Archive pour la catégorie ‘lesbies’

Un samedi soir à se faire pimper et à virer lesbie

septembre 17, 2009

                           melodienelson

 

Mélodie Nelson transformée en cari au poulet

Je préfère avoir des gouttes de pluie dans les cheveux que de me promener avec un autre parapluie que celui que j’ai perdu, mon mini à motifs de bête sauvage. No way que je vais me promener avec un gros parapluie de golf brun, même si je marche dix minutes dehors, à chercher le restaurant Bangkok, à texter Amandine pour lui demander si c’est avant ou après le métro Beaudry, et avant ou après le salon de massage érotique fermé, sur le Boulevard de Maisonneuve Est.

Quand je trouve le restaurant, je demande au serveur si je peux m’asseoir à la table que je veux, en français, puis en anglais, il me sourit, et il me remet le menu, le restaurant est désert, et sombre, et j’espère qu’Amandine arrive bientôt, sinon je suis sûre qu’on va faire griller mes doigts pour en faire un cari au poulet genre. Deux minutes après que j’aie vidé tout le contenu de ma sacoche sur la table, Amandine arrive avec ses nouveaux jeans, un souvenir de New-York, rentrés dans des bottes grises à talons plats. Elle commande une salade mangue et crevettes, moi une brochette de calmars. Elle me parle de son périple en kayac-camping à Tremblant, de son haut de bikini qu’elle a perdu devant des touristes américains qui ont tout filmé et du manteau de trois cent dollars que sa sœur lui avait prêté. Elle dit j’avais froid pareil, alors j’ai dormi toutes les nuits en cuillère avec Myriam. Elle me demande si j’aime ça ici, je dis oui, c’est super bon, elle dit j’habitais juste à côté avant, j’y allais tous les jours, et j’y ai invité ma mère, mais elle trouvait ça trop crade, genre ce soir c’est cool, il n’y a pas de coquerelles mortes sur le bord des fenêtres.

C’est quand même flatteur, se faire pimper

Après nous sortons au Miss Villeray, c’est la première fois pour nous deux, nous entrons, je tire sur ma robe, pour me cacher un peu les fesses, et nous regardons les mecs. Amandine dit que les plus beaux sont au centre, zéro possibilité d’aller leur parler sans bousculer cinquante personnes genre. Elle nous trouve une place près de l’entrée, et elle nous commande un gin tonic et un abricot brandy sour. Moi je veux me remaquiller aux toilettes, mais une fille habillée toute en noir, pour camoufler ses quelques cheeseburgers de trop, me prend la main et commence à danser avec moi, et à me pousser contre un de ses amis, un mec trop chaud. Je tente de retirer ma main, elle la garde serrée dans la sienne, elle dit que je suis belle, est-ce que je trouve beau les mecs proches de nous, ils sont intéressés, je devrais m’asseoir avec eux, et danser, shaker mon cul devant elle, encore, et je dis j’ai envie de pipi, pardon. J’aime pas les pimpeuses le samedi soir quand je sors avec une copine juste pour déconner, pas pour me faire brancher vers un hôtel dans une heure.

Une chanson de M.I.A pour résister à la geekitude

Aux toilettes je fais la file derrière une fille super sexy, elle a des shorts en jeans et des collants gris opaque et un t-shirt blanc qui laisse voir son soutif plus foncé. J’ai envie de lui demander ou elle a acheté ses shorts, ils moulent trop parfaitement son petit cul, et de lui dire qu’elle me fait penser à une Kate Moss latino, mais j’attends, je me remaquille, et je retourne à côté d’Amandine. Un mec gentil mais trop geeky lui raconte l’histoire du Miss Villeray, genre René Lévesque y venait avec ses maîtresses et il jouait au babyfoot avec le tenancier, et il lui parle de l’importance des jeux pédagogiques en milieu scolaire.

Je dis j’ai pris un gin tonic, pas dix milles cafés, je veux pas commencer à bailler, la musique est super bonne, je sais que tu aimes trop M.I.A toi aussi Amandine, viens danser. Le mec aux lunettes à la Woody Allen demande à Amandine si elle est lesbienne, et elle soupire, et elle dit non, en s’appuyant sur moi pour se lever de la banquette en cuir. Je danse avec un autre verre de gin tonic, Amandine dit la dernière fois que j’ai baisé c’était dehors, dans un parc près de chez moi, il y a genre deux semaines, je suis en manque, je veux un de ces mecs-là, et elle me pointe des mecs tout droits sortis d’un catalogue de Banana Republic, propres, aux épaules pas très larges et au demi-sourire franc et coquin.

J’aime les pétasses qui mouillent que pour les filles, mais Amandine n’en est pas une

Je veux lui demander si elle se crosse souvent, mais un mec pose ses mains sur ses hanches et lui murmure des trucs à l’oreille, elle rigole, avec des yeux interrogateurs, elle a tellement un beau visage, je continue à danser, sur une chanson d’Estelle, en la regardant, elle est encore plus belle qu’à l’école secondaire, avec ses joues roses, et ses cheveux chocolats, vagués, et ses seins de Barbie sans silicone.  Un autre mec s’approche de moi. Il me dit qu’il est arrivé au Québec depuis moins d’un an, il est Français, et il étudie en environnement à l’Université de Sherbrooke, il m’invite à le suivre à sa résidence plus tard ce soir, je dis nan, il dit mercredi prochain alors, c’est ma fête. Je dis sorry j’ai déjà un autre Français dans ma vie, et je lui montre ma bague de fiançailles, et il dit je ne te crois pas, tu as l’air trop chiante, tu sors avec elle. Et Amandine dit fuck, je ne sors plus avec toi Mélodie, jamais on m’a pris pour une lesbienne avant, c’est quoi l’énergie que tu dégages, tes chakras doivent être gravement déplacés.

Je rattache mes cheveux en un chignon plus ou moins réussi, ma sacoche sur l’épaule, mon verre de gin tonic vidé en quatre secondes, et je dis je vous frencherais bien tous, mais vous puez trop, bonne fin de soirée, je vais aux danseuses me foutre la tête entre les seins de la première blonde que je vois. Je me dirige vers la sortie, j’attends qu’un mec m’ouvre la porte, et je hèle un taxi pour me retrouver au centre-ville, même pas saoule, mais avec l’envie de me trouver une chatte qui s’écarte bien, j’appelle Alexandre Le Grand pour savoir s’il souhaite m’accompagner.

Dernier cornet de crème glacée à la vanille et grains de sable dans les trous

septembre 12, 2009

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Journée de congé improvisée pour se raser à deux sous la douche

Marissa se lève ce matin avant moi, elle brûle du pain aux raisins, et décide d’appeler sa patronne pour lui prévenir qu’aujourd’hui elle reste chez elle, elle baisera personne, elle a un gros bouton sur le nez, impossible à cacher même avec des produits MAC et elle ne veut pas que ça affecte sa réputation de fille parfaite à la peau de Dita Von Teese. Elle se recouche et quand elle devine que je me brosse les dents, elle cogne à la porte de la salle de bains et me dit tu veux pas appeler malade au travail toi aussi, il fait encore soleil, on peut étendre une couverture sur le balcon et boire de la limonade ensemble.

Nous prenons notre douche ensemble, elle me frotte avec le savon à l’huile d’olive qu’Alexandre Le Grand achète à tous les deux semaines au Marché Akhavan, et elle dit je me rase pas la chatte aujourd’hui, ni les jambes, mais toi tu devrais te raser entre les fesses, tu as des petits poils, je suis sûre que ça dérange ton mec.

