Les rondelles d’oignons, je les ai mangées le lendemain, au lit

Je hèle un taxi, les orteils recouverts de neige parce que j’ai eu la brillante idée de sortir avec des souliers à bout ouvert. Je retire mes souliers dans le taxi, j’indique au chauffeur l’adresse du Houston, et je tente de me réchauffer, en frottant très fort mes pieds.

Au Houston, je crois comprendre Alexandre Le Grand me dire que c’est la fête à Gabriel. Je me penche vers lui : « Happy Birthday! » Il me dit que ce n’est pas son anniversaire, que c’est dans un mois : « I’m going two weeks in Austria, then I go and celebrate my birthday in Cuba. » Alexandre Le Grand lui assure qu’il sera plus populaire auprès des Cubaines que des Québécoises.

J’avale un martini trop rapidement, parce que les mecs veulent aller dans un autre bar. Nous marchons jusqu’au Confessionnal. Je dis que je meurs de faim : « Je n’ai pas eu le temps de manger, j’ai terminé mon shooting avec Pascal Ratthé assez tard. » Alexandre Le Grand me commande un gin tonic avec un bout de concombre à grignotter. Je peux attendre encore deux heures avant de m’évanouir.

Nous nous déplaçons vers le fond du bar. Alexandre Le Grand appelle Sadek, qui promet de passer avec Colin : « Il me montre des vidéos de gars qui vomissent après avoir senti des pets et après j’arrive. » Un mec m’arrête et me dit que mes souliers verts sont très chouettes. Je le remercie, et je me détourne. Le mec est crissement saoul et je ne peux pas parler avec des mecs crissement saouls si je ne suis pas saoule moi aussi. Il prend mon bras, me tire vers lui. Il sort son Blackberry de ses pantalons mal cousus : « Who are you? Give me your number. » Je refuse. Il soupire : « Give me your cellphone, I’ll write down my number. » Je lui dis que je n’ai pas de cellulaire et il me crie que je suis useless.

Je bois et je danse jusqu’à une heure du matin, un mec me renverse son drink sur moi, un autre m’appelle princesse, je tombe avant de me rendre au vestiaire, et je retombe à l’appartement, quasi en pleurs, demandant à Alexandre Le Grand de me confirmer que je suis plus princesse que useless. Il m’aide à me déshabiller, dépose ma robe sur une chaise, mes bas collants aussi, et m’amène jusqu’au lit, dans ses bras, pendant que je délire sur mes boucles d’oreilles, des rondelles d’oignons et le nombre de bières que j’ai bu juste parce qu’elles étaient devant moi au Confessionnal.

Pour voir d’autres superbes photos de Pascal Ratthé : http://www.modelmayhem.com/608791

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3 Réponses to “Les rondelles d’oignons, je les ai mangées le lendemain, au lit”

  1. RICHARD FILION Says:

    Hummmmmm,, je me demande si je devrais commenter sur ,,,, non je vais me retenir ,, car je pourrais blesser,,,,et jamais je veux blesser,,

  2. Criez-le! Says:

    Les rondelles d’oignons, je les ai mangées le lendemain, au lit « Mélodie Nelson…

    On l’adore!!…

  3. Alexandre Says:

    Quelle insulte! à mes yeux, tu es très loin d’être « useless ».

    Si je pouvais croire à la violence, j’aimerais bien faire ravaler ses dents à ce gars là… Mais comme je ne crois pas à la violence, il le fera lui même.

    En quelques mots Mélodie, tu es unbelievably useful !

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