Archive pour la catégorie ‘i love magazines’

De la vodka dans mon jus d’orange, et mon nez dans Urbania

janvier 22, 2010

Est-ce que je vous manque? Moi je m’ennuie de vous faire bander et mouiller, je vous jure.

En attendant que je termine mon super manuscrit avec les mots chatte, jouir et dollars qui reviennent à toutes les phrases, vous pouvez lire mes réponses à un questionnaire style proustien et regarder mon nez en forme de pénis sur le site web d’Urbania, une revue plus-cool-que-moi-et-que-les-pitbulls : http://urbania.ca/canaux/conversations/1019/quand-jenna-jameson-rencontre-rafaelle-germain

Une question qui ne s’est pas retrouvée sur leur site : Comment aimerais-tu mourir?

Ma réponse brillante : Saoulée aux martinis poire-citron de chez Vallier, avec un dildo dans le cul, et les ongles bien manucurés.

Bientôt: une secte pour toutes les pétasses incomprises

janvier 19, 2010

Le cul, c’est ce qu’il y a de plus important dans ma vie, ça me passionne juste pas de faire de l’origami, ou des bijoux, ou d’étudier le serbo-croate et l’italien. Quand je lis Vanity Fair, et que je vois Tiger Woods avec des perles de sueur dans le dos, ça me donne envie de me crosser avec le pommeau de la douche, en faisant semblant que je suis sous une chute d’eau avec le golfeur et sa grosse queue, et quand je lèche une sucette Chupa Chups, c’est pour me contrôler et pas goûter la chatte de mes copines dans les toilettes du  bar Le Confessionnal.

Pour la suite de mon article sur 33mag:

http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-toutes-les-petasses-incomprises-du-monde-

Approchez que je vous mette du baume à la menthe sur les tétons

janvier 14, 2010

Je lis toujours Cosmopolitan, pas tant pour les confessions embarrassantes et les conseils maquillage, que pour rire de la moitié du contenu de cette revue américaine juste too- much-pétasse-même-pour-une-pétasse-comme-moi-qui-réussit-à-voir-dans-les-poches-de-thé-une-belle-couille-à-léchouiller. Dans le numéro du mois de février, c’est trop cool, il y a un article pour démystifier les mecs grâce à la position de leur corps quand ils font dodo, et un article qui recense 99 idées d’activités sexuelles. Certaines idées sont hot, comme genre se rentrer un doigt dans la chatte quand notre mec nous rentre sa grosse bite, ou ne rien porter sous son manteau d’hiver, mais d’autres sont OMG WTF.

Idée #7 : Lick your lips before heading downtown. It lets him know you enjoy it, making it even more pleasurable for him.

(Si vous croyez que c’est magnifique et bandant une fille qui se lèche les lèvres, vous ne m’avez jamais vu faire ça. J’ai juste l’air d’avoir une maladie mentale.)

Idée #22 : While out, lick the neck of a beer bottle the way you plan on licking him later.

(Je fais des trucs comme ça quand je suis saoule. Et pas saoule. Mais si vous êtes plus classe que moi, oubliez ça, les girls.)

Idée #24 : Stay silent until you’re about to orgasm…then let yourself go. Your animalistic noises will drive him wild.

(Et le mec avec qui vous baisez va vraiment avoir très très peur.)

Idée #31 : Rub some mint lip balm on your finger, and put it on his nipples. It’ll make them tingle.

(Je pense que c’est préférable de demander au mec s’il veut vraiment sentir ses mamelons picoter.)

Idée #34 : Spread a few drops of massage oil on your breasts before getting busy. This way, you’ll slide against him sexily.

(Faut juste espérer que votre lotion pour les massages n’est pas collante. Et que le mec pense pas que vous suez des boules.)

Idée #77 : Have him fold his tongue like a taco and put it inside you. Then have him flatten it out.

(Ummm taco. J’adore. Mais une langue en forme de taco? M’en fouette. Juste la poser sur mon clito et je pense plus du tout à de la bouffe mexicaine.)

Je me plonge dans le Us Weekly maintenant, avec un café Bailey’s sur le bord de ma baignoire.

Est-ce que vous lisez parfois tout comme moi des magazines que vous trouvez débiles mais dont vous êtes total accrocs?

