute rouge, j’ai joué dans mes cheveux en faisant la moue, et Amandine est entrée, elle m’a dit oh je suis contente que tu sois là Mélodie, et moi je lui ai dit tu es trop cool, et je l’ai frenchée vingt secondes, avant de trouver dans le réfrigérateur une bouteille de rosé.

Le chauffeur de taxi m’a trouvée adorable

Christophe parlait de son enfance en Australie et de tatouages maori avec Travis. J’ai gueulé je savais pas que tu avais vécu en Australie, tu es trop chanceux, est-ce que tu avais des koalas dans ta cour, moi j’adore les koalas, tu veux m’ouvrir la bouteille de rosé, please. Cecilia est venue nous chercher pour que nous fessions sur la pinata avec des bâtons de majorette. Myriam était total déchaînée et elle a réussi à faire éclater la pinata, couvrant le plancher du salon de friandises de chez Oscar.

Je suis allée sur le balcon, pour respirer un peu et montrer mes culottes aux voisins d’Amandine. Christophe est venu m’embrasser, il partait avec une brunette au petit cul bien moulé dans ses jeans. Je suis restée jusqu’à cinq heures du matin, à briser les verres d’Amandine, à dire que j’avais pas vraiment bu beaucoup, a baissé les bretelles de ma robe, pour encore montrer mes tétons, quand ils sont sur les hautes, et quand ils ne sont pas sur les hautes, et j’ai demandé aux autres filles si leurs tétons étaient de la même couleur que les miens. Dans le taxi qui me ramenait chez moi, je regardais le soleil qui se levait et ça me déprimait en crisse, je me demandais si Alexandre Le Grand serait de retour, ou encore au chalet, avec ses filles, j’avais faim, j’avais le goût de boire un dernier verre de vodka à la mandarine et j’avais envie de me faire défoncer, sur le plancher, dans l’entrée, mais quand je suis arrivée, j’étais toute seule, avec Paprikalicious, et je me suis souvenue qu’il fallait que je change de tampon.

Un jour je vais avoir du 34D, juste pour être sûre d’être la ultimate salope

juillet 10, 2009

position à 7h00 am : girl on top

position à 7h00 pm: reverse girl on top

Je passerais facilement toute une journée au lit, à lire Philippe Djian, à sucer mon mec, à me vernir les ongles, à manger de la pâte de fruits aux myrtilles, à échapper du vernis sur les draps, à me faire enculer à sec parce que j’ai échappé du vernis sur les draps, à tchecker si j’ai pas des orteils poilus, à lire mon horoscope dans le Marie Claire, le Clin d’Oeil, le Elle Québec, le Glamour et le Cosmo, à supplier mon mec de me laisser fouiller son nombril, à cacher les souris en peluches de Paprikalicious sous mon oreiller, à trouver mon look bed-hair-chatte-rasée en totale harmonie avec les murs de ma chambre, à baiser avec Alexandre Le Grand en sexifiant des positions de yoga, et à rêver non stop, à des trucs mouillants et absurdes, comme le dernier rêve de ma copine Marissa.

Au lunch, ce midi, elle est venue me rejoindre au Starbucks, elle sentait la crème solaire et les bonbons à la menthe. Nous avons pris toutes les deux des Venti Skinny Vanilla Latte, en regardant les passants et en se demandant quel type de films pornos les excitait. Marissa regardait un catalogue de DeSerres, elle a décidé de se mettre à la peinture, sérieusement, dripping, collages et tout, les jours ou elle n’a pas dix bites dans la chatte. Elle me racontait, maintenant elle refusait tous les mecs qui portaient du Christian Audigier, trop pénibles, ils sont nuls et ils viennent en genre cinquante minutes, elle n’a presque pas le temps de prendre sa douche avant le prochain client, c’est stressant pour rien, et elle n’est juste pas capable de mouiller sans beaucoup de lubrifiant, en voyant les putain de tigres étampés sur des jeans ou sur des t-shirts trop ajustés. Elle m’a dit tu sais, il y a un mec trop bien qui me la met dans le cul, je l’ai rencontré par hasard, total, je prenais un café au lait, dans une pâtisserie, sur Mont-Royal, et il me salue, et il a un accent français, je suis comme toi, je craque pour un accent français, et il prend le journal qui traînait proche de moi et on parle de genre Vincent Lacroix, et Michael Jackson, et je ris pour vrai, il est super drôle, et je lui dis, je sais pas pourquoi, mais je lui dis que je vendais des cupcakes, proche du Marché Atwater, et il trouve ça mignon, et je vais chez lui, je travaillais tard cette journée-là, j’avais jusqu’à cinq heures pour rien foutre, et il sentait bon, mais il avait une putain de perruche et je suis sûre que tous les oiseaux ont comme plein de maladies, j’aime pas, ça me rend sèche, mais je te jure, j’étais aux toilettes, j’avais pas barré la porte, et il est entré et il m’a regardée pisser et il m’a essuyée la chatte et après il a pris une lingette, et il m’a lavé la chatte, encore, et le cul, super doucement, en passant sur mon clito, c’était excitant, une lingette, merde, et c’était excitant et il m’a prise, devant le lavabo et le miroir et j’ai rien dit, je suis même pas sûre que j’ai crié, je pense que j’ai juste arrêté de respirer.

Marissa a arrêté de parler et elle a pointé une fille avec des jeans trois tailles trop petites pour elle et elle a dit, cette fille elle doit se faire que des mecs de quinze ans, c’est évident, la grosse, c’est pathétique. Je parlais pas, je pensais à Alexandre Le Grand, j’espérais qu’il s’était levé assez tôt pour passer une journée extra à la Ronde, avec ses deux filles, qui tripent Polly Pocket, Green Day, cheerleading et jeux troublants à la « Comment tuer le petit bébé Playmobil ». Marissa a dit tu sais, c’est genre juste cent-vingt calories, le latte, et j’ai dit, je sais, et elle a dit pendant trois semaine on pourrait que boire ça et on aurait plus de cuisses, et plus de bras. J’ai dit ta gueule salope, tu aurais juste pas l’énergie de grimper sur tes mecs sept heures par jour, et elle a dit je sais pas, je bouffe des bananes tous les jours, au déjeuner, ça me donne assez d’énergie, et anyway, je pars bientôt, je passe trois semaines en Californie, à rien foutre, juste à glander partout ou The O.C. a été filmé, sans joke.

Je voulais trop rester avec elle, à choisir des pinceaux, et des couleurs, mais j’avais terminé mon Venti Skinny Vanilla Latte, et il fallait que je me remette un peu de cache-cernes avant de retourner travailler, alors je l’ai embrassée, je lui ai dit je t’adore, et elle a dit putain, faut que je t’avoue, j’ai rêvé à toi, hier, nous sortions ensemble, tu étais super dominante, et moi je voulais pas baiser avec toi, je voulais pas me déshabiller devant toi, parce que j’avais trop peur que tu trouves mes seins trop petits, et tu as cassé avec moi, parce que je te léchais pas. J’ai ri pendant dix minutes et je l’ai serrée dans mes bras et je lui ai dit je pourrais pas être avec une fille qui a de plus gros seins que moi, je serais trop jalouse, tes seins sont parfaits chérie, tu es conne.

Clown, chardonnay et gode dans le cul

juillet 6, 2009

lecture: Philippe Djian, Impardonnables

petites culottes: Huit, Just a kiss

 

Je fais semblant d’avoir un problème à m’accepter comme je suis, une pétasse aux robes trop courtes

J’ai tiré ma robe vers mes genoux, pour pas que Pamela voit mon cul, mais elle a quand même trouvé que j’avais l’air trop pétasse, j’ai dit je te jure je pensais qu’elle était moins courte, elle a rétréci au lavage ou mes seins ont grossi, je sais pas. Lola, elle, m’a bien regardé l’entre-jambe tandis que je montais les escaliers vers le métro, et elle m’a assurée, super gentille, qu’on pouvait pas deviner que je portais pas de culotte. J’ai rigolé un peu trop fort, je suis devenue toute rouge et je suis partie chez Amandine.

