Archive for the ‘lesbies’ Category

Homard, soutif blanc et câlins excitants

Mai 25, 2009

Je suis quasi une rouquine républicaine bandante

Je suis un peu stressée parce que même si je me plais à lire des livres sur les bonnes manières, je sais toujours pas me servir d’un couteau comme il le faut, et je sais encore moins comment genre dépecer un homard, et là je m’en vais manger un homard et boire beaucoup de vin blanc, chez Gaspard (sa blonde est en voyage d’affaires au Manitoba alors il a le droit de voir ses amis). Alexandre Le Grand me demande de bien tenir le petit pot de carpes, pendant que lui il transporte huit homards presque frétillants, des pasta, un gros truc en métal pour bouillir de l’eau ou whatever de cuisine et des instruments de torture. Je porte une robe noir et blanc, qui me donne l’air d’une Républicaine-qui-va-à-l’église-et-chez-Itsi-Bitsi-trois-fois-par-semaine. Je fais lentement le deuil du rose, à cause de mon statut de fausse rouquine.

Je regarde un cocker qui se promène, juste devant la maison de Gaspard, pendant qu’Alexandre Le Grand me supplie de sonner et Sabrina, la fille de Gaspard nous ouvre. Sabrina est toute mignonne, c’est une brunette gymnaste de neuf ans, qui a une amie qui laisse parfois traîner son journal intime chez Gaspard (et je sais tout ce qu’il y a dedans, des baisers volés aux garçons aux bitcheries entre compagnes de classe, je suis impardonnable, j’ai comme trop un intérêt prononcé pour les secrets). Sabrina me dit que Chipie est morte, qu’il n’y a plus que Marcel le matou récemment rasé pour lui tenir compagnie. Je la suis dans sa chambre, elle me présente une amie bavarde et wannabe fashion styliste qui me dit que je devrais m’habiller chez Colori.

J’ai un faible pour les filles plus sexys que moi

Alexandre Le Grand m’appelle, je devine qu’il me trouve super impolie, et je dis j’inspectais la chambre de Sabrina, et tout est propre et elle veut un chien d’eau portuguais dès que Marcel crève. Je descends dans la salle à manger, j’embrasse Belinda, elle a les cheveux plus courts qu’avant, et un beau collier délicat au cou. Belinda est sweet comme tout, c’est une Irlandaise plus sexy que toutes les danseuses de son ex-mari proprio d’un bar de danses contacts, mais nous ne nous sommes pas toujours super bien entendus, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que justement elle est sexy, d’une façon tout à fait insouciante, genre bombe-sexuelle-même-si-elle-est-n’aime-pas-se-maquiller-et-papoter-shopping, ou parce qu’elle aime se baigner toute nue, et pas moi (je suis vraiment une future Républicaine-qui-va-tous-les-après-midi-chez-Itsi-Bitsi).

Gaspard me verse un verre de vin blanc et me remet une vieille revue La Semaine, il dit qu’il l’a gardée pour moi et je pousse un cri, Anne-Marie Losique jette un regard langoureux à la caméra, les mains sur un pole et le cul bien rebondi et bronzé. Sabrina arrive en courant et me demande pourquoi je gueule, elle voit la revue, je rougie, je commence à suer, je ne sais pas comment expliquer à une petite puce qui tripe sur Hannah Montana pourquoi moi je tripe sur Anne-Marie Losique. Je tourne les pages de la revue, je bafouille des trucs genre regarde son t-shirt peace love tanning, il est cool han, et euh, elle est super intelligente, et j’aime ses cheveux, et elle produit plein d’émissions, et là, euh, c’est une émission pour trouver la meilleure danseuse du Québec, et euh, tu n’es pas obligée d’admirer ces filles-là, mais vraiment elles s’amusent et euh, oh regarde les pages mode, quelle robe tu préfères ? Belinda me regarde avec des grands yeux rieurs, et elle m’aide, elle dit elle est tellement élégante Diane Lane, moi c’est la robe noire que j’aime.

Radar à lesbienne, cul d’enfer et mayonnaise maison

Alexandre Le Grand tend la main pour regarder la revue, il siffle, wouah, elles sont un peu abîmées les danseuses, quand même, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’une a l’air d’avoir plus de trente-cinq ans, et Gaspard dit il y en a une lesbienne, devine laquelle. Et Sabrina dit je veux voir, je veux voir, et elle pointe une fille un peu grassouillette aux cheveux multicolores, et elle dit je suis sûre que c’est elle. Et Gaspard dit, surpris et fier du radar de sa fille, ouais, tu as raison. Sabrina dit c’est la revue de Tania, elle achète vingts revues par jour et elle dit qu’elle aime tout ce qui est cochon, pas cochon oink oink, mais cochon comme dans les fesses là là. Je regarde Gaspard pour voir s’il a compris ce que disait Sabrina à propos de Tania, sa blonde avocate depuis genre six mois, mais il est en train de tremper son petit doigt dans sa mayonnaise maison.

Belinda reprend la revue et mentionne un peu amer qu’Anne-Marie Losique a un cul d’enfer, ça paraît qu’elle n’a jamais eu d’enfants. Je lui dis ouais mais elle s’entraîne super souvent et les photos peuvent être retouchées, et c’est un peu flou, et anyway tu n’as pas à te plaindre, tu as un beau cul, lève-toi pour qu’on le regarde. Elle se lève et Alexandre Le Grand dit dix sur dix, pour ton cul de milf. Belinda dit merci, mais c’est vrai que le corps ça change tellement après les grossesses, je suis chanceuse de les avoir eu jeune, ça paraît moins. Elle a eu en deux coups de bite intense ses deux merveilles, à vingt-deux ans et à vingt-quatre ans. Elle ajoute que pour que je sois enceinte, faudrait pas que je baise tous les jours, mais je dis nan, je sais, Élise m’a dit la même chose, si au mois de novembre je suis pas encore engrossée je prendrai ma température et tout et tout, mais pas avant, je veux pas déprimer juste pour avoir un bébé, si on baisait pas à tous les jours, on s’engueulerait, je deviendrais grosse, Alexandre Le Grand tcheckerait vraiment trop nos voisines blacks, ce serait insupportable.

Baptème de homards et chicanes de mariage

Sabrina mange une pizza pochette et décide de baptiser nos homards, Géraldine, George, Brie et Superman, avant de retourner faire des sauts périlleux sur son lit. Gaspard parle avec émotion de sa femme de ménage, une Cubaine qui fait des cygnes avec les serviettes de bain. Belinda se demande si son soutif blanc paraît trop, sous son chandail en lainage en lainage tout mince. Je regarde ses gros seins et je dis non, je pense pas, et je soulève son chandail, pour mieux voir son soutif. Elle dit je me cherche un bikini, j’ai le même depuis trop longtemps, je suis allée chez Shan aujourd’hui, mais il n’y a rien à ma taille, mes seins rentrent pas dans leurs modèles. Alexandre Le Grand demande à Gaspard pourquoi sa belle ne veut pas nous voir. Gaspard soupire, Belinda dit ouais je me sens coupable à chaque fois que je t’appelle, parce que je sais qu’elle te fait des crises après. Tania est genre super féroce et contrôlante, elle oblige Gaspard à se tenir loin de ses amis et de sa famille. Alexandre et Belinda en sont super blessés, et ils décident de déplacer plein de trucs dans la maison de Gaspard, question de marquer le territoire, comme Tania l’a fait en posant des appliques de gazon dans le salon de Gaspard. Moi je suis soûle alors je trouve ça vraiment rigolo et je décide de participer, en déplaçant le bol de nourriture de Marcel. Alexandre Le Grand retire une ampoule. Belinda cache le Bouddha en velours rouge.

En fouillant dans les revues de Tania, Belinda découvre le catalogue de bagues de fiançailles de Tiffany, elle regarde Gaspard, elle dit non, tu ne peux pas faire ça, vous vous engueulez tout le temps. Et Gaspard dit mais nous avons une chimie incroyable, blabla, j’ai juste pris le catalogue par hasard, quand nous étions à New-York. Belinda lui montre la carte d’un vendeur, avec le nom de la bague souhaitée par Tania, et le prix. Tout le monde a l’air un peu tendu, et surpris, et décâlissé, alors je dis et Alexandre Le Grand est presque divorcé maintenant, dans trente jours ! Belinda sourit, elle me demande quand est-ce que je vais devenir la troisième Madame Le Grand, et je dis, oh je sais pas, c’est pas prévu, mais si nous nous marions, ma mère veut que ce soit en vacances, et je veux porter un bikini, et tu seras invitée, évidemment. Alexandre Le Grand dit de quoi tu parles, je crois plus à ça, je veux pas recommencer, et Belinda dit mais tu peux lui faire signer une prenup, et Alexandre Le Grand dit non, je veux pas, et Belinda dit sorry, c’est moi qui en a parlé, pas Mélodie, on faisait juste parler comme ça. Mais comme je suis soûle, quand vient le temps de manger du homard, je fais éclater la pense, il y a plein de caca de homard dans mon assiette, et je dis wouah, c’est pas ça qu’on mangera à notre mariage, chéri. Alexandre Le Grand me jette un regard d’enragé genre je-veux-pas-me-sentir-obligé-de-te-fesser-en-te-répétant-que-je-suis-un-homme-libre, alors je décide de me mettre à boire trois litres d’eau, au salon, avec Belinda.