Faire du yoga en montrant ses petites culottes est une pratique courante dans le parc près de chez moi

Marissa dit qu’elle a envie d’aller au parc, voir les Mexicains qui font des grillades sur le barbecue près des grands arbres, les nannies aux cheveux attachés en queue de pouliche et les enfants qui marchent dans les cacas de chiens de race. Marissa s’habille en robe-soleil Juicy Couture, et moi en petite robe à fleurs, par dessus un leotard rose crème American Apparel. Je prends une orange, deux bouteilles d’eau aromatisée aux raisins. Au parc, nous nous étendons sur nos tapis de yoga. Marissa regarde les balançoires, elle dit je voudrais que tu me pousses et que tu me lèches, j’ai toujours trouvé ça excitant, les balançoires, tu t’écartais les jambes, toi, quand tu te balançais à l’école secondaire, tu portais des culottes laides, je suis sûre.

J’appelle Misha pour qu’elle vienne faire du yoga avec nous, mais elle ne peut pas, elle est au travail, à regarder un calendrier avec une secrétaire qui parle autant de son furet que de son expertise pour sucer son mec même quand elle saigne du nez. Marissa se met en position d’enfant battu, puis en sauterelle, les jambes relevées très haut, et les épaules presque au sol. Je commence à faire la charrue, ma robe remontant jusqu’à mon nombril, et je dis j’ai faim moi, je veux une crème glacée ou un banana split, tu veux partager? Marissa me traite de pétasse sans volonté, et je me rends à la crémerie en me retournant pour tirer la langue à ma copine extra mince et chiante.

Je choisis un cornet de crème glacée molle à la vanille, trempée dans le chocolat, et j’en mets sur le cul de Marissa, en position du chien la tête en bas. Elle hurle, c’est froid, je dis, c’est bon, et elle se relève, prends une grande respiration de wannabe yogi aux tétons toujours durs et me demande si elle peut en avoir un peu plus, mais dans la bouche. Je lui tends le cornet et elle croque dans le chocolat, le bout de son nez a de la vanille, je le caresse et je lèche mon doigt. Elle dit faut toujours se mettre du désinfectant sur les mains avant de foutre un doigt, et je lui dis tu demandes ça à tes clients, bitch, et elle dit ouais, dès qu’ils me donnent deux cent dollars en billets de vingt ou de dix ou whatever, je place l’argent sous un bol de fruits en plastique, et je leur dis d’aller se laver, c’est normal fuck.

J’aime pas quand les blondes aux gros seins pleurent pendant un show télévisé

Nous faisons la sieste au parc, mes deux mains entourant le bras de Marissa, comme si elle était ma poupée. Nous revenons ensuite à l’appartement, nous mangeons de la terrine et du pain avec Alexandre Le Grand, et nous regardons Big Brother. Je crains trop que ma préférée, Jordan, la blonde populaire qui a engraissé de dix livres depuis le début de l’émission, soit éliminée du jeu, je me ronge presque les ongles, je murmure des prières, et Marissa décide que c’est assez, elle dit viens au parc, nous serons toutes seules à se balançer, il n’y aura pas d’enfants, et je te lécherai, et je te rentrerai mes doigts tous sales, pleins de sable, même pas désinfectés pour toi ma petite cochonnette, et ton mec t’appelera pour te dire si Jordan est éliminée ou pas, et tu me rentreras ton cellulaire dans le cul.

Marissa veut que je me coupe les cheveux et que je flashe des mecs presque mineurs

Nous embrassons Alexandre Le Grand, il dit si vous avez le temps de faire autre chose que les salopes, arrêtez-vous au dépanneur pour m’acheter de la bière. Marissa attache ses cheveux, en se regardant dans le miroir de l’ascenseur, une barrette entre les dents, et les tétons déjà durs, sous le tissu trop léger de sa robe-soleil Juicy Couture. Elle dit tu devrais te faire couper les cheveux, tes pointes sont trop splitées. Je dis je sais, je veux la coupe que Nicole Richie avait il y a deux ans, tu sais avec sa longue frange sur le côté et les cheveux aux épaules, genre fille sérieuse qui pratique le body painting les soirs de pleine lune.

Nous sortons de l’immeuble, nous croisons trois mecs qui fument des clopes, dans la noirceur du petit chemin de terre qui mène au parc. Marissa dit on devrait les flasher, à go tu baisses les bretelles de ta robe ok, et je dis nan, viens, il y en a un qui est emballeur au Provigo, ça me tente pas de le voir deux fois par semaine bander en uniforme pendant qu’il met mes concombres et mes oranges et mon thé vert bio dans des sacs. Marissa pouffe et me lèche l’oreille et me la mordille et je dis fuck, Jordan endure même pas ça, une copine perverse et agace, à Big Brother.

Une sex symbol à lunettes + un vietnamien bouddhiste = des cris toute la nuit

août 10, 2009

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Les asiatiques à diamants aux oreilles sont attirants

Je suce mon mec encore couché au lit, ça fait deux jours qu’il se plaint d’avoir mal au dos, juste pour pas avoir à me lécher pendant trente minutes, ou juste pour profiter de Marissa et moi déguisées en infirmière pour lui. Je pars juste après avoir trouvé mes petits souliers de Cendrillon-meets-Marilyn-Monroe-at-a-roller-derby-game et je rejoins Molly à la station Sherbrooke.

Nous traversons le Square St-Louis, des anglos aux cheveux gras nous lancent des baby can I follow you, et Molly dit je mangeais là tous les midis, pendant mon stage à l’ITHQ, à la fontaine, avec un livre ou mon journal intime, et c’est là que Ai Quoc me voyait à tous les jours, et moi je le voyais pas, j’étais tellement écoeurée des mecs, et jamais j’aurais pensé attirer un asian guy avec des diamants aux oreilles, tellement pas mon genre.

En voyant des gens sexys manger à la Cafeteria, nous décidons d’y entrer, une serveuse super pouliche nous donne les menus, elle a des seins plus gros que ceux de Pamela Anderson, et des cheveux bruns passés au fer plat très chaud, et des petites dents qui s’emboitent l’une sur l’autre. Moi je la trouve belle, dès qu’une fille est mince et qu’elle a de gros seins et qu’elle me sourit, je me change en lecteur de Playboy et mon clito sort de son capuchon, mais Molly dit qu’elle a l’air d’un petit chien perdu.

Les pompiers qui jouent au hockey se retrouvent seuls à se branler dans un club de Laval

Nous oublions de consulter le menu, Molly a trop de choses à me raconter, sa nouvelle auto, sa rupture avec Jonathan, qui, une fois devenu pompier, l’a impressionnée mais total déprimée parce que ses seuls désirs étaient de s’enduire d’huile pour bronzer et de jouer à des jeux vidéos en ligne, ses projets de condo à Anjou, sa putain d’histoire avec un Écossais à la queue grosse comme une cannette de coca zéro, elle l’adorait, il lui disait qu’il ne voulait pas de blonde, et puis, sept mois plus tard, elle rencontre Ai Cuoc, et l’Écossais la rappelle, et il lui dit je t’aime, je veux te présenter ma famille, et elle lui dit je suis offensée que tu aies attendu autant de temps, je suis avec quelqu’un, et il y a aussi Karel, un mec super maigre qui joue au poète-peintre-sculpteur tourmenté mais qui ne connait même pas Denis Vanier, il est revenu de Paris, il a cessé de fréquenter une vieille, et il veut la revoir, je lui dis no way, il est nul ce mec, et je suis sûre qu’il n’est pas capable de bander, quand je travaillais avec lui, il a toujours refusé de me baiser, mais elle lui a quand même refilé son nouveau numéro de téléphone.

