Archives de la catégorie ‘reading is sexy’

Milan Kundera, son amour de l’anus, etcetera

juin 4, 2013

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J’adore ce projet de 100 livres qui devraient être écrits asap. Rigolo et songé.

(OMG et ça n’a pas rapport mais je viens seulement de m’apercevoir que New York ne s’écrit pas avec un trait d’union. J’ai honte.)

Musique, jouet anal religieux et confessions

mars 20, 2013

Baby Jesus

Mercredi dernier, j’ai célébré avec une bière sans alcool la sortie du deuxième vidéoclip du groupe Les Vestons. J’en ai profité pour les questionner sur les groupies, le sexe et le rock. Saviez-vous qu’un chanteur des années 70 avait déjà vu sa queue exploser style hot-dog après avoir préféré les groupies à l’abstinence? Iiiish.

Mes autres chroniques sur Canoë :

1. Vous ne devez jamais amener Baby Jesus au lit avec vous.

2. Ce que des copines escortes sont prêtes à confier sur des clients.

3. Des tabous sexuels? En 2013? Oui!

4. La pornographie limite les pensées homophobes.

Bonne lecture mes chéris et mes choupinettes!

En attendant d’avoir mon mini mec, je pose des questions aux plus grands mecs

février 13, 2013

pieds

Je vous écris avec le bruit de rénovations et la bande sonore des Chansons d’Amour en background pour vous proposer la lecture de mes chroniques les plus récentes sur Canoë.

Attendre un petit garçon m’a inspiré une lettre et des questions sur ce que vivent et ressentent les mecs en 2013.

Extrait de Lettre à un futur homme : « Est-ce que je te dirai assez souvent je t’aime pour que tu veuilles aimer les autres autant que je t’aime, déjà? Est-ce que je serai aussi capable de t’expliquer que ce monde n’est pas nécessairement un monde facile pour les hommes non plus? »

Extrait de Le défi d’être un homme en 2013 : « Une baise de dix minutes, une douche de cinq minutes et une conversation sur l’oreiller de trente minutes, ça permet de mieux connaître n’importe qui, du banquier divorcé trois fois au mec qui fait semblant d’être médecin. »

Extrait de Les hommes face aux mannequins trop parfaits : « «Parfois, j’ai besoin d’être seul et je ne veux pas que la personne change sa perception sur moi parce que je suis soudainement plus sauvage. J’aime pas non plus quand un inconnu commence à me parler au gym et que je me sens obligé de parler comme un douchebag.» »

Bonne lecture y’all! Bisous!

 

Je suis pour l’hyperdéveloppement des muscles buccaux

janvier 24, 2013

sucette

Mon article sur le perfectionnement de vos muscles buccaux est en ligne maintenant!

Comme je vous l’écrivais hier, les conseils pour un cunnilingus jouissif viennent de différentes femmes, mais il y en a un qui est total de moi. Celui-ci :

« Certaines femmes ne sont pas toujours à l’aise avec leur corps, ou  avec les réactions de leur corps. Pour un premier cunnilingus, garder la lumière fortement tamisée. Ainsi, elle pourra fantasmer sur ce qu’elle voudra, l’esprit plus tranquille. »

Avant, même si j’aimais bien être léchée anytime, c’était presque impossible pour moi d’être assez à l’aise pour jouir si je n’étais pas total détendue. J’étais facilement distraite, par de la musique, un éclairage trop intense, n’importe quoi. Et parfois, surtout quand je ne choisissais pas mon partenaire – hello, années d’escorte – , il fallait absolument que je pense à quelqu’un d’autre, ou à une autre situation, pour mouiller jusqu’à l’étourdissement. Carmen Electra, des trips de lesbiennes dans une école privée, les yeux fermés, j’y arrivais, tant que la langue était bonne.

Bonne lecture y’all! Et bonne pratique!

(Oh. Et oui, hier mon mec s’est laissé sucer. Il goûtait la pêche.)

J’espère que mon mec se laissera sucer ce soir

janvier 22, 2013

cunni

Je suis so proud d’avoir mon nom dans Live Fast Mag, mes petits trésors. J’y ai écris un article sur ce que les filles veulent comme cunni parfait.

Il y a deux semaines, sur Canoë, j’avais publié un article de conseils pour les mecs qui veulent convaincre les filles de les sucer. J’avais été traitée de plus macho que tous les machos. Ce que je ne comprends pas : n’est-ce pas important que les filles se plaisent à sucer? Je donnais des raisons pour aimer l’acte de la fellation (des études montrent que le sperme, régulièrement consommé, diminue les risques de cancer des ovaires et d’acné, genre). Sucer ne signifie pas que je boude l’orgasme féminin. What the fuck? Les filles ne peuvent pas avoir les deux? Une langue sur une queue et une langue entre leurs cuisses?

