Court métrage de Gérard Reyes: danse contemporaine et travail du sexe

janvier 26, 2016

Gerard Reyes

Voici une annonce de Gérard Reyes, un chorégraphe, interprète et professeur de danse (il donne un cours de voguing à Montréal ce weekend!!!):

« TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DU SEXE À MONTRÉAL !!!

Je suis à la recherche des travailleuses et travailleurs du sexe de tout âge, sexe et race pour passer des interviews pour mon documentaire (il y a une honoraire pour votre participation).

Je suis un artiste qui travaille entre Montréal et Berlin. Actuellement, je travaille sur un court métrage qui sera, en partie, une fusion du documentaire et de la danse sur l’écran. Je suis partisan des travailleuses/travailleurs du sexe et je crois que les médias ont un pouvoir significatif pour changer les perspectives sur le travail sexuel et de briser l’isolement de ce type de travailleur. Une façon de lutter contre la stigmatisation du travail sexuel et d’augmenter le nombre d’espaces publics sûrs pour les travailleuses/travailleurs, est d’offrir de portraits honnêtes de ces gens. Cette idée sera à la base du documentaire que je voudrais produire.

Le documentaire éclairera les liens entre les travailleuses/travailleurs du sexe et les danseurs contemporains. Le but de ce film sera de faire honneur à toutes/tous celles/ceux qui gagnent leur vie avec leur corps. Je suis particulièrement intéressé par le rôle que la nudité, la sexualité et l’intimité joue dans le travail sexuel et dans la danse contemporaine. Contrairement aux représentations des travailleuses du sexe dans les documentaires conventionnels qui présentent une vision étriquée de prostituées exploitées, JE VOUDRAIS INCLURE LES AVIS DES HOMMES, DES FEMMES ET DES PERSONNES TRANS DE TOUT ÂGE ET RACE DANS CE DOCUMENTAIRE. JE VOUDRAIS REPRÉSENTER LA GAMME COMPLÈTE DES PROFESSIONS LIÉES AU SEXE, TELLES QUE LES ESCORTES, STRIP-TEASEURS/-EUSES, ACTRICES/-EURS DU FILM X, MASSEUSES/-EURS ÉROTIQUES, MODÈLES DE WEBCAM, ET TRAVAILLEUSES/-EURS DE LA RUE, ENTRE AUTRES. Le documentaire vise à déstigmatiser l’utilisation du corps peu importe le travail et de démontrer la diversité d’expériences de gens qui font le travail du sexe et de la danse contemporaine, et parfois comment ces rôles se chevauchent.

Ceci n’est pas un documentaire à sensation. Je veux travailler avec vous pour vous permettre de présenter votre récit dans votre voix et dans la façon dont vous vous sentez confortable. En conséquence, je veux travailler avec vous à votre niveau souhaité de divulgation (c.-à-d. prénom, voix réelle, apparition) et de développer de moyens créatifs pour assurer l’anonymat si vous le voulez).

À ce stade, je mène d’interviews préliminaires en français ou anglais pour m’aider dans ma recherche sur la communauté de travailleurs du sexe montréalais. Votre participation à une interview préliminaire ne vous oblige pas à prendre part à ce film, toutefois je souhaite que vous y vouliez. JE CHERCHE À MENER CES INTERVIEWS À MONTRÉAL ENTRE LE 26 JANVIER ET LE 5 FÉVRIER 2016. J’espère filmer le documentaire final au cours de 2 jours au début de l’été 2016 au Café Cléopâtre à Montréal.

Rémunération: Des honoraires de 50$ seront offerts à ceux/celles qui participent à ce documentaire à but non lucratif.

SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉ/E, VEUILLEZ ME CONTACTER PAR COURRIEL (garatekid@gmail.com), OU PAR TÉLÉPHONE (438) 807-3652 (entre 9h et 15h HNE). Je suis ouvert à tout type de conversation au sujet de ce projet. Ou bien si vous avez de questions ou de soucis à ce stade, n’hésitez pas.