Un serveur vient nous voir, il nous parle en anglais, puis en français, il est charmant comme tout, et Molly se mord les lèvres en lui demandant c’est quoi du thon ahi et est-ce que tu es Italien ? Elle commande une salade niçoise, et moi une omelette florentine, avec un verre de martini melon splash. Molly dit est-ce que tu trouves que j’ai grossi, j’ai recommencé à manger depuis que je suis avec Ai Cuoc. Je dis je te trouve toute petite, et elle me montre une photo d’elle à la plage, elle dit regarde j’ai des bourrelets en bikini, et je dis tout le monde a des bourrelets assis dans le sable. Elle dit ouais, c’est vrai, Ai Cuoc est trop merveilleux, il m’encourage a arrêté de fumer, à être vraiment heureuse, il est bouddhiste, et musclé et il veut plein de bébés, et nous allons nous marier sous un saule pleureur, dans un an.

Attendre une semaine avant de baiser se révèle parfois pas trop traumatisant

Je prends une gorgée de martini, pendant que le serveur portugais-pas-italien propose de la sangria à Molly, elle dit Ai Cuoc est parfait, il a attendu une semaine avant de me baiser, c’est sweet han mais j’avais super peur que ce soit parce que genre il était difforme. Elle ajoute mais j’aime toutes les queues, je lui ai dit, et il sait tellement bien me toucher, j’ai jamais joui autant, son coloc l’a foutu dehors parce qu’il m’entendait trop souvent crier.

Nous piquons les banquettes d’un couple, après avoir avalé des shotters surettes, et Molly demande une suggestion de vin au serveur, en précisant qu’elle ne supporte pas le Pinot Grigio dans des verres comme ça, le serveur lui recommande un chardonnay fruité, et Molly sourit, I’ll drink it all if you say it’s good for me. Je prends un martini-vodka Grey Goose, j’en renverse sur mon menton et Molly fait ouh la la je pensais que j’étais sexy quand j’échappais des gouttes de mon drink sur moi, mais c’est vraiment pas joli, fais attention Mélodie, c’était mieux quand tu brisais des verres d’eau, à quatre pattes sur une table à l’Après-Cours, quand le décor avait été refait pour genre ressembler à un décor de Watatatow, et que je m’étais brûlé les sourcils, à tenter d’allumer une clope, sous la table, je sais pas si je te l’avais dit, mais dans les toilettes, une fille t’avait insultée, elle avait dit que tu étais une vraie salope parce que tu me frenchais, et moi j’avais dit mais on s’aime, et la fille avait fait oh pardon, vous êtes cutes alors.

Une cochonne est une fille qui mange la moitié de deux desserts en léchant bien sa petite cuillière

Molly commande deux desserts, une crème brûlée citronnée et une mousse au chocolat. Elle regarde l’heure, elle dit j’ai promis à Ai Cuoc que je boirais qu’un verre et que je ne rentrerais pas trop tard, et que je porterais plus jamais de souliers de baskets, si lui ne portait plus de souliers blancs. Le serveur me donne une cuillère, pour partager les desserts de Molly, je dis non merci, je n’ai vraiment plus faim, et je prends un autre martini-vodka Grey Goose. Elle suit des yeux le serveur, qui parle avec un mec aux cheveux de Jon Bon Jovi et une fille extra maigre avec un manteau en cuir couleur icepresso. Elle lui sourit, il passe tout droit devant nous, et caresse le dos de la pouliche qui nous avait accueillies plus tôt à la Cafeteria.

Je laisse les noyaux des olives de mon martini sur la table. Molly fait un petit signe de la main au serveur, style Miss Canada dans un défilé. Il s’approche de nous et elle lui dit tu me trouves trop cochonne avec mes desserts, et il dit, avec son accent craquant, je devine que tu es cochonne, pas juste pour la mousse au chocolat et la crème brûlée, et il se détourne, et Molly ferme son cellulaire, et elle se lève, et je la vois entraîner le serveur dans le corridor qui mène aux toilettes.

Je regarde mes souliers pendant cinq minutes, je les trouve trop princesse, avec les petits cœurs creusés, sur le côté, et je regarde aussi un beau mec qui court vers sa voiture, juste devant le resto, pour éviter une contravention. Molly revient, je lui dis tu t’es appliquée du gloss ou tu t’es faite baisée par le serveur ? Elle s’assoit à côté de moi, elle me rentre sa langue dans la bouche et elle dit tu goûtes son sperme, tu goûtes son sperme, il m’a poussée à me mettre à genoux, à bouffer ses couilles, tu peux regarder si j’ai pas des poils entre les dents, et après je l’ai sucé, et il m’a demandé mon nom juste après que j’aie tout avalé, faut que je commande un autre verre de chardonnay pour cacher l’odeur d’eau de javel, avant de rejoindre Ai Cuoc.

Marissa mange du popcorn presque toute nue

août 9, 2009

Marissa arrive à vingt-deux heures trente, en sonnant comme une malade parce qu’elle a oublié le code de la porte, à l’entrée. Elle dit pardon, je suis désolée, elle laisse tomber son sac de gym Lululemon rempli de condoms à la menthe, de condoms minis pour ses clients asiatiques, de condoms Mr Big pour ses clients français et blacks, de lubrifiants, de sa trousse de maquillage, de son fer plat, d’un spray à cheveux qu’elle met toujours sous le lit, pour brûler les yeux d’un client violent, c’est jamais arrivé, mais faut savoir se protéger, un peu, et dans son sac de gym il y a aussi une bouteille d’eau à saveur de raisins, ses souliers à talons hauts, sa petite culotte trempée, sa minijupe noire avec du sperme séché dessus, et sa camisole noire avec des paillettes, et un Summum avec Bianca Beauchamp sur le cover, et un In Style.

Elle court aux toilettes, elle laisse la porte ouverte, et elle crie, mon dernier client m’a comme enfoncé mon tampon jusque dans les seins, je suis sûre, j’ai commencé à être menstrue et j’avais pas d’éponge et je voulais pas aller voir Amber, l’autre fille qui travaillait avec moi, dans un appart au-dessus du mien, elle est chiante et elle fait de l’acné, je pouvais pas continuer de travailler comme ça jusqu’à minuit, à juste proposer des pipes.

Je sers une bière à Alexandre Le Grand, avec vraiment trop de mousse, et je lui dis tu veux continuer à écouter The Wrestler? Marissa arrive avec son lapin brun en peluche, au moment ou Alexandre Le Grand soulève ma jupe pour regarder mon cul et me donner une mini fessée. Elle dit oh popcorn et vin rosé, est-ce qu’on peut recommencer le film au tout début, vous êtes merveilleux, je vous aime, demain matin je vous prépare le petit-déjeûner. Elle m’accompagne à la cuisine en laissant sa peluche sur les genoux de mon mec, et nous ouvrons une bouteille de rosé, elle me sert dans ses bras, et elle me dit tu sens le cul, tu t’es rentrée des doigts? Je lui dis ta gueule pétasse, et elle trempe sa langue dans son verre de rosé, avant de me la passer doucement sur les lèvres.

