Archive for mars 2009

J’aime les chiens et les langues

mars 9, 2009

Hier j’ai joué avec Ginette, un chien Griffon de quatre ans, j’ai couru en minijupe et manteau de cuir après elle, je suis tombée dans la boue. J’adore la campagne. J’ai aussi bu de la sangria pour souhaiter le début du printemps, j’ai taché mon chandail vert lime avec de la sangria et de la soupe aux légumes, j’ai écouté un noble français me raconter les perversions d’un lord anglais, qui aimait les petits gars, les bijoux de la Couronne et qui a amené sa fille à se prostituer. J’ai adoré la terrine fait maison du noble et de sa douce, je me suis couchée contre Ginette en montrant trop les fesses, et je me suis endormie dans la voiture, de retour à Montréal, en début de soirée.

Alexandre Le Grand m’a prise dans ses bras, m’a amenée dans la chambre, m’a proposé une omelette super légère et un peu de vin blanc. J’ai dit oui, oui. Il a tout préparé, a laissé ça sur le feu, et il est venu me rejoindre dans la chambre. Il a écarté mes jambes, a commencé à me lécher, c’était bon, je voulais plus continuer à dormir, je lui tenais le crâne, pour qu’il reste bien comme ça, à me doigter, à rentrer sa langue et à chatouiller mon clito. Il m’a pénétrée, je me retenais à ses épaules, il donnait des gros coups de bite, je voulais qu’il continue, mais il a dit non salope, tu vas jouir avant moi, et il m’a repoussée, la tête enfoncée dans deux oreillers, sa tête à lui entre mes jambes, il a craché sur mon clito, il passait ses doigts dessus, vite vite vite, et il me regardait, moi je fermais à demi les yeux, je peux pas rester à le regarder, je peux pas rester attentive à quoi que ce soit, quand il me lèche, faut que je ferme les yeux et que je pense à rien, sauf à sa langue, à ses doigts, et à sa bite, qui me rentre dedans dès mon premier cri de jouissance.

(L’omelette était pas brûlée. Et le vin blanc était bon. Et j’ai gardé, jusqu’à ce matin, entre mes cuisses, le sperme et la mouille qui ont coulé sur mes jambes, dès que je me suis levée du lit, pour proposer un verre d’eau à mon mec.)

20 choses que je souhaite à toutes les girls

mars 8, 2009

Breuvage : bière Vieille Provision, Saison Dupont

 

Musique : Pussycat Dolls, When I grow up

 

 

1. De se sentir merveillement biens à chaque bouchée de gâteau Suicide au Chocolat. Jamais coupable. Le chocolat c’est plein d’antioxidants et de trucs sympas comme le sucre. Le sucre c’est hot, sauf avant d’aller se coucher.

 

2. D’avoir des copines extras et assez honnêtes pour dire que telle robe essayée chez Guess est à chier sur son corps en forme de poire, mais que tel top est obligatoirement à acheter, même si ça signifie une dette d’études pas réglée ou un loyer payé en retard.

 

3. D’avoir un système d’éclairage high tech et flatteur dans la salle de bain. D’avoir un pole de danseuses nues dans la salle de bain, comme Kate Hudson. D’avoir du bain moussant Belle Pella, toujours en réserve.

 

4. De ne pas être victimes de maux de tête trop puissants après de folles soirées au champagne, ou à la bière en fut. De toujours se faire offrir du champagne. Ou du mousseux rose. C’est beau, le mousseux rose. Et la barbe-à-papa aussi c’est beau. Mais ça écoeure plus vite que le mousseux rose.

 

5. D’avoir des copines extras qui se collent pas contre le mec des autres, des copines à qui elles peuvent tout confier, sans avoir peur de se retrouver dévoilées dans un blogue (moi je demande toujours la permission, parfois après, mais euh, je demande). Des copines extras qui leur disent avec délicatesse qu’elles ont vu leur mec se faire frotter le cul par une pétasse, ou des copines extras qui leur disent avec joie que leur mec les regarde avec adoration, même quand ça fait deux fois en deux minutes qu’elles se renversent des croustilles au bacon en plein dans le décolleté.

