Archive de la catégorie «reading is sexy»

Secrets, fantasmes et Hugh Grant

mars 3, 2010

Filles aux cheveux trops courts et échangisme

Rue Beaubien, au Nacho Libre, un bar trop plein de gens, de requins 3D et de photos de lutteurs accrochées aux murs, je cherche Maxime Collins, venu comme moi au lancement du livre J’écris parce que je chante mal, de Daniel Rondeau. J’embrasse Edouard Bond, boutonné jusqu’au cou, une bière sans alcool dans les mains, et je souris à Patrick Dion, entouré de trois filles aux cheveux trop courts. Maxime arrive rapidement, avec Stéphane Berthomet , notre éditeur trop chou. Maxime se plaint de ne pas avoir pu se rendre chez sa coiffeuse, elle était super malade et ne voulait pas lui couper les cheveux avec un teint de zombie et des microbes mortels sur les ciseaux. Nous quittons après trois-quatre-cinq rhum et coca pas zéro, en direction du Gainzbar, pour que je pose plein de questions sérieusement dérangeantes et outrageous à Maxime Collins, dont le livre sera lancé le huit mars, à la Quincaillerie (vous êtes tous invités by the way, je serai là, avec ma craque de seins).

Maxime raconte que la première fois qu’il s’est rendu au Gainzbar, c’était pour un premier rendez-vous, et sans qu’il ne l’aie prévu, c’était thématique couple échangiste, au bar, ce soir-là. Je rigole, je prends de la neige, dans mes mains, j’en fais une boule, et je fais semblant de viser Stéphane, puis Maxime, avant d’atteindre la vitrine d’une boutique de bas jarretelles. Stéphane nous présente à un copain journaliste, et à un étudiant en criminologie, je me sens total trop light alors je commence direct à dire que je suis une ex escorte mais que je me suiciderai jamais, et Maxime tire la manche de mon manteau rouge, nous nous assoyons au fond du bar, à une des deux tables libres. Je lui demande à quel âge il a perdu sa virginité, et il me dit j’ai perdu ma vraie à dix-sept ans. Je souhaite un gin tonic et les mecs commandent un autre rhum et coca pas zéro, en spécifiant de prendre n’importe quelle marque de rhum, mais pas Appleton. Maxime m’apprend que s’il pouvait choisir qui saouler au rhum et coca, maintenant, pour en prendre avantage, ce serait son premier amour, ou Hugh Grant.

Secrets et fantasmes à ne pas reproduire

Comme son roman Comme si de rien n’était raconte l’histoire de quatre amis, aux secrets brûlants, je demande à Maxime s’il est plus le genre d’ami qu’on peut appeler à quatre heures du matin ou plus le genre d’ami qui appelle à quatre heures du matin, total saoul et en crise de panique. Il rigole, il dit ça dépend, hier, avant-hier, je me suis chicané avec mon ex, nous sommes encore colocs, je me suis couché frustré et triste, et une copine m’a téléphoné, elle voulait savoir s’il y avait un restaurant qui livrait à deux heures du matin de la poutine, près de chez moi.

Maxime me dit qu’il a assez bu d’alcool pour répondre même à mes questions plus cochonnes, et je le supplie de me raconter le fantasme sexuel qu’il regrette d’avoir vécu. Il prend une gorgée de son drink, Stéphane fait semblant de ne pas l’écouter, composant des courriels sur Iphone. Maxime me dit qu’il a déjà fait un trip à cinq personnes, après avoir passé une soirée au pub Sainte-Élizabeth. Je m’exclame oh merde tout ce qui suit une sortie au Sainte-Élisabeth est  quasi toujours orgiaque et décevant parce que ça implique total du drama. Maxime est d’accord avec moi et il poursuit j’étais avec ma blonde, c’était ma dernière blonde avant que je décide d’être juste gai, mon meilleur ami, un ancien capitaine de foot à l’université, et un couple gai un peu plus âgé, on est tous allé dans leur condo, pour un dernier drink mais ma blonde a commencé à se déshabiller, tout le monde à s’embrasser, et je sais pas, c’était juste, pas bon, pas comme il fallait, c’est trop de monde, cinq.

