Archive for the ‘sodomie’ Category

FPF: fausse première fois

février 9, 2009

 

Musique : Vincent Delerm, Sous les avalanches

Breuvage : Baileys

 

Au complet ou pas au complet ? Est-ce que s’il me pénètre quand j’ai encore ma culotte, ça compte ? Est-ce que si j’arrête le mec quand la moitié de sa bite est dans mon cul, c’est de la sodomie quand même ou je suis encore vierge du cul?

 

Moi une des première fois que j’ai baisé, j’étais sur un lit superposé, je baisais avec un jumeau qui décorait sa chambre avec des photos arrachées de revues pour adultes, et qui écoutait juste du punk pas bon, ça m’a fait tellement mal que je pensais que le mec s’était trompé de trou, genre au lieu de ma chatte, il creusait mes fesses. J’ai rien dit, j’ai attendu, je pense que je me suis demandé si j’allais le raconter à Misha après (elle sortait avec le meilleur ami de mon mec) et si je prenais l’autobus pour revenir chez moi ou si je suppliais le père de mon petit copain pour un lift.

 

Whatever. Ce mec-là devait juste mal me pénétrer la chatte (et∕ou j’étais crissement pas assez mouillée parce que le punk, ça m’a jamais vraiment branchée). La première fois que je l’ai eu dans le cul, au complet, six pouces dans un condom lubrifié, j’ai crié pour vrai et je pensais pas à le raconter à Misha après, je pensais juste à me concentrer sur les bruits du film porno qui jouait à la télé.

 

J’ai trouvé un témoignage rigolo d’une FPF dans le Cosmo du mois de mars :

 

« An ex-boyfriend, who was a virgin at the time, and I were about to do the deed. Since I was more experienced, I figured that I should be on top. Before starting, I wanted to give him a reassuring kiss to let him know the sex was going to be as great for me as it would be for him. But as I leaned down to lay one on him, the gum I was chewing fell into his eye! I tried to grab it, but I only squashed it further. He started screaming and threw me off him and went straight to the bathroom. I put on my clothes and went home, and to this day, he remains a virgin. »

 

Douloureux. Mais vraiment, faut jamais mixer gomme balloune et sexe. C’est pas sexy de ruminer comme une vache les jambes ouvertes, et aussi, il me semble que c’est dangereux de perdre sa gomme dans du poil pubien.

Vivre avec un mini dildo pris dans son cul

décembre 12, 2008

Musique : Daddy Yankee, Cambio

Breuvage : Red Bull sugar free

C’est la fête de Tara Citron Fox. Près de quinze filles se sont regroupées dans les bureaux montréalais du site de webcam. L’une d’elle suce le clito de Tara dans une chambre, durant une private session, comme cadeau very special, pendant que les autres boivent des Smirnoff, des Stella Artois et des vodka-pamplemousse rose. Elles se filment et se photographient topless avec Tara qui ouvre la bouche devant leurs tétons tout durs. Tara échange ses fuck-me boots contre les souliers à talons hauts rouge en cuir vernis de Crystal. Les filles fument des topes en parlant de dee-jays, d’une future expo-conférence du monde de la porno à Miami et des chiens en peluche envoyés par un de leurs fans. Puis Marquis, leur patron, annonce qu’il a réservé le W, let’s go get drunk sweeties!

Il n’y a que Lilianne et Elisha qui restent au studio pour travailler, chacune dans leur pièce attitrée, le donjon pour Elisha, et la jungle room pour Lilianne. Le donjon est une pièce sombre et froide, super sado-maso, avec des chandeliers incrustés aux murs, des gargouilles et une balançoire à fessées. Et pour ce qui est de la jungle room, tout ce qui a de jungle dans cette pièce cosy c’est les coussins à imprimés léopards et zébrés. Lilianne fait du lipsinc sur des chansons de Justin Timberlake, en s’appliquant du lip gloss sur les lèvres à chaque dix secondes, ce qu’elle fait toujours ou qu’elle soit, dans l’autobus, dans un café avec sa cousine ou au Ikea.

Liliane a trois sessions en privé, une de quinze minutes avec un habitué qui lui répète à quel point elle est belle et douce et qu’il veut la caresser toute la nuit, une de cinq minutes avec un autre habitué qui adore l’entendre dire son prénom, avec son petit accent de québécoise charmante et qui lui dit toujours I love you, wish you were with me, is it possible, someday? Et un autre private d’une demie-heure, super excitant, ou elle se rentre une chandelle dans le cul et au moins quatre doigts très profondément dans la chatte. Elle aurait bien voulu se rentrer le poing pour montrer qu’elle est trop top, mais c’est interdit, l’entreprise pour laquelle elle travaille risquerait une amende.

