Archive for the ‘alcololo’ Category

Jeudi de Sex Addicts

février 26, 2009

 

Poire de lavement et visite surprise

J’appelle sick au travail, jeudi, je voulais m’avancer pour un devoir, écrire trois-quatre entrées de blogues pour vous les chéris et aussi, dormir jusqu’à dix heures et me réveiller en me faisant jouir sous les draps. Je constate plutôt la perte de mes notes de cours, fuckity fuck et je lis un livre d’entretiens de Catherine Breillat, je l’adore trop, quand elle parle d’elle, à quatorze ans, qui se faisait barricader chez elle, pour protéger sa virginité des mecs de quarante ans qui la cruisait, elle et ses gros seins. Je parle aussi à Joshua Lupin pendant quarante-huit minutes exactement au téléphone, de littérature malsaine (je suis naturellement malsaine et c’est pas tout le monde qui aime, oh well, tant pis), de poire de lavement et de divorce.

Je raccroche, je me dis faudrait que je fasse la vaisselle, mais Alexandre Le Grand arrive, comme surprise d’après-midi, et il me lèche même si je ne me suis pas rasée depuis deux jours –gasp-. Il me lèche et il me dit qu’il veut me défoncer, qu’il en a trop envie, il me montre sa bite, je lui dis que ça m’excite de le voir bandé comme ça, il se crosse en jouant avec mon clito à l’aide de son autre main, et je demande sa langue, et qu’il me baise avec ses doigts. Je joui et je veux le sentir tout de suite en moi, il écarte mes jambes encore plus, vient en moi, il me mord l’épaule et écrase mes seins, et au moment de jouir, il prend la cravache sous son oreiller et il me l’a colle au cou. Étranglée, je joui une autre fois. Et il part, rejoindre un ami dans un bar, avec l’odeur de ma chatte partout sur lui.

Dans la douche, je me lave au savon watermelon de Bella Pella, je rase mes jambes et mes aisselles, et après je m’habille d’un chandail fushia avec des imprimés de cœurs noirs et dorés et je fouille dans ma garde-robe pour trouver une paire de souliers qui seraient extra avec le chandail fushia. Betty sonne à la porte, je m’excuse trois fois de mon retard, je lui demande conseil pour les souliers. Son nouveau rouge à lèvres Dior m’étourdit, je l’écoute pas me parler de ses problèmes au boulot ou de son nouveau chat qui ne mange pas sa bonne bouffe bio et qui se cache dans sa garde-robe, je regarde juste sa belle bouche glossée et je veux l’embrasser.

Gregory Charles, Italie et Costco

Chez Vallier, nous nous assoyons au bar, en attendant son amie Persia. Je prends un martini lemoncello, et Betty prend un martini poire-citron mais elle trouve que ça goûte la banane. Quand Persia voit Betty, elle lui dit qu’elle est superbe, qu’elle a l’air en super forme et Betty dit qu’à faire l’amour tous les soirs en position de cow-girl, ça lui donne des cuisses musclées. Persia a pris un martini poire-citron. Elle pointe Gregory Charles et je demande si elle veut prendre une photo avec lui. Elle pouffe de rire et me dit nan, je veux me trouver un joueur du Canadien ! Persia a de très beaux cheveux bouclés, comme Betty, et une sacoche vraiment fashion, achetée lors d’un voyage en Italie. Je sais que je vais bien m’entendre avec elle, car toute personne qui trimballe une sacoche rose et cutie doit absolument être mon amie.

Nous nous installons, à une table qui donne directement devant une fenêtre. C’est la joie parce que les mecs se déplacent devant à la dizaine, et même sous une tuque, nous devinons les beautés à faire mouiller nos culottes. Je dis qu’Alexandre Le Grand va peut-être s’arrêter ici, après, il sortait avec Gérald ce soir, il n’a pas eu de nouvelles de Sadek, est-ce que Sadek va bien ? Betty dit je ne sais pas, il a des problèmes avec son divorce, trop de boulot, et une de ses filles est malade. Je dis c’est tellement difficile d’être avec un mec qui a plus qu’une vie. J’adore les filles d’Alexandre Le Grand, mais parfois, les ex femmes, je les passerais au laser, comme les poils que se fait enlever Betty sur les bras.

Persia nous parle du mec qu’elle fréquente on et off depuis un an. Elle s’est mariée à 25 ans, une journée après que son fiancé lui ai dit j’aime une autre fille. Elle ne s’imaginait pas annuler le mariage, retourner les cadeaux, raconter à ses parents que son mec, le sien depuis presque dix ans, se trouve d’autres filles, parfois. Depuis son divorce, elle est distante, elle fait pas confiance à tout le monde aussi facilement qu’avant, et elle se pose beaucoup de questions sur la notion de couple. Comme genre quand est-ce que deux personnes forment vraiment un couple ? Est-ce à leur première ballade romantico-économique chez Costco ? Ou la première fois qu’ils dorment ensemble, sans baiser, juste dormir, en cuillière ? Ou est-ce au premier je t’aime ? Un je t’aime, c’est parfois trop facile à dire, comme pour Sadek, avec Betty. Ils revenaient de clubber, il lui a sauté dans l’escalier, chez lui, et lui a enfoncé sa bite dans le cul, Betty était surprise, elle a crié de douleur et Sadek s’est excusé en lui disant, pour la première fois, je t’aime, je t’aime, je ne voulais pas te faire mal. Elle a gardé sa bite dans son cul, a supporté la douleur, s’est rentré deux doigts dans la chatte et a joui presque en même temps que lui.

Pétasses à arabes et visite de sites pornos après le boulot

Persia dit oh j’aime tellement les arabes, je voudrais me faire tatouer de l’arabique sur le corps. Elle me montre ses tatous, ils sont superbes, elle a un symbole celtique au bas du dos, au commencement de ses fesses, et une phrase sur le ventre, près du nombril. Je dis oh au premier livre que je publie je vais me faire tatouer dans le cou, comme Victoria Beckham, et après avoir eu un enfant aussi, pour me féliciter d’avoir perdu mes trente livres de grosse femme enceinte. Betty dit wouah, j’ai grossi depuis quelques temps, j’ai des cuisses d’enfer, mais regardez mon ventre, et elle se prend son dix millimètres de gras avec un air de dégoût total. Je dis stop, tu es mince, on parle d’autre chose que de poids, parce que j’ai trop faim et je sais que je vais grossir d’un kilo avec le méga burger que je vais commander.

Persia et Betty demandent un autre martini poire-citron et moi, mon méga burger-frites-salades. Betty nous confie que ces temps-ci, dès qu’elle revient du boulot, elle allume son ordi, va sur un site de vidéos pornos gratuits et se faire jouir deux-trois-fois. Persia rigole et dit oh moi aussi je fais ça, tout le temps. Elles me donnent leurs adresses préférées, même si moi j’ai trop peur des virus. La dernière fois que je suis allée sur un site de cul, tout plein de trucs cochons poppaient de partout, mon fond d’écran est resté marqué à vie: maintenant, sur un fond de forêt enchanteresse, j’ai l’inscription Jasmine loves doggy en rouge, figée dans le gazon. Persia dit oh on est pas chiantes nous les filles, et on a toujours envie, nous sommes vraiment trop parfaites. Betty dit moi j’ai cuisiné pour Sadek et ses filles en fin de semaine. Moi je dis je cuisine pas mais j’oblige à Alexandre Le Grand à se détendre dans un bain moussant, ça compte han, je suis parfaite aussi? Betty rit et elle dit mais faut que tu aies dans le bain avec lui. Je dis nan le bain est trop petit et il lit ses livres informatiques dans le bain, malade han. Betty dit moi parfois j’ose même pas dire que j’ai envie de baiser, parce que c’est pas vrai que tous les mecs veulent toujours baiser, et je veux pas avoir l’air nympho, I just like it too much.

Lady Gaga, Chupa Chups et espoir olympique

Les filles terminent leurs drinks en regardant les mecs qui passent dehors, elles parlent des peintures de Persia, du projet de peindre Betty toute nue, pour une série de portraits à inspiration expressionniste. Je les force à manger des frites trempées dans la mayonnaise et nous partons au Confessionnal, juste à côté. Betty commande pour nous trois des vodka-tonic et le barman se présente encore en m’embrassant sur les joues, hello je m’appelle Benoit, toi c’est quoi. Persia dit il n’y a pas d’alcool dans mon drink, faut vraiment que je sois saoule pour danser, moi. Betty demande du Ne-Yo au d.j. et moi du Lady Gaga. Je deviens folle quand Just dance commence à jouer, je danse style enfant qui a avalé dix millions de skittles et de serpents en jujubes en une demi-heure. Persia est accotée au bar et un mec avec une tuque sur la tête lui parle. Betty tire le bras de Persia pour qu’elle shake ses fesses avec nous. Le barman nous donne des shooters à l’amaretto, nous les avalons vite vite avec un autre mec, super sympa, Rodrigue Leméac.