J’ai marché en talons plats et avec une veste qui me cachait les seins, parce qu’une cousine habitait à dix minutes de chez Amandine, avant, et que c’était trop glauque, genre usine désaffectée, école en bas du palmarès du magazine de L’Actualité, et putes qui se piquaient en habits de jogging grisâtres. J’ai sonné et c’est un mec qui est venu me répondre, j’étais total débalancée, je me suis dit oh non je me suis trompée d’appart et il va me prendre pour une pute même si j’ai des souliers à talons plats. Le mec m’a dit qu’Amandine n’habitait pas ici, en me faisant un sourire si craquant que ça n’aurait pas été si terrible d’être prise pour une pute, pendant genre trente minutes. Le mec m’a dit non, non, entre, Amandine est sous la douche. Je me suis avancé, j’ai enlevé ma veste, j’ai vu une blondinette super mignonne. Vraiment, je trouve ça souvent pas flatteur le blond, même si j’ai craqué pour le platine (c’était une erreur nécessaire), et maintenant pour le doré, c’est rare les filles qui ne font pas regretter leur brunettitude une fois qu’elles se prennent pour the next best thing après Marilyn Monroe. Mais Maya, elle, était trop hot, en blonde décontractée, des mèches sur le visage et en bikini. Elle a expliqué qu’ils revenaient de la plage, ils ont fait du roller et Amandine avait plein de bleus sur le corps parce qu’elle se jetait par terre, incapable d’avancer un pied devant l’autre pour freiner.

Rafting, unijambiste et se faire pisser dessus est à la mode

J’ai mis une bouteille de chardonnay au congélateur. Maya et Tiger m’ont appris qu’ils connaissaient ma copine extra grâce à un weekend de rafting, ils sont moniteurs et Amandine était allée se mouiller la chatte dans un canot il n’y a pas très longtemps. Amandine est sortie de la douche, elle est venue m’embrasser, ses cheveux longs s’égouttaient sur mes épaules. Elle m’a amené dans sa chambre, elle a placé sa serviette de bain sur le dossier d’une chaise, près de plein d’albums photos avec encore l’étiquette de Winners dessus. J’en ai pris un et je l’ai feuilleté, c’était Amandine et Milan, au Costa Rica, avec un unijambiste dans un voilier, en train de fracasser une noix de coco avec un sabre sur une île déserte, et Milan qui avait un air total affolé, pointant du doigt un singe qui enculait un petit chien. Amandine a enfilé une robe toute belle, à motifs de plumes, achetée chez Urban Outfitters.

Amandine a proposé un verre de chardonnay à Maya et moi, pendant que Tiger se crossait dans la douche, à son tour. Elle a dit au Costa Rica, Jane s’est fait piquer par un jelly fish et elle était certaine que c’était une sorte de jelly fish super mortelle, elle m’a obligée à lui pisser sur le bras, mais elle arrêtait pas de retirer son bras, et là je gueulais, Jane, je peux pas pisser non stop, remet ton bras, pétasse. Maya a rigolé et a ajouté qu’à la fin d’un voyage en Amérique du Sud, elle avait grimpé dans un arbre, pour genre se lier d’amitié avec des singes hurleurs et il y en avait un qui lui avait pissé sur le visage, elle pouvait pas sauter, elle était à deux mètres du sol, alors elle était restée comme ça, les putain de cheveux trempés par la pisse. Elle a précisé mais heureusement la pisse de singe, ça sent rien.

Secrets d’hôtesse de l’air qui laisse les mecs boire des shooters entre ses boobs

Maya a dit je suis trop en manque, j’ai sur ma table de chevet L’amour dure trois ans de Beigbeder, Le journal d’une femme adultère, et Jouir de Catherine Cusset, ça vous montre dans quel état je suis, je devrais reprendre mon poste d’hôtesse de l’air, et baiser trois fois par vol et pas être trop découragée en voyant un putain de condom plein de sperme sur le rebord de la cuvette des toilettes. J’étais super impressionnée d’être avec un ex hôtesse de l’air, j’ai dis oh mon agente immobilière est un ex agente hôtesse aussi et je suis sûre qu’elle était hyper cochonne. Maya a dit whatever, tous les pilotes sont des crosseurs et ils ont des petites bites, surtout les pilotes australiens. J’ai mouillé juste à penser à ses aventures et elle a continué, et les plus bitchs, c’est les agentes de bord chinoises, en plein vol, elles décousent subtilement les boutons des chemises des pilotes et après elles s’offrent pour tout recoudre et elles se photographient nues avec l’insigne du pilote et après elles font du chantage, genre donne-moi du cash sinon j’envoie les photos à ta femme.

Amandine a prévenu Maya, moi la dernière fois que j’étais en manque c’était genre quand j’avais dix-sept ans et je me suis fait un putain de clown, sans joke, il travaillait pour le Cirque du Soleil et il était trop nul, arrivée chez lui, j’ai vu son coloc et il était trop sexy, je mouillais juste pour lui, pas pour le clown. Tiger a avalé le reste du chardonnay et a demandé à Amandine, il était pas habillé en clown quand tu te le faisais han? Et Amandine s’est levé et a préparé un dix litres de sangria, elle a dit non, mais je me suis couchée dans son lit et lui il est allée dans la cuisine, il voulait réchauffer quelque chose au micro-ondes et il est revenu et il pleurait presque, il disait mes mains sont brûlées, mes mains sont brûlées, le con il avait fait chauffer de l’huile à massage trop longtemps, et après il s’est endormi, sans me baiser.

Nous avons déconné, le temps que je me remette du gloss dix fois sur les lèvres et que nous écoutions des films pornos sur le net, une Américaine qui se prenait une grosse bite au complet dans la bouche, sans gagger, et qui posait les coudes sur une machine à laver afin d’accueillir une bite au fond de son cul, c’était bien excitant. Je suis repartie chez moi, le ventre rempli de cari aux crevettes, de chardonnay, de sangria et de mojitos, avec l’envie incroyable de me rentrer un gode dans le cul.

Vive le Québec, la sangria et les lits trop grands

juin 30, 2009

 

J’avais du vernis bleu sur les orteils, mais c’était un total hasard, je fête pas la Saint-Jean depuis que je n’ai plus quinze ans et que je n’habite plus à Repentigny (wouah les souvenirs de Blandine en soutif mouillé dans sa piscine, de pipi dans les hautes herbes, de Misha totale soule qui dit qu’elle n’est pas belle alors qu’elle est la beauté fatale de notre high school privé, et moi super sobre qui fantasme grave sur un ancien voisin et qui me crosse dans mon sac de couchage, chez Blandine, non rien, vraiment, peut battre mes souvenirs de Saint-Jean adolescente).

Alexandre Le Grand et moi on passait la journée de mercredi dernier à se faire bronzer en buvant des cafés glacés et j’avais invité Marissa à nous rejoindre pour vider des bouteilles de sangria avec moi, tard dans l’après-midi. Elle est arrivée en sueur, après avoir fait une heure de rollerblade jusqu’à chez moi, je l’ai embrassée, elle m’a dit j’ai mal au cul, je me suis faite baiser par deux mecs en même temps hier, super cheaps les mecs, il y en a un qui me parlait de sa grosse maison à Hampstead et l’autre me parlait de la bite de son meilleur ami, et il m’a donné un muffin aux carottes que sa femme avait préparé, fuck, et il voulait que je fasse semblant d’être sa stagiaire, j’ai même pas compris sa job, un autre putain de truc d’informatique. Elle m’a serrée dans ses bras, elle m’a dit tu n’as pas grossi, mais tes bras sont plus musclés je pense, ça shake moins, chanceuse, et elle m’a shaké ses bras maigres devant le visage.

Elle a pris une douche extra froide et rapide pendant que je lisais Skipped Parts de Tim Sandlin sur le balcon. Elle est venue me retrouver, pétasse, je peux pas me rhabiller, tu me laisses fouiller dans ta garde-robe, j’ai accepté, et elle était super trashy craquante avec mes petits shorts et mon haut de bikini en coton American Apparel jaune poussin et bleu poudre. Alexandre Le Grand lui a donné une mini fessée et il nous a proposé de la sangria. J’ai décidé que j’avais le droit de me saouler parce que c’était la fête des Québécois, parce que j’avais aussi choisi d’être une bibliothécaire sexy quand je serai grande, d’écrire autant que je baise, de me faire gonfler les lèvres dans six mois, de redevenir blonde et de plus jamais utiliser de lubrifiant, que de l’huile extra vierge.

