Archive for mars 2009

Merci Betty pour les fleurs, la carte, et tes tétons contre les miens

mars 19, 2009

Lecture : Alisa Valdes-Rodrigez, Haters

Breuvage : sirop DayQuil

Moi, devant un rhume, je m’écrase. Je pense à Betty, qui suce et qui sort quand elle est grippée, et je me sens vraiment petite princesse pourrie. Mais oh well, demain j’irai mieux, je m’habillerai pas en pyjama à motifs de cupcakes pour travailler et je passerai la journée avec du thé vert brûlant et de la VitaWater entre les mains. Au lieu de dormir vingt heures et de baver sur mes magazines et mes romans latino-américains pour ados. Et de relire des vieux Cosmopolitain, toujours édifiants.

Article rigolo de la journée : Une journaliste très sérieuse propose aux filles nouvellement célibataires quelques activités pour ne pas s’ennuyer, genre aller dans une art gallery, à une lecture de poésie et se faire des déjeûners spéciaux à base de sucre brun, miel, fraises et yogourt. Elle tente de convaincre aussi les lectrices de commencer des conversations édifiantes avec de futurs perfect boyfriends. Les convo starters qu’elle propose ? OMG. J’oserais pas me présenter à un mec et discuter de, euh, ça :

1.      Men can suffer from postpartum depression too. The cause is a mixture of hormonal fluctuations, pressure to be the breadwinner, and a drop in attention from their partner.

2.      Three-quarters of women and a quarter of men admit to snuggling with an article of their partner’s clothing when their loved one is away.

Sans joke? C’est sexy tout ça han ? De quoi donner envie de déboutonner sa chemise, de pogner le cul de la nouvellement célibataire et de lui proposer un weekend à deux à bouffer des breakfasts à base de sucre brun, miel, fraises et yogourt.

Invasion de pétasses

mars 17, 2009

                           

                                             melodie nelson

mes mamelons sont presque de la même couleur que la barbe-à-papa rose

Betty me touche les fesses et elle m’affirme que j’ai pas grossi du cul malgré tous les méga burgers du monde, et la poutine que j’ai mangé avec mon frère et sa blonde il y a deux jours. J’avais pris une poutine Matty et Philippe et Mégane et Alexandre Le Grand avaient bouffé une poutine T-Rex, à la Banquise, c’était un souper super agréable, j’avais parlé de sexshops avec Mégane, du permis suspendu de Philippe et du pouvoir démoniaque des banques. Après Alexandre avait reconduit Mégane et Philippe jusqu’à la Place Versailles, on a tout fait l’Est de Montréal en auto, ça m’a rappelé plein de souvenirs de mes années de cégépienne en putain de chaleur, et de femme mariée paumée, quand j’habitais dans Hochelaga près d’une épicerie ouverte 24 heures sur 24. À l’appartement, on a écouté le premier épisode de la première saison de X-files, j’ai parlé à Alexandre de ma cousine qui participait à mes délires de fille de neuf ans et qui voyait, à l’époque, des sorcières et des extra-terrestres partout. X-files ça rend super profond: on a parlé de la crainte de mourir, Alexandre croit qu’il n’y a plus rien après, et c’est ce vide qui l’effraie, moi je suis toute réconfortée à l’idée de me retrouver au Paradis avec de la barbe-à-papa rose et bleue et mauve, des vibros et de la vodka à perpétuité. Mais je veux pas mourir avant d’avoir genre 110 ans.

Je montre mon nouveau chandail Olivia à Betty, je lui dis il s’appelle Golden teardrop, ou un truc comme ça, c’était écrit sur la facture, c’est nice han, mais on voit la couleur de mes mamelons à travers, est-ce que c’est trop? Et je sens que je vais être frileuse toute la soirée, so sur les hautes en crisse, est-ce que c’est trop? Betty me regarde, elle dit so hot, you’ll just have to keep your scarf on quand on va manger au restaurant, c’est tout. Elle me donne une petite tape au cul, elle joue dans les boucles de ses cheveux et on part direction encore Vallier. On passe devant le Confessionnal, je vois Colin, avec une chick, Betty est toute joyeuse, elle dit c’est Colin et Felicia ! Elle me présente Felicia, c’est une copine avec qui elle boit de la vodka-Red Bull et danse jusqu’à trois heures du matin tous les vendredi-samedi-whatever ou presque au Cherry.

Arabe bling-bling, textos et canard confit

Felicia me regarde comme si j’étais la petite sœur looser de Betty, parce que je tousse devant sa cigarette et je dis que j’aurais froid, si j’étais Colin et Felicia, à me les geler dehors, même pas en manteaux à fumer une clope. Colin me prend dans ses bras et me fait tourner, il me dit comment ça va, ça fait longtemps, comment va Alexandre, oh Felicia faut que tu lises son blogue, elle va te convaincre que la sodomie c’est bon. Felicia me regarde encore comme la petite sœur looser de Betty, avec des yeux d’amazone de six pieds et trente-cinq ans d’expériences de frenchage alcoolisé. Elle dit tu parles de cul, vraiment, tu as l’air pourtant toute, toute, oh well, I’m a crazy bitch, Colin will tell you that. Felicia murmure un truc à Betty.