Je force Betty à s’asseoir comme une cochonne sur une chaise, les jambes bien écartées, et je la prends en photo. Le mec avec la tuque regarde la photo et dit wouhou elle est sexy ton amie. Je parle un peu avec lui, en suçant un Chupa Chups à l’orange. Il me raconte qu’il a cessé de fumer depuis cinq ans, qu’il est un super athlète et qu’il va aller aux Olympiques et gagner une médaille d’or en cyclisme. Je lui demande d’enlever sa tuque, il ne veut pas, alors Betty s’en empare et court vers le fond du bar. Il la rattrape, lui reprend sa tuque et essaie de l’embrasser. Elle se débat, mais il réussit à frencher son front et à lui passer la main sur les fesses. Moi je ris trop parce que je suis saoule de ma vodka-tonic, le seul truc que j’ai mangé de la journée c’est mon méga burger et j’ai déjà tout perdu les calories en sueur.

D’autres mecs viennent nous retrouver, un anglo cute qui ressemble à Michael Pitt circa Last days, les longs cheveux blonds un peu gras et la lèvre boudeuse, nous tend des shooters ananas-vodka. C’est super rafraîchissant, j’adore les ananas, dès que je le vide, il m’en propose un autre, je l’avale, je le remercie et je vais rejoindre Betty et Persia qui dansent super suggestivement, et collée-collée. Persia va à la salle de bains pour texter son mec, elle s’ennuie de lui, elle aurait voulu qu’il lui souhaite une bonne soirée, qu’il lui envoie des bisous par Blackberry genre. Betty veut goûter mon suçon, je lui tends et on  le suce toute les deux. Betty dit c’est vraiment bon, donne-moi ta langue que je vois si tu taste alike. Elle m’embrasse, je sens ses cheveux tout frisés sur mon visage, sa bouche est super douce mais je la repousse, fuck Betty tu vas me mettre ton rouge partout sur le visage, c’est pas correct! Un mec vient la voir, il a l’air d’avoir tout juste dix-huit ans et il dit à Betty, moi tu peux m’embrasser, ça me dérange pas même si tu taches ma chemise. Et Betty se colle à lui et le frenche. Persia sort de la salle de bains, elle dit oh je lui écris, je n’aurais pas dû, faut que je l’oublie pour le reste de la soirée, fuck je me trouve un mec avec qui partir à trois heures du matin. Le barman lui offre un autre shooter à l’amaretto et elle se colle au bar, secoue sa tête pour que tout le monde admire sa crinière de reine italienne et je la prends en photo même si elle déteste être sur des photos.

Threesomes au champagne

 Le français à la tuque revient parler avec nous, il est super marrant, et il nous présente deux de ses amis. Persia dit moi j’aime les arabes, tu ne connais pas un arabe? Il dit non, mais suis-moi dans un autre bar, je te fais boire du champagne toute la nuit et on va peut-être rencontrer un arabe, tu voudrais faire un truc avec moi et l’arabe, je te regarderais le sucer pendant que je te baise par derrière, tu pourrais garder tes bottes, elles te font bien, c’est pas pas grave si elles sont sales, ma femme de ménage lavera les draps. Persia a comme fait oh, je sais pas, je me sens pas super bien, je me lève super tôt demain, je te suis, mais juste pour un verre de champagne, après je pars chez moi et on se reverra une autre fois, ce week-end peut-être, avec mon arabe à moi?

Je commence à être un peu fatiguée, je vais voir Betty et je lui dis après cette chanson j’aimerais bien partir, je peux prendre un taxi, ça me dérange pas, tu sais. Betty dit non non, danse avec moi, après je te ramène chez toi Mélodie. Nous donnons des becs soufflés à tout le monde en quittant le Confessionnal. Dans son auto, nous regardons les photos que nous avons prises de la soirée. Il y en a des trop cools, moi avec Michael Pitt, Betty qui se colle à trois mecs en projetant ses boobs vers l’avant, et Persia et Betty dansant comme des dancing queens en chaleur.

Arrivée devant chez moi, elle décide de me suivre, les talons hauts dans la slush, jusqu’à mon appartement. Elle dit tu veux baiser avec moi, tu m’excites trop, si tu veux je touche même pas Alexandre Le Grand, juste toi, on peut prendre une douche ensemble, chaude chaude. Je rigole, pétasse, tu es vraiment pétasse, viens étamper tes seins dans le miroir de l’ascenceur. Je cherche mon correcteur de teint dans ma sacoche, et ma brosse à cheveux. Nous rentrons silencieusement dans l’appartement. Paprikalicious se réveille et miaule pour avoir de la nourriture, mais je lui dis nan, nan, attends demain matin, tu es trop grosse pour manger à cette heure-là. Betty et moi nous nous déshabillons dans la chambre, sans ouvrir les lumières. Je dis je suis sûre que je pue, j’ai trop dansé. Elle dit shut up, saute sur ton homme. Je vais sous les couvertures, je cherche sa bite, il fait quoi, quoi, quoi, et je lui dis Betty est ici, tu la veux dans le lit ? Il nous traite de salopes et il dit tu me suceras ce matin, mais là faut que je dorme.

Betty et moi nous allons au salon, je lui passe un pyjama en coton et nous écoutons la téléréalité Girls next door en mangeant du popcorn extra beurre. Elle s’endort sur le fauteuil, je la recouvre d’une jetée, et je vais rejoindre Alexandre Le Grand au lit, je dis pardon, pardon, nous niaisons, j’ai pas envie de personne sauf de toi, crois-moi, et je l’ai sucé, et il est venu au fond de ma gorge, en trois minutes maximum.

Révélations pseudo-shockings de la journée

février 25, 2009

Boisson : cidre Kerisac

Musique : The Raveonettes, You say you lie

Lecture: Clare Naylor et Mimi Hare, The First Assistant

 

 

1. Le poète übercool David Wormäker, qui applique de l’alcool à friction pour dégeler ses roues de bicyclette, m’a fait remarquer à quel point l’alcool sauve des vies. Genre je serais totale dépressive si j’avais pas bu dix cafés au whisky irlandais l’autre jour, en faisant un devoir sur Kerouac. Mais même complétement saoule au whisky irlandais, au vin blanc et au Jack’s, se faire enculer, pour la première fois en un mois, ça fait mal. Mais c’est bon. À recommencer ce soir. Sans mal de tête le lendemain, please.

 

2. Mon frère Philippe m’a révélé hier, en tchattant sur Facebook, que la première fille qu’il a baisé était vraiment nympho. Elle avait treize ans et demi et s’ouvrait bien les jambes pour que tout le monde voit sa chatte au miel, libre sous ses minijupes de collège privé. Super chaude, elle voulait baiser partout, tout le temps, au cinoche, dans toutes les pièces de la maison de ses parents, et après s’être faite remplir par mon frère, elle croisait un de ses amis, il lui demandait de se déshabiller, et elle obéissait, collante de sueur et mordue partout. Maintenant, c’est une star de la porno. J’ai vu des vidéos, faut qu’elle change ses cheveux asap, c’est pas seyant, mais sinon elle est super bonne pour se prendre trois jouets dans un trou seulement.

 

3. Je m’en fouette si mon mec va aux danseuses. Pas parce qu’il dit ne pas aimer ça (c’est pas tous les mecs qui aiment, le mien suit quand il y a des partys de bureau ou whatever, mais il ne trouve pas ça sensuel et lui, il aime toucher, cracher, éjaculer, pas se faire tripoter la bite par une chatte cokée dans un petit isoloir pas super privé), mais parce que je sens que ça ne me concerne pas. Il veut sortir et s’amuser, no big deal. Mais Alexandre Le Grand a des amis sans gentille blonde compréhensive. Et il m’a dit leurs trucs, question de pas dévoileur leurs sorties dans des clubs de danseuses. Le plus fréquent : avant de retourner à la maison, auprès de leur charmante épouse, les mecs vont à la station service faire le plein d’essence et renversent de leur essence dans leurs mains, et un peu sur leur vêtement. L’essence cache les odeurs de mouille. Je trouve ça génial, les mecs. Et j’aime les danseuses, parce qu’elles ont des supers conseils à donner, niveau augmentation mammaire.

Aujourd’hui je sens pâtisserie Paris-Brest et rêves de condo montréalais

février 12, 2009

Fucke toi et amérindien lover

Je marche sans me perdre jusqu’à chez Molly, sans me tromper de sortie de station de métro, sans me tromper entre l’est et l’ouest et le nord et le sud, c’est un exploit presque jamais vécu pour moi. Je suis super heureuse, mais super en sueur, je me sens les aisselles trois fois avant de sonner. Elle vient m’ouvrir, je lui dis ne m’embrasse pas, je pue, je pue. Elle dit fucke toi, c’est pas vrai. Je lui dis qu’elle est trop jolie, elle dit qu’elle essaie de ramener la couette sur le côté tendance dans la Petite Italie. Elle dit que la couleur de mes cheveux, c’est parfait, je n’ai plus le droit de changer.

Elle me verse un verre de chardonnay, je dis juste un peu, juste un peu, parce que je suis dans ma double vie de pseudo pas alcolo. Chloé me salue et va se changer de tenue, elle trouve que ses jeans violets sont trop grands pour elle. Elle revient avec un chandail jaune à l’effigie d’un amérindien. Molly fait wouah si Nora était là, elle te l’arracherait. Je demande pourquoi et Molly me dit que Nora mouille en pensant aux amérindiens, c’est un trip grano-écolo-anti-colonisateur. Molly m’annonce qu’elle a reçu une offre pour un poste de bibliothécaire sexy, je suis toute fière, je pense que j’en suis aussi contente qu’elle, parce que Molly même si on se frenche et qu’on s’est déjà léché et tout, c’est comme ma petite soeur.

