Archive for the ‘chercher la salope’ Category

Un truc pour prolonger les orgasmes clitoridiens

mars 15, 2009

             

              

 

J’ai pas testé, je l’ai envoyé à ma copine de Blog par la poste, idée présidée par darling Lapin Blanc, mais il paraît que cette capsule te gèle le clito, c’est incroyable, crazy, et l’orgasme dure deux éternités.

http://lapinblanc.sprey.net/

Insomnie sexuellement guérissable

mars 14, 2009

 

Je suis pas le genre de fille à faire de l’insomnie. Je veux dire, je bois mon whisky irlandais avec deux glaces avant de me coucher, je vaporise de la lavande partout dans la chambre, mais pas trop sinon Alexandre Le Grand fait des allergies soudaines, je caresse Paprikalicious et je la dépose sur son coussin en fausse fourrure de zèbre, au pied du lit, je me déshabille et je me fais jouir avec mon vibro doré pendant qu’Alexandre Le Grand se brosse les dents, et après je lui demande de me baiser, et après, je ferme les yeux, il ferme les yeux, et la nuit, même si parfois trop courte, est fabulous.

Mais cette semaine, à minuit, mardi et mercredi, Alexandre Le Grand a bien joui, il m’a regardée cracher son sperme sur sa bite et le reprendre sur la langue en léchant son ventre et ses couilles, sans laisser de gouttes, il m’a dit bonne nuit, tu es trop bonne, et je lui ai dit dors bien mon cochon, et lui il dormait, avec Paprikalicious lovée contre son cou, mais moi je me retournais, gauche, droite, je me demandais comment allait mon grand-papa, quelle couleur de vernis j’allais mettre demain, fallait que ce soit classe, genre crème, mais que ça matche avec ma robe mauve/motifs vichy blanc et noir, je pensais aussi à demander les adresses de mes copines extras, pour leur envoyer des invitations à une pyjamade, j’étais en retard d’une semaine pour ça, et aussi fallait que je mange un kiwi, c’est bon les kiwis, et c’est mieux le matin qu’une chocolatine aux amandes, et, alors je dormais pas, je voulais pas lire La Bible pour m’endormir, je la lis presque à tous les soirs, mais jamais après dix heures pm sinon ça me fait rêver à des catastrophes, alors je me suis collée à Alexandre Le Grand.

 

J’ai remonté son t-shirt, j’ai embrassé son dos, j’ai caressé ses couilles, et il a gémi, un gémissement cute de sommeil dérangé, et je lui ai demandé si je pouvais le sucer encore, et il s’est tourné, sur le dos. Je me suis fourrée la tête sous les couvertures, je voulais que mon mec reste bien au chaud. C’était bon de le lécher et de l’avoir dans ma bouche, même quand il était encore tout mou. Alexandre Le Grand a soulevé les draps, pour me caresser les cheveux et bien me tenir la tête entre ses jambes, et je prenais mes deux mains pour le crosser doucement. Il est venu rapidement, son sperme était léger, mais j’en avais beaucoup dans la bouche, même s’il avait joui genre une heure et demie avant. Je me suis endormie toute contente, avec le bon goût de mon mec sur les lèvres.

 

Bonne nuit aux chéris et aux pétasses ! Je vais prendre mon whisky irlandais et après, j’écarte mes fesses! Bisous !

Marissa et moi toutes mouillées

mars 10, 2009

Marissa vient me rejoindre chez moi en taxi, la pointe des cheveux encore un peu mouillés, elle me air kiss, elle dit je t’embrasse pas pour vrai, je sens le mauvais savon et le sperme en croûtes. Je lui dis qu’elle peut grignoter si elle veut, je suis pas encore prête, je trouve pas mon casque de bain. Elle dit j’ai pas faim, mais j’ai des Hype light, tu en veux une? Elle dit je suis super fatiguée, la journée était trop calme, j’ai presque rien foutu, juste quatre mecs, et j’ai écouté des émissions de rénovation et Law & Order pendant des heures, et j’ai terminé Zulu, as-tu lu Zulu, c’est cruel, c’est bon, c’est plein de cul et de drogues et de blacks? Et elle dit aussi, je suis contente de te voir, ça fait longtemps chérie, ils sont beaux tes cheveux, mais tu grossis, Alexandre Le Grand a raison, ça te fait bien.

Nous marchons jusqu’à la piscine, nous croisons Alexandre Le Grand, il klaxonne, il nous crie de bien bouger notre cul sous l’eau. Marissa dit wouah moi aussi je vais m’en trouver un mec pervers qui va m’aimer toute la vie, tu vas voir, mais pas tout de suite, je veux encore travailler trois-quatre ans, et après, j’aurai mon mec pervers et ma villa en Espagne ou en Italie ou en Autriche.