Dès qu’on rentre chez Vallier, on demande un martini poire-citron. Betty trouve encore que ça goûte la banane. Elle dit j’ai pas faim, Felicia m’a dit que Sadek était au Confessionnal, je le savais même pas, il me parle pas depuis, I don’t know, presque quatre jours. Elle sourit à la serveuse qui chantonne du soul et me dit tu crois qu’avec mes petits seins je pourrais faire beaucoup d’argent si je devenais escorte ?

Je me brûle sur mon plat de paté chinois au canard confit. Je commande une Heineken, et un autre martini poire-citron pour Betty. Un Arabe bling-bling de genre 19 ans vient à notre table. Il nous embrasse et se présente et il raconte qu’il vient tout juste de rentrer d’Acapulco, il a été malade trois jours, à cause d’un morceau de glace infecté ou whatever. C’est presque excitant de faire la connaissance de quelqu’un qui parle d’indigestion dès les premières secondes de conversation. Un de ses copains vient nous rejoindre, il embrasse la main de Betty, qui a l’air un peu ennuyée, et la mienne aussi. Ils nous invitent à leur table, Betty dit je n’ai pas faim, et moi je dis non merci mais c’est trop gentil, et ils nous souhaitent une bonne soirée.

Betty ouvre la bouche et je lui demande ce qu’elle a, elle dit I can’t believe it, Colin et Sadek et Felicia et une autre fille, I don’t know her, I just see her from behind, they’re all here, at the bar. Je propose qu’elle salue Sadek, elle hésite, elle dit je ne veux pas le déranger, il veut pas, il veut être avec ses amis, not me, les jeudi. Elle texte Felicia pour savoir pourquoi ils sont là, tous les quatre, qui est la fille et tout. Betty ouvre encore la bouche deux secondes après avoir déposé son Blackberry sur la table. Je me retourne. Un mec aux gros sourcils la regarde avec un sourire charmant et rêveur. Il lui fait la bise, deux fois, sur les joues, tout près de ses lèvres et il lui dit que ça fait trop longtemps, pourquoi elle ne l’appelle plus, pourquoi elle ne lui écrit plus, pourquoi elle ne lui envoie plus de photos cochonnes d’elle, à quatre pattes avec un plumeau dans le cul? Ils se parlent cinq minutes, pendant que je rajoute plein de ketchup maison à mon plat de paté chinois, c’est délicieux.

confusion, air kiss et pipi entre filles

Quand le mec s’en va, direction table avec banquettes et chandelles, Betty me dit it was Jerome, I met him at a bar like one year ago, he always ask me when I’ll end things with Sadek so he can have a chance to love me forever and ever. Elle m’explique qu’elle avait cessé de lui parler parce qu’il n’avait pas trouvé nécessaire de lui présenter ses sympathies, après la mort de son chat. Elle avale une gorgée de son martini poire-citron, elle dit j’espère que Sadek l’a vu, j’espère qu’il va voir que plein de mecs s’arrêtent pour nous cruiser et regarder tes tétons. Felicia se rend à notre table, elle demande à Betty ce qui se passe avec Sadek, Betty dit oh I’m so confused, I love him but I don’t know, isn’t it weird qu’il veuille pas être avec moi, qu’il dise qu’il aime mon dancing mais qu’il ne veut plus danser avec moi? Felicia soupire en totale best friend sirupeuse. Jerome repasse, il sourit timidement à Betty. Felicia me dit Alexandre est resté au Confessionnal, il nous a pas suivi ici. Je suis super surprise, je pensais qu’il serait déjà à l’appartement, devant un X-files ou devant son ordi à réinventer le monde genre. Je l’appelle, j’entends mal au bout de la ligne, je suis trop contente qu’il soit juste à côté, je veux passer la soirée à sucer des lollipops devant lui et à toucher sa bite subtilement avec mes ongles manicurés, mais il me dit je t’aime amour, mais je suis fatigué, je quitte à l’instant. Je dois faire une moue pas terrible, parce que Felicia en totale best friend intéressée me dit oh j’aurais pas dû te dire qu’il était là, il te l’avait caché? Et je souris en totale pétasse défensive, et je dis nan, il partait, c’est tout et j’aurais voulu le crosser devant toi, c’est triste. Felicia s’en va et dit à tantôt les filles, on s’en va au Confessionnal now.

