Posts Tagged ‘prostitution’

Les fugueuses n’ont pas besoin de lois, mais d’amour

février 5, 2016

tristesse et prostitution 2

Au Québec, tout le monde s’alarme du sort de jeunes fugueuses qui se retrouvent dans des gangs de rue pour se prostituer.

C’est dramatique. Mais qu’est-ce qu’on leur propose, à ces jeunes fugueuses ? D’être enfermées chez leurs parents. D’écouter tout ce qui peut leur arriver de terrifiant dans l’industrie du sexe. De les gaver d’histoires d’horreur. Des nouvelles lois.

Ce ne sont pas des lois qui changeront ce que ces jeunes filles vivent. Elles veulent de l’amour (si ce n’est pas celui des parents, ce sera celui proposés par les clients), de l’attention (pas celle des médias).

Certains pensent que ces filles sont assoiffées par l’argent, par le bling bling, par des limousines et du champagne donne plus de bonheur que la barbe-à-papa qu’elles avalaient à dix ans.

L’une de ces fugueuses m’a plutôt confié que l’argent, elle s’en fouettait. Ce qu’elle voulait, c’était se sentir acceptée : « Érika explique que son transport et ses joints étaient fournis, de toute façon. Plus important encore pour elle, «la terre arrêtait de tourner quand un homme bandait pour moi, me disait que j’étais belle et fine.» »

Écoutons ces jeunes filles. Ne cédons pas à la panique, à l’envie de les cacher et de cracher sur leurs amis. Écoutons-les.

Aimons-les comme elles veulent être aimées : comme elles sont, avec leur détresse, leurs rêves, leurs questionnements, leur désir d’autonomie mais aussi leur désir d’être protégées. D’avoir quatorze ans. D’avoir quinze ans. D’avoir seize ans. Et d’être elles-mêmes, de se découvrir.

Les gangs de rue sont un repère pour elles, ce ne sont pas juste un danger, c’est un repère, quand elles se refusent à ce qu’elles connaissent déjà : la misère de n’être pas aimées pour ce qu’elles sont et peuvent apprendre à devenir.

Quatorze ans, ce n’est peut-être pas l’âge où on devrait goûter à l’amour en suçant. Et pourtant, qu’est-ce qu’elles peuvent souhaiter, si elles ne sentent qu’elles ne sont pas voulues ailleurs qu’à genoux devant un client ?

tristesse et prostitution

À lire, le témoignage sur Canoë d’Érika, qui s’est prostitué pendant trois ans pour un gang de rue: http://fr.canoe.ca/hommes/chroniques/melodienelson/archives/2016/02/20160204-150732.html

Un prince à baiser et pour qui chanter au karaoké

novembre 10, 2015

jillian lauren

Comme elle le proclame sur son site web, Jillian Lauren est passée de fille dans un harem à membre d’un parent-teacher association. De fillette abandonnée par une maman ballerine à auteure tatouée qui donne des conférences sur l’adoption.

Elle raconte tout ça dans Some Girls, My Life in a Harem, ce qui l’a amenée à baiser avec un prince sadique et à le partager avec d’autres filles qui se saoulaient et se détestaient en attendant leur tour au karaoké.  Ou leur tour sur un terrain de tennis. Ou leur tour pour recevoir un bijou ou la queue du prince.

some girls 3

Elle raconte qui elle était, et ce qu’elle tente d’être, après des semaines et des mois de shopping de sacs Vuitton et d’enfermement. Son récit n’en est pas un d’escapades sexuelles dans un pays exotique. C’est le récit d’une Shéhérazade contemporaine, qui se cherche, qui se cherche et se crée, avec des mots, des secrets qui ne sont plus des secrets, de l’encre sur sa peau et des désirs à réinventer.