Seins contre seins, nous sommes presque les meilleures copines du monde entier

Nous déplaçons la jetée et les coussins du divan, en salopes trahies par une blonde dictatrice. J’étire mes jambes sur Belinda, je suis totale affolée parce que j’ai parlé de mariage et parce que j’ai troué mes bas de nylon préférés. Elle me caresse les jambes en me proposant de retirer mes bas, comme ça je vais oublier mon traumatisme vestimentaire. Je les enlève et je les jette dans le bol de nourriture de Marcel. Belinda me parle des pieds de son fils de quatorze ans qui grandit trop vite, je dis ouan, c’est plate, et je m’asseois sur elle. Je caresse ses cheveux, ils sont super doux, j’écrase mes seins contre ses seins et je trouve ça super drôle. Je dis fuck, je bois pas assez d’eau, c’est clair. Elle m’embrasse et tourne sa langue dans ma bouche, je l’arrête, surprise, elle me regarde avec ses petits yeux pâles et coquins, et je me penche vers sa bouche, et nous nous embrassons encore.

Gaspard et Alexandre Le Grand viennent au salon, et nous traitent de salope. Gaspard replace les coussins du divan en rigolant et il nous tapote le dos, continuez les filles, continuez. Belinda remonte ma robe pour que les mecs matent mon cul. Elle passe ses doigts sous ma petite culotte et entre mes fesses. Je fourre ma tête contre sa nuque et je mordille son oreille. Alexandre Le Grand dit je peux filmer ? Et Belinda répond fuck you, elle enlève son chandail et entrouvre ma robe, pour faire sortir mes seins. Elle prend mes mains, je suis débalancée parce que je m’appuyais sur ses cuisses, et elle les pose sur ses gros seins. Je me frotte le clito contre le tissu de son jeans, je me sens tellement excitée que je jouirais presque, juste à être comme ça, sur Belinda la maman sexy. Belinda murmure à mon oreille il est tard, je travaille demain, mais on continue ça la semaine prochaine, pour la fête de Gaspard ok.

J’aurais viré pute après deux mois dans une sororité

mars 28, 2009

 

lecture: Steve Mosby, Un sur deux

désir du moment: voir des photos des jumeaux de Jenna Jameson

 

Alexandre Le Grand est malade, il prend que des soupes comme repas, soupe aux petits pois, soupe aux carottes-gingembre-courge, soupe aux poulet et nouilles, et il se couche très tôt, bourré d’aspirines, avec un col roulé gris foncé. Je l’embrasse, je lui rappelle qu’il n’est pas obligé de m’amener au travail le lendemain, je peux prendre l’autobus comme une grande fille, avec le Us Weekly de la semaine comme compagnie, au lieu des podcasts de Jacques Languirand, qu’on écoute un peu, tous les matins. Je vais sous les couvertures, il est tout chaud et moi je suis froide, j’ai les mains gelées durant toute l’année, faut que je fasse gaffe à pas toucher ses couilles sinon sa grippe se change en quasi mort instantanée. Je lape sa bite comme un petit chat, je fais tourner ma langue autour de son gland, il bande et je le suçotte. Il dit je ne vois pas bien ton cul, tourne-toi, mets-toi sur le côté, et il me pince les fesses, et il me dit que je suis trop belle, comme ça, pour lui. Juste avant de jouir, il tire mes cheveux et j’avale son sperme de mec en col roulé gris foncé.

 

J’éteins la lumière dans la chambre, et je vais au salon, terminer ma lecture de Je ne t’aime pas, Paulus, un roman pour enfants trop chou, qui me fait rire à chaque dix phrases et pleurer autant que mercredi soir devant le dernier épisode des Invincibles. Je vais me coucher avec Paprikalicious dans les bras, mais une fois au lit, à côté d’Alexandre Le Grand, j’ai trop envie de me faire défoncer la chatte et de jouir. Je sais que je ne peux pas le réveiller pour avoir sa bite, le pauvre malade, ni utiliser mon vibro parce qu’il fait un bruit de robot qui déraille. Je peux juste pas dormir sans jouer avec mon clito, alors je décide de me faire jouir avec mes putain de doigts. Je pense que je me suis pas branlée depuis dix ans genre, mais c’est comme un cas d’extrême urgence. Si je jouis pas, j’aurai pas mon beauty sleep, c’est sûr. Et je suis zombie dès que j’ai pas sept heures trente de sommeil dans le corps, c’est déplorable. Super injuste.

 

Je me souviens du livre de Djian que je lisais en salissant les pages de ma mouille, toujours les mêmes pages, trois, quatre pages d’un trip à trois trop hot. Je pense au livre sur les sororités que j’ai lu, il y a quelques temps, totale déçue de pas être née aux États-Unis. J’aurais étudié jusqu’au doctorat juste pour vivre super longtemps la vie de pétasse sur un campus super cotée et tout. Je pense aux sororités, aux petites pétasses qui m’accepteraient dans leur clan, qui m’initieraient en me plaquant contre un mur, elles inviteraient les mecs des fraternités les plus hot à se souler et à me baiser, un me lécherait pour déterminer si je goûte bon, il dirait oui, et une fille me lécherait et elle dirait faut que tu jouisse grâce à moi sinon toute la fraternité te passe dessus, et je serais stressée, et un mec me toucherait les seins, les comparerait à ceux des autres filles, un mec garderait dans sa bouche les glaçons de ses drinks et il les ferait fondre tout doucement sur l’épaule, entre les seins, et je sentirais l’eau se réfugier dans mon nombril, et plus bas, se mélanger à ma mouille et à la salive de la pétasse qui me lécherait à genoux.

 

Des mecs se branleraient en me regardant, en me disant qu’ils vont bien me remplir de leur foutre, que je vais être trop bonne à baiser. Il y en a un qui veut tout de suite jouir, sur ma face, alors je suis forcée à me coucher, sur le sol, devant plein de bites bandées. La fille me rentre sa langue dans ma chatte et me pince le clito. Un mec la repousse, se met entre mes jambes et me pénètre en me branlant, il dit jouis salope, jouis, je ferme les yeux, je reçois du sperme dans la bouche, sur mes joues et mon cou, et je jouis enfin. Je sens ma mouille sur mes doigts et je m’endors, jusqu’à sept heures, le lendemain matin, avec mon anticernes déjà dans une poche de mon sac Guess.

 

Jeudi de Sex Addicts

février 26, 2009

 

Poire de lavement et visite surprise

J’appelle sick au travail, jeudi, je voulais m’avancer pour un devoir, écrire trois-quatre entrées de blogues pour vous les chéris et aussi, dormir jusqu’à dix heures et me réveiller en me faisant jouir sous les draps. Je constate plutôt la perte de mes notes de cours, fuckity fuck et je lis un livre d’entretiens de Catherine Breillat, je l’adore trop, quand elle parle d’elle, à quatorze ans, qui se faisait barricader chez elle, pour protéger sa virginité des mecs de quarante ans qui la cruisait, elle et ses gros seins. Je parle aussi à Joshua Lupin pendant quarante-huit minutes exactement au téléphone, de littérature malsaine (je suis naturellement malsaine et c’est pas tout le monde qui aime, oh well, tant pis), de poire de lavement et de divorce.

Je raccroche, je me dis faudrait que je fasse la vaisselle, mais Alexandre Le Grand arrive, comme surprise d’après-midi, et il me lèche même si je ne me suis pas rasée depuis deux jours –gasp-. Il me lèche et il me dit qu’il veut me défoncer, qu’il en a trop envie, il me montre sa bite, je lui dis que ça m’excite de le voir bandé comme ça, il se crosse en jouant avec mon clito à l’aide de son autre main, et je demande sa langue, et qu’il me baise avec ses doigts. Je joui et je veux le sentir tout de suite en moi, il écarte mes jambes encore plus, vient en moi, il me mord l’épaule et écrase mes seins, et au moment de jouir, il prend la cravache sous son oreiller et il me l’a colle au cou. Étranglée, je joui une autre fois. Et il part, rejoindre un ami dans un bar, avec l’odeur de ma chatte partout sur lui.

Dans la douche, je me lave au savon watermelon de Bella Pella, je rase mes jambes et mes aisselles, et après je m’habille d’un chandail fushia avec des imprimés de cœurs noirs et dorés et je fouille dans ma garde-robe pour trouver une paire de souliers qui seraient extra avec le chandail fushia. Betty sonne à la porte, je m’excuse trois fois de mon retard, je lui demande conseil pour les souliers. Son nouveau rouge à lèvres Dior m’étourdit, je l’écoute pas me parler de ses problèmes au boulot ou de son nouveau chat qui ne mange pas sa bonne bouffe bio et qui se cache dans sa garde-robe, je regarde juste sa belle bouche glossée et je veux l’embrasser.