Marissa a dit un mec m’a demandé de pas me raser les jambes pendant une semaine, je peux pas accepter han. Alexandre Le Grand a dit non on te parlera plus si tu fais ça. Marissa a sauté dans les bras d’Alexandre Le Grand, elle avait zéro cellulite, ses jambes étaient dorées, résultat d’une séance de spray-tan par semaine au Spa Diva. J’ai avalé la sangria en regardant les caniches des voisins. Marissa caressait Paprikalicious en disant que c’était la chatte la plus gentille au monde, et je disais je sais, personne comprend ça, je t’adore, et je veux trop un beagle mais sans joke je pense qu’Alexandre a raison, je suis pas encore prête à me lever à cinq heures du matin pour aller le promener. Marissa a dit un de mes clients a un épagneul nain et il lui a appris à chier dans une litière, c’est génial. J’ai  commencé à m’appliquer du vernis, couleur Vixen de Revlon, mais je dépassait trop, j’en mettais sur la table, et Marissa a dit c’est trop foncé, c’est plus foncé que la sangria, moi je reste aux couleurs pâles, je suis trop classe pour être à la mode.

J’ai dis il y a une pétasse qui insinue sur Facebook que les profs qui me baisaient ne me respectaient pas. Marissa s’est étouffé, elle a dit no way, tu m’as déjà tout raconté, tu aimais trop tes profs, espèce de chouchou, et s’ils te faisaient jouir, je vois vraiment pas c’est quoi le problème de l’autre pétasse, je retourne aux études anytime si j’ai la promesse que les profs voudront me rentrer leur bite dans mon cul, je rêve d’un prof aux cheveux gris, à deux-trois doctorats, qui me dira que je suis plus intelligente que sa femme et que ses filles, même si je suis incapable de faire un devoir de plus de cinq pages. J’ai embrassé Marissa, rapidement, je l’adore trop, avec elle je me sens jamais salope, je me sens joyeusement normale et mouillante, dès qu’elle me dit un truc comme tes cheveux sont tellement faits pour être tirés fort fort ou ta chatte, est-ce que tu trouves qu’elle sent toujours bon, la mienne sent bizarre depuis deux jours, je sais pas si c’est une vaginite ou juste un trop plein de sperme ?

J’ai deviné le regard de mon mec, quand Marissa a sorti sa langue pour lécher mes lèvres, je lui ai dis arrête, Alexandre commence à être jaloux, on trinque avec lui avant de s’éclipser au dépanneur se chercher une provision d’oursons en jujubes et se frencher en cachette ? Marissa a redressé les épaules, a souri à Alexandre Le Grand, puis à moi, et elle m’a dit tout ce que tu veux Mélodie, et c’est dans ces quelques secondes-là que j’ai hésité, que j’ai pas su si elle s’amusait vraiment, si elle aimait le goût de la sangria sur ma langue, si elle m’embrassait parce qu’elle embrasse déjà tout le monde, sauf les mecs aux trop petites bouches, elle aime pas. J’ai pas su à quoi elle pensait quand elle a lissé ses cheveux, en regardant, dans les vapes, les caniches, ses gougounes Marc Jacobs, les marques qu’elle laissait, au bord de son verre. Je me suis assise sur ses genoux et j’ai ouvert les bras, elle m’a fait un câlin et elle a dit tu es en putain déficit d’attention, tu sais ça, et tu trouves pas que je sens trop ton savon à la menthe, ça m’énerve.

Quand il a fait tout noir, Marissa et moi on est entrées dans l’appartement, on a mangé quelques fraises, et des pistaches, et Marissa s’est allongé sur le plancher et elle a dit je pense que je suis trop fatiguée pour rentrer chez moi. Le top American Apparel que je lui avait prêté remontait sur ses petits tétons. Alexandre Le Grand est passé par-dessus elle, et il m’a embrassée, il a dit tu peux rester entre nous, le lit est assez grand, et je lui ai touché la bite, et il était rock hard, et je lui ai soufflé, salaud, et lui il m’a soufflé salope, en tirant la langue comme Theodore Bagwell dans Prison Break. Il m’a pris la main et il m’a amenée jusque dans la chambre. Il m’a poussée sur le lit et j’ai crié je suis pas soule, je te jure, je suis pas soule, j’ai pas fini toute la bouteille de sangria. Il est monté sur moi et m’a foutu sa bite sur le visage, j’ai ouvert la bouche et j’ai léché son gland. Marissa est arrivée dans la chambre et elle s’est plaqué contre le dos d’Alexandre Le Grand, elle a répété je suis fatiguée, je suis fatiguée, et j’ai senti sa main qui cherchait ma chatte, un de ses doigts qui m’ouvrait les lèvres, elle l’a glissé en moi et a joué la surprise, tu es mouillée, tu es brûlante, faut que tu te fasses baiser, je peux prendre un de tes jouets ? Et Alexandre Le Grand a fouillé sous mon oreiller et lui a donné mon vibro tout doré. Elle l’a placé contre elle, l’a fait vibrer et me l’a rentré dans la chatte, en gardant une main contre le dos de mon mec. J’ai regardé, la bouche pleine, Alexandre Le Grand, me demandant s’il voulait plus, s’il voulait me baiser la chatte, et remplir celle de Marissa aussi, mais il ne disait rien, il me fixait lui aussi, et il est venu sur mes yeux, je les ai fermés, ça brûlait, et j’ai crié salaud pendant que Marissa rigolait et se poussait à l’autre bout du lit.

Pole dancing dans un carrousel et poche de thé à la menthe entre les fesses

juin 16, 2009

              bascherrydeux

 

Comme, ok, faut que je vous fasse mon mea culpa d’abandon prolongé, je suis terriblement désolée, vraiment, mais dans les jours qui suivent je vous promets à nouveau des nouvelles de toutes mes copines extras et de mes jambes bien écartées et soyeuses grâce au beurre corporel aux baies sauvages que j’applique tous les soirs, avant de tirer du sofa Alexandre Le Grand qui est total impressionné par Call TV.

Voici un mini-mini résumé de tout ce qui s’est passé les deux dernières semaines dans ma vie de cochonne fascinante, juste pour vous, mes chéris et mes pétasses.

1. Alexandre Le Grand s’est amusé à glisser une poche de thé à la camomille entre mes fesses.

2. J’ai menti à une voyante.

3. Je me suis promenée sur la rue Mont-Royal par une journée très très venteuse, avec une robe fleurie fifties qui s’est soulevée au moins 50 fois devant des passants. J’aime être exhibitionniste, mais quand je le choisis, pas quand je me promène avec Amandine, discutant sérieusement de travail humanitaire, de voyages en train et d’aura lumineuse.

4. Je suis allée à la Ronde avec Alexandre Le Grand et la Princesse. J’ai fait du pole dancing dans le carrousel, ce qui a super ébloui la madame en tchador qui prenait des photos de ses enfants derrière moi.

5. J’ai mis du vernis California Rasberry de OPI sur mes ongles.

6. J’ai regardé tous les épisodes de Comment survivre aux week-ends et mon personnage préféré est Sofie.

http://blog.canoe.ca/cswe

7. J’ai bu juste de l’eau gazéifiée aux pamplemousses et du thé vert pendant deux semaines. Zéro alcool.  Marissa m’a félicitée parce que j’ai perdu deux livres mais elle m’a aussi dit qu’elle me trouvait plate depuis.  

8. Pendant la vente trottoir de l’événement Nuit Blanche, je me suis trouvée un charm bracelet trop mignon et une robe satinée à motifs léopard chez Suki, du papier d’emballage avec des mannequins dans une orgie chez Farfelu et des bas jarretelles avec des boucles chez Image In. Alexandre Le Grand, lui, est super fier de s’être acheté des Converse à trente dollars. Mon mec est juste trop cool pour moi.

http://www.imageinaccess.com/

9. J’ai sucé Alexandre Le Grand jusqu’à ce qu’il soit guéri de son rhume super-épeurant-parce-que-je-pensais-que-ça-se-transformerait-en-H1N1.