 

6. De pouvoir lire de la chick lit sans se sentir obligées de cacher le cover du livre. De lire aussi Tolstoi. Parce que Tolstoi est hot. De lire Djian parce qu’il est mouillant. Et Bukowski parce que Bukowski est un homme à marier (une fois au Paradis, sadly).

 

7. D’être heureuses même sans sushis à tous les midis.

 

8. De pas avoir besoin de chirurgies esthétiques pour être very pretty. Ou d’avoir assez d’argent pour se payer un tas de chirurgies esthétiquement essentielles (je veux une bouche pulpeuse! je veux une bouche pulpeuse!).

 

9. D’utiliser un auto-bronzant ou du spray-tan pour avoir un teint de Caraïbes star. Ne pas être addicts aux salons de bronzage: le cancer c’est pas sexy, le vieillissement précoce de la peau non plus. Et le teint orange-orange, ça appartient aux agrumes. Faut pas oublier que le teint aristo-Blanche-Neige, c’est aussi très seyant.

 

10. D’avoir une maman qui leur a appris à cuisiner des plats exquis. Ou un mec qui cuisine depuis l’âge de dix ans, et qui aime ça, et qui fait des trucs bien gras, ou bien étranges, comme de la cervelle, le jour de l’Halloween.

 

11. De toujours avoir une réserve de jujubes saveur framboises suédoises, ou des réglisses à l’anis, ou des suçons Chupa Chups, en cas de cafard soudain, ou de besoins phalliques immédiats.

 

12. De savoir qu’un trip à trois avec deux personnes que vous adorez, ce sera dans 85 pour cent des cas une mauvaise idée très gênante le lendemain, ou même cinq minutes trente exactement après une pipe, une sodomie et dix mille frenchs alcoolisés.

 

13. D’avoir les aisselles toujours rasées, les jambes adoucies au beurre corporel à la poire enchantée, et des culottes mignonnes, si, par malheur, elles rencontrent un docteur ou un infirmier ou un chirurgien esthétique (le rêve! je veux une bouche pulpeuse!), après s’être écrasée la face contre un arbre en skiant, après s’être rentrée un tube de mascara dans l’oeil, ou après s’être étouffée avec un bout de cervelle, le jour de l’Halloween.

 

14. D’avoir le talent de manger un cheeseburger sans tacher de ketchup sa blouse Marciano à 150 dollars et ses jeans Seven. Et me dire absolument le secret, please. Je suis capable d’être élégante quand je marche comme une salope et quand je suce, mais quand je mange, no way.

 

15. D’être amoureuses d’un mec en qui elles ont assez confiance pour le laisser aller dans des bars de danseuses trois fois par semaine, sans penser qu’il va mordre les têtons d’une autre fille qu’elles. Ou d’être amoureuses d’une autre pétasse, qui aura jamais l’haleine d’une chatte étrangère.

 

16. De lire un Cosmopolitan en s’en fouettant de pas se sentir concernées par leur article mensuel sur le Point G. Man j’adore mes orgasmes clitoridiens. Mon Point G peut bien rester non découvert. I don’t care.

 

17. De pas avoir envie de pipi à chaque trente minutes. Moi j’ai une vessie aussi petite qu’une tête de souris. C’est l’enfer.

 

18. De vivre jusqu’à cent ans entourées de chevaux, de chiens, de chats, de canaris, de livres et d’arc-en-ciel. Et de vibros. Et de gâteaux Suicide au Chocolat. Et de cheeseburgers.

 

19. De connaître un bon nettoyeur à sec.

 

20. D’avoir des vêtements dans lesquels elles se sentent absolument gorgeous. Mais aussi, de se sentir toujours gorgeous, habillées ou pas, singles ou pas, enceintes de dix mois ou pas, en écoutant les Pussycat Dolls ou Radiohead.