Gregory Charles, Italie et Costco

Chez Vallier, nous nous assoyons au bar, en attendant son amie Persia. Je prends un martini lemoncello, et Betty prend un martini poire-citron mais elle trouve que ça goûte la banane. Quand Persia voit Betty, elle lui dit qu’elle est superbe, qu’elle a l’air en super forme et Betty dit qu’à faire l’amour tous les soirs en position de cow-girl, ça lui donne des cuisses musclées. Persia a pris un martini poire-citron. Elle pointe Gregory Charles et je demande si elle veut prendre une photo avec lui. Elle pouffe de rire et me dit nan, je veux me trouver un joueur du Canadien ! Persia a de très beaux cheveux bouclés, comme Betty, et une sacoche vraiment fashion, achetée lors d’un voyage en Italie. Je sais que je vais bien m’entendre avec elle, car toute personne qui trimballe une sacoche rose et cutie doit absolument être mon amie.

Nous nous installons, à une table qui donne directement devant une fenêtre. C’est la joie parce que les mecs se déplacent devant à la dizaine, et même sous une tuque, nous devinons les beautés à faire mouiller nos culottes. Je dis qu’Alexandre Le Grand va peut-être s’arrêter ici, après, il sortait avec Gérald ce soir, il n’a pas eu de nouvelles de Sadek, est-ce que Sadek va bien ? Betty dit je ne sais pas, il a des problèmes avec son divorce, trop de boulot, et une de ses filles est malade. Je dis c’est tellement difficile d’être avec un mec qui a plus qu’une vie. J’adore les filles d’Alexandre Le Grand, mais parfois, les ex femmes, je les passerais au laser, comme les poils que se fait enlever Betty sur les bras.

Persia nous parle du mec qu’elle fréquente on et off depuis un an. Elle s’est mariée à 25 ans, une journée après que son fiancé lui ai dit j’aime une autre fille. Elle ne s’imaginait pas annuler le mariage, retourner les cadeaux, raconter à ses parents que son mec, le sien depuis presque dix ans, se trouve d’autres filles, parfois. Depuis son divorce, elle est distante, elle fait pas confiance à tout le monde aussi facilement qu’avant, et elle se pose beaucoup de questions sur la notion de couple. Comme genre quand est-ce que deux personnes forment vraiment un couple ? Est-ce à leur première ballade romantico-économique chez Costco ? Ou la première fois qu’ils dorment ensemble, sans baiser, juste dormir, en cuillière ? Ou est-ce au premier je t’aime ? Un je t’aime, c’est parfois trop facile à dire, comme pour Sadek, avec Betty. Ils revenaient de clubber, il lui a sauté dans l’escalier, chez lui, et lui a enfoncé sa bite dans le cul, Betty était surprise, elle a crié de douleur et Sadek s’est excusé en lui disant, pour la première fois, je t’aime, je t’aime, je ne voulais pas te faire mal. Elle a gardé sa bite dans son cul, a supporté la douleur, s’est rentré deux doigts dans la chatte et a joui presque en même temps que lui.

Pétasses à arabes et visite de sites pornos après le boulot

Persia dit oh j’aime tellement les arabes, je voudrais me faire tatouer de l’arabique sur le corps. Elle me montre ses tatous, ils sont superbes, elle a un symbole celtique au bas du dos, au commencement de ses fesses, et une phrase sur le ventre, près du nombril. Je dis oh au premier livre que je publie je vais me faire tatouer dans le cou, comme Victoria Beckham, et après avoir eu un enfant aussi, pour me féliciter d’avoir perdu mes trente livres de grosse femme enceinte. Betty dit wouah, j’ai grossi depuis quelques temps, j’ai des cuisses d’enfer, mais regardez mon ventre, et elle se prend son dix millimètres de gras avec un air de dégoût total. Je dis stop, tu es mince, on parle d’autre chose que de poids, parce que j’ai trop faim et je sais que je vais grossir d’un kilo avec le méga burger que je vais commander.

Persia et Betty demandent un autre martini poire-citron et moi, mon méga burger-frites-salades. Betty nous confie que ces temps-ci, dès qu’elle revient du boulot, elle allume son ordi, va sur un site de vidéos pornos gratuits et se faire jouir deux-trois-fois. Persia rigole et dit oh moi aussi je fais ça, tout le temps. Elles me donnent leurs adresses préférées, même si moi j’ai trop peur des virus. La dernière fois que je suis allée sur un site de cul, tout plein de trucs cochons poppaient de partout, mon fond d’écran est resté marqué à vie: maintenant, sur un fond de forêt enchanteresse, j’ai l’inscription Jasmine loves doggy en rouge, figée dans le gazon. Persia dit oh on est pas chiantes nous les filles, et on a toujours envie, nous sommes vraiment trop parfaites. Betty dit moi j’ai cuisiné pour Sadek et ses filles en fin de semaine. Moi je dis je cuisine pas mais j’oblige à Alexandre Le Grand à se détendre dans un bain moussant, ça compte han, je suis parfaite aussi? Betty rit et elle dit mais faut que tu aies dans le bain avec lui. Je dis nan le bain est trop petit et il lit ses livres informatiques dans le bain, malade han. Betty dit moi parfois j’ose même pas dire que j’ai envie de baiser, parce que c’est pas vrai que tous les mecs veulent toujours baiser, et je veux pas avoir l’air nympho, I just like it too much.

Lady Gaga, Chupa Chups et espoir olympique

Les filles terminent leurs drinks en regardant les mecs qui passent dehors, elles parlent des peintures de Persia, du projet de peindre Betty toute nue, pour une série de portraits à inspiration expressionniste. Je les force à manger des frites trempées dans la mayonnaise et nous partons au Confessionnal, juste à côté. Betty commande pour nous trois des vodka-tonic et le barman se présente encore en m’embrassant sur les joues, hello je m’appelle Benoit, toi c’est quoi. Persia dit il n’y a pas d’alcool dans mon drink, faut vraiment que je sois saoule pour danser, moi. Betty demande du Ne-Yo au d.j. et moi du Lady Gaga. Je deviens folle quand Just dance commence à jouer, je danse style enfant qui a avalé dix millions de skittles et de serpents en jujubes en une demi-heure. Persia est accotée au bar et un mec avec une tuque sur la tête lui parle. Betty tire le bras de Persia pour qu’elle shake ses fesses avec nous. Le barman nous donne des shooters à l’amaretto, nous les avalons vite vite avec un autre mec, super sympa, Rodrigue Leméac.

Je force Betty à s’asseoir comme une cochonne sur une chaise, les jambes bien écartées, et je la prends en photo. Le mec avec la tuque regarde la photo et dit wouhou elle est sexy ton amie. Je parle un peu avec lui, en suçant un Chupa Chups à l’orange. Il me raconte qu’il a cessé de fumer depuis cinq ans, qu’il est un super athlète et qu’il va aller aux Olympiques et gagner une médaille d’or en cyclisme. Je lui demande d’enlever sa tuque, il ne veut pas, alors Betty s’en empare et court vers le fond du bar. Il la rattrape, lui reprend sa tuque et essaie de l’embrasser. Elle se débat, mais il réussit à frencher son front et à lui passer la main sur les fesses. Moi je ris trop parce que je suis saoule de ma vodka-tonic, le seul truc que j’ai mangé de la journée c’est mon méga burger et j’ai déjà tout perdu les calories en sueur.

D’autres mecs viennent nous retrouver, un anglo cute qui ressemble à Michael Pitt circa Last days, les longs cheveux blonds un peu gras et la lèvre boudeuse, nous tend des shooters ananas-vodka. C’est super rafraîchissant, j’adore les ananas, dès que je le vide, il m’en propose un autre, je l’avale, je le remercie et je vais rejoindre Betty et Persia qui dansent super suggestivement, et collée-collée. Persia va à la salle de bains pour texter son mec, elle s’ennuie de lui, elle aurait voulu qu’il lui souhaite une bonne soirée, qu’il lui envoie des bisous par Blackberry genre. Betty veut goûter mon suçon, je lui tends et on  le suce toute les deux. Betty dit c’est vraiment bon, donne-moi ta langue que je vois si tu taste alike. Elle m’embrasse, je sens ses cheveux tout frisés sur mon visage, sa bouche est super douce mais je la repousse, fuck Betty tu vas me mettre ton rouge partout sur le visage, c’est pas correct! Un mec vient la voir, il a l’air d’avoir tout juste dix-huit ans et il dit à Betty, moi tu peux m’embrasser, ça me dérange pas même si tu taches ma chemise. Et Betty se colle à lui et le frenche. Persia sort de la salle de bains, elle dit oh je lui écris, je n’aurais pas dû, faut que je l’oublie pour le reste de la soirée, fuck je me trouve un mec avec qui partir à trois heures du matin. Le barman lui offre un autre shooter à l’amaretto et elle se colle au bar, secoue sa tête pour que tout le monde admire sa crinière de reine italienne et je la prends en photo même si elle déteste être sur des photos.

Threesomes au champagne

 Le français à la tuque revient parler avec nous, il est super marrant, et il nous présente deux de ses amis. Persia dit moi j’aime les arabes, tu ne connais pas un arabe? Il dit non, mais suis-moi dans un autre bar, je te fais boire du champagne toute la nuit et on va peut-être rencontrer un arabe, tu voudrais faire un truc avec moi et l’arabe, je te regarderais le sucer pendant que je te baise par derrière, tu pourrais garder tes bottes, elles te font bien, c’est pas pas grave si elles sont sales, ma femme de ménage lavera les draps. Persia a comme fait oh, je sais pas, je me sens pas super bien, je me lève super tôt demain, je te suis, mais juste pour un verre de champagne, après je pars chez moi et on se reverra une autre fois, ce week-end peut-être, avec mon arabe à moi?