Il y a des expressions encore plus drôles que “tunnel de l’amour”

décembre 15, 2009

Mots les plus eeeeew dans le Cosmopolitan du mois de janvier: “The Erupting Volcano of Pleasure”.

Comme dans “Fourre-moi le volcan en éruption.” ? Non, vraiment pas. Je vais continuer à surutiliser le mot “chatte”.

Vin rouge, food fight et clitoris

décembre 14, 2009

         

J’adore collaborer à 33mag, tout le monde est super cool. À leur party de Noël, lundi dernier, un mec gentil a piqué des bouteilles de vin rouge à moitié entamées pour moi et des nouvelles copines, nous avons fait une food fight (je suis meilleure pour parler cul et billets de cent dollars cachés dans des bottins téléphoniques que pour viser un mec avec un morceau de pain), mes sandales rouges ont été acceptées parce que j’ai rappelé que le Elle Québec d’il y a quelques mois indiquait que c’était in de porter des sandales avec des bas collants opaques l’hiver, j’ai bu assez de vin rouge, de gin tonic et de rhum et coca au Salon Officiel pour dire que je tripais piercing sur les lèvres et pour oublier que j’avais sauté sur mon mec dès que j’étais arrivée à l’appartement, je l’avais baisé on top avec une haleine de merde, en répétant trois fois ce que j’avais bouffé.

Tcheckez ma dernière chronique sur 33mag : http://www.33mag.com/en/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-une-copine-qui-oublie-que-son-clitoris-ex

Fausse virginité et déodorant à l’odeur de sapin

décembre 9, 2009

                      

Je me trouve toutes sortes de raisons débiles pour prendre un long bain moussant de deux heures par jour. Les raisons aujourd’hui : la première tempête de neige à Montréal, et les revues avec mon horoscope 2010 et les serre-têtes parfaits pour le temps des Fêtes qui s’accumulent sur ma table de chevet.

Avec une cuillère d’huile essentielle dans l’eau, et un verre de jus de pamplemousses à portée de la main, je lis le Cosmopolitan avec la fille aux proportions d’héroïne de bande dessinée sur le cover, Miss Kim Kardashian. J’y apprends que les mecs qui utilisent un déodorant sans odeur agissent de manière moins confiante que les mecs qui utilisent un déodorant qui sent le sapin, et qu’il ne faut pas se filmer quand on baise parce que notre boss va savoir quelle face on fait quand on jouit (whatever, moi je dis, faut coucher avec le boss, c’est tout).

Et dans la section des confessions embarrassantes, je lis ce petit bijou de relation mère-fille étrangement intense : « After I visited my boyfriend in Chicago for a week, my mom came to pick me up. On our drive home, we stopped at a hotel to rest. The next morning, as we were getting ready, my mom asked if she could use my brush. I said sure and told her to get it out of a pocket of my backpack – totally forgetting about my stash of lube clearly visible in there. A few hours later, when we were on the road again, my mom looked over at me and said we needed to talk. She said she had found the half-empty bottle in my bag and taken it from me. She thinks I’m still a virgin, so I lied and told her that I used it for masturbating. I was so nervous about what her response would be, but she laughed, handed it back to me, and said she was relieved that nothing had happened during the week with my boyfriend. »

L’âge de la fille qui continue à faire semblant d’être vierge pour contenter sa maman : vingt-trois ans. Ewwww.

Grand-maman, je suis un grand garçon maintenant

septembre 22, 2009

                  meganfox

Ce que je trouve excitant ? Megan Fox. Me regarder dans le miroir et me trouver mince, et belle, même pas maquillée, même pas crémée pour cacher de futures varices. Mon mec dans une chemise bleu pâle. Mes cheveux, quand ils sont plus blonds, après une teinture homemade, à minuit. Un doigt, dans ma bouche, et les autres, sur ma joue, quand je fais la gamine, et la gaffeuse. Une queue, qui enfle, sous un pantalon, soudainement trop serré. Un costume d’infirmière. Un costume de Marie-Antoinette. Y Tu Mama Tambien. Des robes soldées chez Marciano. Des cuissardes, dans lesquelles je suis capable de courir, pour pas manquer le métro. Mais jamais, jamais, une grand-mère légèrement perverse, prête à voir son petit-fils tout nu, comme dans cette anecdote que je pique au Cosmopolitan du mois d’octobre :