Grosseur de bite et mec de Loft Story

Je lui demande si la grosseur des queues ça compte pour lui, et il dit oui, ça dépend, mais oui, j’aime ça être avec des mecs qui en ont une encore plus grosse que moi, et ça m’excite de les satisfaire, j’aime ça être utilisé comme un objet, être soumis, je crois comme toi, autant physiquement que psychologiquement. J’applaudis, super heureuse de me trouver des points en commun avec un ancien compagnon de classe à l’université, à qui je ne parlais pas à l’époque parce que j’étais une pétasse crissement sauvage. Nous parlons de son chat, un Abyssin pure race baptisé Rémi en l’honneur d’un participant à Loft Story, et puis je lui demande s’il se crosse dans les toilettes des avions, pour ne pas être stressé lors du décollage, genre, il parle toujours de voyage, dans son livre, alors je suis total intéressée à savoir s’il fait partie du High Mile Club, en solo ou non. Il me dit non, je ne me crosse pas dans les avions, je suis calme, mais ça m’est déjà arrivé de me crosser sur un lieu de travail, je m’emmerdais trop, ou soudainement j’en avais envie, pendant une pause. Il me révèle aussi que les voyages l’ont beaucoup aidé à prendre ses responsabilités, à mieux se connaître, après un an en France, il est revenu au Québec, et pas question de rester chez ses parents, il voulait trop être seul, et genre je suppose baiser bruyamment sur une table de cuisine.

Nous discutons, moi je fais semblant d’écrire dans un cahier tout ce qu’il me dit, mais je sais bien que dès le lendemain, je trouverai mon écriture de fille saoule trop illisible. Nous quittons le bar, pour aller manger au Mc Donald, je fantasme grave sur un cheeseburger, et Maxime me parle de Flaubert, de Balzac, et de Zweig, pendant que je me prépare à nouveau à lancer des boules de neige contre la vitrine d’une boutique sur la Plaza Saint-Hubert.

Bande-annonce de Comme si de rien n’était : http://www.youtube.com/watch?v=Fsn34RhPXIE

Photo de Maxime Collins tout nu : http://transitediteur.com/Comme_Si.php

Blogue de Maxime Collins : http://www.pile-ou-face.net/

Les princesses bimbos aiment les écrivains charmeurs et charmants

février 3, 2010

Hier j’ai assisté au lancement de J’invente la piscine, le dernier livre de Bertrand Laverdure, un poète et romancier qui aime caresser les cuisses des filles et offrir généreusement du vin rouge et des confidences cochonnes (sorry je suis discrète là-dessus, mais je me sens très très chanceuse de connaître la taille exacte de sa queue).

Je lui ai posé quelques questions super profondes pour que vous le connaissiez presque autant que moi :

1. MN : Si tu avais pu vendre ta virginité sur Internet, l’aurais-tu fait? Et pour combien?

BL : Mon Dieu, une virginité de gars ça vaut pas grand-chose! Mais si j’étais une fille, je crois que j’essaierais de payer au moins un an d’étude dans une grande université avec mon hymen. Ce serait sans doute trop cher…

2. MN : À quoi penses-tu quand tu te crosses?

BL : Je pense à ma blonde, quelquefois à des ex, d’autres fois à des filles que je viens de rencontrer dans un lancement. Mais en général, sérieusement, je pense souvent aux meilleures baises que j’ai eues.

3. MN : Qui préfères-tu frencher : une fille avec trop de gloss, une fille saoûle, ou une fille qui a une haleine de Cheetos?

BL : Qui a déjà frenché avec une haleine de Cheetos!? Mon Dieu, c’est vraiment contre-indiqué.

4. MN : Quel est le livre que tu as lu le plus souvent? Et pourquoi?

BL : Sans doute Les Illuminations de Rimbaud. Tout est là de la poésie d’aujourd’hui.

5. MN : Quelles sont tes habitudes d’écriture (genre est-ce que tu dois être habillé en Superman pour écrire? Ou avoir un verre de lait au chocolat à côté de toi?)?

BL : J’adore écrire tout nu ou en bobette le matin. J’ai une chaise de plastique IKEA avec une serviette de bain dessus en permanence, je peux donc me reposer le cul sans que je ressente cette désagréable sensation de fesse-chaude-plastique-froid.