 

La vie est belle, vous êtes belles, mangez des abricots séchés en pensant à moi, et de la barbe-à-papa, vernissez-vous les orteils en dépassant sur la peau, whatever, je vous adore et je vous embrasse tendrement, vraiment.

Oh shit, je suis pas une fille mystérieuse

mars 5, 2009

Musique :Lil Wayne, Phone Home

Le dernier Cosmopolitan, avec Ashley Tisdale qui joue la coquine en couverture (si vous ne la connaissez pas, c’est que vous avez plus de quatorze ans et que vous vous fouettez des rhinoplasties réussies des stars), révèle plein de trucs intéressants, comme que la tequila peut être utilisée comme exfoliant, et que 67% des mecs aiment les woman who plays hard to get. Hard to get ça veut dire quoi ? Perdre le numéro de téléphone du mec ? Ne pas baiser les six-sept-huit premières dates ? Refuser de péter pendant un an de fréquentation?

Fuck, j’aurais presque aimé être une fille hard to get, mais j’ai toujours été du genre à proposer une pipe quand je m’emmerdais à discuter politique, et Alexandre Le Grand, après m’avoir baisée deux fois en une heure, a refusé mon numéro de téléphone et a écrit le sien sur une page du Journal Métro. Je l’ai appelé, la voix faussement assurée et toute tremblotante, dans une pseudo tentative d’avoir une voix enjoleuse à la Anne-Marie Losique, quelques jours après. J’étais dans un escalier, à l’UQAM, et je lui ai demandé un rendez-vous.

Il a proposé un restaurant portugais, j’ai dit oui, oui, en crêmant ma petite culotte. Et nous avons bien mangé, harengs et un tas de plats dont je ne me souviens plus le nom, mais pas de pain, parce qu’il n’en mangeait pas et je ne voulais pas en manger, de peur qu’il me prenne pour une totale ogresse. Après, nous avons baisé jusqu’à 4 heures du matin et je lui ai demandé de me reconduire chez moi. Oh well, je suis presque hard to get, non ? De pas dormir avec lui, ça compte, c’est quelque chose han ? (Et genre deux mois après, je plaquais tout, études, momentanément, travail et Premier Mari, pour vivre chez lui. Je suis une salope, je sais. Pourquoi les mecs disent pas aimer ça dans les sondages du Cosmopolitan ?)

Et le midi, je prends un café latte en reluquant les boutiques des Cours Mont-Royal

mars 5, 2009

Question : Quoi de mieux que d’avoir comme réveil, le matin, une chanson de Feist, et le corps de son mec contre lequel se blottir pendant une dizaine de minutes, avant le premier café de la journée ?

Réponse : Du bacon et des œufs brouillés, mais aussi de crosser son mec, qui vous fait un lift de la maison au travail, et de le laisser jouir dans votre bouche, à un feu rouge.

Les mecs américains en chaleur aiment aussi un doigt dans le cul

mars 3, 2009

J’adore Miss Potin, même si j’ai zéro idée de son identité. Je sais trois trucs : elle a un œil fashion sévère, elle est totale attitude légère et urbaine, et elle aime rigoler, en lisant mes découvertes que je pige dans différents magazines féminins.

Alors pour elle, et pour vous, mais surtout pour elle, puisqu’elle m’a réitéré sa demande plus d’une fois, je cite un article du Cosmopolitan de mars 2009, sur les secrets cachés des mecs américains en chaleur.  L’article expliquait que les mecs américains en chaleur s’inquiétaient tous de la taille de leur bite et de leur performance sexuelle, ils ont besoin de préliminaires (genre la fille américaine en chaleur doit dire à son mec que sa bite est belle et grosse, jusqu’à ce que le mec respire trop bruyamment – c’est écrit dans l’article, je n’invente pas), et les couilles des mecs américains en chaleur sont plus dures que les filles le croient, donc les filles américaines en chaleur peuvent les chatouiller sans croire que leur mec se tordra de douleur. Définitivement trop hot.

Ce qui est drôle, Miss Potin, tu lis bien han ? c’est la liste de secrets qu’il ne faut jamais-jamais révéler aux mecs américains en chaleur.

