Posts Tagged ‘prostitution’

Lundi oui oui oui: poils pubiens et Parc Safari

juin 23, 2015

les filles ne rient jamais

les filles ne rient jamais 2

Je bois du Gatorade dans une coupe de vin orange en me faisant croire que c’est super festif et que c’est aussi rafraichissant que le rosé que je me permettrai de boire juste dans deux heures. Je me fais croire aussi que c’est pas bourré d’aspartame et que ça ne me causera pas de désordres neurologiques tel qu’exposé dans le documentaire Hungry for Change (c’est vraiment bon ! j’y ai appris que certains pilotes d’avion évitent de boire du coca zéro avant un vol, car ils craignent les effets secondaires pouvant genre faire exploser leur cerveau !).

Ce que j’aime plus que de faire l’épicerie en devinant qu’au moins la moitié des aliments on sale sont plus mortels que les drogues dures :

Texter ma copine végétarienne quand je deviens parano. Petite culotte blanche portée par une actrice asiatique way too excitante. Poils pubiens – à raser sans pression, à garder for the fun and beauty of it. Aller dans des jeux d’eau toute habillée. Croire que je suis en symbiose avec une antilope du Parc Safari parce qu’elle allaite son bébé antilope en même temps que j’allaite mon fils. Mode rigolote mais questionnable près des balançoires. Parler de femme fontaine avec un ami de mon mec. Nouvelle bande dessinée de Zviane. Les filles ne rient jamais. Féministe contre la prostitution qui devient pro-décriminalisation de la prostitution et qui explique pourquoi dans Playboy.

Bonne semaine y’all ! Cheers ! (Bientôt le rosé, yeah !)

Répression, lois et travail du sexe

mai 16, 2015

Cartes Stella

prostitution

En Chine, les travailleuses du sexe sont forcées à parader dans la honte, en public, une fois qu’elles sont arrêtées par les forces de l’ordre. Aux État-Unis, à New-York, 30% des travailleuses du sexe rapportent avoir été menacées par la police. En Inde, au Bengale-Occidentale, un groupe, Durbar Mahila Samanwaya Committee, semblable à un syndicat des professionnelles du sexe, révèle que sur 21 000 travailleuses du sexe, 48 000 rapports d’abus et de violence par la police ont été collectés, tandis que 4000 rapports portaient plutôt sur des actes de violence de la part des clients.

Les lois ne semblent pas là pour protéger la dignité et la sécurité des travailleuses du sexe, pas seulement en Chine ou en Inde, mais ici aussi. Des pseudo féministes se soulèvent contre le travail du sexe, parce qu’elles s’attardent au sexe, au désir, comme si c’était immoral, mais n’en font pas autant pour celles qui se tuent à faire des manicures et pédicures à 15 dollars.

Anyway.

Stella, un organisme montréalais, défend les droits des travailleuses du sexe, qu’elles souhaitent sortir de l’industrie du sexe ou simplement avoir de meilleures conditions de travail. Stella a récemment créé des pamphlets pour que toute travailleuse du sexe sache à quoi s’en tenir, du côté des lois, de la répression, des contacts avec les policiers, de ce que signifie proxénétisme et prostitution pour l’entourage des prostituées.

prostitution 2

Je vous invite à obtenir ces pamphlets, si vous travaillez dans l’industrie du sexe. Être informé, c’est se protéger. Communiquez avec Stella. Ne craignez rien : c’est un organisme respectueux, qui ne nie pas la dignité, l’autonomie ou le libre-choix de toute travailleuse du sexe.

Leurs pamphlet d’informations :

  1. La loi, nos amies et nos familles
  2. Arrestation et détention
  3. La loi et les clients
  4. La loi et la communication
  5. La loi et la publicité
  6. La loi et les tierces personnes
  7. Pouvoirs policiers et travail à l’intérieur

Voici un extrait du pamphlet sur la loi et les clients:

« Les impacts

Lorsque les clients craignent la criminalisation, ils évitent les lieux de travail plus visibles, par peur d’être harcelés ou arrêtés par la police.

Pour cette raison, les travailleuses du sexe:

• doivent travailler dans des zones moins bien éclairées et

moins peuplées, ce qui rend les travailleuses du sexe ainsi

plus vulnérables à la violence;

• ne peuvent pas prendre le temps nécessaire à la sélection

de leurs clients avant d’embarquer avec eux;

• doivent travailler de plus longues heures et plus souvent

pour avoir un revenu équivalent et peuvent accepter

d’offrir des services qu’elles n’offriraient pas autrement.

