Archive pour la catégorie ‘politique’

Tout est politique anyway, même les lavements anaux

juillet 19, 2010

Romain Blachier, Adjoint au Maire de Lyon et membre de l’Église Réformée, défend la liberté sexuelle et la légalisation de la prostitution. Il m’a posé quelques questions, sur mon expérience d’ex-escorte, et même sur la politique.

Voici un extrait de son interview, auquel j’ai répondu dans un café Starbucks, à côté d’une Française exilée au Québec parce qu’elle a trouvé l’amour dans le lit d’un agent de sécurité québécois qui adore les films pornos :

RB : Tu t’intéresse à la politique ? Si oui quelles sont tes opinions.

MN : Je m’intéresse à la politique, mais j’ai plus de difficultés à en discuter. Je suis capable de décrire un lavement anal, le durcissement de mes tétons dans un café trop climatisé, ou mes couleurs de vernis préférés, mais lorsqu’il est question de politique, ou d’argent, je suis plus pudique. Je crois que tout citoyen a comme devoir de bien s’informer, je lis plusieurs journaux par jour, mais je ne signe pas de pétitions, ni ne participe à des manifestations. Je m’investis plus pour la cause de la décriminalisation de la prostitution, la défense des animaux et la recherche sur le sida. 

À lire : http://www.romainblachier.fr/2010/07/interview-de-melodie-nelson-auteure-du-livre-escorte.html

Le droit de choisir de se promener en wet t-shirt blanc trop serré

mai 4, 2010

« My big rant with the feminist movement these days is that if they cannot legitimatize the existence of sex work as a pay field, we will not get anywhere. We have to stop making sex a battlefield. So many of the old-wave feminists are shown to be very humorless, very joyless, and there’s truth to it. I really think the feminists of today would do very well to embrace a little more of the sex radicalism, the ultimate sex positiveness in their own lives. It helps you reach joy and understanding, letting go of the anger. If you can cultivate pleasure and joy in your life, and if it happens to be from sex, so much the better. »

Nina Hartley

Moi ce que j’en comprends et ce que je souhaite crier avec le mot slut écrit sur un wet t-shirt blanc trop serré c’est que tant que le mouvement féministe n’acceptera pas la légitimité du travail du sexe, le mouvement se retrouvera dans une impasse. Si le cul amène autant de plaisir que de faire du compost ou du birkham yoga pour certaines, let it be.

Je le répète ici : j’ai choisi d’être escorte, c’est pas la mafia, les motards, ou le cinéma hollywoodien qui m’y a poussée, j’ai choisi d’être escorte et c’était la meilleure décision de ma vie.

Blogue d’une copine aussi géniale que bien boulée: http://toutmefaitchier.wordpress.com/2010/04/09/beyond-chick-lit/

Blogue de mon éditeur-qui-me-prend-en-photo-quand-je-fais-du-phone-sex-avec-des-recherchistes: http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Résumer l’actualité à quatre pattes

mai 19, 2009

 

lecture : Rodrigo Bascunan et Christian Pearse, Enter the Babylon System

musique : Patrick Watson, The Great Escape

breuvage: Iced Skinny Vanilla Latte

Ce matin je me lève un peu avant le réveil, je mange une banane en lisant La Presse, je me lave avec du savon liquide à la menthe, en me demandant comment je vais m’habiller et me maquiller, je peux plus me passer de mon illuminateur de teint Benefit, j’ai envie de mettre mes nouvelles sandales noires style spartiates, mais je suis encore un peu frileuse, je sors de la douche, Paprikalicious miaule en me regardant, je lui tends la main pour qu’elle lape les gouttes d’eau.

Quand je retourne dans la chambre, Alexandre Le Grand a la tête appuyée sur mes oreillers, il est de mon côté du lit, et je trouve ça super chou. Je le vois ouvrir un peu les yeux, je l’embrasse et je lui demande si je peux me coller un peu, trente secondes, même si j’ai les cheveux encore mouillés. Je me glisse dans ses bras, je carresse ses fesses, il me demande si je suis fatiguée, je dis nan, mais ce soir on écoutera pas Wire, ok, et on se saoulera pas, ce serait bien. Il me demande dans combien de temps je prends l’autobus, si je peux me sécher les cheveux rapidement et revenir au lit pour qu’il remplisse ma culotte de sperme.

Je me sèche les cheveux, je fais sortir Paprikalicious sur le balcon, je choisis une culotte bourgogne en dentelle et je m’accroupis devant Alexandre Le Grand, il s’étire et il vient derrière moi, soulève un peu mes fesses, je lui dis attention je me sens comme extra vierge aujourd’hui, et il me pénètre et il dit je ne sais pas si je vais aller à la fête haitienne ce midi, est-ce qu’il fait froid, et je lui réponds pendant qu’il me retient la taille en me baisant bien fort, ce sera généralement ensoleillé, comme toi tu seras favorablement bandé le matin et le soir, et MacKay veut que le Canada poursuive sa mission militaire en Afghanistan après 2011. Je me mets à quatre pattes, un peu tendue parce que j’ai l’impression que la bite d’Alexandre Le Grand va me défoncer le cerveau. Je nous regarde dans le miroir, mes cheveux sont un peu vagués, et mes seins rebondissent, à chaque coup de bite, Alexandre Le Grand a la bouche ouverte, la peau rosie et les mains sur mon cul.