Anyway, après avoir rigolé d’être prise pour une dictatrice machiste, j’ai choisi de demander à des filles ce qu’étaient pour elles un bon cunni. Dans Live Fast Mag, je donne quelques unes de leurs réponses. Sur Canoë, je répète ce que les filles détestent pendant un cunni, avant de vous révéler cette semaine (mercredi, y’all!) ce qu’elles souhaitent en crisse.

Est-ce que je peux ajouter "spécialiste du sexe" à mon CV?

janvier 17, 2013

Clin d'Oeil Février

C’est avec plaisir que j’ai répondu aux questions de la journaliste Iris Gagnon-Paradis, dans le cadre d’un article spécial 100% Sexe. Vous pouvez trouver cet article dans le magazine Clin d’Oeil du mois de février. Aphrodisiaques, fellation parfaite et lubrifiants y sont discutés!

Cadeaux et fuite au réveillon

décembre 12, 2012

Mini Fée a une otite, mon amoureux est malade aussi, je suis la seule à être en forme, à me laver les cheveux en vitesse avant de lire des histoires collée-collée avec Mini Fée, son cellulaire jouet et sa poupée, de commander des plats pour éviter qu’Alexandre Le Grand n’éternue devant la cuisinière et d’écouter une vidéo de Baby Einstein on repeat pendant deux heures.

Je profite d’une sieste pour vous proposer mes deux derniers billets sur Canoë. J’ai hâte de vous écrire plus souvent, mes choux et mes chouettes!

Vous voulez savoir ce qui ferait plaisir à une escorte ou à un collègue toujours endormi? Consultez mon guide cadeaux.

Vous adorez votre belle-famille? Chanceux! Si vous avez par contre quelques difficultés à éviter malentendus et malaises, lisez mes conseils pour une meilleure entente au réveillon. Mensonges et nouvelles traditions sont proposés!

Pornographie etc.

novembre 28, 2012

Je vous invite à lire ma dernière chronique Canoë, qui vous apprendra que la pornographie n’est pas aussi dangereuse que certaines personnes le croient. Si, si, vous ne vous transformerez pas en monstre pervers, salivant, bandant, mouillant tout sur votre passage dès que vous apercevrez à l’écran une paire de tétons ou des couilles bien trimées.

D’autres chroniques récentes portent sur les sujets suivants : ce qui pousse les femmes à quitter leur mec, ce qu’il ne faut absolument pas faire lors d’une première relation sexuelle avec une nouvelle fréquentation, les habitudes faussement néfastes pour les couples (genre faire pipi devant l’autre) et ce que les femmes aiment presque honteusement.

Love y’all! Bisous!

Ce qui se doit d’être banal

novembre 22, 2012

Depuis que je suis revenue sur Facebook, j’y suis de nouveau accroc. Je me trouve de bonnes excuses pour ne pas me sentir too much mal d’y être accroc, comme la lecture d’articles partagés par Fabrice – qui met aussi des photos de lui déguisé en genre de Castafiore, yeah.

Quand je regarde au téléjournal des pseudo religieux sur un high de moralité douteuse, frappant des femmes aux seins nus parce qu’ils associent homosexualité à bestialité, je suis plus que troublée et inquiète. Mais la lecture d’articles comme la lettre ouverte de Virginie Despentes à Lionel Jospin, et l’entretien avec l’anthropologue français Maurice Godelier me rassurent un peu.

Dans L’humanité n’a cessé d’inventer de nouvelles formes de mariage et de descendance, Maurice Godelier montre que le mariage entre homosexuels devrait être légalisé et normalisé en France, et que les homosexuels, bien que stériles, devraient être valorisés et acceptés comme parents.

Voici quelques extraits de l’entretien entre Maurice Godelier et une journaliste du Monde:

« L’homosexualité n’est ni une maladie, ni une perversion, ni un péché. Les deux espèces de primates les plus proches de nous sont bisexuelles, tout comme l’espèce humaine. C’est un fait scientifique. Si on ne le reconnaît pas, on continue à charrier de l’homophobie. Le deuxième point, c’est que sexualité signifie désir, mais aussi amour. Comme les hétérosexuels, les homosexuels s’aiment. »

« L’Etat doit intervenir pour fixer des responsabilités devant la loi. Il arrivera que les couples homosexuels se séparent. Il faut fixer un cadre. Il faut aussi pénaliser l’homophobie, qui agresse parents et enfants. D’autres gouvernements sont passés par là. Aucune des sociétés qui ont accepté ces évolutions ne s’est effondrée. C’est devenu banal, comme avoir des enfants sans se marier est aujourd’hui banal. »

Maurice Godelier indique aussi qu’il n’y a pas plus d’inceste chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. Je trouve ça débile que des lecteurs se doivent d’être rassurés sur ce point. Crazy shit. Et que les lecteurs se doivent d’être rappelés que les homosexuels ne font pas que baiser: ils s’aiment aussi. Gosh. Anyway, moi, j’ai hâte de me marier une seconde fois.