Crosseur de pieds

Je lui demande si elle va aller au shower de Jane et elle dit oui, mais je sais pas encore si j’y vais avec mon nouveau mec, que tu vas voir bientôt bientôt! Je veux tout savoir sur son nouveau mec, je sais même pas comment et pourquoi et quand cela s’est tout terminé avec Jordan. Elle dit on s’est parlé trois heures au téléphone après s’être rencontré! Et c’était mon conseiller à la SAQ! Et il m’avait remis sa carte et il avait un sourire trop sweet! Il fume du pot! Et il aime quand je mets des talons hauts! Il les garde chez lui! Et l’autre fois je me suis réveillée et il se frottait contre un de mes pieds! Il était bandé dur dur! Je lui demande s’il porte ses talons hauts aussi, et elle hésite, pour finalement dire, mais non franchement. Est-ce qu’il se crosse dans tes souliers quand tu n’es pas là? Comme si c’était des petites culottes déjà portées, mais au lieu de sentir ta chatte ça sent tes pieds? Elle fait juste me regarder bizarrement et elle continue en disant et il est beau! Super beau! Même Marlon trouve ça!

Et Marlon arrive, il embrasse Chloé et Molly et il se présente. Je suis contente de rencontrer le Légendaire Marlon, le mec viril et fabulous de Chloé, le mec qu’elle a séquestré après une chicane, le mec qui la baise dix fois en une journée et avec qui elle fait des trips de cul à trois, quatre, douze personnes. Il me parle de son travail, il s’occupe de sites Internet à contenu pornographique, ça l’air super chou. Je lui donne l’adresse de MERB, un site-forum Internet pour des mecs qui tripent escortes-danseuses et qui notent les filles selon un système de points pour le corps, la tête et le service rendu. C’est Marissa qui m’a montré ça un jour parce qu’elle était toute excitée qu’un mec aie décrit leur rencontre de 150 dollars du début (french dans la porte d’entrée) à la fin (elle l’a aidé à nouer sa cravate). Avant d’être dans la porn, Marlon travaillait dans une maison d’édition québécoise et j’ai droit à plein de potins trop croustillants pour être révélés ici. À part un cunnilingus de trente minutes ou une robe sexy à mini prix, rien ne taquine mon clito plus que du potinage inattendu.

Le mec de Molly arrive, il nous offre du vin, je refuse en totale chiante future sainte des alcolos anonymus. C’est vrai qu’il est craquant, il ressemble à un surfeur californien. Mais bon, moi, pour qu’un mec me donne envie d’aller me doigter en cachette dans les toilettes, faut qu’il aie minimum trente-cinq ans. Léo part après un verre, il est tout sympa, il voulait juste souhaiter une bonne soirée à Molly et voir si j’étais baisable. Je dis à Molly que j’ai super faim, j’ai envie de manger une grosse assiette de pâtes. Elle dit après ma cigarette ok. Chloé et elle s’allument une clope. Marlon dit Molly m’a montré des photos d’elle qui suce son ex dès la première fois qu’on s’est vu. Molly se défend, mais là fallait que je t’entertaine, la pression et tout pour que tu aimes les colocs de Chloé genre!

Je prie Dieu pour toujours avoir le même métabolisme hyper rapide

Je répète que j’ai super faim, et Molly et moi allons au Vinizza, nous simili-saouler au pinot grigio. Je mange cinquante tranches de pain trempées dans de l’huile vierge extra et du ravioli con funghi misti burro e salvia, pendant que Molly fait son régime de feuillage du jour et partage son calmar frit avec moi. Quand je vais être enceinte, c’est sûr, ce sera l’enfer, un mois et je n’aurai plus de cou, deux mois et je vais avoir le ventre de Milla Jovovich quand elle était à son neuvième mois, et trois mois l’épicerie va venir immigrer chez moi. Molly me dit qu’elle voudrait bien faire un échange de couples avec Marlon et Chloé, elle se verrait bien lécher Chloé, lui toucher les seins comme elle touchait les miens, et après baiser par une grosse queue de black pendant que Chloé se frotte les pieds contre la bite du surfeur expert en vins.

Elle chiale sur le service avant de payer, je pense qu’elle est au bord des larmes quand elle compare sa gentillesse à l’arrogance des serveurs et nous repartons chez elle, pour qu’elle puisse fumer dix mille autres clopes avec Chloé, et me présenter sa nouvelle coloc, Nora. Je sais pas ce que j’ai, mais je suis totale chiante ce soir-là, je demande l’heure aux cinq minutes, je veux pas retourner trop tard chez moi, je baille, je parle de bébé et de maisons à visiter, tandis que Nora parle de ses condylomes et de sa chlamydia.

Orgie au Cherry

Molly joue de la guitare en chantant, je sens qu’elle sera une excellente bibliothécaire cochonne, mais avec une envie non réalisée de star de la chanson française. Chloé me raconte une soirée passée au Cherry, ou au Rouge, elle a vu Marlon embrasser une pétasse, elle a embrassé un de ses bons amis, il a embrassé une autre fille, Chloé s’est mise à danser sur une table et à frencher une pétasse bourrée, elle a terminé la soirée super confortable, dans un immense lit, entre deux filles sympas. Un des amis à Marlon s’est déshabillé asap, il avait des boxers couleur lime attrayante et il a demandé aux filles s’il pouvait se joindre à elles.

Chloé et Marlon ont l’air super ouverts, et bien dans tous leurs trips, je veux dire c’est cool être open et baiser avec quatre filles et quatre gars en même temps (well, j’ai jamais fait, mais j’imagine), mais ça doit être difficile de trouver un amoureux qui veut vivre les mêmes expériences sexuelles que soit, sans jalousie, sans coups de pied subtils dans les couilles, sans changer le regard sur l’amoureux. Je veux dire, Chloé et Marlon ils s’adorent, ça paraît, et ils se respectent, Chloé voit pas Marlon comme un crosseur qui a envie toujours d’autres filles, et Marlon ne voit pas Chloé comme la totale pétasse du siècle parce qu’elle tripe d’avoir cinq queues l’une après l’autre dans sa chatte. Ils s’amusent, tant que ça leur plaira, et après, whatever, ils aviseront.

Avant que je parte en taxi, Chloé me montre les photos des filles qu’elle aime léchouiller et Molly appelle son surfeur pour qu’il rapplique et qu’il la baise avant minuit. Dans le taxi je me sens encore les aisselles, je pue pas la sueur, mais la cigarette, fuck, fuck, je prendrai une douche avant de sauter sur Alexandre Le Grand, pour pas qu’il me dise que je lui donne envie de vomir. Le parfum Jasmin et Cigarettes d’État Libre d’Orange mixée à sueurs de 9 à 5, c’est pas ce que je porte pour le séduire.

 

Shopaholic + Dancing Queen = Jeudi dernier

février 10, 2009

                    

 

Lecture: Cormac McCarthy, Méridien de sang

Musique : Kanye West, American Boy

 

Skinny Latte et chips au bacon

 

Le midi, je vais au Cours Mont-Royal pour mon Venti Skinny Vanilla Latte, mais avant d’arriver au Starbucks, c’est les tentations, toutes les boutiques sont cuties : Lollipop, Olivia…Je suis entrée deux secondes chez Olivia, j’ai lu quelques pages de Chasing Harry Winston en attendant d’avoir une cabine d’essayage, et je suis sortie sept minutes plus tard, avec une robe trop trop mignonne, argentée style extra-terrestre classe.

 

Je suis rentrée chez moi un peu épuisée, la peau rougie par le putain de froid, et j’ai écouté les messages sur mon répondeur : un livre en retard à la bibliothèque et Betty qui proposait de venir me prendre chez moi vers dix-neuf heures. J’ai enfilé ma robe argent, j’ai dansé devant mon miroir pour voir si elle glissait sous mes seins. J’ai mis un soutif sans bretelles. La robe a glissé après trois mètres de marche dans le corridor de mon appart. J’ai fait oh fuck, elle est belle et tout le monde a déjà vu mes tétons anyway. Je me suis appliquée du vernis rose, qui sèche super rapidement, j’ai gossé sur Internet et j’ai mangé des chips au bacon en attendant Betty.

 

Dans son auto, une des premières choses qu’elle me dit, les larmes aux yeux, c’est que Chester est mort, la semaine dernière, des problèmes aux reins, son pauvre chat blanc, chez le vétérinaire, la prise de température, l’appel à Sadek, la petite patte rasée et les deux derniers vaccins. Depuis douze ans, il la suivait partout, l’attendait devant la porte, de Ottawa à Montréal, buvait uniquement l’eau des lavabos, il était son bébé poilu. Elle renifle, dit qu’elle a eu une semaine à chier. Elle envoie un texto au frère d’une de ses amies. Il viendrait nous rejoindre pour un drink après la fermeture de l’épicerie gourmet Fino.