Je commence à être un peu fatiguée, je vais voir Betty et je lui dis après cette chanson j’aimerais bien partir, je peux prendre un taxi, ça me dérange pas, tu sais. Betty dit non non, danse avec moi, après je te ramène chez toi Mélodie. Nous donnons des becs soufflés à tout le monde en quittant le Confessionnal. Dans son auto, nous regardons les photos que nous avons prises de la soirée. Il y en a des trop cools, moi avec Michael Pitt, Betty qui se colle à trois mecs en projetant ses boobs vers l’avant, et Persia et Betty dansant comme des dancing queens en chaleur.

Arrivée devant chez moi, elle décide de me suivre, les talons hauts dans la slush, jusqu’à mon appartement. Elle dit tu veux baiser avec moi, tu m’excites trop, si tu veux je touche même pas Alexandre Le Grand, juste toi, on peut prendre une douche ensemble, chaude chaude. Je rigole, pétasse, tu es vraiment pétasse, viens étamper tes seins dans le miroir de l’ascenceur. Je cherche mon correcteur de teint dans ma sacoche, et ma brosse à cheveux. Nous rentrons silencieusement dans l’appartement. Paprikalicious se réveille et miaule pour avoir de la nourriture, mais je lui dis nan, nan, attends demain matin, tu es trop grosse pour manger à cette heure-là. Betty et moi nous nous déshabillons dans la chambre, sans ouvrir les lumières. Je dis je suis sûre que je pue, j’ai trop dansé. Elle dit shut up, saute sur ton homme. Je vais sous les couvertures, je cherche sa bite, il fait quoi, quoi, quoi, et je lui dis Betty est ici, tu la veux dans le lit ? Il nous traite de salopes et il dit tu me suceras ce matin, mais là faut que je dorme.

Betty et moi nous allons au salon, je lui passe un pyjama en coton et nous écoutons la téléréalité Girls next door en mangeant du popcorn extra beurre. Elle s’endort sur le fauteuil, je la recouvre d’une jetée, et je vais rejoindre Alexandre Le Grand au lit, je dis pardon, pardon, nous niaisons, j’ai pas envie de personne sauf de toi, crois-moi, et je l’ai sucé, et il est venu au fond de ma gorge, en trois minutes maximum.

Aujourd’hui je sens pâtisserie Paris-Brest et rêves de condo montréalais

février 12, 2009

Fucke toi et amérindien lover

Je marche sans me perdre jusqu’à chez Molly, sans me tromper de sortie de station de métro, sans me tromper entre l’est et l’ouest et le nord et le sud, c’est un exploit presque jamais vécu pour moi. Je suis super heureuse, mais super en sueur, je me sens les aisselles trois fois avant de sonner. Elle vient m’ouvrir, je lui dis ne m’embrasse pas, je pue, je pue. Elle dit fucke toi, c’est pas vrai. Je lui dis qu’elle est trop jolie, elle dit qu’elle essaie de ramener la couette sur le côté tendance dans la Petite Italie. Elle dit que la couleur de mes cheveux, c’est parfait, je n’ai plus le droit de changer.

Elle me verse un verre de chardonnay, je dis juste un peu, juste un peu, parce que je suis dans ma double vie de pseudo pas alcolo. Chloé me salue et va se changer de tenue, elle trouve que ses jeans violets sont trop grands pour elle. Elle revient avec un chandail jaune à l’effigie d’un amérindien. Molly fait wouah si Nora était là, elle te l’arracherait. Je demande pourquoi et Molly me dit que Nora mouille en pensant aux amérindiens, c’est un trip grano-écolo-anti-colonisateur. Molly m’annonce qu’elle a reçu une offre pour un poste de bibliothécaire sexy, je suis toute fière, je pense que j’en suis aussi contente qu’elle, parce que Molly même si on se frenche et qu’on s’est déjà léché et tout, c’est comme ma petite soeur.

Crosseur de pieds

Je lui demande si elle va aller au shower de Jane et elle dit oui, mais je sais pas encore si j’y vais avec mon nouveau mec, que tu vas voir bientôt bientôt! Je veux tout savoir sur son nouveau mec, je sais même pas comment et pourquoi et quand cela s’est tout terminé avec Jordan. Elle dit on s’est parlé trois heures au téléphone après s’être rencontré! Et c’était mon conseiller à la SAQ! Et il m’avait remis sa carte et il avait un sourire trop sweet! Il fume du pot! Et il aime quand je mets des talons hauts! Il les garde chez lui! Et l’autre fois je me suis réveillée et il se frottait contre un de mes pieds! Il était bandé dur dur! Je lui demande s’il porte ses talons hauts aussi, et elle hésite, pour finalement dire, mais non franchement. Est-ce qu’il se crosse dans tes souliers quand tu n’es pas là? Comme si c’était des petites culottes déjà portées, mais au lieu de sentir ta chatte ça sent tes pieds? Elle fait juste me regarder bizarrement et elle continue en disant et il est beau! Super beau! Même Marlon trouve ça!

Et Marlon arrive, il embrasse Chloé et Molly et il se présente. Je suis contente de rencontrer le Légendaire Marlon, le mec viril et fabulous de Chloé, le mec qu’elle a séquestré après une chicane, le mec qui la baise dix fois en une journée et avec qui elle fait des trips de cul à trois, quatre, douze personnes. Il me parle de son travail, il s’occupe de sites Internet à contenu pornographique, ça l’air super chou. Je lui donne l’adresse de MERB, un site-forum Internet pour des mecs qui tripent escortes-danseuses et qui notent les filles selon un système de points pour le corps, la tête et le service rendu. C’est Marissa qui m’a montré ça un jour parce qu’elle était toute excitée qu’un mec aie décrit leur rencontre de 150 dollars du début (french dans la porte d’entrée) à la fin (elle l’a aidé à nouer sa cravate). Avant d’être dans la porn, Marlon travaillait dans une maison d’édition québécoise et j’ai droit à plein de potins trop croustillants pour être révélés ici. À part un cunnilingus de trente minutes ou une robe sexy à mini prix, rien ne taquine mon clito plus que du potinage inattendu.

Le mec de Molly arrive, il nous offre du vin, je refuse en totale chiante future sainte des alcolos anonymus. C’est vrai qu’il est craquant, il ressemble à un surfeur californien. Mais bon, moi, pour qu’un mec me donne envie d’aller me doigter en cachette dans les toilettes, faut qu’il aie minimum trente-cinq ans. Léo part après un verre, il est tout sympa, il voulait juste souhaiter une bonne soirée à Molly et voir si j’étais baisable. Je dis à Molly que j’ai super faim, j’ai envie de manger une grosse assiette de pâtes. Elle dit après ma cigarette ok. Chloé et elle s’allument une clope. Marlon dit Molly m’a montré des photos d’elle qui suce son ex dès la première fois qu’on s’est vu. Molly se défend, mais là fallait que je t’entertaine, la pression et tout pour que tu aimes les colocs de Chloé genre!

Je prie Dieu pour toujours avoir le même métabolisme hyper rapide

Je répète que j’ai super faim, et Molly et moi allons au Vinizza, nous simili-saouler au pinot grigio. Je mange cinquante tranches de pain trempées dans de l’huile vierge extra et du ravioli con funghi misti burro e salvia, pendant que Molly fait son régime de feuillage du jour et partage son calmar frit avec moi. Quand je vais être enceinte, c’est sûr, ce sera l’enfer, un mois et je n’aurai plus de cou, deux mois et je vais avoir le ventre de Milla Jovovich quand elle était à son neuvième mois, et trois mois l’épicerie va venir immigrer chez moi. Molly me dit qu’elle voudrait bien faire un échange de couples avec Marlon et Chloé, elle se verrait bien lécher Chloé, lui toucher les seins comme elle touchait les miens, et après baiser par une grosse queue de black pendant que Chloé se frotte les pieds contre la bite du surfeur expert en vins.

Elle chiale sur le service avant de payer, je pense qu’elle est au bord des larmes quand elle compare sa gentillesse à l’arrogance des serveurs et nous repartons chez elle, pour qu’elle puisse fumer dix mille autres clopes avec Chloé, et me présenter sa nouvelle coloc, Nora. Je sais pas ce que j’ai, mais je suis totale chiante ce soir-là, je demande l’heure aux cinq minutes, je veux pas retourner trop tard chez moi, je baille, je parle de bébé et de maisons à visiter, tandis que Nora parle de ses condylomes et de sa chlamydia.

Orgie au Cherry

Molly joue de la guitare en chantant, je sens qu’elle sera une excellente bibliothécaire cochonne, mais avec une envie non réalisée de star de la chanson française. Chloé me raconte une soirée passée au Cherry, ou au Rouge, elle a vu Marlon embrasser une pétasse, elle a embrassé un de ses bons amis, il a embrassé une autre fille, Chloé s’est mise à danser sur une table et à frencher une pétasse bourrée, elle a terminé la soirée super confortable, dans un immense lit, entre deux filles sympas. Un des amis à Marlon s’est déshabillé asap, il avait des boxers couleur lime attrayante et il a demandé aux filles s’il pouvait se joindre à elles.

