J’ai passé le weekend au chalet de mes parents, à sucer mon mec pour que son foutre fasse baisser mon taux de glycémie – joie du moment : attendre que les hormones de grossesse cessent de rendre mon pancréas super lent robotique pour que je puisse à nouveau me gaver de sucettes Chupa Chups -, à jouer avec un chien qui avait suivi mon mec lors de sa séance de jogging dans les rues rocailleuses, à me demander quel était le moment parfait de la journée pour une pédicure et à dire à ma maman, accroc aux réglisses noires, que sa nouvelle coupe de cheveux lui donnait un air de gamine trop mignonne.
Archive pour la catégorie ‘family power’
Langue tachée de bleu et langue qui glande
juillet 5, 2011Pute ou flûte, slut ou slush
juin 27, 2011Au restaurant Blanche-Neige, je suis un peu déçue que les chansons de Paula Abdul ne fonctionnent pas sur le jukebok de table, mais totalement heureuse d’être assise tout près de saoulons anglophones qui se racontent leurs histoires de baise de la veille, dans les bosquets d’un parc.
Après avoir englouti des crêpes à la crème pâtissière, Belle-Fille Princesse souhaite une slush, une gourmandise glacée qu’elle n’est drôlement pas capable de bien prononcer : « Je peux avoir une slut à la lime? »
En amour avec un orignal et des gommes Bazooka
juin 14, 2011Je prends un café avec mon mec, après son travail. Il reçoit un appel de son copain Sadek. Il me demande si je veux souper avec Sadek, et je dis « Oui, mais je dois aller me changer, je suis gelée et tu auras le temps de me prendre contre le comptoir de la cuisine si nous partons maintenant. »
Nous rejoignons Sadek au Philémon. Je porte une culotte pour pas que le foutre d’Alexandre Le Grand coule sur mes cuisses. Nous buvons rapidement un drink. Sadek dit qu’il a trop faim. Je me remets du rouge sur les lèvres et nous marchons sur la rue Saint-Paul, en regardant les menus des restaurants. Nous entrons dans un restaurant français, mon mec bouffe une olive avant de déclarer que le menu est trop pourri. Sadek se met quasi à genoux pour implorer Dieu qu’il reste de la place chez Holder. Il cruise deux filles qui viennent tout juste d’obtenir une table, elles nous invitent à nous asseoir avec elles. Je mange du ravioli au homard et nous partageons des desserts. Nous parlons des romans de Caryl Ferey, de l’Afrique et du Grand Prix. Sadek nous confie que présentement il a plus de plaisir avec sa main gauche qu’avec sa copine.
Nous sortons. Alexandre Le Grand me pince les seins en espérant que du colostrum tache ma robe American Apparel. En taxi, nous nous rendons à l’Espace Griffintown, pour un party Puma. Mon frère Philippe nous y accueille, avec des filles enjouées et en mini mini short. Alexandre Le Grand et Sadek s’enfilent des shooters aux fruits et à la tequila. Je bois de l’eau vitaminée, et je me fais une réserve de gommes Bazooka au bar à bonbons. Nous regardons les filles trop belles, les mecs à grosses lunettes noires et à t-shirt Free Ass, en jouant des parties de babyfoot et de hockey sur table. Je gagne une partie de hockey sur table, parce qu’Alexandre Le Grand compte trois fois dans son propre filet.
Sur le dancefloor, a écouter We Are Wolves, Sadek se sent comme lorsqu’il était étudiant a l’Université Laval, a faire la fête entoure de petits culs à croquer. Mon frère Gabriel arrive avec trois copains, déjà sérieusement saouls. Ils me touchent le ventre sans oser me toucher les boules, merci guys. Alexandre Le Grand tente de piquer une tuque Puma, mais Philippe la lui retire. Alexandre Le Grand caresse mes cuisses et m’invite à le suivre à l’appartement : « J’ai faim. Je veux une poutine au bacon et écouter des émissions connes à Canal Vie. »
Origami et oranges sanguines
juin 6, 2011J’ai passé le weekend au chalet de mes parents, à me faire dévorer par des moustiques plus épeurants que les vampires de Twilight, à sucer mon mec et à le trouver très bon de ne pas faire de bruit quand il jouit, à faire des cygnes en origami, à regarder mon mec faire des cygnes en origami parce que je suis trop occupée à manger des jujubes en forme de crocodiles, et à boire de la limonade aux oranges sanguines que ma maman avait achetée, afin que je ne sois pas la plus frustrée des frustrées quand tout le monde sauf moi trinque en avalant du rosé Billette.