Some Girls

Extraits de Some Girls, My Life in a Harem:

Sur ses tatouages qui l’obligent à se révéler aux autres : « With my story writ large on the surface of my skin, I would no longer be tempted to fool people into thinking that I was normal. Tattooing was going to be my own radical statement about permanence and impermanence. It was the scarlet letter that I would proudly embroider across my chest. »

Sur le pouvoir de l’argent et des possessions : « There is something about that kind of hard, cold, sparkling sign language for power that even I, quasi-socialist sometime-vegetarian artist – even I wanted to hold up and shout, Look motherfuckers : I have a treasure from a prince. I am beautiful. »

Merci de reconnaître que les travailleuses du sexe sont des êtres humains

août 13, 2015

prostitution décriminalisation

« Peu importe ce que nous pensons personnellement du travail du sexe, en quoi est-ce que ça peut aider quiconque de criminaliser des actes sexuels entre deux personnes consentantes?

Ni l’Organisation Mondiale de la Santé, ni Amnistie Internationale ne nient que des personnes sont trafiquées sexuellement. C’est aussi vrai que plusieurs femmes et enfants sont obligés de coudre les robes que je porte quotidiennement, dans des conditions horribles et dangereuses, sans être nécessairement bien payés. Ils sont parfois exploités et abusés. Et pourtant, jamais de lois ne feraient en sorte que la confection de t-shirt soit illégale. Au contraire, nous tentons de plus en plus de prendre conscience de ce que ça implique, de travailler dans une usine au Bangladesh et nous militons pour de meilleures conditions de travail et des boutiques qui peuvent prouver que leurs jupes à pois proviennent d’un environnement sécuritaire. »

Lisez ma chronique sur le vote d’Amnistie Internationale en faveur de la décriminalisation du travail du sexe.

Lisez aussi l’article hyper intéressant de Gabby Bess sur les réactions des travailleuses du sexe, suite au vote d’Amnistie Internationale. Les travailleuses du sexe sont souvent oubliées par les médias, même lorsque leur vie est discutée, la valeur de leur vie est jugée, débattue, leur voix est tue, et là, maintenant, grâce aux réseaux sociaux, elles sont présentes et elles ne restent pas silencieuses.

Suite à la prise de position d’Amnistie Internationale, il est possible que l’organisation perde des donateurs. Pensez à faire une donation, si possible. Merci. Merci à vous et merci à Amnistie Internationale de montrer que toute vie humaine est importante, que les travailleuses du sexe méritent les mêmes droits que le reste de la population. Merci.

Lundi oui oui oui: poils pubiens et Parc Safari

juin 23, 2015

les filles ne rient jamais

les filles ne rient jamais 2

Je bois du Gatorade dans une coupe de vin orange en me faisant croire que c’est super festif et que c’est aussi rafraichissant que le rosé que je me permettrai de boire juste dans deux heures. Je me fais croire aussi que c’est pas bourré d’aspartame et que ça ne me causera pas de désordres neurologiques tel qu’exposé dans le documentaire Hungry for Change (c’est vraiment bon ! j’y ai appris que certains pilotes d’avion évitent de boire du coca zéro avant un vol, car ils craignent les effets secondaires pouvant genre faire exploser leur cerveau !).

Ce que j’aime plus que de faire l’épicerie en devinant qu’au moins la moitié des aliments on sale sont plus mortels que les drogues dures :

Texter ma copine végétarienne quand je deviens parano. Petite culotte blanche portée par une actrice asiatique way too excitante. Poils pubiens – à raser sans pression, à garder for the fun and beauty of it. Aller dans des jeux d’eau toute habillée. Croire que je suis en symbiose avec une antilope du Parc Safari parce qu’elle allaite son bébé antilope en même temps que j’allaite mon fils. Mode rigolote mais questionnable près des balançoires. Parler de femme fontaine avec un ami de mon mec. Nouvelle bande dessinée de Zviane. Les filles ne rient jamais. Féministe contre la prostitution qui devient pro-décriminalisation de la prostitution et qui explique pourquoi dans Playboy.

Bonne semaine y’all ! Cheers ! (Bientôt le rosé, yeah !)