Sur le sofa, presque trop petit pour trois, je m’installe entre elle et Alexandre Le Grand, mes cuisses touchants les leurs. Alexandre Le Grand est total fasciné par le film, c’est la deuxième fois qu’il le voit, et il n’arrête pas de plaindre Mickey Rourke et son visage, il dit dans Barfly, il était beau. Marissa dit j’ai juste baisé avec des gros mecs aujourd’hui, ils avaient tous des visages de poupons de quarante ans, je les trouve trop craquants. Marissa est assise, ses jambes sous elle, ses genoux vers moi, et elle laisse traîner une main sur ma jupe Tristan America.

Je sais que mon mec remarque la main de Marissa, il n’est pas super content qu’elle soit avec nous, mais il accepte qu’elle s’installe, avec ses vêtements dans notre garde-robe et ses tisanes diurétiques, à la reine-des-prés et au fucus, sur le comptoir de la cuisine. Je me penche pour prendre mon verre de rosé, Marissa glisse sa main dans mon dos et tire sur ma culotte tanga. Je me retourne vers elle, et elle sourit, en roulant ses longs cheveux noirs autour de ses doigts, pour se faire un chignon. Elle plaque son lapin en peluche entre ses jambes et elle me demande quand tu étais petite, tu te frottais aussi contre tes toutous ? Et je dis juste avec mon basset, il avait le nez usé, mais je me sentais coupable, il puait trop la chatte et je pouvais pas demander à ma maman de le laver.

Alexandre Le Grand dit et vous vous touchiez entre copines, à l’âge de dix ans ? Et Marissa dit jamais, j’ai même pas joué au docteur avec mes cousins, mais si ça vous dérange pas, les amours, vous êtes merveilleux, pouvez-vous faire une pause, j’ai pas joui de la journée et j’ai trop besoin de me branler, je peux aller dans votre lit, ça fait trop bizarre d’utiliser un vibrateur dans une chambre pour enfants.

Il faut profiter du célibat pour tester des strap-on

juillet 23, 2009

Je matche mes vêtements à ma fatigue et je prends ma température en me rentrant un Mister Freeze dans le petit trou

Je n’écoute plus la télévision, je ne me promène plus en petite culottes, depuis quelques jours, je ne fais pas tomber des écailles de pistaches sur le plancher, Alexandre Le Grand n’est pas là, il est parti chez un ami, à la frontière des États-Unis, et il me laisse à écouter du Britney Spears, et à boire de la vodka. Je crois que j’ai un rhume, je passe une heure dans le bain, rempli de bulles Bella Pella à la rose et à la cardamone, à m’épiler les sourcils et à prendre une gorgée de vodka au citron, et une gorgée de tisane au miel, et encore une gorgée de vodka au citron.

Avec mes cernes qui matchent avec mon soutif et mes petites culottes, je contacte Betty, je lui dis tu vas me trouver laide, mais est-ce que je peux te voir, je m’inquiète, tu ne me donnes plus de nouvelles, depuis que Sadek t’a laissée, par courriel, le salaud. Elle accepte, je la rejoins devant un dépanneur, à Verdun, elle a des envies de Mister Freeze, et moi de barbe-à-papa. Dès que je la vois, j’ai envie de l’amener sous les draps, de rien faire sauf la réchauffer, elle grelotte, sous une petite pluie, avec un chandail noir, trop serré. Elle dit je suis sortie hier, au Business, il n’y avait pas beaucoup de monde, j’étais avec Persia, j’ai dansé et un mec a dansé avec moi et il m’a frenchée, c’était même pas bon, il avait des boutons, il était, je sais pas, too much, et son haleine, et une fille m’a pris la main, elle s’est présentée, trois fois, je comprenais pas son nom, like Erin or something like that, et elle m’a payé un gin tonic, je voyais même plus Persia, je pense qu’elle était avec un groupe de mecs, je les connaissais pas, et la fille m’a embrassée.

Les étudiantes de l’Université McGill mordent

Je l’arrête, je me lèche les doigts tout collants de barbe-à-papa rose et bleue, et je dis tu es tellement pétasse, tu vas finir par me demander d’assister à ton mariage avec une fille, je t’imagine trop, espèce de fausse lesbienne. Betty dit mais elle était sexy, super mince, elle avait l’air d’une étudiante de McGill, tu sais, leggings, bandeau en coton, tunique, pas de maquillage, elle me mordait le cou et la bouche, et un mec nous a sorti du Business, parce qu’elle me collait trop, you would have love to see that, on était couchées, sur les banquettes, et j’avais pas bu, je me sentais trop bien juste à la suivre, jusqu’à chez elle, elle me suçait la langue, elle me plaquait contre la vitrine des magasins fermés, elle s’appuyait contre moi, et me demandait si je trouvais joli notre reflet, dans la vitrine, et elle me passait ses doigts sous ma robe, tu sais ma petite robe noire, avec des boutons en cœur, que j’ai acheté chez Frivole avec toi, au mois de mars, elle me rentrait des doigts et après elle les léchait, les gars que nous croisions arrêtaient pas demander plus de kisses and everything, moi je rigolais au début, mais pas elle, elle ne regardait pas les mecs, que moi, elle s’assurait que je pouvais marcher encore un peu, que j’avais pas mal aux pieds.

Marc Jacobs contre l’odeur de cigarettes

Nous nous assoyons dans des balançoires, au parc, juste en face du dépanneur, et Betty dit j’aurais dû prendre un Mister Freeze à la bubble gum, c’était mes préférés quand j’avais dix ans, à la fin de la journée d’école, j’allais chez une amie et sa mère nous demandait de choisir entre du fudge et un Mister Freeze. Betty a soupiré, anyway, je suis arrivée chez la fille, son appart était trop en désordre, il n’y avait presque pas de lumière, ses colocs fumaient devant un film en noir et blanc. Je dis oh fuck, parce que je sais que Betty ne supporte pas les personnes qui ont un doctorat, les animaux malades, et surtout, l’odeur de la cigarette. Mais Betty continue, tu sais j’ai déjà couché avec des filles, mais c’était spécial, là, elle m’a encore pris la main, so sweet, et elle a refermé la porte de sa chambre et elle m’a fait sentir son parfum Daisy, de Marc Jacobs, je savais pas quoi faire, je me suis assise sur son lit, c’était sombre aussi dans sa chambre, je ne voyais rien, que plein de livres sur sa table de chevet, et des papiers, et j’ai commencé à regarder les photos sur son mur, c’était toutes des photos floues, de filles qui se roulent sur le gazon et qui ont des plumes de paon sur leur t-shirt, je lui ai dit que c’était joli, et elle m’a baissé les culottes, j’étais sûre que ça sentait trop la sueur, et la mouille, et je me suis laissée tomber sur le lit, la tête près des oreillers, les bras, comme ça, dans ses cheveux.

Strap-on VS vraie bite

Betty boit le jus de son Mister Freeze et se balance un peu, Erin m’a demandé d’écrire mon numéro de téléphone dans son agenda, et elle continuait de me lécher, c’était presque violent, elle mordait pas mon clito, mais elle le suçait tellement fort, je voulais lui dire d’être plus douce, je m’imaginais avec le clito gonflé et tout rouge pendant une semaine, après, mais j’ai pas osé, et j’ai joui tellement rapidement, et fort, et elle m’a demandé de crier, pour que ses colocs m’entendent, et après elle s’est étendue sur moi, elle a rigolé, elle a dit que ses colocs, they would go crazy, mais qu’ils ne viendraient pas nous déranger, ils sont trop polis, ou gênés, même si elle me faisait crier comme ça encore une fois, avec un strap-on, je voulais m’évanouir, elle m’a baisée comme une chienne, avec un strap-on, merde, c’était la première fois, j’étais already open and dripping, c’était bon. Je l’ai regardée, salope, tu seras quand même jamais lesbienne, tu aimes trop sucer les queues, mais c’est tant pis pour Sadek, putain je peux pas croire pour son courriel de rupture, en vacances, dans un autre pays, sans te bourrer une dernière fois, oh le strap-on c’était mieux ou pas que la queue de Sadek, dis-moi?