Betty termine son martini poire-citron rapidement, elle dit j’ai envie de vomir, faut aller danser. Au Confessionnal, on air kiss Colin, Sadek, Felicia et Derick, un mec que j’ai vu une ou deux fois, l’été dernier, au Quartier. On va direct aux toilettes. Betty texte Felicia et moi je me remaquille devant la glace et devant une fille qui gémit au téléphone, elle dit des trucs comme il est tard, tu m’as juré que tu arrivais il y a deux heures, j’ai mal aux pieds, je pars là là. Felicia nous retrouve aux toilettes, elle s’enferme dans une cabine avec Betty, elle dit j’ai bu douze café en douze heures, je capote. Betty pisse pendant que Felicia lui demande encore what’s going on avec Sadek et je gueule arrêtez de vous lécher la chatte, j’ai besoin d’une vodka tonic.

sein droit parfaitement nu et vodka-Red Bull

Mon chandail se découd au moment ou je répète à Derick que je le connais déjà. Je fais la faussement offensée parce qu’il ne se souvient pas de moi. Je montre mon sein droit au d.j. et à genre trente personnes avant que Betty trouve une façon miraculeuse de faire tenir mon chandail par un fil. Colin se baisse entre mes jambes et me fait monter sur ses épaules. J’ouvre grand la bouche, terrorisée, comme dans un manège à La Ronde, ou comme si je voulais vraiment montrer à tout le monde que non seulement mon sein droit est parfait, mais aussi que j’ai une ostie de bouche qui s’ouvre assez pour trois bites en même temps. Betty trouve que c’est gravement cool, moi je suis sûre de tomber, mais Colin est fort et ça ne le dérange pas que je me fasse aller les bras sur Ne-Yo, tout en enfonçant la couture de mon jeans et ma chatte dans son cou.

Betty m’oblige à descendre des épaules de Colin, elle veut un suçon aux cerises. Un mec près de nous m’en demande un aussi. Derick demande à Betty de toucher sa poitrine, elle le touche en rigolant. Il lui demande de toucher ses abdos, elle réagit comme what the fuck, no, why do you want me to feel your abs? Je danse avec un black super sexy, il me demande ce que je fais dans la vie, et je dis I write anything about sex, il dit really, et j’oublie de lui demander ce que lui il fait, parce que je m’en fouette un peu, et aussi parce qu’il est trop top pour que je lui pose des questions, je veux juste danser, faire l’agasse et sentir ses mains autour de ma taille. Betty se fait tirer le bras par une blondinette toute feluette qui porte un top mauve-vert-taupe super joli. Elle vient me chercher aussi et elle dit dansez avec moi les filles, vous êtes belles, et si je danse toute seule, tout le monde pense que je suis droguée. Je checke ses narines super subtilement, je vois pas de poudre, mais elle a l’air crissement partie, elle est amusante. Betty et moi on danse en s’échangeant nos suçons, je prends le sien aux cerises et je lui tends le mien aux fraises, et Derick et Sadek viennent nous décoller. Derick dit que c’est pas bien faire ça devant un mec célibataire qui a les couilles toutes gonflées. Et Sadek dit à Betty arrête, arrête, tout le monde te regarde. Betty dit and you don’t like it, stay with me then, love. Betty continue à se shaker les fesses et les tétons sur du Modest Mouse. Felicia arrive avec dix drinks sur un plateau et nous les distribue, je la remercie et je lui demande c’est quoi, elle dit c’est mon drink spécial, j’en prends all night long, c’est vodka-Red Bull.

les filles paumées encouragent les baises dans la cuisine

On souhaite cheers avec d’autres et je m’approche de Sadek, qui a un regard un peu perdu dans les vapes, un peu perdu dans les fesses de Betty, un peu perdu dans les fesses des autres filles qui placotent. Je pointe Betty et je dis elle est belle han. Sadek me regarde et soupire, elle est adorable, je sais, je sais, mais c’est compliqué, ma vie est compliquée maintenant. Je sirote ma vodka-Red Bull. Colin retire son t-shirt et est en transe, le torse nu et les abdos bien découpés. Il siffle et tourne autour de Betty. Felicia en profite pour se frotter la chatte sur la cuisse de Sadek et monter et descendre ses gros seins sur son corps. Je capote totale copine-extra-qui-cruiserait-jamais-le-mec-d’une-copine-même-si-dans-GossipGirl-c’est-hot. Felicia prend les mains de Sadek et les place sur ses fesses. Fuck il y a une heure Betty disait I care so much for him, I’m confused, I need him, et Felicia hochait la tête, écoutait comme une copine qui se transforme en putain de nymphette-trop-vieille-pour-être-nymphette. Felicia pousse la tête de Sadek entre ses boobs et elle rigole, je vois Betty, à quelques mètres, qui a cessé de danser, je vais la chercher, je lui dis il faut partir, fuck la pétasse.

Au vestiaire, Sadek vient nous rejoindre, il met son manteau, il veut partir avec Betty, il dit ça va, ça va? J’oublie d’embrasser Colin et Derick. Je garde la main de Betty dans la mienne, je lui dis tu es la plus belle, la plus italienne, la plus adorable, il a dit ça tantôt, la plus adorable, viens, retourne chez toi danser avec tes chats et Madonna en vidéo. Elle a l’air de ne pas comprendre, et si las, tellement petite-fille-qui-voudrait-encore-croire-à-la-fée-des-dents. Dans son auto, je m’asseois derrière, les talons hauts dans des sacs en plastique qui trainent. Je traite Felicia de fille paumée, de fille qui déteste les autres filles sauf pour s’amuser, je répète à Betty de ne plus lui faire confiance. Sadek dit c’est une fille bien. Et je crache que non, que j’avais deviné que non, en la voyant fumer avec Colin, dehors, mais je savais que c’était une copine à Betty alors j’ai fait attention, j’ai essayé d’être gentille, et aussi crazy qu’elle pendant une soirée, mais c’est clair, c’est une fille paumée.