 

Je suis une ogresse pas alcolo ce soir

 

Nous nous tenons la main pour pas glisser sur les trottoirs glacés, jusqu’au Pizzaiole du Vieux-Montréal. Je l’avertis que dès que j’enlève mon manteau, ma robe va tomber. Elle dit que ma robe est superbe, mais que je devrais retirer mon soutif. Je vais dans la salle de bains et je reviens et elle dit voilà, moi je mets jamais de soutif, c’est pas nécessaire beauté. Betty est trop sexy, dans un jumpsuit dessiné par Madonna pour H&M et des bottes noires scintillantes à talons très fins. Je commande une pizza Oceano et elle ne prend qu’un antipasto. Elle a mangé comme une cochonne sur l’heure du dîner, steaks et frites, avec des clients.

 

Je laisse Betty choisir du vin rouge et je bois seulement deux verres, et très lentement. Betty a une super bonne influence sur moi. Elle n’est addict qu’à deux choses : la danse et le sexe. Elle suce Sadek tous les soirs, même quand elle est grippée et qu’elle est cernée jusqu’au nombril. Je lui dis que hier, juste après qu’on se soit souhaité une bonne nuit, Alexandre Le Grand m’a demandé s’il avait le droit d’aller voir des escortes quand je serai enceinte. Je sais qu’il a peur que je sois comme ses deux autres femmes, à prétexter une grossesse pour plus avoir envie de rien, mais merde, j’avais pas l’intention de le rassurer après sa question, j’allais pas lui dire autre chose que non, pas d’escortes chéri, pardon d’être super chiante, bonne nuit, bonne nuit, bisous. Betty a compati, pourquoi les mecs sont comme ça et blablabla. Elle m’a dit qu’elle avait rencontré Sarah pour la première fois dimanche dernier, alors qu’elle avait les cheveux gras, la grippe, et un t-shirt super baggy sur le dos. Sarah, c’est l’ex-femme de Sadek. Betty l’a trouvée super magnifique et sympa et attentionnée. Tant mieux. Mais ouh la la Betty est la personne la plus gentille au monde pour dire ça de l’ex de son amour, non ?  Moi la première femme d’Alexandre Le Grand, je réussis juste à dire qu’elle est trop maigre, trop française, trop pincée, et je suis encore super offensée qu’elle n’ait pas accepté de me serrer la main, à notre seule rencontre. La deuxième femme? Jamais vue. Et c’est comme une chance.

 

Betty se shake le cul comme dans un vidéoclip hot hot

 

Nous sortons du Pizzaiole, marchons rapidement jusqu’à son auto parce qu’on se gèle les tétons et nous nous dirigeons vers le Business. La rue pour s’y rendre est fermée. Je propose d’aller au Confessionnal, mais Betty préfère pas, ce soir nos mecs y sont et elle veut pas les déranger dans leur soirée de cruise-beuverie. Elle est trop gentille, j’ai déjà dit. Mais pas moi. Si Alexandre Le Grand complimente une fille sur son ombre à paupières, je m’en fouette, mais rien m’empêche de marquer mon territoire en posant ma main sur sa bite, au comptoir, pendant qu’il boit sa Stella.

 

Je ne vois pas nos mecs, et je commande au barman deux vodka-canneberges. Il se présente, je m’appelle Benoît, et il m’oblige à écraser mes seins contre le comptoir, pour que mon visage soit assez avancé pour recevoir ses bisous sur les joues. Il est chou. Betty va voir le d.j. et lui fait des requests pour du Madonna et du Ne-Yo. Elle danse comme dans des vidéoclips, elle est superstar sur le plancher tout sale, un peu déserté du Confessionnal. Tous les mecs la regarde et je me sens moitié insécure moitié beauty confident, avec ma robe que je dois remonter à chaque fois que je bouge un bras trop rapidement. Je dis je savais pas que je danserais ce soir, vraiment, à un mec qui me prend en photo, en rigolant. Betty me colle pour être la seule à voir mes tétons et on nous demande si nous sommes lesbiennes au moins trois fois. J’avale les yeux fermés un Sicilian Kiss. Un mec me dit que j’ai des super belles épaules, il le répète à ses amis, il dit elle a de belles épaules han, tout en regardant clairement mes seins. Betty et moi nous souhaitons la bienvenue à un Belge qui vient tout juste d’arriver au Québec. Il est super extatique de voir que les Québécoises sont souriantes et sexys, comme ses nouveaux collègues de travail lui avaient dit. Je dis cool, cool, avec un super sourire accueillant et je retourne danser sans trop bouger les bras.

 

Le sperme goûte meilleur après ingestion de bœuf braisé

 

Sauf que j’ai pas l’habitude de danser jusqu’à trois heures du matin comme Betty et mes bottes me font mal aux pieds, et j’ai envie d’Alexandre Le Grand, et j’ai envie de bouffer encore des chips au bacon. Betty me ramène chez moi, nous nous promettons de faire ça tous les jeudi, pendant que nos mecs boivent quatre litres de bières blondes, nous irons potiner et danser super tard. Je l’embrasse et je lui dis que je l’adore. Elle dit qu’elle sera pas capable de dormir tout de suite, elle va continuer sa lecture de Shopaholic.

 

Je rentre chez moi, Alexandre est déjà couché et il me demande pourquoi j’ai pas amené Betty avec moi. Je ris, je dis tu voudrais pas, je serais trop heureuse et je m’occuperais que de ses seins pendant qu’elle me lécherait la fente. Il dit qu’il est crevé. Je le suce parce que si Betty est capable de sucer tous les soirs même fiévreuse et tout, moi aussi je peux, même avec l’énergie d’une seule vodka-canneberges dans le corps. Il jouit dans ma bouche, c’est très goûteux, euh différent, je lui demande ce qu’il a mangé, après avoir tout avalé. Il dit du bœuf braisé. À recommander.

Urgence fellation

janvier 1, 2009

Moi hier je suis retournée chez moi en auto, vers deux heures, intoxiquée au champagne et aux pains aux bananes et pépites de choco, mais pas au volant, donc who care. Mon mec avait une migraine de merde, super façon de commencer la nouvelle année (no worry, ce matin il était frais et il m’a retournée, une jambe sur son épaule, une jambe entre les siennes, ses yeux braqués sur mon cul et les petites étoiles que j’avais collé sur ma poitrine et il m’a bien baisée for the new year).

Il avait la migraine mais moins de mousseux rose que moi dans les veines, il avait envie de se foutre la tête dans la neige et de chialer contre les sulfates et le monde entier, mais il était pas sous possible arrestation dû à un taux d’alcololo trop haut. J’ai pas mon permis et tout et tout (je préfère être conduite et me maquiller en me regardant dans le rétroviseur), je sais pas si je conduirais soûle à la Lindsay Lohan, mais je suis tout le temps un peu découragée quand je lis que tel mec a écrasé telle grand-maman en chaise roulante parce qu’il était trop soûl ou telle pétasse s’est retrouvée en cinq morceaux sanglants sur deux terrains différents à cause d’accélération et trop grosse consommation.

Sauf que, sauf que, j’ai trouvé trop rigolo la nouvelle de l’arrestation en Arizona de Charles Barkley, un ancien basketballeur, maintenant wannabe politicien. Il a été arrêté, après ne pas avoir stoppé à un feu rouge, il a refusé de collaborer à la procédure de souffler dans la balloune et tout et tout, et il a dit à l’officier de police qu’il était super pressé parce qu’il allait se faire sucer et qu’il avait trop envie, il avait la bite qui le démangeait, le gland prêt à être lécher comme un cornet de crème glacée.  Il y avait une fille à côté de lui, dans le siège du passager et il a dit à l’officier de police, avoue, avoue qu’elle est hot, je voulais juste tourner un coin de rue et me faire sucer, la semaine dernière je l’ai payée pour qu’elle me suce et c’était le fucking best blowjob ever.

L’officier de police a pas demandé à se faire sucer aussi, il a amené Charles Barkley à la station et le politicien role model a dit aux employés je me tatoue le nom de la personne qui m’aide à me sortir de cette situation de merde. Génial. Je veux ça au Québec, un politicien comme ça! Un lanceur de souliers et un politicien black qui avoue qu’il tripe putes à blowjobs, j’adore!

Si le sexe est wonderful, vite mariage, petits oiseaux et arc-en-ciel dans le lavabo!

décembre 20, 2008

choco: Corfias

souliers: pantouffles rouges à pompons blancs

musique: Nas, Fried chicken

 

Red Bull sugar free? Oui. Robe geisha craquante? Oui. Bas collants pas encore troués? Oui. Du rouge sur les lèvres mais pas sur les dents? Oui. Capsule d’Omega 3? Oui. Chatte rasée, jambes rasées, aisselles rasées? Oui, oui, oui. Quelques coups de fer plat dans mes cheveux golden, des amandes au miel dans un plat en forme de sapin de Noel (je suis aussi quétaine que Bridget dans Girl Next Door, ouais ouais, juré, dès que Ardène vend des bijoux en formes de flocons ou de cannes de Noël, j’y cours), une nappe sans taches de vin, deux-trois chansons de Britanny Spears, et je suis prête à accueillir comme une wannabe hôtesse parfaite (je ne m’appelle pas Lola, moi, han, wink wink à Lola) le couple de l’heure, Betty et Sadek.