Elle sait qu’elle aura une soirée trop cool, très performante, parce que c’est un samedi soir, et que tous les mecs, d’ici trente minutes auront  trop envie de se vider les gosses avant de s’endormir. Liliane dit aux mecs qui chattent avec elle qu’elle est tannée de son bikini blanc à cerises roses. Elle se déshabille devant eux, en shakant son petit cul de salope sans cellulite devant les caméras et revêt une robe en latex blanc. Elle montre sa pédicure aux mecs, en disant qu’elle a choisi le vernis à ongles dating a royal d’OPI, juste à cause du nom. Elle demande en rigolant s’il y a un royal dans sa chat room et un mec lui dit je peux porter une couronne pour toi cutie, et un autre dit je suis le roi du sexe. Lilianne dit c’est génial guys, you make me wet, who want to see how much I’m wet? Et pas de réponse, tout de suite Conrad33 l’a prend en private.

Conrad33 se présente, dit qu’il habite dans l’état de New-York et qu’il porte les petites culottes de sa femme, partie en voyage d’affaires, pendant que lui il fouette rien à la maison. Il demande à Lilianne de rester habillée et de mettre son collier de chienne. Elle le met et propose au mec de prendre une laisse. Elle attache la laisse au collier et lui dit qu’elle adore son nouveau maître. Conrad33 écrit qu’elle l’excite trop, il aimerait que sa chienne se fasse baiser par un gros dildo. Lilianne crache sur son dildo noir, le suce en haletant et se le rentre direct au complet dans la chatte. Elle dit que c’est trop bon d’être pleine, qu’elle est trop chanceuse de l’avoir comme maître, il est trop sexe et il sait ce qu’elle veut. Elle tire sur la laisse parfois, pour faire plaisir à Conrad33, elle essaie se trouver une bonne position, pour qu’il voit tout à la perfection sur son écran d’ordi. Elle lui demande ce qui le ferait venir, ce qu’il ferait jouir encore plus que sa chienne bien baisée par un dildo tout mouillé. Il répond je trouverais un autre jouet à rentrer dans ma chienne, dans son cul.

Lilianne lui sourit et fouille dans son coffre aux trésors, sous l’immense lit de la jungle room. Elle choisit un mini mini vibro mauve, qu’elle avait reçut comme cadeau de présence lors d’un party pour les dix ans du studio de webcam. Elle se met un peu de lubrifiant sur un doigt et se l’applique sur l’anus. Elle rentre son vibro, s’assoit sur le lit, pour avoir les jouets tout en elle. Elle bouge comme si elle baisait le lit en cow-girl, elle se frotte le clito contre la jetée en fausse fourrure de tigre. Conrad33 lui écrit qu’il veut la voir jouir, lui il approche, il approche, il va bientôt tout balancer sur son clavier, il ne peut plus écrire, trop dur, c’est bon, Lilianne regarde bien la caméra, elle supplie Conrad33 de venir bien fort en elle, elle le sent bien, son sperme tout chaud dans ses couilles trop pleines, come, come, I need it, elle se mord les lèvres, balance la tête un peu en arrière (mouvement super étudié, faut avoir l’air de perdre la tête, en quasi extase, mais pas montrer l’intérieur de ses narines, pas sexy), continue à baiser le lit de plus en plus fort, elle gémit et se pince les tétons. Conrad33 la remercie, il a trop éjaculé, Lilianne dit c’est un plaisir, toujours, d’être ta chienne, et elle essaie de retirer le mini vibro de son cul, elle se sent un peu inconfortable. Mais ses doigts réussissent pas à toucher le vibro. Fuck, fuck, elle soulève ses fesses, enfonce trois doigts, Conrad33 voit son air apeuré et il lui demande si tout est ok, elle dit oui, oui, c’est bon, il la remercie encore et lui souhaite une bonne soirée. Lilianne termine sa session privée, les doigts collés de lubrifiant, avec l’ostie de crainte que son vibro va rester en elle à tout jamais comme un scalpel oublié dans une cuisse d’une fille qui se fait liposucer.