J’ai un putain de mauvais pressentiment et quand je donne le reste de mes suçons à Betty, je cours jusqu’à la porte de l’immeuble, je monte dans l’asceuseur en regardant mes grands yeux déçus dans le miroir, et je cours retrouver Alexandre Le Grand, qui gosse sur son téléphone en buvant une Stella Artois. Je lui dis Felicia-c’est-une-pétasse-elle-touchait-Sadek-devant-tout-le-monde-je-suis-sûre-qu’elle-fait-ça-à-toi-aussi-dis-moi. Et Alexandre Le Grand m’embrasse, il me dit que je suis toute belle, que je devrais retirer mon chandail éclaboussé de rhum-coca. Il dit Felicia, je trouve qu’elle ressemble à un gars, et oui elle se colle à tout le monde, je trouve ça drôle, c’est tout, elle en veut de la queue, mais c’est pas moi qui va lui en donner, moi j’ai déjà ma petite pute à moi. Ça me rend totale insécure les pétasses, et je déteste me sentir insécure, et inférieure, parce que moi je mesure pas six pieds et que je bois pas douze cafés et que je m’éclate pas au Cherry quatre ou cinq soirs par semaine. Alexandre Le Grand me dit je t’aime. Je dis c’est pas correct han, c’est pas correct ce qu’elle a fait. Et pour bien me rassurer sur mon statut de femme-de-sa-vie-forever-malgré-les-amazones-droguées, il me pousse dans la cuisine et m’ordonne de m’asseoir sur la table. Je me tortille pour l’aider à retirer mes jeans et il me lèche, avant de baisser son pantalon. Il est déjà tout dur. Il me pénètre en un coup et je m’accroche à ses bras. Il mord mon épaule et me dit la prochaine fois, je resterai pour boire un verre avec toi et tu porteras ton collier de chienne et je te garderai bien en laisse près de moi, et tu japperas quand Felicia passera, tu peux même montrer tes dents, tu as de belles dents blanches.

Just do it GREEN

mars 16, 2009

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Grâce au dernier numéro de la revue Marie-Claire, j’ai découvert des adresses internet d’eco-sexe vraiment cools.

http://www.eartherotics.com/ : Cette boutique sur le web vend des cock-rings 100% silicone, des fouets créés avec des matériaux recyclés comme des pneus de gros trucks, des lubrifiants et des huiles pour massages concoctés à partir d’ingrédiens naturels et full of libido-boosting.

http://recyclemysextoy.com/ : En Floride, une entreprise propose de recycler des menottes en fourrure laissées trop longtemps au fond d’un tiroir, et des vibrateurs Rabbit qui ne fonctionnent plus.

http://libida.com/ : En plus de vendre des pompes à clito, des harnais et des dvds pornos tentants et on sale, cette boutique trop hot offre des vibros rechargables et un vibro minuscule, le Sola vibe, qui n’a pas besoin de piles, juste de l’énergie du soleil.

Je me transformerai jamais en David Suzuki ni en Madame Pro-compost, mais utiliser moins de piles sans pour autant diminuer mon obsession vibromaniaque ? J’aime.

Le dimanche, faut penser au Seigneur, et aussi à son cul

mars 16, 2009

Le dimanche je fouette presque rien. J’accompagne Alexandre Le Grand au parc avec sa petite princesse, je lis R.J. Ellory, je prends une douche juste parce qu’il faut que je sois pretty propre pour Alexandre Le Grand, et aussi pour Betty, qui vient prendre un choco chaud en fin d’après-midi, après avoir posé nue pour les peintures de Persia. Je fais la sieste deux heures, avec Paprikalicious, et Alexandre Le Grand qui ferme les yeux et qui me pose la main sur sa bite.

Alexandre Le Grand : Fais juste me lécher. Tu aimes ça han ?

Moi : Tu veux que je te suce, tu veux pas juste que je lèche.

Alexandre Le Grand : Ta gueule. Dans un an, tu vas me rapporter un demi-million avec ta bouche de petite Russe.

Moi : Dans Wire, c’est pas des Russes, c’est des Hongroises.

Alexandre Le Grand : Ta gueule et suce salope hongroise.

Moi : Pardon, je vais juste aller fermer la porte pour pas que la princesse se réveille.

Il me donne une fessée super fort et je gueule et je vais fermer la porte.

Alexandre Le Grand : Continue à travailler petite pute.

Je m’étouffe sur sa queue.

Alexandre Le Grand : Arrête de rire.

Moi : Pardon.

Il joui les yeux fermés, me retient la nuque. Je vais me coller contre lui, la tête sur sa poitrine. Il me pince un téton, le tire.