Betty est époustouflante, robe extra moulante noire avec coutures rouges et souliers de vamp, empruntés à une copine. Sadek dit qu’un jour, elle s’est présenté chez lui comme ça, sans prévenir, et que depuis il la harcèle pour qu’elle remette la robe toujours, toujours. Alexandre Le Grand nous fait des cocktails, Betty échappe son martini sur ma robe de geisha, mais je m’en fouette, pour une fois que ce n’est pas moi la gaffeuse (retour sur les événements des derniers jours: j’ai fait exploser deux cannettes de coka dans le congélateur, j’ai échappé du vin sur le sofa pendant un épisode d’Entourage, j’ai échappé le séchoir sur la tête de Paprikalicious, j’ai tué quelqu’un dans l’autobus en lui balançant le talon de mes nouvelles bottes, sorties de leur boite miraculeusement, en plein visage et blablabla).

Alexandre Le Grand et Sadek disent des mauvais mots en arabe, Sadek demande comment je fais pour le supporter, et Alexandre Le Grand en rajoute en disant que Betty est définitivement trop belle pour Sadek. Nous discutons aménagement intérieur, mauvais contre-maître, conventum (Betty revient tout juste du sien, elle se souvenait de personne, mais tout le monde se souvenait d’elle), et amour possessif. Betty est déjà sortie avec un mec plus vieux qui l’attendait à la sortie des classes, pour qu’elle parle à aucun autre étudiant, à la sortie des classes littéralement, han, sur le pas de la porte, allez chérie je te reconduis chez moi, tu me suces dans l’auto et je t’aide pour tes maths 536. Moi j’ai jamais vraiment été avec un mec possessif, il paraît que j’ai un frère comme ça, c’est pas correct du tout (wink wink à Philippe, nous en parlerons au lendemain de Noel ou whatever). J’aime bien Alexandre Le Grand, il est du genre à lever ma robe dans un escalier roulant pour que le mec derrière voit mon cul, à me donner la fessée dans la rue, il me montre, mais je suis à lui, il le dit, regardez la salope, c’est ma salope à moi, mais regardez là han, pour vous branler plus tard.

Pendant que les mecs parlent d’enfants et d’endives, Betty et moi nous parlons de chiens qui lèchent leur maîtresse, d’anal et du nombre de mecs qu’on a baisé. Elle dit qu’elle aime trop le cul, qu’il faudrait qu’elle laisse l’amour de sa vie s’il ne la baisait pas assez souvent, c’est le plus important, je dis ouais tu as raison, et de belles mains, et faut un mec qui aime donner la fessée, on a trop plein de palettes en cuir, une avec une pointe de vipère, ça fait trop trop mal, ça pince, ça claque et tout, mais ça fait une éternité qu’on ne les a pas utilisées, au moins deux semaines, faut que je le rappelle à Alexandre Le Grand.

Betty me demande who’s the most wonderful lover I had dans ma vie. Je dis oh c’est Alexandre, sûr sûr, j’en ai eu deux-trois-quatre trop trop bons, mais Alexandre, c’est le plus wonderful. Je lui demande et toi, c’était qui? Et elle répond Sadek, et je le crois pas, je dis vraiment, voir que toutes les deux, on est comme ça, à parler, avec nos deux meilleurs-amants-du-monde-entier à table, c’est beau non, on est les filles les plus chanceuses right now. Et avant que Betty me propose d’échanger, juste pour un soir, je dis je suis chanceuse, il n’est qu’à moi pour toute la vie, plus aucune chatte n’aura sa bite, juste moi moi moi, et je me reverse du vin, en verse à Betty aussi et en propose à nos mecs, en leur répétant ce que Betty et moi on vient de se confier.

Alexandre Le Grand dit que je suis la meilleure pour lui aussi, et il dit à Sadek, en plus elle se rase la chatte aux deux jours, et là moi et Betty on se tourne vers Sadek et on lui demande et comment c’est pour toi? C’est quoi le nom de ta best pétasse ever? Et il veut pas répondre au début, il dit qu’il ne sait pas mais Betty s’asseoit sur ses genoux, et Sadek dit avec cette robe, je te baiserais toute la journée, je suis serré dans mes pantalons, allez Alexandre, ça dérange pas han, que je me dézippe un peu et Betty rigole, la main devant la bouche, comme une poupée polie, et embrasse Sadek.

J’étais crissement soûle quand ils sont partis, et le ventre gonflé de dix mille baklavas, mais je voulais trop quand même me retrouver par dessus Alexandre Le Grand, fuck les complexes de toutounette, et me coller, et glisser mes mains sous ses fesses pour les réchauffer, et lui dire que toujours je le voudrai dans mes trous, toujours toujours, et que je le ferai bander même quand il aura 90 ans, même quand j’aurai 70 ans, who care comment, Viagra, perruque, super lubrifiant optimal, gaine amincissante, colorant pour veines trop protubérantes, uniforme en latex…

citation de la semaine: « There were rules about sex: If the sex wasn’t good the first time, it would probably get better. If it was great the first time, it would go downhill. But mostly, if the sex was really great, the best sex you’d had in your life, it meant the two people should be together. »

Candace Bushnell, One Fifth Avenue

TVA, penthouse et facial juteux

décembre 14, 2008

Teinture : golden châtain

Boisson : Brio au citron

 

Marissa envoie des photos d’elle toute nue à ses copines.

 

Marissa ne sort pas avec ses clients. Elle n’a pas le temps. Quand elle ne travaille pas, elle magasine, fait de la peinture, songe à faire un doctorat en socio-littérature, se promène dehors, sourit à tout le monde dans la rue quand elle est heureuse ou sinon, elle porte des grosses lunettes et un air boudeur et elle traverse aux feux rouges en faisant des fuck you aux automobilistes mécontents. Elle est une pute, elle peut tout se permettre qu’elle dit, parce qu’être pute, il n’y a rien de plus important, sans elle la société éclate, le parlement reste fermé jusqu’au mois d’avril 2011, les époux tuent leur épouse, tout le monde devient obèse, l’argent en trop se perd chez Chanel pour le bonheur de personne, juste pour dépenser, juste pour se vider un peu le porte-feuille en substitut des couilles. Mais Marissa fait des exceptions parfois, parce qu’elle aime se faire baiser gratuit par tel mec, ou voir la collection de dvds de l’autre, ou a envie de passer une fin de semaine complète avec un avocat qui sniffe sa coke avec un billets de cent tout prêt et crispy, sur le corps de mon amie.

Elle a accepté de sortir ce vendredi avec un monsieur qui travaille dans la maison de production affiliée à TVA. Elle savait pas comment s’habiller, elle m’a envoyé des photos numériques par courriel, à moi et à une autre copine commune, pour que nous choisissions pour elle sa tenue. Ses critères : possiblement plus sexy que toutes les pétasses qui seront présentes au resto préféré du monsieur, le Buenanotte, possiblement une tenue qui fait pas pute, possiblement serré mais pas trop, possiblement qui ne lui fait pas des jambes trop courtes et des cuisses trop grosses. Nous avons voté, à deux contre une, pour une robe prune en soie, style pyramide aztèque et kimono japonais, élégante et très très courte.

Marissa aime son vibro plus qu’une bite sur cinq.

Elle ne voulait pas que le mec la rejoigne chez elle, pas question de donner son adresse à un mec qui a trente-cinq ans de plus qu’elle et qui aime les caméras. Elle lui a donné rendez-vous au casse-croûte à cinq mètres de chez elle. Elle a bu du coca zéro en lisant son horoscope 2009 dans trois magazines différents. Quand il est arrivé, elle lui a fait un grand sourire et lui a dit qu’elle adorait son foulard coloré et il l’a embrassée sur la bouche. Il lui a ouvert la portière passager de sa Mercedes, elle s’est assise sans croiser les jambes, parce que ça donne des varices et de la cellulite et que si Marissa a de la cellulite, elle ne pourra plus dire qu’elle a 19 ans dans ses annonces publiées sur le net et dans les journaux.

Marissa n’était jamais allée au Buenanotte, mais elle connaissait la place, elle avait l’impression que la moitié de ses clients lui disaient que c’était leur restaurant préféré, ce qui lui faisait envisager le Buenanotte comme le plus grand rassemblement de poseurs cochons et de pétasses en bijoux clinquants au monde. Elle a mangé très lentement, et pas beaucoup, pour avoir le ventre tout plat parfait quand le mec la baiserait plus tard. Elle a beaucoup bu, sans compter les verres, mais pas trop, pour pas accepter n’importe quoi plus tard, et pour pas révéler n’importe quoi non plus. (Elle a le gros problème extra rare, comme moi, de trop parler dès le premier verre de pinot grigio en trop.) Elle se rendait souvent à la salle de bain, question de regarder si sa robe était fripée, tachée ou si elle avait de la vinaigrette au fromage bleu sur le bout du nez. Elle regrettait de pas avoir demandé du coca zéro au Buenanotte aussi, parce qu’elle s’endormait grave à écouter son mec parler du plateau des Retrouvailles de Claire Lamarche.