Si vous souhaitez une référence pour moi, veuillez communiquer avec Jenn Clamen. Jenn a été impliquée dans l’organisation des travailleurs du sexe depuis 2002. Elle travaille actuellement pour Stella et a accepté de m’aider à trouver des travailleurs du sexe pour ce projet. Voici son adresse courriel: vivelestds@yahoo.com.

Ceci est un appel public. S’il vous plaît le transmettre à celles/ceux qui pourraient s’y intéresser.

Je vous remercie chaleureusement,

Gérard Reyes

Biographie:

Gérard Reyes est un chorégraphe, interprète et professeur de danse qui évolue entre Montréal et Berlin. Il a travaillé pour des chorégraphes de renom tels que Benoît Lachambre, Marie Chouinard, Noémie Lafrance et Bill T. Jones. Gérard gagne un prix Gemini pour sa performance dans le film de Marie Chouinard, Body Remix: les variations Goldberg. Depuis le début de sa carrière chorégraphique en 2011, Gérard crée plus de vingt pièces qui ont été présentées en Amérique du Nord et en Europe dans des théâtres, galeries d’art, bars, clubs, ainsi que des vidéos diffusées sur Internet. En 2013, il reçoit une subvention conjointe du Conseil des arts et des lettres du Québec et du New York State Council on the Arts pour participer à une résidence chorégraphique à New York où il étudie le voguing et crée les prémices de son premier solo, The Principle of Pleasure. Une version courte de ce solo a été présentée au Rhubarb Festival de Toronto en février 2014, ainsi qu’à New York et à Porto la même année. Actuellement, Gérard étudie la pole dance afin de se préparer pour ses rôles comme strip-teaseuse intervieweur dans le court métrage, Cléopâtre. Il y jouera les rôles d’interprète et réalisateur, aux côtés du coréalisateur et vidéaste montréalais Philip Fortin.

S’il vous plaît consulter ma page vimeo.com/gerardxreyes pour voir des vidéos de mon travail ainsi que le trailer pour ce documentaire intitulé « Cléopâtre ».  »

gerard reyes 2

Lundi oui oui oui: caramel salé et livreur d’UPS

janvier 19, 2016

paris hilton sage

Hier je suis allée manger des galettes des rois aux pistaches et au choco-poires. C’était dix jours après la fête des Rois, mais des galettes, j’en mangerais plus souvent qu’une fois par année anyway si je savais en cuisiner. Je n’ai pas pris de champagne parce que j’ai décidé de ne pas boire jusqu’à mon anniversaire (vous pouvez m’offrir des bouteilles devant lesquelles je ferai du yoga ou des incantations magiques) et je n’ai pas montré ma petite culotte parce qu’il y avait trop d’enfants chez mon copain Colin.

masque peeling

Photo classy sur ma page Facebook

Ce que j’aime plus que garder la couleur de mes petites culottes que pour moi :

Masque peeling qui me donne la sensation d’avoir du foutre sur le visage. Masturbation dans une cabine téléphonique new-yorkaise. Chandail tout doux I’d rather be sleeping. Facteur. Livreur d’UPS. Pompiers. Paris Hilton en femme d’affaires bien avisée. Conférences organisées par l’Association végétarienne de Montréal. Fiston qui se réveille en chantant la chanson Élisa de Gainsbourg. Fantasmer sur les mecs plus vieux que moi au Starbucks, même s’ils parlent de trucs blah comme les assurances contre les vols. Sexy Tragic Muse. Frère qui s’en va dans l’armée. Romans policiers prêtées par une superwoman. Défi zéro déchet. Glisser. Caramel salé. Bien utiliser le web pour sa sécurité comme travailleuse du sexe. Photos ahurissantes/déprimantes de gens qui sortent d’un magasin chic.

dougie wallace

dougie wallace 2

Bonne semaine y’all ! Bisous à l’eau pétillante !

Une pitbull kidnappée à retrouver

janvier 15, 2016

Stella

Ma chronique la plus récente à Canoë est triste parce qu’elle parle d’une amie très précieuse.

