Articles Tagués ‘masturbation’

Les princesses bimbos aiment les écrivains charmeurs et charmants

février 3, 2010

Hier j’ai assisté au lancement de J’invente la piscine, le dernier livre de Bertrand Laverdure, un poète et romancier qui aime caresser les cuisses des filles et offrir généreusement du vin rouge et des confidences cochonnes (sorry je suis discrète là-dessus, mais je me sens très très chanceuse de connaître la taille exacte de sa queue).

Je lui ai posé quelques questions super profondes pour que vous le connaissiez presque autant que moi :

1. MN : Si tu avais pu vendre ta virginité sur Internet, l’aurais-tu fait? Et pour combien?

BL : Mon Dieu, une virginité de gars ça vaut pas grand-chose! Mais si j’étais une fille, je crois que j’essaierais de payer au moins un an d’étude dans une grande université avec mon hymen. Ce serait sans doute trop cher…

2. MN : À quoi penses-tu quand tu te crosses?

BL : Je pense à ma blonde, quelquefois à des ex, d’autres fois à des filles que je viens de rencontrer dans un lancement. Mais en général, sérieusement, je pense souvent aux meilleures baises que j’ai eues.

3. MN : Qui préfères-tu frencher : une fille avec trop de gloss, une fille saoûle, ou une fille qui a une haleine de Cheetos?

BL : Qui a déjà frenché avec une haleine de Cheetos!? Mon Dieu, c’est vraiment contre-indiqué.

4. MN : Quel est le livre que tu as lu le plus souvent? Et pourquoi?

BL : Sans doute Les Illuminations de Rimbaud. Tout est là de la poésie d’aujourd’hui.

5. MN : Quelles sont tes habitudes d’écriture (genre est-ce que tu dois être habillé en Superman pour écrire? Ou avoir un verre de lait au chocolat à côté de toi?)?

BL : J’adore écrire tout nu ou en bobette le matin. J’ai une chaise de plastique IKEA avec une serviette de bain dessus en permanence, je peux donc me reposer le cul sans que je ressente cette désagréable sensation de fesse-chaude-plastique-froid.

Tcheckez le livre de Bertrand sur le site de la maison d’édition La Courte Échelle : http://www.courteechelle.com/jinvente-la-piscine-0

Je suce mes majeurs en mouillant comme une putain de groupie

novembre 22, 2009

Je regarde la vidéo de Carmen Electra, elle danse, les yeux charbonneux, avant de se coucher à côté d’une brunette et de sucer une grosse queue, et je regarde aussi Tila Tequila, en bustier rouge et noir, jouer à la stripper, sur la chanson I like to fuck, je me suce le majeur en fredonnant les paroles, Baby don’t take it personal, when I go and fuck these whores, let’s talk about the world fuck for a second, I make love to you, don’t get it fucked up baby you’re my queen, even though I go and put my dick in everything. Je me crosse dans mon lit, trois fois de suite, avec de nouvelles piles dans mon vibrateur, et je pense au chien de Tila Tequila, et aux seins de Tila Tequila, je voudrais de plus gros seins, je pense que je vais rappeler mon chirurgien bientôt, je veux des seins de pornstar, trop gros pour mes cent trois livres, et plein de tatouages, un diadème dans le cou, et une phrase de Josée Yvon ou de Shakespeare dans le bas du dos, comme tramp stamp.

Avant de me crosser, je me regarde dans le miroir, je retire mes bas American Apparel, mes bas rouges à bandes blanches, et je fais la moue, avec mon rose fushia MAC sur les lèvres, je tente de danser comme Amanda Blank, en première partie de Peaches, mardi dernier, je shake mon cul et je vérifie qu’il soit encore total bandant, et pas plein de cellulite, je secoue mes cheveux, comme dans une publicité de shampoing, je lèche la glace, et je vais sous mes draps, avec mon vibrateur, je ne vois plus Tila Tequila, ou Amanda Blank, j’imagine juste que vous êtes près de moi, tellement près de moi, la bite à deux centimètres de ma face, ou le clito presque sur ma langue, et je me tends, j’ai les yeux fermés, et je fredonne encore I like to fuck everyday every night, I like to fuck when it’s wrong when it’s right, I like to fuck if she’s black if she’s white, I like to fuck if it’s loose it it’s tight, je trouve que ma chatte est totale trop mouillée et rasée pour que ce soit que mes doigts qui en profitent, je me caresse, je pense à vous, vraiment, et au khôl autour de mes yeux, j’espère que vous aimez, j’espère que vous êtes capable de jouir aussi vite que moi, dans trois minutes, deux minutes, après nous pouvons recommencer, ma chatte n’est jamais assez irritée pour être ignorée, je peux être baisée plus de vingt fois par jour, no worry.