Vive le Québec, la sangria et les lits trop grands

juin 30, 2009

 

J’avais du vernis bleu sur les orteils, mais c’était un total hasard, je fête pas la Saint-Jean depuis que je n’ai plus quinze ans et que je n’habite plus à Repentigny (wouah les souvenirs de Blandine en soutif mouillé dans sa piscine, de pipi dans les hautes herbes, de Misha totale soule qui dit qu’elle n’est pas belle alors qu’elle est la beauté fatale de notre high school privé, et moi super sobre qui fantasme grave sur un ancien voisin et qui me crosse dans mon sac de couchage, chez Blandine, non rien, vraiment, peut battre mes souvenirs de Saint-Jean adolescente).

Alexandre Le Grand et moi on passait la journée de mercredi dernier à se faire bronzer en buvant des cafés glacés et j’avais invité Marissa à nous rejoindre pour vider des bouteilles de sangria avec moi, tard dans l’après-midi. Elle est arrivée en sueur, après avoir fait une heure de rollerblade jusqu’à chez moi, je l’ai embrassée, elle m’a dit j’ai mal au cul, je me suis faite baiser par deux mecs en même temps hier, super cheaps les mecs, il y en a un qui me parlait de sa grosse maison à Hampstead et l’autre me parlait de la bite de son meilleur ami, et il m’a donné un muffin aux carottes que sa femme avait préparé, fuck, et il voulait que je fasse semblant d’être sa stagiaire, j’ai même pas compris sa job, un autre putain de truc d’informatique. Elle m’a serrée dans ses bras, elle m’a dit tu n’as pas grossi, mais tes bras sont plus musclés je pense, ça shake moins, chanceuse, et elle m’a shaké ses bras maigres devant le visage.

Elle a pris une douche extra froide et rapide pendant que je lisais Skipped Parts de Tim Sandlin sur le balcon. Elle est venue me retrouver, pétasse, je peux pas me rhabiller, tu me laisses fouiller dans ta garde-robe, j’ai accepté, et elle était super trashy craquante avec mes petits shorts et mon haut de bikini en coton American Apparel jaune poussin et bleu poudre. Alexandre Le Grand lui a donné une mini fessée et il nous a proposé de la sangria. J’ai décidé que j’avais le droit de me saouler parce que c’était la fête des Québécois, parce que j’avais aussi choisi d’être une bibliothécaire sexy quand je serai grande, d’écrire autant que je baise, de me faire gonfler les lèvres dans six mois, de redevenir blonde et de plus jamais utiliser de lubrifiant, que de l’huile extra vierge.

Marissa a dit un mec m’a demandé de pas me raser les jambes pendant une semaine, je peux pas accepter han. Alexandre Le Grand a dit non on te parlera plus si tu fais ça. Marissa a sauté dans les bras d’Alexandre Le Grand, elle avait zéro cellulite, ses jambes étaient dorées, résultat d’une séance de spray-tan par semaine au Spa Diva. J’ai avalé la sangria en regardant les caniches des voisins. Marissa caressait Paprikalicious en disant que c’était la chatte la plus gentille au monde, et je disais je sais, personne comprend ça, je t’adore, et je veux trop un beagle mais sans joke je pense qu’Alexandre a raison, je suis pas encore prête à me lever à cinq heures du matin pour aller le promener. Marissa a dit un de mes clients a un épagneul nain et il lui a appris à chier dans une litière, c’est génial. J’ai  commencé à m’appliquer du vernis, couleur Vixen de Revlon, mais je dépassait trop, j’en mettais sur la table, et Marissa a dit c’est trop foncé, c’est plus foncé que la sangria, moi je reste aux couleurs pâles, je suis trop classe pour être à la mode.

J’ai dis il y a une pétasse qui insinue sur Facebook que les profs qui me baisaient ne me respectaient pas. Marissa s’est étouffé, elle a dit no way, tu m’as déjà tout raconté, tu aimais trop tes profs, espèce de chouchou, et s’ils te faisaient jouir, je vois vraiment pas c’est quoi le problème de l’autre pétasse, je retourne aux études anytime si j’ai la promesse que les profs voudront me rentrer leur bite dans mon cul, je rêve d’un prof aux cheveux gris, à deux-trois doctorats, qui me dira que je suis plus intelligente que sa femme et que ses filles, même si je suis incapable de faire un devoir de plus de cinq pages. J’ai embrassé Marissa, rapidement, je l’adore trop, avec elle je me sens jamais salope, je me sens joyeusement normale et mouillante, dès qu’elle me dit un truc comme tes cheveux sont tellement faits pour être tirés fort fort ou ta chatte, est-ce que tu trouves qu’elle sent toujours bon, la mienne sent bizarre depuis deux jours, je sais pas si c’est une vaginite ou juste un trop plein de sperme ?

J’ai deviné le regard de mon mec, quand Marissa a sorti sa langue pour lécher mes lèvres, je lui ai dis arrête, Alexandre commence à être jaloux, on trinque avec lui avant de s’éclipser au dépanneur se chercher une provision d’oursons en jujubes et se frencher en cachette ? Marissa a redressé les épaules, a souri à Alexandre Le Grand, puis à moi, et elle m’a dit tout ce que tu veux Mélodie, et c’est dans ces quelques secondes-là que j’ai hésité, que j’ai pas su si elle s’amusait vraiment, si elle aimait le goût de la sangria sur ma langue, si elle m’embrassait parce qu’elle embrasse déjà tout le monde, sauf les mecs aux trop petites bouches, elle aime pas. J’ai pas su à quoi elle pensait quand elle a lissé ses cheveux, en regardant, dans les vapes, les caniches, ses gougounes Marc Jacobs, les marques qu’elle laissait, au bord de son verre. Je me suis assise sur ses genoux et j’ai ouvert les bras, elle m’a fait un câlin et elle a dit tu es en putain déficit d’attention, tu sais ça, et tu trouves pas que je sens trop ton savon à la menthe, ça m’énerve.

Quand il a fait tout noir, Marissa et moi on est entrées dans l’appartement, on a mangé quelques fraises, et des pistaches, et Marissa s’est allongé sur le plancher et elle a dit je pense que je suis trop fatiguée pour rentrer chez moi. Le top American Apparel que je lui avait prêté remontait sur ses petits tétons. Alexandre Le Grand est passé par-dessus elle, et il m’a embrassée, il a dit tu peux rester entre nous, le lit est assez grand, et je lui ai touché la bite, et il était rock hard, et je lui ai soufflé, salaud, et lui il m’a soufflé salope, en tirant la langue comme Theodore Bagwell dans Prison Break. Il m’a pris la main et il m’a amenée jusque dans la chambre. Il m’a poussée sur le lit et j’ai crié je suis pas soule, je te jure, je suis pas soule, j’ai pas fini toute la bouteille de sangria. Il est monté sur moi et m’a foutu sa bite sur le visage, j’ai ouvert la bouche et j’ai léché son gland. Marissa est arrivée dans la chambre et elle s’est plaqué contre le dos d’Alexandre Le Grand, elle a répété je suis fatiguée, je suis fatiguée, et j’ai senti sa main qui cherchait ma chatte, un de ses doigts qui m’ouvrait les lèvres, elle l’a glissé en moi et a joué la surprise, tu es mouillée, tu es brûlante, faut que tu te fasses baiser, je peux prendre un de tes jouets ? Et Alexandre Le Grand a fouillé sous mon oreiller et lui a donné mon vibro tout doré. Elle l’a placé contre elle, l’a fait vibrer et me l’a rentré dans la chatte, en gardant une main contre le dos de mon mec. J’ai regardé, la bouche pleine, Alexandre Le Grand, me demandant s’il voulait plus, s’il voulait me baiser la chatte, et remplir celle de Marissa aussi, mais il ne disait rien, il me fixait lui aussi, et il est venu sur mes yeux, je les ai fermés, ça brûlait, et j’ai crié salaud pendant que Marissa rigolait et se poussait à l’autre bout du lit.