Répression, lois et travail du sexe

mai 16, 2015

Cartes Stella

prostitution

En Chine, les travailleuses du sexe sont forcées à parader dans la honte, en public, une fois qu’elles sont arrêtées par les forces de l’ordre. Aux État-Unis, à New-York, 30% des travailleuses du sexe rapportent avoir été menacées par la police. En Inde, au Bengale-Occidentale, un groupe, Durbar Mahila Samanwaya Committee, semblable à un syndicat des professionnelles du sexe, révèle que sur 21 000 travailleuses du sexe, 48 000 rapports d’abus et de violence par la police ont été collectés, tandis que 4000 rapports portaient plutôt sur des actes de violence de la part des clients.

Les lois ne semblent pas là pour protéger la dignité et la sécurité des travailleuses du sexe, pas seulement en Chine ou en Inde, mais ici aussi. Des pseudo féministes se soulèvent contre le travail du sexe, parce qu’elles s’attardent au sexe, au désir, comme si c’était immoral, mais n’en font pas autant pour celles qui se tuent à faire des manicures et pédicures à 15 dollars.

Anyway.

Stella, un organisme montréalais, défend les droits des travailleuses du sexe, qu’elles souhaitent sortir de l’industrie du sexe ou simplement avoir de meilleures conditions de travail. Stella a récemment créé des pamphlets pour que toute travailleuse du sexe sache à quoi s’en tenir, du côté des lois, de la répression, des contacts avec les policiers, de ce que signifie proxénétisme et prostitution pour l’entourage des prostituées.

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Je vous invite à obtenir ces pamphlets, si vous travaillez dans l’industrie du sexe. Être informé, c’est se protéger. Communiquez avec Stella. Ne craignez rien : c’est un organisme respectueux, qui ne nie pas la dignité, l’autonomie ou le libre-choix de toute travailleuse du sexe.

Leurs pamphlet d’informations :

  1. La loi, nos amies et nos familles
  2. Arrestation et détention
  3. La loi et les clients
  4. La loi et la communication
  5. La loi et la publicité
  6. La loi et les tierces personnes
  7. Pouvoirs policiers et travail à l’intérieur

Voici un extrait du pamphlet sur la loi et les clients:

« Les impacts

Lorsque les clients craignent la criminalisation, ils évitent les lieux de travail plus visibles, par peur d’être harcelés ou arrêtés par la police.

Pour cette raison, les travailleuses du sexe:

• doivent travailler dans des zones moins bien éclairées et

moins peuplées, ce qui rend les travailleuses du sexe ainsi

plus vulnérables à la violence;

• ne peuvent pas prendre le temps nécessaire à la sélection

de leurs clients avant d’embarquer avec eux;

• doivent travailler de plus longues heures et plus souvent

pour avoir un revenu équivalent et peuvent accepter

d’offrir des services qu’elles n’offriraient pas autrement.

Cela contribue à diminuer notre niveau de sécurité tout en augmentant le potentiel de tensions au sein des membres de la communauté. »

Croire

mai 16, 2015

Jésus 1

Jésus 2

Quand j’étais petite, mon père m’amenait parfois à la messe. J’aimais beaucoup regarder les autres, j’aimais beaucoup le silence des autres, et la voix du curé, et les mouvements, s’asseoir, se lever, se mettre à genoux, des mouvements simples, pour être comme les autres, pour communier comme eux, et penser comme eux, et croire comme eux.

Puis, j’ai continué à aimer les églises, mais sans y croire trop, j’aimais les églises, j’aimais y entrer à n’importe quel moment, avec ma cousine Cheryl, souvent, après une course à vélo, et nous assistions à des baptèmes d’enfants inconnus, aux prénoms massacrés par le curé, parfois.

J’ai arrêté de croire. Je ne sais pas trop pourquoi, à cause des prières dites tous les matins au camp Carowanis, à cause des nouvelles du téléjournal, des guerres, des discussions avec un évèque, sur les femmes, les enfants qu’elles se doivent de porter et tout.

