Posts Tagged ‘travail du sexe’

Les femmes aiment le travail du sexe

novembre 18, 2014

belle knox

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Via ma sexperte préférée, Violet Blue, je vous recommande deux articles sur la prostitution.

1.En Australie, les femmes deviennent de plus en plus des clientes. Une fois que le stigmate de cochonne-qui-paie-pour-du-sexe est diminué et que le risque de se retrouver en prison devient nul, les femmes se tournent donc vers les escortes. De quoi dire ciao à quelques stéréotypes sur la clientèle des travailleurs et travailleuses du sexe!

“So what do male escorts tell us about an underlying shift in female sexuality? Western women today have more freedom, money and power than at any point in history. Yet for many, like Louise, the decision to buy sex goes beyond financial independence: it marks a brave new world of go-getting female sexuality, in which women can be as assertive as men in pursuing what they want.

With the decline of the traditional family unit, some women – particularly career women who are cash-rich and time-poor – find it easier and more efficient to organise paid-for sex than to seek it at home, in a bar, or online. Casual relationships or affairs can be complicated; hiring an escort offers control, an opportunity for sexual experimentation and exploration of fantasies without fear of judgment from a partner.”

2.Belle Knox, la pornstar qui étudie le féminisme à Duke University, écrit sur l’hypocrisie des lois régissant le travail du sexe. Genre n’importe qui de plus de dix-huit ans peut la regarder baiser une autre personne, dans un film, mais personne ne pourrait la payer pour la baiser sur un lit à baldaquin.

“Although porn is legal, I am nonetheless proud to classify myself a sex worker and call on my colleagues to stand up for our right to make a living, access the same protections as everyone else and not feel ashamed for doing honest work. We are nobody’s rescue project, and we deserve rights, not handcuffs.”

Je ne sais plus si je suis féministe

octobre 27, 2014

lectures

Mes lectures du weekend: Nu, un recueil de nouvelles érotiques dirigé par Stéphane Dompierre, Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses, par Catherine Dufour, et Aimer, materner, jubiler, par Annie Cloutier.

Aimer, materner, jubiler, m’a tellement fait réfléchir que je n’ai pas demandé à mon mec d’écouter le dernier Sons of Anarchy. J’ai lu, avec un marqueur, sans remarquer que je me rongeais les ongles.

“Je continue de me dire féministe parce que le mot continue d’évoquer en moi la subversion, la prise de parole, l’affirmation de soi. Mais d’autres femmes montrent chaque jour qu’il est aujourd’hui possible d’être ce que nous sommes, sans complexe ni culpabilité, et sans béquille idéologique. Alors j’hésite, désormais.” Annie Cloutier

Plusieurs travailleuses du sexe ou ex travailleuses du sexe ne se disent plus féministes. Même si je déteste être vue comme une victime et même si la majorité des féministes refusent de croire en la légitimité du travail du sexe, je me condidérais toujours comme une féministe.

Il a fallu que je lise l’essai d’Annie Cloutier pour douter. Un essai sur la maternité, sur la politique faussement familiale du Québec, sur la pauvreté et sur les choix, les choix de materner et de travailler, les choix de materner et de ne pas travailler. Dans son essai, elle montre que le féminisme, contrairement à ce que plusieurs pensent, n’est pas un humanisme, et il n’est pas, dans son courant principal, prêt à écouter et à croire aux choix de toutes les femmes.

Des féministes m’ont dit que j’étais victime du patriarcat, pour avoir aimé me prostituer. Des féministes m’ont dit que j’inventais, que je mentais, quand je disais que j’avais été pute, et que je n’en étais pas devenue folle après. Des féministes disent que les clients sont violents, terrifiants et qu’ils devraient être jugés comme des criminels.

Et pourtant, je continuais à croire totalement au féminisme. Parce qu’il y a d’autres courants dans le féminisme, il n’y a pas que des femmes qui détestent les femmes qui ne sont pas comme elles, il n’y a pas que des femmes qui refusent la parole à celles qui ne pensent pas comme elles. Il y a le féminisme pro-choix, le féminisme pro-sexe, mais, mais, si le féminisme reste une idéologie et que je n’y souscris pas, puis-je encore être féministe? Ou suis-je maintenant tout simplement une maman, ex escorte, une maman qui aime jouir et faire des muffins aux bleuets? Est-ce que j’ai encore le droit de me dire féministe? Est-ce que j’ai encore l’envie de me dire féministe, même si je suis rejetée par ce qui semble être le courant principal du féminisme?