Je connais une fille qui tripe yoga, végé pâté et mec au QI aussi gros que sa bite

mai 28, 2009

 

Je me maquille devant Pamela, sur le mini comptoir d’une salle de bain réservée aux employés. Elle met ses verres de contact en disant je montre trop mes seins avec ce chandail-là de Katrin Leblond, et je lui dis penche-toi plus, je veux les voir sortir. Je l’embrasse et je lui souhaite une belle soirée, elle va rejoindre Damien en bicyclette et moi je retrouve Misha pour m’empiffrer de frites à la Banquise et discuter de nos mecs et de yoga.

Quand je vois Misha, je suis trop contente qu’elle ne se soit pas transformée en tomboy, fuck elle vient de se faire couper les cheveux et à cause de ses descriptions épouvantables, elle me donnait l’impression qu’elle aurait un gros champignon sur la tête. Mais elle est super pretty, les cheveux tout étirés, aux épaules, avec son teint d’aristo autrichienne et ses joues toutes roses. Je la retiens par l’épaule alors qu’elle se dirige vers le métro et je la frenche, pour vérifier si son baume goûte encore la gomme baloune. Je lui répète que ses cheveux sont trop beaux et elle me dit tes seins ont grossi, tu prends des pilules spéciales ou tu as demandé du D à ton chirurgien ? Je lui réponds fucke-toi, je suis super paddée, touche.

Mes souliers me tuent, je n’aurais pas dû les porter la veille, pour Cavalia, et ce soir, pour une promenade de trente minutes de la Banquise au Barraca (Misha et moi, après nos cheeseburgers-frites, nous stoppons à tous les coins de rue pour espionner les gens qui jouent à des jeux vidéo dans leur appartement ou pour regarder si un chat se cache sous une voiture).

Au Barraca, je me commande un maracuja, un cocktail qui goûte les fruits de la passion, et Misha prend un daiquiri à l’ananas. Elle me parle de son petit frère trop chou qui étale son caca sur les rideaux de la chambre de ses parents, en croyant que personne remarquera, et de son mec super dominant et affirmé, comme mon Alexandre Le Grand, et qui est membre de plein de groupuscules anarchistes. Travis a plein de tatous partout, c’est super sexy, mais redoutable pour les petits frères et petites sœurs de Misha, et le premier qu’il s’est fait tatouer, c’est une carotte, parce que ça symbolise genre la force anarchiste chilienne ou un truc comme ça. Misha dit qu’elle adore baiser avec Travis, pratiquer le yoga avec lui trois-quatre jours par semaine, rire de ses pets et découvrir des restos végétaliens grâce à lui, mais elle comprend pas trop pourquoi il veut absolument souper avec une ancienne amie du secondaire, à elle et moi, trop grano, qui capote sur le compost. Je veux dire, fuck, pourquoi une fille triperait sur le compost quand elle peut triper sur le shopping et le maquillage MAC et l’épilation de son trou du cul, moi je saisis pas.

Dans les toilettes du Barraca, il y a un graffiti sur Luck Merville, une pétasse a indiqué qu’il était full maladies transmises sexuellement, et quand je raconte ça à Misha, elle dit, ouan je l’ai déjà vu cruiser dans un bar, ça m’étonne pas. Je commande un mojito double. Mes souliers me font trop mal alors je demande à Misha si je fais trop trailer park en les retirant. Elle dit nan, et je laisse mes souliers rouges sous la table. Je plaque un pied contre sa cuisse et je dis faut vraiment que j’aie de beaux pieds pour l’été, on pourrait aller dans un spa se les faire masser et vernir, Lola a une manucure française aux orteils, c’est tout mignon. Misha prend un quartier d’orange dans sa bouche. Je pousse mon pied contre sa chatte, tu réponds salope, tu voudrais prendre rendez-vous avec moi chez Spa Diva bientôt ? Elle dit je voudrais que Trevis fasse son post-doc en Espagne. Je lui enfonce mon gros orteil dans la couture de son jeans. Elle dit tu es folle, je peux prendre une gorgée de ton mojito ? Elle avale et joue avec la paille de mon drink, pendant que je la sens toute chaude contre mon pied, je suis sûre qu’elle mouille autant que moi quand je regarde le maillot de bain Cavalli de Heidi Montag Pratt. Je dis tu veux aller à la crémerie ? Elle me crache du mojito entre les seins, nan, on reste là, continue à me caresser la chatte. Et j’oublie de penser à Alexandre Le Grand qui attend que je le suce à mon retour, et au yogourt glacé fraises-bananes de la crémerie tout proche, et je souris à Misha, en la regardant fermer les yeux, pendant que je frotte sa chatte, un glaçon caché dans une main.

OMG une parodie pornographique de Friends

mai 27, 2009

allfriends        monicajen

 

lecture: Catalogue Victoria’s Secret

breuvage: Sangria

J’ai appris l’anglais en lisant des National Geographic, et en écoutant religieusement The Fresh Prince of Bel Air et Friends. Je me masturbais en rêvant de me trouver un mec black de sept pieds super drôle et sexy comme Will. Et je priais pour avoir les cheveux et le ventre extra plat de Rachel, les talents culinaires de Monica, l’attitude désinvolte et totale déphasée de Phoebe. Maintenant que je sais qu’il se prépare un Friends porno, j’hallucine. Je veux trop mouiller en regardant Freebie se faire mordiller les tétons par Moanica, interprétée par une brunette qui s’offre sa première scène lesbienne.

Dans un décor parfait d’appart new-yorkais et de café sympa, des pornstars se la jouent sitcom excitant, s’inspirant librement de certains épisodes de la série culte. Le Ugly Naked Guy devient Hot Naked Guy et baise les actrices Kayla Paige, Vanessa Naughty et Jordan Kingsley. Est-ce que Sandler va enfin se faire enculer ? Est-ce que Russ va porter un masque pour cacher ses dents trop blanchies ? Plus tard cette année, je saurai, au visionnement bandant et hilarant de Friends : A XXX Parody.

http://business.avn.com/articles/35358.html

Homard, soutif blanc et câlins excitants

mai 25, 2009

Je suis quasi une rouquine républicaine bandante

Je suis un peu stressée parce que même si je me plais à lire des livres sur les bonnes manières, je sais toujours pas me servir d’un couteau comme il le faut, et je sais encore moins comment genre dépecer un homard, et là je m’en vais manger un homard et boire beaucoup de vin blanc, chez Gaspard (sa blonde est en voyage d’affaires au Manitoba alors il a le droit de voir ses amis). Alexandre Le Grand me demande de bien tenir le petit pot de carpes, pendant que lui il transporte huit homards presque frétillants, des pasta, un gros truc en métal pour bouillir de l’eau ou whatever de cuisine et des instruments de torture. Je porte une robe noir et blanc, qui me donne l’air d’une Républicaine-qui-va-à-l’église-et-chez-Itsi-Bitsi-trois-fois-par-semaine. Je fais lentement le deuil du rose, à cause de mon statut de fausse rouquine.