Marissa et moi on se change dans la même cabine, elle me montre son ventre, elle dit un mec m’a encore trouvé trop maigre aujourd’hui, je suis pas trop maigre han. Et je lui dis non fuck you, arrête de me montrer tes abdos, sinon je te montre mes ongles d’orteils ou je te plaque contre le mur avec mes gros seins. Elle dit oh j’aime tes seins, ça m’irait bien des gros seins à moi aussi, et je dis nan, tu es trop mignonne, tu ressembles à une Audrey Hepburn un peu fêlée. Elle dit oh je voudrais me couper les cheveux courts courts comme elle, dans Breakfast at Tiffany, mais je peux pas, mes clients me détesteraient, ils aiment trop mes cheveux longs sur leur ventre quand je les suce. Elle me raconte un sixty-nine avec un client, elle se fermait les yeux et pensait à Gabriel Garcia Bernal en curé cochon, elle a joui sur sa face après super longtemps, elle était stressée, elle avait besoin de jouir, mais elle voulait aussi avoir le temps de caresser le mec et de lui dire deux-trois trucs gentils.

Marissa nage non stop, ou presque, dans son maillot une pièce noir Guess, moi je m’arrête aux deux longueurs, je souffle, j’ajuste mes lunettes, je regarde Marissa, et aussi un petit gars, qui prend des leçons de natation privées, dans un corridor à côté de nous. Je demande à Marissa de rester un peu avec moi, elle dit faut que je bouge chérie, sinon je suis fatiguée, faut vraiment que je m’arrête au Jean Coutu tantôt, pour m’acheter un tas de suppléments vitaminés. Nous pratiquons notre coup de pied de sauvetage, et elle dit j’ai eu un publicitaire, ça faisait deux semaines qu’il ne venait plus, je pense qu’il était fru pour la dernière fois, c’était mon premier client de la journée, j’avais pas déjeûné et je fermais de l’œil un peu trop, il m’emmerdait avec son pot de vaseline, il me baise jamais, il bande pas assez en moi, il amène son pot de vaseline et je me masturbe dans un fauteuil, au salon, devant lui, je me masturbe comme il veut et il se crosse en rajoutant toujours de la vaseline, il est super sexe, il est super beau, mais il a l’air tellement stressé, il m’a dit qu’il se saoulait parfois seul, dans son bureau, quand toute son équipe est partie, et qu’après, il va courir, parce que c’est son seul moyen de dégriser.

Je lui demande si elle sait pour quelle boite de pub il travaille. Elle dit non, je demande jamais de questions sur leur travail, avec moi, ils peuvent en parler, mais sinon ils travaillent trop, je veux pas parler de ça avec eux, je veux qu’ils oublient, je veux pas parler d’argent non plus, j’ai mes principes chérie. Elle dit il m’a demandé de passer un weekend avec lui, à faire du ski à Tremblant, j’ai dit non et il avait l’air vraiment triste.

Je fais des longueurs de dos crawlé, et Marissa dit on voit trop tes seins qui poppent hors de l’eau quand tu nages, c’est drôle. Je nage à la brasse jusqu’à elle et je lui chuchote à l’oreille, regarde, le papa du petit gars est arrivé. Marissa soupire, elle dit il est trop beau, je le baiserais gratuit, je suis en manque, même pas pénétrée aujourd’hui, peux-tu croire que ma bouche est plus sexe que ma chatte ? Je rigole, elle continue, fucke toi, je suis sûre qu’Alexandre t’a baisée ce matin, avant de t’amener au travail, ma bouche a même pas de gloss, je mets pas de rouge non plus, sinon les mecs me demandent de tout enlever, par peur que je laisse des traces sur leur chemise, putain de cliché, j’ai juste des rouges de qualité anyway, ça reste sur ma bouche, pas sur leur bite, même si je salive en crisse.

Club sandwich, doublage porno et ballon rose pénis

mars 9, 2009

                                           

J’ai reconnu l’auto d’Alexandre Le Grand, j’ai laissé sur la banquette arrière le beurre corporel vanille-pomme-framboise que je m’étais acheté sur l’heure du midi, un livre sur l’histoire de la lingerie et des tas de t-shirts Old Navy avec des papillons, des têtes de mort roses et des ancriers, pour la princesse de cinq ans, que nous verrions durant le prochain weekend, et j’ai embrassé mon mec. Je lui ai demandé s’il s’était reposé un peu aujourd’hui, il a dit un peu. Je l’ai grondé parce que le samedi, je voudrais qu’il se lève à onze heures et qu’il passe la journée à se crosser ou à caresser Paprikalicious.

J’ai retiré mes jeans, mon col roulé et j’ai attendu un feu rouge pour retirer mon soutif. J’ai enfilé une robe toute simple mais superbement coupée, qui me moulait bien les tétons dans un tissu écarlate soyeux. Je me suis remaquillée en foutant plein de correcteur de teint Lancôme sur mes doigts, et de l’ombre à paupières argent brillant, et du mascara noir ténèbre sur mes cils, et en stries, sur mes doigts, encore. 

Il s’est stationné, nous marchions vers Chez Roger, en entendant des enfants jouer au hockey, je lui ai dit je t’aime, j’ai pas fait de cauchemars hier soir. Il m’a demandé comment avait été ma journée, au travail. J’ai dit je voudrais bien que tu me pinces les tétons. Il m’a mordu le cou et a pincé très fort, après avoir légèrement ouvert mon manteau Miss Sixty. J’ai commandé une bière Cheval Blanc, Alexandre Le Grand aussi, et je lui ai parlé d’Olivier Choinière. Olivier Choinière, c’est un mec avec des lunettes à grosses montures noires sexys, qui produit, écrit et traduit plein de pièces de théâtre et qui me fait fantasmer depuis que j’ai vu la pièce Venise-en-Québec, il y a genre deux-trois-quatre ans. Alexandre Le Grand a dit j’ai besoin d’un cardigan, comme le gars assis en diagonale, là. Je lui ai dit que sa nouvelle chemise était superbe, parce que je la trouvais vraiment superbe et aussi parce que je souhaitais qu’il me dise que ma robe était extra.