10. Ma Magic 8-Ball me prédit une grossesse en 2010 et du Botox avant mes trente ans.

11. J’ai assez bu avec Joa, l’éditeur de la revue littéraire Biscuit Chinois, à l’Amère à boire, pour ne pas virer snobinarde-excessivement-chiante quand un sans-abri nous a entretenu de sa passion pour Elton John pendant genre une double éterité.

12. J’ai mis du vernis Brisbane Bronze de OPI sur mes ongles.

13. J’ai mangé des œufs bénédictines et des patates avec Amandine, avant de prendre un bain moussant avec elle et de choisir de me mettre à la diète, et elle, à l’escalade.

14. J’ai lu en me rentrant un doigt les premiers chapitres de J’irai me crosser sur vos tombes, le futur classique culte de la littérature électronique d’Edouard H. Bond. 

https://robertneveutpaslire.com/titres#

15. J’ai parlé faillite et vidéo porno avec ma maman, en mangeant un méga burger aux Folies.

16. Je me suis masturbée en lisant le Vanity Fair avec Johnny Depp sur le cover, m’imaginant dans les Hamptons, menottée par un fraudeur texan.

17. J’ai mangé des cupcakes au café avant de me faire enculer par Alexandre Le Grand, les mains à plats sur la table en verre, sur la pointe des pieds, le cul total souffrant, parce que ça faisait longtemps.

18. Je me suis fait shooter quasi toute nue, en maillot Marciano glam golden et en soutif noir et fushia. J’ai rigolé avec le photographe à propos de bananes, de clubs échangistes et d’un mini bourrelet disgracieux.

19. J’ai fait du yoga chez Equilibrium, avec Misha, en entendant la révélation de ma zenitude latente. J’ai plutôt montré mon ego trip en chialant sur mes leggings trop transparents.

20. Je me suis procuré le livre 50 jeux pour votre chat, afin d’aider Paprikalicious à perdre son petit ventre de chatte trop gavée de gourmandises.

Je connais une fille qui tripe yoga, végé pâté et mec au QI aussi gros que sa bite

Mai 28, 2009

 

Je me maquille devant Pamela, sur le mini comptoir d’une salle de bain réservée aux employés. Elle met ses verres de contact en disant je montre trop mes seins avec ce chandail-là de Katrin Leblond, et je lui dis penche-toi plus, je veux les voir sortir. Je l’embrasse et je lui souhaite une belle soirée, elle va rejoindre Damien en bicyclette et moi je retrouve Misha pour m’empiffrer de frites à la Banquise et discuter de nos mecs et de yoga.

Quand je vois Misha, je suis trop contente qu’elle ne se soit pas transformée en tomboy, fuck elle vient de se faire couper les cheveux et à cause de ses descriptions épouvantables, elle me donnait l’impression qu’elle aurait un gros champignon sur la tête. Mais elle est super pretty, les cheveux tout étirés, aux épaules, avec son teint d’aristo autrichienne et ses joues toutes roses. Je la retiens par l’épaule alors qu’elle se dirige vers le métro et je la frenche, pour vérifier si son baume goûte encore la gomme baloune. Je lui répète que ses cheveux sont trop beaux et elle me dit tes seins ont grossi, tu prends des pilules spéciales ou tu as demandé du D à ton chirurgien ? Je lui réponds fucke-toi, je suis super paddée, touche.

Mes souliers me tuent, je n’aurais pas dû les porter la veille, pour Cavalia, et ce soir, pour une promenade de trente minutes de la Banquise au Barraca (Misha et moi, après nos cheeseburgers-frites, nous stoppons à tous les coins de rue pour espionner les gens qui jouent à des jeux vidéo dans leur appartement ou pour regarder si un chat se cache sous une voiture).

Au Barraca, je me commande un maracuja, un cocktail qui goûte les fruits de la passion, et Misha prend un daiquiri à l’ananas. Elle me parle de son petit frère trop chou qui étale son caca sur les rideaux de la chambre de ses parents, en croyant que personne remarquera, et de son mec super dominant et affirmé, comme mon Alexandre Le Grand, et qui est membre de plein de groupuscules anarchistes. Travis a plein de tatous partout, c’est super sexy, mais redoutable pour les petits frères et petites sœurs de Misha, et le premier qu’il s’est fait tatouer, c’est une carotte, parce que ça symbolise genre la force anarchiste chilienne ou un truc comme ça. Misha dit qu’elle adore baiser avec Travis, pratiquer le yoga avec lui trois-quatre jours par semaine, rire de ses pets et découvrir des restos végétaliens grâce à lui, mais elle comprend pas trop pourquoi il veut absolument souper avec une ancienne amie du secondaire, à elle et moi, trop grano, qui capote sur le compost. Je veux dire, fuck, pourquoi une fille triperait sur le compost quand elle peut triper sur le shopping et le maquillage MAC et l’épilation de son trou du cul, moi je saisis pas.

Dans les toilettes du Barraca, il y a un graffiti sur Luck Merville, une pétasse a indiqué qu’il était full maladies transmises sexuellement, et quand je raconte ça à Misha, elle dit, ouan je l’ai déjà vu cruiser dans un bar, ça m’étonne pas. Je commande un mojito double. Mes souliers me font trop mal alors je demande à Misha si je fais trop trailer park en les retirant. Elle dit nan, et je laisse mes souliers rouges sous la table. Je plaque un pied contre sa cuisse et je dis faut vraiment que j’aie de beaux pieds pour l’été, on pourrait aller dans un spa se les faire masser et vernir, Lola a une manucure française aux orteils, c’est tout mignon. Misha prend un quartier d’orange dans sa bouche. Je pousse mon pied contre sa chatte, tu réponds salope, tu voudrais prendre rendez-vous avec moi chez Spa Diva bientôt ? Elle dit je voudrais que Trevis fasse son post-doc en Espagne. Je lui enfonce mon gros orteil dans la couture de son jeans. Elle dit tu es folle, je peux prendre une gorgée de ton mojito ? Elle avale et joue avec la paille de mon drink, pendant que je la sens toute chaude contre mon pied, je suis sûre qu’elle mouille autant que moi quand je regarde le maillot de bain Cavalli de Heidi Montag Pratt. Je dis tu veux aller à la crémerie ? Elle me crache du mojito entre les seins, nan, on reste là, continue à me caresser la chatte. Et j’oublie de penser à Alexandre Le Grand qui attend que je le suce à mon retour, et au yogourt glacé fraises-bananes de la crémerie tout proche, et je souris à Misha, en la regardant fermer les yeux, pendant que je frotte sa chatte, un glaçon caché dans une main.

Homard, soutif blanc et câlins excitants

Mai 25, 2009

Je suis quasi une rouquine républicaine bandante

Je suis un peu stressée parce que même si je me plais à lire des livres sur les bonnes manières, je sais toujours pas me servir d’un couteau comme il le faut, et je sais encore moins comment genre dépecer un homard, et là je m’en vais manger un homard et boire beaucoup de vin blanc, chez Gaspard (sa blonde est en voyage d’affaires au Manitoba alors il a le droit de voir ses amis). Alexandre Le Grand me demande de bien tenir le petit pot de carpes, pendant que lui il transporte huit homards presque frétillants, des pasta, un gros truc en métal pour bouillir de l’eau ou whatever de cuisine et des instruments de torture. Je porte une robe noir et blanc, qui me donne l’air d’une Républicaine-qui-va-à-l’église-et-chez-Itsi-Bitsi-trois-fois-par-semaine. Je fais lentement le deuil du rose, à cause de mon statut de fausse rouquine.

Je regarde un cocker qui se promène, juste devant la maison de Gaspard, pendant qu’Alexandre Le Grand me supplie de sonner et Sabrina, la fille de Gaspard nous ouvre. Sabrina est toute mignonne, c’est une brunette gymnaste de neuf ans, qui a une amie qui laisse parfois traîner son journal intime chez Gaspard (et je sais tout ce qu’il y a dedans, des baisers volés aux garçons aux bitcheries entre compagnes de classe, je suis impardonnable, j’ai comme trop un intérêt prononcé pour les secrets). Sabrina me dit que Chipie est morte, qu’il n’y a plus que Marcel le matou récemment rasé pour lui tenir compagnie. Je la suis dans sa chambre, elle me présente une amie bavarde et wannabe fashion styliste qui me dit que je devrais m’habiller chez Colori.

