Archive for the ‘celebrity’ Category

Sous la jupe de Kate Moss

novembre 11, 2008

                

Lecture : Imogen Edwards-Jones, Fashion Babylon

Habit : Baby-doll lilas et dentelle noire

Musique : Feist, How my Heart Behaves

Avant d’être une top modèle super petite, super maigre, super trash-classe-de-la-poudre-sur-bord-de-la-narine-droite-comme-accessoire-absolu, super trop sexuelle pour le cat walk, Kate Moss était une jeune fille de quatorze ans, découverte à l’aéroport JFK, après un voyage familial aux Bahamas.

Après quelques photos glacées dans des magazines, Kate devait enfin participer à son premier défilé de mode, pendant la Fashion Week de Paris, à seize ans, pour l’Impériale Fucked-up Vivienne Westwood. La designer anglaise demande à ses modèles de se dévêtir, une à côté de l’autre, pour soit s’assurer qu’elles se tiennent à la perfection, pas de scoliose ou de dos courbé-fatigué, soit pour mouiller en regardant leurs petits mamelons tout durs, soit pour les gêner, les humilier en remake d’un film porno slash bienvenue dans un camp de concentration.

Toutes les filles de Vivienne Westwood étaient très clean niveau chatte, toutes avaient soit des pistes d’atterissage, une ligne de Velcro ou un baby shave. La seule avec un full bush : Kate. L’après-midi venu, elle était elle aussi toute rasée, et si elle sortait plus souvent d’une limousine sans culotte sous ses jupes de Marc Jacobs ou de MiuMiu, on verrait bien qu’elle continue de faire ça, s’écarter les jambes pour un landing strip, c’est sûr.

source photo : Mario Testino

Et celui qui me demandait d’imiter un chat furieux?

octobre 23, 2008

Musique : Kelis, Keep it down

Crème glacée : Rocky Road de Haagen-Dazs

 

 « I”ll tell you this: I’ve learned my tricks. I know what I like. I do not wait around. I initiate. And I’m not all about frequency. I favour intensity. There have been some men in my life who have been wickedly sexy and have taught me much about sexual pleasure. There are a few men I should thank, and others I need to forget. »

 

Halle Berry, Esquire

 

Quand je suis tombée sur cette citation de Halle Berry, ex Bond girl mais toujours Bombe girl, ça m’a fait sourire. Je me suis demandée qui j’aurais à remercier, ou qui j’aurais à oublier. Sauf que j’ai tellement déjà une mémoire sélective performante que ceux que j’avais à oublier, je les ai déjà oublié depuis une éternité. Sauf que, sauf que, j’ai médité trente minutes, à boire du thé Potion Beauté de Thérapy avec Marissa, et ça m’est revenu.

Marissa a dit qu’une de ses pires expériences, c’était avec un arabe, arrivé tout juste alors qu’elle venait de se faire baiser huit fois, bang bang bang en ligne. Il était dix-sept heures trente, elle devait terminer à dix-sept heures, mais elle l’a accepté quand même, dans l’appartement ou elle reçoit des clients trois fois par semaine, environ. L’arabe la voulait pour une heure. Elle a dit juste une demie-heure, je suis trop exhausted. Il était super fru, tellement fru qu’il ne bandait pas. Il a commencé à l’insulter, à lui dire qu’il avait demandé à son imam la permission d’aller voir une escorte, il était genre pardonné pour ses péchés de toute une journée, et c’était la première fois qu’il demandait une telle permission.

 

Et elle a dit qu’elle déteste les mecs qui restent trop longtemps, qui dépassent l’heure, qui la gêne, elle ne dit jamais il est tard, tu devrais partir, j’attends quelqu’un d’autre, mais putain, ça rogne sur son temps de douche et de remaquillage. Elle n’aime pas aussi les mecs trop exigeants, genre qui la prennent pour une reine porno, juste parce qu’elle est payée pour se faire mettre. Il y a une semaine, elle a eu un monsieur Muscles qui ne comprenait pas qu’elle n’était pas trop énergique, après une heure en cow-girl. Il lui disait ça fait une heure que tu as commencé, what the fuck, tu peux pas être fatiguée, c’est un bon exercice en plus. Mais elle déteste être en cow-girl et ses jambes étaient crissement fatiguées.