Lilianne décide de faire semblant que tout est correct. Elle dit aux mecs de sa chatroom qu’elle prend une pause et un 7up-smirnoff aux framboises et revient dans cinq minutes. Elle sort de la jungle room et s’enferme dans les toilettes. Elle fouille son cul, elle y a fout les doigts, le poing, tente de chier, mais rien ne fonctionne Elle pleure et prie et se répéte des phrases zen, elle s’imagine mourir d’un sextoy pris trop longtemps dans son cul, qui écrase ses organes ou whatever.

 

Elle va cogner à la porte d’Elisha. Elisha est une québéco-allemande aux jambes longues d’un mètre cinquante, aux petits yeux perçants et aux répliques féministes et sexys bien senties. Elisha crie que Lilianne cognait à sa porte, ouh la la, elle a envie de se faire donner la fessés ou des coups de fouets peut-être. Lilianne prend une mini voix plaintive et dit non non, c’est pas ça, j’ai un problème, peux-tu prendre une pause de trente secondes. Elisha a un air concerné, dit see you very soon guys. Lilianne raconte tout, en disant que ouais ce serait super drôle une fois le jouet flushé, mais là, c’est apeurant. Elishadit qu’elle peut la masser, lui appeler un taxi, mais que Lilianne devrait vraiment partir s’acheter des tisanes diéturiques et tout et tout. Elle lui dit ne t’en fais pas, c’est déjà arrivé à une fille avant toi, elle s’était rentrée son tube de rouge à lèvres et il avait magically disappear in her, et moi c’est les éponges, j’ai tout le temps l’impression qu’elles vont se désintégrer en moi et me rendre infertile, courage sweety, cheers to your ass.

 

Lilianne s’habille super vite, ne dit même pas kiss kiss à ses mecs, et elle va à la pharmacie, et dans un Mc Donald aussi, pour la totale (dans sa tête ou whatever, manger un Big Mac égale merde immédiate). Elle avale tout, et elle décide de marcher jusqu’à chez elle, une marche de dix minutes, à se répéter ses mantras et à boire le reste de son thé glacé. Elle approche de son condo, elle est à genre deux minutes, quand ça commence à pousser grave dans son cul. Elle a plus de contrôle et elle a super peur de se salir, d’avoir l’air d’une grosse clocharde malade dans son quartier de wannabes distingués. Elle  court, jette son thé glacé dans une haie, trouve ses clés et court dans les escaliers en faisant un boucan monstre, à minuit, mais entre réveiller tous ses voisins et tous les chiens de ses voisins, et chier dans ses culottes, c’est comme évident le choix de Lilianne. Elle  dit faut que j’aie chier à son fuckfriend qui veut la frencher dès qu’elle entre dans le condo qui sent la tarte fraises-guimauves.

 

Aux toilettes, elle le jouet tombe tout seul, d’un coup, un sextoy mauve recouvert de merde, elle est trop contente qu’elle en pleure. Elle recueille la relique dans des papiers essuie-tout, la jette dans les poubelles et prend une douche super rapide, pour offrir un cul tout propre à la bite de son fuckfriend.

Never ever : j’ai jamais avalé de la pisse dans un entonnoir

novembre 20, 2008

 

Je vous adore, vraiment, je vous adore les chéris. Quand vous ne me rappelez pas des ébats de fausses lesbies dans les vapes, vous me demandez des conseils niveau lingerie ou vous me faites une liste de vos positions préférées pour l’enculade. Trop chou, vraiment. Mais faites attention, faut pas non plus se penser plus sage que moi, Mélodie Nelson, pseudo-prêtresse du sexe immaculé sans conception. Genre chier avant la sodomie, je connais (et ça aide de prendre une tisane diéturique Adrien Gagnon saveur menthe ou citron californien).

 

Une chica m’écrit, pour m’annoncer toute solonelle-gentille, le conseil d’un de ses amis gais :

 

« De préférence, toujours aller à la toilette avant de se faire mettre dans les fesses, ça évite, pour l’homme, de sentir sur son gland des morceaux de caca qui seraient plus dur, et ça évite, aussi, si le caca présent est moindrement mou, de ressortir avec un échantillon de celui-ci sur le pénis. »

 

Carla chatounette, c’est super gentil de donner ce conseil, mais vraiment c’est la base. Mais qui peut déféquer sur appel? Vraiment, je préfère le conseil de Marissa : ne pas bouffer pendant deux jours, alors tu n’as rien à digérer et tu t’évanouis dès que la bite te pénètre.