Vidéo de Tila Tequila : http://www.youtube.com/watch?v=BTzQdeqhF08

Ballerines, latte à la vanille et yogourt sur le gland

octobre 27, 2009

Dans l’ascenseur, je joue avec ma robe en lainage gris perle, je fais la moue dans le miroir, j’admire mes lèvres juteuses et foncées grâce au gloss Intense de Lancôme. Un locataire du troisième étage entre dans l’ascenseur. C’est un ancien soldat. Je le croisais plus souvent l’an dernier. J’ai toujours pensé qu’il me cruisait subtilement en me parlant de grenades et de l’argent qu’il faisait, quand il travaillait sur le plancher de la Bourse de Montréal. Il s’approche de moi, il dit it’s so nice to see you again. Trop de poils sortent de son nez. Je répète so nice, parce que je suis une pétasse polie et que je ne croyais pas qu’il allait ensuite me suivre jusqu’à l’arrêt d’autobus, et s’asseoir à côté de moi dans l’autobus, ses genoux collés aux miens. Sa main me caresse maladroitement la cuisse. J’aime bien les grosses brutes, et j’admire les soldats, mais je me suis masturbée avant de partir, en regardant une vidéo de collégiennes dans un vestiaire de high school, sous la douche, j’ai mouillé les draps, deux fois de suite, je suis vidée pour quelques heures, et j’ai pas envie d’exciter un voisin.

Je fouille dans ma sacoche et j’en retire le livre Men in bed, de Barbara Keesling, en cachant le titre pour pas amuser le mec au nez poilu. Je suis rendue au chapitre intitulé He is very aware of his semen. Mon voisin me demande si je travaille encore dans une librairie, je lui apprends que j’ai pris un mois de congé, juste pour écrire des cochonneries et faire de l’aérobie en jupe à paillettes chez moi. Je descends un arrêt plus tôt que prévu, il pose sa main en haut de ma cuisse, sur la couture de ma robe trop courte en lainage gris perle et il me souhaite une belle journée. J’appelle Misha, je lui dis que je vais arriver un peu plus tard que prévu parce qu’il faut que je marche une vingtaine de minutes jusqu’au métro.

Au Cours Mont-Royal, j’embrasse Misha. Elle suce un bonbon à la fraise, ça me donne envie de sa langue. Nous allons chez Olivia, j’essaie des ballerines avec une grosse fleur noire au bout. Nous nous regardons dans le miroir, des foulards de wannabe poète grano autour du cou, des grosses bagues en pierres semi-précieuses aux doigts et des bérets sur la tête. Je la questionne sur son petit copain Travis, elle dit qu’elle est trop heureuse qu’il soit enfin de retour de son stage à l’étranger, même si elle se fait moins souvent des biscuits aux pépites de chocolat à deux heures du matin depuis. Misha achète des boucles d’oreilles en argent, en forme de plumes d’oiseaux, et nous allons au Starbucks.

Nous commandons deux Venti Skinny Latte, et un brownie. Misha me demande si elle a un cul plus gros que celui de la vendeuse chez Olivia. Je lui commande de se lever, elle se place devant moi, son cul à la hauteur de ma face, bien serré dans ses jeans bleu clair. Je lui donne une petite fessée et je la rassure, ton cul est parfait. Elle se rassoit et prend une grosse bouchée de brownie. Son cellulaire sonne, elle murmure c’est Travis, en souriant. Je sors mon livre de Barbara Keesling, et je fais semblant de ne pas écouter sa conversation. Elle raccroche et me pique mon livre, elle lit à haute voix les chapitres, Make masturbation your friend, He wants to have sex with just about every woman who walks, Bestiality and zoophilia both have to do with sex with animals.