Chloé et Marlon ont l’air super ouverts, et bien dans tous leurs trips, je veux dire c’est cool être open et baiser avec quatre filles et quatre gars en même temps (well, j’ai jamais fait, mais j’imagine), mais ça doit être difficile de trouver un amoureux qui veut vivre les mêmes expériences sexuelles que soit, sans jalousie, sans coups de pied subtils dans les couilles, sans changer le regard sur l’amoureux. Je veux dire, Chloé et Marlon ils s’adorent, ça paraît, et ils se respectent, Chloé voit pas Marlon comme un crosseur qui a envie toujours d’autres filles, et Marlon ne voit pas Chloé comme la totale pétasse du siècle parce qu’elle tripe d’avoir cinq queues l’une après l’autre dans sa chatte. Ils s’amusent, tant que ça leur plaira, et après, whatever, ils aviseront.

Avant que je parte en taxi, Chloé me montre les photos des filles qu’elle aime léchouiller et Molly appelle son surfeur pour qu’il rapplique et qu’il la baise avant minuit. Dans le taxi je me sens encore les aisselles, je pue pas la sueur, mais la cigarette, fuck, fuck, je prendrai une douche avant de sauter sur Alexandre Le Grand, pour pas qu’il me dise que je lui donne envie de vomir. Le parfum Jasmin et Cigarettes d’État Libre d’Orange mixée à sueurs de 9 à 5, c’est pas ce que je porte pour le séduire.

 

TVA, penthouse et facial juteux

décembre 14, 2008

Teinture : golden châtain

Boisson : Brio au citron

 

Marissa envoie des photos d’elle toute nue à ses copines.

 

Marissa ne sort pas avec ses clients. Elle n’a pas le temps. Quand elle ne travaille pas, elle magasine, fait de la peinture, songe à faire un doctorat en socio-littérature, se promène dehors, sourit à tout le monde dans la rue quand elle est heureuse ou sinon, elle porte des grosses lunettes et un air boudeur et elle traverse aux feux rouges en faisant des fuck you aux automobilistes mécontents. Elle est une pute, elle peut tout se permettre qu’elle dit, parce qu’être pute, il n’y a rien de plus important, sans elle la société éclate, le parlement reste fermé jusqu’au mois d’avril 2011, les époux tuent leur épouse, tout le monde devient obèse, l’argent en trop se perd chez Chanel pour le bonheur de personne, juste pour dépenser, juste pour se vider un peu le porte-feuille en substitut des couilles. Mais Marissa fait des exceptions parfois, parce qu’elle aime se faire baiser gratuit par tel mec, ou voir la collection de dvds de l’autre, ou a envie de passer une fin de semaine complète avec un avocat qui sniffe sa coke avec un billets de cent tout prêt et crispy, sur le corps de mon amie.

Elle a accepté de sortir ce vendredi avec un monsieur qui travaille dans la maison de production affiliée à TVA. Elle savait pas comment s’habiller, elle m’a envoyé des photos numériques par courriel, à moi et à une autre copine commune, pour que nous choisissions pour elle sa tenue. Ses critères : possiblement plus sexy que toutes les pétasses qui seront présentes au resto préféré du monsieur, le Buenanotte, possiblement une tenue qui fait pas pute, possiblement serré mais pas trop, possiblement qui ne lui fait pas des jambes trop courtes et des cuisses trop grosses. Nous avons voté, à deux contre une, pour une robe prune en soie, style pyramide aztèque et kimono japonais, élégante et très très courte.

Marissa aime son vibro plus qu’une bite sur cinq.

Elle ne voulait pas que le mec la rejoigne chez elle, pas question de donner son adresse à un mec qui a trente-cinq ans de plus qu’elle et qui aime les caméras. Elle lui a donné rendez-vous au casse-croûte à cinq mètres de chez elle. Elle a bu du coca zéro en lisant son horoscope 2009 dans trois magazines différents. Quand il est arrivé, elle lui a fait un grand sourire et lui a dit qu’elle adorait son foulard coloré et il l’a embrassée sur la bouche. Il lui a ouvert la portière passager de sa Mercedes, elle s’est assise sans croiser les jambes, parce que ça donne des varices et de la cellulite et que si Marissa a de la cellulite, elle ne pourra plus dire qu’elle a 19 ans dans ses annonces publiées sur le net et dans les journaux.

Marissa n’était jamais allée au Buenanotte, mais elle connaissait la place, elle avait l’impression que la moitié de ses clients lui disaient que c’était leur restaurant préféré, ce qui lui faisait envisager le Buenanotte comme le plus grand rassemblement de poseurs cochons et de pétasses en bijoux clinquants au monde. Elle a mangé très lentement, et pas beaucoup, pour avoir le ventre tout plat parfait quand le mec la baiserait plus tard. Elle a beaucoup bu, sans compter les verres, mais pas trop, pour pas accepter n’importe quoi plus tard, et pour pas révéler n’importe quoi non plus. (Elle a le gros problème extra rare, comme moi, de trop parler dès le premier verre de pinot grigio en trop.) Elle se rendait souvent à la salle de bain, question de regarder si sa robe était fripée, tachée ou si elle avait de la vinaigrette au fromage bleu sur le bout du nez. Elle regrettait de pas avoir demandé du coca zéro au Buenanotte aussi, parce qu’elle s’endormait grave à écouter son mec parler du plateau des Retrouvailles de Claire Lamarche.

Elle pensait à son vibro qui l’attendait sous son oreiller et à son ami photographe super cochon. Il la baise trop bien dans toutes les positions possibles, jusqu’à être en sueur, jusqu’à vouloir se laver et baiser dans la douche, en buvant l’eau et le sperme qui coulent sur les cuisses de Marissa. Le mec de TVA lui a posé une question sur la littérature allemande et Marissa a commencé à parler de la littérature de science-fiction saveur socialiste, apparue après la création de la République démocratique allemande, en 1949 genre. Elle avait envie de demander à son client de se déguiser en soldat nazi et de l’attacher à sa chaise de resto ou de rentrer des fourchettes dans sa chatte, un truc pour l’exciter, un truc pour pas bailler. Une fille s’est arrêtée devant elle, elle s’est présentée, à embrasser Marissa et le client. Elle était super heureuse de revoir le mec, ça faisait une éternité, elle l’adorait, elle adorait sa chemise, et la salade qu’elle a mangé pour le souper, et la robe de Marissa, et les souliers de Marissa, et la couleur de la corbeille à pains et tout le monde qu’elle croisait au Buenanotte, elle voulait super trop que Marissa et monsieur TVA la suivent après dans le penthouse d’un de ses amis, pour champagne et vidéoclips d’artistes autrichiens super inspirés et tout.

Marissa a envie de cherries popping et de gros seins.

Marissa voulait essayer dès lundi un régime style champagne et cerises de terre, et aussi elle aurait bien voulu se coller contre la brunette coupe de cheveux à la Rihanna. Marissa tripe pas girls, girls, girls, mais la pétasse gelée hyperactive devant elle était une mini cutie de cinq pieds et elle avait des gros seins à 3000 dollars chaque. Marissa avait toujours voulu toucher et sucer les seins d’une pétasse gonflée chirurgicalement. À l’agence, quand elle se faisait un client avec une autre escorte, c’était jamais avec une eau salinée ou une siliconée, c’était toujours soit avec Alexandra, une blondinette de trente ans qui avait l’air d’en avoir dix-sept, ou avec Sirène, une toutounette ancienne scout. Monsieur TVA a embrassé encore la pétasse et a enregistré son numéro de téléphone sur son Blackberry.

Marissa s’est excusée pour se rendre à la salle de bains, elle se répétait qu’elle voulait plus tant que ça monsieur TVA comme client anyway, il lui pesait, parlait tout le temps de contrats chiants et de son ex qui étudie à l’Université de Montréal. Marissa aime les clients qui lui parlent de leur ex, elle aime le brésilien qui lui parle de son ex qui achète ses culottes à la Senza, il s’ennuie des culottes colorées et playful de son amour, elle aime aussi le mec brutal de Hampstead, qui lui murmure des fucking cunt à l’oreille, avant de la remercier d’exister, parce que sa femme est trop frustrante et qu’elle ne s’occupe que du bébé, pas de sa bite. Mais monsieur TVA, quand il parle de son ex, il lui parle juste des colliers qu’il lui achetait, des bateaux sur lesquels il l’invitait, des putains de contrats, encore, qu’il avait trouvé à son ex, tout plein de trucs qu’il disait pour que Marissa lui dise à quel point il est wonderful, gentil, un amour, un amour, il faudrait qu’elle le remercie elle aussi, pour ses mains contre ses fesses, ses mains qui touchent plus à son foulard coloré qu’à ses tétons.

Elle ne se souvenait plus pourquoi elle avait décidé de sortir avec lui, peut-être que c’était pour aller manger au Buenanotte une fois dans sa vie, pour savoir une fois pour toutes que même si elle baisait pour de l’argent pour encore quatre-cinq ans, elle serait jamais à sa place parmi les vrais pétasses à cash, et aussi peut-être qu’elle pensait que monsieur TVA lui dirait plein de potins croustillants, une fois super soûl, sur des vedettes du showbizz québécois, des potins qu’elle me répéterait avec joie, bonheur, extase, blablabla.