“I stopped calling myself a feminist several years ago for the simple reason that many feminists don’t like sex workers. I’m sort of the opposite of Groucho Marx: if a club doesn’t want me, then I’m more than happy to chip off elsewhere.” – Brooke Magnanti aka Belle de Jour

 

Des sauveurs et des étalons

juin 6, 2014

Au lieu de lire ce que les Conservateurs veulent mettre en branle pour foutre le bordel dans l’industrie du sexe, j’ai lu en riant et en roulant des yeux crissement souvent des paroles dites aux travailleuses du sexe sur le tumblr Shit They Say To Sex Workers.

Que ce soit des journalistes, des personnes soucieuses d’une moralité irréprochable ou de clients qui se croient des sauveurs ou des étalons, les paroles copiées sur le tumblr montrent bien à quel point les travailleuses du sexe font face à beaucoup d’ignorance et d’intolérance.

Des exemples de phrases à ne pas répéter, please:

“But why? You can do anything you want.”

“Let me take you out of this life.”

“I would like to spend an hour and a half with you, but only pay for an hour. I want to spend some time on getting to know you first, it feels so weird having to be ready for sex straight away. Surely you wouldn’t charge me for that?”

“I write erotic Dexter fanfiction and i’m not really into the political thing, but you are soooo right about how marginalized we sex workers are.’

“I have so much respect for you. i could never do that. thank god i have a husband!!”

Lundi oui oui oui: tentative de twerk et masque de Nacho Libre

juin 4, 2014

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Je suis en retard, once again, la semaine est commencée, lundi est dépassé, mais j’ai passé la soirée d’hier à me faire lécher, so pardonnez-moi de ne pas avoir écrit.

Ce que j’aime plus que me faire réveiller par du foutre qui sort de ma chatte à quatre heures du matin:

Maya Angelou – je ne me souviens pas quand je l’ai lue la première fois, je pense que c’est parce qu’Alanis Morisette avait parlé d’elle dans une entrevue, je devais avoir quinze ans et je n’avais jamais su avant sa mort qu’elle avait été pute, elle aussi. Blagues de trente-trois sortes de pilules à échanger par une vieille madame pendant la vente-trottoir sur la rue Masson. Boire une bière avec un voisin. Artiste qui expose son sexe au Musée d’Orsay. Tentative de twerk à la crémerie devant une fanfare de vingt personnes. Beignes et frites que des poseurs font semblant de bouffer. Ma fille qui me dit de mettre des pantalons avant d’aller dehors parce qu’elle ne veut pas que les autres personnes voient mes fesses. Frère qui se déguise en Nacho Libre. Mensonges de Somaly Mam, et leurs conséquences, enfin exposés – fuck you ceux qui sont contre le travail du sexe.

Bonne semaine y’all! Bisous au vin blanc sec!

De la marchandise?

mars 18, 2014

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Le débat sur la création de bordels, animé par Sophie Durocher à OPEN télé, s’est bien déroulé…même si j’avais oublié de porter un soutif, ce qui a compliqué l’ajustement de mon micro, même si je me suis mouché devant la caméra, même si mes enfants ne se sont pas endormis avant mon retour et même si je ne me suis pas exprimée autant que je le voulais –et aussi bien que je ne l’aurais voulu.

Au final, mon constat, c’est que ce qui fait surtout vraiment freaker les gens à propos de la prostitution, c’est les clients. Et la liberté des filles, dans la notion de choix, clair ou non, et dans la notion de travailler pour soi-même ou avec l’aide d’un proxénète.

Les gens qui ne connaissent pas l’industrie du sexe ont peur des clients et des pimps. Ils s’imaginent les clients comme des méchants, comme des dictateurs assoiffés de pouvoir et de cul, ils sont incapables d’imaginer un mec sympa du parc à chiens comme client, incapables d’imaginer leur collègue qui bouffe juste des lunchs végés comme client, incapables d’imaginer un professeur qui donne de l’argent aux putes et à des organismes de bienfaisance dans la même semaine comme client. Une seule invitée, l’anthropologue Rose Dufour, a indiqué que les travailleurs et travailleuses du sexe n’étaient que de la marchandise. La seule personne qui a utilisé le terme de marchandise pour qualifier les tds est cette femme, et c’était son jugement, pas celui des clients, pas celui de mes mille clients.