 

Elle tient à dire qu’elle veut pas avoir l’air chiante, quatre-vingt dix pour cent des mecs elle les adore, elle les sucerait gratis si ça rendait pas les autres filles de son agence furax. Elle aime beaucoup un marin à grosse graine, qu’elle voit à chaque deux-trois mois, qui lui a ramené un bibiki made in Brésil et qui aime tellement ses seins, il lui répète tout le temps de jamais les faire grossir, qu’elle s’est mise à les trouver sexy, ses seins taille 32A. Elle tripe aussi sur un avocat d’origine suisse, il se coke tellement qu’une fois sur deux il ne la baise pas, il fait juste parler non stop. Il lui a avoué qu’il avait déjà joué à la pute lui aussi, pendant un long weekend avec une très belle femme d’âge mûre. Elle se permet de déconner avec lui et va parfois le voir, il a un appart dans le Vieux-Montréal, plein de tableaux de Claude Montoya, pour écouter des vieux films français. Mais surtout elle dit que comme escorte, elle doit l’appel de sa vocation spéciale à Evelyn Lau, une auteure canadienne qui explique dans ses livres, dix ans avant Arcan, ce qu’est la prostitution, ce que sont les choix que ça implique, les autres filles, les jalousies, les envies d’autres choses, et le plaisir, aussi, bien plus fréquent que le dossier spécial prostitution de La Presse le laissait croire, il y a une ou deux semaines.

 

Moi, en littérature, mes remerciements reviennent à Philippe Djian, le seul mec qui réussit à me donner la patience de me faire jouir avec les doigts. Et c’est pas pour le flatter, mais mon Alexandre La Graine, c’est le meilleur, je sais pas si c’est parce qu’il s’est tapé un million de filles avant moi, mais il est trop, il m’a appris ce que j’aimais vraiment, il répond à toutes mes suppliques, et le bruit de mon vibrateur le dérange jamais.

 

Et même si je lui ai déjà raconté cent fois, Marissa a trouvé amusant que je lui rappelle un de mes mecs à oublier : un weirdo qui s’était déjà fait jouir dans une Bible et qui m’avait fait un masque de sperme, sans me dire, après, que ça séchait drôlement pas fashion sur mon visage. Résultat : je suis allée à mon cours de littérature nordique avec du sperme en croûtes sur le visage, vraiment pas subtil, je m’en suis rendue compte seulement à la pause, devant le miroir des toilettes pour dames. Sinon, je comprends pas encore le mec rencontré dans un Café Dépôt, qui voulait que je le suce, avant qu’il ne me pénètre, mais zéro léchouille pour moi, et en plus, il avait barré sa porte de chambre et il avait deux amis qui écoutaient de la porno dans la pièce d’à-côté (de la porno laide, des années 80 genre, avec des murs vides et pastels, et une fille à la perruque blonde et frisée qui couinait comme une conne en se faisaint bourrer la chatte).

 

Quand Marissa est repartie chez elle, j’ai questionné Alexandre Le Grand. Il savait pas trop. Il disait que toutes ses expériences étaient extras. Il a niaisé en disant souhaiter remercier le livre de cuisine qui lui a permis de concocter le meilleur cassoulet du monde, mets qui attirait les étudiantes en sciences infirmières jusqu’à chez lui, alors qu’il étudiait à l’Université de Laval à Québec. Et à oublier, son ex-femme qui voyait le sexe comme une récompense, qui le menaçait de pas avoir son bonbon s’il faisait pas ça, s’il disait pas ça, s’il lui reprochait ça ou s’il n’était pas d’accord avec elle sur le fait que Dr Phill était la personne la plus intelligente des Etats-Unis.

 

Et pour finir, j’ai reçu un courriel hillarant de ma Misha qui me confesse ses aventures réjouissantes et préoccupantes :

 

« Je pourrais dire merci à celui qui se frottait sur ma cuisse comme un chien pour m’avoir fait comprendre que l’humour ne peut pas toujours pallier à des pratiques sexuelles déviantes (et pour m’avoir ouvert les yeux sur ce qu’était réellement une pratique sexuelle déviante). Je pourrais remercier celui avec qui je dors maintenant qui est tellement fait pour moi, même s’il me fait un peu flipper quand il se met des brassières sur la tête pour mesurer les bonnets (ah non, c’est vrai, c’est moi qui fait ça. Merde). Je pourrais aussi dire merci à mon grand amour de jeunesse parce que grâce à lui, j’ai appris qu’il y a des choses pires dans la vie que de soudainement péter devant son chum : que son chum avoue que ça l’exciterait plus que tout de nous péter dans la face (ça, c’est une autre déviance pour laquelle l’humour ne rien faire). Pour toujours, je remercierai celui qui m’avait écrit que j’étais belle (belle comme dans « belle personne », grosse boule de lumière qui illumine assez pour faire cuire une grosse batche de biscuits), cinq ans trop tard. Merci à Jean Guilda grâce à qui j’ai compris qu’avec un minimum d’efforts, n’importe qui peut avoir l’air d’une belle femme. »

 

(Je l’ai questionné sur quel mec voulait qu’elle lui pète dans la face et elle ne m’a pas répondu, la salope, mais sans joke faut être ouvert et se dire qu’il y a des fétichistes weirds dans le monde, mais tout de même, super sympa, leur vision de l’érotisme.)