Elle pensait à son vibro qui l’attendait sous son oreiller et à son ami photographe super cochon. Il la baise trop bien dans toutes les positions possibles, jusqu’à être en sueur, jusqu’à vouloir se laver et baiser dans la douche, en buvant l’eau et le sperme qui coulent sur les cuisses de Marissa. Le mec de TVA lui a posé une question sur la littérature allemande et Marissa a commencé à parler de la littérature de science-fiction saveur socialiste, apparue après la création de la République démocratique allemande, en 1949 genre. Elle avait envie de demander à son client de se déguiser en soldat nazi et de l’attacher à sa chaise de resto ou de rentrer des fourchettes dans sa chatte, un truc pour l’exciter, un truc pour pas bailler. Une fille s’est arrêtée devant elle, elle s’est présentée, à embrasser Marissa et le client. Elle était super heureuse de revoir le mec, ça faisait une éternité, elle l’adorait, elle adorait sa chemise, et la salade qu’elle a mangé pour le souper, et la robe de Marissa, et les souliers de Marissa, et la couleur de la corbeille à pains et tout le monde qu’elle croisait au Buenanotte, elle voulait super trop que Marissa et monsieur TVA la suivent après dans le penthouse d’un de ses amis, pour champagne et vidéoclips d’artistes autrichiens super inspirés et tout.

Marissa a envie de cherries popping et de gros seins.

Marissa voulait essayer dès lundi un régime style champagne et cerises de terre, et aussi elle aurait bien voulu se coller contre la brunette coupe de cheveux à la Rihanna. Marissa tripe pas girls, girls, girls, mais la pétasse gelée hyperactive devant elle était une mini cutie de cinq pieds et elle avait des gros seins à 3000 dollars chaque. Marissa avait toujours voulu toucher et sucer les seins d’une pétasse gonflée chirurgicalement. À l’agence, quand elle se faisait un client avec une autre escorte, c’était jamais avec une eau salinée ou une siliconée, c’était toujours soit avec Alexandra, une blondinette de trente ans qui avait l’air d’en avoir dix-sept, ou avec Sirène, une toutounette ancienne scout. Monsieur TVA a embrassé encore la pétasse et a enregistré son numéro de téléphone sur son Blackberry.

Marissa s’est excusée pour se rendre à la salle de bains, elle se répétait qu’elle voulait plus tant que ça monsieur TVA comme client anyway, il lui pesait, parlait tout le temps de contrats chiants et de son ex qui étudie à l’Université de Montréal. Marissa aime les clients qui lui parlent de leur ex, elle aime le brésilien qui lui parle de son ex qui achète ses culottes à la Senza, il s’ennuie des culottes colorées et playful de son amour, elle aime aussi le mec brutal de Hampstead, qui lui murmure des fucking cunt à l’oreille, avant de la remercier d’exister, parce que sa femme est trop frustrante et qu’elle ne s’occupe que du bébé, pas de sa bite. Mais monsieur TVA, quand il parle de son ex, il lui parle juste des colliers qu’il lui achetait, des bateaux sur lesquels il l’invitait, des putains de contrats, encore, qu’il avait trouvé à son ex, tout plein de trucs qu’il disait pour que Marissa lui dise à quel point il est wonderful, gentil, un amour, un amour, il faudrait qu’elle le remercie elle aussi, pour ses mains contre ses fesses, ses mains qui touchent plus à son foulard coloré qu’à ses tétons.

Elle ne se souvenait plus pourquoi elle avait décidé de sortir avec lui, peut-être que c’était pour aller manger au Buenanotte une fois dans sa vie, pour savoir une fois pour toutes que même si elle baisait pour de l’argent pour encore quatre-cinq ans, elle serait jamais à sa place parmi les vrais pétasses à cash, et aussi peut-être qu’elle pensait que monsieur TVA lui dirait plein de potins croustillants, une fois super soûl, sur des vedettes du showbizz québécois, des potins qu’elle me répéterait avec joie, bonheur, extase, blablabla.

À la salle de bains, elle s’est remis du rouge Dior, elle a murmuré un fuck you au miroir, elle est sortie, elle a trouvé la naine cokée, elle lui a dit j’ai trop envie d’aller chez ton ami tout de suite, vite vite, je fais une blague à mon mec, tu me donnes l’adresse ok. La salope rigolait comme si c’était la blague du siècle, elle a dit qu’elle prenait un taxi avec elle. Marissa a laissé son manteau au vestiaire et a dit à monsieur TVA qu’elle allait fumer une clope dehors. Il lui a dit qu’il n’aimait pas les filles qui fumaient. Dans le taxi, Shannon a dit je m’appelle Shannon, j’ai juste trop envie de me tirer le chauffeur, vous voulez monsieur, vous voulez me tirer vous, toi chérie tu veux vérifier que je suis bien mouillée? Et le chauffeur a rien répondu, il a pris son cellulaire pour parler dans une autre langue à une autre personne, et Shannon a répété qu’elle était trop mouillée, elle a dit je veux tes culottes, je les échange contre les miennes chérie, tu peux les encadrer, les revendre sur ebay, c’est des La Perla, je veux bouffer tes culottes. Et elle a fouillé dans sa sacoche, a pris un snapshot entre ses jambes et a sniffé un peu de coke sur son miroir de poche Gucci.

Marissa baise dans un ascenseur et connaît l’adresse du paradis à trois heures du matin.

Marissa a payé le taxi, Shannon a pris sa main et elle a parlé dans l’intercom de son ami proprio de penthouse.  Shannon a gueulé qu’il devait descendre chercher les plus belles pétasses de Montréal. Il est venu, Shannon lui a touché la bite, a dit boudeuse qu’il n’était pas encore bandé. Marissa lui a souri, elle a dit je t’adore déjà et elle a enfin donné ses petites culottes à Shannon. Shannon les a laissées dans l’entrée. Blaise a fourré son nez dans le cou de Marissa, Shannon a remonté la robe de Marissa, elle a caressé ses fesses, elle a collé sa chatte contre le cul de Marissa, a demandé si son poil piquait, Marissa a dit j’ai jamais baisé dans un ascenseur et les trois se sont enfermés dans l’ascenceur.

Shannon a ouvert complètement sa blouse. Marissa lui a touché les seins, a enfoncé ses ongles, a dit ils sont si beaux, elle les a écrasés, elle s’est baissé pour les lécher, elle a demandé à Shannon si elle aimait se faire mordre les tétons, Blaise a dit elle veut, elle veut, Marissa a mordu les tétons de Shannon, qui caressait les cheveux de Marissa. Ça gossait grave Marissa, elle voulait pas avoir les cheveux tout plats ou tout gras à cause d’une pétasse gelée. Blaise a commencé à se crosser. Shannon a enlevé ses collants couleur chair troués. Shannon a dit j’ai besoin d’un facial, tu sais Blaise, j’ai vraiment besoin d’un facial bébé. Marissa a plaqué les mains de Shannon sur ses seins à elle. Elles se sont embrassées, ça étourdissait Marissa. Blaise frottait sa bite entre les fesses de Marissa et il entrait deux doigts dans la chatte de Marissa, puis dans celle de Shannon. Il a fait goûté ses doigts à Shannon, elle a dit qu’elle adorait la mouille, elle adorait l’ascenseur, elle adorait le champagne, est-ce qu’ils pouvaient rentrer et se soûler au champagne?

Blaise les a escortées jusqu’à son penthouse. Quatre-cinq personnes étaient déjà là. Shannon a demandé qu’on continue à lui sucer les tétons et du champagne asap. Blaise a amené Marissa dans sa salle de bains extra somptueuse, et il l’a baisé debout, elle avait les seins collés contre un miroir de dix mètres par trois mètres, le dos arqué, le cul presque offert, la sacoche renversée avec des condoms de couleur partout sur le plancher, pas besoin elle a dit à Blaise, baise-moi, je suis clean, donne-moi ta queue, à fond, et il l’a baisée et elle n’avait pas mal à la tête, et elle ne pensait pas au Buenanotte, ni à la partie des Canadiens, elle pensait juste qu’elle voulait migrer ici tout l’hiver, une saison au penthouse, une saison qui dégoutte de sperme dans sa chatte, de champagne sur son cou, de bites à la coke et de taxi à six heures du matin.

Grosse queue de black et boeuf au curry

décembre 4, 2008

Lecture : Erik L’Homme, Phaenomen 

Musique : Britney Spears, Circus

Breuvage : chocolat chaud à la candy cane

 

Après trente minutes à chercher l’autre au métro Jean-Talon, à tenter de me souvenir son numéro de cellulaire, à appeler le 411, le 911, pendant qu’elle regarde les vidéos des filles qui sortent des wagons, essayant de deviner une blondinette ou une caramellisée, nous nous trouvons, frenchons et disons plein de compliments. Molly est superbe, avec un trait noir sur ses yeux dessiné style star des années 50, et avec sa blouse en satin turquoise foncé extra moulante Foxy.

 

Nous parlons de sa fin de session, de boissons Rockstar et de speed, tout en cherchant un putain de taxi. Nous en trouvons un vide. Un black sort de l’épicerie en face et je lui souris, lui demandant si nous pouvons embarquées. Il a l’air de ne pas comprendre. Je commence à rigoler et j’enchaîne comme une folle les mots, pardon, vous vous dirigiez vers l’auto, j’ai pensé, pardon pardon, vous n’avez pas l’air d’un chauffeur de taxi, c’est juste que…Bref, j’ai l’air d’une putain de raciste de banlieue.