Et pour les pimps, les gens ne conçoivent pas qu’ils puissent être utiles. Si les proxénètes forcent quiconque à travailler, c’est criminel. Mais sinon, je vois ça comme une firme de placement qui trouve des contrats de consultation à des filles qui se promènent avec des condoms all the time. Quand j’étais escorte, la dirigeante de mon agence, ma pimp, donc, s’occupait de l’entretien de l’appart dans lequel je travaillais, elle répondait aux appels de clients et de connards-qui-se-trouvaient-amusants-de-niaiser-une-agence. J’aurais pas eu la patience, moi, de parler toute la journée au téléphone avec des clients potentiels, so j’étais super heureuse d’avoir une proxénète, et je savais que j’étais libre de ce que je choisissais ou non d’accepter comme clients ou comme pratiques sexuelles.

Pour revoir l’émission, go devant votre télé mardi le 18 mars à 4h ou mercredi le 19 mars à 13h.  

Un article intéressant à lire sur la décriminalisation de la prostitution et le sexe comme travail - j’y ai été interviewée par l’auteure, Fannie B.

Pourquoi vouloir jouir absolument?

février 28, 2014

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Je ne jouis pas chaque fois que mon mec entre deux doigts dans mon cul et sa queue dans ma chatte. Est-ce que ça me dérange? Non. Si je veux absolument jouir, je prends mon vibro fushia après avoir fait un mini pipi à la salle de bain.

Ce que j’aime, c’est de sentir zéro tension, c’est de me sentir aimée, c’est de savoir que je peux m’endormir sans avoir peur de quoi que ce soit, je suis bien, je me suis collée, j’ai écarté mes lèvres, j’ai mordu son épaule, j’ai mouillé, j’ai senti sa queue et entendu ses je t’aime, je ne veux pas plus.

Et pour vous, une expérience sexuelle réussie, c’est quoi? Je vous invite à lire ma dernière chronique à ce sujet et à vous confier ici.

Envie de lire d’autres chroniques? Je vous en propose quelques unes, mes choux.

La fidélité sur pause.

Des formules qui tuent toute excitation – mieux vaut en rire qu’en jouir, parfois.

Des clients à ne jamais criminaliser.

“Notre société est obsédée par le sexe, mais ce n’est pas une obsession malsaine. C’est une pulsion à apprivoiser, dans le respect. Les clients sont des hommes comme les autres: ils ne sont pas une race à part. Ils remercient la caissière à l’épicerie, échappent un juron quand leurs orteils heurtent un meuble, se lavent les cheveux les yeux fermés. Permettons aux clients de passer un bon moment, et aux travailleuses du sexe de gagner de l’argent, sans craindre des menottes achetées ailleurs que dans une boutique de jouets sexuels.”

Bonne lecture!

illustration: installation de Diego Beyro

Le Gouvernement veut savoir ce que vous pensez de la prostitution, y’all

février 28, 2014

caricature

Le 20 décembre dernier, la Cour suprême a jugé que la décriminalisation de la prostitution se devait d’être wouhou. Pour la sécurité et la dignité des sex workers. Pour tout le monde, en fait, parce que fuck you, tous les citoyens sont égaux au Canada, et la criminalisation de la prostitution ne montrait pas ça, les lois faisaient en sorte que les sex workers étaient oh so moins importants, un de blessé, deux de violées, trente tuées, c’est moins important, of course, quand un tueur en série s’attaque à celles qui font payer avant d’ouvrir leur jambe, c’est moins important? Nan.

D’ici un an, les lois seront changées. Grâce à la Cour suprême. Pas grâce au Gouvernement du Canada, qui propose une consultation publique, dans le but de, dans le but de quoi? De faire peur encore, de rendre monstreux tout échange d’argent contre un service sexuel? De rendre monstrueux l’envie d’être pute? De rendre monstreux les clients?

Anyway. Faut participer. La date limite de participation au sondage du Gouvernement du Canada est le 17 mars.

