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Petite lapine bouffeuse de dizzy

octobre 11, 2010

Sarah Lee arrive au Byblos, et ça lui prend quelques instants avant de voir qu’une douzaine de ses amis y sont déjà, pour célébrer son anniversaire avec elle, quelques jours à l’avance. Elle se précipite sur moi et me touche les seins. Je ne pouvais pas l’embrasser sur les joues, je suis enrhumée, alors un câlin comme ça, avec ses doigts qui s’enfoncent dans ma veste grise Club Monaco, j’adore.

Elle s’assoit à côté de son mec, qui lui offre des tournesols et des caramels. Elle demande s’il y a un menu végétarien, nous remercie dix fois d’être tous là, et se demande si Tabitha va arriver plus tard. Dolly nous montre sa sacoche : « C’est camel. La couleur de la saison. » Sarah Lee dit : « Je suis contente que ce ne soit plus mauve. Faut prendre un break de mauve. »

Avant que nos plats de dizzy ou de riz au bœuf arrivent, « Je veux bouffer du zizi. », Sarah Lee me dessine sa robe de demoiselle d’honneur sur un napperon en papier. Dolly dit : « C’est comme si tu avais un gros beigne autour du cou. » Sarah Lee précise : « Ou une minerve. Et c’est ma belle-sœur qui l’a cousue, et je crois qu’elle pense que je pèse deux cent livres et non cent livres. Je vais tout faire pour qu’un bébé me vomisse dessus pour que je puisse mettre une autre robe, j’en ai vu une dorée, toute jolie, chez H&M. »

Le serveur verse du vin rouge dans nos verres. Mon mec constate qu’il y a un insecte dans le sien. Nous mangeons en parlant de nos positions sexuelles préférées, « J’aime ça en petit lapin. Je commence mes journées comme ça, sur le bord du lit, mon petit cul dans les airs, et après je lèche la queue de mon mec, sans faire la grimace en goûtant ma mouille. », et de Sarah Lee qui souhaite avoir les mêmes cheveux que Sookie dans True Blood.

Je prends un autre verre de vin rouge, en regardant les autres tester différentes glaces aux concombres, aux amandes et aux cerises. Dolly me fait rigoler, quand, après avoir glissé une petite cuillère entre ses lèvres, elle dit, sans réfléchir : « C’est bon, c’est mou. »

Je m’imagine pas avec une coloc qui se brosse les dents pendant que je me rase la chatte

août 7, 2009

En buvant un coca zéro, je me change, je laisse une pile débile de robes sur ma commode antique. Je demande à Alexandre Le Grand si ma robe Guess noire est trop serrée, il dit non, tu peux déboutonner un peu, voilà, tu aurais de bons pourboires si tu travaillais au Quartier. Je lui montre mon cul, il dit qu’il a envie de me fourrer le t-shirt que j’ai porté pendant la journée dans la bouche et de m’enculer rapidement avant d’aller chez Élise et Jean-Pascal, mais je dis nan, je suis sale, tu en aurais pour quinze minutes à te laver la queue après de toute ma merde.

Dans l’auto, je me remaquille et je me joue dans les cheveux en me regardant dans le miroir, j’adore faire semblant d’être aussi sexy que Dita Von Teese. Nous arrivons à Habitat 67 et mon mec me dit que nous allons dans le bloc sous celui d’Élise et Jean-Pascal, parce que le leur est utilisé pour un tournage de film, Funkytown, avec Patrick Huard.

Élise vient vers nous, elle m’embrasse et me dit que je suis toute belle, et si Élise dit que je suis belle, c’est comme le compliment ultime, c’est ma copine extra la plus classe, celle à qui je voudrais le plus ressembler si j’étais pas plus racaille blanche que noblesse, elle est toujours plus que jolie, avec son sourire, ses ceintures qui prouvent sa fashion attitude et sa taille de guêpe à l’épreuve de toute grossesse, ses trouvailles chez Winners, même si elle dort que cinq heures, avant de donner du lait à son Calvin chéri, même si elle danse sept heures par jour le Hokey Pokey, avec son Calvin chéri, il a un an et demi et il est trop charmant, mais épuisant.

J’embrasse aussi Rita, la mère de Jean-Pascal, nous sommes dans son cube, avec trois chats trop poilus et en attente de caresses, et je regarde le contenu de sa bibliothèque, c’est une bibliothécaire à la retraite, et elle a putain trop de livres sur le viol, rangés entre genre L’Odissée, et des romans de Denise Bombardier. Rita nous montre des photos de Jean-Pascal à quatre ans, avec des lunettes grosses comme un béluga et des photos de Bertrand Gervais, un ami de Jean-Pascal quand il avait une barbe, et mon ancien prof de littérature américaine contemporaine. Pour prouver que je suis une fille avec une morale vraiment inébranlable, je dis au moins dix étudiantes par cour voulaient le baiser, c’était nul, je baiserais jamais un prof qui se sait trop désiré, et il est sorti avec la mère de Misha, alors ewww, je peux pas me comparer à la mère de Misha, les jambes écartées.

Élise me dit pardon mille fois avant de programmer un épisode de Baby TV sur sa télévision, je rigole, mais fuck, je la trouve trop bonne, d’être sous aucune médication, et d’écouter les putains de marionnettes chantonner et tout. Rita change de poste et elle tombe sur une émission honorant la Reine Élizabeth. Elle dit ses chapeaux, ses chapeaux, et moi je la coupe et je dis j’aime trop Lady Diana, grâce à elle je pourrais me dévouer à vie pour genre les sidéens ou le Prince Harry.

Je bois du rosé jusqu’à dire que je veux me marier avec Élise, et devenir musulmane, pour avoir plein de femmes genre, et toujours avoir du poulet shish taouk sur la table, avec du riz mixé à du ketchup et du tabasco. Je promets à Élise d’être fidèle, de pas lécher aucune autre chatte que la sienne, et de magasiner tous le lundis avec elle, et de pas regarder trop intensément ses seins quand elle allaite Calvin.

Mon cellulaire sonne quand je lui dis que je peux essayer de donner du lait à Calvin moi aussi. C’est Marissa, elle est toute affolée, je reconnais même pas sa voix, et je suis trop alcolo pour bien lire l’heure, mais il est tard, et elle me dit un client m’a suivie, chez moi, il faut que je partes, je peux plus donner de la sauce à spaghetti à mes voisins, je peux plus rester là, sans store, à splasher de la peinture sur le plancher et à rester toute nue toute la journée, je sais pas quoi faire, je te jure, je l’ai reconnu, c’est celui qui n’a pas été capable de me baiser, il avait juste du pré-cum, il était pas capable d’être assez dur pour que je lui enfile un condom avec ma bouche, il y a une semaine, il a préféré me parler de décalage horaire, j’ai sa carte, il m’a donné sa carte, je sais pas quoi faire, il a pas sonné chez moi, mais je l’ai vu, il a acheté un sandwich au Couche-Tard, juste à côté, et il a bouffé son sandwich devant chez moi, direct devant chez moi, je pouvais même pas me faire bronzer en buvant de l’eau aux raisins, je peux dormir chez toi, quelques jours, s’il te plaît ?


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