J’ai un faible pour les filles plus sexys que moi

Alexandre Le Grand m’appelle, je devine qu’il me trouve super impolie, et je dis j’inspectais la chambre de Sabrina, et tout est propre et elle veut un chien d’eau portuguais dès que Marcel crève. Je descends dans la salle à manger, j’embrasse Belinda, elle a les cheveux plus courts qu’avant, et un beau collier délicat au cou. Belinda est sweet comme tout, c’est une Irlandaise plus sexy que toutes les danseuses de son ex-mari proprio d’un bar de danses contacts, mais nous ne nous sommes pas toujours super bien entendus, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que justement elle est sexy, d’une façon tout à fait insouciante, genre bombe-sexuelle-même-si-elle-est-n’aime-pas-se-maquiller-et-papoter-shopping, ou parce qu’elle aime se baigner toute nue, et pas moi (je suis vraiment une future Républicaine-qui-va-tous-les-après-midi-chez-Itsi-Bitsi).

Gaspard me verse un verre de vin blanc et me remet une vieille revue La Semaine, il dit qu’il l’a gardée pour moi et je pousse un cri, Anne-Marie Losique jette un regard langoureux à la caméra, les mains sur un pole et le cul bien rebondi et bronzé. Sabrina arrive en courant et me demande pourquoi je gueule, elle voit la revue, je rougie, je commence à suer, je ne sais pas comment expliquer à une petite puce qui tripe sur Hannah Montana pourquoi moi je tripe sur Anne-Marie Losique. Je tourne les pages de la revue, je bafouille des trucs genre regarde son t-shirt peace love tanning, il est cool han, et euh, elle est super intelligente, et j’aime ses cheveux, et elle produit plein d’émissions, et là, euh, c’est une émission pour trouver la meilleure danseuse du Québec, et euh, tu n’es pas obligée d’admirer ces filles-là, mais vraiment elles s’amusent et euh, oh regarde les pages mode, quelle robe tu préfères ? Belinda me regarde avec des grands yeux rieurs, et elle m’aide, elle dit elle est tellement élégante Diane Lane, moi c’est la robe noire que j’aime.

Radar à lesbienne, cul d’enfer et mayonnaise maison

Alexandre Le Grand tend la main pour regarder la revue, il siffle, wouah, elles sont un peu abîmées les danseuses, quand même, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’une a l’air d’avoir plus de trente-cinq ans, et Gaspard dit il y en a une lesbienne, devine laquelle. Et Sabrina dit je veux voir, je veux voir, et elle pointe une fille un peu grassouillette aux cheveux multicolores, et elle dit je suis sûre que c’est elle. Et Gaspard dit, surpris et fier du radar de sa fille, ouais, tu as raison. Sabrina dit c’est la revue de Tania, elle achète vingts revues par jour et elle dit qu’elle aime tout ce qui est cochon, pas cochon oink oink, mais cochon comme dans les fesses là là. Je regarde Gaspard pour voir s’il a compris ce que disait Sabrina à propos de Tania, sa blonde avocate depuis genre six mois, mais il est en train de tremper son petit doigt dans sa mayonnaise maison.

Belinda reprend la revue et mentionne un peu amer qu’Anne-Marie Losique a un cul d’enfer, ça paraît qu’elle n’a jamais eu d’enfants. Je lui dis ouais mais elle s’entraîne super souvent et les photos peuvent être retouchées, et c’est un peu flou, et anyway tu n’as pas à te plaindre, tu as un beau cul, lève-toi pour qu’on le regarde. Elle se lève et Alexandre Le Grand dit dix sur dix, pour ton cul de milf. Belinda dit merci, mais c’est vrai que le corps ça change tellement après les grossesses, je suis chanceuse de les avoir eu jeune, ça paraît moins. Elle a eu en deux coups de bite intense ses deux merveilles, à vingt-deux ans et à vingt-quatre ans. Elle ajoute que pour que je sois enceinte, faudrait pas que je baise tous les jours, mais je dis nan, je sais, Élise m’a dit la même chose, si au mois de novembre je suis pas encore engrossée je prendrai ma température et tout et tout, mais pas avant, je veux pas déprimer juste pour avoir un bébé, si on baisait pas à tous les jours, on s’engueulerait, je deviendrais grosse, Alexandre Le Grand tcheckerait vraiment trop nos voisines blacks, ce serait insupportable.

Baptème de homards et chicanes de mariage

Sabrina mange une pizza pochette et décide de baptiser nos homards, Géraldine, George, Brie et Superman, avant de retourner faire des sauts périlleux sur son lit. Gaspard parle avec émotion de sa femme de ménage, une Cubaine qui fait des cygnes avec les serviettes de bain. Belinda se demande si son soutif blanc paraît trop, sous son chandail en lainage en lainage tout mince. Je regarde ses gros seins et je dis non, je pense pas, et je soulève son chandail, pour mieux voir son soutif. Elle dit je me cherche un bikini, j’ai le même depuis trop longtemps, je suis allée chez Shan aujourd’hui, mais il n’y a rien à ma taille, mes seins rentrent pas dans leurs modèles. Alexandre Le Grand demande à Gaspard pourquoi sa belle ne veut pas nous voir. Gaspard soupire, Belinda dit ouais je me sens coupable à chaque fois que je t’appelle, parce que je sais qu’elle te fait des crises après. Tania est genre super féroce et contrôlante, elle oblige Gaspard à se tenir loin de ses amis et de sa famille. Alexandre et Belinda en sont super blessés, et ils décident de déplacer plein de trucs dans la maison de Gaspard, question de marquer le territoire, comme Tania l’a fait en posant des appliques de gazon dans le salon de Gaspard. Moi je suis soûle alors je trouve ça vraiment rigolo et je décide de participer, en déplaçant le bol de nourriture de Marcel. Alexandre Le Grand retire une ampoule. Belinda cache le Bouddha en velours rouge.

En fouillant dans les revues de Tania, Belinda découvre le catalogue de bagues de fiançailles de Tiffany, elle regarde Gaspard, elle dit non, tu ne peux pas faire ça, vous vous engueulez tout le temps. Et Gaspard dit mais nous avons une chimie incroyable, blabla, j’ai juste pris le catalogue par hasard, quand nous étions à New-York. Belinda lui montre la carte d’un vendeur, avec le nom de la bague souhaitée par Tania, et le prix. Tout le monde a l’air un peu tendu, et surpris, et décâlissé, alors je dis et Alexandre Le Grand est presque divorcé maintenant, dans trente jours ! Belinda sourit, elle me demande quand est-ce que je vais devenir la troisième Madame Le Grand, et je dis, oh je sais pas, c’est pas prévu, mais si nous nous marions, ma mère veut que ce soit en vacances, et je veux porter un bikini, et tu seras invitée, évidemment. Alexandre Le Grand dit de quoi tu parles, je crois plus à ça, je veux pas recommencer, et Belinda dit mais tu peux lui faire signer une prenup, et Alexandre Le Grand dit non, je veux pas, et Belinda dit sorry, c’est moi qui en a parlé, pas Mélodie, on faisait juste parler comme ça. Mais comme je suis soûle, quand vient le temps de manger du homard, je fais éclater la pense, il y a plein de caca de homard dans mon assiette, et je dis wouah, c’est pas ça qu’on mangera à notre mariage, chéri. Alexandre Le Grand me jette un regard d’enragé genre je-veux-pas-me-sentir-obligé-de-te-fesser-en-te-répétant-que-je-suis-un-homme-libre, alors je décide de me mettre à boire trois litres d’eau, au salon, avec Belinda.

Seins contre seins, nous sommes presque les meilleures copines du monde entier

Nous déplaçons la jetée et les coussins du divan, en salopes trahies par une blonde dictatrice. J’étire mes jambes sur Belinda, je suis totale affolée parce que j’ai parlé de mariage et parce que j’ai troué mes bas de nylon préférés. Elle me caresse les jambes en me proposant de retirer mes bas, comme ça je vais oublier mon traumatisme vestimentaire. Je les enlève et je les jette dans le bol de nourriture de Marcel. Belinda me parle des pieds de son fils de quatorze ans qui grandit trop vite, je dis ouan, c’est plate, et je m’asseois sur elle. Je caresse ses cheveux, ils sont super doux, j’écrase mes seins contre ses seins et je trouve ça super drôle. Je dis fuck, je bois pas assez d’eau, c’est clair. Elle m’embrasse et tourne sa langue dans ma bouche, je l’arrête, surprise, elle me regarde avec ses petits yeux pâles et coquins, et je me penche vers sa bouche, et nous nous embrassons encore.