Alexandre Le Grand buvait sa bière blanche, pendant que moi je babillais comme une folle, j’étais super contente de passer la soirée avec lui, j’étais super contente que la semaine soit finie. Je me suis excusée mille fois de m’être réveillée grognonne presque à tout les matins. Il m’a dit tu es bonne à baiser, même quand tu chiales et que tu refuses de croire que l’heure du réveille-matin est vraiment la vraie heure. Il a terminé ma bière et nous avons filé vers un diner. Nous voulions du gras, j’avais mangé sushis santé le midi, et lui presque rien du tout, on avait le droit à notre arrêt au Nouveau Canada. 

J’ai commandé un club sandwich et Alexandre Le Grand, un méga burger. Il y avait un monsieur qui buvait un verre de vin rouge, super digne, devant une pointe de pizza et une revue. Et des vieilles madames habillées en coton ouaté. Et un mec en camisole sale à la Tony Soprano. Ça me faisait penser au resto Miracle Pizza, dans St-Henri. Quand Alexandre Le Grand et moi on habitait juste en face du Canal Lachine, j’adorais Miracle Pizza. Je m’y rendais, en été, à tous les midis, pour deux pointes succulentes de pizza, juste avant de perdre tous les calories en soirée, au travail, ou dans un after. Et je m’y réfugiais aussi quand il y avait une panne de courant ou quand un mec menaçait de me péter la gueule avec ses amis parce qu’il me prenait pour une pute qui lui avait volé dix dollars.

J’ai terminé mon club sandwich, mais pas mon verre d’eau, et nous sommes partis en gambadant jusqu’à l’auto, direction Aux  Écuries, pour un doublage de film porno devant public, une conception formidable d’Olivier Choinière, le mec à lunettes à grosses montures noires sexys.  Alexandre Le Grand a pris un verre de vin rouge, juste avant que deux filles s’extasient de la possibilité de boire du cidre de glace sur place. Le programme de la pièce de théâtre ParadiXXX était imprimé sur des cassettes vidéos, j’ai trouvé ça génial, j’étais toute excitée et j’espérais voir plein de bites sur écran géant. Je suis allée pisser deux fois en dix minutes, pour être certaine-certaine de bien profiter de ParadiXXX, et de me croiser et me serrer les jambes dans la soirée juste pour m’exciter le clito, et non pour retenir des gouttes de pipi.

La salle de spectacle était quasi pleine. Alexandre Le Grand et moi on s’est assis direct dans l’espace cabaret, devant la scène, avec deux verres de vin rouge. Je souhaitais que les comédiens puissent voir mes tétons durs durant leur doublage porno. Au début de la séance, chacun des comédiens se présentait, Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, ils disaient leur âge, et testaient leurs cris de jouissance. Déjà je capotais, je me demandais s’ils jouissaient comme ça, ou si c’était des cris de jouissance à saveur fake-porno-pour-le-micro. Les bruiteurs, aux côtés des comédiens, participaient aux tests de son, en testant des bruits convaincants de ballons en forme de bite, et de téléphone vieux de dix ans au moins.

Le film porno a commencé, presque filmé de façon artistico-mouillante, et le doublage d’une journaliste brunette, d’une collégienne qui parle du vide et du plein, d’un mexicain sociable, d’un valet de chambre soumis et d’un physionomiste musclé était hilarant. Les scènes plus hardcores étaient coupée (j’ai pas vu de pénis plus de deux secondes), et tout était si bien répété, huilé, lubrifié, exposé, trafiqué. Je sentais mes tits durs et je riais à chaque trente secondes, à chaque soupir orgasmique d’une fille qui fait du yoga, à chaque réplique sur le partage et sur la générosité de telle blondinette aux mini seins et de tel mec aux grognements caverneux. Je regrettais la présence d’une table entre moi et Alexandre Le Grand. J’aurais voulu le toucher et voir si ça le faisait autant bander que rigoler, le doublage de la fille aux jolies fesses rondes qui fait pipi en parlant des difficultés du métier d’acteur.

Nous sommes repartis ensuite à l’appartement, moi j’avais envie de marcher comme une pute jusqu’à l’auto, en haletant comme une star de porno, et Alexandre Le Grand, lui avait juste envie de se faire sucer le dard. C’est lui qui dit ça, se faire sucer le dard, il est Français, je lui permets. Et j’ai dit ouah c’était hot la culotte en latex noire han. Il a dit je veux que tu t’en trouves une pareil. J’ai dit c’était bon han ? Et nous avons presque intellectualliser la chose, en parlant durant tout le trajet en auto de ParadiXXX. J’adore la porno, mais la séance de doublage, c’était pas ça, c’était pas un truc pour se rentrer un talon haut dans la chatte au théâtre, c’était pas non plus pour dénoncer l’entreprise, ou les fausses attentes, je ne pense pas.