Tcheckez le livre de Bertrand sur le site de la maison d’édition La Courte Échelle : http://www.courteechelle.com/jinvente-la-piscine-0

Juste parce que je vous love et que je me trouve belle

janvier 29, 2010

photo de Joseph Elfassi http://www.elfassi.ca/

histoire déchirante du choix de la couverture http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Bientôt: une secte pour toutes les pétasses incomprises

janvier 19, 2010

Le cul, c’est ce qu’il y a de plus important dans ma vie, ça me passionne juste pas de faire de l’origami, ou des bijoux, ou d’étudier le serbo-croate et l’italien. Quand je lis Vanity Fair, et que je vois Tiger Woods avec des perles de sueur dans le dos, ça me donne envie de me crosser avec le pommeau de la douche, en faisant semblant que je suis sous une chute d’eau avec le golfeur et sa grosse queue, et quand je lèche une sucette Chupa Chups, c’est pour me contrôler et pas goûter la chatte de mes copines dans les toilettes du  bar Le Confessionnal.

Pour la suite de mon article sur 33mag:

http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-toutes-les-petasses-incomprises-du-monde-

Mon chien n’a pas mangé mon ordinateur et j’utilise pas juste mes doigts pour me pincer le clito

janvier 13, 2010

   

Hello y’all

Je sais que je vous écris moins, je vous jure que j’ouvre mes jambes tout autant, mais c’est que je dois terminer d’écrire d’ici le premier février un livre, qui sera publié au mois de mai chez Transit Editeur. Quand j’étais une étudiante paumée, je trouvais dix mille raisons pour que mes professeurs acceptent que je remette en retard mes devoirs (et je vous jure, je proposais pas de pipe), mais je ne veux pas avoir à raconter une connerie à mes éditeurs chéris, c’est pour ça que je vous délaisse un peu, pour être certaine d’être super fière de moi le premier février.

Je vous donne une photo de moi prise par mon éditeur, Stéphane Berthomet, lors d’un shooting pour la page couverture de mon livre et je vous propose de consulter son blogue aussi : http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Et pour vous divertir et savoir si je fake ma foi en Jésus ou non, lisez cette entrevue réalisée par Rose-Aimée Morin : http://projectpokpok.info/melodie-la-coquine

À très bientôt mes chous et mes cocottes!

Coquinement vôtre,

Mélodie Nelson

Je rêve que je suis une bûcheronne à violer

décembre 16, 2009

                          

Collation: Massepain Zentis enrobé de chocolat

Petites culottes : Tanga en dentelle vert lime

Je suis couchée sur le ventre, Marissa est à côté de moi, on se la joue intellos-qui-boivent-du-thé-qui-goûte-la-canne-de-Noël, elle termine La Guerre de La Conquête, et moi je l’interromps pour lui lire des passages de La Massothérapeute, une histoire de massothérapeute-à-ne-pas-appeler-masseuse qui croise des rouquines Orange Crush et des clients aux pieds qui puent le fromage et le curcuma et des clients gentils qui s’excusent quand leur ventre gargouille. Marissa soupire, elle dit tu veux pas regarder un film porno avec des filles qui sucent des poneys? Je lui donne une mini fessée et je lui promets tantôt, attends, le mec qui tripe grano et tantrisme raconte qu’il comprend pas pourquoi les femmes se paient des prothèses mammaires, il dit qu’on a juste à bouffer plein de poulet et à boire du lait, il y a tellement d’hormones dans ça, nous devrions avoir des grosses boules après quelques semaines.

Marissa annonce qu’elle arrête le lait de soya, et qu’elle va s’acheter uniquement du lait à 3% de gras maintenant. Je repousse le livre, je me tourne sur le côté et je regarde Marissa, qui se touche les tétons en relisant dix fois la même phrase de son livre historique. Elle est toute belle quand elle fait des efforts pour ne pas avoir l’air de s’ennuyer mortellement.

