Barbie, kale et drogue

juin 16, 2015

joint

Dans ma cour, entre une cabane en plastique de Toys »R »Us et des plantes mortes, après avoir bitché cinq minutes, parlé de maladies graves et de courriels cochons, mangé du kale comme si c’était une potion magique, mes amies ont décidé de parler de leur prochain tatouage.

– Je vais demander à avoir dead baby thug sur les doigts.

– Slut baby lol dans le bas du dos.

Puis l’une d’elle a pris une Barbie Monster pour l’aider à rouler un joint.

Lundi oui oui oui: Casa Corfu et voeux de mariage

juin 16, 2015

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livre clickbait 1

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Mes enfants ont fait semblant d’être des chiens et ils ont levé leur jambe à chaque poteau sur la rue Masson, prétextant faire pipi toutes les vingt secondes. Je me suis trouvée très patiente et sans crédibilité aucune pour le prix de maman role model de l’année. Mais who care. Après ils sont allés se foutre les mains dans une machine à café.

Ce que j’aime plus que de répéter à mes enfants que le café, c’est poison pour leurs yeux :

Weekend d’anniversaires d’enfants avec parents sympas et beaucoup de bulles. T-shirt hypocampes de ma maman. Rétrospective hommage à Betsey Johnson. Jogger avec un bouquet de fleurs dans les mains. Ruelles. Livres avec des titres qui attirent plus de clic. Me promener avec mon fils main dans la main. Apercevoir une femme au buffet Casa Corfu, portant un t-shirt à l’inscription Vegan – no way, pas à la Casa, chérie. Scientifiques qui répondent au sexisme d’un mec qui a gagné le Nobel pour autre chose que son attitude de shit face aux femmes dans les laboratoires.

Et des vœux de mariage, trouvés dans la rue, par un ami. Touché, il a trouvé les mots trop personnels pour être mis sur son compte Instagram. Je ne vous en dévoile qu’un passage, de ces vœux adressés à une honey bunny :

« I love everything about you, I especially love the small things ; like how you translate French expression in English unsuccessfully sometimes, or how you prepare dinner plates like pieces of art. »

Bonne semaine y’all! Bisous au Gatorade!

Légendes urbaines sexuelles, jouets et café

juin 12, 2015

sexy café

Je bois un skinny vanilla latte, dans un verre cartonné, sur lequel est inscrit Bonny. Je regarde mes ongles et je trouve ça vraiment déplorable de ma part de ne pas avoir une lime à ongles dans mon sac vingt quatre heures sur vingt quatre.

Voici quelques recommandations de lecture pour votre weekend, mes chéris :

Des voyants meilleurs pour l’amour que le speed dating

« Après plus d’un an de célibat, avec des amies qui annonçaient de nouvelles fiançailles tous les mois et une colocataire qui venait de tomber enceinte, ma copine a suivi les conseils de sa dermatologue, prenant rendez-vous avec un voyant du centre-ville de Montréal. »

Love the Bird 2

Love the Bird

Des jouets sexuels pour des besoins bien particuliers

« Love the bird est une lampe, cachant un vibrateur. C’est un objet très esthétique, créée par Marc Dibeh, un Libanais conscient que dans plusieurs pays, les jouets sexuels sont tabous et impossibles à trouver en magasin. Il a alors inventé un objet pouvant être vendu dans des boutiques d’accessoires pour la maison, souhaitant faciliter l’accès au plaisir sexuel. Pourquoi une lampe? Pour sa grosseur, et pour son utilité-même, placée près d’un lit, pour créer une ambiance lumineuse et sexy. »

Histoires de masturbation

«Je me frotte contre mon oreiller. Je ne jouis jamais quand je suis pénétrée. Il faut que je me frotte longtemps contre mon oreiller. J’ai essayé aussi avec un pommeau de douche. J’aime bien, mais j’ai peur de noyer mon vagin. C’est pas une blague.»

Légendes urbaines sexuelles

« C’est une histoire terrible: une adolescente, poignardée par son petit copain alors qu’elle suçait un autre homme, est tombée enceinte suite à des manœuvres médicales tentant de lui sauver la vie.

Les médecins ont conclu que le sperme s’échappant du ventre, via la blessure provoquée par l’arme blanche, s’est écoulé jusqu’à un des deux ovaires de la jeune femme. La salive, ayant un pH élevé, a permis au sperme de survivre et d’aider à la création d’un garçonnet de près de sept livres à la naissance. »

Un chapeau pour cacher une queue et un chat gangsta

juin 12, 2015

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Les banques de photos. Pas toujours top top, les choix éditoriaux pour illustrer articles ou catalogues. Voici un site qui répertorie les pires photos trouvées dans des banques de photos comme Shutterstock et Thinkstock. Drôles et souvent inexpliquables.