À la fin, les comédiens, humiliés plein de fois pendant la pièce, obligés de mimer une fellation à l’aide d’un ballon rose, ou de tapper fort les fesses d’un autre comédien, ou de se masturber à travers une robe au tissu brun et épais, baisaient dans les coulisses, c’était plus des stars étrangères bleachées, mais Marc Beaupré, Émilie Gilbert, Sébastien Rajotte et Céline Brassard, on voyait leurs étreintes factices sur grand écran, avec une chanson d’Erykah Badu, je crois, en trame sonore. Et moi, à l’appartement, j’avais pas d’Erykah Badu, mais Alexandre Le Grand a mis de la musique chill, et il m’a baisée, j’avais ma culotte mauve tirée sur le côté, une jambe sur son épaule, et il m’a dit tu as des seins encore plus excitants que ceux des filles du film diffusé. J’ai dit je sais, mais il m’en faut des plus gros dans cinq ans.   

www.auxecuries.com

Oh shit, je suis pas une fille mystérieuse

mars 5, 2009

Musique :Lil Wayne, Phone Home

Le dernier Cosmopolitan, avec Ashley Tisdale qui joue la coquine en couverture (si vous ne la connaissez pas, c’est que vous avez plus de quatorze ans et que vous vous fouettez des rhinoplasties réussies des stars), révèle plein de trucs intéressants, comme que la tequila peut être utilisée comme exfoliant, et que 67% des mecs aiment les woman who plays hard to get. Hard to get ça veut dire quoi ? Perdre le numéro de téléphone du mec ? Ne pas baiser les six-sept-huit premières dates ? Refuser de péter pendant un an de fréquentation?

Fuck, j’aurais presque aimé être une fille hard to get, mais j’ai toujours été du genre à proposer une pipe quand je m’emmerdais à discuter politique, et Alexandre Le Grand, après m’avoir baisée deux fois en une heure, a refusé mon numéro de téléphone et a écrit le sien sur une page du Journal Métro. Je l’ai appelé, la voix faussement assurée et toute tremblotante, dans une pseudo tentative d’avoir une voix enjoleuse à la Anne-Marie Losique, quelques jours après. J’étais dans un escalier, à l’UQAM, et je lui ai demandé un rendez-vous.

Il a proposé un restaurant portugais, j’ai dit oui, oui, en crêmant ma petite culotte. Et nous avons bien mangé, harengs et un tas de plats dont je ne me souviens plus le nom, mais pas de pain, parce qu’il n’en mangeait pas et je ne voulais pas en manger, de peur qu’il me prenne pour une totale ogresse. Après, nous avons baisé jusqu’à 4 heures du matin et je lui ai demandé de me reconduire chez moi. Oh well, je suis presque hard to get, non ? De pas dormir avec lui, ça compte, c’est quelque chose han ? (Et genre deux mois après, je plaquais tout, études, momentanément, travail et Premier Mari, pour vivre chez lui. Je suis une salope, je sais. Pourquoi les mecs disent pas aimer ça dans les sondages du Cosmopolitan ?)

Et le midi, je prends un café latte en reluquant les boutiques des Cours Mont-Royal

mars 5, 2009

Question : Quoi de mieux que d’avoir comme réveil, le matin, une chanson de Feist, et le corps de son mec contre lequel se blottir pendant une dizaine de minutes, avant le premier café de la journée ?

Réponse : Du bacon et des œufs brouillés, mais aussi de crosser son mec, qui vous fait un lift de la maison au travail, et de le laisser jouir dans votre bouche, à un feu rouge.

Jeudi de Sex Addicts

février 26, 2009

 

Poire de lavement et visite surprise

J’appelle sick au travail, jeudi, je voulais m’avancer pour un devoir, écrire trois-quatre entrées de blogues pour vous les chéris et aussi, dormir jusqu’à dix heures et me réveiller en me faisant jouir sous les draps. Je constate plutôt la perte de mes notes de cours, fuckity fuck et je lis un livre d’entretiens de Catherine Breillat, je l’adore trop, quand elle parle d’elle, à quatorze ans, qui se faisait barricader chez elle, pour protéger sa virginité des mecs de quarante ans qui la cruisait, elle et ses gros seins. Je parle aussi à Joshua Lupin pendant quarante-huit minutes exactement au téléphone, de littérature malsaine (je suis naturellement malsaine et c’est pas tout le monde qui aime, oh well, tant pis), de poire de lavement et de divorce.

Je raccroche, je me dis faudrait que je fasse la vaisselle, mais Alexandre Le Grand arrive, comme surprise d’après-midi, et il me lèche même si je ne me suis pas rasée depuis deux jours –gasp-. Il me lèche et il me dit qu’il veut me défoncer, qu’il en a trop envie, il me montre sa bite, je lui dis que ça m’excite de le voir bandé comme ça, il se crosse en jouant avec mon clito à l’aide de son autre main, et je demande sa langue, et qu’il me baise avec ses doigts. Je joui et je veux le sentir tout de suite en moi, il écarte mes jambes encore plus, vient en moi, il me mord l’épaule et écrase mes seins, et au moment de jouir, il prend la cravache sous son oreiller et il me l’a colle au cou. Étranglée, je joui une autre fois. Et il part, rejoindre un ami dans un bar, avec l’odeur de ma chatte partout sur lui.