Cette amie-là, elle a adopté un chien, le plus beau pitbull du monde. Quand son mec l’a battue, la pitbull était là, désemparée, pleurant avec mon amie, devant un homme menaçant qu’elle avait appris à aimer. Quand mon amie s’est séparé de ce mec, elle ne voulait pas être toute seule, elle ne voulait pas se sentir seule et passer ses journées au lit. Elle se levait pour sa chienne. Elle préparait des repas pour elle et sa Stella. Des poitrines de poulet, à manger en tête à tête.

La violence a continué, malgré la séparation. Son ex lui a volé son chien.

Je vous invite à lire ma chronique, Kidnapper un chien comme on enterre un coeur. Et à la partager. Je ne donnerai pas le nom de son mec, de ce mec qui lui a pris sa Stella, son étoile, son enfant poilu. Peut-être qu’un proche de ce mec le convaincra de redonner le chien, de ne pas lui faire de mal.

Pour garder son emprise sur ma copine maintenant avec un homme aimant, il peut tout faire, même brutaliser ou faire euthanésier un chien qu’il semblait aimer aussi.

Quand on aime mal, on n’apprend pas à aimer en kidnappant un chien.

Les salopes et leur double vie

janvier 15, 2016

Je fais une mini apparition à l’émission Banc Public, sur le sujet de la double vie.

Moi, ma double vie, c’était quand j’étais escorte, et que je devais mentir non par honte, mais par besoin de me protéger. J’en venais à me détester, à mentir, sur ce que je faisais, sur où je devais me rendre, après une Smirnoff Ice avec des copains. J’en avais mal au ventre, de revenir chez moi et de me retrouver devant rien, juste de l’argent à dépenser, le soleil pour m’aveugler pendant que je lisais trois revues à potins, pour me rapprocher de Jennifer Aniston parce que je n’osais pas me rapprocher de ma meilleure amie, je n’osais rien raconter, ni le plaisir, ni les peurs, parfois, ni la musique préférée d’un client, ni le massage avec une balle de tennis qu’un autre m’avait fait, je ne pouvais pas dire que les cheveux, après avoir été lavés cinq fois, ont l’air trop raplapla pour trouver ça glam, attendre et jouir en changeant mon prénom avec une autre personne qui change aussi son prénom.

Je mentais parce que les salopes, elles ne sont pas crues, elles ne sont pas aimées, elles sont questionnées, sans relâche, sur pourquoi elles sont des salopes.

Je suis encore une salope, mais je sais que je peux être crue, maintenant, un peu plus crue, quand je dis que je ne suis pas juste ça, payée ou pas, je ne suis pas juste ça.

Un autre texte vraiment intéressant sur les mensonges à répéter et la stigmatisation des travailleuses du sexe, Escorte : la vie dans le placard. Un témoignage sensible, fort, poignant.

Extrait : En fait, c’est ça qui a failli me faire craquer, me faire tout arrêter : l’obligation de mentir à tout le monde. Parce que j’ai peur de devenir « la pute », cette fille, là-bas, que sisi, je te jure, elle baise avec des mecs pour de l’argent. Que pfoua, c’est trop dégueu. Que c’est qu’une connasse vénale, ou une pauvre fille perdue, d’ailleurs, avec tout ce qu’elle a vécu, pas étonnant qu’elle soit tordue. Personne pourrait être amiE avec une fille pareille, encore moins partager son intimité. Baiser avec une pute, c’est la honte, et en tomber amoureuxSE, encore plus.

J’ai eu peur, et j’ai toujours peur, de me taper cette étiquette. D’être marquée au fer rouge. De ne plus jamais pouvoir revenir en arrière, d’être obligée de me confronter aux genTEs qui, en permanence, s’imagineront ma sexualité avec une curiosité avide et dégoûtée. Qui me réduiront à cette seule partie de moi : Decade, la pute.