Après plusieurs années, j’ai recommencé à prier, et pas seulement pour qu’une tempête de neige fasse rage le jour d’un examen de mathématiques. Je priais, et je remerciais Dieu, parce que j’avais un corps qui me permettait de marcher des heures, baiser des heures, faire des arabesques devant des films de Pixar. J’étais vivante, je me sentais vivante, je ne voulais plus poser un rasoir contre mes poignets.

J’ai commencé à croire à nouveau, juste parce que j’avais besoin de croire, j’avais besoin de me rattacher à quelque chose de plus important que moi, plus important que l’argent des hommes qui me baisaient, plus important que tous les soutifs Lejaby que je pouvais acheter, plus important que toutes les amies que je ne voyais plus, parce que je ne pouvais pas leur dire, je ne pouvais pas leur dire ce que je faisais, parce que je croyais que j’étais folle, d’aimer faire du 9 à 5 dans un lit.

Je ne crois plus que parce que j’ai besoin de croire.

Et j’aime bien quand des amis, fouillant dans une pile de livres sur le bord d’une rue, en trouve un sur Dieu et pense immédiatement à me le donner.

Lundi oui oui oui: des bottes hautes et des femmes nues, autrement

février 3, 2015

Barbie Alien Goddess

nudité des femmes 2

J’écris au lit, avec de l’eau gazeuse aux pamplemousses sur une pile de livres. Mon dos contre mon oreiller, je n’ai ni envie de dormir, pas tout de suite, ni envie de me lever pour quoi que ce soit – mais je n’oserai pas demander à mon mec de m’amener des croustilles à manger dans mon cocon de couvertures.

Ce que j’aime plus que le Gatorade pas light:

Prendre des selfie toute nue dans mon bain. Des safe words utilisés quand le rough sex devient trop rough. Croissant à l’érable dégusté à la boulangerie Les Copains d’abord en parlant cul avec une rouquine et une fille qui porte la même veste que moi. Beurre corporel partout sur moi. Björk qui se confie sur la maternité et sa rupture amoureuse, la douleur et les efforts, le avant et le après. Bottes plus hautes que le genoux, portées par une maman à un anniversaire – I want them. Corps des femmes, nudité des femmes, ailleurs que dans un magazines pour hommes. Mensonges continuels, mais révélés, des anti-travail du sexe. Barbies étranges. C’est ta vie, l’encyclopédie qui parle d’amitié, d’amour et de sexe aux enfants, de Thierry Lenain, illustré magnifiquement par Benoit Morel.

Thierry Lenain C'est ta vie

Extrait du livre qui ose discuter du travail du sexe – bravo, vraiment, j’étais émue aux larmes de voir qu’un livre pour enfants s’attardait à cette réalité:

“Certaines personnes vendent leurs relations sexuelles. Ce n’est pas pour le plaisir, c’est pour gagner de l’argent. Quand quelqu’un vend sa relation sexuelle, on dit que c’est de la prostitution. Personne n’a le droit d’obliger quelqu’un à se prostituer.”

Bonne semaine y’all! Bisous soufflés!

Lundi oui oui oui: neige et dongeons

janvier 27, 2015

mélodie nelson hiver

lecture mélodie nelson

Je mange du gâteau choco-framboise en écoutant Beyonce. Je prie pour des trucs que je ne connais pas trop, une pneumonie qui se guérit rapido, la fille d’une amie est malade et ça me paraît inimaginable, comme quotidien, de ne pas savoir si mon enfant sera sous oxygène ou non dans quelques heures. Je la trouve bonne.

(Et je me sens mal de manger du gâteau choco-framboise, damn. Je te promets de te faire moi-même un gâteau choco-framboise quand tu seras de retour à la maison avec ta petite poulette, C.!)