 

Et les pétasses, faut pas s’énerver pour quelques croûtons sur la queue de votre mec : c’est presque la norme dans les films gonzo, plus c’est merdique, plus c’est vrai, donc jouissif. Le fake c’est out, faut savoir sublimer le vrai, rendre le dégueu excitant et tout et tout.

 

Je sais que vous adorez. Allez, oublier le fond de teint ou le correcteur de peau blafarde, faut se badigeonner à la mouille. Et pour le parfum,  n’utilisez plus Givenchy, rien n’est plus very irresistible que l’éjac du matin.

Ass to mouth baby, raconte-moi tout

novembre 11, 2008

      

Mon amie Miss Lollipop, inquiète sans raison ou non, m’a posé une question, à laquelle il me fallait absolument trouver la bonne réponse (celle qui la sécuriserait et qui me sécuriserait aussi, tout en étant de source sûre, genre pas d’Alexandre Le Grand qui veut continuer à m’enculer jusqu’à la fin des temps).

« Mon papa il dit que les vieux homosexuels n’ont plus de sphincter. C’est vrai qu’à force de se faire sodomiser notre petit trou devient tout slack? Bouhouhouh! Je veux pas bon! Dites-moi, Miss Nelson, après combien de temps l’anus se dit: “c’est inutile de faire mon travail je veux dire il y a tellement de va et vient ici…” »

Chérie,

J’ai appelé Info-Santé pour toi. Mais je suis vraiment nulle pour mes appels à Info-Santé. Je ne suis pas capable de rester digne au téléphone. Faut que je rigole. Je sais pas pourquoi, si c’est la nervosité ou l’impression que de toute façon, à l’autre bout de la ligne, on pense que je suis juste une petite fille qui niaise en utilisant le téléphone de ses parents pendant qu’ils ne sont pas là (genre ce que je faisais plus jeune, toute seule ou avec des copines, je téléphonais Télé-Match et je tentais de prendre une voix mielleuse pour corrompre des monsieurs ou pour insulter ceux qui ne connaissaient pas mon régime végétarien-Cheerios et qui m’invitaient à un repas de carnivores cochons).

Mais j’ai quand même trouvé plein d’infos super intéressantes et assez convaincantes pour que je continue à écarter mes fesses ! Vraiment ! D’abord, faut savoir que les pratiques anales hétérosexuelles sont populaires chez environ trente-cinq pour cent de la population que depuis une dizaines d’années. Une des raisons évoquées : la culture gaie de plus en plus acceptée, surtout chez la génération Y. Un sondage français, datant de 2001, révèle quand même un truc pas super joyeux : seulement le tiers des filles qui se laissent enculer disent en retirer du plaisir.

Je répète les conseils de la revue Adorable : grande respiration, bisous dans le cou et lubrifiant. Et se trouver un mec expérimenté (lire obsédé, qui pratique l’analingus avec joie et qui s’appelle genre Alexandre Le Grand). Et se rentrer des jouets de plus en plus gros dans le cul (chandelles, butt plug, anal beads rose fluo, brosse à cheveux du Dollorama) ou un poing. C’est vrai, ça relaxe, ça agrandit le trou, pour mieux accueillir the real thing après, ça permet d’y aller à son rythme, petit pois par petit pois, millimètre par millimètre.

Pour ce qui est de ta peur extrême, la santé de ton cul, faut pas paniquer. Avoir une bite dans le cul peut être très dangereux si tu baises sans condom et avec un mec qui a un historique d’infections sexuelles. Et s’il te demande de faire du ass to mouth après, well, il faut savoir que dans ta merde, il y a des microbes, alors tu n’es pas obligée de saliver devant sa bite pleine de sperme et de matières fécales (je ne dis pas que tu lui chies dessus, darling, mais parfois, nous savons bien que c’est inévitable).

Sinon, tu peux avoir des hémorroïdes, des coupures rectales internes, surtout si tu n’utilises pas assez de lubrifiant, si ton mec est agressif ou si tu es droguée (je sais, toi et les joints, toi et l’exta, mais ça diminue ta sensibilité et tu peux être blessée sans t’en rendre compte avant le lendemain, comme la fois ou tu avais baisé avec un collègue de travail à la queue monstrueusement grosse, comme une cannette de coca et demie et pendant que vous baisiez pendant des heures tu sentais rien sauf un début d’ennui, mais trois jours après, tu avais encore de la difficulté à marcher).