Gaspard et Alexandre Le Grand viennent au salon, et nous traitent de salope. Gaspard replace les coussins du divan en rigolant et il nous tapote le dos, continuez les filles, continuez. Belinda remonte ma robe pour que les mecs matent mon cul. Elle passe ses doigts sous ma petite culotte et entre mes fesses. Je fourre ma tête contre sa nuque et je mordille son oreille. Alexandre Le Grand dit je peux filmer ? Et Belinda répond fuck you, elle enlève son chandail et entrouvre ma robe, pour faire sortir mes seins. Elle prend mes mains, je suis débalancée parce que je m’appuyais sur ses cuisses, et elle les pose sur ses gros seins. Je me frotte le clito contre le tissu de son jeans, je me sens tellement excitée que je jouirais presque, juste à être comme ça, sur Belinda la maman sexy. Belinda murmure à mon oreille il est tard, je travaille demain, mais on continue ça la semaine prochaine, pour la fête de Gaspard ok.

Histoires de pirates, de gros dildos et de plottes à cruiser

Mai 6, 2009

                                                                       melodie nelson

 

Ma petite culotte préférée sent le sperme du matin

Je rejoins Misha et Isadora à la sortie du métro Mont-Royal, avec mes lunettes géantes fake Burberry et une jupe taille haute ultra bling bling, achetée chez American Apparel pour l’occasion. Direction : Ö Patro Vys,  pour le lancement de Morlante, de Stéphane Dompierre. C’est l’ancien voisin de ma copine Betty, qu’il ne cessait d’entendre baiser et marcher sans considération aucune avec des stilettos sur le plancher à toute heure de la journée. Je dis à Misha et Isadora que je leur ai apportés des tatous de têtes de mort et de bateaux de pirates. Misha dit tu m’en mettras un dans le cou ou sur le front, et j’espère que tu t’es mis une belle petite culotte parce que ta jupe se soulève dangereusement avec le vent. Je dis oui, j’ai mis ma petite culotte préférée, tu veux que je te la montre, c’est la lilas à pois.

Arrivées au Ö Patro Vys, je vois Robin, un poète-romancier-aux-yeux-tout-doux-et-à-la-chevelure-argentée-d’une-star-du-rock. Nous nous embrassons, il me dit c’est mon seul drink de la soirée, je dis no way, moi je me commande tout de suite dix gin tonic. Je murmure à Misha et à Isadora OMG c’est Robin, c’est Robin, il a l’air gentil, han, et lumineux, et OMG. Je fouille dans mon portefeuille Lollipops pour trouver ma carte de crédit et je charge dessus deux gin tonic et un rhum et coca. Nous nous approchons de Stéphane, Isadora lui dit que grâce à lui son frère n’est pas analphabète et moi je lui montre fièrement mon t-shirt. Je me suis procuré un t-shirt trop hot chez Rock and Rebel la semaine dernière, avec une pin-up déguisé en pirate, les jambes ouvertes sur une bouteille de gold rhum.

Je suis groupie et je danse aussi mal que Cameron Diaz

Je pointe l’éditeur de Coups de tête à Misha, je lui dis c’est lui, regarde, c’est ma mission d’aller lui parler pendant la soirée, pince-moi le cul pour que je me sente pas gênée d’aller lui sauter dessus. Misha dit ok, je peux même lui pincer le cul si tu veux. Je dis regarde, là il est sur la scène. Elle dit shut up, et je shake et j’échappe le morceau de lime de mon deuxième gin tonic et un glaçon entre ses jambes.

Pierre-Yves Dyonisos et Ed Légendaire et un beau blond arrivent, je fais un petit pas de danse à la Cameron Diaz dans Charlie’s Angels et je colle mes boules sur leur torse. Ed Légendaire me poke l’épaule, il dit wouah tu existes vraiment Mélodie Nelson. Je rigole, je l’adore tellement, Ed, il me dit qu’il est déçu qu’Alexandre Le Grand soit pas là, il lui aurait pogné le paquet pour s’assurer qu’il a une bite aussi grosse que je la vante. Je dis à Misha, regarde l’éditeur s’approche de Mère Indigne, Misha me dit cours, cours lui sucer un doigt. Je vais plutôt aux toilettes, entraînant Misha avec moi. Emcie Gee, une auteure sexy habillée tout en blanc, avec une bague d’épouse parfaite et une autre avec du lait intérieur (really, c’est super joli), m’entend dire que je souhaite être prise en photo dans une cabine et elle m’indique comment me placer pour qu’on voit bien ma manucure, et mes souliers verts, et la pirate sur mon t-shirt.

Betty et Persia arrivent, Betty va embrasser Stéphane Dompierre et moi j’enfonce la paille de mon gin tonic entre les seins d’Isadora. Elle sourit pour un photographe de Nightlife et elle me dit tu sais, mon père a fait des marathons, s’il avait pas fait de jogging, je crois qu’il serait devenu obèse. Je fais han han et je lui chatouille un mamelon avec le bout de la paille. Ed Légendaire s’en va jouer le dj dans un bar tout près et j’embrasse Robin avant de partir moi aussi, en espérant qu’on se revoit avant un siècle. Isadora, Misha, Betty et Pierre-Yves Dyonisos devons aider Persia à trouver le vibro parfait pour une de ses copines qui n’a pas vu de bite depuis une éternité.

Je touche les seins en carton de Jenna Jameson

À l’intérieur du super chic Erotim, Misha et moi on touche les plus gros dildos du monde entier en se demandant qui accepte de se faire déchirer la chatte avec ça, man il y en a un qui est gros comme trois poings de mec, c’est l’enfer à moins d’être super cokée et évanouie et paralysée de la taille aux ongles d’orteils. Je suggère des vibros roses à Persia, qui est avec une vendeuse sympathique mais totale arnaqueuse. Le vibro Rabbit en cadeau pour une copine? No way, faut le garder pour soi et économiser pendant six mois en se faisant des lunchs tous les jours genre. Je vois un petit canard jaune, déguisé en chaperon rouge, qui va sous l’eau, je trouve ça tellement parfait pour la fête de Pamela, prévue deux jours après, mais je me retiens: si je lui achète ça, elle ne voudra plus me parler pendant une semaine et je n’aurai plus personne pour aller regarder les housses de lits et les napperons chez Simmons.

J’ai pas vérifié sur Google le nombre de calories dans les nachos gratinés

On se dirige après direct aux Folies. J’oblige Misha et Betty à s’asseoir à mes côtés. Pierre-Yves commande du rouge, il part aux toilettes et le serveur nous verse du blanc. Je lis ce que Stéphane Dompierre lui a écrit comme dédicace, je la trouve moins cool que la mienne alors je suis super contente, mais lui, il a un petit bonhomme dessiné que pour lui, je suis presque jalouse. Misha et moi on se partage une assiette de nachos gratinés, on se murmure des holly guacamole dans l’oreille et des wouah c’est quoi la sauce blanche, ça ressemble à tes pertes, chérie. Betty et Isadora et Persia se commandent des burgers méditerranéens, avec une montagne de frites mayo-ketchup. Je dis à Betty c’est pas juste, tu m’empêches de manger des burgers et toi tu te goinfres. Elle dit des burgers avec de la sauce au bleu, ça me fait penser à Sadek.

Je pique des frites à Betty et Persia, et des gorgées de vin blanc à Pierre-Yves, jusqu’à ce que Betty me tapote la main et me demande de la suivre aux toilettes. Elle me demande si je vais bien, je lui dis oui, super, vraiment, pourquoi, toi tu as l’air mal. Elle dit qu’elle est un peu fâchée, et un peu triste, que je lui parle moins ce soir, et que je ne veuille pas aller danser après avec elle. Je lui dis pardon bella, je suis épuisée, je peux pas avoir l’air zombie tous les vendredis matins au travail, et c’est bientôt l’été, tu veux pas qu’on danse plus tôt, qu’on ait se prendre des vodka-canneberges sur une terrasse et qu’on critique les sacoches des banquières de cinq à sept ? Elle dit je m’ennuie, j’ai trop mangé, il faut que je danse, que je me vide le jeudi, pas que je reste assise, comme ça, Sadek part bientôt en Tunisie, un mois, je ne sais pas quoi faire. Je lui promets qu’on va danser jusqu’à s’évanouir la semaine prochaine et que si elle connaît la recette miracle pour son énergie, j’achète, c’est comme plus rare que le futur vaccin contre la grippe pandémique.