1.      « You’re the third-best lover I’ve ever had ! »

2.      « While we were having sex last night, I came up with this genius solution to a problem at work. »

3.      « Your thrusting makes your tummy jiggle like a bucket of gelatin. »

4.      « Your orgasm face reminds me of my grandpa when he threw his hip out. »

5.        « Um, that is not how Clooney did it. »

Strawberry blonde et full load

mars 2, 2009

                      

 

 

 

 

 

 

musique: Café Tel Aviv, Middle East Chillout

breuvage: rhum-coca zéro

 

 

 

En fin de semaine, à part manger de la pizza et des sandwichs tomates-jambon-fromage-avocat, et me teindre les cheveux en strawberry blonde, et lire La branche cassée de Louise Erdrich, et écrire des millions de courriels, et terminer le whisky irlandais et vaporiser du spray au concombre et coriandre partout dans l’appartement à chaque deux minutes, j’ai rien fait.

 

J’ai annulé ma sortie avec Isadora, nous devions nous balader dans Montréal, trouver dix milles activités auxquelles participer pendant la Nuit Blanche, avant une lecture improvisée de Marie Hélène Poitras dans une bibliothèque. Mais j’étais fatiguée, et frileuse, et je rêvais juste de pizza et de Redemption, le premier épisode de 24. Je m’en veux parce que je n’ai pas vu Isadora depuis le lancement du cent-vingtième numéro de la revue Moebius, au Rockette. Elle avait les cheveux violets, venait tout juste de décrocher un job de rêve, nous avions parlé de Moby Dick, de Jean-François Chassay, de mode écologique et j’avais trouvé génial de porter une robe qui matchait à la perfection avec la table de billard sur laquelle j’étais restée assise pratiquement toute la soirée.

 

Quand Alexandre Le Grand est arrivé, il était environ huit heures et demi, hier, je me suis précipité à la porte, j’étais habillée en totale pétasse, plus-que-mini robe noire échancrée jusqu’au nombril et maquillage léger mais bouche glossée et repulpée. Je lui ai versé un verre d’eau et nous sommes tout de suite allés au lit.

 

Je sais pas c’est quoi mon problème, ou ma chance, whatever, mais dès que je baise pas pendant au moins une journée, ma chatte se resserre et je suis presque vierge à nouveau, really. Il m’a pénétrée, et j’étais mouillée, mais tellement serrée que ça a tiré, j’aime ces petites douleurs, il était par-dessus moi, j’avais les jambes pliées, je lui montrais mon cul, il a mouillé ses doigts, il m’a dit qu’il ne s’était pas crossé dans la douche pendant le weekend alors j’aurais le droit à un full load, il m’embrassait les seins, me mordait les épaules en disant je veux te mordre plus fort, jusqu’à ce que tu saignes, salope, je me suis vraiment ennuyé, moi aussi, je vais jouir en deux minutes, salope de ma vie. Je le regardais, je le trouvais tellement beau, sur moi, ses épaules larges, son torse plein de poils bruns, et quelques poils gris, et je lui dis tu peux jouir maintenant, si tu veux, il a rentré un doigt dans mon cul, il a joui, est resté en moi, pour après se coucher, juste à côté.

 

Il avait un sourire épuisé, mais heureux, il a dit la princesse était belle en fin de semaine, nous sommes allés dans des roller-coasters, au centre d’achat, elle avait peur au début, mais après elle criait encore, encore, elle a mangé plein de jujubes en forme de dragons, elle était belle, tellement belle. Il a aussi dit, en ouvrant les yeux et en caressant mon dos, je te rebaise tantôt, là j’ai encore soif, une Leffe, ça va me réveiller je pense. Nous nous sommes commandé une pizza, il ne l’a pas aimée, et j’ai récouté Redemption avec lui, sans lui dire que je l’avais regardé la veille. Ça ne me dérangeait pas, j’étais bien, toute nue sous une jetée, avec de la sauce à pizza aux coins des lèvres, et la chatte plein de sperme.