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De la mayonnaise aïoli pour un premier cunni

juin 9, 2015

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Une amie est venue me parler de son stress de la semaine : dans quelques jours elle sortirait pour la première fois avec une fille et elle avait vraiment peur de se retrouver au lit avec elle, sans savoir quoi faire, genre peut-être que je lèche mal et que je suis faite juste pour manger des frites chez toi et jamais des chattes ?

Je ne lui ai pas suggéré de pratiquer avec moi, mais je lui ai demandé de sortir sa langue, ta langue est belle, je vais prier pour que tu sois la championne des premiers cunni.

Nous avons changé de sujet et ajouté way too much mayonnaise aïoli à nos frites. Elle m’a parlé de la diète vegan de Beyoncé et je lui ai lu des citations du livre Dirty Rush de Taylor Bell. Je lui ai confié que la lecture de ce livre m’avait donné envie de me bourrer d’Adderall et de vivre trois vies en même temps sans avoir besoin de dormir : la journée avec mes enfants, le soir avec de la Red Bull et de la vodka et la queue de mon mec et toutes les ruelles du monde pour me promener en riant trop fort/me faire baiser et la nuit à écrire n’importe quoi.

-J’ai surligné une citation merdique niveau cul : « I couln’t feel where my body ended and his began. »

Mon amie a trouvé ça presque romantique, mais elle n’a pas demandé à ce que je lui prête le livre.

sororité 3

Lundi oui oui oui: chambres pour pleurer à Tokyo et mousse au choco

juin 9, 2015

gang Nouvelle-Zélande

reversed centaure

Je viens de recevoir des pyjamas de pompier pour mon fils et je suis super heureuse. J’ai hâte de lui montrer et qu’il fasse des grands yeux et qu’il applaudisse. Je ne sais jamais s’il réagi très fortement pour me faire plaisir ou si c’est un garçon pour qui tout se doit d’être plus qu’épatant – les fleurs, la couleur rouge, les rice krispies aux guimauves roses, les camions – ou plus que mortel – une botte perdue, un non de ma part, son nez qui coule.

Ce que j’aime plus que renverser mon skinny vanilla latte :

Reverse centaure, trouvé sur la page Facebook de Kraddy. Mousse au chocolat au congélateur. Siestes. Histoires antropologiques de poor little rich women de New-York. Marcher sous la pluie avec mes enfants, pas courir, juste marcher et me laisser mouiller. Chambres pour pleurer à Tokyo – je connaissais les love hotel, mais pas les crying rooms. Conversations au parc avec une maman qui part parcourir l’Europe et l’Asie, sans plan prédéterminé, avec son chéri et sa fille. Jouer avec des lampes de poche. Photos de la plus grosse gang de Nouvelle-Zélande. Irriter mon clito parce que je me touche trop. Regarder un film en matinée en espionnant mes voisins. Aller à l’église quand il n’y a pas de messe.

Kathleen Hanna

Et un article avec une constatation rentre-dedans sur le féminisme :

« Le féminisme s’est essentiellement construit sur l’opposition non seulement vis-à-vis des putes, mais aussi vis-à-vis des mères : alors que certaines ont pu clamer « ni putes ni soumises », il semble que plus nombreuses encore soient celles à avoir construit leur féminisme sur un « ni pute ni mère ». Ainsi, la question de la contraception et de l’avortement a été bien plus investie que celles de l’accouchement ou des allocations familiales. Les groupes de travailleuses du sexe, de même que les groupes de mères, sont toujours restés très à la marge du féminisme, alors même que leur situation constitue un point de départ exemplaire pour penser la condition des femmes. La campagne pour un salaire au travail ménager permettait donc de lutter contre cette marginalisation, en rappelant la valeur de ce travail. Surtout, cette campagne permettait de mettre en lumière, que partout où il y a exploitation, qu’il s’agisse de l’usine, mais aussi du foyer, du bordel ou du trottoir, alors il y a la possibilité d’une lutte. »

Bonne semaine y’all ! Bisous au Perrier au citron + gin !

Un bain et trop de désirs

juin 6, 2015

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Je prends un bain, avec des magazines donnés par ma voisine. Lindsay Lohan récite des mantras, une fille raconte la bipolarité de sa maman, une photographe se la joue créative avec une valise Louis Vuitton, je veux tout, la valise, le trip à trois décrit à la page 149 du Marie Claire UK de novembre 2014, une dépendance à une drogue de performance, me réveiller sans mascara sur les cils, me réveiller joyeuse, avoir deux ans de moins, toujours, avoir un jet privé pour aller voir ma meilleure amie à Seattle, avoir assez de patience et de fureur et de verve pour réaliser dix mille documentaires sur la vision faussée et dangereuse de ceux qui sont contre le travail du sexe, je veux couper des oranges tous les matins avec la précision que j’avais avant pour me couper, des bandes Bioré qui me rappellent quand j’avais quinze ans et que je préfèrais me coller du papier adhésif sur le nez – Protégez-Vous disait que l’efficacité des produits Bioré était comparable à du scotch tape, so –  je veux des boissons pétillantes au pamplemousse sans calorie, je veux rire sous la pluie avec une amie, des recettes macrobiotiques pour me sauver, des croix aux poignets, autour du cou, pour me rappeler ma foi, des messes qui ne sont pas pendant mes siestes, des rasoirs qui ne me font pas peur ni envie, des minutes des heures avec mon vibrateur,

le regard triste de mon mec, quand je sors du bain, quand il écoute les réalisations de Jacques Parizeau, je veux ça aussi.