J’apprends à Alexandre Le Grand que le chef des Tigres Tamouls est mort, et lui il me dit que j’ai plein de petits vaisseaux sanguins éclatés sur ma fesse droite, à cause des putain de fessées qu’il m’a données il y a deux jours, parce que j’avais renversé du coca zéro sur le fauteuil blanc du salon. Je lui dis ce soir, tu t’attaqueras à la fesse gauche bébé, mais là baise-moi fort, et regarde-nous dans le miroir, je nous trouve trop beau, Nathalie Portman couche avec Sean Penn, ils sont tellement sexys, je les imagine le matin comme nous, mais Nathalie Portman, c’est sûr, elle a de plus beaux cheveux, tout lissés même au réveil, et ses seins doivent être tout petits dans les mains de Sean Penn, il y enfonce bien les doigts, il aime peut-être lui tirer les tétons, lui aussi, et lui demander du lait, Alexandre Le Grand aimerait trop que je sois sa vache, et il jouit et j’ouvre la bouche pour pousser un râlement, et j’enfile mes jeans et une camisole bleu poudre, et il m’embrasse, les yeux à nouveau fermés, sur mes oreillers.

Urgence fellation

janvier 1, 2009

Moi hier je suis retournée chez moi en auto, vers deux heures, intoxiquée au champagne et aux pains aux bananes et pépites de choco, mais pas au volant, donc who care. Mon mec avait une migraine de merde, super façon de commencer la nouvelle année (no worry, ce matin il était frais et il m’a retournée, une jambe sur son épaule, une jambe entre les siennes, ses yeux braqués sur mon cul et les petites étoiles que j’avais collé sur ma poitrine et il m’a bien baisée for the new year).

Il avait la migraine mais moins de mousseux rose que moi dans les veines, il avait envie de se foutre la tête dans la neige et de chialer contre les sulfates et le monde entier, mais il était pas sous possible arrestation dû à un taux d’alcololo trop haut. J’ai pas mon permis et tout et tout (je préfère être conduite et me maquiller en me regardant dans le rétroviseur), je sais pas si je conduirais soûle à la Lindsay Lohan, mais je suis tout le temps un peu découragée quand je lis que tel mec a écrasé telle grand-maman en chaise roulante parce qu’il était trop soûl ou telle pétasse s’est retrouvée en cinq morceaux sanglants sur deux terrains différents à cause d’accélération et trop grosse consommation.

Sauf que, sauf que, j’ai trouvé trop rigolo la nouvelle de l’arrestation en Arizona de Charles Barkley, un ancien basketballeur, maintenant wannabe politicien. Il a été arrêté, après ne pas avoir stoppé à un feu rouge, il a refusé de collaborer à la procédure de souffler dans la balloune et tout et tout, et il a dit à l’officier de police qu’il était super pressé parce qu’il allait se faire sucer et qu’il avait trop envie, il avait la bite qui le démangeait, le gland prêt à être lécher comme un cornet de crème glacée.  Il y avait une fille à côté de lui, dans le siège du passager et il a dit à l’officier de police, avoue, avoue qu’elle est hot, je voulais juste tourner un coin de rue et me faire sucer, la semaine dernière je l’ai payée pour qu’elle me suce et c’était le fucking best blowjob ever.

L’officier de police a pas demandé à se faire sucer aussi, il a amené Charles Barkley à la station et le politicien role model a dit aux employés je me tatoue le nom de la personne qui m’aide à me sortir de cette situation de merde. Génial. Je veux ça au Québec, un politicien comme ça! Un lanceur de souliers et un politicien black qui avoue qu’il tripe putes à blowjobs, j’adore!

Barack Obama est sexxxy comme du café au chocolat

décembre 22, 2008

          

Oh gosh, je veux pas être méchante, je trouve que Stephen Harper a un visage de bébé trop mignon, de pervers caché qui tient à ce que sa femme jouisse deux fois plus que lui et tout et tout, mais pour le reste, tout le monde le sait, il mange trop de gâteaux Vachon ou whatever.

Barack Obama, toutefois, wouah, qui se touche le clito en pensant à lui? Il est trop hot. Bring on le président, les souliers de sa femme et un bureau à Washington et je me cache dessous, pour me mettre aux cigares de blacks.  

Source photo thesuperficial.com

L’hystérie, ça se soigne avec un vibrateur doré dans le cul (et des coups de fouet)

octobre 25, 2008

 

parfum: Very Irresistible de Givenchy

breuvage: Vitamin Water Focus fraise-kiwi

«  Des gens qui se donnent au plus offrant, on en voit souvent au centre-ville, tard le soir, mais au parlement, des gens qui font le trottoir, on en voit très très rarement. »

Simon-Pierre Diamond, député adéquiste

De quoi il parle sans joke, c’est tellement trop facile et méprisant de rabaisser quelqu’un au rôle d’une pute. Me semble que les nouveaux libéraux vont demander soixante-dix dollars à Jean Charest pour le sucer. Et les putes du centre-ville, je les admire crissement plus que les politiciens, celles qui apparaissent miraculeusement le soir, sur Sainte-Catherine, me rendent jalouse de pas être capable d’être belle en statue chill, les bottes blanches en cuir en haut des genoux, le mini short et la cigarette entre les doigts, attendant un putain de député adéquiste qui va arriver dans son auto aux vitres teintées, tout excité de son trois pouces bandés et des longs cheveux de la fille qu’il va tirer jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’elle l’adore pour la vie, encore encore, et il réussira pas à jouir parce que la fille va avoir une face de poupée, un beau visage tout pâle de froid avec des joues rouges, avec un peu de miettes de beigne au chocolat de Tim Hortons au coin des lèvres, la fille va avoir un beau visage de poupée, et non la face de Mario Dumont, faux maître du monde.

Et Diamond, c’est crissement un nom de wannabe danseur nu pas de classe, qui se secoue les gosses poilues très très très rarement, comme il dit.