Ce que j’aime mieux que de me sentir coupable d’avoir une face chocolatée:

Jouer dans la neige. Monsieur Fa. Nourrir des chats errants en campagne. Dongeons. Lecture de voyeuse avec vernis Come to bed red. Soutif enlevé. Mamans actrices pornos. Manger chez mes parents, qui me donnent des nouvelles de mes petits frères.

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Bonne semaine y’all! Bisous!

mélodie nelson hiver 2

Les femmes aiment le travail du sexe

novembre 18, 2014

belle knox

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Via ma sexperte préférée, Violet Blue, je vous recommande deux articles sur la prostitution.

1.En Australie, les femmes deviennent de plus en plus des clientes. Une fois que le stigmate de cochonne-qui-paie-pour-du-sexe est diminué et que le risque de se retrouver en prison devient nul, les femmes se tournent donc vers les escortes. De quoi dire ciao à quelques stéréotypes sur la clientèle des travailleurs et travailleuses du sexe!

“So what do male escorts tell us about an underlying shift in female sexuality? Western women today have more freedom, money and power than at any point in history. Yet for many, like Louise, the decision to buy sex goes beyond financial independence: it marks a brave new world of go-getting female sexuality, in which women can be as assertive as men in pursuing what they want.

With the decline of the traditional family unit, some women – particularly career women who are cash-rich and time-poor – find it easier and more efficient to organise paid-for sex than to seek it at home, in a bar, or online. Casual relationships or affairs can be complicated; hiring an escort offers control, an opportunity for sexual experimentation and exploration of fantasies without fear of judgment from a partner.”

2.Belle Knox, la pornstar qui étudie le féminisme à Duke University, écrit sur l’hypocrisie des lois régissant le travail du sexe. Genre n’importe qui de plus de dix-huit ans peut la regarder baiser une autre personne, dans un film, mais personne ne pourrait la payer pour la baiser sur un lit à baldaquin.

“Although porn is legal, I am nonetheless proud to classify myself a sex worker and call on my colleagues to stand up for our right to make a living, access the same protections as everyone else and not feel ashamed for doing honest work. We are nobody’s rescue project, and we deserve rights, not handcuffs.”

Avoir dix-sept ans et la liberté de tout faire

juin 4, 2014

jeune-et-jolie-aff

J’ai toujours voulu écrire pour Urbania, mais j’ai toujours cru que c’était le genre de magazine trop cool pour moi. Je ne suis pas une fille cool, parce que ma plus grande occupation en ce moment est de chanter des chansons à mes enfants (et de regarder mes seins – qui rentrent enfin dans mes soutifs – dans le miroir, quand mes enfants font la sieste).

La semaine dernière, on m’a demandé de visionner le film Jeune et Jolie de François Ozon, et d’en donner mes impressions dans Urbania. J’étais super contente.

Ce que j’en retiens? La délicatesse et la pudeur de François Ozon, qui ne tombe pas dans la trashitude ni dans le jugement, alors qu’il est question de prostitution. C’est rare, un portrait comme ça, un portrait d’une jeune fille qui teste les limites d’un jeu qui n’a pas vraiment de règles, sauf celles des envies à monnayer et du hasard des rencontres. Un portrait qui ne tente pas de pointer les raisons d’un choix. Un portrait qui montre une autre façon d’aller vers l’âge adulte, sans shopping entre copines, joints après l’école et baisers autour d’une bouteille à tourner.

En visionnant le film, ça m’a manqué. Mes dix-sept ans et l’impression d’avoir la liberté de faire n’importe quoi, n’importe quand.

Extrait de mon article: “À une fête, Isabelle regarde une adolescente se faire embrasser et toucher par deux garçons. Quelqu’un vomit dans les toilettes. Et à un garçon, qui lui propose de venir chez lui, elle répond pas le premier soir. Qu’est-ce qui serait plus normal qu’avoir été pute? Qu’elle boive trop et s’évanouisse sur un canapé, pour que des mecs de son âge la prennent en photo et lui parlent de la grosseur de ses seins, le lundi matin?”


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