Dans la douche, je me lave au savon watermelon de Bella Pella, je rase mes jambes et mes aisselles, et après je m’habille d’un chandail fushia avec des imprimés de cœurs noirs et dorés et je fouille dans ma garde-robe pour trouver une paire de souliers qui seraient extra avec le chandail fushia. Betty sonne à la porte, je m’excuse trois fois de mon retard, je lui demande conseil pour les souliers. Son nouveau rouge à lèvres Dior m’étourdit, je l’écoute pas me parler de ses problèmes au boulot ou de son nouveau chat qui ne mange pas sa bonne bouffe bio et qui se cache dans sa garde-robe, je regarde juste sa belle bouche glossée et je veux l’embrasser.

Gregory Charles, Italie et Costco

Chez Vallier, nous nous assoyons au bar, en attendant son amie Persia. Je prends un martini lemoncello, et Betty prend un martini poire-citron mais elle trouve que ça goûte la banane. Quand Persia voit Betty, elle lui dit qu’elle est superbe, qu’elle a l’air en super forme et Betty dit qu’à faire l’amour tous les soirs en position de cow-girl, ça lui donne des cuisses musclées. Persia a pris un martini poire-citron. Elle pointe Gregory Charles et je demande si elle veut prendre une photo avec lui. Elle pouffe de rire et me dit nan, je veux me trouver un joueur du Canadien ! Persia a de très beaux cheveux bouclés, comme Betty, et une sacoche vraiment fashion, achetée lors d’un voyage en Italie. Je sais que je vais bien m’entendre avec elle, car toute personne qui trimballe une sacoche rose et cutie doit absolument être mon amie.

Nous nous installons, à une table qui donne directement devant une fenêtre. C’est la joie parce que les mecs se déplacent devant à la dizaine, et même sous une tuque, nous devinons les beautés à faire mouiller nos culottes. Je dis qu’Alexandre Le Grand va peut-être s’arrêter ici, après, il sortait avec Gérald ce soir, il n’a pas eu de nouvelles de Sadek, est-ce que Sadek va bien ? Betty dit je ne sais pas, il a des problèmes avec son divorce, trop de boulot, et une de ses filles est malade. Je dis c’est tellement difficile d’être avec un mec qui a plus qu’une vie. J’adore les filles d’Alexandre Le Grand, mais parfois, les ex femmes, je les passerais au laser, comme les poils que se fait enlever Betty sur les bras.

Persia nous parle du mec qu’elle fréquente on et off depuis un an. Elle s’est mariée à 25 ans, une journée après que son fiancé lui ai dit j’aime une autre fille. Elle ne s’imaginait pas annuler le mariage, retourner les cadeaux, raconter à ses parents que son mec, le sien depuis presque dix ans, se trouve d’autres filles, parfois. Depuis son divorce, elle est distante, elle fait pas confiance à tout le monde aussi facilement qu’avant, et elle se pose beaucoup de questions sur la notion de couple. Comme genre quand est-ce que deux personnes forment vraiment un couple ? Est-ce à leur première ballade romantico-économique chez Costco ? Ou la première fois qu’ils dorment ensemble, sans baiser, juste dormir, en cuillière ? Ou est-ce au premier je t’aime ? Un je t’aime, c’est parfois trop facile à dire, comme pour Sadek, avec Betty. Ils revenaient de clubber, il lui a sauté dans l’escalier, chez lui, et lui a enfoncé sa bite dans le cul, Betty était surprise, elle a crié de douleur et Sadek s’est excusé en lui disant, pour la première fois, je t’aime, je t’aime, je ne voulais pas te faire mal. Elle a gardé sa bite dans son cul, a supporté la douleur, s’est rentré deux doigts dans la chatte et a joui presque en même temps que lui.

Pétasses à arabes et visite de sites pornos après le boulot

Persia dit oh j’aime tellement les arabes, je voudrais me faire tatouer de l’arabique sur le corps. Elle me montre ses tatous, ils sont superbes, elle a un symbole celtique au bas du dos, au commencement de ses fesses, et une phrase sur le ventre, près du nombril. Je dis oh au premier livre que je publie je vais me faire tatouer dans le cou, comme Victoria Beckham, et après avoir eu un enfant aussi, pour me féliciter d’avoir perdu mes trente livres de grosse femme enceinte. Betty dit wouah, j’ai grossi depuis quelques temps, j’ai des cuisses d’enfer, mais regardez mon ventre, et elle se prend son dix millimètres de gras avec un air de dégoût total. Je dis stop, tu es mince, on parle d’autre chose que de poids, parce que j’ai trop faim et je sais que je vais grossir d’un kilo avec le méga burger que je vais commander.