J’ai pas envie d’avoir à me justifier. « Pourquoi tu fais ça alors que t’en as pas besoin financièrement ? Alors que tu pourrais faire autre chose ? Pourquoi t’infliges à ton entourage d’être pote avec une pute, ou amoureuxSE d’une pute ? Pourquoi t’arrêterais pas, ça serait tellement plus simple pour tout le monde, si t’arrêtais. Pourquoi c’est si important pour toi de coucher avec plein de genTEs ? T’es une salope égoïste ou quoi ? Ou alors c’est pour l’argent ? Mais du coup, t’es une connasse de matérialiste ou quoi ? Est-ce que c’est à cause de ton passé ? Est-ce que c’est parce que t’es traumatisée ? Tu donnes un pourcentage de ce que tu gagnes à quelqu’unE d’autre, mais c’est pas immoral ça ? C’est pas anti-féministe ? C’est pas contraire à tes principes ? Comment tu justifies ça ? Vas-y, on sort les pop-corns et on te regarde te débattre dans la boue face à nous »

Et moi, moi je suis marquée au fer rouge, comme elle dit, l’auteure du billet que je cite. Parce que lorsque j’apparais quelque part, c’est ex-escorte qu’on écrit pour parler de moi. Et ça ne me choque plus. Ça me surprend, toutefois, c’est bête, mais ça me surprend.

Joyeuses Fêtes à tous!

décembre 24, 2015

emballage

Je porte un col roulé avec des trous partout, mais je l’aime, c’est mon col roulé doré, il ressemble à Noël. En tout cas, dans ma tête, il ressemble à Noël, il est super festif et bling bling, même avec des trous. Et il me fait de super beaux seins.

Il serait top avec le meilleur maquillage des fêtes, gracieuseté de Purple Cover.

maquillage noel

J’emballe des cadeaux en buvant un martini au melon d’eau, devant la plus belle carte de Noël à jamais reçue. C’est une amie qui a écrit le petit mot. Même si elle dit que Justin l’a écrit et qu’elle n’a fait que mettre la carte dans ma boite aux lettres, je ne la crois pas. Mais je vais en rêver. (Je lui ai quand même dit que Sophie devrait être plus impliquée dans ce fantasme-là. Je l’aime, Sophie Grégoire-Trudeau.)

Justin Trudeau pour Mélodie Nelson

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes, des tristesses qui fondent aussi vite que la neige quand il fait quinze degrés à Noël, des joies, petites, grandes, qui goûtent le martini au melon d’eau, la mouille, le foutre ou les crottes de fromage.

Merci d’être là et de me lire. Vous me faites vraiment plaisir, à être là, à vous manifester parfois, à m’écrire. Vous comptez. Vraiment. Bisous.

Jean Seberg comme muse, dans un rêve de garçonnet

décembre 22, 2015

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Jamie Adams, un peintre américain né la même année que George Clooney, a travaillée sur sa série de peinture Jeannie de 2006 à 2012.

ADAMSjeanniestand-web700

Il habite au Missouri avec sa femme et ses enfants. Son compte Instagram est très cool à suivre aussi.

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Contre toutes les violences faites aux travailleuses du sexe

décembre 19, 2015

sex

Hier, le 17 décembre, c’était la journée internationale contre la violence faite aux travailleurs et travailleuses du sexe.

La veille, un agresseur de travailleuses du sexe avait été condamné à douze ans de prison. C’était bon, de connaître l’issue de son procès, à Giovanni D’Amico.

La violence contre les travailleuses du sexe est indéniable. Des victimes, il y en a dans les journaux, dans les cimetières, dans les ruelles, mais il y en a aussi qui ne sont pas tabassées et qui sont des victimes aussi. Victimes de la stigmatisation. Victimes de devoir se cacher sous un autre nom que le leur, par peur d’être harcelée ou de se voir retirer la garde d’un enfant. Victimes de devoir expliquer, sans relâche, ce que ça représente comme travail, comme travail et non comme obligation, comme soumission.

sex workers

Le travail du sexe c’est un travail. Il devrait être décriminalisé, comme Justin Trudeau est appelé à le faire, dans une lettre dont je suis une des signataires, ainsi que la ministre de la Justice, L’Honorable Jody Wilson-Raybould. Décriminalisé parce que la décrimalisation sauve des vies, respecte la liberté et la dignité de chacun, et décriminalisé parce que le corps des travailleuses du sexe n’appartient qu’à elles. Pas à l’État. Pas aux groupes féministes antidroits et antichoix. Pas aux clients.