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Succès musical et première baise

juin 4, 2015

musique

J’écoute les plus grands succès des années 90 (je passe des soirées excitantes, I know) et ça me rappelle que le premier gars qui m’a baisée aimait vraiment trop Truly Madly Deeply de Savage Garden.

Rêver à une abolilitionniste ou baiser pour du chocolat

juin 2, 2015

wet dreams

Je fais des rêves très étranges depuis une semaine. Mes obsessions et mes peurs y sont too much présentes – genre j’ai rêvé il y a deux jours qu’Ève Lamont me stalkait, no joke.

Je fais aussi des rêves très chouettes.

Comme celui d’hier.

wet dreams 2

J’étais dans un pensionnat qui ressemblait à un château (être une princesse n’est pourtant pas dans ma to-do list). Des filles très riches y étaient et elles montraient tout ce qu’elles avaient dans leur valise, rigolant devant les autres étudiantes qui devaient travailler à la ferme pour payer leurs cours. Ce qui m’a fait le plus réagir c’est quand une étudiante a sorti de sa valise une énorme bar de chocolat qui goûtait le Déli-Cinq.

J’ai alors dit : « Je suis prête à baiser n’importe qui pour une barre de chocolat. »

La fille, qui ressemblait à une de mes amies photographe, m’a regardée en passant sa main dans ses cheveux. Elle a rangé sa barre de chocolat dans le tiroir de sa table de chevet. Elle a commencé à parler avec les autres filles de sa clique de sa prochaine couleur de cheveux.

Je suis sortie de la pièce et un mec me suivait. Le pensionnat avait mille passages étroits à parcourir pour bien se rendre à sa chambre ou à la cafétéria ou au bureau du directeur pour une fessée ou whatever. Je sentais les mains du mec dans mon dos, son corps qui tentait de se percher au-dessus du mien. Dehors, il m’a ramenée vers lui, m’agripant les cuisses, j’étais habillée, comme une étudiante de film américain, j’avais une jupe courte, et le mec a commencé à me parler de la ferme, tout en me frottant le clito. Il obligé mon corps à se pencher, j’avais la tête près du sol, et le cul bien haut, et il continuait à me toucher.

Il me parlait d’une truie qui ne pourrait pas baiser pendant trois semaines et je disais pauvre truie, pauvre truie. Je me souviens plus vraiment quelle condition empêchait cette truie à copuler. En tout cas. J’avais de plus en plus envie du mec, je me sentais toute chaude entre les jambes, et il m’a prise pour ne pas que je me sente comme la pauvre truie. J’avais la jupe retroussée, et la queue d’un mec dans ma chatte, un mec qui m’avait suivie au pensionnat, et qui ne m’avait même pas apporté une barre de chocolat.

Lundi oui oui oui: bals et sérénade dans la rue

juin 2, 2015

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Gillian Laub

J’ai de la gouache entre chacun de mes ongles, j’écris, mon ordinateur sur une nappe tachée par les dix derniers repas de mes enfants, mais who care, dans quelques heures je me ferai lécher.

Ce que j’aime plus que de porter des chaussettes trempées par la pluie :

Chansons de Félix Dyotte. Photos des bals de finissants ségrégationnistes. Mettre du vernis rose fluo à mes enfants. Robes qui montent haut haut haut dans le vent. Nouvelle amie par un jour de pluie et de confidences (hello à L., son amoureux qui lui a fait découvrir mon blogue). Écraser mille noix d’acajou. Tente dans la maison pour jouer aux Barbies et prétendre qu’il y a des tornades dehors, partout, sauf là, dans la tente, les enfants et moi qui nous tenons par les chevilles, pour ne pas nous envoler. Les livres de cuisine les plus déprimants du monde entier. Mec un peu fou dans la rue qui sérénade ma belle-fille, qui ne bronche pas, le regardant à peine, mangeant du popcorn de la bonbonnerie Fou Délice. Maison de retraite pour travailleuses du sexe mexicaines. Parties de baseball de mes frères. Raccourci qui mène à un balcon à Montréal. Revoir une amie et pour la première fois sa chérie d’un mois.

Et un article par Rose-Aimee T. Automne Morin, une fille hilarante, touchante, qui connait par cœur les chansons des deux premiers albums des Respectables, sur les personnes qui ont dix spécialités et qui les affichent fièrement all over the place : « Je suis jalouse, alors je m’octroie un titre pour chaque conférence Ted regardée en ligne. »

Bonne semaine y’all ! Bisous au skinny vanilla latte !


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