Persia et Betty demandent un autre martini poire-citron et moi, mon méga burger-frites-salades. Betty nous confie que ces temps-ci, dès qu’elle revient du boulot, elle allume son ordi, va sur un site de vidéos pornos gratuits et se faire jouir deux-trois-fois. Persia rigole et dit oh moi aussi je fais ça, tout le temps. Elles me donnent leurs adresses préférées, même si moi j’ai trop peur des virus. La dernière fois que je suis allée sur un site de cul, tout plein de trucs cochons poppaient de partout, mon fond d’écran est resté marqué à vie: maintenant, sur un fond de forêt enchanteresse, j’ai l’inscription Jasmine loves doggy en rouge, figée dans le gazon. Persia dit oh on est pas chiantes nous les filles, et on a toujours envie, nous sommes vraiment trop parfaites. Betty dit moi j’ai cuisiné pour Sadek et ses filles en fin de semaine. Moi je dis je cuisine pas mais j’oblige à Alexandre Le Grand à se détendre dans un bain moussant, ça compte han, je suis parfaite aussi? Betty rit et elle dit mais faut que tu aies dans le bain avec lui. Je dis nan le bain est trop petit et il lit ses livres informatiques dans le bain, malade han. Betty dit moi parfois j’ose même pas dire que j’ai envie de baiser, parce que c’est pas vrai que tous les mecs veulent toujours baiser, et je veux pas avoir l’air nympho, I just like it too much.

Lady Gaga, Chupa Chups et espoir olympique

Les filles terminent leurs drinks en regardant les mecs qui passent dehors, elles parlent des peintures de Persia, du projet de peindre Betty toute nue, pour une série de portraits à inspiration expressionniste. Je les force à manger des frites trempées dans la mayonnaise et nous partons au Confessionnal, juste à côté. Betty commande pour nous trois des vodka-tonic et le barman se présente encore en m’embrassant sur les joues, hello je m’appelle Benoit, toi c’est quoi. Persia dit il n’y a pas d’alcool dans mon drink, faut vraiment que je sois saoule pour danser, moi. Betty demande du Ne-Yo au d.j. et moi du Lady Gaga. Je deviens folle quand Just dance commence à jouer, je danse style enfant qui a avalé dix millions de skittles et de serpents en jujubes en une demi-heure. Persia est accotée au bar et un mec avec une tuque sur la tête lui parle. Betty tire le bras de Persia pour qu’elle shake ses fesses avec nous. Le barman nous donne des shooters à l’amaretto, nous les avalons vite vite avec un autre mec, super sympa, Rodrigue Leméac.

Je force Betty à s’asseoir comme une cochonne sur une chaise, les jambes bien écartées, et je la prends en photo. Le mec avec la tuque regarde la photo et dit wouhou elle est sexy ton amie. Je parle un peu avec lui, en suçant un Chupa Chups à l’orange. Il me raconte qu’il a cessé de fumer depuis cinq ans, qu’il est un super athlète et qu’il va aller aux Olympiques et gagner une médaille d’or en cyclisme. Je lui demande d’enlever sa tuque, il ne veut pas, alors Betty s’en empare et court vers le fond du bar. Il la rattrape, lui reprend sa tuque et essaie de l’embrasser. Elle se débat, mais il réussit à frencher son front et à lui passer la main sur les fesses. Moi je ris trop parce que je suis saoule de ma vodka-tonic, le seul truc que j’ai mangé de la journée c’est mon méga burger et j’ai déjà tout perdu les calories en sueur.

D’autres mecs viennent nous retrouver, un anglo cute qui ressemble à Michael Pitt circa Last days, les longs cheveux blonds un peu gras et la lèvre boudeuse, nous tend des shooters ananas-vodka. C’est super rafraîchissant, j’adore les ananas, dès que je le vide, il m’en propose un autre, je l’avale, je le remercie et je vais rejoindre Betty et Persia qui dansent super suggestivement, et collée-collée. Persia va à la salle de bains pour texter son mec, elle s’ennuie de lui, elle aurait voulu qu’il lui souhaite une bonne soirée, qu’il lui envoie des bisous par Blackberry genre. Betty veut goûter mon suçon, je lui tends et on  le suce toute les deux. Betty dit c’est vraiment bon, donne-moi ta langue que je vois si tu taste alike. Elle m’embrasse, je sens ses cheveux tout frisés sur mon visage, sa bouche est super douce mais je la repousse, fuck Betty tu vas me mettre ton rouge partout sur le visage, c’est pas correct! Un mec vient la voir, il a l’air d’avoir tout juste dix-huit ans et il dit à Betty, moi tu peux m’embrasser, ça me dérange pas même si tu taches ma chemise. Et Betty se colle à lui et le frenche. Persia sort de la salle de bains, elle dit oh je lui écris, je n’aurais pas dû, faut que je l’oublie pour le reste de la soirée, fuck je me trouve un mec avec qui partir à trois heures du matin. Le barman lui offre un autre shooter à l’amaretto et elle se colle au bar, secoue sa tête pour que tout le monde admire sa crinière de reine italienne et je la prends en photo même si elle déteste être sur des photos.

Threesomes au champagne

 Le français à la tuque revient parler avec nous, il est super marrant, et il nous présente deux de ses amis. Persia dit moi j’aime les arabes, tu ne connais pas un arabe? Il dit non, mais suis-moi dans un autre bar, je te fais boire du champagne toute la nuit et on va peut-être rencontrer un arabe, tu voudrais faire un truc avec moi et l’arabe, je te regarderais le sucer pendant que je te baise par derrière, tu pourrais garder tes bottes, elles te font bien, c’est pas pas grave si elles sont sales, ma femme de ménage lavera les draps. Persia a comme fait oh, je sais pas, je me sens pas super bien, je me lève super tôt demain, je te suis, mais juste pour un verre de champagne, après je pars chez moi et on se reverra une autre fois, ce week-end peut-être, avec mon arabe à moi?