Cela contribue à diminuer notre niveau de sécurité tout en augmentant le potentiel de tensions au sein des membres de la communauté. »

Croire

mai 16, 2015

Jésus 1

Jésus 2

Quand j’étais petite, mon père m’amenait parfois à la messe. J’aimais beaucoup regarder les autres, j’aimais beaucoup le silence des autres, et la voix du curé, et les mouvements, s’asseoir, se lever, se mettre à genoux, des mouvements simples, pour être comme les autres, pour communier comme eux, et penser comme eux, et croire comme eux.

Puis, j’ai continué à aimer les églises, mais sans y croire trop, j’aimais les églises, j’aimais y entrer à n’importe quel moment, avec ma cousine Cheryl, souvent, après une course à vélo, et nous assistions à des baptèmes d’enfants inconnus, aux prénoms massacrés par le curé, parfois.

J’ai arrêté de croire. Je ne sais pas trop pourquoi, à cause des prières dites tous les matins au camp Carowanis, à cause des nouvelles du téléjournal, des guerres, des discussions avec un évèque, sur les femmes, les enfants qu’elles se doivent de porter et tout.

Après plusieurs années, j’ai recommencé à prier, et pas seulement pour qu’une tempête de neige fasse rage le jour d’un examen de mathématiques. Je priais, et je remerciais Dieu, parce que j’avais un corps qui me permettait de marcher des heures, baiser des heures, faire des arabesques devant des films de Pixar. J’étais vivante, je me sentais vivante, je ne voulais plus poser un rasoir contre mes poignets.

J’ai commencé à croire à nouveau, juste parce que j’avais besoin de croire, j’avais besoin de me rattacher à quelque chose de plus important que moi, plus important que l’argent des hommes qui me baisaient, plus important que tous les soutifs Lejaby que je pouvais acheter, plus important que toutes les amies que je ne voyais plus, parce que je ne pouvais pas leur dire, je ne pouvais pas leur dire ce que je faisais, parce que je croyais que j’étais folle, d’aimer faire du 9 à 5 dans un lit.

Je ne crois plus que parce que j’ai besoin de croire.

Et j’aime bien quand des amis, fouillant dans une pile de livres sur le bord d’une rue, en trouve un sur Dieu et pense immédiatement à me le donner.

Lundi oui oui oui: des bottes hautes et des femmes nues, autrement

février 3, 2015

Barbie Alien Goddess

nudité des femmes 2

J’écris au lit, avec de l’eau gazeuse aux pamplemousses sur une pile de livres. Mon dos contre mon oreiller, je n’ai ni envie de dormir, pas tout de suite, ni envie de me lever pour quoi que ce soit – mais je n’oserai pas demander à mon mec de m’amener des croustilles à manger dans mon cocon de couvertures.

Ce que j’aime plus que le Gatorade pas light:

Prendre des selfie toute nue dans mon bain. Des safe words utilisés quand le rough sex devient trop rough. Croissant à l’érable dégusté à la boulangerie Les Copains d’abord en parlant cul avec une rouquine et une fille qui porte la même veste que moi. Beurre corporel partout sur moi. Björk qui se confie sur la maternité et sa rupture amoureuse, la douleur et les efforts, le avant et le après. Bottes plus hautes que le genoux, portées par une maman à un anniversaire – I want them. Corps des femmes, nudité des femmes, ailleurs que dans un magazines pour hommes. Mensonges continuels, mais révélés, des anti-travail du sexe. Barbies étranges. C’est ta vie, l’encyclopédie qui parle d’amitié, d’amour et de sexe aux enfants, de Thierry Lenain, illustré magnifiquement par Benoit Morel.

Thierry Lenain C'est ta vie

Extrait du livre qui ose discuter du travail du sexe – bravo, vraiment, j’étais émue aux larmes de voir qu’un livre pour enfants s’attardait à cette réalité:

“Certaines personnes vendent leurs relations sexuelles. Ce n’est pas pour le plaisir, c’est pour gagner de l’argent. Quand quelqu’un vend sa relation sexuelle, on dit que c’est de la prostitution. Personne n’a le droit d’obliger quelqu’un à se prostituer.”

Bonne semaine y’all! Bisous soufflés!

Lundi oui oui oui: neige et dongeons

janvier 27, 2015

mélodie nelson hiver

lecture mélodie nelson

Je mange du gâteau choco-framboise en écoutant Beyonce. Je prie pour des trucs que je ne connais pas trop, une pneumonie qui se guérit rapido, la fille d’une amie est malade et ça me paraît inimaginable, comme quotidien, de ne pas savoir si mon enfant sera sous oxygène ou non dans quelques heures. Je la trouve bonne.

(Et je me sens mal de manger du gâteau choco-framboise, damn. Je te promets de te faire moi-même un gâteau choco-framboise quand tu seras de retour à la maison avec ta petite poulette, C.!)