Pour l’incontinence chérie, tu pourras dire à ton papa de ne pas s’inquiéter pour sa grande fille d’amour. En 1997 une étude super méga importante a statué qu’il n’y avait pas de différences de taux d’incontinence entre le nombres d’homosexuels qui pratiquent l’anal et les hétérosexuels fermés du cul. Mais l’étude indique aussi que se faire mettre dans le cul, ça fait péter. Prends ça en riant, et demande pas à ton amoureux de te la rentrer profond dans le sphincter avant d’aller au travail ou à l’école, c’est tout.

Je t’aime et j’espère que tu pratiques souvent tes Kegel. Ça protège des relâchements musculaires anaux. Allez chérie, je suis certaine que tu es plus jolie sur le ventre, avec ton mec entre les jambes. Je préfère t’imaginer comme ça qu’avec une couche pour la vie dans les pantalons.

Tu sais que j’ai toujours raison. J’ai même pas besoin de prier pour te sauver de l’incontinence anale ou whatever. Have fun et raconte-moi tout !

Bisous,

Mélodie Nelson qui a de la misère à terminer son martini

Toujours traîner sur soi un ruban à mesurer

octobre 20, 2008

Émission de télé : Loft Story en reprise

Couleur de vernis: Sheer Pink (très Upper East Side)

 

Il y a quelques jours, c’était la fête de Sarah Lee. Je suis arrivée super tard au resto parce que je travaillais jusqu’à dix heures et quart, je suis arrivée en stilettos trop grands, les pieds souffrants, à traverser le marché Jean-Talon comme une voleuse de tomates, à pas savoir ou la putain de rue Casgrain est. Après avoir avalé trois méga verres de vin blanc australien, admiré des Puma verts achetés cinq dollars par Sarah Lee, discuté de Jane Birkin, de voleurs d’auto, d’institut maritime et de boule chinoises, je suis repartie chez moi en taxi, hyper éveillée et hyper fatiguée all at once.

 

Mon mec Alexandre Le Grand écoutait Letters from Iwo Jima. Je me suis déshabillée super vite, me sentant mieux sans rien sauf mon faux bronzage en spray, qu’en skinny jeans noirs Guess. J’ai parlé à l’homme de ma vie du chat de Sarah Lee, que j’aime trop violemment pour lui. Je me suis demandée si les amis de Sarah Lee m’avaient prise pour une petite bitch prétentieuse, because j’avais trop parlé longuement de la fête que j’organisais pour Paprika, ma chatte chérie.

 

(Je lui ai déjà acheté un cadeau: un superbe tutu rose acheté sur etsy.com, agrémenté de petites roses surpiquées. Elle va être trop chou, le temps de quelques photos. J’ai pas ma carte PETA ou Greenpeace ou whatever, mais je suis pas sadique, quand même. L’an dernier, je lui avais offert un collier rose avec de faux diamants et elle en avait mangé le trois quart,à s’en étouffer, la salope. Et elle avait reçu des milliers de petites boites de nourriture molle des invités chéris. Et des souris en tissu, toutes perdues maintenant sous le réfrégirateur.)

 

J’ai suivi Alexandre Le Grand au lit, stressée parce que j’avais genre seulement cinq heures de sommeil devant moi (tout le monde le sait, un beauty sleep nécessite au moins sept heures trente de sommeil). Je me suis collée contre lui, il était tout chaud, on a parlé de sa petite fille, de notre voyage bientôt, des valises à faire avant le prochain week-end, de sa mère, de chicanes de testament, de la définition du mot usufruit. Pas très sexy tout ça, mais Alexandre Le Grand est Alexandre Le Grand, et Mélodie Nelson est euh moi, alors nous nous sommes amusés, même avec les yeux tout petits de sommeil et le corps engourdis par les verres de vin blanc, et la bière étrangère. Il a demandé mon cul et oh my god, j’ai pas encore vraiment décidé de ce que je me permettais d’écrire ici, mais j’ai refusé, parce qu’il était tard, et que je voulais pas trop avoir mal. Parce que vraiment, pour la sodomie, quand est-ce que la bite est trop grosse, quand est-ce que ça commence à être trop gros pour gémir en trente secondes? Et quoi faire avec la bite trop grosse sans y risquer son prépuce ou son anus?