Alexandre Le Grand : Tu serais une belle vache avec des anneaux. Des gros anneaux dorés. Tu veux pas te faire percer les tétons ?

Moi : Tu m’a déjà dit que tu n’aimais pas ça.

Alexandre Le Grand : Si tu me laissais te tirer, je trouverais ça excitant. Mais ton anneau, au nombril, tu veux même pas que je le touche. Tu es plate.

Moi : Je sais, je vais me faire percer le clito et tu tireras super fort pour me l’arracher ok, ça va être super excitant, ça.

Alexandre Le Grand: Ce soir tu écartes tes fesses pour que je vois bien ton cul que je vais baiser han?

Et on déconne, parce que j’aurai jamais de piercing dans le clito, trop douloureux et trop susceptible de faire des infections dégueus, il s’essuie le ventre avec un mouchoir, ou il y a encore un peu de sperme, et on se rhabille. Alexandre Le Grand prépare une collation pour sa petite et moi, je me demande si je prends le temps de me faire jouir une autre fois, avant l’arrivée de Betty.

Un truc pour prolonger les orgasmes clitoridiens

mars 15, 2009

             

              

 

J’ai pas testé, je l’ai envoyé à ma copine de Blog par la poste, idée présidée par darling Lapin Blanc, mais il paraît que cette capsule te gèle le clito, c’est incroyable, crazy, et l’orgasme dure deux éternités.

http://lapinblanc.sprey.net/

Prochain achat: bottes de pluie à motifs de crocodile

mars 14, 2009

 

En octobre, juste avant la première neige, les sorties en grosses bottes style amérindiennes antidérapantes et la perte de toutes mes paires de gants, je m’étais commandée, sur ebay, le plus magnifique des manteaux de fourrure, en lapin teint en léopard. J’étais heureuse, je m’imaginais marcher le manteau bien ouvert sur une robe fushia, je trouve que fushia et imprimés léopards c’est top, je m’imaginais avec de longues bottes noires, les cheveux au vent, dans les lumières des nuits montréalaises, sentant le parfum Very Irresistible et le martini à la vanille.

 

Mais je viens tout juste de recevoir le manteau.

 

Je souhaite du vent, des flocons mouillés comme facial séduisant, encore un peu de froid, pour m’exhiber en fushia et fourrure de léopard, sinon, tant pis, je le porte quand même, chez moi, devant The Wire et un bol de popcorn sans beurre. Avec rien sous le manteau, évidemment.

Insomnie sexuellement guérissable

mars 14, 2009

 

Je suis pas le genre de fille à faire de l’insomnie. Je veux dire, je bois mon whisky irlandais avec deux glaces avant de me coucher, je vaporise de la lavande partout dans la chambre, mais pas trop sinon Alexandre Le Grand fait des allergies soudaines, je caresse Paprikalicious et je la dépose sur son coussin en fausse fourrure de zèbre, au pied du lit, je me déshabille et je me fais jouir avec mon vibro doré pendant qu’Alexandre Le Grand se brosse les dents, et après je lui demande de me baiser, et après, je ferme les yeux, il ferme les yeux, et la nuit, même si parfois trop courte, est fabulous.

Mais cette semaine, à minuit, mardi et mercredi, Alexandre Le Grand a bien joui, il m’a regardée cracher son sperme sur sa bite et le reprendre sur la langue en léchant son ventre et ses couilles, sans laisser de gouttes, il m’a dit bonne nuit, tu es trop bonne, et je lui ai dit dors bien mon cochon, et lui il dormait, avec Paprikalicious lovée contre son cou, mais moi je me retournais, gauche, droite, je me demandais comment allait mon grand-papa, quelle couleur de vernis j’allais mettre demain, fallait que ce soit classe, genre crème, mais que ça matche avec ma robe mauve/motifs vichy blanc et noir, je pensais aussi à demander les adresses de mes copines extras, pour leur envoyer des invitations à une pyjamade, j’étais en retard d’une semaine pour ça, et aussi fallait que je mange un kiwi, c’est bon les kiwis, et c’est mieux le matin qu’une chocolatine aux amandes, et, alors je dormais pas, je voulais pas lire La Bible pour m’endormir, je la lis presque à tous les soirs, mais jamais après dix heures pm sinon ça me fait rêver à des catastrophes, alors je me suis collée à Alexandre Le Grand.

 

J’ai remonté son t-shirt, j’ai embrassé son dos, j’ai caressé ses couilles, et il a gémi, un gémissement cute de sommeil dérangé, et je lui ai demandé si je pouvais le sucer encore, et il s’est tourné, sur le dos. Je me suis fourrée la tête sous les couvertures, je voulais que mon mec reste bien au chaud. C’était bon de le lécher et de l’avoir dans ma bouche, même quand il était encore tout mou. Alexandre Le Grand a soulevé les draps, pour me caresser les cheveux et bien me tenir la tête entre ses jambes, et je prenais mes deux mains pour le crosser doucement. Il est venu rapidement, son sperme était léger, mais j’en avais beaucoup dans la bouche, même s’il avait joui genre une heure et demie avant. Je me suis endormie toute contente, avec le bon goût de mon mec sur les lèvres.