Un féminisme invitant et en mouvement

novembre 14, 2012

Entre la lecture de The no-cry sleep solution for toddlers and preschoolers et The Happiest Toddler on the Block, j’ai consulté un billet publié sur un site québécois à propos de la féminité, de la transphobie, des filles traitées de salopes parce-qu’elles-osent-se-mettre-du-rouge-sur-les-lèvres-et-des-jupes-qui-pourraient-remplacer-des-napperons-sur-la-table et du travail du sexe.

J’ai toujours peur, quand je lis sur le travail du sexe sur un site féministe. J’ai peur d’être triste, furieuse – et ces émotions ne sont ni bonnes pour ma petite tête qui souhaite un monde de licornes à adopter et de nuages en guimauve, ni bonnes pour le bébé que j’attends.

J’ai beaucoup apprécié le billet en question, non pas parce qu’il se rapproche à ce en quoi je crois, ou, en tout les cas, pas simplement pour cette raison. J’ai apprécié que l’auteure avoue son malaise initial, puis son questionnement sur le travail du sexe et sur une performance de la féminité dont on célèbre l’anticonformisme chez certaines (les drag queen), alors qu’elle est décriée chez d’autres (moi, moi, moi et toutes les filles qui se plaisent à passer plus de cinq minutes devant un miroir).

Extrait : « Et plus tard, une autre fracture: j’ai commencé à lire des articles à tendance pro-sexe. La porno, que je consommais depuis plusieurs années mais avec laquelle j’entretenais un rapport ambigu, voire honteux, n’était soudainement plus diabolisée. J’ai commencé à voir des termes comme “travail du sexe” au lieu de “prostitution”. Le BDSM, dans cette même mouvance, n’était plus du tout compris comme un désir de reproduire des abus ou de la violence: ce pouvait être conçu comme un jeu de pouvoir, une exploration des symboles qui peuplent l’imaginaire sexuel collectif.

Je me sentais plus que jamais comme une outsider. Mes politiques allaient encore souvent dans le sens du consensus féministe, mais ça achoppait sur des points centraux, assez centraux pour que le malaise perdure. Lorsque finalement j’ai pris position dans le débat prostitution-travail du sexe (i.e. je suis en faveur de la décriminalisation totale), je savais que je franchissais une barrière. Que je ne pourrais plus jamais concevoir mon féminisme comme étant lisse, conforme aux guidelines du Conseil du statut de la femme. Que mon étiquette de féministe, il faudrait que je la défende, non plus seulement à l’extérieur du mouvement, mais aussi à l’intérieur. Face, notamment, à des personnes qui pensent pareil que dans cette parodie. »

Les commentaires sont aussi intéressants à lire, pour juger d’un esprit plus ou moins ouvert déguisé en féminisme d’ouverture mal renseigné, pour juger de ce qui est controversé encore aujourd’hui pour certaines femmes, et pas du tout pour d’autres.

Je vous invite à lire l’article et à y réagir, ici ou sur le site de jesuisfeministe.com.

Voici pour ma part ma réaction suite à ma lecture du billet et d’un commentaire en particulier :

« “La prostitution pour la plupart des femmes qui la pratique n’est pas un choix et il résulte de la situation de pauvreté, ou suite à des agressions, maltraitances, abus de toutes sortes.” (sic)

C’est très intéressant de se questionner sur des sujets possiblement controversés pour certaines, comme le travail du sexe et l’industrie de la beauté. Ce n’est toutefois pas se fermer au débat que de rappeler l’importance du libre choix. Il est faux de croire que la majorité des femmes choisissant le travail du sexe au Canada ne font pas un libre choix. Je n’aime pas les opinions qui sont exprimées comme des informations véridiques et vérifiées.

Pour celles qui veulent avoir des informations véridiques et vérifiées, je suggère toujours le site web de l’anthropologue Laura Agustin:
http://www.lauraagustin.com/

Les travailleuses du sexe tentent de plus en plus de faire connaître leur quotidien, la valeur de leurs choix et la valeur de leur parole. Je propose ces sites pour celles qui sont curieuses ou veulent entendre un autre discours que celui qui victimisent les travailleuses du sexe:
1.
http://titsandsass.com/

2.
http://bornwhore.com/

3.
http://sexonomics-uk.blogspot.ca/

4.
http://postwhoreamerica.com/

En tant qu’ex travailleuse du sexe, je répète souvent que je me suis rarement sentie humiliée ou stigmatisée par des clients. Mais le nombre de fois ou je me suis sentie humiliée ou stigmatisée par des femmes qui se disaient féministes est effarant. Je ne suis pas la minorité, sachez-le.

Merci à l’auteure de cet article d’avoir poussé ces réflexions, au-delà de son malaise initial. »

Source photos:
http://seattlegrrrlarmy.tumblr.com/
 


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