Je commence à être un peu fatiguée, je vais voir Betty et je lui dis après cette chanson j’aimerais bien partir, je peux prendre un taxi, ça me dérange pas, tu sais. Betty dit non non, danse avec moi, après je te ramène chez toi Mélodie. Nous donnons des becs soufflés à tout le monde en quittant le Confessionnal. Dans son auto, nous regardons les photos que nous avons prises de la soirée. Il y en a des trop cools, moi avec Michael Pitt, Betty qui se colle à trois mecs en projetant ses boobs vers l’avant, et Persia et Betty dansant comme des dancing queens en chaleur.

Arrivée devant chez moi, elle décide de me suivre, les talons hauts dans la slush, jusqu’à mon appartement. Elle dit tu veux baiser avec moi, tu m’excites trop, si tu veux je touche même pas Alexandre Le Grand, juste toi, on peut prendre une douche ensemble, chaude chaude. Je rigole, pétasse, tu es vraiment pétasse, viens étamper tes seins dans le miroir de l’ascenceur. Je cherche mon correcteur de teint dans ma sacoche, et ma brosse à cheveux. Nous rentrons silencieusement dans l’appartement. Paprikalicious se réveille et miaule pour avoir de la nourriture, mais je lui dis nan, nan, attends demain matin, tu es trop grosse pour manger à cette heure-là. Betty et moi nous nous déshabillons dans la chambre, sans ouvrir les lumières. Je dis je suis sûre que je pue, j’ai trop dansé. Elle dit shut up, saute sur ton homme. Je vais sous les couvertures, je cherche sa bite, il fait quoi, quoi, quoi, et je lui dis Betty est ici, tu la veux dans le lit ? Il nous traite de salopes et il dit tu me suceras ce matin, mais là faut que je dorme.

Betty et moi nous allons au salon, je lui passe un pyjama en coton et nous écoutons la téléréalité Girls next door en mangeant du popcorn extra beurre. Elle s’endort sur le fauteuil, je la recouvre d’une jetée, et je vais rejoindre Alexandre Le Grand au lit, je dis pardon, pardon, nous niaisons, j’ai pas envie de personne sauf de toi, crois-moi, et je l’ai sucé, et il est venu au fond de ma gorge, en trois minutes maximum.

Révélations pseudo-shockings de la journée

février 25, 2009

Boisson : cidre Kerisac

Musique : The Raveonettes, You say you lie

Lecture: Clare Naylor et Mimi Hare, The First Assistant

 

 

1. Le poète übercool David Wormäker, qui applique de l’alcool à friction pour dégeler ses roues de bicyclette, m’a fait remarquer à quel point l’alcool sauve des vies. Genre je serais totale dépressive si j’avais pas bu dix cafés au whisky irlandais l’autre jour, en faisant un devoir sur Kerouac. Mais même complétement saoule au whisky irlandais, au vin blanc et au Jack’s, se faire enculer, pour la première fois en un mois, ça fait mal. Mais c’est bon. À recommencer ce soir. Sans mal de tête le lendemain, please.

 

2. Mon frère Philippe m’a révélé hier, en tchattant sur Facebook, que la première fille qu’il a baisé était vraiment nympho. Elle avait treize ans et demi et s’ouvrait bien les jambes pour que tout le monde voit sa chatte au miel, libre sous ses minijupes de collège privé. Super chaude, elle voulait baiser partout, tout le temps, au cinoche, dans toutes les pièces de la maison de ses parents, et après s’être faite remplir par mon frère, elle croisait un de ses amis, il lui demandait de se déshabiller, et elle obéissait, collante de sueur et mordue partout. Maintenant, c’est une star de la porno. J’ai vu des vidéos, faut qu’elle change ses cheveux asap, c’est pas seyant, mais sinon elle est super bonne pour se prendre trois jouets dans un trou seulement.

 

3. Je m’en fouette si mon mec va aux danseuses. Pas parce qu’il dit ne pas aimer ça (c’est pas tous les mecs qui aiment, le mien suit quand il y a des partys de bureau ou whatever, mais il ne trouve pas ça sensuel et lui, il aime toucher, cracher, éjaculer, pas se faire tripoter la bite par une chatte cokée dans un petit isoloir pas super privé), mais parce que je sens que ça ne me concerne pas. Il veut sortir et s’amuser, no big deal. Mais Alexandre Le Grand a des amis sans gentille blonde compréhensive. Et il m’a dit leurs trucs, question de pas dévoileur leurs sorties dans des clubs de danseuses. Le plus fréquent : avant de retourner à la maison, auprès de leur charmante épouse, les mecs vont à la station service faire le plein d’essence et renversent de leur essence dans leurs mains, et un peu sur leur vêtement. L’essence cache les odeurs de mouille. Je trouve ça génial, les mecs. Et j’aime les danseuses, parce qu’elles ont des supers conseils à donner, niveau augmentation mammaire.