Dans un taxi que je partage avec Isadora, je parle de Coups de tête, de Dieu que je prie pour dix mille trucs ces temps-ci, une maison près du Marché Atwater, l’immortalité et des ongles qui cassent pas. Alexandre Le Grand ne m’attend pas à l’appartement, le courrier traîne sur le plancher, un National Geographic, un retour d’impôts, et une invitation de mariage au nom de l’ancien locataire. J’appelle Alexandre Le Grand, je croyais qu’il ne sortait pas, ce jeudi-là, il me dit qu’il est au Confessionnal, avec Colin qui danse presque nu, as always, et Sadek. Mon mec me dit il y a plein de plottes, Colin les attire et après on les cruise, j’adore, mais je te jure que je reviens bientôt et que ma langue goûtera pas la chatte d’autres filles, je t’aime à donf ma belle.

Je suis heureuse et bientôt recouverte de crème fouettée

Mai 2, 2009

 

Aujourd’hui, je me sens super chanceuse et sur un high de bonheur incroyable et j’aime tout le monde et tout le monde est trop gentil: Alexandre Le Grand me défonce deux fois avant de sortir du lit ce matin, je trouve deux plats en plastique signés Andy Warhol pour des bananes royales extra cet été, Pamela m’offre un loukoum qui goûte l’eau de rose et la Mer Noire (oui, oui, j’ai un odorat de merde, mais je réussis à goûter la Mer Noire sur le bout de ma langue), Misha est totale d’accord avec moi sur tout, de la dépendance affective aux egos disproportionnés, je lis un livre plein d’action et de clito couleur grain de beauté, Gina, de Emcie Gee, une collègue me donne des minis bouchées de son fabulous muffin aux choco-poires-épices, j’apprend qu’une de mes copines extras est enceinte, Alexandre Le Grand m’annonce que nous avons une visite prévue pour une maison à vendre demain, dans un quartier que nous adorons, plein de danoises aux fraises et de gangsters en wife beater, je me prépare à un shooting crème fouettée et cerise, picture that guys, Roger Des Roches invente un genre littéraire juste pour moi, la chick lit porno, j’adore, j’adore, et je me fais jouir juste après avoir savouré un verre de Baileys on ice.

Oh et je ris quelques minutes grâce aux dernières confidences sur le blogue de Postsecret, donc calories brûlés et plaisir voyeur.

« After using my vibrator, I always imagine myself jumping on Oprah’s couch. »

(Tom Cruise est pas juste excitant grâce à ses prouesses de bartender ou de sauveur de la planète Terre. C’est, euh, réconfortant?)

« I starred in a porn movie. Sometimes I wish my colleagues would find out and stop thinking I am just like them. »

(Parce que c’est tellement important d’être unique et cool, je suggère à tous mes collègues de se lancer dans la porno, vraiment, et de faire attention à la coke gratuite entre les fesses des peroxidées.)

« I’m forteen years old and a closet catholic. »

(C’est triste non, je me suis totale sentie incomprise moi aussi récemment, quand j’ai avoué que je n’aimais pas les massages. Personne me croit. Mais what the fuck, c’est trop long, et trop collant si l’huile est impliquée, et j’aime mieux bang bang baiser et sentir des mains écraser mes seins plutôt que pétrir mon dos.)

http://postsecret.blogspot.com/

Poésie, crèmes brûlées et Botox

avril 19, 2009

Collation : Popeye candy sticks

Article mouillant de revue : The Naked Truth, dans Allure

Du Perrier dans sa bouche, son gland dans la mienne

J’écoute le message que Betty a laissé sur mon répondeur d’un ton super angoissé: Hello beautiful, je vais te chercher avec Isadora, mais je suis en retard, il faut que je prenne ma douche, mon locataire est là, il veut que je me déshabille devant lui, juste pour me voir nue trente secondes il dit, il voit déjà mes tétons à travers ma blouse quasi transparente, il veut me montrer son petit chat et me montrer ou toute la bouffe est cachée parce que je le nourris durant le weekend, je vais être en retard, est-ce que toi tu vas pouvoir nourrir mes chats la semaine prochaine, on s’en reparle tantôt, can’t wait to see you, I miss you, sorry to be late. Je vais voir les nouveaux potins de Perez Hilton, vérifier si Lindsay Lohan est encore vivante, et je bois rapidement une Guru light.

J’entends Alexandre gosser après la serrure, je me félicite d’avoir déjà lavé toute la vaisselle et rangé la montagne de petites culottes que je laissais traîner depuis quatre jours sur la commode et nettoyé le jus de cornichons sur le comptoir parce que le bocal de cornichons avait comme explosé dans mes mains quand j’avais essayé de l’ouvrir. Il revient tôt, il dit qu’il est fatigué, que c’est pas super de s’enfiler des Perrier pendant que d’autres boivent devant lui des blondes en fut. Je l’embrasse, je lui rappelle que je pars dans environ trente-quarante cinq minutes, tu devrais t’allonger un peu bébé et me laisser te sucer. Il me donne une petite fessée en me disant oui salope, suce-moi avant d’aller lécher Betty.

Il retire ses pantalons et un bouton tombe, il chiale, ça fait deux fois qu’il achète des pantalons chez Zara et que tout se découd en dix heures. Il reste debout, les pantalons aux chevilles et je me mets à genoux devant lui, je caresse sa bite à travers son caleçon, je le descends, je sors son gland et je passe ma langue dessus. Il retire ses pantalons, son caleçon, ses bas, et me frappe les joues et les lèvres avec sa bite. J’ouvre grand la bouche, je laisse tomber un peu de salive, et je le suce, en fouillant son petit trou du cul avec un doigt. Il jouit et retire sa bite de ma bouche, me la colle entre les seins, pour que je sente bien son sperme couler et coller sur ma peau. Il m’embrasse et il me dit je t’aime bitch. Il me laisse dans la chambre, je dois choisir comment m’habiller, je sais pas du tout, je veux montrer mes seins, mais pas autant que dans ce petit t-shirt rose transparent, je mets la minijupe en cuir que m’a donné Betty, et je teste l’effet avec un t-shirt à l’effigie d’Obama, et un tricot vert. Je garde le tricot, je demande à Alexandre Le Grand si c’est mignon. Il est occupé à recoudre ses boutons devant Loft Story et à gueuler contre tous les lofteurs. Le téléphone sonne, Betty et Isadora arrivent dans cinq minutes, je me maquille, je bourre ma sacoche fushia métallique de suçons et je souhaite à Alexandre une bonne soirée.

Je ronfle quand ma chatte est pleine de sperme

Les filles m’embrassent, je leur donne de la gomme parce que leur haleine est à chier, Betty dit qu’elle doit s’arrêter à une station d’essence, et moi je dis j’ai encore envie de pipi pardon. Isadora me parle d’un professeur de cinéma qui sort depuis trois mois avec une fille qui étudiait avec nous, une fille brillante comme tout mais qui semble toujours sortir d’un cocktail entre trailer park girls. Nous regardons les adresses, nous trouvons pas la Casa Obscura, j’appelle le 411, le mec dit que la Casa Obscura ça n’existe pas dans leur système, je dis oh fuck, et je commence à parler à Betty de Danny Plourde parce que Betty est anglo alors elle connaît pas Danny Plourde, je dis il a une super grosse queue. Isadora demande ah oui, assez pour faire mal? Je dis oui, vraiment grosse, et quand j’ai baisé avec lui, la première fois, il a fait semblant que j’étais la première fille qui lui disait ça, et le seul truc que je regrette de toutes les fois qu’on a baisé, c’est que j’ai dormi chez lui, quand j’étais un peu enrhumée, et je suis sûre que j’ai ronflé toute la nuit, la honte, je veux pas qu’il se souvienne de moi comme la pétasse totale débandante quand elle dort, c’est pas juste genre.

