Archive for janvier 2009

Some like it very hot

janvier 13, 2009

 

 

Quand j’étais petite je voulais devenir vétérinaire et écrire des romans policiers et avoir la même voiture que Brandon Walsh dans Beverly Hills 90210. Adolescente, je voulais juste avoir des gros seins, connaître mon cycle menstruel à fond pour prévenir des accidents style jeans tachés de rouge, et devenir nanny dans un autre pays. Je m’imaginais bien me bourrer de chocolats suisses et reconduire un enfant unique à ses leçons d’escrime hebdomadaire dans la même voiture que Brandon Walsh, une Mustang décapotable jaune pâle.

Maintenant, je suis tellement typique américaine-bourrée-par-tellement-de-queues-qu’elle-ne-veut-plus-qu’être-soumise-et-fidèle et je rêve d’être une housewife parfaite. Vous devinez les ongles impeccablement vernis, les dents blanches, le sourire qui fait pas mal aux joues, les cheveux volumineux et brillants et lousses, jamais attachés, le tablier à motifs de cupcakes ou de carreaux roses et blancs, la chatte rose et douce, les plats qui sentent bons au four, les mains protégées par des gants pour laver la vaisselle, la lecture d’un manuel sado-maso et la lecture d’un patron pour confectionner soi-même ses rideaux, le dos arqué de manière suggestive pour passer l’aspirateur, la facilité à décapsuler une bière pour l’arrivée du chéri, de retour de ses heures de dur labeur au travail.

Pour la fête de mon Alexandre Le Grand, je voulais ça : me transformer en housewife des années cinquante, et chantonner toute la journée en faisant les tâches qu’il me faut être soûle habituellement pour faire. Passer l’aspirateur sans avoir bu deux verres de vin? Pourquoi? Comment? Je voulais lui cuisiner son souper, plier ses bas et ses caleçons, l’accueillir dans un appart qui sent le spray d’ambiance Bella Pella et les produits nettoyants. Le matin, je voulais le sucer pour le réveiller, mais c’était au-dessus de mes forces, je suis pas super éveillée avant mon jus d’orange et mon vingt minutes quotidien à lire La Presse. Je lui ai offert mon cul et il m’a baisée en cuillère, sans regarder le réveille-matin. Il a ri ensuite en lisant sa carte d’anniversaire, n’a pas voulu ouvrir son cadeau tout de suite, et il a déjeuné, et moi je suis retournée au lit, pour dormir encore une heure.

J’avais pris congé pour la journée, pas question de travailler le jour de la fête de mon chéri, ou le jour de ma fête, c’est comme quasi-criminel. J’ai fait le ménage en petite culottes bleues avec des flocons blancs et je suis partie rue St-Hubert, destination shopping La Vie en Rose, encore. J’écoutais de Justin Timberlake, les bras pleins de nuisettes à essayer et d’un pyjama pour Alexandre Le Grand. Il faut qu’il soit sexy lui aussi. Après trois ans de vie commune, son vieux pyjama brun, il craint grave.

Comme Alexandre Le Grand aime les imprimés style léopard et zébre, j’étais super contente qu’une nuisette chocolat et caramel, à imprimés animaliers en dentelle et en tissu pseudo soyeux, me fasse parfaitement. Une autre nuisette, vieux rose à jupettes style années 20, me donnait l’impression d’avoir vingt kilos en trop. No way, même soldé à 75%, j’achèterai jamais un truc made in India qui me donne pas la conviction d’être une déesse. Déesse comme dans pouffiasse de luxe bandante.

Je suis aussi allée chez un traiteur sauveur-de-vie : Queue de cochon. Je peux pas cuisiner, à part genre trois repas super gastronomiques : des rôties à la confiture de fraises, des sushis (ma fierté inexplicable) et du gratin dauphinois (grâce à ma copine Sarah Lee qui m’a copié la recette de Daniel Pinard). Je voulais pas essayer une autre recette, j’avais autre chose à l’horaire, comme genre me raser sous la douche et trouver de la musique qui s’accorde bien avec anniversaire et sexe, ni commander une pizza (j’aime la pizza, j’en mangerais tous les jours, mais Alexandre Le Grand vient de France, quand même, faut que je fasse un minimum d’effort pour satisfaire son palais). J’ai acheté un plat de gnocchis à la Florentine à foutre au four (j’ai appris encore une fois comment prononcer le mot gnocchi, vive ma prononciation bâtarde et pas trop classe).