« While I lived with my parents, I got into the habit of walking around the house buck naked whenever they were gone. One day, I was home alone and about to hop in the shower. As I walked down the hallway toward the bathroom door, it swung open. My grandma had decided to drop by unannounced! My room was too far away to hurry back easily, so I just stood there in front of her, completely nude. To make things even more awkward, she acted like nothing was wrong, gave me a hug, and made a comment about how much older I looked since the last time she saw me. »

Sucer en mini shorts et rollerblades

septembre 19, 2009

lecture: Victor Malarek, The Johns, Sex for sale and the men who buy it

drame de la journée: j’ai les ongles tout cassés

J’enfile des mini shorts en coton jaune poussin American Apparel, des bas aux genoux et mes rollerblades, pour ressembler à Ellen Page et à Drew Barrymore dans leur photoshoot du Marie-Claire du mois d’octobre. Je dis à Alexandre Le Grand je vais me toucher, quand tu auras terminé de répondre à tes courriels, tu viens goûter mes doigts tout plein de mouille? Je plaque mon vibro contre mon clito, assise sur le bord du lit, et je regarde mes jambes en jouissant, elles sont belles mes jambes, toutes écartées et tendues presque à en avoir des crampes.

Je vais me chercher un verre d’eau gazéifiée, Alexandre Le Grand me suit dans la chambre, il dit j’ai envie de te la mettre entre les fesses. Son téléphone sonne, il répond, et il commence à parler de petit chien qui mange des livres. Je pose mon verre d’eau sur la table de chevet et je commence à caresser mon mec, à faire durcir sa bite coincée dans ses jeans. Je chantonne la chanson que le garçonnet d’Élise voulait trop écouter l’autre soir, quand je jouais à la babysitter, Oh I’m a gummy bear, Yes I’m a gummy bear, Oh I’m a yummy tummy funny lucky gummy bear, I’m a jelly bear, Cause I’m a gummy bear, Oh I’m movin’ groovin’ jammin’ singing gummy bear.

Je me trouve totale bandante de chanter ça, en retirant la ceinture d’Alexandre Le Grand et en déboutonnant son jeans. Il pose une main sur ma bouche et il dit au téléphone j’ai drogué Mélodie, elle déconne, tu veux chanter pour Gaspard, salope? Je secoue la tête, je me penche vers sa bite, je le suçotte, j’ai la bouche déjà trop pleine pour chanter que je suis un putain de jujube qui groove. Alexandre Le Grand me repousse, il se couche, place deux oreillers sous sa tête et étire ses jambes. Je lèche ses couilles et passe doucement mes seins sur sa bite, je rigole en faisant durcir mes mamelons contre son gland. Il parle des nouveaux t-shirts qu’il s’est commandé sur le net et encore de petit chien qui mange des livres et il demande à son ami s’il peut luncher avec lui le lendemain.

De sa main libre, il glisse mes cheveux derrière mes oreilles, je lui souris, en sortant la langue. J’écrase mes seins, je tente de les serrer le plus possible contre sa bite, en m’aidant de mes mains. Je bouge, je le crosse avec mes boules, je veux son sperme sur mon corps et l’obliger à parler d’une voix essouflée. Il jouit, j’ai une louche de sperme qui coule dans mon cou. Il raccroche en souhaitant une bonne soirée à Gaspard. Je claque mes rollerblades l’un contre l’autre, je les retire et nous allons à la cuisine, préparer le souper ensemble.

Tout ce que je sais, je le dois aux magazines et aux queues

septembre 8, 2009

kris bell 2          diablo_cody_bust          jess

Encore un weekend au chalet, à me faire verser du chardonnay sur la chatte, à oublier de me mettre de la crème solaire, j’ai le visage assez rouge pour avoir envie de me cacher sous un voile islamique toute la semaine, et à lire sur le quai, en tunique pas assez longue pour cacher ma petite culotte-soie dentaire et mes fesses toutes rondes.