Des travailleuses du monde entier demandent la décriminalisation, déjouant le cliché de femmes emprisonnées ne demandant qu’à être sauvées par des Occidentaux bien-pensants.

Des expériences négatives dans l’industrie du sexe, il y en a. Comme il y en a dans les cliniques d’avortement. Et pourtant, nous célébrons ce droit que les femmes ont de choisir la destinée de leur corps, d’enfanter ou non, d’allaiter ou non. Pourquoi en serait-il autrement pour le travail du sexe ? Pourquoi ne priviliégions-nous pas la sécurité de celles qui font ce travail ? En criminalisant le travail du sexe, nous souhaitons minimiser la vie des travailleuses du corps, la vie et leurs choix et leurs impératifs financiers et leurs opinions et leurs batailles.

C’est un combat épuisant, de travailler et de devoir justifier ce travail, de devoir se contraindre à révéler qui nous sommes juste pour démontrer que nous ne sommes pas des victimes sans voix sans choix sans force.

Je vous encourage à faire des donations à l’organisme Stella, qui aide les travailleuses du sexe à briser leur isolement, à faire valoir leurs droits, ainsi qu’à sortir de l’industrie du sexe si elles le veulent, ou à continuer à y travailler mais avec sécurité et dignité.

Confier au Show Tard ce que je rêvais de faire à huit ans

décembre 19, 2015

telephone

J’étais habillée en Mère-Noël dans la salle des jeux des enfants et je tentais de répondre aux questions vraiment le fun de Véronique Racine et de Yannick Marceau du Show Tard. J’ai cherché mes mots et utilisé des expressions que genre mon père utilise (« coup de dés »), mais j’ai quand même réussi à parler de mes seins spectaculaires.

La conversation radiophonique avait comme prétexte ma dernière chronique sur Canoë, sur la confiance, que je ne veux pas perdre, et sur la méfiance que d’autres se doivent de porter en guise de seconde peau, pour se protéger. Ça aide, ça protège, mais je tente de préférer les risques et la liberté, plutôt que les suspicions et les occasions râtées de partager des Rice Krispies aux guimauves roses avec une voisine.

Enjoyez ma voix enrhumée et enthousiaste !

Le meilleur message reçu par erreur ever

décembre 16, 2015

hopital livre

« Ma chum il faut je te conte ça tu vas capoter…!!!mon sexy docteur que je te parlais hier…il m’a examiné dans son bureau et ouf sa fini assez cochon merci haha as-tu 5 minute?? je te ca en détail si tu veux. »

J’ai reçu ce message après avoir accepté comme amie Facebook une brunette plantureuse, hotesse lors de différents événements sportifs, si j’en crois ses photos Facebook de décolletés au Centre Bell/de décolletés sur St-Laurent lors de la F1.

C’est le meilleur message que j’ai reçu par erreur, et je m’en suis un peu voulue de lui avoir répondu, en lui mentionnant sa méprise. Elle était honteuse et m’a écrit: « J’allais toute te décrire en plus. »

Ne pas être seule

décembre 16, 2015

mascaraC’est presque vrai. Pour être certaine de ne pas avoir l’air d’une zombie, j’ai juste besoin de ça, du mascara et une dose de caféine.

Mais j’ai aussi besoin de piles pour mon vibro, de beurre pour tous les biscuits que je ne brûle plus, de mes enfants de leurs petites mains dans mes cheveux même quand leurs petites mains sont collantes, de séries télé à écouter pendant que je fais semblant de faire des redressements assis, d’amis qui acceptent que je ne sois pas toujours un Câlinours, de gouttes d’huile essentielle à la rose dans mon bain, de rire en voyant mon fils porter un chapeau de pompier et des talons hauts en plastique, j’ai besoin de bras, des doigts de mon mec qui cherchent mon plaisir mais aussi parfois juste que je me sente bien pas seule, j’ai besoin de pas être seule et d’avoir du mascara et de la caféine. Et de la soupe miso comme petit déjeuner, parce que ça guérit de tout.


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