À la salle de bains, elle s’est remis du rouge Dior, elle a murmuré un fuck you au miroir, elle est sortie, elle a trouvé la naine cokée, elle lui a dit j’ai trop envie d’aller chez ton ami tout de suite, vite vite, je fais une blague à mon mec, tu me donnes l’adresse ok. La salope rigolait comme si c’était la blague du siècle, elle a dit qu’elle prenait un taxi avec elle. Marissa a laissé son manteau au vestiaire et a dit à monsieur TVA qu’elle allait fumer une clope dehors. Il lui a dit qu’il n’aimait pas les filles qui fumaient. Dans le taxi, Shannon a dit je m’appelle Shannon, j’ai juste trop envie de me tirer le chauffeur, vous voulez monsieur, vous voulez me tirer vous, toi chérie tu veux vérifier que je suis bien mouillée? Et le chauffeur a rien répondu, il a pris son cellulaire pour parler dans une autre langue à une autre personne, et Shannon a répété qu’elle était trop mouillée, elle a dit je veux tes culottes, je les échange contre les miennes chérie, tu peux les encadrer, les revendre sur ebay, c’est des La Perla, je veux bouffer tes culottes. Et elle a fouillé dans sa sacoche, a pris un snapshot entre ses jambes et a sniffé un peu de coke sur son miroir de poche Gucci.

Marissa baise dans un ascenseur et connaît l’adresse du paradis à trois heures du matin.

Marissa a payé le taxi, Shannon a pris sa main et elle a parlé dans l’intercom de son ami proprio de penthouse.  Shannon a gueulé qu’il devait descendre chercher les plus belles pétasses de Montréal. Il est venu, Shannon lui a touché la bite, a dit boudeuse qu’il n’était pas encore bandé. Marissa lui a souri, elle a dit je t’adore déjà et elle a enfin donné ses petites culottes à Shannon. Shannon les a laissées dans l’entrée. Blaise a fourré son nez dans le cou de Marissa, Shannon a remonté la robe de Marissa, elle a caressé ses fesses, elle a collé sa chatte contre le cul de Marissa, a demandé si son poil piquait, Marissa a dit j’ai jamais baisé dans un ascenseur et les trois se sont enfermés dans l’ascenceur.

Shannon a ouvert complètement sa blouse. Marissa lui a touché les seins, a enfoncé ses ongles, a dit ils sont si beaux, elle les a écrasés, elle s’est baissé pour les lécher, elle a demandé à Shannon si elle aimait se faire mordre les tétons, Blaise a dit elle veut, elle veut, Marissa a mordu les tétons de Shannon, qui caressait les cheveux de Marissa. Ça gossait grave Marissa, elle voulait pas avoir les cheveux tout plats ou tout gras à cause d’une pétasse gelée. Blaise a commencé à se crosser. Shannon a enlevé ses collants couleur chair troués. Shannon a dit j’ai besoin d’un facial, tu sais Blaise, j’ai vraiment besoin d’un facial bébé. Marissa a plaqué les mains de Shannon sur ses seins à elle. Elles se sont embrassées, ça étourdissait Marissa. Blaise frottait sa bite entre les fesses de Marissa et il entrait deux doigts dans la chatte de Marissa, puis dans celle de Shannon. Il a fait goûté ses doigts à Shannon, elle a dit qu’elle adorait la mouille, elle adorait l’ascenseur, elle adorait le champagne, est-ce qu’ils pouvaient rentrer et se soûler au champagne?

Blaise les a escortées jusqu’à son penthouse. Quatre-cinq personnes étaient déjà là. Shannon a demandé qu’on continue à lui sucer les tétons et du champagne asap. Blaise a amené Marissa dans sa salle de bains extra somptueuse, et il l’a baisé debout, elle avait les seins collés contre un miroir de dix mètres par trois mètres, le dos arqué, le cul presque offert, la sacoche renversée avec des condoms de couleur partout sur le plancher, pas besoin elle a dit à Blaise, baise-moi, je suis clean, donne-moi ta queue, à fond, et il l’a baisée et elle n’avait pas mal à la tête, et elle ne pensait pas au Buenanotte, ni à la partie des Canadiens, elle pensait juste qu’elle voulait migrer ici tout l’hiver, une saison au penthouse, une saison qui dégoutte de sperme dans sa chatte, de champagne sur son cou, de bites à la coke et de taxi à six heures du matin.

Grosse queue de black et boeuf au curry

décembre 4, 2008

Lecture : Erik L’Homme, Phaenomen 

Musique : Britney Spears, Circus

Breuvage : chocolat chaud à la candy cane

 

Après trente minutes à chercher l’autre au métro Jean-Talon, à tenter de me souvenir son numéro de cellulaire, à appeler le 411, le 911, pendant qu’elle regarde les vidéos des filles qui sortent des wagons, essayant de deviner une blondinette ou une caramellisée, nous nous trouvons, frenchons et disons plein de compliments. Molly est superbe, avec un trait noir sur ses yeux dessiné style star des années 50, et avec sa blouse en satin turquoise foncé extra moulante Foxy.

 

Nous parlons de sa fin de session, de boissons Rockstar et de speed, tout en cherchant un putain de taxi. Nous en trouvons un vide. Un black sort de l’épicerie en face et je lui souris, lui demandant si nous pouvons embarquées. Il a l’air de ne pas comprendre. Je commence à rigoler et j’enchaîne comme une folle les mots, pardon, vous vous dirigiez vers l’auto, j’ai pensé, pardon pardon, vous n’avez pas l’air d’un chauffeur de taxi, c’est juste que…Bref, j’ai l’air d’une putain de raciste de banlieue.

 

Molly et moi nous traversons finalement sur feu rouge pour avoir un câlisse de taxi. Nous nous trompons en lui donnant l’adresse du resto indien recommandé par le Guide Restos Voir 2009. Le chauffeur a l’air fru, mais nous nous en fouettons, parce que Molly me parle de son chat, de Cent Ans de Solitude, et prend des photos de ma bague de fiançailles (or rose, je suis comblée). Molly, elle, en veut une en or blanc, c’est mieux pour ses doigts et pour son teint, comme cadeau de Noel.

 

Le resto tant vanté par le Guide a la devanture d’un dépanneur crasseux, avec des vieilles affiches de bières étrangères et de différents dieux hindous, et des décorations de Noel en feutrine. Mais dès que Molly et moi nous rentrons, who care about les apparences, il y a des photos de Catherine Deneuve avec le proprio, et des mots adorateurs de Pierre Foglia, faut bouffer du spicy curry today, extérieur-intérieur crasseux ou non.

 

Nous commandons du vin blanc et nous nous perdons dans le menu gros comme un livre de la série Twilight. Molly veut dix mille entrées. Le serveur nous apporte un pain croustillant qui goûte, selon Molly chérie, à la fois les pieds, les épices et le bagel. Elle me montre qu’elle ne porte pas de soutif en déboutonnant un peu sa blouse Foxy. Ses seins sont tout blancs et crémeux. Elle dit que ma robe pseudo vintage vieux rose et doré, c’est trop sa robe de mariage de rêve, mais elle la voudrait plus longue. Elle me demande si la broche était vendue avec la robe, je dis non et nous parlons de shopping, j’ai besoin de Juicy Couture dans ma garde-robe, et de ma craque de seins, jusqu’à ce que le serveur revienne vers nous.

 

Molly demande à avoir du papadam en entrée. Le serveur nous dit que nous en avons déjà, c’est le pain qui goûte les pieds. Je ris en dégénérée coquine et Molly explique en anglais que c’est our first time, qu’elle n’a jamais goûté de l’indien avant. Quand le serveur part, nous terminons quasi cul-sec notre deuxième verre de vin blanc, question de nous convaincre que ouais, c’est du vin pas bon dilué avec de l’eau. Comme nous aimons trop nous saouler ensemble, jusqu’à s’évanouir dans les toilettes et tout et tout, nous mangeons super vite, dérangées par son mec, qui l’appelle. Il la traite de grosse lesbo et il lui dit que demain, il va jouer au hockey cosom. Puis il rappelle, il dit qu’il va jouer au poker demain, pas au hockey. Je pique le cellulaire de Molly et lui dis que sa blonde est ni grosse ni lesbo et qu’il est super chanceux de se la faire parce qu’elle a un corps d’enfer et qu’elle est sweet as une tonne de sucre à glacer.

 

Je dis à Molly que ça va super, entre Alexandre Le Grand et moi, mais que nous ne nous marierons jamais. J’ai la bague, il a mon cul une fois par semaine, nous nous aimons, nous aurons des enfants, nous irons vivre à Londres ou en Californie, un jour, je me ferai tatouer son nom sur une fesse, des étoiles et un colibri dans le cou, mais nous nous marierons probablement jamais. Ça serait la troisième fois pour lui, la deuxième pour moi. Je dis à Molly nous ne nous marierons jamais. Mais ce serait quand même cool, un jour, sur une plage, moi en bikini blanc plein de paillettes, avec un diadème sur la tête et des souliers de stripper qui me donneraient une démarche de reine dans le sable, et lui en maillot de bain blanc, entourée par ses deux filles, et un chien, oh yeah je veux un chien qui ressemble à une mouche, comme celui de Californication, un chien, notre enfant pas encore né, pas encore là, dans les bras de Misha, que j’obligerais à porter un monokini blanc plein de paillettes aussi.