Ce que j’aime mieux que de me sentir coupable d’avoir une face chocolatée:

Jouer dans la neige. Monsieur Fa. Nourrir des chats errants en campagne. Dongeons. Lecture de voyeuse avec vernis Come to bed red. Soutif enlevé. Mamans actrices pornos. Manger chez mes parents, qui me donnent des nouvelles de mes petits frères.

dongeon

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Bonne semaine y’all! Bisous!

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Les femmes aiment le travail du sexe

novembre 18, 2014

belle knox

belle 1

Via ma sexperte préférée, Violet Blue, je vous recommande deux articles sur la prostitution.

1.En Australie, les femmes deviennent de plus en plus des clientes. Une fois que le stigmate de cochonne-qui-paie-pour-du-sexe est diminué et que le risque de se retrouver en prison devient nul, les femmes se tournent donc vers les escortes. De quoi dire ciao à quelques stéréotypes sur la clientèle des travailleurs et travailleuses du sexe!

“So what do male escorts tell us about an underlying shift in female sexuality? Western women today have more freedom, money and power than at any point in history. Yet for many, like Louise, the decision to buy sex goes beyond financial independence: it marks a brave new world of go-getting female sexuality, in which women can be as assertive as men in pursuing what they want.

With the decline of the traditional family unit, some women – particularly career women who are cash-rich and time-poor – find it easier and more efficient to organise paid-for sex than to seek it at home, in a bar, or online. Casual relationships or affairs can be complicated; hiring an escort offers control, an opportunity for sexual experimentation and exploration of fantasies without fear of judgment from a partner.”

2.Belle Knox, la pornstar qui étudie le féminisme à Duke University, écrit sur l’hypocrisie des lois régissant le travail du sexe. Genre n’importe qui de plus de dix-huit ans peut la regarder baiser une autre personne, dans un film, mais personne ne pourrait la payer pour la baiser sur un lit à baldaquin.

“Although porn is legal, I am nonetheless proud to classify myself a sex worker and call on my colleagues to stand up for our right to make a living, access the same protections as everyone else and not feel ashamed for doing honest work. We are nobody’s rescue project, and we deserve rights, not handcuffs.”

Avoir dix-sept ans et la liberté de tout faire

juin 4, 2014

jeune-et-jolie-aff

J’ai toujours voulu écrire pour Urbania, mais j’ai toujours cru que c’était le genre de magazine trop cool pour moi. Je ne suis pas une fille cool, parce que ma plus grande occupation en ce moment est de chanter des chansons à mes enfants (et de regarder mes seins – qui rentrent enfin dans mes soutifs – dans le miroir, quand mes enfants font la sieste).

La semaine dernière, on m’a demandé de visionner le film Jeune et Jolie de François Ozon, et d’en donner mes impressions dans Urbania. J’étais super contente.

Ce que j’en retiens? La délicatesse et la pudeur de François Ozon, qui ne tombe pas dans la trashitude ni dans le jugement, alors qu’il est question de prostitution. C’est rare, un portrait comme ça, un portrait d’une jeune fille qui teste les limites d’un jeu qui n’a pas vraiment de règles, sauf celles des envies à monnayer et du hasard des rencontres. Un portrait qui ne tente pas de pointer les raisons d’un choix. Un portrait qui montre une autre façon d’aller vers l’âge adulte, sans shopping entre copines, joints après l’école et baisers autour d’une bouteille à tourner.

En visionnant le film, ça m’a manqué. Mes dix-sept ans et l’impression d’avoir la liberté de faire n’importe quoi, n’importe quand.

Extrait de mon article: “À une fête, Isabelle regarde une adolescente se faire embrasser et toucher par deux garçons. Quelqu’un vomit dans les toilettes. Et à un garçon, qui lui propose de venir chez lui, elle répond pas le premier soir. Qu’est-ce qui serait plus normal qu’avoir été pute? Qu’elle boive trop et s’évanouisse sur un canapé, pour que des mecs de son âge la prennent en photo et lui parlent de la grosseur de ses seins, le lundi matin?”

De la marchandise?

mars 18, 2014

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Le débat sur la création de bordels, animé par Sophie Durocher à OPEN télé, s’est bien déroulé…même si j’avais oublié de porter un soutif, ce qui a compliqué l’ajustement de mon micro, même si je me suis mouché devant la caméra, même si mes enfants ne se sont pas endormis avant mon retour et même si je ne me suis pas exprimée autant que je le voulais –et aussi bien que je ne l’aurais voulu.

Au final, mon constat, c’est que ce qui fait surtout vraiment freaker les gens à propos de la prostitution, c’est les clients. Et la liberté des filles, dans la notion de choix, clair ou non, et dans la notion de travailler pour soi-même ou avec l’aide d’un proxénète.