Gâteries du dimanche
mai 9, 2011Belle-Fille Princesse a eu son premier vélo ce weekend, et mon mec a décidé de se gâter aussi et de s’offrir une bicyclette de type chopper. Il s’imagine déjà aller au boulot, en roulant sur ces deux roues, en complet.
Moi je suis trop peureuse en bicyclette, j’ai peur de tomber sur mon énorme ventre, alors je me gâte en mangeant des Cheetos. Et j’oblige Belle-Fille Princesse à m’appeller “Belle-Maman chérie d’amour de mon coeur”.
Roadtrip quasi fatal Montréal-Sherbrooke
mars 30, 2011Jeudi dernier, ma maman est allée me chercher à une station de métro, pour un mini roadtrip Montréal-Sherbrooke. Nous avons mangé des skittles et des amandes fumées, terrorisées par des conducteurs méchants, et nous sommes arrivées à l’hôtel Le Président, mes talons hauts piétinant dix centimètres de neige.
Invitée par l’équipe du RÉAL de l’Université Sherbrooke (merci à la Sex on the beach queen Arianne Berteau!), je me suis rendue au Duplessis, pour participer à une lecture, et parler de mes habitudes d’écriture (genre je me rends dans un café quand mon mec sacre trop fort près de moi et je m’offre un épisode télé de Pretty Little Liars comme récompense quand j’écris plus de deux heures).
J’étais super stressée parce que les étudiants qui ont lu avant moi étaient extra bons (ma maman a eu un coup de cœur pour un texte sur un fanatique de pâté chinois), et que je n’avais pas la possibilité de boire deux-trois bières avant de lire et d’être capable de faire semblant d’être Paris Hilton et de connaître le Russe. Une fille du RÉAL m’a racontée que l’an dernier, l’invité d’honneur était Gaétan Soucy et qu’il s’était crissement saoulé. Il avait chanté pendant que les étudiants lisaient leur texte, et une fois sur scène, il a dit n’importe quoi pendant une heure. Ça m’a beaucoup aidée à me sentir mieux. Je pouvais lire trop rapidement, répéter le mot sodomie trois fois, je ne pouvais pas avoir l’air moins pro que Gaétan Soucy.
Après ma lecture et une Becks sans alcool, un peu avant minuit, j’ai convaincu ma maman de manger du Mc Donald dans notre chambre d’hôtel. En mangeant un cheeseburger extra ketchup, j’ai montré mon ventre à ma maman, et j’ai lu les textos de mon Alexandrichou, il me souhaitait bonne chance, me disait que je lui manquais, et que tous ses amis, au W et au Philémon, me baisaient les joues.
Photo avec Alexandre Demers, le créateur du webmag Es : http://www.adproductions.ca/esculture/
Condom, café et Dieu
mars 24, 2011Je me lève trop tôt, après m’être endormie trop tard – mon frère Gabriel est en visite à Montréal, et lui et mon mec ont visionné des films pornos débiles à minuit, parce qu’ils ne voulaient pas écouter une émission de télé sur l’Inde, ni aller dormir et rêver à des morceaux de tarte choco-poire. Je ne me lave pas les cheveux, j’enfile leggings-chandail-cardigan-manteau et gants roses à pois rouges, et j’invite mon frère à petit-déjeuner avec moi, à Grand-Mère Poule.
Je pique de la confiture aux fraises, et à table, je fais remarquer à Gabriel qu’il s’est mal rasé. Il commande deux œufs-bacon-extra-bacon, et moi une omelette de Lyon. Nous buvons notre café au lait en parlant de condoms, de brownies au pot, du méga party que nous ferons au chalet cet été – vive les virgin Cosmo – et d’une entrevue qu’il passe vendredi. Sa grosse difficulté? Il parle super bien en anglais, mais il est incapable de prononcer le mot world, ça sonne comme road ou roll dans sa bouche, extra bacon ou pas.
Je lui propose d’utiliser l’expression all over God’s place, au lieu de world.