À l’appartement, j’ai cherché avec quelle paire de souliers porter ma nouvelle nuisette. Même si Alexandre Le Grand aime pas trop (Carrie en portait dans un épisode de Sexe à New-York et il a dit ouh affreux), j’ai regretté de pas avoir acheté des petites pantoufles brunes avec des plumes dessus.  J’ai fait le chaos dans la garde-robe, et j’ai finalement trouvé la paire de souliers de choix : des talons hauts cuivrés, tout simples, à bouts ronds.

J’ai fait un arrangement culinaire spectaculaire à l’aide de cure-dents et d’olives fourrées aux anchois, j’ai  lu le dernier Us, mangé des crottes de fromages et bu deux-trois super shot d’Alcatraz Sour Apple, écouté du house chill, en attendant mon monsieur. Je me suis regardée les fesses dans le miroir, juré de me faire une nouvelle teinture bientôt et je me suis presque endormie sur le sofa, le visage dans mon Us. Quand il est arrivé, il était super heureux de me montrer la bouteille de cidre de glace qu’un copain au bureau lui avait offert. Je l’ai embrassé, j’ai chanté happy birthday comme une star platine et je l’ai frenché jusqu’à ce qu’il me prenne devant le miroir de la cuisine, une de mes mains appuyée sur la table et l’autre relevant ma nuisette, pour bien voir sa bite qui me défonçait, le jour de ses euh genre trente-cinq ans plus quelques années. Il a foutu les gnocchis au four et il m’a fait avaler son sperme avant le souper.

Je serai jamais une housewife digne de ce nom, pas ma faute, vraiment, ma maman m’a jamais appris à cuisiner et j’aime plus sucer pendant deux heures que de cuisiner pendant une demi-heure, mais pour célébrer un anniversaire, je suis hot, je pense.

Image by © Shift Foto/zefa/Corbis

 

 

 

Striptease et janvier

janvier 11, 2009

Musique : hôtel costes 11

Repas : pogo extra ketchup et extra moutarde

J’ai commencé l’année avec baises entrecoupées d’épisodes de Mad Men (je veux être rouquine comme Joan Holloway, je l’adore trop, je veux ses lèvres comme bonbons et être aussi empathique et reine pimbêche qu’elle), verres à la liqueur de noisettes, photos de Betty aux toilettes en petits dessous rouges en dentelle, pacanes pralinées, champagne, fellation (mon mec est superstitieux : si je ne le suce pas le premier janvier il craint que je ne le suce à fond pendant l’année au complet), lecture de Vanity Fair, Lady Gaga, léchage de chatte trente minutes chrono, vernis argent O.P.I Coronation, baises entrecoupées d’épisodes de Mad Men (je veux être Betty Draper, avoir les mêmes yeux de biche, les mêmes robes, et un orgasme comme elle, contre la sécheuse).

Et là c’est le onze janvier, je suis dans les vapes un peu, à découper des articles dans des revues, Allure, Cosmo, Glamour, à me demander si ma résolution de l’année 2009 serait pas d’être capable de me dessiner des sourcils à la perfection, de prendre un suçon Chupa Chups comme dîner à tous les dîners ou de prendre des cours de striptease. Je veux dire j’ai pas besoin de cours, pas vraiment, je suis extra, évidemment, mais entre cours de hongrois ou cours de striptease, j’hésite pas, le striptease, c’est l’illumination spirituelle doublée d’une perte calorique réjouissante à la minute.

Ce que je souhaite à tous, en retard de plusieurs célébrations? Le plaisir perpétuel, des vibrateurs qui ne font pas de bruit, qui se coincent bien sous des cahiers de notes de cours ou entre deux rouge Dior, amusez-vous les chéris, avalez sans vous étouffer et n’oubliez pas de vous mettre à genoux pour la prière, chaque soir. Chacun son truc, mais moi ça me branche de vous imaginer à genoux, la tête penchée, tout humble, les fesses nues, vous attendez la fessée et le Messie. Oh et je vous ai jamais dit? Un bon ami à moi a déjà éjaculé dans une Bible. Je vous demande pas de me croire, mais j’ai vu les traces de sperme séchées, vraiment.

Je suis Mélodie Nelson, version 2009 améliorée et légèrement paumée, et je vous adore.