Les gens qui ne connaissent pas l’industrie du sexe ont peur des clients et des pimps. Ils s’imaginent les clients comme des méchants, comme des dictateurs assoiffés de pouvoir et de cul, ils sont incapables d’imaginer un mec sympa du parc à chiens comme client, incapables d’imaginer leur collègue qui bouffe juste des lunchs végés comme client, incapables d’imaginer un professeur qui donne de l’argent aux putes et à des organismes de bienfaisance dans la même semaine comme client. Une seule invitée, l’anthropologue Rose Dufour, a indiqué que les travailleurs et travailleuses du sexe n’étaient que de la marchandise. La seule personne qui a utilisé le terme de marchandise pour qualifier les tds est cette femme, et c’était son jugement, pas celui des clients, pas celui de mes mille clients.

Et pour les pimps, les gens ne conçoivent pas qu’ils puissent être utiles. Si les proxénètes forcent quiconque à travailler, c’est criminel. Mais sinon, je vois ça comme une firme de placement qui trouve des contrats de consultation à des filles qui se promènent avec des condoms all the time. Quand j’étais escorte, la dirigeante de mon agence, ma pimp, donc, s’occupait de l’entretien de l’appart dans lequel je travaillais, elle répondait aux appels de clients et de connards-qui-se-trouvaient-amusants-de-niaiser-une-agence. J’aurais pas eu la patience, moi, de parler toute la journée au téléphone avec des clients potentiels, so j’étais super heureuse d’avoir une proxénète, et je savais que j’étais libre de ce que je choisissais ou non d’accepter comme clients ou comme pratiques sexuelles.

Pour revoir l’émission, go devant votre télé mardi le 18 mars à 4h ou mercredi le 19 mars à 13h.  

Un article intéressant à lire sur la décriminalisation de la prostitution et le sexe comme travail – j’y ai été interviewée par l’auteure, Fannie B.

Pourquoi vouloir jouir absolument?

février 28, 2014

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Je ne jouis pas chaque fois que mon mec entre deux doigts dans mon cul et sa queue dans ma chatte. Est-ce que ça me dérange? Non. Si je veux absolument jouir, je prends mon vibro fushia après avoir fait un mini pipi à la salle de bain.

Ce que j’aime, c’est de sentir zéro tension, c’est de me sentir aimée, c’est de savoir que je peux m’endormir sans avoir peur de quoi que ce soit, je suis bien, je me suis collée, j’ai écarté mes lèvres, j’ai mordu son épaule, j’ai mouillé, j’ai senti sa queue et entendu ses je t’aime, je ne veux pas plus.

Et pour vous, une expérience sexuelle réussie, c’est quoi? Je vous invite à lire ma dernière chronique à ce sujet et à vous confier ici.

Envie de lire d’autres chroniques? Je vous en propose quelques unes, mes choux.

La fidélité sur pause.

Des formules qui tuent toute excitation – mieux vaut en rire qu’en jouir, parfois.

Des clients à ne jamais criminaliser.

“Notre société est obsédée par le sexe, mais ce n’est pas une obsession malsaine. C’est une pulsion à apprivoiser, dans le respect. Les clients sont des hommes comme les autres: ils ne sont pas une race à part. Ils remercient la caissière à l’épicerie, échappent un juron quand leurs orteils heurtent un meuble, se lavent les cheveux les yeux fermés. Permettons aux clients de passer un bon moment, et aux travailleuses du sexe de gagner de l’argent, sans craindre des menottes achetées ailleurs que dans une boutique de jouets sexuels.”

Bonne lecture!

illustration: installation de Diego Beyro

Le Gouvernement veut savoir ce que vous pensez de la prostitution, y’all

février 28, 2014

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Le 20 décembre dernier, la Cour suprême a jugé que la décriminalisation de la prostitution se devait d’être wouhou. Pour la sécurité et la dignité des sex workers. Pour tout le monde, en fait, parce que fuck you, tous les citoyens sont égaux au Canada, et la criminalisation de la prostitution ne montrait pas ça, les lois faisaient en sorte que les sex workers étaient oh so moins importants, un de blessé, deux de violées, trente tuées, c’est moins important, of course, quand un tueur en série s’attaque à celles qui font payer avant d’ouvrir leur jambe, c’est moins important? Nan.

D’ici un an, les lois seront changées. Grâce à la Cour suprême. Pas grâce au Gouvernement du Canada, qui propose une consultation publique, dans le but de, dans le but de quoi? De faire peur encore, de rendre monstreux tout échange d’argent contre un service sexuel? De rendre monstrueux l’envie d’être pute? De rendre monstreux les clients?

Anyway. Faut participer. La date limite de participation au sondage du Gouvernement du Canada est le 17 mars.

Please, aidez les travailleurs et travailleuses du sexe. Aidez les clients et les clientes. Répondez au sondage, donnez votre opinion, malgré certaines questions totalement incidieuses et qui vont à l’encontre du jugement de la Cour suprême.

Merci.


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