« Et franchement, je suis incapable d’oublier les mecs, et je ne voudrais pas non plus. Sauf peut-être pour cet Indien qui ressemblait étrangement à mon meilleur ami. En plus d’avoir l’inquiétante impression d’être incestueuse en couchant avec lui, je n’ai pas du tout apprécié l’usage qu’il a fait de la livre de beurre qui traînait à côté de sa débilité de pump my cock sur la table de chevet de son appartement crade. Lui, des fois, je l’oublie. Puis, quand je vais à la Compagnie de Bombay et que je vois des pieds de lampes dangereusement inclinés, je pense à lui. »

 

Bruce Willis et moi

octobre 21, 2008

 

Musique : Marilyn Monroe remixes

Boisson : la moitié d’un Coca-Cola zéro

 

J’ai jamais vraiment eu de type d’hommes. Quand j’avais treize ans, je tripais sur Johnny Depp et Brad Pitt, et non sur Leonardo DiCaprio. Johnny Depp parce qu’il semblait marginal et qu’il jouait dans juste des bons films. Brad Pitt parce que ma cousine m’avait dit que pour être une fille normale, fallait se toucher en pensant à Brad. À quinze ans, Alicia Silverstone était mon modèle pour tout et je me serais bien vu vivre avec elle en Californie, à manger que des fuits et légumes, et à organiser des chasses aux vieilles madames qui s’habillent avec de la vraie fourrure. À seize ans, je voulais trop sucer Patrick Brisebois et trop me marier avec Charles Bukowski, j’écrivais ça partout dans mes cahiers de notes de cours. Quand j’ai su que Bukowski était mort, je savais plus quoi faire de mes rêves romantiques, alors j’ai décidé de baiser des fugueurs sans domicile, des nihilistes, des guitaristes, des professeurs, des poètes, un essayiste allemand en visite, des cancéreux alcolos et tout et tout, afin de trouver mon mec parfait, mon vrai de vrai type à moi.

 

J’aime super facilement les gens. Je trouve que tout le monde est extraordinaire, tout le monde est spécial, tout le monde peut bien doigter avec un peu de pratique. Tout le monde mérite de serrer entre ses bras, sous les draps, autre chose qu’un tigre géant en peluche. Mais même si j’aime facilement les gens, l’amour c’était pas évident, je voulais aimer beaucoup, beaucoup, sans vraiment être certaine d’aimer beaucoup, beaucoup, et bien. Je m’imaginais très bien un peu salope toute la vie, insatisfaite trop souvent et tout et tout. Mais j’ai rencontré Alexandre Le Grand, nous ne sommes pas allés voir une expo de Gauvreau et le reste est history, c’est mon type, c’est lui, et pour forever and ever. Mais n’empêche, j’aime bien parler d’autres mecs qui me plaisent avec mes copines (p.s. pour Alexandre Le Grand, tu es incomparable, ok, c’est vrai, mais bon je peux pas toujours dire à Misha que tu es LE seul mec que je regarde, sinon pff, qui parlerait du pauvre Billy Bob Thornton à part moi et Tea Leoni).

 

Je craque pour Walter Bruce Willis et Guy Carbonneau a l’air tellement gentil. Mais Misha comprend pas, ni Justine, à qui j’en ai parlé samedi dernier. What the fuck, Bruce Willis il est toujours mignon, gros ou moins gros, il a l’air d’un teddy bear obsédé par le sexe. Dans quelques épisodes de Friends, il était l’objet de l’affection de Rachel, et il avait les cheveux bruns et un début de calvitie et il parlait à son miroir en montrant ses gros bras. Je veux dire hou la la, c’est trop adorable.

 

Mais Alexandre Le Grand a quelque chose de plus que Bruce Willis : les enfants de Bruce Willis sont tous en grand besoin de chirugies esthétiques, mais vraiment en très très grand besoins, leur menton est digne de films d’horreur, leurs yeux sont inexistants, et ils ont une potato head comme dit Perez Hilton. Mon Alexandre, lui, n’est capable de créer que d’exquises créatures, des petites princesses aux longs cheveux blonds, qui utilisent de drôles d’expressions et qui n’aiment pas le foot. Bientôt, bientôt, j’aimerais lui donner un petit prince, aux yeux bleus comme lui, et aussi hyperactif que Calvin, de Calvin et Hobbes, ou une autre princesse, aussi mignonne que les deux autres, mais peut-être avec un nez plus juif, et des yeux encore plus pétillants.

 

Source photo : http://www.people.com