 

Bonne nuit aux chéris et aux pétasses ! Je vais prendre mon whisky irlandais et après, j’écarte mes fesses! Bisous !

Les mecs font pas juste mesurer leur bite aux toilettes

mars 11, 2009

breuvage: Brio Chinotto

musique: Vincent Gallo, When

Trouvé dans Cosmo, après ma séance d’aérobie devant la série bordel-trash-au-Nevada CatHouse (mon frère Philippe est chou, il vient de m’écrire que j’avais pas besoin de faire de l’aérobie tous les jours pour avoir un corps Nelsonicious), une guy confession niveau Bathroom Humor :

« My coworker and I have this prank war going on- mature, I know. One morning, I was in the bathroom and heard my friend’s voice on his way in. Thinking it would be funny to scare him, I put my back up against the wall and waited for him to open the door.

When he did, I leaped out and screamed. The only problem was that the guy standing in front of me was not my friend but rather the 70-year-old CEO of my company. The poor man shrieked at the top of his lungs, jumped back, and clutched his chest- I thought I had given him a heart attack! I apologized profusely and tried to explain that I thought I was pranking my friend, but I’m pretty sure he thinks I’m just a sick freak who likes to scare men in the bathroom. »

Moi je ris même à l’écrire et à la relire. Je sais pas si la confession embarrassante est vraiment drôle, ou si c’est parce que moi ça me rend incroyablement nerveuse les surprises comme ça? Alexandre Le Grand a pris l’habitude de fermer la lumière de la salle de bain, un soir par deux semaines, alors que j’y suis, et de me sauter dessus, je gueule alors comme une star de CSI, je me cache dans le bain, je donne des coups dans le vide, je suis une vraie gonzesse, et je le menace, il va me tuer d’une crise cardiaque avant que j’aie trente ans.

Marissa et moi toutes mouillées

mars 10, 2009

Marissa vient me rejoindre chez moi en taxi, la pointe des cheveux encore un peu mouillés, elle me air kiss, elle dit je t’embrasse pas pour vrai, je sens le mauvais savon et le sperme en croûtes. Je lui dis qu’elle peut grignoter si elle veut, je suis pas encore prête, je trouve pas mon casque de bain. Elle dit j’ai pas faim, mais j’ai des Hype light, tu en veux une? Elle dit je suis super fatiguée, la journée était trop calme, j’ai presque rien foutu, juste quatre mecs, et j’ai écouté des émissions de rénovation et Law & Order pendant des heures, et j’ai terminé Zulu, as-tu lu Zulu, c’est cruel, c’est bon, c’est plein de cul et de drogues et de blacks? Et elle dit aussi, je suis contente de te voir, ça fait longtemps chérie, ils sont beaux tes cheveux, mais tu grossis, Alexandre Le Grand a raison, ça te fait bien.

Nous marchons jusqu’à la piscine, nous croisons Alexandre Le Grand, il klaxonne, il nous crie de bien bouger notre cul sous l’eau. Marissa dit wouah moi aussi je vais m’en trouver un mec pervers qui va m’aimer toute la vie, tu vas voir, mais pas tout de suite, je veux encore travailler trois-quatre ans, et après, j’aurai mon mec pervers et ma villa en Espagne ou en Italie ou en Autriche.

Marissa et moi on se change dans la même cabine, elle me montre son ventre, elle dit un mec m’a encore trouvé trop maigre aujourd’hui, je suis pas trop maigre han. Et je lui dis non fuck you, arrête de me montrer tes abdos, sinon je te montre mes ongles d’orteils ou je te plaque contre le mur avec mes gros seins. Elle dit oh j’aime tes seins, ça m’irait bien des gros seins à moi aussi, et je dis nan, tu es trop mignonne, tu ressembles à une Audrey Hepburn un peu fêlée. Elle dit oh je voudrais me couper les cheveux courts courts comme elle, dans Breakfast at Tiffany, mais je peux pas, mes clients me détesteraient, ils aiment trop mes cheveux longs sur leur ventre quand je les suce. Elle me raconte un sixty-nine avec un client, elle se fermait les yeux et pensait à Gabriel Garcia Bernal en curé cochon, elle a joui sur sa face après super longtemps, elle était stressée, elle avait besoin de jouir, mais elle voulait aussi avoir le temps de caresser le mec et de lui dire deux-trois trucs gentils.