 

Super pleines, avec un kilo de plus d’indien dans le corps, nous reprenons un taxi pour nous rendre chez elle. Elle habite proche de ma copine Sarah Lee, qui déprime un peu ces jours-ci, elle a rencontré un mec qui capote négativement dès qu’une fille touche son bras, et Sarah Lee aime toucher les bras. Big deal.

 

Molly me dit qu’avant il y avait des souris dans son appartement, mais que son mec a réussi à les capturer dans une boite de céréales. Il les a pas tuées, il les a jetées dehors, avant le mois de décembre, avant qu’il ne fasse trop froid. Elle met du Patrick Watson, me verse un verre de chardonnay, et je m’affale dans son divan, je l’adore trop. Molly est toute belle, elle me parle des personnes âgées qu’elle voit à son travail, du livre Les Belles Endormies, d’une fille qui l’a frenché à l’école, d’un mec qui étudie l’humour et qui l’a fait toujours sourire, qui tire sa chaise et tout, et de Juliette, une fille étrange, grano et magnétique qui tripe grave sur elle, et elle aussi, elle se sent trop attirée par la fille. Elles en ont parlé, Molly avait envie d’aller entre ses jambes, de la goûter, mais la fille en a parlé à son mec. Les mecs, souvent, malgré ce qu’on pense, aime pas trop les girls on girls, et Molly en est à rester à fantasmer et à se demander ce qu’elle aurait trouvé sous la jupe en macramé de Juliette.

 

Sa coloc Chloé vient nous rejoindre, elle se verse un verre et demande à Molly si elle a des photos de Juliette. Molly ouvre son ordi, nous montre des photos d’elle et de son mec au lit, de superbes photos, les deux nus, lui par-dessus elle, et une autre d’elle en petite culotte rouge, le ventre extra plat, le dos arqué et une crinière à la Angelina Jolie jusqu’aux fesses ou presque, mais pas de photos de Juliette. Bouhouhou. Chloé nous dit qu’elle vient tout juste de recevoir un appel de merde, situation familiale de merde, mais que sinon sa vie est parfaite right now. Elle est dans une relation open avec un haïtien trop sexy.

 

C’est la première fois que je rencontre Chloé et je peux pas m’empêcher de lui dire qu’elle est superbe, pourquoi elle n’a jamais tenté sa chance comme mannequin (la fille fait deux mètres, elle est plus mince que Giselle, a des yeux de biche et une énergie sexuelle et féline à la Kate Moss). Elle dit que plein de monde lui dit ça, mais elle a de trop grosses cuisses. Whatever. Faut jamais s’obstiner avec une fille désillusionnée.

 

Chloé dit qu’elle ne s’est jamais sentie aussi bien, aussi libérée, elle n’a jamais autant mouillé et baisé de sa vie. L’autre jour, elle a loué une chambre d’hôtel au Marriot, pour elle et son black et après une super baise, elle lui a dit appelle tes amis. Trois amis de Marlon, trop heureux de la demande de Chloé, sont arrivés un après l’autre et Chloé s’est évanouie de sommeil, de trop d’alcool et de sperme, à six heures du matin, comblée. Une heure après, elle se reprenait la bite de son mec, qui pendant leur trip quasi orgiaque, embrassait doucement la belle et lui disait qu’elle peut dire non quand elle veut et que si elle a mal, qu’elle lui dise. Mais Chloé était salement trop mouillée pour avoir mal, ou pour même avoir besoin de lubrifiant à bites énormes.

 

Chloé dit qu’elle peut embrasser toutes les filles qu’elle veut, ça excite Marlon, et que de toute façon, embrasser c’est pas tromper. Je dis nan, pas d’accord, je voudrais vraiment pas que mon mec embrasse une autre pétasse, je stresserais à toutes les fois ou il sort au Confessionnal boire avec des copains et sourire à des pouliches sous le charme. Chloé dit l’autre fois j’étais à la Porte Rouge, tu connais pas? Elle continue, j’ai embrassé un mec et Marlon l’a su et c’est vrai qu’il était pas super content, mais pour les filles, machin-machin, n’importe quand, une de ses amies voudrait bien m’avoir toute nue rien que pour elle, regarde Mélodie je vais te montrer des photos, j’ai trop envie de lui dire oui, elle est super belle, et je lui ai parlé sur msn et elle est super intelligente aussi.

 

Putain Chloé me montre des photos de sa future fuckfriend et elle est top, cheerleader pour les Alouettes, gorgeous brunette aux cheveux longs, tout en courbes et en sourires aguicheurs, elle est exciting à remonter sa robe et à se rentrer un poing au complet dans la chatte. Molly est jalouse et elle embrasse Chloé en lui rappelant qu’elle est sa best friend et que pour préserver toute sa dignité, elle devrait se laisser lécher par elle, pas par une salope en mini jupes à volants bleu et blanc.

 

Molly monte sur les cuisses de Chloé, lui fait boire le reste de son verre de vin en lui disant, prends c’est ma mouille, c’est ma mouille. Chloé rigole et embrasse Molly, pendant que moi je me dis qu’il faut que j’appelle bientôt un taxi. Quelqu’un cogne à la porte. Molly se lève super vite, gueule oh ça doit être Carl!

 

Je me regarde dans mon miroir de poche. Ça fait une éternité que j’ai pas vu Carl et je suis trop heureuse qu’il vienne nous rejoindre, après son badminton. Il nous salue et demande à Molly s’il peut prendre une douche, il pue trop qu’il dit. Je vais le prendre dans mes bras et je lui dis qu’il ne pue même pas. Pendant sa douche, Molly arrête pas de dire qu’il est tout maigre et sexy, qu’elle aurait trop envie d’aller le rejoindre sous la douche. Chloé recommence à parler de Marlon, elle aimerait aller le rejoindre ce soir, il n’est pas trop tard pour sortir, minuit et des secondes, elle a envie de baiser. Molly dit fuck, ça me gêne vous entendre faire du bruit et tout, quand je suis dans ma chambre. Chloé dit moi je t’entends jouir avec ton mec et ça me dérange pas, j’écoute encore plus et ça m’excite, je m’imagine avec vous, machin-machin.

 

Chloé se lève pour téléphoner Marlon, Carl prend en photo ses seins pendant qu’elle répète c’est trop bon, c’est trop bon avec lui, je peux pas croire que c’est comme ça, je veux toujours plus, il est trop bon, je mouille tellement, je suis pas son genre, trop mince et tout, ses amis me trouvent trop belle, il est trop bon, c’est incroyable, faut que j’aie le voir, je suis trop trop heureuse. Et elle s’en va, et je reste un peu à parler, à répéter à Molly que c’est elle la prettiest, mais moi aussi faut que j’aie me faire baiser.

 

Et quand je suis sur Alexandre Le Grand, trente minutes plus tard, je sais que je suis chanceuse, j’ai pas Marlon, j’ai pas un joueur de badminton, j’ai pas un restaurateur indien, j’ai pas Patrick Watson, mais who care, j’ai Alexandre Le Grand, et son sperme en moi, avant de dormir, ça goûte meilleur que tout le vin blanc et les Boris Lychee de la soirée.

Des jumelles bisexuelles en attente d’un bon facial

novembre 30, 2008

 

Breuvage: Chardonnay

Musique: Katerine, Cervelle de singe

 

 

Pendant qu’au Québec trois cent mille personnes regardent des lofteurs faire leur liste d’épicerie, et des filles de Laval s’habiller en frenchmaid (je suis en retard de trois-quatre saisons d’Occupation Double), et des filles et des mecs de Laval ouvrir leur bouche pour chanter du Céline Dion ou du Shania Twain devant des juges fascinés par leur propre génie-attitude-découvreurs-de-talents-pseudo-talentueux-à-crosser, les Etats-Unis, eux, ils ont le truc de rendre tout sexy, même la téléréalité en tant que matchages-de-couple-bronzés.

 

Nouveauté à MTV : A Double Shot At Love

 

Intérêt de Mélodie Nelson dans la nouveauté de MTV : deux jumelles bisexuelles qui veulent trouver l’amour parmi 12 mecs et 12 pétasses, prêts à se battre, à se déshabiller, à baver sur commande et à lancer des souliers à talons hauts dans le dos des caméraman.

 

Les jumelles, des ex serveuses de Hooters et naked mannequins pour notamment des pages de Playboy sur des déesses en cuir, veulent trouver l’amour de leur vie, tout en continuant à dormir dans le même lit, dans des robes en satin Victoria Secret. Elles sont trop chous. Je veux le câble dès le 9 décembre, please please Dieu!

Deux Barbies sous des draps couleur caramel

novembre 24, 2008

Musique: Robyn, Konichiwa Bitches

Bouche ouverte:  Jamieson Omega-3 complete

 

Je reviens de me masturber, quatre minutes au lit, à arrêter le vibro sparkling doré et à le repartir un peu moins fort, faut que j’entende le concierge s’il arrive, il devrait passer bientôt, placer de nouveaux néons dans la cuisine, pendant que j’écris, juste à côté, les tétons libres et bien visibles sous mon t-shirt jaune transparent (le jaune, c’est une couleur traître, qui va à personne, sauf à Kate Moss, et si c’est transparent, là fuck la couleur, on voit juste le rond légèrement brun de mon mamelon et c’est suffisant pour ne pas remarquer que le jaune, ça donne un air de nausée prochaine).