Je regarde un cocker qui se promène, juste devant la maison de Gaspard, pendant qu’Alexandre Le Grand me supplie de sonner et Sabrina, la fille de Gaspard nous ouvre. Sabrina est toute mignonne, c’est une brunette gymnaste de neuf ans, qui a une amie qui laisse parfois traîner son journal intime chez Gaspard (et je sais tout ce qu’il y a dedans, des baisers volés aux garçons aux bitcheries entre compagnes de classe, je suis impardonnable, j’ai comme trop un intérêt prononcé pour les secrets). Sabrina me dit que Chipie est morte, qu’il n’y a plus que Marcel le matou récemment rasé pour lui tenir compagnie. Je la suis dans sa chambre, elle me présente une amie bavarde et wannabe fashion styliste qui me dit que je devrais m’habiller chez Colori.

J’ai un faible pour les filles plus sexys que moi

Alexandre Le Grand m’appelle, je devine qu’il me trouve super impolie, et je dis j’inspectais la chambre de Sabrina, et tout est propre et elle veut un chien d’eau portuguais dès que Marcel crève. Je descends dans la salle à manger, j’embrasse Belinda, elle a les cheveux plus courts qu’avant, et un beau collier délicat au cou. Belinda est sweet comme tout, c’est une Irlandaise plus sexy que toutes les danseuses de son ex-mari proprio d’un bar de danses contacts, mais nous ne nous sommes pas toujours super bien entendus, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que justement elle est sexy, d’une façon tout à fait insouciante, genre bombe-sexuelle-même-si-elle-est-n’aime-pas-se-maquiller-et-papoter-shopping, ou parce qu’elle aime se baigner toute nue, et pas moi (je suis vraiment une future Républicaine-qui-va-tous-les-après-midi-chez-Itsi-Bitsi).

Gaspard me verse un verre de vin blanc et me remet une vieille revue La Semaine, il dit qu’il l’a gardée pour moi et je pousse un cri, Anne-Marie Losique jette un regard langoureux à la caméra, les mains sur un pole et le cul bien rebondi et bronzé. Sabrina arrive en courant et me demande pourquoi je gueule, elle voit la revue, je rougie, je commence à suer, je ne sais pas comment expliquer à une petite puce qui tripe sur Hannah Montana pourquoi moi je tripe sur Anne-Marie Losique. Je tourne les pages de la revue, je bafouille des trucs genre regarde son t-shirt peace love tanning, il est cool han, et euh, elle est super intelligente, et j’aime ses cheveux, et elle produit plein d’émissions, et là, euh, c’est une émission pour trouver la meilleure danseuse du Québec, et euh, tu n’es pas obligée d’admirer ces filles-là, mais vraiment elles s’amusent et euh, oh regarde les pages mode, quelle robe tu préfères ? Belinda me regarde avec des grands yeux rieurs, et elle m’aide, elle dit elle est tellement élégante Diane Lane, moi c’est la robe noire que j’aime.

Radar à lesbienne, cul d’enfer et mayonnaise maison

Alexandre Le Grand tend la main pour regarder la revue, il siffle, wouah, elles sont un peu abîmées les danseuses, quand même, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’une a l’air d’avoir plus de trente-cinq ans, et Gaspard dit il y en a une lesbienne, devine laquelle. Et Sabrina dit je veux voir, je veux voir, et elle pointe une fille un peu grassouillette aux cheveux multicolores, et elle dit je suis sûre que c’est elle. Et Gaspard dit, surpris et fier du radar de sa fille, ouais, tu as raison. Sabrina dit c’est la revue de Tania, elle achète vingts revues par jour et elle dit qu’elle aime tout ce qui est cochon, pas cochon oink oink, mais cochon comme dans les fesses là là. Je regarde Gaspard pour voir s’il a compris ce que disait Sabrina à propos de Tania, sa blonde avocate depuis genre six mois, mais il est en train de tremper son petit doigt dans sa mayonnaise maison.

Belinda reprend la revue et mentionne un peu amer qu’Anne-Marie Losique a un cul d’enfer, ça paraît qu’elle n’a jamais eu d’enfants. Je lui dis ouais mais elle s’entraîne super souvent et les photos peuvent être retouchées, et c’est un peu flou, et anyway tu n’as pas à te plaindre, tu as un beau cul, lève-toi pour qu’on le regarde. Elle se lève et Alexandre Le Grand dit dix sur dix, pour ton cul de milf. Belinda dit merci, mais c’est vrai que le corps ça change tellement après les grossesses, je suis chanceuse de les avoir eu jeune, ça paraît moins. Elle a eu en deux coups de bite intense ses deux merveilles, à vingt-deux ans et à vingt-quatre ans. Elle ajoute que pour que je sois enceinte, faudrait pas que je baise tous les jours, mais je dis nan, je sais, Élise m’a dit la même chose, si au mois de novembre je suis pas encore engrossée je prendrai ma température et tout et tout, mais pas avant, je veux pas déprimer juste pour avoir un bébé, si on baisait pas à tous les jours, on s’engueulerait, je deviendrais grosse, Alexandre Le Grand tcheckerait vraiment trop nos voisines blacks, ce serait insupportable.

Baptème de homards et chicanes de mariage

Sabrina mange une pizza pochette et décide de baptiser nos homards, Géraldine, George, Brie et Superman, avant de retourner faire des sauts périlleux sur son lit. Gaspard parle avec émotion de sa femme de ménage, une Cubaine qui fait des cygnes avec les serviettes de bain. Belinda se demande si son soutif blanc paraît trop, sous son chandail en lainage en lainage tout mince. Je regarde ses gros seins et je dis non, je pense pas, et je soulève son chandail, pour mieux voir son soutif. Elle dit je me cherche un bikini, j’ai le même depuis trop longtemps, je suis allée chez Shan aujourd’hui, mais il n’y a rien à ma taille, mes seins rentrent pas dans leurs modèles. Alexandre Le Grand demande à Gaspard pourquoi sa belle ne veut pas nous voir. Gaspard soupire, Belinda dit ouais je me sens coupable à chaque fois que je t’appelle, parce que je sais qu’elle te fait des crises après. Tania est genre super féroce et contrôlante, elle oblige Gaspard à se tenir loin de ses amis et de sa famille. Alexandre et Belinda en sont super blessés, et ils décident de déplacer plein de trucs dans la maison de Gaspard, question de marquer le territoire, comme Tania l’a fait en posant des appliques de gazon dans le salon de Gaspard. Moi je suis soûle alors je trouve ça vraiment rigolo et je décide de participer, en déplaçant le bol de nourriture de Marcel. Alexandre Le Grand retire une ampoule. Belinda cache le Bouddha en velours rouge.