Je l’arrête, je dis Alexandre Le Grand a déjà été invité à assister à la lapidation d’une femme en Turquie, elle avait baisé avec un âne, fuck peut-être qu’elle habitait dans un village avec des hommes aux queues trop molles, moi je me ferais un animal si j’avais personne pour me faire jouir et plus de piles dans mon vibrateur. Misha dit toi, je suis sûre que tu mouilles quand un chien se colle à toi pour se branler contre ta jambe, pétasse. Je dis whatever. Misha continue sa lecture, elle dit ouh la la, c’est toi plus tard, quand tu vas t’acheter un bébé beagle, écoute, I also once knew a woman who lived in a high-rise with her boyfriend and a small dog. We were having lunch one day with a group of people, and someone asked her, “You know, you and your boyfriend are gone all day at work, and you live in this apartment. Doesn’t your dog get lonely all day?” And she said, “Yeah, that’s a problem, so whichever one of us gets home from work first masturbates the dog to make him feel better.”

Je regarde Misha, je soutiens que je ferai jamais ça, mais Alexandre Le Grand, peut-être, il donne déjà sa bite à lécher à Paprikalicious, avec un peu de yogourt sur le gland. Misha secoue la tête, pas surprise du tout, et elle prend une autre grosse bouchée de brownie.

Obsessions à l’eau saline

septembre 13, 2009
                                  moebius

Grâce à l’insistance, et à la patience, et au sex-appeal de Bertrand Laverdure, j’ai écrit une nouvelle style Gossip-Girl-à-Montréal pour le numéro spécial Masturbatorium de Moebius. L’histoire: une pétasse d’un high school privé organise un beach party pour célébrer ses seize ans et ses nouveaux seins, un cadeau de ses parents. À lire absolument, évidemment, si vous voulez vous crosser en imaginant une belle revampée à l’eau saline faire une fellation alcoolisée près d’une piscine creusée plein d’adolescents sans acné.

Vous pouvez même assister au lancement, je vous frencherai pas, mais je vais vous serrer très fort contre mes grosses boules en vous embrassant sur les joues. C’est de 18h00 à 21h00, à l’Edgar Hypertaverne, sur la rue Mont-Royal, le lundi 14 septembre. Un lundi soir, c’est total fait pour se souler avec moi.

Quand il n’est pas dans mon lit, je me masturbe dix fois par jour

août 30, 2009

                  IMGP4737

Quand Alexandre Le Grand part pour trois jours, il laisse des petits plats indiens, pour Marissa et moi, et des mots partout dans l’appartement, style “Touche-toi et pense à ma queue” sur mon vibro, et “Hahaha tu fais pipi” sur le bol de la toilette. Et il m’envoie des courriels, alors qu’il est en manque, et soûl, en train de jouer au billard, à Ottawa.

From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Subject: À Ottawa il n’y a pas de bars de danseuses

Putain, je me cale une Kilkenny-Jack… Ça fait passer mon cours de sept heures dans le sous-sol trop climatisé du Marriott. Je regarde un match de soccer Italie-Pédés-Suède en picolant et en pensant a ton cul.

From : Mélodie Nelson

To : Alexandre Le Grand

Subject : Re : À Ottawa il n’y a pas de bars de danseuses

Moi j’écoute Daddy Yankee. Je viens de donner un bain à Paprikalicious. Son poil est super doux et il sent la lavande et les médicaments.

From : Mélodie Nelson

To : Alexandre Le Grand

Subject : Re : Re : À Ottawa il n’y a pas de bars de danseuses

Qu’est-ce que tu ferais à mon cul?
 
Je te laisserais bien m’enculer vendredi, peut-être.

 
Un coup dans la chatte, un coup dans le cul, et je finis à plat ventre, ta queue qui se vide au fond de mon petit cul.

From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Subject: Les promesses, les promesses

Cochonne qui s’en dédit!!!

From : Mélodie Nelson

To : Alexandre Le Grand

Subject : Ça veut dire quoi cochonne qui s’en dédit ?

Paprikalicious s’étire juste à côté de moi, sur la table. Elle te miaule son amour. Fuck je me suis masturbée trois fois ce soir, et à chaque fois elle entend le bruit de mon vibro et je suis quasi certaine qu’elle pense que je ronronne et elle saute sur le lit et se couche sur mon cou, et fait plus de bruit que mon vibro en ronronnant pour vrai. J’ai réussi à jouir à toutes les fois en fermant les yeux très très fort et en m’imaginant que c’était la main d’un géant super poilu qui m’étranglait.

From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Subject: Ça veut dire que tu me donnes ta chatte, jamais ton cul

Mets-y un doigt!!!

From : Mélodie Nelson

To : Alexandre Le Grand

Subject : Ma chatte est bonne et presque aussi serrée

Non, je me limite à lui souffler dans le cul, espèce de zoophile !

