Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Une vie sexuelle perdue dans les feuilles mortes

juin 23, 2015

livre trouvé

Livre trouvé en me rendant au parc avec mes enfants. Ça avait l’air vraiment divertissant, mais je ne l’ai pas pris parce qu’il manquait plein de pages, sûrement parce qu’elles étaient trop émoustillantes et qu’un lecteur a décidé de les conserver pour se crosser.

Ma mouille n’est pas un médicament efficace

juin 20, 2015

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Je le déteste souvent, je l’aime souvent, il crie parce que j’empile mal la vaisselle et je me venge en enfonçant mes ongles dans mon dos comme si c’était un autre qui le faisait.

Mais je m’inquiète autant que lui, quand il ne va pas bien, quand il me dit ce qu’il souhaiterait pour nos enfants, et pour lui, nos enfants et lui, nos enfants et lui et ses yeux.

Extrait : « Il m’a dit qu’il voulait donner à nos enfants le désir des découvertes, le désir des autres, l’amour de l’ailleurs. Il voulait leur donner ça, avant qu’il ne soit trop tard. Mon chéri ne meurt pas plus que quiconque, mais il perd la vue, sans savoir si les dommages sont irréversibles, si les cinq médicaments qu’il prend tous les jours, mes baisers, ma mouille et les fraises bio agiront comme une potion magique sur sa maladie inconnue. »

Légendes urbaines sexuelles, jouets et café

juin 12, 2015

sexy café

Je bois un skinny vanilla latte, dans un verre cartonné, sur lequel est inscrit Bonny. Je regarde mes ongles et je trouve ça vraiment déplorable de ma part de ne pas avoir une lime à ongles dans mon sac vingt quatre heures sur vingt quatre.

Voici quelques recommandations de lecture pour votre weekend, mes chéris :

Des voyants meilleurs pour l’amour que le speed dating

« Après plus d’un an de célibat, avec des amies qui annonçaient de nouvelles fiançailles tous les mois et une colocataire qui venait de tomber enceinte, ma copine a suivi les conseils de sa dermatologue, prenant rendez-vous avec un voyant du centre-ville de Montréal. »

Love the Bird 2

Love the Bird

Des jouets sexuels pour des besoins bien particuliers

« Love the bird est une lampe, cachant un vibrateur. C’est un objet très esthétique, créée par Marc Dibeh, un Libanais conscient que dans plusieurs pays, les jouets sexuels sont tabous et impossibles à trouver en magasin. Il a alors inventé un objet pouvant être vendu dans des boutiques d’accessoires pour la maison, souhaitant faciliter l’accès au plaisir sexuel. Pourquoi une lampe? Pour sa grosseur, et pour son utilité-même, placée près d’un lit, pour créer une ambiance lumineuse et sexy. »

Histoires de masturbation

«Je me frotte contre mon oreiller. Je ne jouis jamais quand je suis pénétrée. Il faut que je me frotte longtemps contre mon oreiller. J’ai essayé aussi avec un pommeau de douche. J’aime bien, mais j’ai peur de noyer mon vagin. C’est pas une blague.»

Légendes urbaines sexuelles

« C’est une histoire terrible: une adolescente, poignardée par son petit copain alors qu’elle suçait un autre homme, est tombée enceinte suite à des manœuvres médicales tentant de lui sauver la vie.

Les médecins ont conclu que le sperme s’échappant du ventre, via la blessure provoquée par l’arme blanche, s’est écoulé jusqu’à un des deux ovaires de la jeune femme. La salive, ayant un pH élevé, a permis au sperme de survivre et d’aider à la création d’un garçonnet de près de sept livres à la naissance. »

Croire

mai 16, 2015

Jésus 1

Jésus 2

Quand j’étais petite, mon père m’amenait parfois à la messe. J’aimais beaucoup regarder les autres, j’aimais beaucoup le silence des autres, et la voix du curé, et les mouvements, s’asseoir, se lever, se mettre à genoux, des mouvements simples, pour être comme les autres, pour communier comme eux, et penser comme eux, et croire comme eux.

Puis, j’ai continué à aimer les églises, mais sans y croire trop, j’aimais les églises, j’aimais y entrer à n’importe quel moment, avec ma cousine Cheryl, souvent, après une course à vélo, et nous assistions à des baptèmes d’enfants inconnus, aux prénoms massacrés par le curé, parfois.

J’ai arrêté de croire. Je ne sais pas trop pourquoi, à cause des prières dites tous les matins au camp Carowanis, à cause des nouvelles du téléjournal, des guerres, des discussions avec un évèque, sur les femmes, les enfants qu’elles se doivent de porter et tout.

Après plusieurs années, j’ai recommencé à prier, et pas seulement pour qu’une tempête de neige fasse rage le jour d’un examen de mathématiques. Je priais, et je remerciais Dieu, parce que j’avais un corps qui me permettait de marcher des heures, baiser des heures, faire des arabesques devant des films de Pixar. J’étais vivante, je me sentais vivante, je ne voulais plus poser un rasoir contre mes poignets.

J’ai commencé à croire à nouveau, juste parce que j’avais besoin de croire, j’avais besoin de me rattacher à quelque chose de plus important que moi, plus important que l’argent des hommes qui me baisaient, plus important que tous les soutifs Lejaby que je pouvais acheter, plus important que toutes les amies que je ne voyais plus, parce que je ne pouvais pas leur dire, je ne pouvais pas leur dire ce que je faisais, parce que je croyais que j’étais folle, d’aimer faire du 9 à 5 dans un lit.

Je ne crois plus que parce que j’ai besoin de croire.