Je rêve à des filles trop bleachées, à McDonald, et à repulper mes lèvres pour mieux sucer
mars 10, 2011Je rêve que je participe à l’émission de téléréalité Loft Story, avec mes deux frères, et Alexandre Le Grand, et beaucoup de filles aux cheveux aussi bleachés que ceux de Kate Winslet sur le Vogue du mois d’avril. Philippe et Alexandre Le Grand sont les premiers candidats à se faire éliminer : Philippe parce qu’il a mal joué au soccer, et Alexandre Le Grand parce qu’il a fait semblant de se crosser devant une autre concurrente. Alexandre Le Grand me donne un gros Calinours jaune pour que je pense à lui tout le temps-tout le temps. Je m’ennuie trop de mon enfant, que mes parents babysittent, alors j’en parle aux filles bleachés et elles me trouvent trop chiante. Je deviens hystérique et je crie : « Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes pas maman. »
Quand je me réveille, je raconte à Alexandre Le Grand mon rêve, et j’ajoute que j’ai aussi rêvé que je mangeais au McDonald. Nous nous rendons avec Cécile, sa grande fille de quatorze ans, au McDonald, et ils me mettent au défi de manger un Double Big Mac. Je le mange en moins de quinze minutes, en me jurant d’avaler bientôt un smoothie poires-topinambours-pommes-framboises-légumes verts pour que Bébé Le Grand-Nelson devienne autant addict aux topinambours qu’aux frites.
Nous allons ensuite aux glissades sur tubes des Pays d’en Haut. Je frenche Alexandre Le Grand et je me réfugie dans la cafétéria parce que j’ai très peur de faire peur à Bébé Le Grand-Nelson en gueulant comme une folle dans les glissades sur tubes. Les enfants de cinq ans sont dix mille fois plus courageux que moi. Je ne sais pas comment j’ai fait à 15 ans pour embrasser ma passe de La Ronde et rester des heures dans des manèges comme le Monstre, l’Astronef – qui n’existe plus, bouhou – et l’Ovni – qui t’arrache carrément le cerveau pour le coller contre des murs de gommes ballounes.
À la cafétéria, entourée de mecs qui cachent leurs cheveux avec d’énormes tuques et qui sentent la cigarette, d’enfants qui courent et s’asseoit nu pieds sur les tables – WTF? – , je tente d’écrire, mais je préfère lire War Dances, de Sherman Alexie. Il raconte qu’il a un tué un black, entré par effraction chez lui, avec un bâton de baseball, acheté pour son fils de huit ans, un petit bâton de baseball, il ne pensait pas tuer, il ne voulait pas tuer, mais le black est mort, et Sherman Alexie se défend à la télé en disant « Je ne suis pas un autre mec blanc qui tue un black, je suis un Indien de la Tribu Spokane. » C’est triste, beau, parfois drôle, et fier, même quand l’auteur écrit sur une copine qui l’a laissé parce qu’il n’était pas un hibou, même quand il écrit sur son père qui boit trop de vodka et qui doit se faire amputer d’un pied.
Je regarde parfois par la fenêtre, je ne parviens pas à voir ni Cécile, ni Alexandre Le Grand, mais je pense, toute joyeuse, au tube de gloss Shunga Plaisir Oral Divin que j’ai retrouvé sous mon oreiller, au chalet de mes parents. Je pensais l’avoir perdu. Après avoir sucé Alexandre Le Grand plus tard, ce soir, après les glissades et après avoir jouer au plombier parce que la plomberie chez mes parents menace genre d’exploser, je sais que je ne réverai pas encore une fois à Loft Story.
Je n’ai pas d’Oscar sur ma table de chevet
mars 1, 2011La semaine dernière, j’ai confié sur Facebook que j’attendais un bébé. J’ai trop aimé les réactions de tout le monde. En voici quelques exemples :
Mélodie Nelson a un point en commun avec Natalie Portman. Devinez lequel. (Et je suis nulle devant une caméra, même pour un sextape, alors n’y pensez pas.)
E.S. T’es fiancée à un chorégraphe! ![]()
G.B. tu es schizophrene comme dans Black Swan?
L.C. Tu es enceinte?
C.S. Tu es juive?
V.L. WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!!!!!!!!!!!
V.L. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!
V.L. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA (pardon, ca me prend 3 lignes de commentaire pour exprimer ma joie!!) Félicitation bella! xx
G.R. Quoi, t’as pus de boules???