Mon lectorat cible n’est pas l’amie notaire de ma mère

février 23, 2009

 

J’adore ma maman, et si je peux lui trouver deux-trois défauts (elle ne m’a pas montré à cuisiner, elle m’a obligée à jouer dans une équipe de baseball, j’avais peur de la balle et j’avais un gant avec un Ninja Turtle dessus…), je peux aussi lui trouver dix mille qualités (elle n’utilise pas de Botox, elle avoue ne pas être capable de se coiffer, elle est tellement sportive et focusée qu’elle se prépare aisément pour un futur marathon, et surtout, elle est ouverte d’esprit).

 

La semaine dernière, j’ai soupé avec elle chez Juliette et Chocolat. Nous avons mangé comme des cochonnes en un peu plus de trente minutes, parce qu’après, nous allions à une formation « Comment raconter une histoire aux enfants » à la BAnQ. Après avoir parlé de mon grand-papa alzeihmer qui vit maintenant dans une résidence pleine de retraités qui croient encore être des ingénieurs, se proménant avec bloc-notes et calculatrice dans des corridors luxueux-tristounets, ma maman m’a dit qu’une de ses copines, traumatisée par un de ses enfants qui lui a fait connaître cette adresse internet, l’avait avertie que j’avais un blogue.  Ma maman le savait déjà, puisque je lui raconte presque tout sur moi. Elle a rigolé. Mais la copine s’inquiétait, comme si elle avait visionné un film porno avec moi à 14 ans dedans. Comme, genre, who care ? Et la copine de s’épouvanter : « As-tu lu ? Elle répond même aux commentaires des gens ! C’est porno ! », et tout et tout. Parler de mes jouissances c’est porno ? Nan, c’est ma réalité, et franchement, j’adore ma réalité, plus portée sur le cul que sur des testaments à faire signer.

 

(Ma maman n’est jamais allée sur ce blogue, mais elle sait sur quoi j’écris, et elle lit mes nouvelles, quand elles sont publiées dans des revues, même si je parle d’escortes blasées et de bestialité. Je voudrais comprendre comment une autre maman peut frôler l’évanouissement à la lecture de mes mots, alors qu’elle racontait fièrement à ma maman les ménages à trois de son fils ainé, alors qu’il avait genre 15 ans. C’est peut-être moi qui déforme tout. Je sais pas, je suis une fille gentille et je m’énerve rarement. Mais là, j’ai trouvé ça tellement faussé son cri d’alarme à ma maman, comme si j’étais encore mineure et à la veille de faire du pouce pour avoir vingt dollars en échange d’un blow-job ministériel. Whatever. Je demanderais au moins soixante dollars.)

La cape de Batman dans les palmes de bambous

février 23, 2009

 

breuvage: Guru light

lecture: John Leland, Why Kerouac Matters

 

 

 

J’ai une agente immobilière de 60 ans. Elle n’a jamais participé à Loft Story et elle ne vend pas des condos à Mont Tremblant. Mais elle a des histoires extras à raconter, des histoires de vols sur des avions Air Canada, des histoires de chorégraphies improvisées de nage synchronisée, toute nue, au Bahamas, des histoires sur sa fille qui n’a pas d’enfant, de son ex-mari qui donne des millions à sa deuxième ex-épouse, et des histoires kinky. C’est elle qui dit ça, le mot kinky. Nous visitions des logements avec elle.

 

(J’adore voir ce que les gens gardent, à la maison. Une fille vivait avec son frère, ils avaient ensemble genre quinze animaux à la maison, chat, iguane, rats, lézard, et des poissons dans l’aquarium sur le balcon, à l’extérieur. Il y avait une fille peroxidée, fin trentaine abîmée, à l’appartement plein de vêtements partout, à la chambre sombre et sans électricité, qui se mordait les lèvres au gloss pâle en regardant avec insistance Alexandre Le Grand. Et un boxer qui avait un chihuahua trop mignon, j’ai failli le piquer parce qu’il me léchait le visage sans haleine de merde.)

 

Et là mon agente immobilière, en regardant le ventilateur à palmes de bambous accrochés au plafond, elle a dit j’ai une histoire kinky à vous raconter, tantôt dans l’auto. Nous avons dit tout de suite à l’autre agent, bye bye, c’est superbe, mais c’est trop petit, nous voulons un million de chambres parce que nous voulons avoir un million de bébés. Savannah, assise avec sa sacoche à blings blings dans l’auto, a commencé à nous raconter qu’elle a un couple d’amis, qui, pour leur quarantième anniversaire de mariage, a décidé de virer pervers. Le mec a attaché son épouse avec de la corde, à la tête de lit. Elle était toute nue et frétillante devant son homme, déguisé pour l’occasion en Batman. Le mec s’est mis debout sur une chaise, avec l’intention de sauter et de faire un vol plané jusqu’à son épouse. Il la sauverait du méchant qui l’a attachée, la lécherait jusqu’à ce qu’elle gueule merci merci homme masqué. Mais, mais, la cape de Batman s’est prise dans le ventilateur, au moment du saut ultime. Et le mec est tombé, inconscient, sur le plancher de sa chambre. Son épouse capotait, elle a pissé sur le lit et a réussi à se détacher. Elle a appelé l’ambulance, a déshabillé son mari pour pas qu’il arrive à l’hopital déguisé en superhéros.

 

Nous n’avons pas trouvé la maison de nos rêves hier, mais se faire lécher par un chihuahua et l’histoire du vieux couple kinky m’empêche d’être totale déçue.