Nous trouvons la Casa Obscura, je présente Betty aux deux personnes que je connais, je vois le recueil Cellule Esperanza, l’illustration en couverture est superbe. Je cherche Danny, Isadora le trouve et l’embrasse, elle lui dit wouah tu as coupé tes cheveux, tu es propre, tu as changé. Il est tout beau, je me procure son recueil, et il m’écrit une super dédicace, en l’honneur de mes lèvres. Faut que je me les fasse gonfler au silicone asap pour qu’elles méritent une telle attention.

Betty et moi nous nous installons sur un gros sofa, je lui demande si elle veut une bière, elle dit non, je veux juste m’asseoir un peu, je me sens un peu alien right now. Je rigole, je lui dis que moi je me suis sentie comme ça pendant tout mon bac, j’ai juste parlé à trois personnes pendant mes dix mille années d’études universitaires, Isadora, Buko, et Danny, et j’ai longtemps pensé qu’avec un peu de vodka et un vibro pendant les pauses, l’université aurait été crissement moins angoissante. Betty déteste la fumée de cigarettes, elle a peur de sentir comme ça toute la soirée, je lui propose du parfum pamplemousse-goyave, elle dit tantôt, fuck I’ve got a major migraine qui commence. Je lui dis de se coucher sur le sofa, sa tête sur mes cuisses. J’ai envie de passer ma main sur ses seins, sa robe est tellement mini, elle demande juste trop à être caressée et retirée. Betty a une peau de poupée de porcelaine, et elle a deux-trois grains de beauté brun pâles, sur les seins, c’est super sexy. Je passe la main dans ses cheveux, je suis sûre qu’elle sent ma chatte super chaude à travers le cuir de ma jupe. Betty dit I can’t take it anymore, sorry, I’ll wait for you outside, si je vais pas dehors now, je vais être obligée de me droguer aux tylénols extra forts toute la soirée.

Je suis Betty vers la sortie, je dis à Isadora que nous devons partir rejoindre Persia chez Fino. Isadora est en conversation avec une fille qu’un de mes amis aime bien, elle a l’air toute artistique et sensible, et avec un auteur trop-intelligent-et-articulé-style-disjoncté à grosses lunettes noires. Isadora me présente en deux secondes, elle chuchote j’arrive dans cinq minutes, je tripe trop geek, je lui dis t’inquiètes pas, je vais en profiter pour frencher Betty dans une ruelle. Dehors, Betty lit mon texte inspiré de Victoria Beckham dans l’Ectropion et feuillette le recueil de Danny. Je la prends en photo devant Elvis Ameublements, les jambes blanches, le manteau rouge super court, les souliers à talons hauts en cuir vernis rouge, les lèvres pulpeuses et des cheveux dans la bouche pendant qu’elle se concentre sur les mots de Danny, je trouve qu’elle est trop parfaite, sur le coin de la rue, en presque pute intello. Je lui dis j’ai envie d’avoir les seins aussi gros que ceux de Victoria Beckham, Betty me demande c’est du combien, je dis je pense que c’est au moins du D, un gros gros D.

Baise tout en blanc size x-small

Isadora nous retrouve, elle dit pardon, j’étais juste contente de parler ave Katarina et Marc-Aurèle. Nous partons direction Fino, en passant devant la rue ou Marissa s’enfile des bites dans un trois pièces meublé à l’asiatique cheap. Angelina et Persia placotent, des drinks fruités entre les mains. Je passe ma main dans le dos de Persia, elle frissonne et rigole, toujours aussi apétissante. Nous prenons toutes de la poutine au canard en entrée, un peu trop sucrée, mais Betty dit qu’avec du sperme dedans, la sauce serait perfectly addictive. Je prends de la perchaude, Isadora du lapin et Angelina du flétan. Betty ne mange pas, elle garde le ventre quasi vide le jeudi, trop pressée de se shaker le cul sur un dancefloor. Après trois verres de vin rouge, elle accepte de nous parler d’elle et Sadek. Dimanche, au Bal en Blanc, elle a dansé douze heures, sans extasy, avec six mecs fabuleusement gais et des bottes blanches à talons hauts de cinq pouces. Elle a croisé Felicia, qui lui a dit toute sirupeuse et terrorisée, pardon pour l’autre fois, je pensais que c’était déjà fini entre Sadek et toi, suis-moi, il est venu au Bal avec moi et Colin et Anaïs.

Betty raconte que Sadek lui a présenté Anaïs, Betty avait envie de pleurer, de dire à Sadek qu’il lui manquait tellement, de lui dire danse contre moi, touche mes fesses, remarque ma petite culotte, j’en porte une, et dis-moi que je suis belle comme tous les mecs que je croise depuis des heures, ils veulent tous devenir mes meilleurs amis gais, et toi tu ne me dis rien, tu dis pas que je suis sexy en jarettelles blanches à boucles et en robe Guess x-small. À onze heures du matin, en sueurs, Betty et Sadek sont partis, pour un petit déjeûner hyper gras chez Sadek. Betty me regarde, elle dit sois pas fâchée, je voulais attendre, je voulais pas tout de suite baiser avec lui, mais il m’excite, j’étais trop horny, après deux œufs et du bacon, we fucked sur le tapis de son salon marocain, mes genoux sont encore all bruised, you see, et je me suis endormie sur lui, et j’ai pleuré, I couldn’t help it, je trouve ça trop dur, il m’a encore baisée, et il m’a dit que je lui manquais aussi, mais oh I don’t know what will happen, we’re still on a fucking break, et s’il sort avec Anaïs, c’est pas le genre de fille qui accepte d’avoir des genoux tout rouges, even for a good fuck…

Madonna se prive sans doute de crèmes brûlées, la pauvre chouette

Nous nous partageons des crèmes brûlées aux morceaux de chocolat et au café. Je glisse mon doigt dans celle au café et je le donne à Betty, qui le suce en fermant les yeux. Deux amis de Betty entrent au Fino, ils l’embrassent et celui aux dents extra blanches parle de ses dents extra blanches pendant vingt minutes.  Nous nous installons au bar, Isadora se prend un vodka-canneberges, Persia et moi nous avalons un martini lychee trop rapidement et nous demandons un gin tonic à la barmaid. Persia la remercie en baisant ses lèvres, tout doucement. Betty la traite de little brat en lui caressant les fesses. Elle m’entend parler des joues de Madonna et outrée, elle dit Madonna a aucune chirurgie, je me prends les seins entre les mains et je dis fuck elle a les seins plus hauts que les miens, à cinquante ans, après deux enfants, elle est pas surnaturelle Madonna. Angelina ajoute c’est juste normal that she has some work done on herself, she’s living in a world that just needs her to do so, tu as vu avant les Oscars, elle avait l’air fatiguée, ridée et after Botox and other treatments, she had lost like fifteen years on her face. Je dis vive le Botox, j’en veux des provisions, mais je vois Betty qui a l’air super down qu’on critique son idôle, alors je dis je t’aime Betty, tu veux touchers mes seins ?

Betty envoie un texto à un ami qui l’attend au Cavalli, elle dit qu’elle va rester au Fino, à boire de la grappa jusqu’à danser sur le bar et s’effondrer, je lui dis arrête d’être dramatique, tu boiras jamais assez pour avoir l’air de Shannon dans Footballers’ Wives. Je prends son Blackberry juste après qu’elle ait envoyé le texto et je vois une photo de Sadek. Je dis oh, elle dit tu es upset, fuck, I didn’t want you to see the picture, but I need to see him. Je montre son cellulaire aux autres filles, qui secouent la tête, empathiques. Je dis je suis un peu upset, mais c’est vrai qu’il est beau sur la photo, il a l’air reposé, tout calme, c’était après s’être vidé dans ta chatte combien de fois? Betty me tire la langue, elle dit c’est après que je l’aie sucé sous la table de la cuisine, quand il buvait son quatrième café du matin. J’appelle Alexandre Le Grand et je lui dis que j’ai trop hâte d’arriver à la maison, parce que j’ai bouffé de la crème brûlée aux morceaux de chocolat et j’ai trop envie d’un autre truc crémeux, maintenant.