Pendant que ma maman lisait Lurelu, mon papa le dernier Michael Connelly, Marky Mark deux cent pages sur le droit intellectuel, et mon mec Le Petit Spirou, je mouillais mes revues féminines avec des gouttes de chardonnay et d’eau Perrier.

Cosmopolitan (avec Kristen Bell sur le cover, le fantasme sexy-geeky de mon papa)

« I was over at my best friend Shana’s house. We were hanging out in the kitchen and noticed a bunch of enormous bananas sitting on the counter. My friend held one up and said, “Oh my God, this thing is huge!” Then all of sudden, her mom turned around and said, “Yeah, that is about how big your dad is, Shana.” Then she just walked away as if it were a completely normal comment. We sat there in utter shock, not to mention totally grossed out. »

Note à ma maman: Je. Veux. Rien. Savoir. Sur. La. Banane. Ou. Le. Concombre. Ou. Whatever. De. Papa.

Glamour (avec Jessica Simpson et un manteau trop brillant sur le cover)

OMG. Sucer donner des maux de gorge :

« Question: I keep getting a sore throat after giving my boyfriend oral sex. Coincidence?

Réponse: Probably not, and your technique may be the issue. Many people think great oral sex requires deep throating. But taking a penis so far into your mouth that it strikes the soft palate, the delicate tissue on the back of the throat, can cause pain and swelling. For it to feel good for a guy, you really only need to stimulate the most sensitive areas of his penis- the head, the rim and underneath the rim. »

Bust (avec Diablo Cody, mon ultime crush intellectual, et le slogan toujours cool for women with something to get off their chests)

Ancienne stripper qui racontait ses aventures dans un blogue joliment baptisé Pussy Ranch, Diablo Cody publie ses mémoires en 2006, Candy Girl : A year in the life of an unlikely stripper est hot et féministico-astucieux, avant de gagner un Oscar pour le scénario de Juno et d’écrire le sitcom United States of Tara. Elle est tatouée, géniale et radicale.

« Feminists can be incredibly hard on other women. They were the first people clutching their pearls when I came onto the horizon. They were the first people to disapprove of me. I really thought it was going to be the dudes. I think if I’d been a mousy, self-deprecating, secretary type, everyone would’ve thought I was great. »

« I watch porn all the time. I look at pornography every day. I feel like I’m in the drive-thru at Carl’s Jr. Like I’m just fulfilling a need. It’s not a sensual, pleasurable experience for me; it’s comfort food. »

Là je suis de retour à Montréal, toutes mes revues terminées, toutes les bouteilles de chardonnay vidées, je crois que je vais aller changer les piles de mon vibrateur, et me crosser jusqu’à avoir le clitoris aussi rouge que mon visage.

Bisous et bonne nuit les chéris et les pétasses ! Je vous love !

Si j’ai ton corps comme un torrent de lave*

septembre 4, 2009

Je retourne chez moi, après une journée à discuter avec Lola de vibrateurs et d’escortes qui envoient des textos impatients à des clients à grosse queue, pour me changer, je me suis assise sur une gomme à la menthe, impossible de sortir comme ça, avec une jupe du Club Monaco, qui me donne l’allure d’une bibliothécaire salope de quarante ans.

Du bout de ta langue nettoie-moi partout

Et ne laisse pas la moindre trace

De tout ce qui me lit et qui me lasse

Je vais sous la douche, je regarde ma mouille séchée, entre mes lèvres, et je me lave au savon à l’huile d’olive. Je rattache mes cheveux, je remarque les marques de morsures sur mes omoplates, et je souris. J’essaie quatre ceintures avant de choisir la même que je mets toujours, et j’appelle un taxi.

Je me rends au Café des Éclusiers, je tire ma robe à chaque dix pas, pour pas trop montrer mes fesses, rougies par des fessées, à tous les jours. Alexandre Le Grand m’attend, avec trois copains, Gaspard, et un Libanais-Brésilien qui aime sortir jusqu’à cinq heures du matin, et un mec qui a un macaron sur son sac-à-dos, un macaron d’un restaurant du Vieux-Montréal, surtout connu pour ses desserts succulents et caloriques, et ses belles serveuses.