Je dis hier j’ai rêvé que je travaillais encore comme monitrice au camp Carowanis, putain de camp pour diabétique ou tous les moniteurs se saoulaient et fumaient de l’herbe dans la forêt, j’ai rêvé que j’étais toute seule dans une tente de l’armée, un mec en chemise à carreaux, avec une moustache, est arrivé, avec sa mère, et il m’a frappée, pour que je m’évanouisse, dans la tente il y avait une lampe, une télévision, sa mère lui disait quoi piquer, quand sa mère est sortie pour frapper une autre monitrice, le mec s’est assis près de moi, il a commencé à manger un vieux sandwich, et il me regardait, j’étais pas inconsciente, j’avais les yeux fermés, mais je savais qu’il me regardait, et ça m’excitait, il a décidé de se pencher vers moi, il voulait me faire jouir, il s’est frotté la queue entre mes jambes, j’ai poussé un petit gémissement, je pensais qu’il allait me tuer, mais il a dit oui, gémis, j’aime ça, et sa mère est arrivée, il est sorti, rapidement, puis il est revenu, il avait des putain de branches d’arbres dans les mains, je restais immobile, je ne savais pas si sa mère était là, j’étais sûre qu’elle lui demanderait de me tuer si elle savait que j’étais pas inconsciente, et il me touchait super bien, brusquement, mais super bien, j’avais envie de jouir juste à le sentir mordre mon cou et détacher mon skinny jeans, et il continuait à me chuchoter des trucs cochons, j’avais des poils de moustache dans l’oreille, il a descendu mes jeans, j’étais en petites culottes, il me traitait de petite cochonne, il continuait à manger son sandwich pourri en me rentrant sa queue dans la chatte, et il me rentrait des branches d’arbres dans le cul, ça me chatouillait, il m’a baisée comme ça jusqu’à ce que je jouisse, après il est parti, en me disant de me la fermer, pour pas que sa mère me rentre un canon de fusil de chasse dans la chatte, il est parti, sans me donner son foutre, il voulait juste que je mouille, et que je tremble, sous lui.

Marissa rigole, tu es folle, tu es vraiment folle, viens te crosser avec moi en regardant des vidéos de gang bang à la place de me dire que tu fantasmes sur des mecs moustachus. Elle se lève, et elle ajoute, j’ai acheté de la tequila aussi, tu veux de la tequila, chérie? Je l’applaudis, et je dis je t’adore pétasse, je vais trop m’ennuyer quand tu ne seras plus là, faudra que je loue l’appartement juste à côté du tien pour que nous continuions à déjeuner ensemble, et à prendre des bains moussants avec plein de petits canards jaunes qui vibrent.

source photo: http://www.marchanddefeuilles.com/

Et elles sont disponibles pour l’apéro

décembre 2, 2009

Deux sœurs blondes, adorables et total disjonctées ont décidé de faire la liste de leurs plaisirs, style dormir en maillot de bain, et manger du thon rouge cru, avec un filet de sauce soya et gingembre. Elles m’ont taggée pour que j’avoue tous mes plaisirs moi aussi, et je vous promets cette fameuse liste plus tard, dans la journée.

Profitez-en pour aller voir mes deux effrontées chéries : 

http://journalaquatremains.blogspot.com/

Une première érection, ça mérite un gros câlin ou euh un autocollant sur la graine?

novembre 26, 2009

               

Je me souviens pas de la première fois que je me suis frottée contre le bras d’un fauteuil, pour me stimuler le clito devant des dessins animés un samedi matin. Je me souviens pas non plus de la première fois ou je me suis rentrée un doigt dans la chatte, quand j’étais dans mon lit, avec les écouteurs d’un Walkman Sony jaune dans les oreilles, en train d’écouter Julie Masse ou l’émission radio Le monde selon Roger Drolet. Putain que je trouvais ma mouille spéciale, mais un peu dégueulasse, et je m’essuyais les doigts rapidement sur mon édredon avec des petites fleurs cousues dessus. Mon mec ne se souvient pas non plus de la première fois qu’il a bandé, ni de son premier wet dream.

Mais des garçons charmants s’en souviennent et il y a une histoire trop euh érotiquement étrange racontée dans le livre Sex Tips For Straight Women From A Gay Man :

« One guy we know was so proud of one of his early erections that he stuck a little gold star on the tip, covering the opening. Unfortunately for him, the star had a remarkably strong adhesive. Convinced that he was going to explode and die from never being able to pee again, the poor lad finally had to show his dad, a physician who ended up removing the star with a surgical knife. Just the thought of someone approaching the penis with a sharp instrument is enough to set most guys trembling. Actually having had this experience must be another matter altogether…»

Affamées de chocolat et de blacks à queue de cinquante centimètres

novembre 16, 2009

Après avoir mangé une omelette florentine à la Cafeteria, rigolé devant un monsieur qui se peignait la frange devant la fenêtre pendant trois minutes, et avalé un espresso et trois martinis à la vodka, Amandine me raconte qu’elle est encore sous le choc de s’être faite traitée de hippie par un mec qu’elle fréquente. Elle dit merde je mange peut-être bio et je me fais des salades presque à tous les jours, et je suis membre de Greenpeace, mais ça, il ne le savait pas, quand il m’a dit que j’étais presque hippie, je lui ai demandé s’il m’avait vue une fois avec du poil sous les bras, ou avec un ostie de paréo attaché dans les cheveux, je lui ai rappelé que j’allais me faire coiffer chez Orbite, aucune hippie va chez Orbite, et ok je suis sortie avec un rasta, mais c’était un faux rasta, il se lavait avec du savon et tout, et je me maquille, regarde mes cils, ils sont longs han, j’ai essayé le nouveau mascara vibrant de Lancôme. Elle soupire et elle dit je commencerai pas à manger des hot chicken en buvant de la bière pour l’exciter.

