Archive for février 2012

Plus sexy qu’une couverture de table à langer

février 9, 2012

Je regarde des sextoys sur le site de Babeland, en mangeant une crème brûlée à la vanille. Parce que même si j’utilise toujours le même vibro, je crois que c’est impossible d’avoir trop de sextoys.

Je tombe sur un item que je n’avais jamais vu encore : une couverture pour les femmes fontaine. Au lieu de changer les draps trop souvent ou de se coucher sur une couverture de table à langer pour bébé, le Fascinator Throes Blanket est là pour vous. Je ne suis pas une squirteuse, mais je trouve ça très original (ok j’aime surtout le petit logo de parapluie sur la boite).

Source photo : http://store.babeland.com/sexy-gifts-top-pics/fascinator-throes-blanket

Des condoms ampoulés

février 7, 2012

Une installation très spéciale de l’Irlandais Bryan McCormack protège les murs du Centre Pompidou à Paris. 80 000 condoms sont disposés dans le tunnel des escaliers roulants afin de faire réfléchir à la cause du Sida. Chaque niveau du tunnel a sa propre couleur, ainsi que sa propre fréquence cardiaque enregistrée.

2011 – Preservation is life – Les sons de ma vie

Source photos : http://www.feeldesain.com/preservation-is-life-condoms-installation.html

Lana Del Rey et sa jumelle

février 7, 2012

Je me crosse en imaginant que Lana Del Rey a une jumelle et qu’elles se fourrent avec un gros jelly double dong.

Un féminisme qui déteste les femmes libres

février 2, 2012

Je l’ai répété souvent, on ne me croit pas toujours, mais je le répète encore : jamais je ne me suis sentie rabaissée par des clients, alors que j’étais escorte. Mais combien de fois me suis-je sentie rabaissée par des femmes, qui se disent féministes abolitionnistes? Un nombre incalculable de fois.

Pourquoi?

Parce qu’elles disent donner une voix aux travailleuses du sexe qui n’en ont pas, tout en refusant une voix à celles qui veulent dire autre chose que leur discours habituel (style « Je me drogue parce que je suis une prostituée. Je déteste les hommes. Blablabla. » – Cette voix existe bien, et c’est important de l’entendre et de l’écouter aussi, mais ce n’est pas le seul discours des prostituées.)

Parce que ces prétendues féministes me refusent un choix, me refusent d’être, me refusent un plaisir. J’ai souvent discuté de la question des abolitionnistes avec des copines ou d’autres travailleuses du sexe, me demandant qui elles étaient vraiment, ce qu’elles avaient vécu par le passé qui les motivaient à dénigrer certaines travailleuses du sexe et les hommes qui fréquentent les travailleuses du sexe.

Jamais je n’avais pensé faire un rapprochement entre leur impérialisme à la je-vais-vous-sauver-même-si-vous-ne-savez-pas-que-vous-devez-être-sauvées et les théories de Freud. J’ai trouvé un article qui vulgarise le tout, et je trouve cela génial. Je vous invite à en lire un extrait, puis à le consulter si la chose vous intéresse autant que moi.

« On voit que là où la morale victorienne opposait la femme respectable (bourgeoise) à la femme socialement inférieure (la putain), à une période où le capitalisme était en plein essor, l’abolitionnisme se veut sans opposition de classes, ce qui le conduit non pas à vouloir cantonner la prostitution (celle-ci était très active sous l’ère victorienne, dans les bas-fonds de Londres par exemple), mais à vouloir sa disparition. C’est ainsi que s’est ajouté au clivage entre la madone et la putain, un clivage entre les hommes et les femmes.

Ce double clivage procède à l’étouffement d’une question qui concerne les femmes en général : celle de leurs pulsions sexuelles. Si la prostituée doit être victimisée, c’est parce qu’elle doit être niée comme femme possible, en étant érigée en victime de la sexualité des hommes. Il s’agit là de préserver l’image de la femme respectable, qui ne peut pas l’être si elle a elle-même des pulsions sexuelles aussi dérangeantes que celles des hommes.

La prostituée victimisée par le discours abolitionniste, sans lui demander son avis sur la question, est donc plutôt haïe que défendue par les féministes abolitionnistes. Cela explique que ces dernières ne tiennent aucun compte des conséquences sociales de la pénalisation des clients pour les personnes se prostituant. Dans la mesure où les pulsions sexuelles sont décrétées relever du seul sexe masculin, et que celles-ci représentent le mal absolu, la prostituée respectable n’est pas concevable, et elle porte atteinte à l’image de la femme en général. »

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/227746-les-prostituees-victimes-des-hommes-ou-des-abolitionnistes.html