Marissa nage non stop, ou presque, dans son maillot une pièce noir Guess, moi je m’arrête aux deux longueurs, je souffle, j’ajuste mes lunettes, je regarde Marissa, et aussi un petit gars, qui prend des leçons de natation privées, dans un corridor à côté de nous. Je demande à Marissa de rester un peu avec moi, elle dit faut que je bouge chérie, sinon je suis fatiguée, faut vraiment que je m’arrête au Jean Coutu tantôt, pour m’acheter un tas de suppléments vitaminés. Nous pratiquons notre coup de pied de sauvetage, et elle dit j’ai eu un publicitaire, ça faisait deux semaines qu’il ne venait plus, je pense qu’il était fru pour la dernière fois, c’était mon premier client de la journée, j’avais pas déjeûné et je fermais de l’œil un peu trop, il m’emmerdait avec son pot de vaseline, il me baise jamais, il bande pas assez en moi, il amène son pot de vaseline et je me masturbe dans un fauteuil, au salon, devant lui, je me masturbe comme il veut et il se crosse en rajoutant toujours de la vaseline, il est super sexe, il est super beau, mais il a l’air tellement stressé, il m’a dit qu’il se saoulait parfois seul, dans son bureau, quand toute son équipe est partie, et qu’après, il va courir, parce que c’est son seul moyen de dégriser.

Je lui demande si elle sait pour quelle boite de pub il travaille. Elle dit non, je demande jamais de questions sur leur travail, avec moi, ils peuvent en parler, mais sinon ils travaillent trop, je veux pas parler de ça avec eux, je veux qu’ils oublient, je veux pas parler d’argent non plus, j’ai mes principes chérie. Elle dit il m’a demandé de passer un weekend avec lui, à faire du ski à Tremblant, j’ai dit non et il avait l’air vraiment triste.

Je fais des longueurs de dos crawlé, et Marissa dit on voit trop tes seins qui poppent hors de l’eau quand tu nages, c’est drôle. Je nage à la brasse jusqu’à elle et je lui chuchote à l’oreille, regarde, le papa du petit gars est arrivé. Marissa soupire, elle dit il est trop beau, je le baiserais gratuit, je suis en manque, même pas pénétrée aujourd’hui, peux-tu croire que ma bouche est plus sexe que ma chatte ? Je rigole, elle continue, fucke toi, je suis sûre qu’Alexandre t’a baisée ce matin, avant de t’amener au travail, ma bouche a même pas de gloss, je mets pas de rouge non plus, sinon les mecs me demandent de tout enlever, par peur que je laisse des traces sur leur chemise, putain de cliché, j’ai juste des rouges de qualité anyway, ça reste sur ma bouche, pas sur leur bite, même si je salive en crisse.

Club sandwich, doublage porno et ballon rose pénis

mars 9, 2009

                                           

J’ai reconnu l’auto d’Alexandre Le Grand, j’ai laissé sur la banquette arrière le beurre corporel vanille-pomme-framboise que je m’étais acheté sur l’heure du midi, un livre sur l’histoire de la lingerie et des tas de t-shirts Old Navy avec des papillons, des têtes de mort roses et des ancriers, pour la princesse de cinq ans, que nous verrions durant le prochain weekend, et j’ai embrassé mon mec. Je lui ai demandé s’il s’était reposé un peu aujourd’hui, il a dit un peu. Je l’ai grondé parce que le samedi, je voudrais qu’il se lève à onze heures et qu’il passe la journée à se crosser ou à caresser Paprikalicious.

J’ai retiré mes jeans, mon col roulé et j’ai attendu un feu rouge pour retirer mon soutif. J’ai enfilé une robe toute simple mais superbement coupée, qui me moulait bien les tétons dans un tissu écarlate soyeux. Je me suis remaquillée en foutant plein de correcteur de teint Lancôme sur mes doigts, et de l’ombre à paupières argent brillant, et du mascara noir ténèbre sur mes cils, et en stries, sur mes doigts, encore. 

Il s’est stationné, nous marchions vers Chez Roger, en entendant des enfants jouer au hockey, je lui ai dit je t’aime, j’ai pas fait de cauchemars hier soir. Il m’a demandé comment avait été ma journée, au travail. J’ai dit je voudrais bien que tu me pinces les tétons. Il m’a mordu le cou et a pincé très fort, après avoir légèrement ouvert mon manteau Miss Sixty. J’ai commandé une bière Cheval Blanc, Alexandre Le Grand aussi, et je lui ai parlé d’Olivier Choinière. Olivier Choinière, c’est un mec avec des lunettes à grosses montures noires sexys, qui produit, écrit et traduit plein de pièces de théâtre et qui me fait fantasmer depuis que j’ai vu la pièce Venise-en-Québec, il y a genre deux-trois-quatre ans. Alexandre Le Grand a dit j’ai besoin d’un cardigan, comme le gars assis en diagonale, là. Je lui ai dit que sa nouvelle chemise était superbe, parce que je la trouvais vraiment superbe et aussi parce que je souhaitais qu’il me dise que ma robe était extra.

Alexandre Le Grand buvait sa bière blanche, pendant que moi je babillais comme une folle, j’étais super contente de passer la soirée avec lui, j’étais super contente que la semaine soit finie. Je me suis excusée mille fois de m’être réveillée grognonne presque à tout les matins. Il m’a dit tu es bonne à baiser, même quand tu chiales et que tu refuses de croire que l’heure du réveille-matin est vraiment la vraie heure. Il a terminé ma bière et nous avons filé vers un diner. Nous voulions du gras, j’avais mangé sushis santé le midi, et lui presque rien du tout, on avait le droit à notre arrêt au Nouveau Canada. 