Nous sortons, elle m’entraîne dans un Renaud-Bray, sur la rue St-Denis, elle cherche un livre de psycho pop pour mieux comprendre comment elle peut se projeter en hippie quand elle est la fille la plus superficielle du monde après moi. Je feuillette un livre de photos de Helmut Newton pour Playboy, et The Big Penis Book. J’ai le regard fixé sur un black qui a une queue de cinquante centimètres, toute mince et courbée à la fin, son gland est comme une tête de serpent. Un mec passe derrière moi et je me sens rougir. Amandine me rejoint, avec le livre La dynamique amoureuse entre désirs et peurs plaquée contre sa poitrine.

Elle me dit as-tu déjà lu Le Secret, c’est vraiment plate, et elle s’interrompt, elle crachote sur la photo du black, elle dit ça se peut pas, c’est un montage, je dis nan, c’est un vrai mec, et une vraie bite. Et elle dit mais il peut pas la rentrer au complet dans une chatte, et comment une fille peut baiser on top, c’est impossible, elle doit se mettre debout genre. Nous regardons d’autres photos de queue, et elle me demande, à chaque page, as-tu déjà baisé avec un gars qui en avait une comme ça? Elle dit ma copine Camille n’est plus avec son mec, il a rompu parce qu’elle refusait de le sucer, elle a jamais sucé de sa vie. Je dis oh my God mais c’est bon, sucer, c’est quoi, elle pense qu’elle a une bouche trop petite ou que ça goûte mauvais?

Bras dessus, bras dessous, nous marchons dehors, il fait noir dehors, déjà, Amandine dit j’ai envie de chocolat, hier j’ai fait une tarte aux pommes et je l’ai mangée au complet, toute seule, et là j’ai envie de faire des truffes à la noix de coco, ou de boire un chocolat chaud à la citrouille. Nous nous arrêtons à Suite 88 Chocolatier, parce que même si Amandine mange jamais de hot chicken en buvant une bière, elle se gave anytime de friandises, sans jamais que ses joues à la Kate Moss grossissent comme celles d’un écureuil gourmand. Elle dit je crois que je suis en manque de cul, la dernière fois que j’ai vu mon mec, ça fait trois jours, il m’emmerdait un peu, alors je l’empêchais de me parler, je lui rentrais mes doigts dans la bouche et on a baisé partout, sur une chaise, sur la table, sur la sécheuse, dans son lit, et je ne sais pas quand je vais le revoir, j’ai besoin de boire un chocolat chaud, faut que je compense, viens avec moi. J’accepte mais je dis on peut aussi aller aux toilettes et je te joue avec le clito cinq minutes, pauvre chouette.

Téléréalité mouillante, sur une île déserte près de celle de Johnny Depp

novembre 16, 2009

               

Bientôt, à Robert ne veut pas lire, je publierai un roman numérique, Bronze ou crève. Je vous tease avec un résumé de ma téléréalité mouillante: http://carnet.robertneveutpaslire.com/?p=236

Vous pouvez aussi voir mon éditeur parler des projets de Robert ne veut pas lire, et de vidéos pornos, et me voir aussi, dix secondes, avec des cheveux de journée venteuse et un cerveau sans expresso : http://www.ztele.com/webtele/video/8255/appareil-photo-projecteur-uncharted-2-among-thieves/

Et je vous donne le premier paragraphe de Bronze ou crève. C’est Tamara, une ex pornstar accroc à son vibrateur et à la vodka Grey Goose, qui raconte :

« Il pleut quand je pose mes pieds french manicurés hors de l’avion, mes grosses lunettes Chanel retenant mes cheveux, ma petite culotte mouillée prise entre mes fesses, et ma main se refermant sur celle de Travis. Il est trop chou, il s’est endormi en écoutant trop fort du Kylie Minogue, et quand il s’est réveillé, il m’a regardée, avec zéro bave aux commissures des lèvres, et il m’a demandé si je pouvais lui donner ma portion de salade de fruits surgelés. J’ai décidé qu’il serait mon meilleur ami. »