Une pin-up à suspendre dans le sapin

janvier 5, 2009

 

Je ne suis pas une pro du Boxing Day. Je déteste le shopping avec plein de gens qui suent et qui poussent, c’est connu. Mais vendredi midi, j’ai flanché, j’avais un soudain besoin de nuisettes satinées, de soutifs balconnets pastels avec des motifs de petites boucles, de mini ours polaires en lampions et de décorations de Noël soldées à cinquante pour cent. J’y peux rien, c’est même pas une résolution, si j’approche d’une boutique à la vitrine mignonne, je craque et je me fouette de la récession.

La question : Who care à propos de l’économie si, pour être pretty, on peut se payer plein de trucs à prix réduits?

Les white people aime Starbucks, les mets ethniques et mesurer leur bite

janvier 1, 2009

            

 

Musique: Collectif, Douze hommes rapaillés

Nourriture: spaghetti cuisine par une Betty Boobs italienne

Mon premier mari il tripait danse lascive, cigarette after sexe et filles grassouillettes qui sentent la pizza. Moi je tripais asiatique, pas lui. Francishou m’a déjà promis trip à trois lui, moi et asian girl de dix-huit ans. Alexandre Le Grand, lui, tripe pornstars, milfs, bas-jarretelles, tatouages sur les fesses, dirty talk et que je l’appelle « maître » le premier janvier 2009. Les japonaises? Je m’en fouette un peu maintenant, mais putain j’aimerais avoir leur peau qui a l’air toujours parfaite, leur teint de pêche rosé et leurs recettes de cuisine.

J’ai trouvé dans un livre super original pourquoi les mecs (à part mon premier mari) aiment beaucoup, beaucoup les filles asiatiques à gros bush.

« Ninety-five percent of white males have experienced yellow fever. Many factors have contributed to this phenomenon, such as guilt from head taxes, internment camps, dropping the nuclear bomb, and the Vietnam War.

Another factor that draws white guys to Asian women is that white women are jealous of them.

Take the fact that Asian women well into their thirties and forties retain teen or college-girl looks without the help of Botox, yoga or a trendy diet. Asian woman also avoid key white-women characteristics such as having a midlife crisis, divorce, and hobbies that don’t involve taking care of the children. »

source inspirante: Christian Lander, Stuff White People Like, Random House, 2008

Urgence fellation

janvier 1, 2009

Moi hier je suis retournée chez moi en auto, vers deux heures, intoxiquée au champagne et aux pains aux bananes et pépites de choco, mais pas au volant, donc who care. Mon mec avait une migraine de merde, super façon de commencer la nouvelle année (no worry, ce matin il était frais et il m’a retournée, une jambe sur son épaule, une jambe entre les siennes, ses yeux braqués sur mon cul et les petites étoiles que j’avais collé sur ma poitrine et il m’a bien baisée for the new year).

Il avait la migraine mais moins de mousseux rose que moi dans les veines, il avait envie de se foutre la tête dans la neige et de chialer contre les sulfates et le monde entier, mais il était pas sous possible arrestation dû à un taux d’alcololo trop haut. J’ai pas mon permis et tout et tout (je préfère être conduite et me maquiller en me regardant dans le rétroviseur), je sais pas si je conduirais soûle à la Lindsay Lohan, mais je suis tout le temps un peu découragée quand je lis que tel mec a écrasé telle grand-maman en chaise roulante parce qu’il était trop soûl ou telle pétasse s’est retrouvée en cinq morceaux sanglants sur deux terrains différents à cause d’accélération et trop grosse consommation.

Sauf que, sauf que, j’ai trouvé trop rigolo la nouvelle de l’arrestation en Arizona de Charles Barkley, un ancien basketballeur, maintenant wannabe politicien. Il a été arrêté, après ne pas avoir stoppé à un feu rouge, il a refusé de collaborer à la procédure de souffler dans la balloune et tout et tout, et il a dit à l’officier de police qu’il était super pressé parce qu’il allait se faire sucer et qu’il avait trop envie, il avait la bite qui le démangeait, le gland prêt à être lécher comme un cornet de crème glacée.  Il y avait une fille à côté de lui, dans le siège du passager et il a dit à l’officier de police, avoue, avoue qu’elle est hot, je voulais juste tourner un coin de rue et me faire sucer, la semaine dernière je l’ai payée pour qu’elle me suce et c’était le fucking best blowjob ever.

L’officier de police a pas demandé à se faire sucer aussi, il a amené Charles Barkley à la station et le politicien role model a dit aux employés je me tatoue le nom de la personne qui m’aide à me sortir de cette situation de merde. Génial. Je veux ça au Québec, un politicien comme ça! Un lanceur de souliers et un politicien black qui avoue qu’il tripe putes à blowjobs, j’adore!