M.L. Des bébés Mélodie, on en veut plein, ils seront chous, à craquer. Tu vas avoir de plus gros seins encore, oh non, vite un décolleté! Porte-toi bien jolie fille xx
V.D. Oh! Et si jamais l’envie te prenais de mixer poulet panné et pain aux raisins… abstiens-toi. Même si ça peut te sembler l’idée du siècle sur le coup, je pense que ça crée comme une sorte de réaction chimique les deux ensemble… Je t’épargne les détails…
Mais pour vrai, mes premières réactions, après avoir pissé sur une petite tige blanche, ce n’est pas d’avoir pensé à Natalie Portman. J’ai pensé : 1) Ma vie va totalement changer 2) Je ne pourrai pas courir le demi-marathon cette année et 3) Jusqu’à quel mois pourrais-je porter des talons hauts sans avoir l’air suicidaire?
Coups de poing dans les couilles et spectacle de magie
février 22, 2011Bonjour mes chouchous,
La semaine dernière, je ne vous ai pas écrit du tout. Mea Culpa. J’ai passé trop de temps à manger des cupcakes, à lire Indignation de Philip Roth, à tenter de cacher mes cernes, et à boire du thé glacé sans calorie.
Voici un mini récapitulatif de ce que je vous ai caché (et watch out plus tard dans la semaine, je vous révèle un secret plus big que mes boobs).
Ma Saint-Valentin : Ma maman a annulé le souper prévu, au M sur Masson, parce qu’elle était trop épuisée, ayant passé une journée à l’école avec deux élèves qui n’avait pas pris leur dose de Ritalin matinale. Je suis allée chez le traiteur, j’ai acheté un suprême de volaille, du riz et du saucisson, et j’ai passé la soirée collée contre Alexandre Le Grand, à m’émerveiller pour la cinquième-sixième-dixième fois devant Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.
Ma face sur du papier glacé: Vous pouvez me voir dans les magazines Summum Girl et Clin d’oeil du mois de mars. Enjoy! (Et si quelqu’un connaît Léa Clermont-Dion, dites-lui que même si je la trouve incroyablement intelligente, elle n’est pas la seule à avoir lu Ariel Levy, et que c’est limite ridicule de vouloir la diversité corporelle mais de dire qu’il ne devrait plus avoir de filles avec de faux seins à la télévision. Anyway, comme mon mec dit, ça n’existe pas, des faux seins, sauf quand des gars se déguisent en poulette à l’Halloween. Je n’ai pas de faux seins : j’ai de vrais seins, avec des implants.)
Mini traumatisme: Ma copine Anita ne comprend pas les filles qui sont obsédées par les chevaux, et ne me laissera jamais acheter chez H&M un costume de ballerine avec un chaton imprimé dessus pour sa gamine.
Célébration: Mon grand-papa paternel a fêté ses 80 ans. Je suis allée le voir à sa résidence pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Je l’ai trouvé très beau, et touchant, quand il ne cherchait qu’à vider tous les gobelets de lait et de crème trouvés sur une table.
Spectacle : J’ai pleuré deux fois en écoutant Carole Bouquet lire Lettres à Génica, folies d’amour d’Antonin Artaud. Je ne sais pas pourquoi, ce n’est pas juste la folie, c’est les mots d’Artaud, quand il écrivait à son amoureuse, quand il lui disait qu’elle était plus douce que la vie, je trouvais ça beau, et j’espèrais être comme ça, pour Alexandre Le Grand.
Vidéo : Un des gentils collègues d’Alexandre Le Grand lui a envoyé une vidéo d’une Mistress japonaise donnant des gros coups de poing dans les couilles à un mec qui lui jouit dans la face.
Proposition : « Je me permets de t’écrire pour te proposer quelque chose. Je travaille pour une compagnie de présentation de produits érotiques à domicile.Nous sommes à la recherche d’une femme pour participer à un spectacle de magie à connotation sexuelle dans un bar. Cette femme devra présenter quelques uns de nos produits tout en interagissant avec le magicien devant un public de 25-30 personnes. Les spectacles auraient lieu tous les vendredis soirs pendant 1 ou 2 mois, selon l’intérêt de la clientèle. Ce serait d’une durée d’environ 1 heure par soir. Le salaire est à déterminer. J’ai pensé à toi car à la lecture de ton blog et de ton livre j’ai vu que tu étais bien à l’aise avec le sexe et les accessoires!! »