 

Molly et moi nous traversons finalement sur feu rouge pour avoir un câlisse de taxi. Nous nous trompons en lui donnant l’adresse du resto indien recommandé par le Guide Restos Voir 2009. Le chauffeur a l’air fru, mais nous nous en fouettons, parce que Molly me parle de son chat, de Cent Ans de Solitude, et prend des photos de ma bague de fiançailles (or rose, je suis comblée). Molly, elle, en veut une en or blanc, c’est mieux pour ses doigts et pour son teint, comme cadeau de Noel.

 

Le resto tant vanté par le Guide a la devanture d’un dépanneur crasseux, avec des vieilles affiches de bières étrangères et de différents dieux hindous, et des décorations de Noel en feutrine. Mais dès que Molly et moi nous rentrons, who care about les apparences, il y a des photos de Catherine Deneuve avec le proprio, et des mots adorateurs de Pierre Foglia, faut bouffer du spicy curry today, extérieur-intérieur crasseux ou non.

 

Nous commandons du vin blanc et nous nous perdons dans le menu gros comme un livre de la série Twilight. Molly veut dix mille entrées. Le serveur nous apporte un pain croustillant qui goûte, selon Molly chérie, à la fois les pieds, les épices et le bagel. Elle me montre qu’elle ne porte pas de soutif en déboutonnant un peu sa blouse Foxy. Ses seins sont tout blancs et crémeux. Elle dit que ma robe pseudo vintage vieux rose et doré, c’est trop sa robe de mariage de rêve, mais elle la voudrait plus longue. Elle me demande si la broche était vendue avec la robe, je dis non et nous parlons de shopping, j’ai besoin de Juicy Couture dans ma garde-robe, et de ma craque de seins, jusqu’à ce que le serveur revienne vers nous.

 

Molly demande à avoir du papadam en entrée. Le serveur nous dit que nous en avons déjà, c’est le pain qui goûte les pieds. Je ris en dégénérée coquine et Molly explique en anglais que c’est our first time, qu’elle n’a jamais goûté de l’indien avant. Quand le serveur part, nous terminons quasi cul-sec notre deuxième verre de vin blanc, question de nous convaincre que ouais, c’est du vin pas bon dilué avec de l’eau. Comme nous aimons trop nous saouler ensemble, jusqu’à s’évanouir dans les toilettes et tout et tout, nous mangeons super vite, dérangées par son mec, qui l’appelle. Il la traite de grosse lesbo et il lui dit que demain, il va jouer au hockey cosom. Puis il rappelle, il dit qu’il va jouer au poker demain, pas au hockey. Je pique le cellulaire de Molly et lui dis que sa blonde est ni grosse ni lesbo et qu’il est super chanceux de se la faire parce qu’elle a un corps d’enfer et qu’elle est sweet as une tonne de sucre à glacer.

 

Je dis à Molly que ça va super, entre Alexandre Le Grand et moi, mais que nous ne nous marierons jamais. J’ai la bague, il a mon cul une fois par semaine, nous nous aimons, nous aurons des enfants, nous irons vivre à Londres ou en Californie, un jour, je me ferai tatouer son nom sur une fesse, des étoiles et un colibri dans le cou, mais nous nous marierons probablement jamais. Ça serait la troisième fois pour lui, la deuxième pour moi. Je dis à Molly nous ne nous marierons jamais. Mais ce serait quand même cool, un jour, sur une plage, moi en bikini blanc plein de paillettes, avec un diadème sur la tête et des souliers de stripper qui me donneraient une démarche de reine dans le sable, et lui en maillot de bain blanc, entourée par ses deux filles, et un chien, oh yeah je veux un chien qui ressemble à une mouche, comme celui de Californication, un chien, notre enfant pas encore né, pas encore là, dans les bras de Misha, que j’obligerais à porter un monokini blanc plein de paillettes aussi.

 

Super pleines, avec un kilo de plus d’indien dans le corps, nous reprenons un taxi pour nous rendre chez elle. Elle habite proche de ma copine Sarah Lee, qui déprime un peu ces jours-ci, elle a rencontré un mec qui capote négativement dès qu’une fille touche son bras, et Sarah Lee aime toucher les bras. Big deal.

 

Molly me dit qu’avant il y avait des souris dans son appartement, mais que son mec a réussi à les capturer dans une boite de céréales. Il les a pas tuées, il les a jetées dehors, avant le mois de décembre, avant qu’il ne fasse trop froid. Elle met du Patrick Watson, me verse un verre de chardonnay, et je m’affale dans son divan, je l’adore trop. Molly est toute belle, elle me parle des personnes âgées qu’elle voit à son travail, du livre Les Belles Endormies, d’une fille qui l’a frenché à l’école, d’un mec qui étudie l’humour et qui l’a fait toujours sourire, qui tire sa chaise et tout, et de Juliette, une fille étrange, grano et magnétique qui tripe grave sur elle, et elle aussi, elle se sent trop attirée par la fille. Elles en ont parlé, Molly avait envie d’aller entre ses jambes, de la goûter, mais la fille en a parlé à son mec. Les mecs, souvent, malgré ce qu’on pense, aime pas trop les girls on girls, et Molly en est à rester à fantasmer et à se demander ce qu’elle aurait trouvé sous la jupe en macramé de Juliette.

 

Sa coloc Chloé vient nous rejoindre, elle se verse un verre et demande à Molly si elle a des photos de Juliette. Molly ouvre son ordi, nous montre des photos d’elle et de son mec au lit, de superbes photos, les deux nus, lui par-dessus elle, et une autre d’elle en petite culotte rouge, le ventre extra plat, le dos arqué et une crinière à la Angelina Jolie jusqu’aux fesses ou presque, mais pas de photos de Juliette. Bouhouhou. Chloé nous dit qu’elle vient tout juste de recevoir un appel de merde, situation familiale de merde, mais que sinon sa vie est parfaite right now. Elle est dans une relation open avec un haïtien trop sexy.

 

C’est la première fois que je rencontre Chloé et je peux pas m’empêcher de lui dire qu’elle est superbe, pourquoi elle n’a jamais tenté sa chance comme mannequin (la fille fait deux mètres, elle est plus mince que Giselle, a des yeux de biche et une énergie sexuelle et féline à la Kate Moss). Elle dit que plein de monde lui dit ça, mais elle a de trop grosses cuisses. Whatever. Faut jamais s’obstiner avec une fille désillusionnée.

 

Chloé dit qu’elle ne s’est jamais sentie aussi bien, aussi libérée, elle n’a jamais autant mouillé et baisé de sa vie. L’autre jour, elle a loué une chambre d’hôtel au Marriot, pour elle et son black et après une super baise, elle lui a dit appelle tes amis. Trois amis de Marlon, trop heureux de la demande de Chloé, sont arrivés un après l’autre et Chloé s’est évanouie de sommeil, de trop d’alcool et de sperme, à six heures du matin, comblée. Une heure après, elle se reprenait la bite de son mec, qui pendant leur trip quasi orgiaque, embrassait doucement la belle et lui disait qu’elle peut dire non quand elle veut et que si elle a mal, qu’elle lui dise. Mais Chloé était salement trop mouillée pour avoir mal, ou pour même avoir besoin de lubrifiant à bites énormes.

 

Chloé dit qu’elle peut embrasser toutes les filles qu’elle veut, ça excite Marlon, et que de toute façon, embrasser c’est pas tromper. Je dis nan, pas d’accord, je voudrais vraiment pas que mon mec embrasse une autre pétasse, je stresserais à toutes les fois ou il sort au Confessionnal boire avec des copains et sourire à des pouliches sous le charme. Chloé dit l’autre fois j’étais à la Porte Rouge, tu connais pas? Elle continue, j’ai embrassé un mec et Marlon l’a su et c’est vrai qu’il était pas super content, mais pour les filles, machin-machin, n’importe quand, une de ses amies voudrait bien m’avoir toute nue rien que pour elle, regarde Mélodie je vais te montrer des photos, j’ai trop envie de lui dire oui, elle est super belle, et je lui ai parlé sur msn et elle est super intelligente aussi.

 

Putain Chloé me montre des photos de sa future fuckfriend et elle est top, cheerleader pour les Alouettes, gorgeous brunette aux cheveux longs, tout en courbes et en sourires aguicheurs, elle est exciting à remonter sa robe et à se rentrer un poing au complet dans la chatte. Molly est jalouse et elle embrasse Chloé en lui rappelant qu’elle est sa best friend et que pour préserver toute sa dignité, elle devrait se laisser lécher par elle, pas par une salope en mini jupes à volants bleu et blanc.

 

Molly monte sur les cuisses de Chloé, lui fait boire le reste de son verre de vin en lui disant, prends c’est ma mouille, c’est ma mouille. Chloé rigole et embrasse Molly, pendant que moi je me dis qu’il faut que j’appelle bientôt un taxi. Quelqu’un cogne à la porte. Molly se lève super vite, gueule oh ça doit être Carl!

 

Je me regarde dans mon miroir de poche. Ça fait une éternité que j’ai pas vu Carl et je suis trop heureuse qu’il vienne nous rejoindre, après son badminton. Il nous salue et demande à Molly s’il peut prendre une douche, il pue trop qu’il dit. Je vais le prendre dans mes bras et je lui dis qu’il ne pue même pas. Pendant sa douche, Molly arrête pas de dire qu’il est tout maigre et sexy, qu’elle aurait trop envie d’aller le rejoindre sous la douche. Chloé recommence à parler de Marlon, elle aimerait aller le rejoindre ce soir, il n’est pas trop tard pour sortir, minuit et des secondes, elle a envie de baiser. Molly dit fuck, ça me gêne vous entendre faire du bruit et tout, quand je suis dans ma chambre. Chloé dit moi je t’entends jouir avec ton mec et ça me dérange pas, j’écoute encore plus et ça m’excite, je m’imagine avec vous, machin-machin.