Please, aidez les travailleurs et travailleuses du sexe. Aidez les clients et les clientes. Répondez au sondage, donnez votre opinion, malgré certaines questions totalement incidieuses et qui vont à l’encontre du jugement de la Cour suprême.

Merci.

Je voulais faire un jeu de mots avec Coderre et bordels, mais bof

décembre 17, 2013

17decembre

Aujourd’hui, mardi le 17 décembre, c’est la journée internationale contre la violence à l’encontre des travailleuses du sexe.

Les célébrations de Noël cette année se vivent sous la neige et l’espoir de voir cesser l’hystérie et l’insécurité liées au travail du sexe. Quelques jours après la journée internationale contre la violence faite aux travailleuses du sexe, il y aura, le 20 décembre,  le jugement de la Cour Suprême concernant la décriminalisation de la prostitution.

Des lois qui ne protègent personne sauf une pseudo morale archaïque

Ici, au Canada, la prostitution est déjà légale. Toutefois, plein d’activités reliées à la prostition sont illégales: par exemple, une escorte ne peut pas parler du prix de ses services sexuels au téléphone cellulaire, un propriétaire d’immeubles ne peut pas avoir comme locataire une prostituée de rue, car il serait vu comme son pimp, une escorte ne peut pas engager ni chauffeur de taxi, ni bodyguard, car ils seraient vu aussi comme des pimps…Toutes ces limitations compliquent et mettent en danger la vie des travailleuses du sexe. La décriminalisation permettrait une meilleure reconnaissance des droits des travailleuses du sexe, qui méritent, comme tout citoyen, sécurité et dignité.

Les couples qui baisent après une victoire du Canadien ne sont pas compromis par la décriminalisation

Ailleurs dans le monde, les lois liées à la prostitution n’ont malheureusement pas l’air de s’assouplir. L’Allemagne reconsidère la légalisation des bordels, suivant l’exemple d’une Suède condescendante qui croit que si la prostitution est illégale, elle n’existe plus. Si elle est cachée, elle n’existe plus. Résultat: beaucoup plus de violence et de peur, moins d’aide aux travailleuses du sexe. La France criminalise les clients depuis peu, ce qui met en danger non seulement l’autonomie financière de plusieurs travailleuses du sexe, mais aussi leur vie: si les clients sont effrayés par une telle loi, les agresseurs, eux, ne s’en préoccupent pas.

Pourquoi la prostitution, lorsqu’elle est un échange rémunéré de services sexuels entre adultes consentants, fait-elle aussi peur? Pourquoi la sexualité est jugée dérangeante et traumatisante quand elle ne se vit pas dans une relation de couple qui écoute un match de hockey, puis copule si le Canadien a gagné?

Les médias jouent parfois le rôle des agresseurs

Pourquoi les médias présentent encore les travailleuses du sexe comme des jeunes filles quasi encore pubères à sauver, en bas résille et talons hauts? Pourquoi les médias se rendent-ils complices de la peur ambiante? En Angleterre, les médias sont invités aux arrestations de prostituées dans les bordels et photographient les malheureuses qui soutiennent être là par choix et non par la faute de trafic humain. Ici, au Québec, suite à l’annonce de Denis Coderre, des journalistes ont appellé des salons de massage en faisant semblant d’être des clients. Ils ont enregistré les conversations et les ont passées à la radio ou à la télévision, exposant ainsi la voix de travailleuses du sexe qui n’avaient jamais accepté d’entrevue, et qui se voyaient ainsi en danger d’être reconnues par leurs proches.

En Grèce, les médias de droite blâmaient en 2012 les travailleuses du sexe d’une hausse de VIH dans la population. En un an, le VIH avait effectivement augmenté de 60%. La raison? Pas la prostitution. Plutôt le gouvernement et ses coupes dans le budget de la santé. Tous les programmes d’échanges de seringues ont été annulés.

Comme le mentionne l’article très intéressant de Laurie Penny, dès qu’il y a une croisade contre l’indécence, c’est qu’il y a mission de dévier l’attention d’un problème social beaucoup plus important. Alors quand Coderre, Diane Matte et des journalistes paranoïent et paniquent sur les faux dangers des salons de massage et du travail du sexe, que cachent-ils? Quels problèmes plus importants ont moins d’attention, par leur faute?