 

(Marissa, une gorgeous copine escorte, a à chaque deux semaines le même client, Simenon. Même s’il est super gentil et qu’il lui laisse plein d’argent en extra, elle se force à sourire quand elle le voit, parce qu’elle sait que le reste de la journée va être difficile après le passage de la plus-que-méga-grosse bite. Quand elle le suce, elle est capable d’écorcher que deux centimètres de peau, parce qu’il faudrait qu’elle s’ouvre au couteau la bouche jusqu’à ses joues pour goûter plus à sa bite. Et quand il la pénètre, le condom, trop petit, éclate et Marissa saigne de la chatte un petit peu, ce qui est très gênant pour les autres clients. À l’école secondaire, je me souviens d’un mec, un an plus vieux que moi, qui redoutait de dévierger sa blonde parce qu’il savait que ce serait un massacre, une mauvaise première fois qu’elle raconterait pendant des siècles à ses copines. Et moi, pour vrai, n’importe quelle bite est trop grosse pour mon cul, à part celle d’un asiatique qui en a une de deux centimètres et demi bandé (du déjà vu, promis-juré-craché). )

 

(Mais c’est bien, la sodomie, en tout cas, après deux-trois minutes, c’est bien, très bien, sinon, si je m’en tiens juste aux premières minutes, c’est du stress, et un tiraillement, un écartement douloureux. Ce qui fait chier dans la sodomie (à part la grosseur des queues), c’est qu’en lisant Cosmopolitan ou Adorable, j’ai l’impression que toutes les filles qui ont quatorze ans et plus le font avec joie, attendrissement, excitation, et avec un cul propre. Dans Adorable, même s’il parle de désagréments de l’after-sodomie, ça dit qu’avec des bisous dans le cou, du lubrifiant et une grande respiration, c’est impossible d’avoir mal et de pas toujours, toujours, demander ça à son mec, après l’avoir essayé une fois.)

 

Le lendemain du souper de fête de Sarah Lee, je revoyais des amies du secondaire, Misha, Justine et Amandine, pour manger des tapas au resto Dans la bouche, renverser des kir sur des Repentignois et boire trop de vin blanc. Pas qu’il me faut trop de vin blanc pour parler de sodomie avec des copines (déjà dans le taxi j’en parlais avec Misha), mais ça aide. Misha avait l’air super ouverte à l’idée, mais elle se demandait ce qui excitait vraiment les mecs dans cette pratique sexuelle. Je disais l’interdit, le fait que ce soit super serré, et si tu tripes caca mais pas poire à lavement, c’est le top. Justine, qui capotait dès que j’ai commencé à traiter Amandine de salope (un mot doux pour moi, qui sonne très très bien depuis qu’Alexandre Le Grand me surnomme comme ça) au téléphone parce qu’elle était en retard et que j’ai sacré (je prends trop plaisir à dire crissement et câlisse, c’est un vilain défaut, mais je suis pardonnée parce que je le dis d’une manière convaincue et sexy habitante), a comme fait une drôle de face et dit que jamais, jamais, jamais, ça lui arriverait, de se retrouver avec une queue entre les fesses, que même une queue proche de ses fesses, elle refuse et capote. Je me suis sentie super heureuse de savoir que mes amies étaient pas toutes des pétasses qui lisent Adorable en jouant avec leur anneau dans le nombril. Mais bon, faut aussi s’ouvrir un peu plus parfois (pour bien s’ouvrir avant la sodomie, demander bisous dans le cou, crachat entre les fesses, lubrifiant et grande respiration).

 

De retour chez moi, après avoir fait promettre à Amandine de se revoir bientôt pour déjeûner, et avoir fait bien peur au chauffeur de taxi qui pensait que j’allais être malade (je ne suis jamais malade, à part le jour du Nouvel An), j’ai gueulé comme une folle à Alexandre Le Grand que j’avais passé une soirée trop cool et je lui ai montré des photos de moi en train de frencher une vitrine de pâtisserie sur Mont-Royal (la vitrine était trop tentante et Amandine disait que c’était à cet endroit-là qu’il y avait les meilleurs macarons au monde). Il m’a forcé à aller me coucher, et nous nous sommes bien endormis, le contenu de ma sacoche répandu dans le corridor, mes collants lilas dans la salle-de-bains, mon maquillage bien appliqué sur l’oreiller, et ma main dans la main d’Alexandre Le Grand.

 

Alexandre Le Grand, même s’il adore la sodomie, a une morale bien importante : il dit que jamais faut enculer une fille trop saoule. Je trouve ça merveilleux d’être avec quelqu’un qui a une éthique de la baise.

 

Bisous dans le cou à tout le monde. Je suis Mélodie Nelson, j’ai un égo over the top souvent, mais j’ai aussi un mec plus tentant que tous les macarons du monde.