From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Subject: Surprise : il y a de belles filles à Ottawa, et je pourrais les enculer, elles

Juste un petit doigt de rien, allez… T’es capable!

From : Mélodie Nelson

To: Alexandre Le Grand

Subject : Si tu les encules, mets un condom

Tu es au bar encore? J’écoute Big Brother. Jordan a grossi. Et Russel est super insultant, il la traite toujours de fatty bitch. Et il veut se battre avec Jeff. Jordan s’est interposée entre les deux mecs en plaquant ses deux boules contre Russel. C’était plus excitant qu’agressif. Moi je l’aime Jordan, je veux que ce soit elle qui gagne. Et je veux qu’elle porte moins de t-shirts et plus de camisoles échancrées. 

From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Subject: Les filles d’Ottawa sont propres

Le junkie est super sympa, mais il comprend rien au soccer et il veut que je lui paie une autre bière.  

Jordan, elle a un visage d’ange. Je lui viendrais bien dans la face. Tu mouilles en écoutant Big Brother ?

From : Mélodie Nelson

To : Alexandre Le Grand

Subject : Je mouille juste si je pense à toi en train de gifler Jordan

Bonne nuit babe. Je me suis battue trente minutes avec le store, j’étais pas capable de le fermer. J’ai failli pleurer. Et suspendre toutes mes robes devant la fenêtre pour avoir moins de lumière.

From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Subject: Tu dépends de moi pour tout biatch, même pour fermer le store

Je vais jouer au billard et après je me couche aussi, en pensant à ton petit cul plein de mon foutre chaud.

Je trouve ça très gentleman de faire pipi dans un lac pour réchauffer l’eau

août 22, 2009

                        melodienelson

Kim Kardashian en legging rouge

Je parle pendant cinq minutes de mon amour du pain doré, et Claire revient de la salle de bain, elle dit ça sentait trop le numéro deux et il y a une fille qui a un cul deux fois plus gros que celui de Kim Kardashian, je vais te la montrer quand elle va passer proche de nous. Claire, c’est ma seule copine qui dit ­numéro deux au lieu de caca, et petit coin au lieu de toilettes. Je la trouve trop mignonne, pour ça, et pour son vernis fushia sur ses ongle. Gabriel dit moi au travail il y a un gars qui sacre tout le temps quand il est aux toilettes, la première fois je trouvais ça assez bizarre, et j’ai attendu qu’il sorte pour savoir cétait qui le gars qui gueulait tabarnak en chiant, et j’ai su que c’était un autiste, quand il travaille il donne des coups de brocheuse à son ordinateur et il amène chez lui tous les crayons avec le logo de la compagnie dessus. Claire me dit de me retourner, et Alexandre Le Grand et moi on fixe la wannabe Kardashian, au cul bombé et au camel toe extra visible dans son legging rouge. Alexandre Le Grand dit elle me rappelle une latino que j’ai baisée, je m’ennuie pas des gros culs.

Je pique des confitures au caramel et aux fraises, je donne mes morceaux d’ananas à Philippe, et Claire et moi on met cinquante sous dans une distributrice de bijoux en plastique, à l’entrée d’Obodum. Claire gagne une bague trop petite pour tous ses doigts, et moi je suis super déçue parce que je reçois pas une chaîne dorée style pimp-dès-l’âge-de-cinq-ans. Les mecs nous laissent devant des boutiques à Saint-Sauveur et ils vont acheter de la bière et du rosé. Claire et moi on traîne à la pharmacie, on teste des correcteurs de teint sur nos mains et du vernis émeraude sur nos ongles.

Je suis une future championne olympique des water sports

Au chalet, il est à peine deux heures, et Gabriel avale sa deuxième Stella Artois, Philippe se crosse sous la douche en pensant à Jessica Simpson et à Claire déguisées en cowgirls, il utilise mon putain de revitalisant John Frieda pour ça, et Alexandre Le Grand me demande si je peux lui mettre de la crème solaire dans le dos. Claire et moi on se trouve trop grosses à cause du pain doré et du bacon, alors on se fait vomir avant de mettre nos bikinis.

Dehors je m’étends sur le ventre sur la serviette d’un tournoi de tennis repentignois de genre 1990, et je me fais bronzer en lisant Cosmopolitan. Mes frères me convainquent d’essayer de faire du wakeboard. Alexandre Le Grand dit moi je ne fais pas de tripe, j’ai encore le prépuce autour des couilles tellement ça allait vite et que ça sautait sur l’eau, hier. Je glisse mes jambes dans l’eau après avoir mis un gilet de sauvetage pas du tout sexy, mais je suis la pire des pétasses, je supporte pas l’eau froide, il me faut des douches bouillantes à tous les matins, même si c’est extra mauvais pour la peau. Je dis à mon mec, j’ai trop froid, peux-tu faire pipi dans l’eau, près de moi ?