Lundi oui oui oui: Bailey’s et conseils sexuels d’une femme de 98 ans

octobre 8, 2013

appartement

Il est 19h45. Pour l’instant, mes deux choux dorment, alors je célèbre au Bailey’s en écrivant. J’ai hâte de vous écrire plus souvent, ça fait deux ans que je vous écris ça, mais je suis en retard pour tout (genre je n’ai pas encore écouté les nouvelles chansons de Stromae, j’écoute encore tous les matins Alors on danse, la chanson préférée de Mini Fée, et l’occasion parfaite pour que je bouge mes fesses en mangeant des Cheerios).

Ce que j’aime plus que de décoller des autocollants de cupcakes sur le plancher :

Souper chez ma grand-maman. Pâte d’amandes en forme de fantômes. Bailey’s. Agents immobiliers avec zéro sens du marketing. Frangelico. Bourgogne aligoté. Descriptions de David Sedaris à propos de leçons de japonais et d’allemand. Regarder des vidéos de chats dans des glissoires avec Mini Fée. Histoire d’un couple collectionneur d’œuvres d’art. Mini Dragon s’endormant avec une poupée rousse. Marcher dans les feuilles – j’avais oublié le bruit et le plaisir de marcher comme ça, le plus près de la forêt possible, au chalet, mais je réapprends, grâce aux enfants. Mensonges brillamment réfutés sur l’industrie du sexe. Courriels de mes frères. Regarder Alexandre Le Grand et Mini Dragon faire la sieste sur le canapé. Shopping de costumes d’Halloween. Conseils sexuels d’une femme de 98 ans mariée trois fois. Photos cochonnes envoyées à mon mec, pour le faire bander au bureau.

Site web qui me donne des frissons d’émotions : http://jesuisindestructible.tumblr.com/

Ma confession : J’ai déjà eu des relations sexuelles de merde, mais ça ne me tente pas d’en parler. Ce que j’ai envie de dire c’est que je trouve ça vraiment très fort que plein de personnes parlent du viol comme ça, sans dire il faut parler à la police, parce que putain, souvent, la police fait chier et te demande si tu portais une jupe, c’est très beau, je trouve ça vraiment très fort cette solidarité à dénoncer tout en se montrant, un peu ou beaucoup, cette solidarité qui fait un gros fuck you à ceux qui se croient tout permis. Souvent, ceux qui se croient tout permis ne croient même pas au viol, à la possibilité du viol. Ils croient que c’est comme ça, que leur frustration et leur désir sont suffisants pour oublier un non. Il y a quelques années, un mec qui voulait se la jouer beau gosse viril nouvellement arrivé à Montréal, m’a raconté qu’il avait baisé une barista chez elle, mais que cette baise démontrait à quel point les Québécoises sont braquées contre les mecs et légèrement dingues, elle disait non, puis acceptait qu’il continue, puis non encore, et le mec s’est fatigué, il s’est dit tant pis, il a préféré taire l’hésitation de la fille, elle ne savaitt pas ce qu’elle voulait ou ce qu’elle manquait, la salope, et au lieu d’aller se crosser dans la salle de bain, il l’a baisée.  Je regrette encore de ne pas lui avoir craché au visage, je ne savais pas comment réagir, je ne voulais pas comprendre son histoire et je me trouve lâche. Je refuse tout contact avec lui maintenant et je me jure de faire pire que cracher au visage du prochain mec qui aurait l’idée de me raconter un truc comme ça.

Bonne semaine y’all! Bisous au fromage de chèvre!

photo via un site merveilleux

Musique, jouet anal religieux et confessions

mars 20, 2013

Baby Jesus

Mercredi dernier, j’ai célébré avec une bière sans alcool la sortie du deuxième vidéoclip du groupe Les Vestons. J’en ai profité pour les questionner sur les groupies, le sexe et le rock. Saviez-vous qu’un chanteur des années 70 avait déjà vu sa queue exploser style hot-dog après avoir préféré les groupies à l’abstinence? Iiiish.

Mes autres chroniques sur Canoë :

1. Vous ne devez jamais amener Baby Jesus au lit avec vous.

2. Ce que des copines escortes sont prêtes à confier sur des clients.

3. Des tabous sexuels? En 2013? Oui!

4. La pornographie limite les pensées homophobes.

Bonne lecture mes chéris et mes choupinettes!


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