 

Fallait que le vibro soit à une vitesse réduite aussi, parce que j’avais encore le clito en feu à cause de Misha, qui m’a léchée pendant presque une heure, hier, pendant la fête de Paprika. Pendant que belle-fille Princesse jouaient avec ses copines (deux des sœurs de Misha, radieuses et croquantes, et des petites mexicaines) et ses copains (un prince charmant venu de Repentigny, et Ken le lutteur baiseur de Barbies) à se cacher sous les draps du lit à deux étages, à mettre les pieds dans le bol d’eau de Paprika, à déballer les cadeaux de Paprika (la chanceuse a reçu des bonbons anti-carie, un napperon Hello Kitty, deux couvertures roses chatoyantes, une photo de pieuvre, une publicité du savon Le Chat Marseille encadrée, et du lait sans lactose), à faire le bordel dans les 10 000 accessoires Playmobil que belle-fille Princesse possède, j’avais amené Misha dans la chambre, pour lui montrer mon nouvel ensemble soutif-culottes de marque French Cancan.

 

Elle m’avait demandé de l’essayer, pour voir s’il lui faisait, mais elle fait un bonnet de plus que moi la pétasse, c’était sûr que ça lui ferait pas. Elle a enlevé son soutif rose perle et l’a laissé sur la commode, déjà encombrée par tout plein de trucs, par un article de journal sur le resto Les Princesses d’Hochelaga, deux tonnes de revues, dont le Vanity Fair spécial Monroe que je n’ai pas encore terminé de lire, le livre de Brett Kahr, un psychothérapeute qui aime discuter perversions à heure de grande écoute sur la BBC, Host de Stephenie Meyer, un serre-tête avec les oreilles de Minnie Mouse, la Bible, des boucles d’oreilles signées Sandrine Devost, le plus beau tiara du monde, toutes les robes que j’ai essayé pendant la matinée (je savais pas ce qui faisait à la fois sexy et fête d’enfants pour un chat) et ma lime à ongles super gorgeous parce qu’elle a plein de cupcakes au chocolat comme motifs.

 

I’m so very hot that when I rob your mansion

You ain’t callin the cops you call the fire station

 

Je me suis assise sur le lit pour la regarder. J’ai retiré mes bas collants, je venais tout juste de faire un major trou dedans, en m’accrochant dans la boite à trésors d’Alexandre Le Grand (meuble qui trône dans le salon, rempli de bouteilles de vodka, rhum cubain, sake dégueu, Jack Daniel’s, etcétéra). Misha a demandé à voir la culotte que je portais ce jour-là et j’ai levé la robe en pouffant d’un rire que je me plais à imaginer comme celui d’une grande Alice au Pays des Merveilles, mais qui est plus le rire d’un âne en chaleur. Elle s’est jetée sur le lit en imitant mon rire et si c’était un film grand public, la scène suivante serait Misha et moi en train de sucer des popsicles, les joues rosies, et de proposer une salade de fruits aux enfants, et si c’était un film porno, la scène suivante serait Misha qui m’ouvre les jambes et qui vient foutre sa langue sur mes cuisses, et mes mains qui prennent sa tête et qui la dirige vers ma fucking chatte.

 

Don’t I look tasty like a French Bon-Bon

Coming in your mouth make you say yum yum

Even more sweeter than a cherry bomb

 

Mais comme c’est ni l’un, ni l’autre, Misha a écarté mes culottes rayées vert lime et bleu poudre, a dit que je sentais crissement fort la mouille, et elle a embrassé tout doucement mon clito. On est allées sous les couvertures, comme ça, si un enfant entrait, on pouvait dire qu’on se reposait ou qu’on cherchait Paprika dans le lit. Who care si les culottes de Misha étaient maintenant sur le plancher, avec mes bas collants et mon soutif French Cancan?

 

Pas moi en tout cas. Pas avec la bouche douce de Misha sur mes lèvres, qui m’embrassait avec la langue goût chatte et goût baume citron-vanille. Elle m’a demandé si je voulais qu’elle me rentre le vibro, mais j’ai dit non, trop de bruit, et pas envie de me lever pour aller laver le putain de vibro déjà couvert de mouille séchée depuis un siècle. Elle m’a entré un doigt, tout doucement, comme si j’allais protester, et ses petites dents sont venues s’attarder sur mes tétons, son corps était super chaud sur le mien, je trouvais ça trop bon de l’avoir comme ça, cachée sous les draps, que pour moi. Elle a les plus beaux cheveux du monde et je lui ai demandé de les mettre sur mon visage, elle s’est assise par-dessus moi et m’a caressé le visage et les seins avec ses cheveux, ça me chatouillait plus que ça m’excitait, alors je me suis relevée un peu et j’ai sucé ses seins. Je pourrais sans blague les toucher pendant dix heures non stop, sans me tanner, ils sont trop malades, tout blanc aristo, gros, ronds, malades, malades, vraiment. On s’est léchées en rigolant, en disant à l’autre que c’était elle qui avait la peau la plus douce, les grains de beauté les plus gracieux, le bas du dos le plus sexy, la chatte la plus mortelle.

 

Et j’ai même pas crié quand elle m’a fait jouir. Alexandre Le Grand aurait été super fier de moi et surpris, lui qui a toujours peur que les voisins, le postier, le concierge entendent mes cris quand il est entre mes jambes.

 

Check the scenario : I’m a bust your ear drum

Leave your heads ringin with the ringa ding dong

Bang Bang dans un hall d’hôtel

novembre 16, 2008

 

Lu sur mon site à potins préférés: Kate Hudson, la jolie blonde divorcée d’un musicien barbu et ex de Lance Amstrong et de mon acteur chérichou  Owen Wilson, a été vue, légèrement dans les vapes, avec une mannequin, dans le Fontainbleu Hotel de Miami.

 

Kate Hudson et une mannequin? Pas en train de se montrer leurs derniers achats et la brochure du chirurgien le plus cool de Miami. Nan, nan. Elles se frenchaient et se touchaient, se cognaient contre les murs, contre les tables, rigolaient quand elles entendaient des gens parler d’elles, elles s’en foutaient, toutes chattes en public.

C’est peut-être le retour du faux lesbiannisme chez les mannequins? Dans les années 80, jusqu’au milieu des années 90, toutes les mannequins se léchaient la chatte et se sucaient les têtons, selon tous les livres sur la mode de ces années-là, vraiment. C’était comme, fuck on s’emmerde avec notre maquillage déjà fait, on a déjà dix lignes de coke dans le nez, quoi faire, tu veux devenir ma nouvelle meilleure amie au monde? Depuis, sadly, c’est le tricot, les chihuahas et les bébés que les mannequins traînent de défilé en défilé, et plus d’histoire de baises torrides entre wannabe anorexiques.

 

 

Et je cruiserais jamais en utilisant le mot brouter, han Maude

novembre 6, 2008

lecture: Dope de Sara Gran

souliers: ballerines turquoises à bout rose

 

Je suis totale corrompue par les magazines pornos softs (je n’en ai plus, vraiment, depuis que je ne suis plus avec mon ex mari total sans libido), les publicités de Gucci, l’émission The L Word et Tila Tequila, la fausse bi la plus sexy. Quand je pense lesbies, je pense grande fille aux gros seins et aux cheveux longs brillants ou jolie gamine timide avec des seins de piqures de moustiques et une taille de guèpe. Je pense à des lèvres avec du baume soyeux qui s’ouvrent pour une langue toute rose et curieuse. Je pense à des orgies de blondeurs bronzées qui joue au tic tac toe avant de lécher la chatte de la gagnante. Je pense aux meilleures amies du monde qui prennent un café glacé ensemble, qui se passent des glaçons sur les seins et se sucent les têtons. Mais je pense pas aux filles laides, ou trop garçonnes. Les lesbiennes devraient toutes être gorgeous, fascinantes, irréelles de beauté.

 

C’est pour ça que j’étais un peu frustrée, un peu déçue, d’avoir devant moi, en vacances, deux filles vraiment trop grosses, avec des poils de dix centimètres sous les aisselles et des coupes de cheveux râtées (une avait les cheveux rasés avec une frange, l’autre avait les cheveux bruns courts collés en permanence sur son front de bout’chou de cinq pieds huit). C’était touchant de les voir s’éclabousser dans l’eau, de les voir s’embrasser, de les voir s’appliquer de la crème solaire dans le dos, c’était touchant comme quand je croise des personnes super âgées qui se tiennent par la main, mais putain j’aurais mouillé dans mon maillot déjà mouillé si ça avait été genre des répliques de Jenna et de Briana.

 

J’ai des critères de dictatrice, mais moi, si j’étais lesbienne, je serais dans un gym sept jours par semaine (trop longtemps dans le vestiaire peut-être), je me laverais les dents après chaque repas, j’aurais des rallonges de Barbie dans les cheveux et je frencherais une autre poupée à tous les feux de circulation rouge, devant plein de mecs qui se mettraient une main dans leur pantalon et qui nous crieraient des insanités. Et je chargerais très cher pour des shows privés.

 

Dessin : Gracieuseté Delphine Bergeron