Alexandre Le Grand dit que je suis bonne, et il mime une fellation, en passant sa langue dans sa joue. Je hausse les épaules, je prends un air de puritaine outrée, et je dis je me ferais bien la blonde, là, dans la file, au bar, avec déjà une bière dans les mains. Les mecs sont d’accord, elle est super jolie, la blonde aux cheveux longs, à la robe courte aux couleurs vives, et aux jambes de joueuse de tennis pas lesbienne. Mon mec dit tu veux qu’on la ramène à la maison ?

Traque-la en moi, c’est qu’en moi qu’elle vit

Et lorsque tu la tiendras au bout de ton fusil

N’écoute pas si elle t’implore

Je déboutonne ma veste gris perle. Je dis je viens de recevoir le Clin d’œil du mois d’octobre, Karine Vanasse pose les seins nus en l’honneur du cancer du sein, fuck si je posais pour Summum, les filles diraient que je suis une pétasse, mais si je me trouvais une cause humanitaire, ça passerait, je trouve ça nulle, mais elle a de beaux seins. Alexandre Le Grand dit à quand les comédiennes qui luttent contre le cancer de la chatte, je veux des photos de ça, moi.

Nous quittons ses amis, Gaspard, et le Libanais-Brésilien, et le mec au macaron, pour nous diriger vers Valliers. J’ai envie de manger du pain avec beaucoup de beurre, et de boire des pintes de bières blondes, et de commander un mac’n cheese avec lardons, et de piquer des frites à la mayonnaise à mon mec, tout en regardant les tenues des filles qui font des crises dans le corridor des toilettes.

Nous parlons de mes envies d’écrire dix mille romans en même temps, de ma chatte toujours chaude et rasée, et de ce que ça lui coûterait d’ouvrir un restaurant, bientôt, il dit je t’imagine pas serveuse, je sais que tu serais nulle, mais tu pourrais faire des cupcakes, ou des pipes aux clients. Je termine mon assiette, le serveur dit c’est super rare, les filles qui terminent leur assiette, ici, et je me sens étrangement fière.

Je commande un martini aux bleuets, et Alexandre Le Grand me demande si je veux aller danser, ou aller écouter un film, il y a District 9, au Quartier Latin. Je dis je préfère retourner à l’appartement, et t’avoir dans ma bouche, dès qu’on referme la porte, je peux détacher mes cheveux, les laisser tomber pour cacher mes seins, ou tu peux les tirer, comme ça, attachés.

Mon lit comme une banquise qui fond quand tu m’enlaces

Plus rien n’est triste, plus rien n’est grave

Si j’ai ton corps comme un torrent de lave

Nous hélons un taxi sur la rue McGill, il me tient la porte, et je me laisse tomber, les jambes écartées, sur le siège en cuir. Il souffle sur mes seins et je ne dis rien. Je fouille dans ma sacoche, pour trouver mon téléphone, mon frère Marky Mark m’a laissé un message, ses amis se branlent en pensant à moi et il sera peut-être au chalet, ce dimanche. Je le répète à Alexandre Le Grand, et il dit j’ai fait assez de terrine pour dix.

À l’appartement, j’ouvre avec mes clés recouvertes de têtes de mort rose et mauve, je retire mes souliers, nonchalamment, et je dis je vais lire Bust au lit, il y a une entrevue avec Diablo Cody, je t’attends, je reste habillée ou tu veux que je retire mes petites culottes, et ma robe, j’aime ma robe, je trouve qu’elle me va bien, tu veux que je l’enlève pour regarder mes seins quand je te suce ? Il dit qu’il me veut toute nue. Je retire lentement mes vêtement, je me regarde dans le miroir, je n’aime pas mon cul, avec mes traces de bronzage.

J’envoie un baiser soufflé au miroir et je me couche, en cherchant quelle page j’avais pliée en deux, dans le dernier Bust. Sur le ventre, la tête presque écrasée sur mon oreiller, je reste là, à attendre que mon mec finisse de pisser et de se laver les mains, et qu’il vienne m’ouvrir les fesses, pour me dire à quel point je suis toujours bonne, et serrée.

* en italique dans le texte : paroles de la chanson Ma mémoire sale, du film Les chansons d’amour, chantée par Louis Garrel


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