 

Chloé se lève pour téléphoner Marlon, Carl prend en photo ses seins pendant qu’elle répète c’est trop bon, c’est trop bon avec lui, je peux pas croire que c’est comme ça, je veux toujours plus, il est trop bon, je mouille tellement, je suis pas son genre, trop mince et tout, ses amis me trouvent trop belle, il est trop bon, c’est incroyable, faut que j’aie le voir, je suis trop trop heureuse. Et elle s’en va, et je reste un peu à parler, à répéter à Molly que c’est elle la prettiest, mais moi aussi faut que j’aie me faire baiser.

 

Et quand je suis sur Alexandre Le Grand, trente minutes plus tard, je sais que je suis chanceuse, j’ai pas Marlon, j’ai pas un joueur de badminton, j’ai pas un restaurateur indien, j’ai pas Patrick Watson, mais who care, j’ai Alexandre Le Grand, et son sperme en moi, avant de dormir, ça goûte meilleur que tout le vin blanc et les Boris Lychee de la soirée.

Alcool, orgie et Anne-Marie Losique

novembre 15, 2008

Je suis pas alcolo, vraiment, je parle beaucoup d’alcool, mais c’est bon pour la santé, et j’en bois pas à en vomir (sauf au Nouvel An, j’ai déjà prévenu), ni à tous les jours, enfin faut parfois faire des cures (pour rester mince et en santé) et juste boire du thé et manger des sushis pendant une semaine et avaler du sperme (seize calories par portion et ça brûle le cholestérol). Mais alcool et sexe, ça va tellement bien ensemble, trop parfois, je sais pas, ça dépend si on a un copain ou une copine ou non, et si on est dans Loft Story ou Occupation Double.

 

Alcool et highschool glory

 

La première fois que j’ai bu, j’ai bu non stop huit bières, trop pour le corps de fille de quatorze ou quinze ans pré-pubère que j’avais. Je me suis retrouvée à marcher droit dehors, pour convaincre des nouveaux amis que j’étais totale sobre et immunisée contre l’alcool. À une heure du matin, j’étais malade dans un lavabo, j’avais embrassé le mauvais mec; et le beau-père très très très gentil de ma copine Misha m’amenait dans ses bras jusqu’à la maison de Misha, ou elle et sa mère m’ont déshabillée et couchée. Depuis je fais super attention, et je suis tellement désolée de pas avoir d’histoires de baise torride sous vodka-citron à seize ans, comme Lindsay Lohan ou les girls gone wild de Joe Francis. Man, même pendant une Saint-Jean-Baptiste super mouvementée en secondaire cinq (fugue de Misha, pleurs de Justine, bisous avec la langue à deux mecs trop habillés comme Une nuit au Roxbury, un dixième de joint avec des filles inconnues), je n’avais pas bu plus qu’une bière et demie et je cruisais tous les mecs, je voulais me retrouver avec une bite entre les jambes, j’étais mignonne, camisole plongeante sur des seins pointus, longs cheveux à la Nicole Kidman quand ils étaient auburn, mais revenue chez Justine, avec genre vingt personnes, tout le monde se baignait en soutif ou en caleçons, tout le monde était mouillé et les mamelons visibles sous du tissu transparent, mais tout le monde trop fini pour se préoccuper de ma chatte, c’était une de mes premières déceptions : pourquoi j’ai toujours envie, pourquoi il n’y a pas toujours quelqu’un pour s’occuper de mon trou, pourquoi on peut préférer genre jouer à des jeux vidéos et sauter d’un tremplin d’un mètre splish splash au lieu de me baiser?

 

J’aime lire les livres de collection It Girl, j’aurais rêvé avoir une adolescence de bitcheries, de jupes Roland Mouret, de rendez-vous dans les écuries, de baise avec le copain de ma meilleure amie et ma meilleure amie aussi, de potins à répandre devant un thé au Ritz, de jouer à la bouteille avec le livreur de pizza, de bain moussant avec mes copines, de verres de champagne partagés avec des designers transex. Quand elles boivent, les filles de It Girl sont trop top : elles dansent en déboutonnant leur chemiser Chanel, elles se déhanchent en caressant les seins nus d’une copine, elles tombent dans les bras d’un mec qui leur lèche l’oreille, elles rivalisent pour savoir qui va se faire le mec en premier, une met la main du gars contre sa taille, l’autre sur un sein, l’autre entre les jambes, l’autre dans la chatte, elles se collent, elles sentent le parfum du mec, elles le sentent durcir et elles en salivent, elles baisent en avalant les dernières gouttes d’un martini-lychee, avant le gatorade du lendemain, elles se font dévierger par un prof, elles se réveillent, vont en petites culottes à la fenêtre de l’hôtel de leur débauche et y devinent le doyen de leur pensionnat, en peignoir, qui se fait la femme du concierge. Brillant!

 

Alcool et jeunes pétasses en chaleur

 

Avant d’être avec Alexandre Le Grand, toutes mes envies étaient souvent réprimées (je veux dire, à part lui, aucun mec a accepté de me fouetter), mais avec l’alcool je pouvais tout dire (tu veux savoir quelle couleur est ma culotte?), tout faire (je peux voir à l’intérieur de ta culotte?) et tout oublier le lendemain (fuck, j’ai perdu ma carte de métro, mon rouge Lancôme, ma brosse du Dollorama). Ma boisson préférée était la Smirnoff Ice, que j’avalais trop rapidement, avant d’aller regarder mon visage pas encore trop bouffi dans le miroir d’une salle de bain crasseuse et de me demander si la copine avec qui je sortais accepterait de m’embrasser (j’ai une copine qui aimait autant les Smirnoff Ice que moi).

 

Question : Qui ne m’embrasserait pas si je me mettais à quatre pattes sur une table?

Réponse : Je connais des mecs maladroitement chiants, mais ma copine Sandra, c’est le top, elle embrassait le barman pendant qu’il fumait une cigarette dehors et dès qu’elle revenait s’asseoir devant moi, elle sortait la langue et je la frenchais alors, à quatre pattes sur la petite table, en faisant éclater un verre de Smirnoff Ice.

 

Et je connais des mecs qui saoulaient des pétasses de quatorze ans et ces pétasses devenaient trop chattes, obligeant les mecs à se déshabiller comme dans une scène à la American Pie, à montrer leur bite une fois toute dure, et les filles embrassaient chacun des mecs, un à la fois, les yeux à demi fermés.

 

Mais j’exagère. J’ai jamais eu besoin d’alcool pour montrer la couleur de mes culottes dans un lieu public. Ou pour montrer que je n’en mettais pas (je faisais ça avant Britney! avant Paris! juré!)

 

Alcool et pauvres grandes filles blasées

 

Sous le stress, si je bois, je deviens plus qu’émotive. À la fin de mon putain de baccalauréat en études littéraires de merde, c’était l’enfer, Noël approchait, j’étais en retard sur dix mille devoirs et je travaillais temps plein  dans un magasin d’artisans québécois. Résultat? À tous les repas ou Alexandre Le Grand et moi étions conviés, je terminais la soirée le ventre rempli d’un verre de rouge de trop et en pleurs pour des raisons dramatiques comme :

 

1.      personne à la table ne connaissait Denis Vanier

2.      personne n’aimait mon imitation d’Anne-Marie Losique

3.      personne n’aimait Anne-Marie Losique

4.      je n’avais pas les lèvres gonflées d’Anne-Marie Losique

5.      j’avais juste envie de baiser mais Alexandre Le Grand ne voulait pas parce que j’avais pleuré à propos de Denis Vanier.

 

L’alcool, ça me faisait aussi quémander des fessées à tout le monde et danser collée-collée-évanouie contre ma Misha à moi, pendant que les mecs, au lieu de nous regarder et de chanter en même temps que nous tous les succès de Britney Spears, bandaient devant un film porno.

 

(En groupe. De la porno à écouter en groupe. Quand tu as dix-huit ans et plus et que tu sais que ça se terminera pas en orgie. Je sais pas, mais moi, même saoule, je trouve ça limite, je veux dire, tu bandes, tu mouilles, mais tu commenceras pas à te crosser devant tes amis. J’ai pas compris l’envie soudaine. Ou je suis une bitch totale fermée. Whatever. Après avoir dansé et écouté trois fois le cd de Britney Spears, Misha et moi nous avons comparé nos seins et j’ai pleuré en vomissant dans la cuvette des toilettes. C’est ça le problème quand je ne calcule pas le nombre de verres de champagne par minute.)

 

J’aime tout le monde, la vie est belle et tout, mais avec de l’alcool j’aime encore plus tout le monde et tout le monde m’aime et la vie sera belle pour toujours tant que j’ai un verre de chardonnay, et que je m’en fais pas trop si je dévoile tous mes secrets et mes vies d’avant et mon besoin de sodomie aux deux semaines à des chéris et à des salopes, compagnons d’un verre ou de quinze.