Et j’aime bien quand des amis, fouillant dans une pile de livres sur le bord d’une rue, en trouve un sur Dieu et pense immédiatement à me le donner.

Une ex star de la téléréalité à Cape Cod

mai 11, 2015

Douze histoires

Je n’écris que le mardi, quand mes enfants sont à la garderie, ou alors, très tard le soir, avec l’énergie que me laissent rosé et Gatorade sucré. Je n’écris que lorsque mon horoscope me promet de la joie et un billet de loto gagnant. J’écris très peu, beaucoup beaucoup dans ma tête, mais très peu pour vrai.

Ce mois-ci paraîtra un recueil de nouvelles dans lequel j’ai écrit l’histoire d’une ex star de la téléréalité, devenue maman et perdue entre l’envie d’abandonner ses rêves de potager, la vaisselle sale et son enfant et son amoureux et l’envie d’attendre autre chose, n’importe quoi, qui lui permettrait d’être bien dans tout ça.

Je suis très très heureuse de l’opportunité que Marie-Chantale Gariépy et Michel Vézina m’ont donnée, en m’offrant de participer au livre Douze histoires de plage et une noyade.

Toutes les nouvelles se passent à Cape Cod, que j’ai mal écrit trente fois et que les correcteurs ont dû corriger trente fois. Quand j’ai terminé ma nouvelle, j’ai commandé des sushis Cape Cod, je me trouvais très cool de manger en pyj mes sushis, devant un épisode de Mad Men, dans mon appartement qui sentait way too much le café et la sueur.

Cape Code

Le lancement du recueil de nouvelles aura lieu le 19 mai, de 17h à 10h, au Petit Lauréa, 381 Laurier Ouest. Je n’y serai pas en latex, mais peut-être en maillot de bain.

Douze

Lire ou se trouver une queue de lapin bien touffue

avril 2, 2015

sasha mizaree

Le congé de Pâques, je le passerai à boire du rosé, avaler des suppléments de canneberges et du foutre, cacher des œufs, faire des concours de vols planés avec des avions en papier et applaudir avec enthousiasme tous les gribouillages que mes enfants feront sur des fenêtres.

Je vous souhaite de vous amuser, de vous reposer, de vous prélasser dans de la fondue au chocolat et de trouver une petite queue de lapin à vous rentrer dans l’anus.

Si vous préférez me lire plutôt que de vous enfouir du poil synthétique entre les fesses, voici mes derniers articles publiés.

Ma chronique sur Alissa Afonina, victime d’un terrible accident qui l’a amenée à se découvrir un côté plus kinky. Elle est devenue dominatrice et elle parle au nom de tous les travailleurs du sexe avec fougue et justesse.

Ma critique du livre Quand j’avais cinq ans je l’ai tué ! de Laurent Chabin, une histoire dont le personnage principal est une salope sans remords.

Bonne lecture ! Bisous !

Une passion pour les tissus mouillés

mars 26, 2015

culotte

Ma chronique la plus récente sur Canoë : j’y révèle que j’ai déjà vendu des petites culottes sales et je parle de Vends ta Culotte, un site frenchy dont l’activité principale est la vente de dessous usagés, mais qui propose aussi d’autres trucs cool, comme des photos vraiment spicy et des hommes qui cherchent des femmes à soumettre ou à dominer.

 

Une graine ou un gland?

mars 17, 2015

Rose la graine

Trouvée lors d’une sortie à la bibliothèque avec les enfants, une graine. Je suis la seule à m’imaginer un gland souriant?

Déviance et petites culottes tachées

mars 12, 2015

menstruations

crédit illustration: Sarah Maple

Ma maman laisse mes enfants étamper des fraises et des raisins sur leurs chaises et sur la nappe. Je n’interviens pas; j’en profite plutôt pour vous écrire et vous suggérer deux articles que j’ai récemment publiés.

Des habitudes sexuelles déviantes?

Extrait d’une rencontre avec le professeur et chercheur Christian Joyal:

Mélodie Nelson: Qu’est-ce que cela indique, selon vous, que des actes soient jugés anormaux?

Christian Joyal: Cela suggère que la définition de normalité sexuelle est intimement associée à l’époque et la culture. En 1950 le sexe oral était illégal aux États-Unis, en 1970, l’homosexualité était considérée comme un trouble mental (encore illégale dans plusieurs pays) et aujourd’hui, les adeptes du BDSM doivent à leur tour se battre pour faire sortir ces comportements des manuels diagnostiques de troubles mentaux.

Top 5 des pires/meilleures histoires de menstruations

Extrait de confidences sanglantes:

« Vers 12 ans, la première fois. Je jouais aux Barbies avec ma petite soeur. Je vais aux toilettes, puis je me retrouve menstruée pour deux. Je retourne voir ma soeur en lui disant : « Désolée, mais je suis une femme maintenant et je ne peux plus jouer aux Barbies. Bye. » Avant que mes règles ne reviennent, ça a pris 3 ans, environ. »

Et pour ceux qui tripent sur les menstruations: un article de Vice sur le fétichisme relié aux petites culottes rouges.

 

Un bain avant

février 26, 2015

dead stars

Dans le bain, avec des ongles vernis de rouge Come to bed, je mange des croustilles en lisant distraitement Dead Stars de Bruce Wagner, les histoires d’une survivante du cancer qui veut jouer dans Glee, d’une fille enceinte qui rêve à des trips à dix avec Rihanna et des acteurs de Hungry Games et d’un mec qui photographie les chattes des actrices sortant de leur limousine.

Je ne suis sortie du bain que parce que j’avais assez photographié mes seins et que j’avais envie de m’enduire le corps de beurre corporel avant de me faire baiser à quatre pattes.


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