J’ai commandé un club sandwich et Alexandre Le Grand, un méga burger. Il y avait un monsieur qui buvait un verre de vin rouge, super digne, devant une pointe de pizza et une revue. Et des vieilles madames habillées en coton ouaté. Et un mec en camisole sale à la Tony Soprano. Ça me faisait penser au resto Miracle Pizza, dans St-Henri. Quand Alexandre Le Grand et moi on habitait juste en face du Canal Lachine, j’adorais Miracle Pizza. Je m’y rendais, en été, à tous les midis, pour deux pointes succulentes de pizza, juste avant de perdre tous les calories en soirée, au travail, ou dans un after. Et je m’y réfugiais aussi quand il y avait une panne de courant ou quand un mec menaçait de me péter la gueule avec ses amis parce qu’il me prenait pour une pute qui lui avait volé dix dollars.

J’ai terminé mon club sandwich, mais pas mon verre d’eau, et nous sommes partis en gambadant jusqu’à l’auto, direction Aux  Écuries, pour un doublage de film porno devant public, une conception formidable d’Olivier Choinière, le mec à lunettes à grosses montures noires sexys.  Alexandre Le Grand a pris un verre de vin rouge, juste avant que deux filles s’extasient de la possibilité de boire du cidre de glace sur place. Le programme de la pièce de théâtre ParadiXXX était imprimé sur des cassettes vidéos, j’ai trouvé ça génial, j’étais toute excitée et j’espérais voir plein de bites sur écran géant. Je suis allée pisser deux fois en dix minutes, pour être certaine-certaine de bien profiter de ParadiXXX, et de me croiser et me serrer les jambes dans la soirée juste pour m’exciter le clito, et non pour retenir des gouttes de pipi.

La salle de spectacle était quasi pleine. Alexandre Le Grand et moi on s’est assis direct dans l’espace cabaret, devant la scène, avec deux verres de vin rouge. Je souhaitais que les comédiens puissent voir mes tétons durs durant leur doublage porno. Au début de la séance, chacun des comédiens se présentait, Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, ils disaient leur âge, et testaient leurs cris de jouissance. Déjà je capotais, je me demandais s’ils jouissaient comme ça, ou si c’était des cris de jouissance à saveur fake-porno-pour-le-micro. Les bruiteurs, aux côtés des comédiens, participaient aux tests de son, en testant des bruits convaincants de ballons en forme de bite, et de téléphone vieux de dix ans au moins.

Le film porno a commencé, presque filmé de façon artistico-mouillante, et le doublage d’une journaliste brunette, d’une collégienne qui parle du vide et du plein, d’un mexicain sociable, d’un valet de chambre soumis et d’un physionomiste musclé était hilarant. Les scènes plus hardcores étaient coupée (j’ai pas vu de pénis plus de deux secondes), et tout était si bien répété, huilé, lubrifié, exposé, trafiqué. Je sentais mes tits durs et je riais à chaque trente secondes, à chaque soupir orgasmique d’une fille qui fait du yoga, à chaque réplique sur le partage et sur la générosité de telle blondinette aux mini seins et de tel mec aux grognements caverneux. Je regrettais la présence d’une table entre moi et Alexandre Le Grand. J’aurais voulu le toucher et voir si ça le faisait autant bander que rigoler, le doublage de la fille aux jolies fesses rondes qui fait pipi en parlant des difficultés du métier d’acteur.

Nous sommes repartis ensuite à l’appartement, moi j’avais envie de marcher comme une pute jusqu’à l’auto, en haletant comme une star de porno, et Alexandre Le Grand, lui avait juste envie de se faire sucer le dard. C’est lui qui dit ça, se faire sucer le dard, il est Français, je lui permets. Et j’ai dit ouah c’était hot la culotte en latex noire han. Il a dit je veux que tu t’en trouves une pareil. J’ai dit c’était bon han ? Et nous avons presque intellectualliser la chose, en parlant durant tout le trajet en auto de ParadiXXX. J’adore la porno, mais la séance de doublage, c’était pas ça, c’était pas un truc pour se rentrer un talon haut dans la chatte au théâtre, c’était pas non plus pour dénoncer l’entreprise, ou les fausses attentes, je ne pense pas.

À la fin, les comédiens, humiliés plein de fois pendant la pièce, obligés de mimer une fellation à l’aide d’un ballon rose, ou de tapper fort les fesses d’un autre comédien, ou de se masturber à travers une robe au tissu brun et épais, baisaient dans les coulisses, c’était plus des stars étrangères bleachées, mais Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, on voyait leurs étreintes factices sur grand écran, avec une chanson d’Erykah Badu, je crois, en trame sonore. Et moi, à l’appartement, j’avais pas d’Erykah Badu, mais Alexandre Le Grand a mis de la musique chill, et il m’a baisée, j’avais ma culotte mauve tirée sur le côté, une jambe sur son épaule, et il m’a dit tu as des seins encore plus excitants que ceux des filles du film diffusé. J’ai dit je sais, mais il m’en faut des plus gros dans cinq ans.   

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