En fouillant dans les revues de Tania, Belinda découvre le catalogue de bagues de fiançailles de Tiffany, elle regarde Gaspard, elle dit non, tu ne peux pas faire ça, vous vous engueulez tout le temps. Et Gaspard dit mais nous avons une chimie incroyable, blabla, j’ai juste pris le catalogue par hasard, quand nous étions à New-York. Belinda lui montre la carte d’un vendeur, avec le nom de la bague souhaitée par Tania, et le prix. Tout le monde a l’air un peu tendu, et surpris, et décâlissé, alors je dis et Alexandre Le Grand est presque divorcé maintenant, dans trente jours ! Belinda sourit, elle me demande quand est-ce que je vais devenir la troisième Madame Le Grand, et je dis, oh je sais pas, c’est pas prévu, mais si nous nous marions, ma mère veut que ce soit en vacances, et je veux porter un bikini, et tu seras invitée, évidemment. Alexandre Le Grand dit de quoi tu parles, je crois plus à ça, je veux pas recommencer, et Belinda dit mais tu peux lui faire signer une prenup, et Alexandre Le Grand dit non, je veux pas, et Belinda dit sorry, c’est moi qui en a parlé, pas Mélodie, on faisait juste parler comme ça. Mais comme je suis soûle, quand vient le temps de manger du homard, je fais éclater la pense, il y a plein de caca de homard dans mon assiette, et je dis wouah, c’est pas ça qu’on mangera à notre mariage, chéri. Alexandre Le Grand me jette un regard d’enragé genre je-veux-pas-me-sentir-obligé-de-te-fesser-en-te-répétant-que-je-suis-un-homme-libre, alors je décide de me mettre à boire trois litres d’eau, au salon, avec Belinda.

Seins contre seins, nous sommes presque les meilleures copines du monde entier

Nous déplaçons la jetée et les coussins du divan, en salopes trahies par une blonde dictatrice. J’étire mes jambes sur Belinda, je suis totale affolée parce que j’ai parlé de mariage et parce que j’ai troué mes bas de nylon préférés. Elle me caresse les jambes en me proposant de retirer mes bas, comme ça je vais oublier mon traumatisme vestimentaire. Je les enlève et je les jette dans le bol de nourriture de Marcel. Belinda me parle des pieds de son fils de quatorze ans qui grandit trop vite, je dis ouan, c’est plate, et je m’asseois sur elle. Je caresse ses cheveux, ils sont super doux, j’écrase mes seins contre ses seins et je trouve ça super drôle. Je dis fuck, je bois pas assez d’eau, c’est clair. Elle m’embrasse et tourne sa langue dans ma bouche, je l’arrête, surprise, elle me regarde avec ses petits yeux pâles et coquins, et je me penche vers sa bouche, et nous nous embrassons encore.

Gaspard et Alexandre Le Grand viennent au salon, et nous traitent de salope. Gaspard replace les coussins du divan en rigolant et il nous tapote le dos, continuez les filles, continuez. Belinda remonte ma robe pour que les mecs matent mon cul. Elle passe ses doigts sous ma petite culotte et entre mes fesses. Je fourre ma tête contre sa nuque et je mordille son oreille. Alexandre Le Grand dit je peux filmer ? Et Belinda répond fuck you, elle enlève son chandail et entrouvre ma robe, pour faire sortir mes seins. Elle prend mes mains, je suis débalancée parce que je m’appuyais sur ses cuisses, et elle les pose sur ses gros seins. Je me frotte le clito contre le tissu de son jeans, je me sens tellement excitée que je jouirais presque, juste à être comme ça, sur Belinda la maman sexy. Belinda murmure à mon oreille il est tard, je travaille demain, mais on continue ça la semaine prochaine, pour la fête de Gaspard ok.

J’aurais viré pute après deux mois dans une sororité

mars 28, 2009

 

lecture: Steve Mosby, Un sur deux

désir du moment: voir des photos des jumeaux de Jenna Jameson

 

Alexandre Le Grand est malade, il prend que des soupes comme repas, soupe aux petits pois, soupe aux carottes-gingembre-courge, soupe aux poulet et nouilles, et il se couche très tôt, bourré d’aspirines, avec un col roulé gris foncé. Je l’embrasse, je lui rappelle qu’il n’est pas obligé de m’amener au travail le lendemain, je peux prendre l’autobus comme une grande fille, avec le Us Weekly de la semaine comme compagnie, au lieu des podcasts de Jacques Languirand, qu’on écoute un peu, tous les matins. Je vais sous les couvertures, il est tout chaud et moi je suis froide, j’ai les mains gelées durant toute l’année, faut que je fasse gaffe à pas toucher ses couilles sinon sa grippe se change en quasi mort instantanée. Je lape sa bite comme un petit chat, je fais tourner ma langue autour de son gland, il bande et je le suçotte. Il dit je ne vois pas bien ton cul, tourne-toi, mets-toi sur le côté, et il me pince les fesses, et il me dit que je suis trop belle, comme ça, pour lui. Juste avant de jouir, il tire mes cheveux et j’avale son sperme de mec en col roulé gris foncé.

 

J’éteins la lumière dans la chambre, et je vais au salon, terminer ma lecture de Je ne t’aime pas, Paulus, un roman pour enfants trop chou, qui me fait rire à chaque dix phrases et pleurer autant que mercredi soir devant le dernier épisode des Invincibles. Je vais me coucher avec Paprikalicious dans les bras, mais une fois au lit, à côté d’Alexandre Le Grand, j’ai trop envie de me faire défoncer la chatte et de jouir. Je sais que je ne peux pas le réveiller pour avoir sa bite, le pauvre malade, ni utiliser mon vibro parce qu’il fait un bruit de robot qui déraille. Je peux juste pas dormir sans jouer avec mon clito, alors je décide de me faire jouir avec mes putain de doigts. Je pense que je me suis pas branlée depuis dix ans genre, mais c’est comme un cas d’extrême urgence. Si je jouis pas, j’aurai pas mon beauty sleep, c’est sûr. Et je suis zombie dès que j’ai pas sept heures trente de sommeil dans le corps, c’est déplorable. Super injuste.

 

Je me souviens du livre de Djian que je lisais en salissant les pages de ma mouille, toujours les mêmes pages, trois, quatre pages d’un trip à trois trop hot. Je pense au livre sur les sororités que j’ai lu, il y a quelques temps, totale déçue de pas être née aux États-Unis. J’aurais étudié jusqu’au doctorat juste pour vivre super longtemps la vie de pétasse sur un campus super cotée et tout. Je pense aux sororités, aux petites pétasses qui m’accepteraient dans leur clan, qui m’initieraient en me plaquant contre un mur, elles inviteraient les mecs des fraternités les plus hot à se souler et à me baiser, un me lécherait pour déterminer si je goûte bon, il dirait oui, et une fille me lécherait et elle dirait faut que tu jouisse grâce à moi sinon toute la fraternité te passe dessus, et je serais stressée, et un mec me toucherait les seins, les comparerait à ceux des autres filles, un mec garderait dans sa bouche les glaçons de ses drinks et il les ferait fondre tout doucement sur l’épaule, entre les seins, et je sentirais l’eau se réfugier dans mon nombril, et plus bas, se mélanger à ma mouille et à la salive de la pétasse qui me lécherait à genoux.

 

Des mecs se branleraient en me regardant, en me disant qu’ils vont bien me remplir de leur foutre, que je vais être trop bonne à baiser. Il y en a un qui veut tout de suite jouir, sur ma face, alors je suis forcée à me coucher, sur le sol, devant plein de bites bandées. La fille me rentre sa langue dans ma chatte et me pince le clito. Un mec la repousse, se met entre mes jambes et me pénètre en me branlant, il dit jouis salope, jouis, je ferme les yeux, je reçois du sperme dans la bouche, sur mes joues et mon cou, et je jouis enfin. Je sens ma mouille sur mes doigts et je m’endors, jusqu’à sept heures, le lendemain matin, avec mon anticernes déjà dans une poche de mon sac Guess.

 


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