Il s’assoit à côté de moi, sur le bateau, et il met ses mains dans l’eau, puis me caresse les jambes, et le ventre et les bras, il tire sur le gilet de sauvetage pour me pincer les tétons, et il me dit tu vas être super bonne. Mes frères ajoutent si tu réussis pas à faire du wakeboard, tu n’es pas une vraie Nelson et on va te renier. Je reste vingt secondes debout sur l’eau, assez pour être super fière de moi, et me souler au rosé et à la sangria après, en jouant à Scattergories et en m’obstinant qu’épinards pourris est une bonne réponse pour chose que l’on jette qui commence par la lettre e.

Une émission de télévision me donne envie de sucer

Mes frères se couchent tôt parce qu’ils jouent au golf demain, je reste avec mon mec dans le salon, à écouter Wife Swap. Une diseuse de bonnes aventures qui souhaitent faire de ses fils des danseurs de claquettes et qui se fait sécher les cheveux par son mari passe deux semaines dans une famille dont la maman carbure aux bonbons et passe ses soirées au casino. Même si la troisième bouteille de rosé me donne juste envie de me vernis les ongles tranquille sur le fauteuil, je me blottis contre Alexandre Le Grand, et je lui demande d’ouvrir son pantalon. Je dis moi je vais toujours bien faire le ménage à la maison, et je vais apprendre à bien repasser tes chemises, sans les brûler, et je vais te sucer tous les jours, alors tu voudras jamais m’échanger contre une autre femme. Il dit tu es mieux de faire tout ça, salope, rends-moi dur et change de poste, je veux écouter Pulp Fiction, pas tes conneries du Canal Vie.

Most Likely to not inherit from her parents because of her porn acting past

août 3, 2009

Musique: Britney Spears, Freakshow

Breuvage: vin rosé Billette

Quand j’avais quinze ans, mes parents, très sévères niveau respectabilité de leur fille nympho chérie, refusaient qu’un mec me suive dans ma chambre, même pour m’aider dans mes leçons d’algèbre (j’étais nulle en mathématiques, même en utilisant une calculatrice, j’arrivais pas à faire des additions). C’est dans le sous-sol que je devais me mettre sur le dos, les jambes écartées, avec une émission de télévision en arrière-fond, pour me faire baiser, toujours avec l’angoisse que mes parents descendent pour genre me proposer de boire un chocolat chaud ou de promener notre golden retriever coquette avec une petite boucle sur la tête (mais pas de vernis sur les griffes, c’est déplorable, je sais).

Au chalet, je dois faire presque pareil, je veux dire, je couche dans le même lit qu’Alexandre Le Grand, dans ma chambre à la tapisserie rose à pois blancs, sans avoir à demander la permission à mes parents, mais je suis total terrorisée des bruits que le matelas à ressorts et les fessées d’Alexandre Le Grand provoquent. Je suis pas vierge et tout, et mes parents savent que je baise dix fois par semaine, mais quand même, je ne veux pas les empêcher de dormir.

Et quand ils jouent au Scrabble, en se questionnant sur l’admissibilité du mot sida dans le jeu, ou sur l’existence véritable de tous les mots que mon papa propose (Nykal serait un petit animal qui ressemble à une marmotte? Pens serait une ancienne monnaie australienne ? Flanx serait une céréale qui irrite gravement le côlon?), je fantasme sur Michael Scofield, le mec tatoué de Prison Break, et sur Anna, la réceptionniste insouciante d’Hotel Babylon, en m’imaginant lécher Anna, sous la douche, elle encore habillée en tailleur, la blouse blanche collée à ses tétons durs, pendant que Michael Scofield pointe une arme contre nous, le rideau de la douche déchiré, attendant qu’Anna jouisse grâce à ma langue pour se crosser entre mes fesses. Je me cache sous une jetée, je déboutonne mes jeans, et je me caresse le clito, en tentant de contrôler ma respiration comme une fille qui genre ne se pince pas le clito devant sa famille, et c’est dommage que notre golden retriever soit six pieds sous terre, parce que je suis sûre qu’elle aimerait bien être sous la jetée, elle aussi.


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